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"I wish you a Merry Christmas" (TOUS)

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MessageSujet: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Dim 7 Déc - 19:03
Le ciel est gris, la nuit tombe lentement et pourtant, c'est la joie et éclats de voix heureux qu'on peut entendre dans le parc de la ville de Tokyo. La pénombre recouvre lentement le paysage et ce sont les illuminations, les guirlandes clignotantes et tout ce qui représente et orne les rues à l'approche des fêtes de fin d'années, qui scintillent en devançants les étoiles que les nuages ne laisseront peut-être pas apparaître, cachées par leur épaisse toison cotoneuse et grisâtre. Dans le parc, le fameux marché de Noël avait été dressé.

L'après-midi touchait lentement à sa fin, présageant la venue du soir. Il faisait froid. Dans les allées du parc, entre les maisonnettes en formes de chalet, typiques de "l'esprit de Noël" occidental, se déroulaient un défilé de bonnet, d'écharpes et de chaussures fourrées. De la neige serait annoncée pour la nuit paraît-il. Un parfum de marrons chauds planaient dans l'air. Doux fumets des délices de Noël aux origines notamment européennes envahissaient les narines des passants. Parmi la foule, un enfant passe, tenant la main de sa maman, une crêpe dans l'autre main qui dévore avec délice, du chocolat tout autour de la bouche et même jusque sur la joue. Un autre petit garçon le croise. Il regarde la crêpe avec envie et fait une scène à son père qui refuse de lui en acheté une. Cette petite fille là-bas qui admire une collection de figurines en bois faites à la main, ses yeux brillent d'émerveillement. Petits et grands se laissent bercés par l'ambiance chaleureuse et féériques de Noël. Des adolescents se promènent là également, seul, en groupe ou en amoureux. Certains ne font que déambuler, d'autres pêchent de gourmandises ou encore cèdent à la tentation d'achats plus ou moins compulsifs. A la recherche d'idée de cadeaux à l'approche du réveillon peut-être ?


Bonnet sur la tête, emmitouflée dans une élégante, fine mais chaude, doudoune en plumes d'oie, ses petites mains gantées pour les protéger du froid. Haruko se promenait parmi ses gens. Tout en admirant les différents décors, elle regardait constamment autour d'elle, comme si elle cherchait quelque chose, ou plutôt quelqu'un...

Un moment auparavant dans l'après-midi, Haru était rentrée à son hôtel après une éreintante matinée qui s'était achevée par une séance de photographies. La jeune fille n'avait alors plus qu'une seule idée en tête : s'affaler sur son lit et faire une sieste ! La joue écrasée contre son oreiller, juste avant de s'endormir, elle avait jeté un regard sur l'écran de son téléphone. Pas de nouveaux messages. Une moue s'affichait sur son visage. C'était étrange qu'elle n'est toujours pas de nouvelle de Jota, son frère partit étudier en Europe. Il ne s'était pas connecté pour leur rendez-vous habituel sur un certain jeu en ligne la veille au soir. Résultat, Seiichi Komatsu, un ami, et elle avait dû tenter de remplir leur mission à deux au lieu de trois et ils avaient perdu. Vraiment, il était étonnant que son frère ne se soit pas manifesté pour donner une explication, mais surtout, pour qu'il ne l'ait pas encore engueuler parce qu'elle avait échoué dans cette mission.

"Il avait qu'à être là s'il n'est pas content cet imbécile !"

Puis, ses yeux se fermèrent et elle s'assoupie...


Ce fut lorsqu'on vint toquer à la porte de sa chambre que l'adolescente se réveilla. Les cheveux dressés en bataille sur la taille, elle vint ouvrir. Un groom lui apporta un petit morceau de papier cartonné blanc sur lequel était inscrit un horaire de rendez-vous au marché de Noël. Interloqué, la jeune fille demanda à l'homme qui était l'auteur de ce mot et lui répondit qu'il ne pouvait lui donner cette information. Arrangement déclenchement son allure, Haru descendit à l'accueil de l'hôtel, où tout le personnel lui était devenu familier, pour les interroger mais personne ne put lui répondre. Son garde du corps habituel vint à sa rencontre et lui proposa de l'accompagner à ce fameux point de rendez-vous. Perplexe, Haru en déduisit néanmoins que ça ne devait être un fan fou furieux qui était l'auteur de ce mot, et que quelqu'un avait orchestré une surprise pour elle dont tout ce personnel semblait être complices. La seule façon de savoir ce qui se cachait derrière tout ceci était de se rendre au marché de Noël.


C'est ainsi qu'après s'être préparée pour sortir, Haru Ko se promenait à présent dans le parc aux couleurs de Noël...

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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Dim 7 Déc - 21:02
Traînée de buée s'échappant de ses lèvres entre-ouvertes, ses prunelles dirigées fixement devant lui, son visage froid et impassible gelé par la froid de l'hivers, Sata arpentait d'une démarche lente et pensive. Sa gorge était entourée par une épaisse écharpe de laine blanche, son buste recouvert d'un pull vert foncé et d'un blouson en cuir marron chaudement fourré, un pantalon beige et des baskets en toiles noires aux pieds. Le taciturne se promenait dans la rue avec pour seule compagnie son chien à la fourreau épaisse et noires et une petite fille haute comme trois pommes. Un bel animal de quatre ans et plein d'énergie et une enfant aux airs capricieux.. Il s'agissait d'un des chiens de sa demeure familiale. En raison de l'approche de Noël, son père l'avait consigné à revenir quelques jours afin de passer du temps en famille et sa belle-mère, avec qui il entretenait une relation de haine lui avait ordonné d'accompagner sa demie-sœur au marcher de Noël sous prétexte qu'elle n'avait pas le temps ce soir pour "sa pauvre chérie".

D'un naturel sage et patient, Sata s'était résolu à sortir avec la petite fille qui ne pouvait pas s'empêcher de courir dans tous les sens et de le mener par le bout du nez en le menaçant de dire à papa et maman qu'il avait été méchant avec elle. Le brun détestait cela mais, il n'avait pas sa parole dans l'histoire. Il devait se taire et s’exécuter  tout en se remémorant le bon temps où sa mère était encore vivante. Cette période n'avait pas duré longtemps néanmoins, ce fut la plus marquante et la plus cher aux yeux du jeune homme. Même si les souvenir était flou et incertain, il s'avait que sa mère l'avait aimé durant quatre années et que jamais la famille Matsumoto n'avait connu une aussi belle harmonie. Le triste incident avait réduit à néant toute cette beauté qui semblait, pour aujourd'hui, éphémère et incroyablement fragile. La situation ne s'arrangea pas quand, quelques années plus tard, son père se remaria avec cette femme que Sata préférait être à l'autre bout du monde que sur la chaise où sa mère s'asseyait naguère.  Le cœur du beau garçon s'était alors teinté de noir, il commença à devenir plus froid, de moins en moins bavard et joyeux. Il en arriva au point de se montrer un peu méprisant, intéressé et méfiant vis à vis des autres.

Il poussa un soupire en voyant sa petite sœur s'élancer sur la route qui séparait la rue bondée du parc où logeait le fameux marcher de noël. Heureusement, il n'y avait aucune circulation et d'autres passant la traversaient. Sata accéléra la cadence, ce qui alarma le chien qui se mit alors à trottiner à côté de lui. Quand il eut rejoint l'enfant, il n'eut l'occasion de la sermonner qu'elle lui coupa aussitôt la parole pour le menacer sous ses airs de petite princesse.

-Inoue, ne c-...
- Tais toi ou je dis à maman que tu m'as grondé pour rien et que tu m'as poussé sur la route !

Prenant sur lui même, le brun se contenta d'hocher la tête pour préserver son légendaire calme dont l'enfant avait le don de savoir faire rompre. Ensuite, ils se dirigèrent dans le centre du parc animé de toutes les couleurs. Les gens semblaient heureux, riaient, s'amusaient. Des amis, des familles, des solitaires au téléphone, des couples. Puis il y avait eux, dont les visages ne traduisait pas la joie. La magie de Noël semblait à Sata quelque chose qu'il ne connaîtrait plus jamais. Il n'aurait plus que ce visage marbre lorsqu'il ouvrirait ses cadeaux en compagnie de ses frères et sœurs excités. Le garçon resserra ses doigts autour de la laisse du chien en commençant à suivre la petite qui courait partout devant lui.

Il le sentait, cette soirée sera interminable. Et plus que jamais, il ne supporterait de croiser qui que ce soit qui tenterait de discuter avec lui. Son humeur était au plus bas fixe et Sata ne vous fera pas l'honneur de gérer ses paroles... Sauf devant la peste devant lui.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Mar 9 Déc - 0:03
En ce jour de Décembre la neige était présente sur presque tout le Japon, chaque flocons d'un blanc pur tombait délicatement du ciel pour atterrir tout aussi dans une grande délicatesse sur le sol et s'entasser sur les flocons déjà tombé auparavant.
Sous ce léger manteau de neige marchait doucement le jeune du nom d'Ethan, à Tokyo depuis peu il adoptait cette marche pour être sur de ne pas prendre une mauvaise direction dans la précipitation de ses pas, son souffle étant tout aussi léger que sa cadence.
Le jeune homme respirait la tranquillité et ne s'inquiétait de rien autour de lui, il était simplement en marche pour un endroit précis, c'était d'ailleurs pour ça qu'il s'était levé ce matin si ce n'est les cours mais ça... C'était une autre histoire.
Vêtu d'un simple veste chaud qui recouvrait une chemise blanche pour se tenir plus chaud le jeune homme avait mis une écharpe et des gants léger pour ne pas non plus mourir de froid.

Alors ou allait-il donc? C'est pourtant bien simple, il suffit de voir plus loin que le bout de son museau, c'était bientôt Noël et la ville était en effervescence d'autant plus. 
Qui dit effervescence et noël dit marché de noël! 
Quoi de plus barbant qu'une place remplis de personnes qui se bouscule pour toutes ces babioles inutiles, ces boissons et "friandises".
Si c'était pour dire ça, pourquoi s'être levé? Autant rester au pensionnat à ce moment là.
Tout simplement parce que le jeune homme trouvait que c'était cent fois mieux de se faire bousculer dans un marché que de rester enfermé dans ce pensionnat. 
Il se portait mieux dehors qu'à l'intérieur en tout cas. 

Les mains plantés dans les poches de son jean, son regard se perdait au loin sans point d'appui fixant l'horizon sans vraiment le regarder.
Il gardait une petite attention sur ce qui l'entourait pour ne pas se perdre mais c'était à la limite si il marchait sans vraiment se soucier des obstacles et de sa direction.
Par ailleurs il ne savait que peu d'information sur l'endroit de ce marché de noël, il savait juste qu'il se trouvait sur une place non loin de là ou il se trouvait déjà. 
Evidemment qu'il ne savait pas grand chose sur cet endroit, il était au Japon depuis peu et il n'était pas vraiment dans son habitude de se mettre du jour au lendemain à apprendre des choses surtout pour juste connaitre une ville qu'il quittera plus tôt que ses parents ne l'espère.
Ca allait être efficace en tout cas si ça continuait comme ça. 

Par chance? Il n'eut pas à chercher, enfin plutôt à marcher, trop longtemps pour trouver le marché, il l'apercevait déjà quelques stand au loin.
Il se détourna donc de sa trajectoire pour emprunter celle qui le mènerait jusqu'à sa destination final, toujours à la même allure non pas cette fois pour éviter toute éventuelle perte de repaire mais parce qu'il n'avait pas envie de se presser, il arrivait doucement mais surement, oui il ne se pressait pas le moins du monde, ça ne lui apporterait rien de plus de se presser ou non alors autant ne pas le faire. 
Le trajet ne fut pas bien long et il se trouva très vite à l'une des entrées du marché, il balançait son regard si et là pour voir le marché en pleine agitation, c'était vers la fin de l'après-midi et donc tout le monde se donnait rendez-vous pour être sur d'être libre.
Qu'allait-il faire maintenant? Il n'en avait pas la moindre idée mais au moins il avait trouvé le marché sans se perdre et sans encombre.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Mer 10 Déc - 16:34
"Je vous remercie", salua poliment M. Osadani le chauffeur du taxi qui venait de le déposer dans le quartier et auquel il tendit quelques billets de banques pour payer la course.

A quelques pas derrière lui, une femme élégante, les cheveux parfaitement tirés en arrière et attachés en chignon, de fines lunettes rectangulaires sur le nez, s'inclinait également pour saluer le chauffeur. Le véhicule repartit. M. Osadani se tourna vers la femme qui l'accompagnait. L'homme arborait son sourire habituel de charismatique et convaincant homme distingué. Les deux adultes marchèrent le long du trottoir, longeant la grille du parc jusqu'au portail qui les mènerait à l'intérieur de ce dernier. Les rues de la ville avaient revêtu les apparats hivernaux, ces symboles de la fête de Noël. Il y avait tant de monde dans les rues à cette heure. Tant de personne en quête de présent à offrir pour les soirées des réveillons à venir. Tant de personne qui étaient simplement à la recherche de cette atmosphère si festive, joyeuse et magique de Noël. Tant de familles qui se promenaient main la main. Dans le parc avait été dressé l'incontournable marché de Noël.

"Le marché semble avoir autant de succès que l'année dernière !" s'exclama la femme en évitant de se faire bousculer par des passants.

"Je suis désolé de vous imposez ceci, Uehara-san, mais j'ai besoin de l'avis d'une personne bien informée," s'excusa poliment l'homme d'une cinquantaine d'années.

M. Osadani avait remarqué que Uehara-san avait par moment quelques difficultés à se frayer un chemin et à se faire respecter par les gens qu'elle croisait. Il lui proposa donc d'un geste silencieux de se tenir à son bras afin de lui faciliter la circulation mais la femme refusa d'un mouvement de tête aimable.

"Vous n'avez en rien à vous excuser Monsieur. Vous êtes si généreux et attentionné de chercher chaque année des présents originaux à offrir à vos salariés. C'est un plaisir de vous aider."

Uehara-san travaillait pour M. Osadani en tant que secrétaire particulière depuis plus d'une dizaine d'années. Elle faisait partie des salariés que l'homme connaissait le plus mais également, elle était l'une de celle qui connaissait le plus de monde parmi ses travailleurs. M. Osadani était un homme apprécié de ses salariés et notamment parce qu'il pensait toujours à eux. Chaque année pour les fêtes de fin d'années, il offraient à chaque employé un cadeau différent, le plus personnalisé possible et si possible traditionnel, voire artisanale. Ainsi, pour cette raison, il était venu sillonner le marché de Noël en cette fin d'après-midi, accompagné par Uehara-san, sans doute la personne la plus avisée pour choisir des présents à travers chacun se reconnaîtrait. Bien sûr, l'homme ne comptait pas trouver l'intégralité des cadeaux à faire sur le marché mais ne serait-ce qu'une dizaine ou vingtaine lui suffirait.

Tous ces visages souriants. Toutes ces charmantes familles, ces enfants aux yeux brillants... M. Osadani arborait lui aussi une expression enthousiaste et enjoué par cette atmosphère. En vérité, la sérénité sur son visage était feinte. Il détestait Noël. D'ailleurs, il ne le fêtait jamais. Il ne le fêtait plus depuis le décès de son jeune fils. Noël est une fête heureuse qui se célèbre en famille. Lui, il n'en a plus. Il n'en veut plus. Son fils - et sa première femme - était sa seule véritable famille. Alors, toute cette cérémonie, tout ce tapage, il en avait horreur. Chaque hiver, cette période de fête le renvoyait à son deuil dont il ne guérissait pas. Nul parent ne peut guérir de la perte de son enfant. On peut perdre un parent, un ami, l'être aimé... La douleur est extrême. Mais jamais un père ne devrait avoir à enterrer son fils. C'est une plaie trop profonde pour qu'elle puisse guérir. Le jour de Noël était la pire journée de l'année. Le réveillon du Nouvel An n'a aucun sens lorsqu'on sait au fond de soi que l'on vit encore dans le passé. Il n'est pas question de se laisser abattre, seulement qu'il est impossible de se détourner de ce passé, seul moment où son fils vit encore ...

M. Osadani et Uehara-san observaient le présentoir de l'un des chalets du marché, lorsque quelque chose vint percuter la jambe de l'homme. Quelque chose ou plutôt quelqu'un ! M. Osadani baissa la tête et vit une petite jeune fille haute comme trois pommes qui semblait adorable à première vue. A première vue ...

"Aïe ! Vous ne pouvez pas faire attention ?!" se plaignit la petite demoiselle en relevant la tête, ne manquant pas d'aplomb.

"Non mais dites donc ! s'indigna Uehara-san. Quelle impolitesse ! Où sont tes parents Petite ?"

L'adolescent aux cheveux bruns qui suivait l'impétueuse gamine leur apparu derrière cette dernière.

"Jeune homme ! Vous..."

"Laissez Uehara-san, tempéra très calemement Ryosuke. Il n'y a pas de mal."

Il s'agenouilla ensuite pour se mettre à la hauteur de la gamine.

"Regardez devant vous la prochaine fois, Petite Demoiselle, d'accord ? Et ne vous éloignez pas trop de votre grand frère au milieu de toute cette foule."

Il se redressa ensuite, accorda un signe de tête agrémenté d'un aimable sourire en guise de salutation à l'intention du jeune homme.

"Tenez !" dit alors le marchand, en tendant un petit paquet transparent avec un joli ruban pour le fermer, contenant un magnifique jouet en bois.

"Merci," le remercia Ryosuke.

"Ce jouet devrait faire grand plaisir à Tanaka-san pour son fils," dit la femme alors qu'ils s'éloignaient déjà tous les deux.

Du côté de la petite peste, celle-ci avait vu le contenu du sachet et avait décidé qu'elle en voulait un aussi !

"Navré, je viens de vendre le dernier, s'excusa le marchand. Mais si vous voulez, j'ai...

"NON ! Je veux celui-là ! Je le veux ! JE LE VEUX ! JE LE VEUX ! JE LE VEUX !" fit-elle alors une scène à son frère tandis que le dernier jouet avait disparu au milieu de la foule avec son acquéreur trop éloigné pour entendre le caprice de la petite peste, couvert par le fond sonore ambiant du marché.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Jeu 11 Déc - 19:09
Il faisait froid. Vraiment froid. Mais la température ne semblait pas avoir un quelconque effet sur les passants, bien trop occupés à déambulés dans le fameux marché de Noël organisé par le ville de Tokyo. Entre émerveillement et ventres qui gargouillaient, il n'y avait pas de place pour quelque chose d'aussi futile et commun que la froidure de l'hiver. Les sourires étaient au rendez-vous comme chaque année, et petits comme grands semblaient être heureux à l'idée de l'approche de cette grande fête. Enfin... Il en restait encore quelques uns pour pourrir l'ambiance, comme une petite fille non-satisfaite, ne pouvant se contenter de regarder et piquant allègrement sa crise... Mais ça ne semblait pas tant que ça détériorer l'ambiance festive, et outre le pauvre frère qui devait calmer cette furie, les autres personnes présentes autour l'ignoraient royalement. 

Qu'importe, occupons nous de trois adolescents en particulier, qui se trouvaient eux aussi en ce lieu. La première, en tête de bataillon, était une charmante jeune fille du nom de Juliet. Sourire jusqu'aux oreilles, cheveux se laissant bercer par le vent et démarche dansante, il ne lui manquait plus que le costume pour faire un parfait petit lutin. Se faisant facilement remarquer, elle ne cherchait pas tellement le regard des autres. Juste pouvoir exprimer sa bonne humeur. A vrai dire, elle n'en avait jamais rien eu à faire du regard des autres. Elle était comme elle était et la timidité ou la honte, elle ne connaissait pas vraiment. Ceux qui l'aimaient la suivraient, elle n'en doutait pas. 

Quelques pas à peine derrière se tenaient environ au même niveau deux jeunes japonais du même age. Ceux ci, contrairement à la foule ambiante, ne souriaient pas. Ou alors, c'était tellement imperceptible que personne ne le voyait. L'un fumait, l'autre avait les mains dans ses poches, touchant surement comme à son habitude son Ipod qu'il ne quittait plus. Si on les avait forcé à venir ? ... Nooon, pas le moins du monde ! Disons juste que l'occidentale qui avait de l’énergie à revendre, les avaient incités à l'accompagner. Et si l'un aimait vraiment Noël, malgré les apparences, l'autre ne faisait surement que suivre sa sœur dans ses vadrouilles une fois encore.

"Allez, on se dépêche les garçons ! Mimi, c'est pas bien de fumer !"


Chieuse ? Oui et non. Disons que la demoiselle disait toujours ce qu'elle pensait. Après, elle savait pertinemment que le premier n'arrêterait pas de fumer et le second ne se dépêcherait pas plus, retardant un maximum la cohésion avec la foule. Et à vrai dire, ça ne la gênait pas plus que ça. Chacun allait à son rythme et menait sa vie comme il l'entendait. C'était entre autre pour cette raison que malgré leurs caractères opposés, ils étaient toujours restés ensemble. La foule se faisant plus dense à cet endroit, la jeune fille agrippa dans sa main gauche, celle de son frère et dans la droite, celle de son cousin -sans lui demander son avis- avant de continuer à avancer. Ainsi ils ne se perdraient pas. Et puis, c'est pas comme s'ils n'étaient pas habitués à ça venant de sa part. N'ayant pas encore trouvé quelque chose de vraiment intéressant -ou à se mettre sous la dent-, ils continuèrent leur avancé tranquillement, l'adolescente se demandant si elle trouverait son bonheur.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Ven 12 Déc - 11:10
Haruko était de ses coeurs innocents, un peu niais qui aimait la magie de Noël. En ce moment, elle vivait seule. Seule avec mon seuls amis, les membres du personnels de l'hôtel où elle résidait et les chargés de sa sécurité. Elle vivait une merveilleuse idylle avec un garçon ultra-populaire et célèbre mais tout ceci n'était que du flanc, qu'une pure invention pour entretenir la notoriété des deux jeunes stars. Pourtant, l'adolescente ne souffrait pas de la solitude en cette période de fête. Au contraire, elle ne jubilait que d'avantage ! Elle savait que d'ici peu de temps, pour le réveillon de Noël, sa famille serait réunie. Ils dineraient tous ensemble, son père, sa mère, sa grand-mère et son grand-père paternel : Hatsuharu Kaïto, sa grande-tante maternelle Sachiko Kishimoto et peut-être... Son frère ?! Même si elle ne voulait pas admettre qu'elle puisse avoir de l'affection pour son insupportable petit frère, Haruko avait quand même bien le droit de se réjouir à l'idée de peut-être enfin le revoir en chair et en os après plus de deux d'absence. Oui, il lui avait manqué, mais ce n'était pas la peine de s'éterniser sur ce sujet !

"Une petite douceur, Mademoiselle ? La dégustation est gratuite !" l'interpela une vendeuse alors que Haru passait devant son stand.

Gourmande, et de plus, quand c'est gratuit, ça ne se fait pas de refuser, la jeune fille accepta bien volontiers. Elle se perdit ensuite un peu dans les stands à rêvasser. Lorsqu'elle glissa sa main dans l'une des poches de son manteau, ses doigts rencontrèrent la matière en papier-cartonné du message qui lui avait été déposé. Un rendez-vous mystérieux... L'adolescente observa tout autour d'elle. Le point de rendez-vous résumé au marché de Noël était tout de même bien vague et vaste. D'autant plus qu'elle ne savait pas qui était l'auteur de ce message, comment allaient-ils faire pour se retrouver ? L'autre personne devait la chercher, mais s'ils se trouvaient tous deux à un point opposé dans le marché et qu'ils tournaient dans le même sens... Vraiment, sans aucun signe distinctif pour reconnaître l'auteur anonyme de ce message, un tel rendez-vous relevait de l'impossible.

Soudain, ses yeux s'arrêtèrent sur une silhouette, de dos, qui semblait se détacher de la foule. Un occidental ?

"Enzo ?" murmura-telle dans un souffle.

Impossible ! Le garçon ne pouvait être l'auteur de ce mot. Après les événements passés, les chargés de la sécurité ne lui auraient même pas permis de mettre un pied dans l'hôtel, alors encore moins de donner rendez-vous à la jeune fille ! D'autant que l'interdiction de se revoir n'était toujours pas levée pour les deux adolescents. Mais même s'il n'était pas l'auteur de ce mot, puisque le destin semblait le mettre sur le chemin de la jeune fille celle-ci n'allait certainement pas détournée le regard. Le coeur emplie d'un élan de joie, Haruko se fraya hâtivement un passage à travers jusqu'à atteindre son ami américain. Quand elle arriva enfin à sa hauteur par derrière, posant une main sur son épaule, elle l'interpela d'un ton enjoué :

"Enzo !"

Puis, son visage se décomposa avant que le feu ne lui monte aux joues. Ce jeune homme était bel et bien un occidental, mais ce n'était pas Enzo ! Horriblement embrassé, Haruko s'inclina prestement.

"Pardon ! Je vous prie de m'excuser, je vous ai confondu avec quelqu'un d'autre ! Désolé !"
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Ven 12 Déc - 11:52
Nowaki ne détestait pas vraiment Noël, malgré l’impression que l’on pouvait avoir lorsqu’on savait la réserve qu’il émettait à la simple idée de se rendre au marché en l’honneur de cette fête qui avait été dressé dans le parc de Tokyo-car personne en voyant son visage, à l’exception de sa jumelle et de son cousin, n’aurait pu deviner qu’il n’était pas aussi détaché de la réalité.
Et comme c’était une fête que l’on passait en famille, les repas finissaient toujours par trainer en longueur, la plupart des personnes abandonnant tout espoir de conversation avec lui la première demi-heure écoulée. De plus, le jeune japonais n’aimait ni le monde, ni la foule, ni le bruit. Un peu tout ce qui semblait caractériser le gigantesque étal qui semblait s’étendre à l’infinie devant, le tout épicé avec l’impression que tout Tokyo s’était donné rendez-vous dans le parc de la ville. Une ambiance animée, festive, chaleureuse. En un mot : fatigante.

En réalité, si Juliet ne les avaient pas entrainé-ou plutôt trainé-ici, le jeune homme aurait sans doute prit soin d’éviter le marché durant toute la durée des festivités, ne serait-ce que pour éviter ces chansonnettes niaises qui avaient le don d’entré dans la tête, et d’un rester… La preuve en était que le japonais était déjà en train de jouer sur les touches chimériques que formait l’écran de son IPod dont il ne se séparait presque jamais, la mélodie de l’un des chant de Noël les plus connus.
D’un geste emprunt d’une point d’agacement, il sorti sa main de la chaleur qu’offrait sa poche pour la laisser pendre le long de son bras, tout en essayant de ne pas ralentir d’avantage, comme lui donnait expressément envie de faire les paroles de sa jumelle.

Mais sa main ne connue pas longtemps le froid, car quelques secondes plus tard, les doigts toujours chauds de sa sœur s’enroulèrent autour des siens. Les iris d’obsidienne du jeune homme captèrent le même geste en direction de Minoru. Au moins, ils ne se perdraient pas. Car dans une foule pareille, ils pourraient tout trois passer l’un a côté de l’autre sans se voir alors qu’ils se cherchaient trois heures durant.


Autour d’eux, un flux continu de passant s’agglutinant autour des échoppes, tandis que certains stands moins attractifs essayaient d’attirer des clients a grands cris, tandis que des personnes déguisées en personnages de noël circulaient pour faire de la publicité ou proposer des photos, et il y en avait pour tous les goûts ! Ceux à la fausse barbe un peu rembourré pour les enfants, et dans la version plus moderne des jeunes hommes tout de rouge vêtus qui faisaient des clins d’oeil aux adolescentes qui rougissaient toute émoustillées, et des mères noël en jupette qui devaient attendre avec impatience la pause chocolat chaud.

Un léger sourire étira le masque de froideur du jeune homme lorsqu’il songea qu’il suffisait de mettre un bonnet à clochette sur la tête de Juliet pour qu’elle joue parfaitement le lutin, et elle, poserait sans doute gratuitement sur les photos.
Mais il n’en ferait pas la remarque, n’ayant aucune envie de se retrouver à côté coiffer avec un bonnet de père noël qui semblait être très tendance pour la saison lorsque l’on regardait le nombre de chapeau rouge dans la foule alentour, mais très peu pour lui. Un léger soupir passa la barrière de ses lèvres, tandis qui passait sa main gauche dans ses cheveux, essayant de porter un minimum d’attention aux étals qui l’entouraient, regrettant qu’il ne tombe pas sur la ville ces doux cristaux blanc qui auraient parés le parc de la ville de poussière de diamant, et avec un peu de chance, dispersé un peu la foule. Ou pas. Cela aurait tellement été dans l’ambiance, que ça n’aurait sans doute pas gênée grand monde.

Nowaki regarda la silhouette de sa sœur, complètement happée par l’ambiance festive du marché hivernal. Une nouvelle fois, ils étaient les plus parfait opposé.
Mais il s’était encore une fois fait avoir, et un nouveau coup d’œil à son cousin à côté de lui, lui répétait qu’il n’était pas le seul. Un sourire qu’il n’arriva pas à cacher apparut sur ses lèvres. Il avait beau détester Noël, être ici avec sa jumelle et son cousin le réconciliait presque avec cette fête de fin d’année.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Ven 12 Déc - 22:10
Noël... J'aimais cette fête, malgré mes apparences de gros bourrin. Parce que ça avait toujours été l'époque où je me retrouvais avec mes cousins, Nowaki et Juliet. A table, je n'avais jamais parlé. On avait toujours vanté les exploits de ces deux prodiges, et j'avais toujours vu ma mère honteuse se décomposer, avec un faux sourire qui étirait ses lèvres, si bien qu'elle avait fini par décliner toutes les offres que pouvaient lui apporter les Shakespeare pour les rejoindre le jour de Noël. C'est dommage. J'appréciai grandement passer Noël dans une nouvelle culture. J'avais pas d'ami, et j'avais une « famille » composée de deux personnes. C'était mieux que d'être seul au final. Du côté de mes cousins, je n'étais pas sûr qu'à part eux-deux, on connaissait grand chose à mon sujet. Et j'ignorai même si ils étaient au courant de mon passage en maison de correction. J'pense que ma mère leur a rien dit. Ou si elle l'a fait, ça a du être pour se plaindre de mon attitude. Mais j'm'en foutais. Si elle ne m'apportait aucun intérêt, moi j'l'aimais bien quand même. J'pense que je lui achèterai un cadeau. J'espère aussi qu'on pourra voir des poussins. J'voudrais en avoir un, mais j'ai pas l'droit aux animaux de compagnie en internat. Tant pis. Quoi ? Ça vous choque que j'aime les poussins ? Moi aussi en fait. J'ai pas l'profil il paraît. Mais c'est pas grave. J'aime bien voir la gueule des passants, ou des vendeurs quand j'en prends un. « Vous allez pas le manger hein ? » Qu'on m'dit souvent, avec hésitation. J'suis pas si vilain que ça. 

Je ne savais pas si je devais être heureux, ou déprimé de me retrouver ici. Ça m'saoulait, parce que les gens, ils arrêtaient pas de m'regarder bizarrement, ou d'me foncer dedans. Mais j'disais rien, parce que j'étais avec Nowaki et et Juliet auxquels je ne voulais pas faire honte. Au bout d'un moment, on a pu voir une gamine à la con qui piquait une crise. Putain, elle me cassait les oreilles, plus que ce brouhaha. P'tite conne. Si j'avais eu quelqu'un pour s'occuper de moi et m'emmener au marché, elle pouvait être sûre que j'aurai juste pas réagit comme ça, et que j'aurai chéri ce moment plus que tout autre hein. Peut-être un peu comme je le faisais là, ce qui faisait que j'étais un peu partagé dans mon ressenti face à toute cette histoire. Parce que, malgré tout, cela faisait que quelqu'un s'occupait un peu d'moi. Même si j'étais pas le plus propre à pouvoir me retrouver ici, avec des gens aussi impressionnants. Je savais que Nowaki me lançait des petits regards désespérés, et qu'il se demandait ce qu'il pouvait bien faire par ici, malgré le fait que son regard soit pétillant tant la magie de Noël était présente, et que ça pouvait ne lui faire que plaisir. Parce que je savais que lui aussi aimait Noël. C'était cool quelque part. Moi j'regardai les étalages tranquillement, en quête de quelque chose d'intéressant. Ce serait trop bien si il pouvait y avoir des Takoyakis franchement. J'avais trop la dalle. Tellement que j'étais en train de m'auto-digérer. Et ça m'tuait le ventre. Du coup, j'ai décidé d'allumer une clope pour fumer, et couper cette faim. Evidemment, je n'ai à peine eu le temps de porter la clope à mes lèvres pour qu'avec son air d'ange, Juliet me réprimande gentiment. Je l'ai regardé, alors qu'elle se retournait, également pour demander à Nowaki d'accélérer le pas. Du coup, j'ai mouillé l'extrémité de mon pouce et de mon index sur le bout de ma langue, pour éteindre la clope de ces doigts. J'ai remit la clope dans le paquet. Oui, j'écoutais Juliet, et alors ?

Quand la foule s'est fait un peu plus dense, la jeune femme est venue chercher nos mains, et j'ai regardé Nowaki. Nos regards se sont rapidement croisé, et je lui ai juste adressé un petit signe de la tête. J'ai ensuite regardé Juliet. J'aimerai bien lui mettre un bonnet sur la tête. Avec sa bonne humeur, ça pourrait donner quelque chose d'intéressant franchement. Ça m'a fait sourire, mais j'ai eu le tique de passer mon doigt sous mon nez, pour que ma main puisse cacher ce qui venait étirer mes lèvres à ce moment précis. Je n'avais pas envie que les gens voit ça. J'étais bien seul, dans mon monde, et que les gens se retrouvent à avoir peur de moi à cause de mon air de bourrin. Au moins, ils me foutaient la paix, et c'était tant mieux. En plus, bien que je ne sois pas quelqu'un qui s'intéresse réellement à ce qui se passe autour de moi, j'avais pu remarquer que de nombreuses personnes du bahut traînaient dans les environs. Et je n'avais pas envie qu'ils se disent que l'on pouvait me parler, pour avoir tous les quatre matins, un con pour venir m'adresser une quelconque phrase, pour me faire chier en fait.

Au bout d'un moment, y'a type qui a foncé droit sur Juliet. J'l'ai attrapé par le col, et j'ai planté mon regard noir dans le sien, juste avant qu'il n'atteigne ma cousine. Si il continuait sur sa lancée, il allait finir par la percuter de plein fouet, et lui faire plutôt mal. J'ai pas voulu lui faire peur en vrai, j'voulais pas être méchant. Mais j'dois avouer que j'ai été un peu brusque dans mon mouvement. J'voulais juste pas qu'il la blesse en fait. Mais il a perdu tous ses moyens, alors j'l'ai lâché, et il est partit, limite en pleurant. J'ai pas trop su comment réagir à ce moment là. Parce que Juliet et Nowaki devaient avoir honte que tout le monde se soit retourné sur cette scène. J'avais peur de leur réaction en fait. Si bien que j'ai tenté de me faire tout petit, et peut-être même de me faire embarquer par la foule, afin qu'ils n'aient pas à supporter mon image.

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
I made a mistake. I fell in love.
I fight against my demons. I fight to don't love anyone. I lost a fight, and with, I lost my soul. She left me, and she broke my heart. I can't make sense anymore. Now, I'm dead.by lizzou.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Sam 13 Déc - 11:49
Arrivé au matin même à l'aéroport de Tokyo, le chauffeur envoyé par mes parents étaient venus m'accueillir et m'avait conduit jusqu'à la grande maison familiale, celle où il y a des domestiques qui y réside tout au long de l'année, celle dont la superficie est tellement grande qu'elle est inexorablement excentrée du centre-ville, celle dans laquelle je ne serais jamais seul, si mes parents n'étaient présents, il y aurait toujours quelqu'un pour me surveiller là-bas. D'ailleurs, j'étais déçu qu'aucun de mes deux parents ne viennent m'accueillir à la descente de l'avion. Mon père m'avait prévenu qu'il ne pourrait se libérer et semblait vraiment sincère. Ma mère quant à elle... Je n'avais plus entendu le son de sa voix, du moins s'adressant directement à moi depuis qu'elle avait dû faire le déplacement jusqu'en France pour... Enfin, pour la raison de mon retour anticipé de plusieurs mois. Elle était déçue, je n'en doutais pas. Je lui avais fait honte...

Assis l'arrière du véhicule, je faisais glissé mon doigt sur l'écran tactile de mon téléphone portable, sélectionnais un nom dans mon répertoire et pour la énième fois, je l'appelais. En vain... Toujours le même message vocal qui me répétais que ce numéro n'était pas attribué. Je soupirais et finissais par abandonner. Mes yeux se levèrent et ma tête se tournant vers la vitre, je regardai le paysage défilé. Tokyo, Japon... J'étais de retour dans mon pays natal après plus de deux ans d'absence. Je ressentais une vague nostalgie, un pincement au coeur, l'estomac noué ...

Dès mon arrivée à la demeure familiale, je dus me réhabituer aux rituels de salutations traditionnels avec tous les domestiques qui m'accueillir - et surtout penser à enlever mes chaussures, mais ce n'était pas le plus dur, dans ma famille il ne s'agit pas là simplement d'éducation mais de nécessité de survie ). En plus d'être japonais, j'étais un "gosse de riche", le descendant et hériter mâle d'une illustre et fortunée famille de la vieille noblesse japonaise, blablabla... Heureusement pour moi, mon père ne portait pas vraiment d'importance à tout ceci - il faut qu'il est "une pièce rapportée" dans la famille - mais il était encore difficile d'effacer toutes ces traditions dans l'esprit des domestiques de la famille. Par conséquent, je me devais d'être irréprochable - la barbe ! Après autant d'heures de vol et tous les événements précédents, limite j'avais pour seul envie de m'affaler sur mon lit et de végéter pendant au moins vingt-quatre heures. Mais non, je ne pouvais pas me montrer impoli et presque désagréable devant tous ces gens si bien veillant avec moi. Une fois mes affaires déposées dans ma chambre, j'ai pris une douche pour m'accorder au moins un petit moment de répit de tranquillité. J'avais dans l'idée qu'on allait pas me lâcher la grappe de sitôt et j'imaginais bien que les consignes de ma mère avait des être très strictes à mon sujet. Ensuite, j'ai accepté de prendre le thé avec des voisins venus me saluer pour mon retour. Facile de faire la conversation quand on doit absolument cacher la vérité sur son retour imprévu alors que bien sûr, cette question est le seul véritable objet de cette visite...

Au final, comme j'ai compris que je ne parviendrais pas à avoir un peu de solitude et de tranquillité à la maison, je me suis décidé à sortir. En principe, je n'y étais pas autorisé, mais comme j'ai dit vouloir aller rendre visite à ma soeur - ce qui était la vérité - j'obtins gain de cause et le chauffeur me conduisit jusqu'à l'hôtel où ma mannequin de grande soeur résidait. Celle-ci, Haruko, ignorait encore tout de mon retour. Elle me croyait encore en France et même si nous avions tendance à nous entendre comme chien et chat - c'est elle qui sort souvent les griffes - dans le fond très profond, fin fond du fond, on s'aimait ! Je m'en allais donc lui faire la surprise de mon retour.

Sauf qu'une fois à l'hôtel en depuis d'après-midi, on m'annonça que Mademoiselle s'était assoupie et faisait la sieste. La blague ! Moi aussi, j'aurais bien aimé faire la sieste mais personne ne m'en avait laissé la possibilité ! Bref, je leur laissais un mot pour elle de ma part à lui transmettre à son réveil, ou tout au plus dans une heure, et les tint de révéler mon identité histoire de lui faire une surprise. Je ressortis ensuite de l'hôtel. Comme il pensait que je resterai là un moment avec ma soeur, le chauffeur était reparti, ce qui signifiait :

"Liberté !" me suis-je exclamé, en français en levant le point faire le ciel.

Les passants qui marchaient sur le trottoir me dévisagèrent. Un sourire amusé s'étendit sur mes lèvres. Des lycéennes passèrent, en croisant mon regard, mon visage rayonnant, elles détournèrent furtivement la tête en gloussant. J'inspirai l'air frais de l'hiver. J'étais de retour au pays !


Je me suis promené un petit moment dans les rues, me rapprochant progressivement du point de rendez-vous que j'avais donné à ma soeur, à savoir, le marché de Noël installé dans le parc de la ville. En sortant de la maison, j'avais assez mal jugé la température extérieure, du moins, je n'avais pas prévu de rester un moment dehors. Afin de compléter mon écharpe, j'ai acheté sur mon chemin un bonnet - tout à fait ordinaire, d'une teinte grise, et non pas dans le thème de Noël - dont j'ai coiffé ma tête. Ce qui non ne dissimulait pas mes mèches blondes parce qu'en ce temps là je n'en avais pas encore, d'ailleurs, je n'aurais franchement pas penser en avoir de sitôt mais ceci est une autre histoire qui n'a pas lieu d'être ici puisque moi-même je ne suis pas censé le savoir.

Enfin, j'arrivais au marché de Noël. La foule y était abondante. Je dois avouer que je me suis immédiatement rendue compte que mon point de rendez-vous était particulièrement flou et qu'y retrouver ma soeur qui arriverait à je ne sais pas quelle heure en plus, reviendrait à chercher une aiguille dans une botte de foin. Qu'importe ! Si nous ne nous retrouvions pas là, nous nous retrouverons bien à un moment ou à un autre, ce n'est pas comme si je n'étais à Tokyo que pour un bref séjour ...

Je marchais dans les allées. Je ne regardai pas tant les stands que les passants. Quelle étrange sensation de se retrouver à nouveau inonder par un flot de visages asiatiques, de n'entendre partout autour de soi plus que du japonais. Dans un sens, je me sentais plus léger. J'avais l'impression de renouer avec de vieux souvenirs. D'un autre côté, mon pincement au coeur persistait. Je me sentais étranger dans mon propre pays. J'avais l'impression d'avoir perdu toutes mes marques. Tous ses habitudes dont j'avais dû me défaire pour m'intégrer en Europe, je devais les assimiler à nouveau. Soudainement, ce qui m'était naturel auparavant me devait pénible. Et j'étais seul.

Néanmoins, la mélodie du japonais était douce à mes oreilles. Je marchais, me lançant bercé par le son de toutes ses voix qui parlaient une langue que je n'avais que trop peu entendu depuis deux ans. Et au milieu de ses sons j'entendis :

"Piou ?!"

Instinctivement, je tournais la tête et m'arrêtait subitement alors que juste devant moi se tenait un lot de poussins en vente dans un stand. Un arrêt net qui s'en suivit presque aussitôt d'un impact. Il est vrai que ralentir soudainement lorsqu'on est au milieu d'une foule aussi dense n'est pas sans danger. La preuve, je fus bousculé mais l'impact sembla d'autant plus violent pour l'autre personne qui se retrouva les fesses par terre sans que la personne qui l'accompagne ne puisse la rattraper. Un bref instant pour me réorienter et je baissai les yeux vers cette personne. Je me suis figée un instant de stupeur. Je ne m'attendais absolument pas à me trouver face à un visage de type eurasien. Aussitôt reprit, je m'avançais vers elle en lui tendant la main pour l'aider à se relever, un large sourire d'excuse sur mes lèvres et je m'excusais :

"Je vous prie de m'excuser ! Vous ne vous êtes pas fait mal ?"

Une fois qu'elle fut relevée, je remarqua alors les deux jeunes hommes qui l'encadraient, le visage morne et ferme. On aurait presque pu croire deux gardes du corps. Je me rappelais alors que j'étais au Japon et que j'avais plutôt intérêt à bien me tenir pour ne pas paraître impoli. Non pas que ces deux-là, surtout un, n'avaient pas l'air tout à fait commode, mais je n'avais pas vraiment envie de m'attirer des ennuis dès le jour de mon retour - sinon, j'allais finir mon année scolaire enfermé à la maison si je les cumulais trop. Sans perdre mon franc sourire, je m'inclinai alors promptement :

"Vraiment, je suis désolé ! Je vous prie de m'excuser !"

Ce que ça peut-être barbant de devoir s'aplatir de la sorte, mais bon, je n'ai pas vraiment le choix. Il faut que je me réintègre dans mon propre pays.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Sam 13 Déc - 18:34
Un grand sourire étirait les lèvres de la jeune fille qui marchait à vive allure, essayant de se rendre le plus vite possible à un endroit qu'elle adore!
Le marché de noël... Que pouvait-elle dire à propos de cet endroit? Qu'elle l'adorait? Oh oui elle aimait se promener dans ce genre d'endroit, et voir d'autres personnes sourire, rire ou même la bouche remplie de choses à manger diverses.
Elle avait déjà assisté à ce genre de scène et pour être tout à fait fait honnête elle en avait beaucoup rit, car cette scène avait était vraiment drôle à voir mais à raconter c'est autre chose.
En se rappelant de ce souvenir, la jeune eut un petit rire ce qu'il laissa un petit nuage de fumée sortir à cause du froid ambiant, qu'est-ce qu'elle aimait l'hiver.
En parlant de froid la jeune fille c'était habillée en conséquence pour ne pas mourir sous cette température, s'étant vétu de bottes, d'un jean lui collant aux jambes qu'elle avait assemblé avec une robe en laine lui arrivant un peu plus bas que la moitié de ses cuisses.
Elle portait également un long manteau noir lui arrivant au genoux, des gants et une écharpe blanche lui emmitouflant le cou et la partie basse de son visage.

Au moins de cette manière elle n'aurait pas froid sauf à part un peu aux jambes ou elle était un peu moins couverte, mais ça ne dérangeait pas tant que ça puisqu'elle n'était pas statique ainsi elles se réchauffaient à l'effort mais parfois elle devait rester sur place pour pouvoir s'orienter dans Tokyo même si elle habitait ici, ce n'était pas depuis longtemps et elle avait encore du mal à se repérer sur la carte. Oui une carte.
Enfin là elle ne l'avait pas elle avait juste retenue le chemin car cela aurait était trop difficile avec la neige qui serait tombée sans cesse sur la carte et là détremperait à force. 
De plus son père lui avait donner des moyens pour reconnaître par ou elle passait,, malheureusement après avoir marché à vive allure pendant plusieurs minutes elle était maintenant à l'arrêt pour essayer de reconnaître quelque chose qui pourrait lui indiquer le chemin, pourtant elle ne voyais rien.
Elle fronça les sourcils se mordant la lèvre . 

-Ça caille... Si ça continue je vais me changer en statue de glace. 


Elle bougeait les jambes rapidement tapant ses pieds par terre et frottait ses mains pour se réchauffer, oui Gabrielle est assez frileuse, c'est le comble pour une personne qui adore l'hiver et qui aimerait voir de la neige plus souvent.
Son regard Gris-vert se baladait à la recherche d'un potentiel indice qui pourrait la mener jusqu'au marché de noël.
Finalement elle reconnut le nom de la rue et son visage s'illumina d'un sourire, elle ne c'était pas perdu, c'était une bonne nouvelle. 
Et plusieurs minutes plus tard elle trouva enfin le marché, un grand sourire aux lèvres elle est entré dedans sans hésiter.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Sam 13 Déc - 21:25
S'il faisait immanquablement froid en ce début de soirée hivernale, ce qui préoccupait le plus Juliet, c'était ses crampes d'estomac de plus en plus vives. Oh oui, on pouvait dire qu'elle avait faim ! Et les différentes effluves apportant jusqu'à ses narines des parfums des plus alléchants n'étaient pas pour lui faire oublier cette envie. Au contraire ! Elle ne rêvait plus que de nourriture, et le stand de takoyakis pas loin semblait lui faire de l’œil ! Comment résister ? Après tout, qui disait qu'elle était la seule affamée dans la petite troupe ? Elle était presque sure qu'ils l'étaient tout autant qu'elle. Pourquoi ne pas lui dire dans ce cas ? Et bien... Nowaki n'aimant pas la foule voudrait surement éviter les stands de bouffe bondés. Quant à Minoru, il ne voulait peut être pas les "déranger" avec ses envies... Oui, elle avait remarqué qu'il n'avait jamais été du style à s'imposer. Pourtant, elle aurait tant aimé pouvoir lui faire plaisir, qu'il s'ouvre un peu plus à elle... Mais la jeune fille ne pouvait décemment pas forcer les choses. Alors elle attendrait, patiemment. 

Se tournant d'abord vers l'un, puis vers l'autre pour les observer, elle s'apprêtait à leur proposer d'aller manger un morceau lorsqu'un type venu de nulle part lui fonça dedans. Fermant les yeux en s'attendant à encaisser un impact, rien ne se produisit. Les rouvrant délicatement pour comprendre ce qui avait bien pu se passer, elle vit que Minoru avait réussi à l'intercepté à la dernière seconde. Peut être un peu trop brusquement d'ailleurs, ce qui expliquait pourquoi le type, outre le fait d'être surpris semblait vouloir prendre ses jambes à son cou. Plutôt trouillard le mec ! Minou ne faisait pas si peur que ça ! Certes, il n'avait pas l'allure d'un gros nounours, mais quand même. Pourquoi toujours le juger sur les apparences ? Parce qu'il est grand, costaud, et ne sourit pas, il faut le caser dans la catégorie dangereux ? C'était le genre de choses que la demoiselle n'appréciait pas, surtout quand il s'agissait de personnes qu'elle aimait.

Son cousin, lui, s'était mis à fixer le sol intensément, comme s'il était profondément intéressant en cet instant tandis que l'emprise qu'il avait sur sa main se relâchait de plus en plus. Comme s'il voulait disparaître loin... La réaction du jeune homme l'avait-il touché ? Ou était-ce les regards de la foule convergeant sur eux qui le mettait mal à l'aise ? Qu'importe, il ne devait pas se sentir coupable de quoi que ce soit ! Si elle, elle se fichait bien du regard des autres, elle pouvait comprendre qu'on y prête attention. Ou qu'on est honte, bien qu'elle n'est jamais vraiment eu l'occasion de ressentir ce sentiment. Entrelaçant ses doigts aux siens étroitement, elle serra un instant sa main de toute ses forces pour l'empêcher de se faire engloutir par les passants. Et lui montrer qu'elle était là, à ses cotés. Puis son visage toujours rivé sur lui, elle sourit de ce sourire si franc et sincère, qui savait faire fondre la glace la plus froide. 

"Merci de m'avoir sauvé Mimi ! Heureusement que tu étais là, j'aurais pu me faire mal. Tu as de sacrés réflexes dis-moi !" Rigolant insouciamment un court instant, elle désigna d'un coup de menton le stand de takoyakis un peu plus loin. "J'offre de la nourriture en récompense à mon valeureux guerrier, ça te va ?"


Oui, elle racontait n'importe quoi, mais elle voulait à tout prit qu'il se détende, qu'il se sente à sa place à ses cotés, qu'il sente que cette main dans la sienne était là pour lui. Qu'il avait sa place parmi eux, tout simplement. De son éternel sourire, elle le fixa avec bienveillance, recommençant à avancer sans vraiment regarder devant elle. ... Et se retrouva les fesses par terre ! Battant des cils, ne comprenant pas vraiment ce qui lui était arrivé, la jeune fille senti la douleur de l'impact sur son derrière, ainsi qu'au niveau de la poitrine, zone où elle avait percuté l'inconnu de plein fouet qui l'avait envoyé par la suite dans les airs. Ou plutôt à même le sol ! Dans sa chute si rapide, elle avait lâchée les mains de ses deux compagnons, ne les entraînant donc pas avec elle. On lui tendis la main pour l'aider à se relever et elle l'agrippa sans réfléchir, reprenant appui sur ses deux pieds. Relevant enfin la tête, Juliet croisa le regard de celui qui l'avait aussi bien heurté qu'aidé. Il était beau. Ce constat était indéniable. Que ce soit sa chevelure de jais, son regard sombre où une pointe de vert de jade ressortait, ses lèvres bien dessinées ou sa carrure de sportif -supposée-, il n'y avait rien à redire. Malgré tout, si elle devait dire ce qu'elle préférait chez cet homme, ce serait sans aucun doute ce sourire qui s'esquissait sur ses lèvres. Oui, il avait du charme. Mais ce n'était pas pour autant qu'elle allait reste là comme une quiche à rêvasser, ce n'était pas son genre. L'adolescente ne jugeait pas par les apparences.

"Pas de soucis ! Je ne regardais pas où j'allais donc c'est en partie de ma faute... Et non, je ne crois pas avoir quelque chose qui nécessite un quelconque soin." Voyant qu'il baissait la tête désolé, elle se baissa également pour croiser son regard et lui sourire. "Ça va ne t'en fait pas, tu peux te relever ! Je n'ai rien, ça m'apprendra à regarder où je vais. Et toi, tout va bien ?"


Après tout, certes elle avait volé, mais lui aussi avait subit l'impact, il ne fallait donc pas s'inquiéter uniquement de son sort ! Tournant la tête de chaque coté, elle fut heureuse de voir qu'elle n'avait pas perdu Nowaki et Minoru auxquels elle sourit pour prouver que tout était ok. Puis elle se retourna vers son interlocuteur pour être sure que tout allait bien de son coté aussi.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Dim 14 Déc - 19:41
Loreleï avait revêtu sa mante en fourrure qu'elle avait emporté avec elle dans son voyage. Et par chance car la température avait chutée en quelques jours. Elle portait aussi des gants de cuirs doublés de soie. A ça, s'ajoutait une écharpe en cachemire rouge qui contrastait avec sa cape blanche constellée des tâches noires de l'hermine et qui la rendait encore plus livide qu'elle ne l'etait déjà tout en faisant ressortir ses yeux légèrement verts. Elle n'avait pas froid malgré le fait qu'elle portait juste une robe en laine et des bottes fourrés. Elle ne passait pas inaperçu dans les allés du marché de Noël. Elle soignait son look tout en s'habillant de façon à n'avoir ni chaud ni froid. 

La foule jouait des coudes pour avancer et elle restait impassible face à si peu de gêne car après tout, elle n'allait pas se plaindre, elle était venue ici de son plein grès. Elle se dirigea vers un stand où une vielle femme vendait des services à thé japonais magnifiquement bien ouvragés. Certains étaient fleuris d'autres étaient plus sobre. Elle observa chacun d'eux un à un et avec attention avant de se décider pour un service avec des fleurs roses sur fond blanc et tout le matériel qui allait avec. Ce n'était pas le plus chers mais le plus joli à ses yeux et elle comptait bien l'offrir à ses parents. Elle tendit un billet à la vieille femme.

- Gardez la monnaie.

La vendeuse emballa alors délicatement chaque tasse et la théière pour qu'elle puisse transporter le tout sans craindre que le tout se casse et partit en adressant un grand sourire à la femme.

Elle slalomait entre les différents stands et s'arrêtait pour observer le contenu de certain. Elle s'ennuyait mais ça lui faisait du bien.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Dim 14 Déc - 22:11
Il y avait trop de monde. Beaucoup trop de monde. Comme si les gens n’avaient d’autre envie que de s’agglutiner les uns contre les autres pour fêter la venue de cette fête hivernale. Dans l’esprit de Nowaki, hiver rimait avec neige, blanc, silence, froid… En un mot, avec rien de ce qui ne l’entourait, car entre les corps qui l’entouraient, et les stands proposant divers aliments chaud, le jeune japonais avait presque envie d’ouvrir son manteau dans l’espoir de se rafraichir un peu.

A moitié plongé dans ses pensées, le jeune musicien faillit ne pas voir l’homme qui faillit entrer dans sa sœur. Faillit, car il n’en eu pas l’occasion, Minoru ayant déjà agit, l’agrippant par le col, et le fusillant du regard.
Il n’était pas difficile de voir que le musicien n’était pas un grand sportif. Les quelques muscles qu’il possédait relevant plus du temps passer a faire du violon et a cavaler derrière sa jumelle, que des leçons d’escrime et de tirs qu’il avait suivit avec les clubs proposés en Angleterre, préférant s’entrainer tous seul au violon. Nowaki ne possédait donc pas une grande puissance musculaire, mais ce n’était pas le genre de chose qui le dérangeait-très peu de chose ayant cet effet là- et ne s’était surtout jamais senti complexé par cela.
Pourtant, il ne pu retenir le sentiment d’admiration qui l’envahit lorsqu’il vit l’action de son cousin. Vif, rapide, précis et puissant. Si le japonais avait eu à résumé ça en un seul mot, il aurait choisit « magnifique ».

Son esprit encore dans l’action de son ami, il ne remarqua pas la fuite de l’inconnu, se concentrant sur le visage de son cousin, puis sur le chemin qu’ouvrait pour eux leur lutine vers le stand de takoyakis. Effleurant simplement son épaule de sa main libre, sachant que son cousin, tout comme lui, n’était pas friand des contacts, laissant échapper un léger murmure.

« Pourquoi est-ce que je m’inquiète encore pour Juliet ? » demanda-t-il presque imperceptiblement tandis qu’un petit sourire, destiné uniquement à son cousin, éclairait son masque d’impassibilité.


Sourire qui s’effaça aussitôt lorsque la main de Juliet lâcha la sienne, et qu’elle fut projetée au sol, remplacé pas cet éternel visage neutre et blasé qui semblait gravé sur ses trait, mais dans lequel il était pourtant aisé de lire l’inquiétude.

« Ju… ! commença-t-il a s’exclamer, se précipitant vers elle pour l’aider a ce relever, avant d’arrêter son geste, un  inconnu l’ayant précédé, finissant sa phrase en un murmure, …liet… »

Malgré le sourire que sa sœur lui adressa, le jeune homme ne put s’empêcher de s’approcher, son anxiété ayant presque disparut, l’interrogeant néanmoins du regard, sachant pertinemment qu’elle était du genre à prendre sur elle pour ne pas embêter l’inconnu, et ne pas les inquiéter, car si ils suivaient docilement la jeune Anglaise, celle-ci serait sans doute transformée en simple paquet si elle faisait quelque chose de nuisant pour sa santé, en livraison express pour le domicile des Shakespeare.

Il brossa le dos de sa sœur pour chasser les traces de poussières qui s’étaient glissées sur son manteau lorsqu’elle était tombée, avant de se tourner vers le jeune homme qui l’avait aidé à ce relever, s’inclinant à son tour.


« Merci pour votre aide. » déclara-t-il de son habituel ton neutre, sérieux et froid.

Il se redressa ensuite, droit comme à son habitude à côté de sa jumelle, détaillant légèrement l’inconnu sans pour autant vouloir paraître impoli.
Vraisemblablement japonais, il y avait néanmoins quelque chose en lui de plus occidental, bien que le musicien n’arrive pas à mettre le doigts dessus. Il semblait légèrement plus jeune qu’eux, mais une nouvelle fois, le jeune homme ignorait si il l’était vraiment, où si c’était une impression donnée par ses traits fin et son sourire lumineux.

Le musicien ferma finalement les yeux, se forçant à ôter sa main gantée de sa poche dans laquelle elle était retournée pianoter le chant de Noël que l’on entendait venir du stand de poussin sur leur droite sur l’écran de son IPod. Il regretta aussitôt sa seconde d’inattention, car maintenant qu’ils s’étaient tous stoppés au milieu du passage, ils étaient une cible facile pour les  passants, et le jeune japonais qui s’était légèrement reculé, ne tarda pas à en subir les conséquences.

« Excusez moi. » déclara-t-il en s’inclinant légèrement face à la personne qu’il avait heurtée, sans voir qu’il venait de laisser tomber son précieux IPod sur le sol.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Lun 15 Déc - 21:46
Le jeune homme déambulait dans le marché, le regard planté sur l'horizon, ainsi à chaque fois qu'il se faisait interpeller par un marchand il pouvait éviter de tourner la tête vers la voix pour ne montrer aucun intérêt envers celui-ci et cela lui permettait d'être plutôt tranquille sur quelques mètres, même si parfois il voudrait que cela dur plus longtemps.
Pourtant l'attraction autour de lui ne manquait pas et surtout des choses qui l'aurait sortit de sa torpeur pendant plusieurs minutes, il n'était pas curieux mais parfois certaine chose piquait son attention et ça aurait pu être le cas s'il ne s'était pas fermé à toute activité extérieur.
Allait savoir pourquoi mais il s'était rendu à un marché de noël sans avoir envie de s'arrêter à aucun stand et juste marcher sans vraiment de but, juste marcher.
Au moins il évitait toute collision se décalant à chaque fois qu'un personne menaçait de le percuter.
Parfois il y avait une bousculade mais il traçait son chemin sans se préoccuper de la personne qu'il venait sans doute d’amocher à cause de sa force sans lui présenter aucune excuse. 
De toute façon même si il le faisait ça ne changerait rien à son existence alors il ne s'embêterait pas à le faire.

Les mains fourrés dans les poches et la tête recroquevillé dans on écharpe,il commençait à avoir un peu froid, rester trop de temps sous la neige ne lui plaisait pas trop.
Qu'est-ce qui lui plaisait d'ailleurs? Pas grand chose malheureusement. 
Il bailla comme pour montrer sa fatigue et son ennuis mais ne s'en plaignait pas vraiment puisque c'est lui qui avait décidé de venir ici.
D'un côté il assumait un peu sa propre envie ou peut-être sa propre bêtise. 
De toute façon comme cela avait déjà était annoncé il préférait être dehors qu'enfermé dans le pensionnat, c'était toujours mieux que rien.
Il était dans son monde et donc le plus serein du monde, enfin si serein pouvait vraiment le définir dans son état actuel...
Pourtant il ne semblait pas assez renfrogné car une personne vint lui tapoter sur l'épaule, et l'interpella de façon assez jovial, l'appelant par un prénom qui n'était pas le sien. 

-Enzo! 

C'était une jeune femme plutôt mignonne qui venait de le déranger pendant son instant de torpeur profonde.
Puis après s'être fait interpeller de manière si soudaine la personne se confondit en excuse devant lui, lui informant qu'elle s'était trompé de personne.
Elle s'inclina devant lui présentant une nouvelle fois ses excuses. 
Il l'a regarda inclinée comme ceci pendant une à deux minutes avant de soupirer.

-C'est pas grave. Tant que c'est juste une erreur.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Mar 16 Déc - 11:46
Le garçon n'était pas Enzo mais qu'est-ce qu'il était beau ! Haruko ne put empêcher encore une fois ni son coeur ni son esprit de s'enflammer.

"Nyah ! Il est trop mignon !"

Inconsciemment, elle dévorait du regard ce si charmant visage. Ces beaux yeux bleus d'une clarté dans laquelle on ne pouvait que souhaiter se noyer. Serait-ce le destin qui avait eu la bonté de mettre un si beau jeune homme sur son chemin ? Est-ce une force invisible qui l'avait conduite à poser son regard sur lui ? A accourir à sa rencontre ? Une rencontre fortuite fruit de méprise mais si sublime ! Serait-ce son jour de chance ? La magie de Noël ? La rencontre de sa vie ? Le grand amour ????

"C'est pas grave. Tant que c'est juste une erreur."

Son soupir si détaché donna l'impression à la jeune fille de tomber de haut. Alors n'est-ce là qu'un mauvais tour du destin qui se riait d'elle ? Un impossible et insurmontable amour à sens unique ? Comme la vie est cruelle ! Oui, s'il y avait quelqu'un à côté d'elle qui la connaissait assez bien pour deviner toutes les pensées insensées qui défilaient dans sa tête, sans doute cette personne l'assénerait-elle d'une claque à l'arrière de la tête histoire de lui remettre les idées en place et de la faire revenir à la réalité. Mais Haru n'avait pas d'amis pour faire ça, la seule personne qui la frappait ainsi était son frère mais de sa part elle avait du mal à l'accepter sans se vexer. Le meilleur ami de celui-ci s'y était essayé aussi, une fois, une seule ! Haruko avait failli l'étriper !

Bref, de retour dans l'instant présent, l'adolescente jeta un regard interrogateur à son interlocuteur :

"Tant que c'est juste une erreur ?" répéta-t-elle, se demandant ce qu'il avait bien pu vouloir dire par-là.

Voulait-il dire que si elle avait bel et bien été l'une de ses amies, il n'aurait pas apprécié qu'elle l'accueille aussi chaleureusement ? Ne serait-ce pas dommage ? Les amis sont là pour nous apporter de la chaleur et de la gaieté, non ? Quand elle voyait son frère au collège toujours si bien entouré de toutes une bandes de copains, ou même ne serait-ce qu'avec Seiichi et Kazeyama-kun, ils semblaient toujours tous si heureux et de bonnes humeurs, mais s'ils n'affichaient pas tous un sourire aussi radieux que Jota ou qu'ils ne parlaient pas tous aussi fort que Seiichi. Et le sourire de Kazeyama... Il se faisait plus discret mais tellement craquant ! Aaah... Lui aussi ce fut l'histoire d'un amour éternellement secret et à sens unique !

"Vous êtes tout seul ? s'étonna-t-elle légèrement de voir un jeune homme qui vraisemblablement n'était pas d'ici, se promener seul dans un endroit aussi convivial et familial que le marché de Noël. Excusez ma curiosité, mais vous n'êtes pas d'ici, n'est-ce pas ? Vous êtes à Tokyo pour les vacances ? Le Japon vous plaît ? D'où venez-vous ? Je peux vous demander votre prénom ?"

Haru plaqua soudainement sa main devant sa bouche réalisant qu'elle avait peut-être débité un peu trop de questions d'un seul coup.

"Excusez-moi, se ré-inclina-t-elle, je suis trop bavarde et impolie ! Je me présente, je me prénomme Haruko !"
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Mar 16 Déc - 14:09
"Ho Ho Ho ! Merry Christmas !"


"Il pourrait pas parler japonais le Père Noël ?! Attrape touristes! "

Aller les enfants, au suivant ! Un à la fois ! Non ! On ne tire pas les cheveux de celui devant pour le doubler ! Aller, aller, on se calme ! Tout le monde pourra s'asseoir sur les genoux du Père Noël !" accueillait joyeusement le gentil lutin du Père Noël chargé de surveiller la file des enfants qui patientaient pour aller rencontrer le Père Noël.

"Ils vont se calmer les mioches sinon le gentil lutin, il va leur mettre un coup de chausson à grelot dans le derrière !"

Yosh ! Je suis Seiichi Komatsu, alias Super Shuchi ! Ou encore le gentil petit lutin du Père Noël... Non, je ne porte pas des collants verts, des chaussons rouges à grelots et un bonnet assorti juste pour le plaisir ! Même s'il faut reconnaître que le bonnet me va bien... Bref ! Si je joue au lutin, c'est parce que mon père me l'a demandé ! Et non, je ne suis même pas payé... Je me ridiculise devant toutes les jolies lycéennes de Tokyo et pourquoi ? Des cacahuètes ? Je suis pas un éléphant ! Je préfère les chocolats !!!! Euh... En effet, là n'était pas le problème...

Le problème ! Je vais vous dire le véritable problème dans le fond ! Je suis un incompris ! Mes parents ne comprennent pas les blessures de mon coeur meurtri ! Non ! Non, je ne parle pas des pics qui me transpercent le coeur chaque fois qu'une jolie fille passe et se rit des mes collants et moi ! Mes cuissots musclés ne suffisent-ils donc pas à éblouir leurs yeux en demande de chair masculine ? Mais non ! Non, en effet, là n'est toujours pas le problème, le coeur même de l'incompréhension dont je suis l'accablé victime !

Mon père me demanda d'aider les actions de l'hôpital organisés à l'occasion des fêtes de Noël pour apporter un peu de bonheur aux enfants ! Une récolte de fond pour les enfants malades. Contre une petite pièce de la part des parents, les enfants peuvent monter sur les genoux du Père Noël, et l'argent collecté servira à acheter des cadeaux aux enfants hospitalisés qui ne pourront passer Noël chez eux. L'intention est belle, mais... Pourquoi moi ? Et encore, là, je fais le lutin, mais c'est que par moment, j'ai dû remplacer le Père Noël ! Bonjour le rembourrage pour que je ressemble à un gros bonhomme ! En plus, entre un mioche qui met le doigt dans l'oeil, un qui me tire la barbe avec l'élastique qui me cisaille derrière les oreilles, et le meilleur pour la fin : celui qui m'a fait pipi dessus !

Ah ! Je vous assure qu'heureusement que le jeu en vaut la chandelle ! Bien sûr qu'elle le vaut ! Et pour lui, mon magnifique chandelier, je triompherai de toutes les situations ! Mon père m'obligea à participer à me rappelant que je pouvais bien lui rendre service après le caprice que j'avais récemment fait. Un caprice ?! Mais c'est bien là que je dis que je suis un incompris ! Tout ceci n'a rien d'un caprice ! C'est une nécessité vitale ! Je ne pourrais survire de le savoir si proche et pourtant si loin !

A partir de la semaine prochaine, je change d'établissement scolaire ! Oui, en plein milieu de l'année et sans même avoir été renvoyé du précédent ! Mes parents n'envoyaient pas l'intérêt et pourtant l'intérêt à un nom très simple : Jota !!!!


OUI ! JOTA ! MON JOTA ! JOTA-KUN ! JOTA-CHAN ! JOTA-SAMA EST DE RETOUR !!! Et il vient vivre à Tokyo ! Comment aurais-je pu imaginer vivre plus longtemps sans lui ? Comment en aurait-il pu être autrement que je rejoigne à tout prix le même établissement scolaire que lui ? IMPOSSIBLE ! J'ai usé de tous mes arguments et de tout mon charme auprès de mes parents ! Je leur ai promis qu'avec lui mes notes allaient enfin remontés ! Enfin, si mon bulletin scolaire n'avait jamais été mirobolant autant dire que mes notes étaient chaque année un peu plus en chute libre depuis que j'avais été séparé de mon dieu vénéré !

J'ai fini par obtenir gain de cause, même si je dois sacrifier ma fierté - ma soeur aînée dit que je n'avais plus grand chose à perdre de toute façon, la mauvaise langue ! -, je suis prêt à tout pour retourner à ses côtés ! Qu'importe que je doive faire le guignol dans une tenue bariolée sur la place publique ! - Là, c'est ma soeur cadette qui dit que ça ne change pas beaucoup de d'habitude, la langue de vipère !

C'est ainsi que vous me retrouvez là sous vos yeux à cavaler dans tous les sens, sautant, sautillant, me dandinant au son des grelots sur le stand du Père Noël. Le sourire jusqu'aux oreilles, tantôt je fais passer les enfants, tantôt je leur donne un bonbon à la sortie - enfin plus maintenant parce qu'ils m'ont surpris en train de manger un bonbon sur deux... Bah quoi ?  J'ai pas le droit à une petite récompense moi aussi ? -, ou à m'avancer au-devant du stand pour inciter les gens à venir faire un petit geste.

Je fais le pitre, je parle fort et devant tout le monde, oui, même si je dois porter des collants, au fond, j'adore ça !
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Sam 20 Déc - 19:04
Event terminé, rp balisé [EVENT] et déplacé dans PARC


Les okanes ne comptent plus double. Le rp restera ouvert jusqu'à ce qu'il soit terminé, ou jusqu'à ce qu'il n'obtienne plus de réponses.


Bon jeu.

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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Dim 21 Déc - 23:49
En fait, quand j'ai essayé de me laisser entraîner par la foule, pour ne pas leur faire honte, Juliet m'a retenu, et m'a adressé son éternel sourire. J'sais pas pourquoi, sur le coup, ça m'a fait rougir, alors j'ai détourné le regard vraiment gêné. C'était la première fois qu'on m'retenait, et qu'on m'remerciait en fait. J'me suis senti tout bizarre, mais j'ai juste baissé les yeux, mal à l'aise, mais pas dans l'mauvais sens hein. Au contraire. Puis, j'ai croisé le regard de Nowaki, quand j'ai senti que j'avais récupéré le contrôle de la couleur de mon visage. J'savais qu'il dirait rien, même si il était contre ce que je venais de faire, cependant, j'lui ai adressé un signe de tête, très léger. J'voulais pas paraître désagréable, mais j'savais pas vraiment sourire en fait. Enfin, du moins, pas sur commande comme Juliet qui avait une facilité étonnante à afficher des rictus plus que parfaits... Quand j'étais plus ou moins dos à Nowaki, alors qu'on allait chercher des Takoyakis, qui m'éviteraient de m'auto digérer entièrement, mon cousin a posé sa main sur mon épaule. Enfin, à peine quoi. Je me suis retourné vers lui, le fixant dans les yeux, d'un regard plutôt imposant malgré moi, et il m'a demandé pourquoi il s'inquiétait encore pour Juliet. J'ai lâché la main de la jeune femme, pour me tourner vers Nowaki, et j'ai appuyé chacun de mes indexs sur le milieu de ses joues, sans pour autant lui faire mal.

« Tu t'en rappelles de ça ? » j'ai juste demandé. J'lui faisais ça tout le temps quand il était p'tit.
« Si oui, tu dois aussi te rappeler de la promesse que je t'ai faite. » J'ai ajouté, toujours sur un ton léger, presque amusé.

Bah quoi ? Il n'y avait que dix ans que je lui avais promit que je les protégerai jusqu'à la fin de ma vie, parce qu'ils étaient ceux qui me permettait de la garder après tout. Puis, Nowaki, il souriait, mais pas ces sourires faiblards de d'habitude, mais plutôt un vrai, et je me suis senti de nouveau gêné. J'ai enlevé mes mains de son visage, tout en le regardant dans les yeux, et je me suis tourné, de nouveau vers Juliet, et surtout... Le stand de Takoyakis. J'adorai ça, c'était vraiment ma nourriture préférée. J'pourrais en manger à tous les repas si j'm'écoutais. Mais bon, c'était les autres et mon porte feuille que ça gênait visiblement. Du coup, j'en profitai quand j'sortais, et généralement, y'en avait toujours un par-ci par-là.

Mais plus que les Takoyakis, quelque chose d'autre a attiré mon attention. Aussi incroyable que cela puisse paraître, parmi le brouhaha général, j'ai réussit à entendre un piaillement, mais pas n'importe lequel. Au non, c'était celui d'un poussin, voir même plusieurs, sans aucuns doutes. Et c'est là qu'elle s'est produite mon erreur, j'ai détourné mon attention de Juliet et Nowaki, pour chercher ces foutus poussins que je voulais vraiment voir, et en ramener un discrétos dans ma chambre, c'est pas Enzo qui ira cafter. Et là, c'est le drame. Enfin, j'exagère un peu. J'ai entendu un « Ju » puis un bruit sourd, et quand je me suis retourné, ma cousine avait disparue. Je l'ai cherché un moment avant de comprendre qu'elle se trouvait à mes pieds. J'ai donc baissé la tête pour la voir, lamentablement échouée sur les pavés du parc, tandis qu'un jeune garçon la relevait en se confondant en excuses. J'ai failli m'énerver, mais je me suis rappelé que j'étais avec Nowaki et Juliet, et que de toute façon, c'était trop tard. Puis, quand elle a affiché son sourire, je me suis retourné, pour être dos au groupe des trois personnes, alors que mon poing, au niveau de mon pouce était remonté jusque sous mon nez, et que je rigolais très discrètement, de façon à ce que personne ne pouvait le deviner, si ce n'est Juliet et Nowaki. On aurait pu croire que je toussais. N'allez pas chercher pourquoi j'étais si pudique envers toutes ces marques de « douceur », car même moi je ne savais pas. C'était venu avec le temps. En attendant, je ne m'attendais certainement pas à trouver Juliet par terre !

Au bout de quelques instants, je me suis calmé, et je me suis retourné vers Nowaki et Juliet, et l'inconnu, alors que mon cousin époussetait le dos de la jeune femme. Je n'étais pas prêt de trouver ces foutus poussins, ou de manger mes takoyakis décidément. 

« Dites, vous n'avez pas vu des poussins ? » j'ai demandé à l'inconnu froidement. Je voulais les voir, mais je ne voulais pas être sympa pour autant.

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
I made a mistake. I fell in love.
I fight against my demons. I fight to don't love anyone. I lost a fight, and with, I lost my soul. She left me, and she broke my heart. I can't make sense anymore. Now, I'm dead.by lizzou.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Lun 22 Déc - 11:44
La jeune fille à laquelle j’avais tendu la main exposait un sourire radieux. Dans ma tête, je ne pus m’empêcher de m’amuser à la comparer à l’étoile du berger au milieu de ce troupeau de moutons formés par la foule des passants piétinant dans les allées du marché. Alors, ces deux-là seraient les chiens, non pas de garde pas de berger. D’ailleurs, finalement, peut-être n’étaient-ils pas aussi féroces qu’ils pouvaient en avoir l’air au premier abord. En tout cas, ils ne montrèrent ni les dents, ni les poings en guise de première réaction. Comme quoi, il ne faut vraiment pas juger les gens aux apparences. Parfois même, ce sont plutôt ceux dont on se méfierait le moins dont on devrait se méfier le plus. Il semble que lorsqu’on appartient à la famille Kaïto, c’est une règle qu’il ne faille jamais négliger.

Alors que c’était elle qui venait d’atterrir les fesses par terre, l’occidentale si souriante me demanda en retour  si je n’avais pas de mal non plus. Je lui répondis chaleureusement, d’un ton légèrement riant :

« Merci, je vais très bien ! Je n’ai pas peut-être pas l’air très résistant mais une jolie plume qui me blesserait. Du moins, pas de cette façon ! » ajoutai-je avec une pointe de malice et un petit regard en coin.

Non, je ne draguais pas. Mon attitude était bien trop flagrante pour que ce soit le moindre flirte, au contraire, je m’en amusais plutôt ouvertement. De plus, rien ne me disait que l’un des deux garçons ne soient pas son petit ami, voire pire, son frère. Car oui, en tant que frère, nous sommes parfois encore plus protecteur et possessif qu’un petit ami. Je suppose que ça dépend des personnes, mais j’avoue que même-moi, je n’approuve pas trop que des garçons draguent ma soeur. D’autant que je ne la connais que trop bien et que je sais qu’elle a un véritable coeur d’artichaut… Cette fille est une catastrophe ! Quoique en l’occurence, à en juger par le physique, l’éventualité de la fratrie semblait assez peu probable.

Et justement, l’un des deux, le plus petit de quelques centimètres et à la silhouette moins imposante d’une manière générale, ne perdit pas de temps pour venir s’inquiéter de la jeune fille. « Ju » avait-il prononcé, un bref instant que mes oreilles avaient capté. Pendant ce temps, le second parut pris d’une quint de toux et s’en retourna pour se cacher, la main devant sa bouche. Les passants eurent pour réflexe de s’écarter pour éviter les microbes. Les yeux de certains le fixaient même de sorte à ce que l’on aurait pu croire qu’il était l’incarnation de la peste. Bon retour au Japon. Conséquence de mon expérience européenne, ces gens me donnèrent presque envie de faire semblant de leur éternuer dessus par mégarde. Je me retins mais ce ne fut pas l’envie que me manqua.

Le premier des  deux bruns, après avoir épousseté le dos de demoiselle s’en retourna vers moi. Je lui souris alors. Je n’en attendais pas autant de sa part en retour et n’en reçut effectivement pas. Ce n’est pas comme-ci j’allais me vexer pour si peu. Dans mon entourage familiale, la « chaleureuse famille Kaïto », on peut dire que j’avais l’habitude que les gens tirent la tronche toute la journée. Dans un sens, ce n’était pas plus mal à partir du moment où on sait à quel point leur sourire sont hypocrites ! Le mien ? Oui, j’ai conscience que cet un atout bien utile dans la vie, mais je n’ai jamais eu l’impression de spécialement le forcé, en tout cas pas dans une situation comme celle-ci. Suis-je spontané ou hypocrite et manipulateur de nature, inconsciemment comme si c’était inscrit dans mes gênes ? Je tenterai à répondre en faveur de la spontanéité mais parfois il est difficile de prendre mesure de son inconscient.

Le garçon en question s’inclina donc face à moi en retour avec un solennel si conformément japonais aurais-je envie de dire. Sincèrement, le sourire qui s’affichait sur mes lèvres, quoi que je fasse, je ne pouvais le réprimer. Au fond, je devais trouver un air comique à toute cette scène. Serions-nous en train de jouer une pièce burlesque ?

« C’est tout naturel, rétorquai-je aimablement au garçon avec un ton plus chaud que le sien, avant de me tourner à nouveau la tête vers la jeune fille. Je devrais peut-être également apprendre à ne pas m’arrêter subitement en plein milieu du chemin ?! »


La voix du troisième s’éleva alors. Je reportai mon regard vers lui. La fraîcheur caractéristique de mon visage ne le quittant pas, une lueur d’étonnement pointa dans mes yeux. Ils étaient amusant tous les trois. Ils donnaient vraiment l’impression que les deux garçons avaient fait le don de leur sourire et de leur chaleur à la jeune fille pour qu’elle rayonne tel un soleil. Cependant, la « brute » aurait-elle un coeur tendre ? J’avoue que je ne m’attendais pas à ce qu’il me parle des poussins, mais après tout pourquoi pas ! Nous avons tous un peu de tendresse au fond de nous.

« Je ne l’ai pas vu, mais je les ai entendus. Ils doivent être par ici, indiquai-je un stand non loin de là, encore dissimulé par la foule. D’ailleurs, en vérité, ce sont eux les véritables coupables ! C’est parce que je les ai entendu que je me suis arrêté si soudainement ! »

Je passai une main derrière main avec un sourire presque embarrassé. Soudain, je ne sais pourquoi, mes yeux se dirigèrent vers le sol, juste à temps pour…

« Attention ! » m’empressai-je de stopper une personne en la bousculant légèrement.

Je me baissai aussitôt pour ramasser ce que je venais de voir sur le sol tandis que l’homme que j’avais dérangé me jetai un regard mécontent. Je m’inclinai alors pour insister sur mes excuses. L’homme s’en contenta et continua son chemin. Je me retourna ensuite vers les trois jeunes que je venais de rencontrer, et plus particulièrement vers le plus frêle des deux bruns qui se tenait alors juste à côté de moi et ouvrit ma maint pour y révéler ce que j’abritai au creux de ma paume.

« Est-ce que cet ipod appartient à l’un de vous ? »

En effet, son propriétaire était bien l’un d’eux et je le lui rendis donc. A présent, nos chemins allaient-ils se séparer ? Allions-nous nous rendre tous ensemble en direction des fameux poussins ? Ce fut alors que j’entendis ce bruit si reconnaissable et traître : un gargouillement ! Mes yeux se dirigèrent vers la personne dont l’estomac venait de manifester ainsi son mécontentement. Je ris, puis, une idée me vient en tête.

« Puis-je t’offrir quelque chose à manger pour me faire pardonner ? J’ai aperçu un stand de takoyakis un peu plus loin. »

Je me tournai vers les deux garçons.

« Évidemment, je propose également de vous inviter ! »

J’attendais leur réponse, prêt à insister pour qu’ils acceptent même quelque chose me disait que ce ne serait probablement pas nécessaire. D’un coup d’oeil au loin, on pouvait deviner que tout le secteur du stand de takoyakis semblait saturer. S’y rendre seul serait sans doute plus aisé qu’en groupe qui ne cesserait d’être séparé. Avec un point de rendez-vous facilement accessible et repérable, tel que le stand du Père Noël qui rencontrait les enfants par exemple, j’étais tout à fait prêt à me rendre seul au stand, commander à manger pour tout le monde et retrouver les trois autres ensuite. Si je tapai l’incruste ? Peut-être, dans un sens, mais disons qu’il y a l’art et la manière de le faire qui font qu’on est apprécié ou au contraire considéré comme un boulet  ; mais si on ne tente rien, on reste un solitaire isolé éternellement.

Si j’oubliai qu’à l’origine j’étais là pour un tout autre rendez-vous ? Oh ! Ma soeur pensera probablement à venir me chercher dans un lieu évidemment comme le stand du Père Noël. Quoi que… On parle de Haruko là …
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Lun 22 Déc - 20:58
Son regard océan planait sur la jeune femme en face de lui, qui semblait le dévorait du regard bien que ça ne le gênait pas plus que ça il faisait du sur place avec ses pieds dû au froid, car restait sur place à attendre on ne sait quoi d'ailleurs ça refroidissait le corps. 
Il recroquevillé de plus en plus sa tête dans l'écharpe blanche qui entourait son cou à la recherche d'un peu de chaleur pour pouvoir survivre à cette stagnation. 
D'ailleurs on se demande pourquoi il reste ici a écouter son interlocutrice qu'il ne connaissait pas le moins et qu'il n'écoutait que d'une seule oreille.
Les gens passaient à côté des jeune gens sans faire attention, mais après tout ils avaient autre chose à faire que de s'attarder sur ce genre de situation. 
D'ailleurs Ethan aurait était de ces personnes là, il préférait passer son chemin sur chaque situation qui pouvait se produire pour être sur de ne pas être impliquer dans tout ça et ne pas être dérangé, c'était la meilleure chose à faire pour lui. 
Pourtant là il ne pouvait pas vraiment ignorer cette situation puisqu'il était impliqué dedans, même si il avait simplement ignorer la jeune femme il aurait était dérangé. 

C'était la raison de pourquoi il restait simplement devant elle au lieu de lui tournait le dos et de l'ignorer, ce n'était pas par politesse qu'il restait, ça ne lui viendrait même pas à l'esprit.
De toute façon c'était vite vu, depuis environ son arrivée au marché il s'était ennuyé comme un rat mort et ne cherchait même pas à trouver quelque chose pour ne plus s'ennuyer d'ailleurs mais maintenant ce n'était plus la même chose, ça lui passait au dessus de la tête.
En effet maintenant ce n'est pas qu'il s'amusait comme un fou ou même qu'il trouvait la situation divertissante mais il ne s'ennuyait plus comme un rat mort mais comme un rat vivant, il y avait une petite amélioration tout de même.
Il l'a regardait lui parler sans porter vraiment attention sur les mots qu'il pouvait entendre et tout ce qu'il pouvait dire ce que ça sonnait comme des questions. 

Il entendit vraiment un seule question, elle portait sur l'envie de la jeune femme de savoir son nom puis comme si elle se rendait compte que le surplus de question pouvait être gênant, enfin pour une autre personne en tout cas pour sa part il n'y prêtait pas attention, et elle s'excusa de nouveau en s'inclinant comme il y avait à peine deux minutes.
Il répéta les même geste à la regarder incliner, mais cette fois sa réponse ne serait pas là pour simplement s'éloigner le plus vite possible, après tout maintenant il s'ennuyait comme un rat vivant. 
Il lui répondit de sorte à ce que la conversation puisse éventuellement continuer après ça.

-Ethan. Ethan Quinn. Je suis occidentale et j'étudie dans un pensionnat.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Sam 27 Déc - 12:07
Juliet était soulagée, il y avait eu plus de peur que de mal. Personne n'avait été blessé, et c'était tant mieux. Le jeune homme en face d'elle semblait même s'amuser de la situation en usant de l'humour. Elle, une plume ? Il ne fallait pas exagérer, mais la métaphore était belle. Avant qu'elle ne s'en rende compte, Nowaki était aux petits soins pour elle, essayant de dépoussiérer le pauvre manteau, vraie victime de cette petite bousculade. Se tournant vers lui, elle allait le remercier tout sourire lorsqu'autre chose attira son attention. Minoru s'était détourné d'eux et cachait le bas de son visage de son poing, prit de légers soubresauts. Il riait ? Mais pourquoi explosait-il de rire comme ça ? Enfin, c'était tellement rare de... Mais il se moquait d'elle le bougre ! Alors la voir les quatre fer en l'air était amusant, hein ? Un sourire sincère vint se loger sur le coin de ses lèvres, signe d'amusement accompagné d'un regard tendre. Dire qu'il suffisait d'une maladresse pour le dérider ! Enfin, il n'empêche qu'elle se vengerait gentiment de cette moquerie, non mais ! Privé de takoyakis pour la peine ! Ça c'était de la punition ! 
 
Son frère remercia pendant ce temps là l'inconnu poliment ou plutôt froidement, mais il ne fallait pas mal le prendre, il avait toujours usé de ce même ton neutre. On s'y habituait vite, et puis, il fallait prendre les gens tels qu'ils étaient. On n'allait pas forcer tout le monde à sourire et paraître joyeux ! Sinon, Nowa et Mimi étaient mal barré... Le jeune homme, une fois après avoir répondu à son jumeau se tourna de nouveau vers elle et lui répondit une phrase qui lui semblait signifier que lui aussi avait une part de responsabilité dans l'histoire. L'adolescente lui répondit sur un ton enjoué tout en souriant.
 
"Je crois que nous devrions tous les deux faire plus attention si on ne veut pas finir avec l'étiquette de danger public !"
 
Bien sur, elle plaisantait, et on le comprenait au ton de sa voix. Mais elle n'avait pu garder cette plaisanterie idiote pour elle. Et à vrai dire, elle ne le regrettait pas parce qu'elle n'avait pas à avoir honte. La voix de Minoru s'éleva dans l'air et Juliet rit légèrement en entendant sa demande. Il cherchait des poussins ? Bien sur, elle savait qu'il aimait ces petites choses, mais demander à un inconnu s'il n'en avait pas vu, elle n'en aurait jamais cru son cousin capable. Pas qu'il soit trouillard ou honteux, juste qu'il n'était pas très loquace, alors s'adresser en plus à quelqu'un qui ne le connaissait pas et qui venait de la bousculer... C'est qu'il tenait vraiment à les voir ! Et en soit, c'était vraiment trop mignon ! Le pire, c'est que le beau brun les prenait pour coupable de leur altercation ! Cette discussion tournait vraiment au n'importe quoi et pourtant, c'était plus risible qu'autre chose. 
 
"Il va falloir arrêter les poussins pour "risque d'embouteillage sur la voix public" dans ce cas alors !" répondit Juliet à moitié entrain de pouffer.
 
Mais elle n'eut pas le temps de rire que l'inconnu se jetait presque sur un passant, l'empêchant de faire un pas de plus. On pouvait dire qu'elle avait été surprise, la jeune fille s'était littéralement pétrifiée, supposant une autre "catastrophe". Le jeune homme ramassa alors quelque chose au sol avant de s'excuser promptement. Que lui avait-il prit ? Avait-il fait tomber quelque chose de valeur ? Même pas, c'était l'ipod de Nowaki ! Son précieux bien qu'il emmenait partout avec lui ! Heureusement qu'il était là dis donc. En même temps, une poche de manteau était loin d'être un endroit sure pour un objet quelconque ! Mais bon, la demoiselle ne dirait rien à ce sujet, cette vieille habitude était de toute façon bien trop encrée en lui pour qu'il la change maintenant. Elle allait donc remercier le bel asiatique mais elle n'eut le temps. Il venait de prendre la parole et leur proposait des takoyakis gratos. Si l'attention était des plus gentilles, elle ne pouvait cependant accepter l'offre. Cependant, qu'il fasse la queue tout seul plutôt qu'ils y aillent tous ensemble était bien plus intelligent. Et elle n'était pas sure de pouvoir emmener Nowaki à ce stand bondé...


"Dans ce cas, j'accepte l'offre avec plaisir ! Cependant, je ne peux accepter que tu payes pour nous, alors je te rembourserais la somme que je te dois quand tu reviendras !"


Il ne fallait pas abuser de la gentillesse des autres. Et bien que l'idée de se faire offrir quelque chose soit tentant, il ne fallait pas qu'elle cède. Elle décida donc de prendre la fuite pour qu'on ne puisse pas discuter son choix d'avantage.


"On se donne comme point de rendez-vous le stand du père noël ? Ça vous va ? Dans ce cas je pars devant ! Je te laisse voir avec les garçons ce qu'ils veulent."


La jeune fille leur sourit une dernière fois avant de disparaître dans la foule, comme avalée par cette marée humaine. Elle arriva bien vite au stand en question, sur lequel un jeune de son âge, tel une pile électrique, bougeait dans tous les sens, dans son costume vert et rouge de lutin. Cependant, un petit enfant prétentieux semblait ne pas vouloir entendre raison, et était à moitié entrain de l'escalader pour pouvoir lui voler son bonnet à clochettes. Une idée lui vint en tête, complètement folle, mais avant de réfléchir aux conséquences, elle la mit en pratique. Attrapant le bonnet du pauvre lutin juste avant que l'enfant n'y parvienne, elle le plaça sur sa tête, leur sourit tous les deux, incita le gosse à aller voir le père noël en le poussant légèrement, puis se mit à courir dans le sens inverse. Pourquoi courir ? De peur que le gamin ne la suive ? Oui, mais le problème était que tant qu'il resterait sur le stand, l'adolescent de son âge ne serait pas tranquille. Il fallait donc s'éloigner deux ou trois minutes, le temps qu'il dégage avant de pouvoir revenir. Seulement, au lieu d'expliquer le fond de sa pensée, au moins au principal concerné, la voila désormais entrain de courir dans tout le marché de noël, un lutin aux trousses, avec son chapeau sur la tête ! Bien Juliet, bien !
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Sam 27 Déc - 16:19
 « Joyeux Noël ! Joyeux Noël les enfants ! m’exclamai-je gaiement en sautillant sur le stand. Venez vous asseoir sur les genoux du Père Noël ! Pour chaque commande passée auprès du Père Noël, c’est un cadeau qui sera offert aux pauvres enfants que ne peuvent pas se déplacer jusqu’ici ! N’ayez pas peur ! »

Alors que je m’apprêtai à sautiller une nouvelle fois de plus, je sentis une résistance me retenir au niveau de l’un des pans de ma tunique toute de rouge et de vert. J’arrêtai donc mon geste et me retournai : personne. Je baissai les yeux. Un petit enfant était là, ses doigts agrippés à mes vêtements et il me regardait fixement de ses yeux grands ouverts, presque digne du Chat Potté de Shrek.

« Tu veux aller voir le Père Noël, mon petit ? » lui dis-je en gazouillant gateusement.

« Poney ! » répondit alors l’enfant.

« Poney ? répétai-je incrédule. Ce n’est pas à moi mais au Père Noël qu’il faut passé ta commande ! »

Eh ben, ses parents vont casqués à celui-là s’il commence déjà à demander un poney à cet âge. Je pensais m’en être débarrassé mais non, il ne me lâcha pas pour autant.


« Poney ! » répéta-t-il toujours en me regardant fixement.

« Quoi Poney ? Il veut quoi Poney ? Il y a pas de Poney ! » commençai-je à m’impatienter.



Ce n’est pas que je n’aime pas les gosses, mais depuis que je suis sûr ce stand, on peut dire que j’en ai eu ma dose de ces mioches pourris gâtés et mal élevés.

« Poney ! Poney ! Poney ! Poney ! » répéta-t-il encore en sautillant sur ma place et en désignant du doigt de sa main libre le dessus de ma tête.

Je le regardai avec une moue perplexe caricatural. Mais qu’est-ce qu’il me veut celui-là à la fin ? J’ai une tête de poney c’est ça ? Et c’est alors qu’un grelot tinta à mes oreilles. Ooooh ! J’ai compris !

« C’est pas un poney mais un bonnet ! Baka ! Et c’est le mien ! » lui dirais-je alors la langue.

Non, je ne suis pas aussi gamin que ce gamin ! C’est lui qui a commencé d’abord ! Et apparemment, il a pas fini ! Il s’agrippa à moi en tentant d’escalader ma jambe toujours une main tendue vers le haut dans l’espoir de pouvoir me voler MON bonnet !

« Poney ! Poney ! Poney ! »

« Je te dis que c’est un Bonnet ! Et je ne te le donnerais pas ! Non ! Lâche ! Stop ! Arrête ! Lâche-moi vilain termite ! Ça suffit ! » essayais-je vainement de m’en débarrasser.

Mais que font ses parents ??!

Et puis, se produisit alors une intervention que je n’avais pas vu venir, mais dont je me serais bien passé. J’eus l’impression de voir l’ombre d’un bras se tendre dans ma direction, je vis les yeux de l’enfant s’écarquillé et l’instant d’après, je me sentais dénudé. Mon Bonnet ! On venait de me voler MON BONNET ! Je tournai vivement la tête, les yeux exorbités, les narines presque fumantes et je vis une adolescente, mon précieux entre les mains. Un sourire et puis s’en va, la voilà qui s’enfuit en courant emportant mon précieux avec elle. L’enfant fond en larmes bruyantes et je me lance à la poursuite de la voleuse qui se faufile dans la foule du marché.

« Woh ! Eh ! Reviens ici ! Rends-moi ça ! C’est à moi ! C’est mon bonnet ! »

Je fonçais tel un aigle pas royal au coeur des passants, tentant tant bien que mal à me frayer un chemin.

« Pardon ! Poussez-vous ! Pardon ! Laissez-moi passer ! Poussez-vous, excusez-moi ! Poussez-moi, excusez-vous ! »


/BLAM/

Sérieux, il fallait vraiment qu’il y ait un c*n pour écouter ce que je disais et le prendre au pied de la lettre ? Par chance, j’avais réussi à rétablir mon équilibre avant de m’aplatir sur le sol comme une crêpe, mais c’était moins une ! J’allais reprendre ma course effrénée quand :

« Lutin ? » entendis-je une petite voix d’enfant non loin de moi qui me désignait alors avec curiosité.

« Non, pas Lutin ! Lutin occupé ! Lutin en pleine mission de la plus haute importance ! Lutin courir ! » débitai-je précipitamment avant de reprendre ma course.

J’avais perdu la voleuse de vue mais je me suivais les regards étonnés des passants qui laissaient penser qu’ils avaient dû croiser une folle en train de courir. Hors de question que je la laisse s’en tirer comme ça ! Il fallait que je trouve un moyen de la ralentir !

« Au voleur ! Au voleur ! Elle a volé mon bonnet ! Au voleur ! » m’écriai-je tout en continuant à courir aussi vite que possible.

/BLAM/

Eh ! Mais cette voix, j’ai pas dit de me pousser ! Ah ? Mais peut-être était-ce moi qui venait de percuter de plein fouet le jeune homme qui gisait actuellement par terre sous mon poids me servant de matelas pour amortir ma propre chute.

« Shuchi ? » entendis-je alors une voix féminine familière dans mon dos.

Je me redressai en tirant mon matelas made in Europe ou un truc comme ça afin de l’aider à se relever sans lui demandé s’il voulait mon aide. Une claque sur l’épaule pour lui signifier « Aller, t’es un robuste, mon gars ! Tu m’en veux pas, hein ?! », puis je me retournai vers la fille.

« Ah ! Ruko-chan ! Qu’est-ce que tu fais là ? »

Je regardai tantôt l’un tantôt l’autre.

« Oh ! Tu es en rendez-vous top secret, c’est ça ? C’est lui ton amant américain qu’on a vu dans le presse ! »

Je me tournai alors vers lui, le tout sans jamais laisser un seul instant ni à l’un ni à l’autre d’un placé une main.

« Yosh ! lui lançai-je agrémenté d’un geste de la main partant de mon front vers l’avant. Enchanté ! Prenez soin de Haruko-chan même si elle cumule plusieurs copains en même temps ! »

Et comme je sentis le coup venir, je me planquais aussitôt derrière ce gars pour éviter de me faire frapper, ou pire de recevoir un coup de chaussure en pleine tête.

« Par contre, fais gaffe, elle est violente ! Là-dessus, bon courage mec ! Tchuss ! »

Je repartais sans qu’ils n’aient eu le temps de dire le moindre mot tel une tornade et voulut repartir à la poursuite de la voleuse. Sauf qu’avec ce petit interlude inattendu, j’avais totalement perdu sa trace. Peut-être aurais-je dû demander à Haruko et son copain s’il n’avait pas vu une folle voleuse et fétichiste des bonnets passés ? J’avançais d’un pas rapide sans plus trop savoir où je devais aller. Où est-elle ? Je m’arrêtai. Où suis-je ??? Il semblerait que je me sois vaguement perdu dans le marché de Noël… C’est alors que j’entendis dans mon dos.

« Lutin ? » émit une petite voix fluette d’enfant.



Je tressailli et me retournai tout doucement …

« LUTIN !!!! » s’exclamèrent alors une horde de bambins qui accouraient dans ma direction.



J’écarquillai les yeux et … :

« AU SECOURS !!!!! » pris-je les jambes à mon cou et me mis-je à courir dans le marché poursuivit par un troupeau d’enfants incontrôlables.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Sam 27 Déc - 18:41
Vraisemblablement, Haruko n’était pas tombée sur un interlocuteur très loquace. Elle se demanda si elle n’était pas en train de le déranger plutôt qu’autre chose et si elle ne ferait pas mieux de le laisser tranquille. En même temps, elle n’avait pas spécialement envie d’en rester là non plus. Elle était un peu curieuse et surtout, pour le moment, dans la totale incapacité de trouver qui avait bien pu lui donner cet étrange rendez-vous, discuter avec un inconnu était ce qu’elle avait de mieux à faire pour s’occuper. Qui plus est, maintenant qu’elle avait engagé la conversation et qu’il - Ethan ! Quel beau prénom que Ethan ! Sans doute n’aurait-il pu avoir de plus doux prénom pour convenir à son visage si craquant ! … Tu divagues encore ma pauvre fille ! - lui avait répondu, n’était-il pas de son devoir de l’entretenir à nouveau ? Si elle lui tenait la jambe ? Non, pas du tout ! Elle était polie, tout simplement. Et s’il désirait prendre congé, elle ne ferait - essaierait - rien pour le retenir et le saluerait aimable avant qu’ils ne se quittent. Or ! Pour le moment, il n’avait pas dit vouloir partir, donc oui, elle allait continuer à l’accaparer !

« Que tu sois un occidental, je crois que j’aurais pu le deviner ! en rit-elle doucement, le sourire aux lèvres. Quoi qu’il en soit, je suis enchantée de faire votre connaissance, s’inclina-t-elle légèrement de la tête par habitude culturelle. Je me prénomme Ha…Ruko ! se rectifia-t-elle au dernier moment. Je me prénomme Ruko ! »

L’adolescente passa sa main dans ses cheveux à l’arrière de son crâne comme pour évincer la maladresse qu’elle avait failli commettre. Elle ouvrit ensuite la bouche lorsqu’elle vit un éclair au tintement de grelots passés comme une flèche juste à côté. Un instant d’étonnement. Puis une voix qui hurle au voleur dans son dos. Une vague impression que cette voix puisse être familière. Pas le temps de réfléchir que sortit de nulle part, un lutin percute et s’écrase violemment contre Ethan. Ce dernier se retrouve étendu par terre sur le dos avec le lutin au-dessus de lui. Une petite minute… Ce lutin…

« Shuchi ?! » s’exclama-t-elle, stupéfaite, les yeux grands ouverts.

Les deux adolescents ne s’étaient pas revus en chair et os depuis plusieurs années et pourtant, même de dos, cela ne faisait aucun doute dans l’esprit de la jeune fille : un type affublé d’un costume de lutin avec une tignasse pareil ne pouvait être autre que Komatsu Seiichi, le boulet qui servait de meilleur ami à son sans-commentaire de frère ! Et pour se rétamer de la sorte sur quelqu’un en courant et hurlant comme un forcené dans le marché de Noël, il ne pouvait y avoir que lui également. La jeune fille passa une main sur son visage désabusé tandis que la catastrophe ambulante se relevait avec Ethan. Mais qu’est-ce qu’il fichait là celui-là ?! Et la pauvre n’était pas au bout de ses peines lorsqu’elle l’entendit débitée une série d’ineptie toutes plus invraisemblables les unes que les autres !

Un rendez-vous top secret ? Qu’est-ce qu’il raconte ? Son amant américain ??? MAIS QU’EST-CE QU’IL RACONTE CET IMBÉCILE ?! Haruko sentit le feu lui monté aux joues, ne sachant pas tant si ce qu’elle éprouvait était de la confusion extrême ou une furieuse colère ! Elle avait autant envie de se cacher sous terre que de l’étrangler ! Et c’est pas fini ! (Pire qu’un opérateur téléphonique célèbre dont nous évoquerons pas la marque pour éviter tout placement produit) Cet abruti en rajoute une couche !

« Même si elle cumule plusieurs copains en même temps ??? répéta-t-elle dans sa tête incrédule. Je vais le tuer !!! »

Comme s’il avait senti ou prédit l’aura meurtrière qui émanait de l’adolescente, Seiichi dit Shuchi l’avait devancé en se cachant derrière Ethan qui devait bien se demander ce qui était en train de se passer depuis quelques instants avec l’apparition en fanfare du lutin fracassin ! Ce dernier repartit aussi vite qu’il était apparu et il valait sans doute mieux pour lui, sinon, Haruko lui aurait probablement fait la peau. Elle fulminait intérieurement mais lorsque son regard vint à croiser à nouveau celui du bel Ethan, la pression redescendit d’un coup. Elle se sentit totalement vidée de ses forces. En vérité, elle était morte de honte. La jeune fille essaya d’esquisser un sourire assuré assez peu convaincant.

« Je suis désolée, je connais ce crétin par le biais de mon frère. Je ne avais pas vu depuis des années et apparemment il n’a pas changé. »

L’adolescente tendit la main vers le bras de son interlocuteur pour épousseter la manche de celui-ci.

« J’espère que tu ne t’es pas fait mal ? »


Sa main s’immobilisa ensuite et ses yeux rivés sur son bras, trop honteuse pour affronter le regard du jeune homme.

« Et, euh… Ne fais pas attention à ce qu’il a dit… Je n’ai qu’un petit ami et je ne sors avec personne d’autre… Komatsu est juste… Juste trop bête… » soupira-t-elle pour conclure ne trouvant d’autres mots pour essayer de qualifier et de justifier les propos absurdes du fameux lutin.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Sam 27 Déc - 19:22
L’une des différences majeures entre lui et Juliet s’illustrait dans la façon dont avait évolué la situation en moins d’une poignée de seconde. Si il avait été bousculé de la sorte, il aurait rapidement remercier la personne étant venue à son aide, avant de reprendre son chemin, essayant de sortir le plus vite possible de cette foule qui semblait se densifier à chaque instant.
Mais, sans la moindre timidité, sans la moindre gêne, ou a priori, la jeune anglaise qui les accompagnait-ou les trainait- au marché ne Noël, avait engagé la conversation, ignorant qu’ils étaient au milieu du passage, d’une foule déchainée par l’atmosphère pseudo romantique du Noël nippon.


Tournant légèrement son visage blanc vers le sol, le jeune musicien laissa échappé un soupire désabusé. Ça ne faisait qu’une poignée de minutes qu’ils étaient dans cette masse, et Nowaki se sentait déjà a bout de souffle, à deux doigts de demander à l’inconnu, ainsi qu’à sa soeur et son cousin, si ils ne voulaient pas continuer cette conversation dans un lieu où il y avait moins de passage. Prenant sur lui pour contrecarré cette habitude, et ce malaise qui commençait à l’envahir, il glissa par réflexe sa main dans sa poche, cherchant à tâtons son IPod, pour pianoter dessus comme à son habitude. Le jeune homme fut soudainement prit de panique, et plongea avec un brusquerie inhabituel sa main dans la poche de son manteau, essayant de retrouver dans le petit espace la trace de l’appareil, une idée qu’il ne voulait s’avouer dans un coin de son cerveau. Cherchant fébrilement dans son autre poche-il y avait très peu de chance qu’il se fut trompé, mais il préférait toujours savoir qu’il l’avait mit par erreur dans sa poche droite, plutôt qu’il ne l’ai perdu- ses iris obsidiennes caressaient le sol avec vivacité, à la recherche de son lecteur de musique.

Il allait abandonner ses poches pour concentrer toute son attention sur le sol, lorsque la voix de l’inconnu retentit brusquement le faisant se relever, détournant son attention de sa recherche pour la poser sur l’objet qu’il tenait au creux de sa main, et qu’il venait de sauver d’un souliers maladroits qui aurait tôt fait de le réduire en un irréparable puzzle d’écran et de petites pièces…

 « C’est à moi, déclara-t-il, un accent de soulagement dans sa voix neutre, tout en récupérant l’objet, avant de s’incliner une nouvelle fois devant le jeune homme. Merci infiniment. »

Il se releva à peine, qu’un gargouillement émergea du ventre de l’un d ses compères, provoquant le rire, et l’invitation du jeune homme, que sa soeur s’empressa d’accepter, à la plus grande joie de Nowaki. Il s’en voulait d’imposer ce désagrément à un inconnu, mais la perspective de rejoindre la queue devant le stand, au milieu de cette chaleur, de ces corps et de ces bruits lui faisait presque tourner la tête. D’ailleurs, les deux japonais eurent à peine leur mot à dire, l’anglaise était déjà partie, leur laissant seulement un point de rendez vous.
Le quatrième année ne prit pas la peine de cacher son soupire cette fois. Un point de rendez-vous pareil, venant d’elle, il aurait du s’y attendre. La connaissant, elle était aussi tout à fait capable de trouver un bonnet de père Noël pour elle. Cela ne dérangeait pas le jeune homme, tant qu’elle ne mettait pas la main sur d’autre pour qu’ils forment un ensemble.


 « Rien pour moi, merci.  déclina-t-il, avant de se tourner vers son cousin, attendant qu’il prenne la parole à son tour, avant de reprendre. Désirez vous que nous restions dans les parages pour vous aider si c’est trop chaud ou encombrant ? »

Le violoniste eu à peine le temps de finir sa question, qu’une rumeur se propagea dans la foule, et qu’un vide se créa pour laissé passer un lutin, poursuivant une silhouette bien connue, aux longues mèches châtains, et à l’immense sourire, coiffé d’un bonnet de lutin. Cette vision de sa soeur courant dans tout le marché de Noël, talonnée par un lutin auquel elle avait vraisemblablement volé le bonnet n’arriva même pas à surprendre le jeune homme, qui posait sur la scène un regard blasé, comme si ce genre de scène était parfaitement habituelle.

Comme si de rien était, il se tourna vers son cousin, son masque de neutralité toujours fixé sur ses traits de marbre, comme si il n’était pas animé par des muscles, mais qu’il avait été gravé il y a des années de cela par un sculpteur dans un bloc d’opale.

 « Je crois que nous avons le temps d’aller voir les poussins. » Déclara-t-il de son ton neutre et froid, une étincelle d'amusement dansant néanmoins dans ses prunelles d'onyx.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Dim 28 Déc - 20:45
Je commençai à m'agacer à être au milieu de cette foule, qui n'arrêtait pas de me bousculer, malgré les regards qui leur promettait la mort que je leur lançais. Ça m'saoulait la foule comme ça, ça m'faisait vraiment déboulonner. Mes mains sont devenus des poings, qui se sont serrés de telle sorte à ce que le sang ne passe plus dans mes deuxièmes phalanges, qui devinrent blanches sous cette pression.

En fait, je ne prêtai plus attention à la conversation. Ce n'est pas qu'elle ne m'intéressait plus, c'est juste que je commençais à me sentir partir dans une colère noire, alors je tentais de me détendre. Au final, Juliet est partie, et notre nouvelle connaissance nous a proposé d'aller faire la queue à notre place au stand de takoyakis. Des takoyakis !! Ouiiii ! Voilà ce qui me met de bonne humeur, tout de suite, je me suis senti bien plus vivant. Et ma colère s'est évacuée assez rapidement. De l'intérieur de ma veste, j'ai sorti quelques yens que j'ai donné à l'inconnu. Tant pis si il me volait.

« Prend pour toi aussi. » J'ai dit.

Quoi, pourquoi j'suis sympa ? Bah, déjà parce que j'ai pas trop le choix parce que Juliet se fait des amis à chaque fois qu'elle sort, et on est obligés de se les taper parce qu'elle est super avenante, et qu'elle sait pas refuser. Ensuite, Juliet crevait de faim, mais avec moi, il était hors de question qu'elle ne paye quoi que ce soit. Et pour finir, il allait faire la queue à notre place. Et j'aurai pu lui donner tous les yens que j'avais, ça n'aurait pas suffit à le remercier pour ce geste au final. Parce que  me retrouver parmi ces cons de japonais qui se marchent dessus, ne me donnait pas particulièrement envie... Il paraît que j'suis du genre pas sociable. J'pense que personne n'aurait pu le remarquer hein... Même un enfant d'maternel aurait d'viné qu'j'suis pas quelqu'un de commode. Au final, on a vu Juliet partir en courant poursuivie par un lutin. Moi j'étais prêt à partir après le type qui la poursuivait pour lui casser la gueule, mais Nowaki n'a pas bougé. Ce devait être normal alors. Elle se met toujours dans des situations plus étranges les unes que les autres... Tant qu'elle ne mettait pas sa vie en danger, ça m'était égal. Si elle s'amuse, c'est le plus important. Au final, Nowaki m'a proposé d'aller voir les poussins. J'ai tourné la tête brusquement vers lui. YES ! Et j'ai commencé à tracer, j'savais qu'il me suivait. J'me repérai parce que beaucoup de gens partaient avec des poussins par-là. Attends, c'est là ! 

« Trouvé. » j'ai simplement dit. Blasé ? On aurait pu le croire, mais en fait, j'étais totalement excité.

Pauvre poussins. Bientôt on pourrait leur mettre un bâtonnet dans l'cul pour les grailler tellement ils finiraient par être congelés. Au bout d'un moment, y'a une espèce de mec qui m'a foncé dessus, et qui m'a hurlé dessus. Pardon ?! Je l'ai toisé de haut en bas, avant de l'attraper par le col. C'est une blague ?! J'lui ai mit un coup de poing, j'étais trop irritable là, au milieu de cette foule. Il est tombé au milieu des passants qui se sont mit à crier. Ah, j'saigne du nez. Encore ? J'ai commencé à vaciller. Mais il me semble pas qu'il m'a frappé pour le moment. Non, oui ? Il s'est relevé, j'ai voulu le frapper, mais j'suis tombé à genoux avant que j'arrive à l'atteindre une nouvelle fois. J'ai un goût de sang dans ma bouche. J'me suis mit à tousser, et j'ai vu qu'y'avait du sang.

« Ah, ah, j'ai rien fait ! » s'est exclamé l'autre tapette avant de partir en courant.

On peut m'dire c'qu'il m'arrive ? J'crois qu'je comprends pas trop..

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
I made a mistake. I fell in love.
I fight against my demons. I fight to don't love anyone. I lost a fight, and with, I lost my soul. She left me, and she broke my heart. I can't make sense anymore. Now, I'm dead.by lizzou.
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