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"I wish you a Merry Christmas" (TOUS)

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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Dim 28 Déc - 20:45
Je commençai à m'agacer à être au milieu de cette foule, qui n'arrêtait pas de me bousculer, malgré les regards qui leur promettait la mort que je leur lançais. Ça m'saoulait la foule comme ça, ça m'faisait vraiment déboulonner. Mes mains sont devenus des poings, qui se sont serrés de telle sorte à ce que le sang ne passe plus dans mes deuxièmes phalanges, qui devinrent blanches sous cette pression.

En fait, je ne prêtai plus attention à la conversation. Ce n'est pas qu'elle ne m'intéressait plus, c'est juste que je commençais à me sentir partir dans une colère noire, alors je tentais de me détendre. Au final, Juliet est partie, et notre nouvelle connaissance nous a proposé d'aller faire la queue à notre place au stand de takoyakis. Des takoyakis !! Ouiiii ! Voilà ce qui me met de bonne humeur, tout de suite, je me suis senti bien plus vivant. Et ma colère s'est évacuée assez rapidement. De l'intérieur de ma veste, j'ai sorti quelques yens que j'ai donné à l'inconnu. Tant pis si il me volait.

« Prend pour toi aussi. » J'ai dit.

Quoi, pourquoi j'suis sympa ? Bah, déjà parce que j'ai pas trop le choix parce que Juliet se fait des amis à chaque fois qu'elle sort, et on est obligés de se les taper parce qu'elle est super avenante, et qu'elle sait pas refuser. Ensuite, Juliet crevait de faim, mais avec moi, il était hors de question qu'elle ne paye quoi que ce soit. Et pour finir, il allait faire la queue à notre place. Et j'aurai pu lui donner tous les yens que j'avais, ça n'aurait pas suffit à le remercier pour ce geste au final. Parce que  me retrouver parmi ces cons de japonais qui se marchent dessus, ne me donnait pas particulièrement envie... Il paraît que j'suis du genre pas sociable. J'pense que personne n'aurait pu le remarquer hein... Même un enfant d'maternel aurait d'viné qu'j'suis pas quelqu'un de commode. Au final, on a vu Juliet partir en courant poursuivie par un lutin. Moi j'étais prêt à partir après le type qui la poursuivait pour lui casser la gueule, mais Nowaki n'a pas bougé. Ce devait être normal alors. Elle se met toujours dans des situations plus étranges les unes que les autres... Tant qu'elle ne mettait pas sa vie en danger, ça m'était égal. Si elle s'amuse, c'est le plus important. Au final, Nowaki m'a proposé d'aller voir les poussins. J'ai tourné la tête brusquement vers lui. YES ! Et j'ai commencé à tracer, j'savais qu'il me suivait. J'me repérai parce que beaucoup de gens partaient avec des poussins par-là. Attends, c'est là ! 

« Trouvé. » j'ai simplement dit. Blasé ? On aurait pu le croire, mais en fait, j'étais totalement excité.

Pauvre poussins. Bientôt on pourrait leur mettre un bâtonnet dans l'cul pour les grailler tellement ils finiraient par être congelés. Au bout d'un moment, y'a une espèce de mec qui m'a foncé dessus, et qui m'a hurlé dessus. Pardon ?! Je l'ai toisé de haut en bas, avant de l'attraper par le col. C'est une blague ?! J'lui ai mit un coup de poing, j'étais trop irritable là, au milieu de cette foule. Il est tombé au milieu des passants qui se sont mit à crier. Ah, j'saigne du nez. Encore ? J'ai commencé à vaciller. Mais il me semble pas qu'il m'a frappé pour le moment. Non, oui ? Il s'est relevé, j'ai voulu le frapper, mais j'suis tombé à genoux avant que j'arrive à l'atteindre une nouvelle fois. J'ai un goût de sang dans ma bouche. J'me suis mit à tousser, et j'ai vu qu'y'avait du sang.

« Ah, ah, j'ai rien fait ! » s'est exclamé l'autre tapette avant de partir en courant.

On peut m'dire c'qu'il m'arrive ? J'crois qu'je comprends pas trop..
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Lun 29 Déc - 9:33
Proposition formulée, proposition presque aussitôt acceptée. Point de rendez-vous fixé, demoiselle aussitôt envolée. Je restai quelques bref instants avec les deux garçons qui l’accompagnait. Le premier annonça qu’il ne désirait rien manger, tandis que le second me donna de l’argent pour payer. Je ne dis moi et pris les yens s’en discuter, comme je l’avais fait à propos du remboursement énoncé par la jeune fille. Ce n’était pas pour autant que j’allais m’y plier. Dans ma tête, il était déjà certain que je rapporterai cet argent à son propriétaire en même temps que la nourriture sans en avoir utilisé un centime, de même que je ne dirais mot sur le montant de ma dépense pour empêcher tout remboursement. D’une part, j’avais dit que j’offrais donc j’y tenais et ils ne me feraient pas changer d’avis ni l’un, ni l’autre. D’autre part, ce n’est pas comme si quelques malheureux yens représentaient quelque chose pour moi. Certes, il ne faut pas dépenser l’argent durement gagner par nos parents à la légère, mais disons que mon cas était un peu particulier. Après tout, ma mère faisant partie du gouvernement, le salaire qu’elle y gagnait provenait notamment des impôts du contribuable. Donc, si on cherchait vraiment la petite bête, on pouvait réussir à retourner la situation de telle sorte à en conclure que même en payant avec mon argent, dans le fond, je payais avec le leur.

Le plus fin des deux s’interrogea sur le fait que je n’ai besoin d’aide, j’eus juste le temps de lui assurer que je m’en sortirais parfaitement seul et de me retourner pour voir une première tornade au tintement de grelot passer en coup de vent non loin de nous. Je n’en aperçus que le dos, mais, n’était-ce pas la jeune fille qui venait justement de nous quitter il n’y a que très peu de temps ? Quelques secondes plus tard, un second éclair, vert et rouge passa à sa poursuite dans un tintement de grelots également. Un lutin ? Mes yeux fixaient sa silhouette qui s’éloignait à toute vitesse avant de disparaître. Ce lutin, même de dos, on aurait dit … Seiichi ? Etait-ce vraiment lui ? Etant donné le nombreux d’habitants dans la ville de Tokyo, la probabilité que je le retrouve ainsi par le plus grand des hasards était infiniment faible, même si je ne doutai pas qu’il ait parfaitement été capable d’enfiler un costume de lutin pour x raison, voire sans raison particulièrement juste parce que l’idée lui serait passée par la tête. Cependant, j’ai pensé m’être trompé. De plus, si je ne lui aurais probablement pas couru après pour essayer de le rattraper pour m’assurer de son identité. Dans le fond, ce n’était pas le geste qui me dérangeait, plutôt le fait de le savoir vain. Si ce lutin était bien le Seiichi que je connaissais alors que j’avais probablement aucune chance de le rattraper. D’aussi loin que je me souvienne, il avait toujours été plus rapide que moi à la course. Sa vitesse était un atout dans notre ancienne équipe de baseball et palliait à ses faiblesses en tant que batteur et lanceur assez peu exceptionnel - il n’était pas mauvais mais ne se démarquait pas non plus spécialement. Par ailleurs, à moins d’un contre-temps ou d’une chute malencontreuse - qui n’était pas du tout improbable -, là encore, si ce lutin était bien Seiichi, la fille qu’il poursuivait se ferait immanquablement rattrapée. Enfin, un incident au milieu de cette foule était vite arrivé et une fois de plus, je n’avais aucune certitude qu’il s’agisse bel et bien de mon meilleur ami.

Mes pas avaient fini par me mener jusqu’à la queue d’attente du stand de takoyakis. Il y avait vraiment beaucoup de monde. Cela ne me dérangeait pas. J’allais prendre mon mal en patience, et aussi agitée puisse-t-elle être, j’avais toujours aimé prendre des bains de foule. J’avais ce besoin si fort d’être entouré, sans doute encore plus avec mon retour. Attendre toutes ces voix, cette langue… Je me rendais compte que malgré tout, par certains côtés, mon pays natal m’avait manqué. Peut-être que je pourrais m’y sentir à nouveau chez moi un jour ? Étrangement, cette idée me paraissait encore totalement surréaliste. Je n’étais que de passage, l’affaire de quelques mois. Me racheter une conduite auprès de mes parents et puis prendre mon envol pour des études universitaires aux États-Unis. L’envie de fuir ce pays m’habitait toujours avec intensité. Je ne sais pas pourquoi. Je n’avais aucune raison de vouloir le fuir. Ma vie ici avait toujours été heureuse. Pourtant, je rêvais de voyage, d’une toute autre vie loin d’ici…

Dans l’attente, je levai les yeux au ciel. Les nuages y étaient trop omniprésents et l’obscurité trop descendue sur terre pour que je puisse encore espérer y apercevoir l’emprunte d’un avion qui aurait survolé la ville. Mon plus grand secret était celui d’avoir toujours rêver d’aviation. Mais s’il est un rêve que mes parents ce sont empressés d’évincer dès mon plus jeune âge, ce fut bien celui-ci. Avaient-ils peur que je ne désire un jour m’enrouler dans l’aviation militaire ? Que je suive les traces de mes ancêtres paternels ? A vrai dire, une telle idée ne m’avait jamais encore traversé l’esprit. Certes, piloter un avion de chasse doit engendrer une sensation inégalable, fantastique ! Mais juste pour le plaisir d’essayer. Mon rêve ne consiste pas à partir en guerre, je voudrais juste voler, piloter un petit avion de plaisance, faire de l’aviation un loisir, une passion que je peux assouvir… Ce n’est pas comme si les moyens nous manquaient non plus.

Ce fut enfin mon tour de passer commander. Je pris trois portions de takoyakis. Je n’avais pas spécialement faim et l’un des deux garçons avait dit ne rien vouloir, mais au cas où il regrette ou que les deux autres est vraiment grand appétit, j’avais trouvé plus judicieux d’en commander une troisième. A moment de payer, je mis la main dans ma poche et en sortit l’argent que l’autre garçon m’avait donné. Argent que je remis finalement dans ma poche et je payai comme convenu avec moi-même avec mes propres yens. Une fois servi, je me frayais à nouveau un chemin pour me sortir de là, barquette en main. Je m’éloignai ensuite pour remonter l’allée en direction de notre point de rendez-vous.

Je ne sais pourquoi, mais au milieu de toute cette foule, je crus apercevoir l’ondulation d’une longue chevelure châtain qui attira mon attention.

« Haruko ? »

Il est vrai qu’à l’origine, j’étais venu ici pour donner rendez-vous à ma soeur. L’avais-je quelque peu oublié ? Un peu… Cependant, la silhouette qu’il m’avait semblé apercevoir avait déjà disparu de mon champs de vision. Néanmoins, je me dis que je ne devrais peut-être plus trop tarder à essayer de la chercher tout de même. Je pensais alors rapporter les takoyakis aux trois jeunes d’approximativement mon âge que je venais de rencontrer puis de prendre congé pour tacher de retrouver ma soeur au milieu de toute cette population.

Malheureusement, il existe une forte différence entre les intentions et les faits. En effet, les événements prirent une tournure que je n’avais pas prévu et qui diffèrent quelque peu le programme que j’avais en tête, ou tout du moins, le retardèrent. Alors que je me rendais au point de rendez-vous, j’entendis comme des cris s’élever un peu plus loin. Un homme apparut en fendant la foule avec précipitation comme s’il fuyait quelque chose. Il me bouscula violemment à l’épaule. J’encaissai, un peu douloureusement tout de même, et veillai surtout à essayer de maintenir les barquettes que je venais d’acheter. Si je pus en préserver deux, la troisième fut éjecté sur le sol par la bousculade. L’homme en fuite s’excusa à plusieurs reprises en panique pour s’enfuir de plus bel. Pourquoi semble effrayé de la sorte celui-là? Je ne vais pas le frapper non plus. Peu importe, je retournai la tête et dirigea mon regard sur le sol pour essayer de voir ce qu’il avait pu advenir de ma troisième portion de Takoyakis. Quelle chance ! Elle est encore intact et fermée ! Pas pour longtemps… A peine ai-je le temps de me pencher pour la ramasser qu’un pied marche dessus que j’entendis râlé d’une voix rauque. Je relevai alors les yeux sur lui et découvrit un type d’une vingtaine d’année à tout cassé, les cheveux blonds, tressés, en train de mâcher bruyamment du chewing-gum.

« Rah ! Y en a qui peuvent pas faire attention !  gronda-t-il après moi alors qu’à en juger de la satisfaction qui se lisait dans son regard ce gars-là l’avait fait exprès. J’ai de la merde sur mes pompes maintenant ! »

Je veux bien être poli mais il y a des limites, je ne comptais certainement m’excuser auprès d’un mec pareil. Je gardai alors une expression stoïque sur le visage et me baissai pour ramasser ce qui restait de la barquette afin de ne pas la laisser par terre mais de la jeter dans une poubelle maintenant que cette prétendue racaille avait ôté son pied de dessus. Un pied qui se tarda pas à se ramer. J’hallucine où il voulut me marcher sur la main là ?!

« Woh ! J’te parle !  commença-t-il à gueuler, sans que je l’écoute. A cause de toi, j’ai fait tombé mon repas ! Tu vas devoir m’en filer un autre ! »

C’était une blague, j’espère ? Maintenant, j’étais le responsable et lui la victime ? Je crois qu’il ne s’en ai pas pris à la bonne personne. Je me redressai ensuite, une expression toujours de marbre et je lui répondis d’un ton ferme :

« La ferme ! »

Sans plus attendre, je lui tournai les talons. Le mec beugla un coup, sans doute s’apprêtait-il à me poursuivre, d’ailleurs, je sentis ses doigts sur le tissu de mon col derrière ma nuque puis il sembla relâcher sa prise avant même de l’avoir réellement saisi tandis que je marquai un temps d’arrêt. La foule s’était dégagée en cet endroit et je me retrouvai face aux deux garçons que j’étais censé retrouver un peu plus long. L’atmosphère était étrange dans le secteur et je vis le plus grand des deux, tousser, les doigts couverts de sang. Je m’empressai alors d’aller à leur rencontre.

« Eh ! Il s’est passé quelque chose ? Ça va aller ? » m’adressai-je à celui qui avait l’air mal en point en posant une main sur son épaule tandis qu’il était en train de tousser.

Je me tournai ensuite vers celui qui l’accompagnait et lui tendit les deux barquettes de takoyakis :

« Tiens ! Allez vous installez dans un endroit plus calme, lui donnai-je mes conseils de mon naturel leader. Il vaut mieux qu’il aille s’asseoir et manger un peu, loin du bruit. Je vais aller chercher votre amie, prévenez-là juste par téléphone où vous êtes une fois que vous vous êtes posés, d’accord ? »

J’entendis son consentement et m’en repartit vers le point de rendez-vous que j’éteignis cette fois-ci bel et bien. Cependant, je n’y vis pas la jeune fille que j’étais venu chercher. Je l’attendrais donc. Je me postais de manière visible devant le stand du Père Noël. Là aussi, une certaine agitation semblait régner. Je jetai un coup d’oeil sur le stand où la pauvre lutine restante pour accompagner le Père Noël semblait complètement débordé. Une personne de plus n’aurait pas été du luxe pour canaliser toutes ces petites têtes blondes impatientes d’apporter leur commande au Père Noël. Je me souviens alors de la fille qui courrait dans le marché avec le lutin, j’eus alors la vague idée qu’elle n’était peut-être pas totalement étrangère à ce débordement. Je montai sur le stand et me dirigeai vers la jolie lutine, puisque j’étais là à attendre, autant que je me rende utile. J’aidai donc à encadrer les enfants jusqu’à ce que la jeune fille vienne au point de rendez-vous…
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Lun 29 Déc - 15:07
Dès que Minoru eu donné quelques pièces pour ses takoyakis au jeune inconnu, celui-ci s’éloigna vers ce fameux stand, laissant aux deux cousins, le loisir de se diriger vers le stand de poussin qui semblait être à l’origine de leur discussion, et du carambolage qui avait eu lieu un peu plus tôt.

Le regard onyx du musicien passa sur les boutiques éphémères qui avaient poussé le long des allées du parc, s’arrêtant sur celle portant l’enseigne de la nourriture que le nippon qu’ils avaient croisé un peu plus tôt avait proposé de leur offrir. Il bénit mentalement le jeune homme pour sa proposition, ton en s’excusant aussi silencieusement de lui imposer de faire la queue à leur place. La simple idée de se retrouvé prit en tenaille par la foule, en plein dans l’odeur et dans la chaleur de la nourriture le hérissait. A ses yeux, aucun remerciement n’équivaudrait au service qu’il leur rendait.


reportant son attention sur le stand devant lequel ils venaient de s’arrêter, Nowaki contempla d’un regard placide les petites bestioles qui se tenaient serrées les unes contre les autres dans l’espoir de se tenir chaud, paillant mollement contre les gamins qui s’amusaient à les séparer sous le regard intéressé du marchand.

Le violoniste n’aimait guère les poussins, pas plus qu’il aimait les animaux domestiques. Seul les chats pouvaient trouver grâce à ses yeux, enfin uniquement ceux qui avaient un tempérament un peu sauvage et indépendant.
C’est ainsi que, gardant les mains dans ses poches, laissant les doigts de sa main gauche pianoter sur l’IPod qu’il avait cru perdre, se contenant de contempler les minuscules gallinacés qui se trouvait devant lui. Il n’eu pas le temps de les contempler longuement, car un type sorti d’on ne sait où ne tarda pas à foncer sur Minoru, et lui hurler dessus.

Nowaki haussa légèrement un sourcil, avant de se tourner vers l’homme en question. Ne pouvaient-ils pas laisser son cousin tranquille ? La foule ne les mettait surement pas de bonne humeur-le japonais pouvais comprendre cale- mais ce n’était pas une raison de chercher la bagarre avec le premier venu, elle avait déjà rendu Minoru suffisamment irritable, pour ne pas en rajout…
Trop tard. Comme pour illustrer ses pensées, son cousin prit le pauvre bonhomme par le col, avant de lui mettre un poing dans la figure. Le musicien eu une seconde de compassion pour le fou qui se trouvait face à Minoru, avant que des tâches écarlates sur le visage de celui qu’il considérait presque comme son frère ne vident son esprit.

 « Minoru ! » s’exclama-t-il en se précipitant vers lui tandis qu’il tombait à genoux.

Il passa son bras autour des épaules du sportif pour le redresser et éviter qu’il tombe, tout en plaçant un mouchoir qu’il tira de sa poche sur son nez, le laissant le tenir dès qu’il se sentit mieux, avant de l’aider à se relever. Ne prêtant aucune attention aux regards de la foule autours, ni des bruits qui venaient d’un peu plus loin.
L’inconnu au bonnet arriva peu après, et lui donna la nourriture avant de lui conseiller de s’éloigner, se proposant d’aller prévenir Juliet. L’inquiétude le rendant encore plus blanc que d’ordinaire, Nowaki hocha simplement la tête, avant de se tourner vers son cousin.

 « Tu peux marcher ? » lui demanda-t-il, son inquiétude nettement audible dans sa voix, tandis qu’il s’adaptait à sa réponse en marchant près de lui à travers la foule qui s’écartait sur leur passage.

Connaissant un endroit calme du parc, coincé entre deux parties du jardin botanique qui n’était pas trop loin, Nowaki y guida Minoru, le faisant asseoir sur l’un des bancs, lui proposant une barquette de Tokayakis, avant de sortir son téléphone portable pour envoyer un message à Juliet, espérant qu’elle avait été prévenue par le jeune homme.

 « ns sommes près de l’entrée N derrière herbes aromatiques » envoya-t-il, oubliant la ponctuation, et utilisant des abréviations qu’il prenait habituellement soin d’éviter, avant de poser à nouveau son regard sombre sur Minoru.
Il saignait du nez alors que l’autre ne l’avait même pas frappé. Cela pouvait s’expliquer à cause du froid, mais qu’il soit tombé a genoux ainsi sans être touché, et qu’il tousse du sang, n’avaient pas la même cause. Et toute celle auxquelles pouvait penser le jeune japonais était loin d’être positive.
Qu’avait Minoru ?
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Lun 29 Déc - 15:25
Il restait immobile parce qu'il avait froid alors qu'il devrait juste marcher, et d'ailleurs c'est ce qu'il allait faire pour se réchauffer, mais la politesse voudrait qu'il ne laisse pas juste comme ça la personne avec qui il avait un semblant de conversation, mais bon la même si la politesse n'était pas son fort il pouvait en fire part parfois.
Il allait juste attendre qu'elle finisse de parler et de se présenter à lui pour faire preuve de sa "politesse", il l'a regardait donc comme il le faisait depuis le début de la conversation parce que de toute façon il ne savait pas quoi faire d'autre quand quelqu'un lui parlait.
A part le snober ou lui couper la parole peut-être, ce qu'il faisait très souvent d'ailleurs, mais là il n'en avait pas tellement envie de faire ça.
Tout simplement parce que pour le moment la conversation ne l'embêtait pas et le plus important il y gagné quelque chose, et ce quelque chose était que la jeune femme en face n'était pas trop énervante et que si il avait continué sur sa lancée il se serait surement fait arrêter par quelqu'un d'autre de dix fois plus énervant et pour le peu que la chance lui sourit il ou elle aurait était étonnement collant.
De ce fait il préférait tenir une conversation avec son interlocutrice actuelle.
Donc comme ça elle s'appelait Ruko, si il n'avait aucune culture sur le Japon il penserait que ce prénom aurait plus était un prénom d'homme que de femme mais au moins c'était original de son point de vue.
Elle se grattait l'arrière de la tête comme si elle était gênée, tant pis, il  se racla la gorge nouée par le froid, n'avais-je pas dis qu'il détestait le froid, pour pouvoir parler. 

-Ruko, tu ne voud- 


Il n'eut pas le temps de placer sa phrase entièrement qu'il se fit percuter de plein fouet par un espèce de lutin de noël complètement dégénéré qui avait hurlé à tût tête avant de sep rendre pour un joueur de rugby et envoyé valser Ethan.
Heureusement qu'il n'y avait plus de neige par terre sinon à l'heure qu'il est la personne qui venait de le faire tomber ne serais plus de ce monde.
Ethan n'a même pas eut besoin de se relever seul car le lutin le releva ne même temps que lui puis le donna une grande tape dans et commença à déblatérer un monceau de débilité qu'il ne comprenait pas d'ailleurs. Il serra quelque peu les poings.
Pendant que le rugbyman parlait dont ne sait quoi Ethan regardait dans le vide pour tenter de se calmer et pas juste l'envoyé voir ailleurs si il y était et n'écoutait même plus ce qu'il se passait autour, il lui fallait bien ça pour se calmer, il fallait juste qu'il se coupe de toute activité se passant autour de lui sinon il resterait concentré sur les autres choses et ça l'énerverait sans doute encore plus.

Il attendait que l'énergumène s'en aille pour redevenir complètement calme, et une fois qu'il était partit il se détendit complètement, ses poings se dessérèrent et il redevint complètement calme. 
Il n'avait pas du tout suivi ce qu'il s'était passé durant l'interlude lutin mais en tout cas Ruko semblait en proie à la gêne, même très fortement. 
Elle lui époussetait la manche doucement avant de s'immobiliser les yeux rivés sur cette dernière comme pour effacer toute gêne pouvant ressortir.
Elle semblait complètement chamboulé et il la regardait simplement, il se racla gorge une nouvelle fois avant d'enlever sa main de sa manche.

-Je n'ai pas écouté ce qu'il a dit donc c'est comme si il n'avait rien dit. Dit-il pour conclure. Tu ne veux pas marcher? J'ai froid.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Mer 31 Déc - 18:51
J'ai entendu que Nowaki a hurlé mon nom quand mes genoux ont touché le sol. J'ai eu l'impression qu'elle n'était qu'un rêve. Qu'elle était si lointaine. Malgré tout, comme je me savais en sa présence, je me devais de rester fort, comme si j'allais bien. J'allais faire passer ça dans l'idée de la bagarre qui avait failli être déclenchée quelques minutes plus tôt. Comme quoi, le type m'avait bien eu, parce qu'il avait un poing américain, et que les armes, j'avais du mal à les supporter. En même temps, qui serait capable de rester debout après avoir prit un coup avec une telle poigne ? Personne. C'est pourquoi les vrais sportifs ne supportent pas ce genre d'armes. J'ai senti le bras de Nowaki se glisser sous moi, avant qu'il ne me relève, avant de me mettre un mouchoir, pour essuyer le sang qui coulait. J'ai eu un mouvement de recul, parce que je ne voulais pas le tâcher, et que le sang, ça ne part pas. Autant que ce soit mon manteau qui prenne, j'm'en fou un peu, il est vieux, et j'aurai bientôt mon salaire. Mais au final, je n'ai pas résisté. Parce qu'il sentait bon, il me rappelait mon enfance. Les moments passés chez les Shakespeare, ou l'odeur de mes cousins quand on dormait dans le même lit, ou bien quand ils ouvraient leur valise. Il y avait toujours eu chez eux, cette douce senteur qui rappelle un rêve éveillé, et agréable. Celui qui permet de se sentir bien, parce qu'il apporte beaucoup de choses. La chaleur d'une maison douillette, l'odeur des biscuits chauds ou du repas les soirs de Noël. Un foyer aimant. Bien mieux que l'odeur âcre de l'amertume qui régnait sans cesse chez moi, l'atmosphère tendue entre un fils, et une mère qui ne parviennent plus à communiquer, si ce n'est pour créer l'illusion d'une femme dévouée pour son démon de fils, et qui fait tout ce qu'elle peut pour le rendre heureux. Une belle légende...

Je pouvais entendre les gens chuchoter entre eux. Comme quoi c'était bien fait pour moi. Ou encore, les enfants pleurer devant un tel spectacle. Je n'attendais aucune compassion, et je n'en ai obtenu aucune. Comme à mon habitude, j'entendais les remarques que l'on faisait à mon égard, et je sentais les regards des nippons à mon égard. J'avais toujours été le vilain petit canard. Mais en vérité, la personne pour laquelle je me suis senti mal, c'était Nowaki. Nowaki qui était auprès de moi, qui était en train de ruiner l'image parfaite qu'il avait. Tout cela me brisait. Entendre les quelques phrases le dénigrant de la vue des passants me rongeait. Je me rendais compte que toute les paroles d'Okaasan étaient vrai en vérité. Je créais mes propres démons, m'enfermant dans un monde bien trop obscur. J'étais celui qui créait le malheur autour de moi. Fait chier. Nowaki va-t-en, ne subit plus ce que je suis. Fait ta vie avec Juliet, soyez tranquille, oubliez moi, soyez heureux. 

J'ai senti une nouvelle main chaleureuse se poser sur mon épaule. Mais à ma plus grande surprise, elle ne semblait pas avoir une pointe de féminité. Quand j'ai levé la tête, tout en tenant le mouchoir qui avait prit la couleur de mon sang, j'ai pu apercevoir le type qui avait accosté Juliet. Mon regard vitreux s'est imposé dans le sien. Je ne savais pas vraiment quoi penser. Son geste ne semblait pas être faux. Il aurait très bien pu passer son chemin, et m'ignorer royalement, mais il ne l'a pas fait. Et je ne pense pas que ce soit Nowaki qui l'est attiré ici, car il devait peut-être être aussi avenant que moi. Entendez par là que nous avions tous deux l'amabilité d'une pierre. Mais, à Nowaki, ça lui donnait un charme. Il devait attirer par ce côté brun mystérieux. 

Je sais que l'autre type m'a parlé, mais je crois que je n'étais pas à même de comprendre quoi que ce soit, et la seule chose que je percevais était ces drôles de marmonnements. Le plus étonnant, c'est que quelques minutes auparavant, j'ai eu un moment de lucidité qui me permettait de comprendre ce que disaient les passants. A moins que je ne l'ai rêvé ? Ou alors, c'est le nouveau qui essaie de me faire déboulonner en parlant en alien ? Il a tendu un poche à Nowaki qui acquiesçait pendant qu'ils se parlaient. Ma vue a commencé à se troubler, mais je me suis forcé à rester sur mes deux pattes, pour être sûr que Nowaki n'est pas à supporter tout mon poids. Le nouveau est parti, rapidement, alors que Nowaki se mettait aussi à me parler en extra terrestre. Je ne peux pas comprendre. Je ne comprends que le Japonais, ou un peu d'anglais. Donc parlez moi dans ces langues. Ne comprenant pas la question, je n'ai pas pu répondre, et on a commencé à se déplacer, jusqu'à ce que je sente un banc derrière moi, sur lequel je me suis jeté. Nowaki m'a proposé à manger, mais j'ai refusé. L'odeur me dégoûtait plus qu'autre chose, et une troisième guerre mondiale s'était déclenchée dans mon estomac.

« Ce con avait un poing américain. » ai-je réussit à articuler faiblement.

Ma première étape était vraiment de rassurer Nowaki, pour ne pas qu'il s'inquiète. J'ai ensuite fermé les yeux, et avant que je ne m'en rende compte, ma tête a atterrit sur les genoux de mon cousin, afin de chercher un peu de réconfort, malgré moi. Le sang ne coulait plus, et lentement, j'ai commencé à m'endormir, soulagé de toute douleur. J'ai eu l'impression que le froid ne pouvait pas m'atteindre, alors qu'il était en train de mordre tout mon corps. Je n'ai même pas pu tenir un poussin...

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
I made a mistake. I fell in love.
I fight against my demons. I fight to don't love anyone. I lost a fight, and with, I lost my soul. She left me, and she broke my heart. I can't make sense anymore. Now, I'm dead.by lizzou.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Sam 3 Jan - 15:06
Si au départ, Juliet pensait ne pas trop s’éloigner du stand, désormais, elle avait légèrement oublié cet objectif. Avoir un lutin aux trousses l'amusait grandement. Un peu bête ? Certes, la demoiselle ne pensait pas grandement aux conséquences en cet instant, mais qu'importe ? Avez vous déjà eu beaucoup de lutins qui vous couraient après, pour une raison quelconque ? Beaucoup d'enfants en rêveraient surement. Et l'adolescente, grande enfant, n'y faisait pas exception. Se faufilant aisément dans la foule avec sa silhouette frêle, ce n'était pas le cas du pseudo lutin, qui énervait passablement les passants qu'il bousculait, ou dans lesquels il rentrait carrément. Souriez, c'est bientôt Noël ! S'arrêtant finalement un peu plus loin pour reprendre son souffle, ayant couru à en perdre haleine, elle ne vit cependant aucune trace du jeune homme à sa recherche. S'était-il perdu en cours de route ? Ou quelqu'un l'avait-il fauché au passage ? Les deux options semblaient possibles. A moins qu'il soit retourné au stand, et dans ce cas, elle aussi devrait faire de même. 

Cette bonne résolution prise -bien qu'on ne soit pas le premier de l'an-, la jeune fille rebroussa donc chemin lentement, espérant croiser par la même occasion le lutin et ainsi pouvoir s'excuser, avant de lui rendre son précieux bonnet. Mais nulle part elle ne vit une silhouette bariolée de rouge et de vert, et elle du donc bien se résoudre à retourner au stand. Se faisant parfois légèrement emmener par la foule désormais si dense, elle parvint néanmoins à son objectif au bout du compte. Se dirigeant de suite vers l'accueil des lutins, elle cru un instant qu'il était revenu avant de se rendre compte qu'il n'était pas habillé comme tel. D'ailleurs n'était-ce pas celui qui l'avait bousculé tout à l'heure et avait si gentiment proposé des takoyakis ? Si, c'était bien lui ! Elle s'en approcha donc avec le sourire.

"Pardon pour l'attente, j'arrive dans deux secondes !"


Et sur ces mots, elle alla vers la lutine un peu plus loin et lui rendit le bonnet qu'elle enleva de sa tête, lui demandant si elle pouvait transmettre à l'inconnu ses plus sincères et excuses, et lui expliquer qu'au départ, elle voulait juste l'aider. Ensuite, elle revint vers le beau brun tout sourire.

"Où sont Nowaki et Minoru ? D'ailleurs, tu n'as pas pu aller au stand de takoyakis ? Je ne les vois pas..."


C'était étrange. En temps normal, ils ne se seraient jamais éloigné du point de rendez vous ans la prévenir ! Ou alors, juste quelques minutes, mais ils devraient être là. Alors, comment expliquer qu'ils aient déserté le stand ? C'était pas comme s'ils étaient du genre à se lancer à l'aventure comme ça... A moins qu'ils aient décidé d'aller au calme ? Oui, c'était surement ça la raison ! Et ils avaient emmené la nourriture ? Dans ce cas, il ne devait plus rester grand chose... Ils allaient l'entendre s'il ne lui en restait pas ! Alors que l'inconnu lui répondait, son téléphone sonna. Le sortant de sa poche, elle voulu voir de qui il s'agissait. Son frère justement... Le message était en abrégé, aucune précision n'était apportée, juste un lieu. Ce n'était pas normal. Et en entendant ce que le beau brun lui raconta, son intuition se valida. Une boule d'inquiétude naquit dans son estomac, la jeune fille relue une fois de plus le sms et partie comme une fusée, abandonnant presque l'adolescent à ses cotés. 

"Minoru !"


Ce fut un cri paniqué qui sorti de sa bouche lorsqu'elle le vit étendu sur le banc, comme mort. Heureusement, comme réveillé par l'éclat de sa voix, celui ci bougea légèrement avant d'ouvrir les yeux. En partie rassurée, elle vint s'écrouler à leurs cotés, à genoux par terre. 

"Mais qu'est ce qu'il s'est passé ? Tu as saigné ???"


Le mouchoir était imbibé de sang, ce n'était pas beau à voir. Et pourtant, ça ne la rebutait pas. Serrant doucement son cousin dans ses bras, elle vint ensuite déposer un léger baiser sur son front, comme si avec ce "sort", elle pouvait le protéger. 

"Tu peux te lever ? Nowaki, aide moi, on va le porter ! On rentre."


Passant un des bras de Minoru derrière son coup, elle invita son frère à en faire de même pour qu'ils puissent le porter en cas de besoin. Puis, elle se retourna vers le jeune homme qui l'avait si gentiment attendu pour la prévenir. 

"Merci de m'avoir prévenu, et de nous avoir offert ce repas. Vraiment désolé pour le désagrément. J'espère pouvoir te rendre la pareille si un jour on se recroise. Je m'appelle Juliet."


Et sur ces mots, elle commença à s'éloigner en direction de la sortie du marché. Elle ne fit pas attention au fait qu'elle avait donné son prénom et non son nom, l'habitude était trop ancrée en elle. C'est donc sur une note plutôt mitigée que se fini la journée au marché de Noël. Peut être aurait-elle mieux fait de rester chez elle pour cette fois.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Dim 4 Jan - 11:43
J’apportai donc mon aide au stand du Père Noël à saturation en raison d’un déficit de personnel. La lutine à qui j’étais venu prêté main forte sembla m’en être reconnaissante. Apparemment, le lutin manquant était parti précipitamment en courant comme un fou dans le marché. Je me souvins alors l’avoir aperçu passé en effet. Je me rappelai également que ce lutin m’avait fait pensé à Seiichi et j’ouvris donc la bouche pour demander le son nom mais au même instant, nous fûmes interrompu par une petite fille qui tirait sur mon pantalon avec ses petits doigts afin d’attirer mon attention. Elle me posa une question dans un japonais encore balbutiant et assez peu compréhensible. N’ayant pas franchement compris ce qu’elle me voulait, je m’accroupissais alors pour me mettre à sa hauteur, posant une main sur sa tête, lui souriant et improvisant une réponse qui dû la satisfaire puisqu’elle m’accorda un sourire d’enfant radieux avant de se diriger vers le Père Noël puisque son tour était venue. La lutine rit doucement. Je lui adressai alors un regard légèrement interrogateur en me redressant. Elle me dit qui si c’était possible, elle demanderait volontiers au Père de Noël de m’échanger contre l’autre bon à rien de lutin. Je ris doucement, un peu nerveusement, un peu gêné tout de même. Peut-être que je pouvais être assez rapidement mal à l’aise en fin de compte dès lors qu’un membre de la gente féminine s’avérait avenante avec moi, peut-être même par le biais de sous-entendu. Comme si me voir légèrement gêné avait suffit à la satisfaire, la lutine s’en retourna à un être point du stand. 

En attendant que la fille que j’’étais venue chercher à l’origine - enfin, non, au tout départ, j’étais quand même là pour ma soeur, et je commençais de plus en plus sérieusement à la retrouver à présent -, je m’occupai d’encadrer gentiment les enfants. En toute honnêteté, je ne me sentais pas forcément très à l'aise avec eux, mais il paraît que j’avais un bon contact. Tout bon dictateur se doit d’appliquer l’embrigadement de la jeunesse ! Euh… Pourquoi je pense à ça ? Bref, « Ju’ » réapparut alors, elle s’excusa de me faire patienter encore quelques petites secondes et je la vis rapporté un bonnet à la lutine qui parut désabusé par tout cela. Quand l’occidentale revint faire moi et que nous nous apprêtions donc à partir, je m’inclinai légèrement à l’attention de la lutine afin de lui signifier mon départ. Cette dernière sembla déçue. Il est vrai qu’elle allait se retrouver à nouveau seule, la pauvre. Mais mon attention fut rapidement reportée sur mon interlocutrice qui s’inquiéta de ses compagnons. L’étrange première pensée qui me passa par la tête aurait été de lui répondre :

 « Non, je n’ai pas pu en acheter, alors j’ai mangé tes amis… »

Si un jour, je me surprends à évoquer à haute voix un humour aussi pourri, je pense que je devrais envisager de me faire couper la langue… De toute façon, je n’eus pas le temps de lui répondre que son téléphone sonna. Comme prévu, ce devait être les deux garçons qui lui indiquaient où les retrouver. J’ignore quel était le contenu du message mais à en juger l’expression qui décomposa le visage si vivant de la jeune fille, je compris qu’elle fut en proie à un sentiment de panique. Elle fila sans m’attendre. Je me suis que par précaution, si le gars qui saignait du nez allait vraiment mal, je ne serais peut-être pas de trop pour les aider, alors je l’ai suivi.

Quand nous sommes arrivés jusqu'à eux, ça n’avait pas l’air d’être la grande forme, mais il n’était pas à l’agonie non plus. Ils décidèrent de rentrer chez eux. C’était très certainement la meilleure chose à faire, en effectivement. Alors, là-dessus, en cette journée de décembre sur le marché de Noël du parc de Tokyo, nos chemins se séparèrent avec la révélation du prénom de la jeune fille à laquelle, je n’eus guère le temps de répondre d’avantage que par un signe de tête avant qu’ils ne s’en retournent. A ce moment, je n’aurais jamais pensé que nos chemins auraient pu être amenés à se croiser un jour…

Je m’en suis retourné également, au coeur du marché, cette fois-ci à la recherche de ma soeur qui ignorait encore qui elle était censée retrouver ici. La chance voulut la mettre très rapidement sur mon chemin. Haruko se promenait avec un garçon aux traits occidentaux - décidément. Alors que je me dirigeai vers elle avec le sourire, je l’interpelai en levant la main pour attirer son attention :

« Haruko ! »

Arrivé à leur hauteur, je saluai poliment son accompagnateur, puis exposait à ma soeur que j’étais l’auteur du fameux mot, mais je ne doutais pas qu’elle avait compris dès l’instant où elle m’avait vu, incrédule. Je m’excusai auprès du garçon et lui dérobait donc la jeune fille que j’entrainais avec moi…
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Dim 4 Jan - 12:20
Après l’irruption tonitruante de Komatsu Seiichi, Haruko s’était retrouvée bien embarrassée face au garçon qu’elle venait de rencontrer. Par chance, celui-ci la rassura, très certainement de manière absolument pas intentionnelle mais effective, qu’il n’avait rien écouté de tergiversions de l’autre énergumène.

« Ouf ! »

Puis, il lui proposa de marcher. Il est vrai qu’il faisait froid en ce jour et qu’à force de faire du sur-place leurs orteils commençaient à geler. L’adolescente acquiesça donc d’un hochement de tête agrémenté d’un petit sourire. Ils s’en allèrent donc tous deux se promener d’un pas tranquille dans les allées du marché, marchant côte à côte et en silence…

Oui, en silence. Haruko jetai de temps en temps des coups d’oeil en direction du jeune homme, puis, son regard se reportait sur le sol, avant de faire à nouveau attention à ce qu’il se passait devant elle afin de ne pas se faire bousculer par les passants. Ce garçon, Ethan, était vraiment mignon, mais … Vraiment pas très bavard… L’image du garçon taciturne et presque ténébreux, mystérieux, avait son charme, mais ses limites aussi. La fille à ses côtés se retrouvait rapidement avec le sentiment de jouer la cruche. Soit, elle fait la conversation et elle a de grandes chances de l’ennuyer. Quoi de plus ridicule que de mener une conversation seule ? Certes, Haruko ne s’arrêtait pas forcément à ce genre de chose et une fois qu’elle était lancée, elle avait parfois du mal à s’arrêter, mais elle n’était pas non plus insensible à l’impression de mal à l’aise. Alors, elle ne parlait plus. Mais ce n’était pas vraiment mieux, non ? Garder le silence, c’est aussi être ennuyante … Comment faire pour ne pas avoir l’air de la parfaite idiote ? Entre ses deux possibilités, celle de faire un monologue et celle de se taire aucune ne lui semblait préférable ! Résultat, tandis qu’elle se creusait la méninge et se prenait la tête toute seule, elle ne parlait effectivement plus. Au moins, c’était déjà mieux que si elle s’était mise à penser à voix haute. Elle ne le faisait pas, hein ? Non, c’est bon…

Après cet instant de doute qui interrompit sa réflexion sur la résolution de ce dilemme, Haruko regarda une nouvelle fois Ethan, une lueur d’interrogation dans le regard. Pourquoi marchaient-ils ensemble, au fait ? De la part du garçon, difficile de savoir s’il appréciait ou subissait sa présence. Cependant, c’était tout de même lui qui lui avait demandé de marcher avec lui, non ? Et elle alors ?! Qu’est-ce qui lui avait encore pris de suivre un parfait inconnu comme ça ? Elle ne pensait vraiment à rien ! Elle était donc aussi irrécupérable que certaines personnes de son entourage le pensait ?! Ce fut plus fort qu’elle, Haruko claqua la paume de sa main sur son front.

 « Aïeuh… » se plaignit-elle d’une petite voix.

Finalement, l’adolescente ouvrit la bouche prête à s’adresser à son compagnon, sans encore avoir réfléchit à ce qu’elle allait bien pouvoir lui dire, lorsqu’elle entendit au même moment, son prénom s’élevé parmi la foule.


 « Cette voix… Impossible ?! » 

Pourtant, dans sa tête et dans son coeur, il n’y avait aucun doute possible. Quand elle le vit, ses yeux s’écarquillèrent, incrédule.

« Jota ?! »

Son frère ! C’était bel et bien son frère ! Mais que faisait-il ici ? Devrait-il pas être en France ? Elle avait une tonne de question à lui poser. Il lui fit savoir qu’elle aurait tout le temps pour dans la soirée. Sur ces retrouvailles plus qu’inattendues, ils s’excusèrent auprès d’Ethan et prirent congé pour partir ensemble. Le frère et la soeur ne s’attardèrent finalement plus très longtemps sur le marché de Noël et rentrèrent plutôt à l’hôtel où la jeune fille résidait, propriété de leur famille.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Dim 4 Jan - 20:09
Bien que les seuls signes d’inquiétude qu’avait montré le jeune japonais revenu d’Angleterre tout juste un mois plus tôt, soient l’accentuation de la pâleur de sa peau, ainsi qu’une légère fébrilité, le tout s’étant surtout exprimer dans son message à l’adresse de sa jumelle qui devait dores et déjà être en route, il fut véritablement soulagé lorsqu’il entendit la voix de son cousin. Aussi faible soit elle, c’était au moins la preuve qu’il allait suffisamment mieux pour pouvoir parler.


Nowaki laissa échappé un soupire de soulagement, presque heureux que l’homme qui avait vraisemblablement frappé son cousin-bien qu’il n’ait pas retenu cette partie de l’action- soit armé, et que cette toux sanglante n’ait “que” cette cause, ses deux iris onyx souriant légèrement, apaisés par la silhouette de Minoru qui semblait être moins dans les vapes que quelques minutes plus tôt.

Le laissant s’installer sur ses genoux, il se souleva imperceptiblement pour dégager son manteau qu’il enleva ensuite rapidement pour en couvrir son cousin, révélant les vêtements très étonnamment sombre qu’il portait en dessous. La température n’était pas assez basse pour être alarmante, mais lorsque l’on dormait, ou sommeillait comme le faisait le sportif, surtout après avoir été prit de vertige comme  plus tôt, la température corporelle baissait rapidement.

Fermant les yeux a son tour, il s’adossa au dossier du banc, profitant du silence et du léger froid qu’il sentait à travers sa veste, qui tranchaient en comparaison avec l’atmosphère du marché un peu plus tôt, seulement brisé par la respiration a présent régulière du sportif.



Bientôt, la silhouette bien connue de Juliet, suivie de l’inconnu qui leur avait offert les takoyakis qu’il avait toujours à côté de lui, et qui avaient refroidit dans l’air hivernal. Et son cousin s’éveilla doucement. Obéissant à sa jumelle, il passa de l’autre côté du sportif, plaçant une main dans son dos pour maintenir sa stabilité, tout en laissant son manteau continuer à le couvrir. Laissant sa soeur, adresser quelques mots de remerciements au jeune japonais, il se contenta d’un simple hochement de tête, qui voulait pourtant tout dire.

Soutenant leur cousin, le trio s’éloigna du marché de Noël, leurs esprit très loin de l’atmosphère festive et joyeuse qui y avait régné.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Mer 7 Jan - 16:33
J'ai vu que Nowaki était soulagé, et quelque part je l'ai aussi été. Il valait mieux qu'il ne s'inquiète pas, en plus, il était également plus intelligent de ne pas crier au loup avant de savoir ce que j'avais parce qu'au final, je ne savais toujours pas ce qui m'arrivait. Mais je n'étais pas le genre de type à m'affoler au moindre problème que j'avais avec mon corps, sinon, ça ferait bien longtemps que je serai mort d'angoisse. Au final, quand je me suis laissé aller sur ses genoux, il s'est décalé pour que je puisse y prendre place sans trop de soucis. Mais je n'étais déjà plus vraiment conscient à ce moment, bien trop attiré par le monde onirique qui s'offrait à moi.

« Minoru ! »

J'ai porté ma main à ma tête, émergeant de mon sommeil superficiel, avec beaucoup de difficultés. J'étais bien mieux dans le monde des rêves, alors que la voix de ma cousine résonnait encore et toujours dans ma tête. Je dois avouer qu'elle me faisait encore mal, alors ce cri n'a fait que renforcer ce mal. J'ai soupiré, en me redressant, sentant un vêtement glisser le long de mon corps. Je l'ai rattrapé avant qu'il ne touche le sol, et j'ai pu remarquer le blouson de Nowaki. J'ai vu Juliet qui s'écroulait à mes pieds, tout en fixant le mouchoir que j'avais encore dans ma main. Elle m'a ensuite serré dans ses bras, et j'ai été un peu démuni, je me suis simplement laissé faire. Je ne pense pas qu'elle se soit vexée d'une telle réaction de ma part. Ensuite, elle a embrassé mon front, avant de me demander si je pouvais me lever, et a ordonné à Nowaki de l'aider à me soutenir, et qu'on rentrait. Docilement, il l'a écouté. J'ai rit dans ma tête, surtout que je pouvais marcher tout seul, je n'avais pas besoin d'eux. J'avais connu bien pire parfois quand j'étais plus jeune et que je me faisais tabasser et que j'étais laissé pour mort dans une ruelle peu sûre, et que si je ne voulais pas succomber, il fallait que je rentre par moi même. J'arrive encore à sentir en moi l'effort que ça me demandait. Alors, franchement, là, c'était vraiment de la gnognotte. J'étais loin d'être laissé pour mort. Le mal durait moins longtemps que lorsque je me faisais massacrer en sortant. 

Plus loin, j'ai pu remarquer le japonais qui m'avait prêté main forte, enfin, parole forte, et qui avait proposé de nous acheter des takoyakis qui n'avaient jamais été mangés. Quel dommage. J'en avais vraiment envie, mais je n'avais pas faim. Et puis, je n'avais même pas pu voir mes petits poussins. J'en aurai bien acheté un pour le ramener en toute discrétion dans ma chambre au pensionnat. Je suis sûr que j'aurai pu le cacher. Trop nul.
Quoi qu'il en soit, je l'ai regardé, je ne savais pas trop quel comportement adopter à son égard, donc j'ai fini par tourner la tête pour regarder en face de moi. Je me suis dégagé délicatement de l'emprise de mes cousins, pour ne pas être un poids pour eux, et j'ai couvert Nowaki avec son blouson, pour ne pas qu'il tombe malade. Puis, j'ai mit les mains dans mes poches, avant d'avancer. Encore une journée qui se terminait, en compagnie de mes cousins. Et je ne suis pas sûr d'avoir encore envie de foutre de nouveau les pieds à un marché de Noël.

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
I made a mistake. I fell in love.
I fight against my demons. I fight to don't love anyone. I lost a fight, and with, I lost my soul. She left me, and she broke my heart. I can't make sense anymore. Now, I'm dead.by lizzou.
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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS) Jeu 8 Jan - 12:26
Rp event terminé.
J'archive.


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MessageSujet: Re: "I wish you a Merry Christmas" (TOUS)
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