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Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A)

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MessageSujet: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Lun 8 Déc - 20:22
HORS-RP
INFORMATIONS IMPORTANTES POUR LES COURS :

- Les élèves portent tous l'uniformes de l'école
- Un cours n'est pas considéré comme commencé tant que ce n'est pas inscrit clairement dans le poste du professeur
(- De même que seul celui-ci indique si la porte est close ou non)
- Les cours impliquent la présence de pnjs, une classe ne se résume donc pas aux seuls élèves joués,
merci de prendre en compte leur existence pour peupler la salle.
(Vous n'êtes pas obligés de les animer seulement de tenir compte qu'ils sont présents)



Tokyo, petit matin, reflet dans le miroir, Ryosuke ajustait le noeud de sa cravate. Son col parfaitement replié, chemise impeccablement repassée par la femme de ménage, un dernier coup de d'oeil pour vérifier son rasage, la fraîcheur de son teint que les traces du temps embellissent d'une séduisante maturité, l'homme esquisse un bref sourire au coin de ses lèvres, signe de sa satisfaction. Il se détourna du miroir et quitta la salle de bain. Il se saisit de sa veste au passage qu'il enfila et se dirigea vers la porte d'entrée de son appartement. M. Osadani traversa ensuite le couloir de l'immeuble au design aussi luxueux que moderne jusqu'à l'ascenseur. Une fois dehors, il monta dans le véhicule qui l'attendait au pied du bâtiment et indiqua au chauffeur où le conduire : le Pensionnat Miyusaki.


Habituellement, le riche japonais érudit ne dispensait des cours que dans les cadres d'universités et d'écoles d'études supérieures, et pourtant, il avait accepté de faire une exception lorsqu'il avait rencontré le directeur de cette école qui comprenait également des classes de lycées. La curiosité l'avait piqué. C'était une nouvelle expérience qui l'intriguait. Bien sûr, les deux hommes s'étaient mis d'accord, le Professeur Osadani n'avait que faire d'enseigner aux classes les plus difficiles et désintéressées de l'enseignement ; de même qu'il se jugeait inapte à gérer les classes les plus jeunes, à l'exception bien sûr des cours spécialisés dans la littérature, mais si ces élèves étaient inscrits dans cette matière, logiquement, ces derniers devaient être intéressés et motivés. Mais ce matin, l'homme commencerait par faire la connaissance de la classe dont il serait le professeur principal.


Arrivé à l'établissement, M. Osadani se rendit tout d'abord dans les bureaux de l'administration pour y régler quelques informations, puis il se dirigea vers sa classe. Inutile pour lui d'être guidé, il avait déjà visité l'école au préalable et se souvenait parfaitement bien des locaux. Quand il entra dans sa salle de classe, celle-ci était encore vide, rien d'étonnant le professeur était venu à l'avance pour avoir le temps de prendre ses marques. Étrange sensation que la perspective de dispenser des cours dans une salle de classe confinée lorsqu'on est habitué aux grands amphithéâtres. Sa sacoche en cuir noir déposée contre le pied de son bureau, M.Osadani commença par tirer les rideaux de la salle afin que la lumière du jour naissant puisse y pénétrer. Il s'en retourna ensuite à son bureau derrière lequel il s'assit et sortir de ses affaires la fiche de trombinoscope concernant sa classe et commença à essayer d'assimiler les noms aux visages des élèves avant que ceux-ci n'arrivent pour se présenter devant lui en chair et en os.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Mar 9 Déc - 10:20
Le réveil sonnait, comme chaque matin de cours, annonçant la routine quotidienne. Il fallait se lever, de bonne heure évidemment. Et entamer une journée d'apprentissage comme une autre en compagnie de ses camarades de classe. Éteignant la sonnerie stridente de ce cher appareil que presque chaque être humain sur terre maudit, Juliet s'étira un instant avant de se frotter les yeux et se décider à se lever. La crinière en bataille, le pyjama tout froissé et retourné, les yeux à moitié ouverts, agressés par la luminosité trop vive, le tableau était assez amusant à voir. C'était à se demander ce qu'elle avait bien pu faire cette nuit ! Néanmoins, malgré tout ce qui pouvait laisser croire que la demoiselle mourrait d'envie de retourner se blottir contre le matelas moelleux de son lit et la couette bien chaude, un grand sourire dénotait, s'épanouissant sur ses lèvres. Elle voulait aller en cours. Si elle n'aimait pas rester assise des heures, enfermée dans une salle de classe, elle aimait apprendre, partager, découvrir... Et ce lieu n'était-il pas en plus l'endroit idéal pour faire de nouvelles rencontres et tisser de nouveaux liens ? Autant en profiter un maximum accompagné de ses deux chers membres de sa famille ! La cerise sur le gâteau ? Les cours de théâtre qui la mèneraient un peu plus chaque jour vers son rêve ! Alors, avec toutes ces raisons, comment ne pas vouloir aller en cours ? Il faudrait être idiot !

Entamant une chansonnette d'un air enjoué, la jeune fille se dirigea vers la salle de bain où elle se fit une douche sommaire avant de commencer sa toilette en quatrième vitesse. Sécher et discipliner ses cheveux, un coup de mascara, un coup de gloss et le tour était était joué ! Puis elle revint dans sa chambre pour enfiler son uniforme ainsi que deux ou trois bijoux discrets, vérifier que tout se trouvait bien dans son sac et descendre retrouver son frère pour le petit déjeuner. Une fois l'estomac suffisamment carburé pour la journée -ou plutôt la matinée-, ils partirent tout deux en direction de l'établissement. La première heure de cours, ils la passaient ensemble. Cette pensée suffisait à rendre l'adolescente heureuse. Bien que le froid se fasse largement sentir, les jumeaux avaient pour habitude de faire le trajet à pied, n'étant pas si loin que cela du pensionnat. Ainsi, ils avancèrent en bravant le froid, main dans la main, lien indispensable qui unissait leurs deux corps et reliait leurs âmes. 

Une fois arrivés dans l'enceinte du bâtiment, ils passèrent par la case obligatoire des casiers à chaussures avant de se diriger vers la salle où leur cours serait dispensés. Première entrevue avec leur fameux professeur principale, qui selon ce qu'avait entendu Juliet, enseignait la littérature aux élèves de tous les niveaux ayant choisi cette option. Lâchant un instant Nowaki, elle se mit en tête de "l'expédition" et se dirigea en gambadant jusqu'à la fameuse pièce dans laquelle ils débuteraient le cours. Passant son joli minois à travers l'embrasure de la porte, la jeune fille remarqua qu'ils étaient les premiers. Quels élèves modèles ils étaient ! Trêve de plaisanterie. L'occidentale toqua poliment avant de pousser un peu plus la porte et de pénétrer dans la salle de classe. 

"Bonjour Sensei !" dit-elle joyeusement tandis que son sourire rayonnait.

Avançant pour laisser place à sa moitié, elle commença à se diriger vers le milieu de la salle avant de s'arrêter, ne sachant pas trop quoi faire. Pouvait-elle choisir sa place ou devait-elle se soumettre à celle que choisirait son professeur suivant un plan de classe ? A vrai dire, n'ayant jamais étudié au Japon, elle n'en savait strictement rien !

"Monsieur..." reprit-elle plus doucement mais toujours avec ce même ton qui respirait la joie. "Les places sont au choix ou... ?"
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Sam 13 Déc - 11:39
Il y a de nombreuses manières d’apprendre la fin des vacances. Si aucune n’est géniale, il en existe des plus violente que d’autre. Et l’une des moins agréable est sans doute lorsqu’un cri strident venu des entrailles d’un réveil matin vous le fait savoir avec toute la douceur et la sensibilité que son cœur métallique peut ressentir à l’égard d’un étudiant. Et malgré sa constante recherche de musicalité dans tous les recoins du monde, le jeune homme avait bien du mal a trouver une quelconque mélodie dans le sablier de métal.

Cela faisait à présent plusieurs semaines que la routine avait reprit, mais le musicien ne s’était toujours pas fait de nouveau à cette sonnerie. À Londres, le jeune homme avait installé sur son IPod un programme qui utilisait l’un des morceau de sa playlist pour le faire sortir des bras de Morphée, mais dans la cohue qu’avait causé le déménagement, l’application avait été supprimée, et le japonais s’était mis dans la tête l’idée de programmer lui même son prochain réveil-car contrairement à ce que l’on pourrait croire, le jeune homme se débrouillait extrêmement bien un ordinateur entre les mains-mais il n’en avait pas vraiment eu le temps, sa chambre encore encombrée de nombreux carton l’attestant.


D’un accord tacite, le jeune homme prenait sa douche le soir, laissant ainsi la salle de bain libre pour sa sœur le matin, si bien qu’il s’habilla immédiatement, prenant simplement la liberté de ne pas trop serrer sa cravate, avant de sortir, son sac et son étui à violon sous le bas. Le déjeuner fut rapidement avalé, et les jumeaux prirent donc comme tous les matins, la direction de Miyusaki. Il faisait froid, mais cela ne perturbait pas vraiment les deux jeunes, qui marchaient d’un pas tranquille, mais dans la main comme ils le faisaient toujours.
Nowaki aimait le contact de cette main dans la sienne, il avait l’impression qu’elle avait toujours été là, et qu’elle le serait toujours. Avaient-ils besoins de liens de sang ? Pas aux yeux de Nowaki, ils avaient juste besoin d’être ensemble. C’est tout.

Ils finirent donc par arriver dans l’enceinte du bâtiment, et par reflexe, les iris d’obsidiennes du japonais se mirent en quête de la silhouette de son cousin, avant de se rappeler qu’il devait surement être au réfectoire avec autres internes, ou dans l’un des recoins du pensionnat qu’il leur avait fait visiter peu après leur arrivée. Ils ne le verraient donc pas ce matin, mais peut être à l’intercours, ou pendant l’une des pauses, car maintenant qu’ils s’étaient retrouvés tous les trois, Minoru avait été –pour le meilleur et pour le pire- entrainé dans leur vie.

Après avoir échangé ses chaussures contre les chaussons règlementaires, le musicien, son violon toujours dans le dos, suivit sa sœur dans les couloirs d’un pas plus mesuré que celui de sa soeur, et la rattrapa juste avant qu’elle ne toque a la porte de la pièce dans laquelle ils allaient avoir cours, et pénétra à sa suite dans  salle de classe, découvrant leur professeur principal.

Charismatique fut le premier mot qui lui vint à l’esprit, tandis qu’il s’inclinait légèrement, un « Bonjour Senseï. » s’échappant de ses lèvres en même temps que sa sœur, le ton enjoué en moins. Puis, il suivit sa sœur, laissant son regard vagabonder dans la salle, ses doigts pianotant toujours sur son IPod la mélodie qui passait à la radio lorsqu’ils étaient passé devant une boutique d’accessoires électronique, tandis que l’autre enserrait la lanière de son étui à violon, attendant lui aussi la réponse de leur professeur.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Sam 13 Déc - 15:31
Les premiers élèves ne se firent pas attendre très longtemps avant d'arriver. Lorsqu'il entendit toquer à la porte, M. Osadani leva la tête et orienta son regard dans cette direction. Il reposa les documents qu'il tenait entre ses mains sans même avoir eu le temps de parcourir l'ensemble du trombinoscope qui d'ailleurs était accompagné d'un petit post-it de la secrétaire précisant que celui-ci n'était pas complet et que certains élèves récemment inscrits n'y figuraient pas forcément. Oui, c'était une des particularités de cette école, à condition que leur cursus et résultats scolaire le permette, les élèves pouvaient intégrer les classes correspondant à leur niveau à tout moment de l'année.

La première à faire son apparition fut une adolescente de type occidental, ce qui surprit son professeur[, un bref instant, puis il se rappela qu'une autres des particularités de cet établissement résidait notamment dans son accueil d'élèves étrangers qui provenaient de partout à travers le monde. La demoiselle fut suivit de très près par un jeune homme cette fois-ci doté de traits japonais. Qui dit premiers élèves dit premières impressions. Ces deux-là s'avérèrent polis et bien élevés, comme on pouvait en attendre d'étudiants représentants l'élite de leur école. Ils le saluèrent poliment, la jeune fille avec dynamisme et le garçon avec plus de retenu. Le professeur qui s'était levé leur rendit leur salutation puis, il ne put réprimer un léger sourire à l'entente de cette question. Il ne s'y était pas attendu. Indéniablement, c'était le premier signe de leur jeunesse et lui son manque d'expérience face à un tel public. En Université et dans les Grandes Écoles, les cours étaient dispensés dans de grands amphithéâtre accueillant parfois plusieurs centaines d'élèves, il allait de soit que chacun s'asseyait où bon lui semblait.

"Je vous en prie, asseyez-vous à votre guise !" leur sourit-il avec charme.

De toute façon, le Professeur Osadani jugeait que ses élèves devaient être assez mâtures pour se prendre en charge, choisir les places les plus judicieuses pour suivre en cours de manière attentive et s'auto-discipliner sur la qualité de leur travail. Ainsi, les deux premiers élèves installées, d'autres ne tardèrent pas à les imiter et la classe se remplit peu à peu ...
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Sam 13 Déc - 21:56
HRPG:
 



Cours Principal: Professeur Osadani


Dyllan Walker venait d'arriver dans son nouveau pensionnat portant le nom de Miyusaki. C'était désormais la réputation de "nouveau" qui lui avait été attribué en passant les portes de l'établissement. Il fallait au plus vite que le jeune homme trouve une solution pour remédier à ça, la meilleure des techniques étant d'attirer l'attention, à but positif bien sur, sur lui pour en faire un personnage principal de l'endroit.

Dyllan débuta donc par une visite de sa chambre qui n'était rien d'autre que la cinquante deux dans les dortoirs des garçons. Cet internat était convenable mais pour le garçon habitué à des manoirs luxueux en guise de domaine, cet environnement bien qu'accueillant restait très précaire à son goût.

Il y trouva son uniforme qui ne lui plaisait pas du tout mais monsieur n'avait pas le choix, alors Dyllan l'enfila sans broncher. Certes, ce genre de tenue obligatoire n'était à la "hauteur" de ce prétentieux. L'anglais se plaignait que ce n'était pas confortable, pas à la bonne taille, pas assez classe pour que son apparence soit mise en valeur, que le tissus n'était pas de bonne qualité. Toutes les critiques y étaient passées !

Le garçon continua son étude des lieux en s'aventurant dans l'aile Nord du pensionnat réservé aux élèves des classes uniquement de rang a. En effet le génie était toujours aussi fier d'être invité dans cette partie-ci lui offrant toujours d'autant plus de mérite.

C'est alors qu'il entendit derrière un mur de salle de cours qu'un professeur semblait s'exprimer. Mais c'était celui de quelle discipline ? L'adolescent ne résistait pas à l'envie d'aller y jeter un coup d’œil et peut-être même assister à l'heure pour y recevoir toujours plus de savoir.

L'élève se permit alors de pénétrer dans la salle pour s'asseoir à une table au hasard après avoir pronnoncé un...

-Hello ~

Qui se voulait toujours aussi vantard sans compter qu'il avait les mains dans les poches... Le londonien ne prenait même pas la peine de parler en japonais pour saluer le professeur, on ne pouvait pas le blâmer d'impolitesse, mais rien que ce "bonjour" dévoilait bien le style de l'anglais à l'égard des autres, même ceux qui méritent d'autant plus de respect. 

L'interne ne tourna même pas la tête pour décrire son éventuel voisin. Peu importe qui serait à côté de lui, Dyllan ne comptait pas adresser la parole à qui que ce soit même en sachant que cette classe était remplie des meilleurs éléments : Des génies.
Et si par miracle, le garçon décidait d'ouvrir la bouche, ce serait sans aucun doute pour parler uniquement de sa personne...

code par wordstorm

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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Dim 14 Déc - 10:54
Loreleï boutonna sa chemise puis la rentra dans la jupe de son uniforme. Elle ajouta les accessoires réglementaires à la tenue et finit par attacher ses cheveux blonds platines en une natte qui lui tombait entre ses omoplates saillantes. Elle ajouta un peu de mascara et se saisit de son sac posé au pied de son lit. Elle se dirigea sans un bruit vers la porte, laissant ses camarades dormir: elle voulait faire un tour dehors avant de se rendre en cours.


Elle traversa le couloir d'un pas rapide. Elle était restée un peu trop longtemps à l'extérieur du bâtiment et avait eu du mal à trouver sa salle, n'ayant pas un bon sens de l'orientation. Elle toqua à la porte et entra. Trois personnes en plus du professeur étaient présente. Une fille et deux garçons dont l'un d'eux, blond, se tenait debout près du bureau. Elle s'avança et s'inclina respectueusement devant son professeur en lui disant timidement:


- Bonjour Senseï.


Elle avait essayé tant bien que mal d'effacer son accent anglais mais il ressortait toujours, indéniablement. Sans même demander la permission, elle alla s'assoir au deuxième rang, à la table du milieu et attendit la suite.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Dim 14 Déc - 22:34
Le réveil radio se mit en route laissant place à une musique douce,  au moins avec une musique comme ça qui on ne pouvait se réveiller que de bonne humeur.
Pourtant qui serait de bonne humeur en entendant son réveil sonner lui rappelant ainsi de quitter un lit bien chaud et confortable ainsi que les bras de Morphée pour s'asseoir sur une chaise très peu accueillante?
Pas grand monde mais en tout cas ça ne mettait pas de mauvaise humeur directement à cause d'un son strident qui venait plomber les oreilles dès le matin. 

Enfin la main de Gabrielle après une minute ou deux de musique vint se poser délicatement sur le bouton d'arrêt du radio réveil pour revenir directement après se réfugier sous sa couverture.
Elle lâcha un grommellement ensommeillé à l'idée de devoir quitter son lit chaud et tellement accueillant pour affronter le froid dehors pour se rendre au pensionnat.
Elle s'assit sur le bord de son lit après être sortie à contre coeur de son lit et mit la main devant sa bouche pour se mettre à bailler longuement.
Se mettant sur ses jambes elle partit vers son armoire pour se saisir de l'uniforme bordeaux après avoir hésité pendant plusieurs minutes sur le choix de la chemise ou du pull pour finalement choisir la chemise, elle n'avait pas envie de mettre le pull. 
Elle enfila la veste et les chaussures d'uniforme pour finaliser celui-ci pour descendre prendre un petit déjeuner rapide au vue de l'heure qu'il était déjà. 
Gabrielle finalisa tout ceci avec un long manteau noir manteau et son écharpe blanche qui lui couvrait la partie basse du visage.

La jeune fille marchait rapidement dans les rues pour être sur d'arriver à l'heure, elle regardait sa montre tout le temps histoire de voir si l'aiguille n'avançait pas plus rapidement quand elle ne regardait pas.
Pourtant elle n'était pas du tout en retard, elle était peut-être même en avance mais elle ne voulait tellement pas arriver en retard qu'elle préférait partir en avance.
Elle soupira tandis que les flocons de neige se déposait peu à peu pendant sa marche vive et commençait à mouillé sa chevelure châtain encore en bataille.
De là ou elle était elle pouvait voir le pensionnat et elle se pressait de plus en plus pour y arriver le plus vite possible, non seulement son envie d'arriver en cours était forte, mais aussi elle avait froid, encore et toujours froid malgré son attirail.

Elle se tenait à présent devant le petit casier destiné à ranger ses chaussures, elle les troqua donc contre les petits chaussons d'intérieur et se hâta d'aller dans sa salle.
Elle regarda une nouvelle fois sa montre qui n'avait pas beaucoup bouger depuis la dernière fois qu'elle l'avait regardé, c'est à dire il y a une minute. 
Une fois arriver devant la salle, sac sur le dos et porte ouverte, elle toqua tout de même pour signaler sa présence, simple geste de politesse.
Elle s'avança avec gaieté dans la salle et salua d'un geste de tête tout les élèves présents dans la salle et certain lui rendait son salue. 

-Bonjour Professeur. Dit-elle de façon polie avec un grand sourire pour accompagné ce salue.

Elle prit place sur une table vide, il paraîtrait que ça facilite les rencontres alors c'est une bonne raison pour elle pour prendre le risque de se retrouver sans voisin ou voisine.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Mar 16 Déc - 10:01
Six heures du matin, le réveil sonne. Depuis combien de temps mes yeux sont-ils déjà ouverts ? Trop longtemps ou pas assez ? Je me sens complètement déboussolé. Quelle heure est-il en France ? Pas loin de minuit me semble.

Trois jours... A peine trois jours que je suis de retour et je ne parviens pas encore à m'adapter parfaitement au décalage horaire. Pourtant, je ne vais plus avoir le choix à partir de maintenant.

Je me levai et quittai la chambre pour me rendre dans la salle de bain. La maison était si grande et si vide. A cette heure-ci, une seule domestique était déjà présente et au travail, certainement en cuisine. J'irais la saluer un peu plus tard. Avant tout chose, je suis aller prendre une douche. A la sortie de celle-ci, serviette autour de la taille, je pris le temps de sécher mes cheveux, j'enfilais ensuite le pantalon et la chemise de mon uniforme. Difficile retour au port de l'uniforme. Je me sentais tout engoncer dedans. L'heure était venue de renouer avec mon attitude de "coincé" comme on me l'avait si gentiment fait remarquer en Europe. Je nouai le noeud de ma cravate autour de mon cou tout en le desserant ensuite afin qu'il reste un peu lâche et sans boutonner le bouton du col de ma chemise. J'avais l'impression de ne plus pouvoir respirer sinon. Si je ressentais une certaine appréhension ? Peut-être, mais je refusai si bien de l'admettre que moi-même je ne la remarquai pas.

Un coup de peigne dans mes cheveux pour coiffer ma mèche ponctuée de mèches blondes. Un sourire irrépressible s'esquissa brièvement sur mes lèvres. Cette histoire finirait par faire un scandale. Je m'amusai déjà en imaginant la tête de mes professeurs, mais je ne me sentais absolument pas coupable. Ce n'était pas comme si je m'étais teint les cheveux de mon plein gré. Si j'aurais pu me refaire une teinture brune par-dessus ? Peut-être, mais je devais avouer que je n'en avais pas eu l'envie. Je trouvais que cette coiffure ne m'allait pas si mal et comme je n'aurais jamais eu l'audace de me l'infliger moi-même, je saisi l'occasion de porter fièrement quelque chose dont je n'aurais jamais eu le cran de faire de mon propre chef.

Une fois fin prêt, il ne manquait plus que ma veste d'uniforme que j'enfilerai au dernier moment. Dans la cuisine, le petit-déjeuner était prêt et dresser, mais je mangeai seul. Les domestiques étaient fort aimables et attentionnés mais toujours affairés, cette maison évoquait en moi une sensation si austère. ..

Mon bonnet sur la tête, seules quelques mèches brunes et blondes dépassant sur mon front, une écharpe autour du coup, j'enfilais mes chaussures, me saisi de mon sac de cours en cuir d'une main et glissait ma batte de baseball sous mon bras pour ouvrir la porte. La première personne que je vis donc fut le chauffeur qui m'attendait à côté de la voiture.



Une demie-heure de trajet plus tard, la luxueuse voiture noire s'arrêta devant le portail du pensionnat Miyusaki. Ce stationnement inopiné gênait la circulation, l'adolescent assura donc à son chauffeur qu'il n'avait pas à descendre pour lui ouvrir la porte afin de pouvoir repartir le plus rapidement possible. De plus, Jotaro n'avait nulle envie de tant de cérémonie. Il était tout de même assez grand pour ouvrir une portière lui-même. Ce n'était pas comme s'il avait encore une sécurité enfant.

Aussitôt le jeune homme descendu, la voiture repartit donc. Devant l'entrée de l'établissement, il y avait quelques groupes d'élèves arrêtés à discuter, ou qui passaient leur chemin pour rentrer dans l'établissements. Certains le regardèrent avec curiosité, certaines filles se firent des messes basses en le regardant en coin, d'autres l'ignorèrent totalement, le dédaignèrent ou lui jetèrent des regards méfiants. Jotaro se contenta de sourire et d'adresser un léger signe de tête à ceux qui faisaient preuves d'assez de franchise pour que leurs regards se rencontrent. Un sourire qui ne manqua pas d'avoir son effet sur la gente féminine. Puis, le garçon leva les yeux vers l'établissement devant lui. Il ne ressentait ni impatience, ni recul, sans doute s'était-il déjà résigner.

Puisqu'il lui restait quelques minutes avant de devoir se rendre en cours, l'adolescent alla se caler dans un coin contre le muret du pourtour de l'enceinte de l'établissement. Il déposa sa sacoche de cuir et sa batte de baseball contre, puis chercha dans la poche intérieure de sa veste. Il en sortit une cigarette. La seule et unique qu'il avait actuellement en sa possession. Cependant, il n'avait pas de feu. Un groupe de lycée du même établissement que lui étaient rassemblés à quelques mètres. Ils n'avaient pas forcément l'air des plus commodes avec leurs coupes de cheveux et leurs uniformes personnalisés, mais Jotaro ne s'arrêta pas sur les apparences. Il s'avança jusqu'à eux, les salua et leur demanda s'ils n'auraient pas du feu, sachant que plusieurs d'entre eux étaient en train de fumer, la question n'était qu'une simple formulation. Les jeunes hommes au nombre de cinq se turent quelques instants et l'observèrent. Avec sa cigarette à la main, les mèches blondes dépassant de son bonnet, son bel uniforme et après l'avoir vu descendre sur le trottoir de sa voiture, ils ne virent en lui qu'un foutu gosse de riche, un fils à papa qui se la joue rebelle juste histoire de faire chier son daron. L'un d'eux finit par se mouvoir, il vint se planter devant le nouveau, le fixant droit dans les yeux. Jotaro ne broncha pas. Il ne présenta aucune arrogance dans le regard et ne se permit pas non plus l'insolence de sourire. Il demeura de marbre. L'autre finit par se détourner de lui en crachant sur le sol.

"Tiens," lui tendit un briquet un autre membre du groupe.

Jotaro alluma donc sa cigarette et remercia le propriétaire du briquet auquel il rendit aussitôt.

"On y va ?" lança ce dernier à ses camarades.

"On va où ?" demanda un second.

"En cours, crétin !" rétorqua le premier.

"SERIEUX ?!!!" s'étonnèrent les quatre autres en choeur.

"Mais non, je déconne ! On s'casse !" leur fit-il signe de le suivre en partant dans la direction opposée à l'entrée de l'établissement.

Ils marchèrent sur quelques pas, puis le plus grand, celui qui avait défier Jotaro du regard se retourna pour s'adresser à celui-ci :

"Eh, le nouveau ! Tu d'vrais faire gaffe à toi ! Avec une aussi belle gueule, ce serait dommage qu'elle soit abîmée !"

Il se retourna en ricanant.


Jotaro retourna dans l'encablure où il avait déposé ses affaires. Le nombre d'élèves défilant se fit moindre jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus un seul. L'adolescent prit son temps. Il tira une latte sur sa cigarette et expira lentement la fumée de sa bouche. Il savourait chaque bouffée. Non, Jotaro n'était pas spécialement fumeur. On peut même dire qu'il ne l'était pas du tout à l'exception d'une ou deux cigarettes par-ci par-là lors de soirée. Cette cigarette avait plus une valeur symbolique. Le goût de sa dernière bouffée de liberté. Dès qu'il aurait mis le pied dans cet établissement, il ne fumerait plus aucune cigarette. Il ne ferait plus grand-chose d'ailleurs. Il se sentait presque comme un prisonnier qui rentre de lui-même dans sa cellule. S'il avait envie de s'enfuir ? Peut-être... Mais à quoi bon ? Une fois l'intérieur, il y resterait jusqu'à la fin de la semaine avec interdiction formelle de sortir en-dehors de l'enceinte de l'établissement, si ce n'est pour monter dans la voiture du chauffeur qui le ramènerait à la maison le vendredi. Maison de laquelle il n'avait pas le droit de sortir non plus le week-end.

Alors oui, ces quelques instants devant le portail à fumer cette cigarette représentait ces derniers instants de liberté avant qu'on lui passe ses chaines...



Au bout des moments, Jotaro jeta un regard sur sa montre.

"M*rde ! Je vais finir par être en retard !"

Sa cigarette presque entièrement consommée, il l'écrasa sur le sol pour l'éteindre puis jeta son mégot dans la poubelle en passant et accourut ensuite à l'intérieur de l'établissement. Le garçon se dirigea directement dans l'aile Nord où se situait sa salle de classe. Les couloirs étaient déserts et la plupart des portes closes. Un calme presque glauque régnait dans ce bâtiment. Jotaro pouvait entendre ses pas résonnaient sur le lino. Quand il fut arrivée à quelques mètres de la porte qui devait être celle de sa salle de classe, il cessa de courir, se mit à marcher, jeta avec nonchalance son sac par-dessus son épaule au lieu de le tenir bien dans le prolongement de son bras le long du corps comme un lycéen japonais modèle devait le faire. Il arriva à la porte à laquelle il toqua discrètement du dos de sa main tenant entre ses doigts sa batte de Baseball - ayant sport dans la journée mais n'ayant encore eu l'occasion de connaître les vestiaires des sportifs où un casier devrait lui être attribué.

"Excusez-moi, j'espère que je..., s'interrompit-il alors qu'il s'interrogeait sur son retard ou non, lorsqu'il découvrit le visage familier de son professeur. Président ?" laissa-t-il échapper dans un souffle stupéfait et fort heureusement relativement inaudible.

Comme s'il prenait conscience de son impolitesse ou qu'il ne savait plus vraiment comme se comporter face à ce professeur plus que inattendu, Jotaro s'inclina prestement, ôtant dans un même geste le bonnet qu'il omit de décoiffer auparavant et révélant ainsi sa coiffure ornée de mèches blondes.

"Bonjour Sensei ! Je vous prie de m'excuser pour mon impolitesse !"

C'est à ce moment-là que les yeux rivés sur le sol, il remarqua un autre oubli de sa part...

"Oh ! Le con ! Mes chaussures !!!"

Dans sa hâte, il avait complètement oublier d'échanger ses chaussures contre les chaussons usuels. Décidément, où avait-il la tête ce matin ! Ailleurs, manifestement ! Où donc ? En France ? Probablement. Il se redressa vivement.

"Je suis désolé ! Je reviens tout de suite !" fit-il aussitôt demi-tour pour courir jusqu'à l'entrée du bâtiment où se trouvait les casiers à chaussures.

Comment avait-il pu passer devant sans les remarquer ? Ce petit intermède lui permit de faire un peu le tri dans ses pensées quant au fait qu'il venait de tomber nez à nez avec son "oncle" comme professeur. Il n'était pourtant encore qu'au lycée ? Avoir M. Le Président comme professeur était certainement la dernière chose à laquelle il s'attendait. Dans un sens, avec les maladresses qu'il venait de commettre, sans doute était-ce une chance pour lui. Cependant, il ne voulait pas de traitement de faveur. D'ailleurs, Jotaro réalisa qu'il ne souhaitait pas que les autres membres de la classe, ni même de l'école, sache qu'il était de la même "famille" que le Professeur Osadani. Si son comportement ne le trahissait, en principe, les autres n'avaient aucun moyen de le savoir.

A son retour en classe, Jotaro s'excusa une fois de plus envers son enseignant en prenant soin de l'appeler Sensei avec un détachement tout à fait impersonnel, afin de faire passer le message qu'ils "ne se connaissaient pas". L'adolescent se tourna ensuite vers l'ensemble de sa classe dont la plupart des élèves le regardaient avec des grands yeux écarquillés. Jotaro leur sourit avec fraîcheur en les saluant d'un mouvement de tête. De prime abord, il mit la surprise sur leur visage sur le compte de ses cheveux, puis, il se rendit compte que ce n'était pas forcément la seule raison de leur effarement. Il se rappela alors tenir sa batte de baseball dans sa main. Il la releva alors vers le ciel, toujours un sourire aux lèvres, certains élèves aux premiers rangs eurent un mouvement de recul. Et le garçon tourna la tête vers son enseignant :

"Ah oui, veuillez m'excusez mais on ne m'a pas encore attribuer mon casier de sport, alors je n'ai pu y ranger ma batte."

Là-dessus, le garçon s'avança enfin dans les rangs. Il croisa alors deux visages connus, rencontrés au marché de Noël, le jour même de son retour au Japon. Une lueur de surprise agréable orna tout d'abord son visage et son regard, puis il leur adressa à chacun des deux, un sourire et un signe de tête en guise de salutation tout particuliers. Geste qui ne lui ressemblait pas aux regards de ses amis de longues dates si certains avaient été présents dans cette assemblée, Jotaro alla s'asseoir directement dans le fond de la salle à une table seule pour ce premier cours.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Mar 16 Déc - 10:58
Si le Professeur avait été légèrement surpris par la vue d'une occidentale avant de se rappeler qu'ils étaient un certain nombre, spécificité de cet établissement, sans doute ne s'attendait-il tout de même pas qu'il soit légion à ce point. En effet parmi le flot d'élèves qui suivit, pas moins de quatre occidentaux firent leur apparition. Pour une seule classe d'une trentaine d'élèves environ au total, la présence de quatre ou cinq élèves étrangers représentaient déjà un pourcentage plus qu'inhabituel dans tout autre établissement scolaire. Mais le Professeur considérait que ce mélange de culture pouvait être tout particulièrement intéressant. Sa seule interrogation résidait dans l'homogénéité des connaissances de chacun d'eux. Certes, ils étaient les meilleurs élèves de cet établissement, cependant, chaque pays dispensait des enseignements différents. Heureusement pour cette classe qui ne devait être remplie que de "petits génies", sans doute parviendront-ils chacun à pallier aux lacunes qu'ils peuvent avoir dans telle ou telle matière, selon leur scolarité passée.

Lorsqu'un professeur donne un cours pour la première fois, même s'il ne faut jamais se fier aux apparences, cette heure est toujours l'occasion de se faire une première idée sur les élèves auxquels il aura à faire tout au long de l'année ou du semestre. En l'occurence, il est vrai que l'attention s'attarde sans doute plus inconsciemment sur les occidentaux, d'autant que pour le moment, les jeunes japonais semblent tous de parfaits petits élèves modèles plus irréprochables les uns que les autres. Et les occidentaux alors ? Les demoiselles lui apparurent bien aimables pour leur entrer. Par contre, pour ce qui était le cas d'un certain jeune homme, s'il ne dit mot pour le moment, le Professeur avait bien pris en note dans un coin de sa tête le fait que le garçon ne se soit même pas donner la peine de s'exprimer en japonais, alors qu'un simple bonjour n'était pas de la retranscription la plus compliquée. Les demoiselles dont l'accent était loin d'être parfait s'était donnée cette peine, et en un sens, ceci apparaissait comme le strict minimum. Le message indirect passé par le garçon était explicite : il ne tenait pas à s'intégrer.

Cependant, la véritable surprise du jour fut le fruit de l'apparition d'un tout autre élève. Alors qu'il restait à peine trois minutes avant le début de l'heure de cours, un élève se présenta à la porte. Quand il vit apparaître ce garçon, coiffé d'un bonnet, des mèches blondes dépassant de celui-ci, chaussé, le sac jeté par-dessus son épaule d'une main, une batte de baseball de l'autre, Ryosuke ne put croire qu'il s'agissait là de l'un de ses élèves et s'apprêta à lui faire remarquer qu'il avait dû se tromper de bâtiment. Sauf que lorsque son regard s'arrêta sur le visage de l'adolescent, l'un comme l'autre semblèrent en être stupéfié.

"Jo..." eut-il seulement le temps de prononcer, le souffle coupé, avant que le garçon ne s'incline et prenne prestement la parole.

A vrai dire, l'enseignant était encore tellement sous le choc qu'il n'eut le temps de dire le moindre mot avant que le jeune homme ne disparaissent en coup de vent pour aller se déchausser. Ryosuke ne savait pas comment il aurait réagi s'il avait s'agit d'un autre garçon que son précieux neveu, mais il était dans un tel état de stupéfaction qu'il ne parvenait pas vraiment à réfléchir. Jotaro ? Que faisait-il ici ? Ne devrait-il pas être en France ? Et cette attitude ? Et cette coiffure ? Tout ceci ne lui ressemblait pas ! En tout cas, ce n'était pas l'image qu'il se faisait de son "neveu".

L'apparition entre deux d'une élève lui permit de reprendre ses esprits avant le retour de l'adolescent. Les paroles de celui-ci à son retour lui firent comprendre qu'il ne souhaitait pas afficher leur lien de parenté. Ryosuke l'accueillit donc et le laissa prendre place dans la salle alors qu'une multitude de questions à son sujet tournait dans sa tête.

Un regard sur l'horloge au-dessus de la porte, il ne restait plus qu'une minute avant le début du cours. Laissant la porte ouverte au cas où il manquerait encore un ou deux élèves, le professeur s'en alla écrire son nom au tableau avant de prendre la parole afin de se présenter :

"Bonjour. Je m'appelle Osadani Ryosuke. Je serais votre Professeur Principal jusqu'à la fin de l'année scolaire. Titulaire d'un doctorat d'Histoire et d'un second de Littérature, j'enseignerai également cette matière dans votre école. Vous êtes ma première classe n'ayant pas encore obtenu un diplôme d'accès aux études supérieures. En effet, jusqu'à lors je n'ai jamais enseigner que dans les universités et les grandes écoles du pays, vous êtes mes premiers lycéens pour certains d'entre vous, et d'une manière générale, je ne m'occupe pas des premières années à la faculté, par conséquent, si mon cours vous semble parfois trop complexe, n'hésitez pas à me l'indiquer. Je suis professeur par passion et non pas par nécessité de gagner ma vie, je suis donc prêt à me mettre le plus possible de mon temps à votre disposition en cas de difficultés quelconque. Le professeur principal est là pour vous aider, si vous avez des questions ou des problèmes, qu'ils soient de nature scolaire ou non. Mon devoir d'enseignant est d'être à votre écoute, alors n'hésitez pas à venir me voir si vous en ressentez le besoin."

Le Professeur ne put s'empêcher de jeter un regard discret en direction du jeune homme aux cheveux bruns méchés de blond. Ils sembleraient qu'ils pourraient avoir pas mal de choses à se dire...

"Bien, se tourna-t-il à nouveau face à l'intégralité de la classe devant lui. A présent, même si pour un certain nombre d'entre vous, vous vous connaissez tous probablement déjà, j'aimerais que vous vous leviez chacun votre tour afin de vous présentez oralement. Votre nom, prénom, votre âge, classe, spécialité, établissement précédent, pays d'origine, vos loisirs... Tout ce qui vous passe par la tête et qui vous semble vous définir."

Sur cette consigne, il laissa donc la parole à ses élèves. Cet "exercice" lui permettrait également de se faire une idée sur la personnalité de chacun. Puisque c'était la première fois que Ryosuke avait à faire avec d'aussi jeunes élèves et en aussi petit nombre, il avait bien envie pour en profiter à apprendre de mieux les connaître, chacun dans leur individualité.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Mar 16 Déc - 21:36
Une fille entra suivit de quelques minutes par un garçon qui répartit aussitôt troquer ses chaussures de ville contre les chaussons réglementaires. Un petit oubli peut arriver à n'importe qui après tout! 


Elle dévisagea ses camarades de classes. Une bonne partie était occidentale, comme elle ce qui était étrange pour un établissement japonais, même de renommée mondiale. Puis son professeur pris la parole et elle reporta ses yeux sur le tableau. Il avait fait de grandes études et cela l'impressionnait surtout qu'il venait enseigner à de petits lycéen malgré qu'ils fassent partis des plus intelligents du lot! Puis Mr Ryosuke leur demandait à tous de se présenter. Elle jeta un coup d'oeil à la salle puis se leva pour se poster derrière sa chaise. Elle inspira fortement et prit la parole, tentant d'effacer son accent "british":


- Bonjour, je m'appelle Loreleï Atkins, j'ai 18 ans, je suis en quatrième et je suis anglaise. Je suis en Arts Visuels et en spécialisation Art Textile. J'aime dessiner et j'apprécie jouer du piano. Cette école est le premier établissement scolaire que je fréquente et je suis sujete à des crises d'angoisses.


La dernière information lui paraissait primordiale surtout qu'elle même ne savait pas quand l'une d'elle va se déclencher. Elle tira se chaise silencieusement et se rassit avec toute la grâce qu'elle avait acquis depuis qu'elle dansait. Elle posa ses mains sur sa table et les croisa, attendant la présentation d'autres camarades.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Ven 19 Déc - 16:06


Cours Principal: Professeur Osadani


Ce cours allait être intéressant ! En tout cas d'après l'impression de Dyllan. 

L'anglais avait remarqué sans difficulté que le professeur prêta attention à un élève qui rentra dans la salle. Le jeune homme avait des mèches blondes et...et on s'en fout, le résumé c'est que monsieur était canon. Et ça ne plaisait pas au prétentieux qui voulait être le centre d'attention peu importe les circonstances. Le sujet d'interrogations vient de ce camarade, et ça, c'était sa principale préoccupation, au sens négatif bien sur.

Beaucoup d'occidentaux dis-donc ! Dyllan ne sera pas trop chamboulé alors...Mais ne nous attardons pas sur ce "détail", le plus important c'était le premier, ou plutôt la première, qui allait faire découvrir le son de sa voix à Walker.

Une demoiselle prit la parole pour démarrer l'exercice. Loreleï Atkins. Il n'y a que des mannequins ici ? Ou c'était les immenses yeux au regard intense de la jeune femme, qui aveuglait Dyllan au point qu'il soit obligé de l'écouter jusqu'au bout ? 

Mais elle se rassit ensuite sur une information des plus intrigants : Celle-ci était en proie à des crises d'angoisse. C'était en effet, important de le préciser. La santé c'est également l'identité d'une personne...
Alors Dyllan étant toujours prêt à s'afficher, se leva sans demander la permission. Sa posture était digne de son éloquence, droite et sérieuse, sans aucune faute.

-Je me nomme Walker Dyllan. Âgé de 17 ans. Je suis Troisième AS, spécialisé dans le théâtre. Mon pays d'origine est le Royaume-Uni, je suis née à Londres. Je suis capable de parler sept langues et j'ai un QI au-dessus de la moyenne. Ajouta-t-il en sachant que des génies étaient présents dans la classe, mais monsieur voulait le préciser... 

Il acheva sa présentation avec fierté accompagné d'un ego démesuré ressenti dans sa prononciation assurée. Un résumé de son identité, que le garçon à l'esprit soit-disant supérieur pensait très importante, comme une révélation qui allait bouleverser le sens de la vie du monde entier.

Sur ce, Dyllan se rassit et croisa ses bras sur la table en courbant son dos pour prendre un air aussi supérieur que provocateur en regardant les autres élèves. Il le savait, que tous ses camarades risquaient de le haïr pour son côté vantard, mais le "génie" s'en fichait, aucun ami n'est à la hauteur des espérances du blond.

Son Japonais était parfait. Aucune erreur malgré, encore une fois, son accent anglais qui ne cessait de refaire surface à chaque parole.

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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Ven 26 Déc - 12:45
Suite à la réponse du professeur, qu'elle semblait avoir légèrement prit au dépourvu avec sa question, peut être un peu idiote, elle se dépêcha de désencombrer le chemin. Se dirigeant vers le milieu de la salle, ni trop devant, ni trop derrière, elle choisi une table coté fenêtre et invita son jumeau à en prendre une à coté d'elle. Ils n'étaient pas obligés d'être toujours collé, mais elle aimait pouvoir sentir sa présence. La salle se remplie relativement rapidement, tous les élèves étant parfaitement à l'heure, voire même en avance. L'adolescente remarqua avec plaisir qu’elle était loin d'être le seul visage occidental des environs. Le dépaysement n'était donc au final pas si grand que cela. L'un d'entre eux salua même en anglais, sans aucune autre marque de politesse. En voila un qui ne devait pas vouloir s'intégrer ! Enfin, ce n'était pas trop ses oignons, mais se faire mal voir dès le premier jour était assurément une erreur de calcul... La jeune fille ne retint pas tant que cela de visages, si ce n'est celui d'une fille enjouée à la chevelure sauvage et celui d'un nippon assez petit, portrait typique de l'intello, ce qui eu le don de lui décrocher un sourire. 

Alors que l'heure avançait et que le cours allait surement commencer d'une minute à l'autre, un dernier élève arriva. S'il avait voulu paraître discret, c'était raté. Mais s'il avait voulu marqué les esprits, c'était réussi, parce que toute l'attention était portée vers lui. Ce n'était pas tant la façon dont il portait son sac, ni ses mèches de couleur -qui à vrai dire, étaient assez peu communes dans ce type de classe-, non. Mais plutôt la batte de Baseball qui tenait de façon naturelle dans sa main. Peut être qu'il avait ses raisons, mais cet "instrument" n'avait pas sa place en cours. En fait, à peu de choses prêt, on aurait pu croire qu'il venait accomplir un mauvais coup ! Cependant, au lieu de faire peur à Juliet, ça lui donna envie de rire tellement la scène était étrange et digne de drama ! Et cette envie s'accentua jusqu'au point où elle eu beaucoup de mal à se retenir, lorsque celui ci se rendit compte qu'il avait oublié d'enlever ses chaussures ! Mais à quoi pensait-il donc ? Le pire, c'était que le visage lui était familier. Où avait-elle pu bien le voir ? 

Ce n'est que lorsqu'il s'avança vers eux et les salua qu'elle reconnu le jeune homme qui l'avait bousculé lors du marché de noël, quelques jours plus tôt. L'occidentale le salua donc en retour d'un sourire chaleureux. Il prit place, et le professeur, monsieur Osadani, décida de débuter le cours. Par une présentation. Il semblait des plus sympathiques, et, contrairement à certains, aimait son travail. Une chance de tomber sur lui ! Les élèves se levèrent un à un pour se présenter, et la demoiselle pu relever certains détails, comme crise d'angoisse, timidité, prétention, jovialité... Chaque présentation étai différente et donnait une idée plus ou moins précise de qui on avait à faire. Se levant à son tour, Juliet prit la parole après que le professeur la lui ai donné. 

"Bonjour à tous ! Je m'appelle Juliet, Juliet Shakespeare. C'est un nom assez particulier, je vous l'accorde, mais je ne pense pas que mon père est fait preuve d'humour en me l'accordant, plus de perspicacité. En effet, je suis en Arts du spectacle, spécialisation théâtre, et ma pièce préférée a toujours été, et restera surement toujours, Roméo et Juliette de William Shakespeare. J'ai 17 ans et j'en aurais 18 à la fin de l'année, je serais donc considérée comme majeur dans mon pays natal qu'est l'Angleterre, même si ici, cela ne me sert pas à grand chose, voir à rien ! Je me rapprocherais donc juste un peu plus de la vieillesse si on peut dire ça comme ça." 


Son ton était des plus enjoués, elle regardait l'ensemble de la salle, souriait continuellement, et essayait de donner envie aux autres d'écouter. Ce n'était certes qu'une présentation comme une autre, et sa vie n'avait pas forcément beaucoup d'attrait, mais au moins, elle se prenait au jeu.

"Je suis native de Londres et j'y ai vécu pratiquement toute ma vie. En effet, l'année de mes 4 ans s'est passée au Japon, pas loin d'ici, où j'ai pu faire connaissance pour le première fois avec cette langue et culture. J'y ai aussi rencontré celui qui aujourd'hui est mon précieux frère, Nowaki."


L'adolescente adressa un sourire éblouissant à son jumeau avant de reprendre.

"Donc, comme vous l'avez devinez, je suis amoureuse de théâtre. Mais je me passionne aussi pour la danse. J'aime également beaucoup tout ce qui est créatif, comme le dessin, l'art textile, etc... Bien que je n'y sois pas vraiment douée, c'est le moins qu'on puisse dire. Coté musique, disons que je ne suis pas compliquée, mais si je devais vous citer des morceaux que j'adore, vous ne les connaîtriez surement pas, puisque c'est Nowaki qui les compose. Et enfin, pour ce qui est du sport, je ne m'y connais pas beaucoup. Disons que je préfère les sports d'équipe, s'amuser avec les autres est quelque chose que j'ai toujours apprécié."


Ne voyant plus grand chose de pertinent à ajouter, elle se rassit doucement. Elle espérait ne pas avoir été trop longue, mais elle trouvait que parler un peu de soi était le minimum attendu. Si elle s'inquiétait pour quelqu'un, ce n'était pas pour elle, mais bien pour son frère, qui n'était pas du style à parler, ni même à raconter sa vie.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Ven 26 Déc - 16:30
La salle de classe se remplissait peu à peu, sans pour autant raisonner de d’avantage de bruit. Cette simple différence acoustique était sans doute l’illustration la plus simple du fait qu’il était dans la classe des A, en compagnies des élèves les plus studieux, sérieux, et perfectionniste de l’école. Tous sans le moindre doute était intelligent, mais les années passés en Angleterre lui avait bel et bien enseigné une chose: l’intelligence ne se mesurait certainement pas uniquement par les résultats scolaires.


Suivant sa jumelle dans les allées de bureau, tout en faisant extrêmement attention à ne pas cogner son précieux étui contenant son instrument au passage, il s’assit finalement a côté d’elle, sur le rang qui jouxtait la fenêtre, sur le siège près de l’allée. Toujours dans la même classe dans le royaume où ils avaient longtemps vécus- et vous auriez tord de croire que ceci était le fruit d’un simple hasard, car ce fait était uniquement le fruit d’une demande réitérée chaque année pour se trouver dans la même classe- ils n’avaient cependant pas toujours été assis à côté, Juliet s’asseyant à côté de divers camarades-amis ou non, ce détail ne la réfrénant jamais-, et lui d’un autre, ou de sa chère Solitude, mais régulièrement, d’un accord tacites, les deux jeunes s’asseyaient côte à côte. C’était le cas pour ce premier cours, et si quelqu’un pensait que c’était par timidité, il se trompait lourdement. Le jeune japonais connaissait suffisamment bien sa soeur pour savoir qu’elle était capable d’aller s’asseoir à côté de n’importe qui sans le moindre soucis.


Peu à peu, ceux qui seraient leurs camarades tout au long de cette année, et sans doute des suivantes arrivèrent peu à peu. Plongé dans ses pensées comme c’était souvent le cas, le jeune homme n’y prêta pas beaucoup d’attention, remarquant seulement le nombre étonnant d’étudiant étranger qu’il y avait. Si à Londres, avant de partir, il s’était dit que Juliet serait peut être la seule occidental, il voyait présent que c’était loin d’être le cas. Il haussa imperceptiblement les épaules. Cela n’avait as beaucoup d’importance.

Son  attention fut cependant attiré par l’entrée pour le moins surprenante, sinon marquante d’un autre jeune homme -japonais au visage- qui commença par retourner vers l’entrée changer de chaussures, avant d’entrer dans la salle, sa batte de baseball en main de plu tranquillement du monde, comme si il s’agissait d’un simple cartable. Habituellement, le regard obsidienne du quatrième année se serait immédiatement reporté sur ses affaires qu’il avait sorti un peu plus tôt, mais les traits du nouveau venu, et sa chevelure brune méchées de blond lui disait vaguement quelque chose, et bien qu’il se sache pas physionomiste pour deux sous, Nowaki le fixa encore quelques secondes, cherchant dans son esprit où il aurait pu le croiser, ou à qui il lui faisait penser. Par réflexe, les longs doigts blancs et fins du violoniste se mirent à pianoter sur la table, comme il le faisait d’habitude sur son Ipod…
Le lien se fit soudainement dans sa tête au moment, où Juliet répondait au signe de la main qu’il venait de leur faire. C’était le jeune homme qui avait aidé sa jumelle à se relever lorsqu’elle était tombé au marché de Noël, et qui avait aussi retrouvé son fameux appareil. Ayant finalement fait le lien entre ceux deux personnages, il lui répondit par un simple hochement de tête.


Le nippon regarda sa montre, et presque au même moment, leur professeur prit la parole, signe que le cours commençait, se présentant sommairement, avant de les prier de faire de même.
Une jeune occidentale à la chevelure platine commença timidement-et si son visage ne lui dit strictement rien, sa voix lui faisait remonter en elle un souvenir-, rapidement suivit par un anglais, qui parla avec une raideur emplie d’une pointe d’orgueil digne des plus grand aristocrate de la vieille Angleterre. Sa soeur prit ensuite la parole, avec chaleur, gentillesse et sympathie, comme à son habitude, son sourire brillant sur ses lèvres roses, illuminant la pièce par cette jolie moue qui ordonnait son visage. Suivant la logique qui le faisait parler après sa soeur, il se leva à son tour, prenant sur lui  pour ne pas faire de réponse monosyllabique, et d’essayer de tenter les phrases sujet-verbe-complément.

 « Je m'appelle Shakespeare Aoki Nowaki, j'ai 17 ans, je suis en quatrième M, spécialité Violon, j'étudiait auparavant en Angleterre avec Juliet, je suis né au Japon, et j'aime jouer de la musique et composer. » Déclara-t-il de sa voix froide et monocorde, réussissant l’impensable exploit de faire tenir toutes les informations demandés en une seule phrase. Certes, il n’avait pas autant développé que ne l’avait fait sa soeur -cela relevait sans doute de l’impossible pour lui, l’un des plus fidèle amants de Silence et solitude-, mais cette dernière l’avait déjà presque présentée avec elle, si bien qu’il n’avait pas grand chose a ajouter.

Il se rassit, conscient néanmoins que sa prestation devait paraître bien courte à côté de celle de sa soeur, mais il ne savait pas vraiment quoi dire de plus. Ses loisir étaient bel et bien de jouer de la musique et de composer, mais il appréciait également d’autre activités… mais ce n’était pas des loisirs a proprement parler.
Enfin, cela n’avait pas grande importance aux yeux du jeune homme: il doutait sincèrement que ces détails intéressent quiconque dans la salle.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Ven 26 Déc - 20:32
Le cours n'avais pas encore débuté mais il ne devrait plus trop tarder car la salle était presque pleine et tous était arrivé à l'heure, et dans le cas de Gabrielle en avance alors elle s'était mise à prendre un stylo et à le faire tournoyer dans sa main pour s'occuper un peu avant le début.
Même si cette activité demandait une quelconque attention pour ne pas qu'il tombe de sa main, elle concentrait son écoute sur le professeur pour ne pas rater une éventuelle consigne et son regard flânait dans la salle pour voir le visage de ses camarades, qu'elle allait surement côtoyer pendant une année voire plus cela dépendra de ce que chacun fera.
Dans tout les cas si elle n'arrive pas à réussir dans le monde du graphisme comme elle en rêve depuis qu'elle était toute jeune, elle se tournerait vers le monde du théâtre et du spectacle, elle avait toujours adorée entrer dans un rôle et le jouer jusqu'au bout, elle trouvait ça tellement dépaysant...
Elle gardait toujours son sourire sur le visage, elle aimait l'avoir. Pourquoi? Parce qu'elle aimait sourire ce n'était pas plus compliqué que ça.
Et pendant qu'elle s'amusait avec son stylo elle regardait les gens entrer dans la salle, et surtout une personne qui avait fait une entrée fracassante.
Son entrée avait provoqué un léger rire chez la jeune fille, au moins lui il avait de l'énergie à revendre mais le plus surprenant dans tout ça c'est qu'il avait ramené sa batte de baseball avec lui, une manière surprenante de se démarquer en tout cas.
D'ailleurs le professeur semblait connaître cette personne. 

Ainsi quand le calme revint après l'arrivée du jeune homme le professeur fit part d'une consigne à toute la classe, et celle-ci était plutôt simple, il voulait que l'on se présente, rien de plus banal mais au moins ça permettait de mieux se connaître.
Gabrielle n'eut pas le temps de commencer qu'une fille aux cheveux blond présente dans la même filière qu'elle mais pas de la même spécialisation.
Ensuite ce fût au tour d'un garçon. Tout ce qu'elle avait retenue et qu'il aimait étaler ses capacités, mais c'était une manière de se présenter après tout.
Puis c'est passé de la présentation enjouée et pleine de détails à celle sur un ton neutre et sans grand chose de plus, pourtant il semblerait qu'il soit de la même famille.
Elle sourit face à cette différence extrême avant de se lever à son tour pour se présenter. 

-Bonjour! Je m'appelle Gabrielle, j'ai 17 ans je suis actuellement en troisième AV avec pour spécialisation le graphisme. Commença-t-elle Je suis originaire de France mais je vis au Japon en ce moment. Je parle également l'anglais et le japonais pour essayer de me faire comprendre par le plus de personnes. 
Je suis passionnée par le dessin et tout ce qui touche à ça depuis que je sais tenir un crayon dans la main et j'aime beaucoup faire du théâtre dès que je peux. J'arrive partiellement à jouer du piano mais c'est pas fameux... 
Je pense que c'est tout pour moi. 


Elle se rassit doucement sur sa chaise attendant que les élèves restant se présente à leur tour et que le cours puisse débuter.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Sam 27 Déc - 11:51
La salle était pleine. Il ne restait qu’un ou deux sièges vacants et étrangement, ils étaient relativement tous situés dans le secteur où Jotaro et sa batte de baseball avait pris place. Qu’importe, ce n’était pas grave, ce n’était qu’une première étape dans le processus. Isolé ? C’est un façon de voir les choses. En poste d’observation, c’est plutôt ainsi que l’adolescent considérait la situation. Lorsque le professeur prit la parole, le jeune homme ne l’écouta que d’une oreille discrète, après tout, il le connaissait déjà donc sa présentation n’était pas une nouveauté pour lui. La nouveauté résidait plutôt en ses nouveaux camarades de classe sur lesquels il jeta un regard d’ensemble, histoire de se faire une première vague idée. Comme il pouvait s’y attendre, il croisa quelques coups d’oeil en coin qui étaient tournés vers lui. Lorsque les personnes en question le remarquait et ne se détournaient pas aussitôt, il avait le temps de leur adresser un sourire discret mais si séduisant de fraîcheur, surtout s’il s’agissait de filles. Quelques unes commencèrent d’ailleurs à rougir. Le processus était bel et bien en train de se mettre en place…

Ma apparition n’est pas passée inaperçu. Mais fut-ce réellement de manière totalement indépendante de ma volonté ? Certes, je reconnais que pour les chaussures, ce fut bel et bien un oubli involontaire mais pour le reste… C’était plus fort que moi. J’ai toujours cherché à attirer l’attention, à être aimé et populaire. Si on étudiait la psychologie de l’enfance, sans doute dirait-on que l’origine se trouve dans le fait que je sois le cadet, que je souffre d’un complexe d’infériorité vis-à-vis des membres de ma famille et qui plus est que je manque d’attention féminine puisque que ce soit ma mère, sa mère et sa tante, il est indéniable qu’elles ont toujours préféré ma soeur. Qui plus est, elle éprouve toute une sorte d’amertume envers les héritiers de la famille Kaïto car elles ont souffert plus ou moins de l’injustice des lois de primogéniture et salique qui régissent traditionnellement cette famille. Néanmoins, je ne vois pas là grande utilité à faire une étudie approfondie de la psychologie de mon inconscient.

Mon inconscient est d’ailleurs celui qui dicte en partie mes actes. Alors oui, l’attraction autour de moi a toujours été naturelle dans le milieu scolaire, mais ce n’est pas parce que les choses se faisaient naturellement que je n’ai pas compris pour autant de processus de réalisation et que même si je ne suis pas particulièrement en recherche de popularité actuellement, je ne peux m’empêcher de telle sorte à attirer l’attention. Vous pensez mon opération maladroite ? Je vous assure qu’il n’en ai rien. Certes, la manoeuvre aurait pu être un peu risqué selon le professeur face auquel j’aurais pu me retrouver, mais la chance semble être avec moi sur ce coup-là. Laissez-moi donc vous expliquez l’intérêt de chaque élément.

Tout d’abord, il est bon de savoir que, que ce soit en bien ou mal, si on parle de moi, c’est que j’existe ! Grâce à mon entrée, mon nom sera assurément l’un des premiers enregistrés dans les esprits de la grande majorité de mes camarades de classes. Ensuite, il ne tient qu’à moi pour qu’on ne parle à mon sujet le plus souvent en bien. Pour se faire, je dispose d’une arme naturelle dont j’ai tout de même conscience : mon sourire. Par chance, je n’ai aucune difficulté à exprimer la moindre petite once de gaieté et par conséquent, je n’ai que très rarement besoin de me forcer, ce qui rend donc mon sourire encore plus frais. Il me permet d’apparaître sympathique, voire séduisant à en juger de la teinte pourpre qui rosit les joues d’un grand nombre de filles. Qu’il n’ait pas de méprise, je suis un être sincère mais aussi intelligent, il m’est naturel d’analyser le comportement et les bases sur lesquelles se fondent les relations humaines.

Ensuite, abordons le sujet de mes mèches-blondes. Je n’en suis pas responsable, mais plutôt la victime d’une soeur et d’une grand-mère un peu originale - enfin pour une fois qu’elle semblait joyeuse, elle qui a sombré dans la dépression depuis plusieurs années avec le décès de son frère jumeau - qui m’ont fait captif et m’ont fait payé mon silence de cette coloration - ou décoloration - de quelques unes des mèches de ma chevelure brune en hiver. Cependant, je dois reconnaître qu’elles ne me déplaisent pas non plus et que j’ai préféré les garder. Une once d’esprit de provocation envers ma mère ? Peut-être… Par conséquent, je savais d’emblée que je n’allais pas passé inaperçu en arrivant en classe avec une telle coiffure. Un nouvel élément pour être au coeur de l’attention et des questions. Une raison de leur démontrer que l’habit ne fait pas le moine. Mon allure pouvait paraître impressionnante, et j’avoue m’être intérieurement amusé à trouver un prétexte pour garder ma batte de baseball pour appuyer une légère impression de crainte. Non, je ne souhaitais par faire fuir les autres, tout au contraire, cette impression m’octroyait une vague méfiance et du respect. Je me préservais d’être pris de haut. J’avais l’air un peu mystérieux pour ceux qui aiment les individus qui n’ont pas peur de transgresser certaines règles de la société, filles ou garçons. Il me suffisait par la suite de démontrer que j’étais d’un naturel très sociable et sympathique pour que dès lors que quelques uns viennent à moi, les autres ne tarderaient pas à suivre. En fin de compte, grâce à mon entrée, on pourrait presque dire que je me suis insidieusement imposé en tant que mâle alpha, et je n’avais plus qu’à me comporter naturellement pour m’entendre avec le reste de mes camarades.

De la manipulation ? Je ne voyais pas les choses ainsi, je baissais juste ma propre image et ma réputation. Cette première étape étant réussie, la suivante pour cette fois-ci commencer à contre-balancer l’impression que j’avais donné et donc attirer encore plus la curiosité sur ma personne serait celle des présentations. Mais avant tout, j’allais écouté attentivement les prises de paroles de chacun de mes camarades. En effet, l’un des secrets de la popularité durable n’est pas uniquement de concentrer toute l’attention sur soi car pour être apprécier, il faut apprendre à connaître et à comprendre ceux qui nous entourent. Pour les fidéliser, il faut commencer par les écouter…


La première élève à prendre la parole fut une fille blonde à la bouche pulpeuse sur laquelle biens des yeux se révélèrent attentifs d’avantage que les oreilles - car oui, l’analyse ne se concentre pas uniquement sur la personne qui prend la parole mais aussi sur son auditoire et le comportement de celui-ci - faire partie des petits génies de l’école n’empêche pas une bonne partie des garçons de se laisser guider par leurs hormones. Après avoir photographié dans sa mémoire, les jeunes hommes en proie aux maux de l’adolescence, Jotaro concentra d’avantage son attention que les paroles de sa camarade et prit en note également dans un coin de sa tête les informations les plus importantes : 18 ans, Anglaise, élève en Arts Textiles et sujette à des crises d’angoisse. Donc une personne à laquelle il valait toujours accorder un peu d’attention pour prévenir tout risque de crise et avec qui parlé de son pays natal - où il avait séjourné pendant une année scolaire - et de mode - un avantage quand on a eu une soeur qui est mannequin professionnel.

Un autre anglais prit la suite. A croire que c’est une invasion… Le Japon serait-il sur le point de devenir une colonie anglaise ? Cette proportion de britannique était assez ironique quand on savait quel genre d’accueil ils étaient réputés pour réserver aux étrangers, et dont il avait lui-même été victime. Pour en revenir à cet élève que Jotaro ignorait encore être l’un de ses camarades de chambre, il suffisait d’observer l’expression sur le visage de ceux qui l’entourent pour comprendre qu’il bénéficiait d’un accueil bien moins cordiale que sa compatriote. Il faut dire que ses propos et le ton dont il usait pour s’exprimait sifflaient quelque peu aux oreilles. Il n’était pas modeste, c’était un fait. Cependant, ce ne fut pas cela qui marqua le plus l’esprit du jeune japonais, après tout, chacun cherche à attirer l’attention sur soi avec plus ou moins de maladresse. Dans un sens, l’Anglais pouvait être considéré comme un prétendant au titre de mâle dominant, mais Jotaro ne s’inquiéta pas de sa concurrence. Tous deux n’usaient pas des mêmes armes. Ce qui le dérangea plutôt, ce fut qu’il fit en garçon une personnalité plutôt « incontrôlables », de ces gens qui ont une soif de puissance et de pouvoir, ceux qui ne savent pas se raisonner, comme il en avait connu un en France tout particulièrement… Néanmoins, Jotaro n’arrêta pas son jugement là-dessus. Il ne s’agissait là que de premières impressions qui pouvaient parfaitement être erronées. Il n’oublierait simplement pas de ne pas négliger le dénommé Dyllan Walker.

Quelques japonais originaires des quatre coins du pays prirent ensuite la parole. Jotaro les écouta toujours avec la même attention et prenant des notes mentales pour toujours trouver le bon élément, ce qui les intéresserait et leur ferait plaisir lorsqu’il converserait avec eux. Puis, la conquête des britanniques reprit la classe d’assaut. Cette fois-ci, l’adolescent connaissait déjà vaguement la jeune fille qui prit la parole puisqu’il l’avait brièvement rencontré lors du marché de Noël. D’ailleurs entre cette rencontre dans le marché et son oncle en professeur principal, Jotaro commençait à douter que la ville de Tokyo comportent véritablement plusieurs millions d’habitants, et il n’était pas au bout de ses surprises… Bien qu’il l’ait déjà rencontré le japonais ne savait que très peu de choses sur la demoiselle et il lui accorda tout autant d’attention qu’aux autres afin de prendre en note de nouveaux détails. Des détails… Juliet en débitait tellement que sa prise de parole ne semblait plus en finir. Sa attitude si enjouée et presque passionnée provoqua l’épanouissement d’un sourire irrépressible sur les lèvres du japonais.

« Idiote … » murmura-t-il dans un souffle inaudible alors qu’il détourna la tête car s’il continuait à la regarder s’agiter de la sorte il allait finir pour ne plus pouvoir se contenir de rire.

Au moins, avec elle, la classe devraient rarement être ennuyeuse. Mais si elle continue à parler indéfiniment, elle allait stressée tout le monde et la jolie blonde du début allait être victime de sa première crise d’angoisse par sa faute. Cette pensée tout à fait absurde lui donna encore plus envie de rire. Finalement, il allait peut-être pouvoir passer une scolarité pas si déprimante que cela…

En matière de comique décalé, le mieux fut sans doute lors de l’enchaînement si contrasté entre le frère et la soeur. On pouvait dire qu’elle parlait pour deux en fait. Certainement aurait-elle pu prendre la parole à sa place pour le présenter qu’il n’en aurait pas été mécontent. La moue qui s’affichait constamment sur le visage désabusé de Nowaki faisait sourire Jotaro. Ce garçon était curieusement étrange. Jotaro avait bien envie d’en découvrir un peu plus sur lui. A sa façon, Nowaki attirait l’attention et la curiosité, cependant comme il semblait être un éternel blasé, il donnait pas envie aux gens d’aller vers lui pour essayer de le percer à jour. En d’autres termes, il ne constituait pas un concurrent. Du peu d’informations qu’il avait fourni, Jotaro retint donc son goût pour la musique et la composition. Si lui même avait toujours refusé de jouer d’un instrument, il avait néanmoins un avantage pour entamer la conversation si celle-ci évoquait son défunt grand-oncle, le compositeur de renommé Jared O’Connor, ou encore sa grande-tante ex-chanteuse.

La tournée des occidentaux n’étant pas tout à fait fini, l’une prit la parole à la suite. Encore une britannique ? Non, une française ! Le coeur de Jotaro fit soudainement un bond dans sa poitrine à l’évocation de la France. Son visage perdit de sa fraîcheur et de son éclat tandis que son sourire dépérit inconsciemment. Pour le moment, ce pays était encore synonyme des souvenirs contrastés et relativement douloureux, décontenançant. Cependant, le japonais s’efforça de rester concentré pour écouter ce que la prénommée Gabrielle avait à dire. Il prit toujours ses notes mentalement même si pour le moment, exceptée la France, il ne voyait pas vraiment sur quel point il pourrait échanger avec elle. Enfin, du moment qu’il se souvenait de son goût pour le dessin, il pourrait toujours s’intéresser à elle en lui posant des questions sur sa passion quand l’occasion se présenterait.

Les japonais reprirent ensuite leurs droits. Puis, alors qu’il ne restait plus que très peu de monde à devoir se présenter, Jotaro sentit que plus en plus de regards se tournaient vers lui avec plus ou moins de timidité. Première preuve de la réussite de son opération d’entrée, on était curieux qu’il se présente. Alors quand la prochaine opportunité se présenta, l’adolescent se leva pour prendre la parole, le visage serein, un soupçon sérieux.

« Bonjour, s’inclina-t-il légèrement comme la politesse japonaise le préconisait pour montrer qu’il connaissait également les bonnes manières, qu’il était quelqu’un de tout à fait présentable. Je me nomme Kaïto Jotaro. Avant que vous me le demandiez pour ceux qui se pose la question : oui, il s’agit bien de la famille Kaïto à laquelle vous pensez, je suis notamment le fils de la ministre, précisa-t-il sans prétention mais pour se prévenir des interrogatoires de la part de ses compatriotes plus particulièrement. Alors sans doute vous demandez vous pourquoi je suis ici et non dans une des écoles les plus prestigieuses, la réponse est que je rentre tout juste de France et qu’il est difficile de réintégrer un établissement scolaire à cette époque de l’année.

Je suis originaire d’Himeji, commença-t-il à sourire, qui à mes yeux est de loin la plus belle ville de notre pays. J’y ai vécu toute mon enfance jusqu’à ce que j’intègre le lycée lorsque je suis partie en Europe, en Angleterre, en Allemagne et en France. Je ne suis de retour que depuis quelques jours alors je vous prie de m’excuser si je vous parais parfois quelque peu maladroit, sourit-il avec de plus en plus de fraîcheur.

Je suis élève en Troisième année, prit-il le soin de ne pas préciser son âge jugeant utile que tout le monde sache qu’il est le cadet de cette classe, et comme vous avez pu le deviner, je suis l’un des rares sportifs de cette classe, spécialisé en Baseball. »

Jotaro ne précisa pas d’avantage de détail sur sa personne, il en avait dit et fait juste assez pour inciter les gens à venir assouvir leur curiosité en venant jusqu’à lui.

« Je suis enchanté de faire votre connaissance et je m’en remets à vous ! » conclut-il sa présentation en parfait petit japonais bien élevé qui s’inclina légèrement une dernière fois avant de se rasseoir dans une attitude naturelle, assurée et décontractée tout en restant très digne.

Opération numéro deux : réussie !
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Dim 28 Déc - 1:59
Il est encore tôt dans la journée. Quatre heures du matin pour être précis. Ce moment-même de la matinée où le soleil se lève pour prendre le chemin du ciel, timide mais doux, lumineux. Un peu à l'image de ce jeune homme là-bas, perché dans un arbre du jardin silencieux, perdu dans son monde. Perdu dans ce petit calepin de couverture velours, rouge bordeaux. Perdu dans les mouvements qu'esquissaient ses crayons sur le papier épais, conçu pour la dessin. Perdu dans ses rêves rien qu'à lui, caché sous son inséparable couvre-chef. Les yeux rêveurs, il dessine, encore et encore, ne troublant le silence que par le frottement de ses crayons contre la feuille auparavant vierge. Il est tôt oui, mais peu lui importe. Le jeune homme là-bas n'est pas gros dormeur, quatre heures par nuit en moyenne, six gros maximum. Le jeune homme là-bas n'est pas insomniaque non. Il fait juste partie de ceux qui n'ont besoin de fuir la réalité par le sommeil, puisqu'il n'y est déjà pas éveillé. Le jeune homme là-bas, le rêveur perché sur le grand arbre oui, il s'appelle Jun. Il se nomme d'ailleurs toujours ainsi. Jun Suzuki.

Un peu frisquet.
Ce fut la seule pensée qu'il eut en sortant ce matin, dans l'air frais d'une aube légère. Marchant parmi la rosée, presque gelée en vérité, en cette période d'hiver, Jun arriva au pied de ce grand arbre qu'il avait repéré dès son arrivée dans le Pensionnat. Soit, quelques jours auparavant. Jun n'avait pas cherché à connaître des personnes en premier temps. D'ailleurs, il ne cherchait jamais à le faire. Il cherchait à toucher la solitude et le calme. Comme toujours, d'où le fait qu'il se levait très tôt bien qu'il se couchait à des heures tardives. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, disait-on.

L'arbre en question était un grand chêne. Ou un grand quelque chose d'ailleurs. L'hiver avait emporté les feuilles, et la botanique et autres arbres n'étaient pas du domaine de Jun. Vous lui auriez demandé quelque chose en stylisme, quand bien même était-il souvent absent, il vous aurait répondu dans la seconde suivant votre interrogation. Car il était passionné de stylisme, et des vêtements, voilà ce qu'il dessinait aussi ardemment dans son calepin. Des couleurs et des harmonies. C'était ce qu'il cherchait, ailleurs que dans ce monde froid. Froideur qu'il ne ressentait d'ailleurs plus, à force. En effet, il était là, dans ce matin d'hiver, avec juste sa veste d'uniforme, sans même un manteau ou une doudoune. Avec simplement une écharpe autour du cou et des mitaines comme simples indicateurs sur la saison.

Et le jeune homme grimpa sur l'arbre, précautionneusement, calant son précieux cahier dans une petite sacoche contenant également ses crayons. Et une fois bien installé, il commença à dessiner. Il partit, dans ce monde de création, ailleurs. Il ne savait si ce qu'il faisait était beau, ou quoique ce soit. Il n'y pensait même pas en réalité. Il dessinait juste.

Un peu plus tard.
Parce que les repères temporels étaient défaillants chez Jun, ce qui était légèrement problématique, le jeune homme ne sortit de sa transe que lorsqu'il sentit de l'agitation. Jusque dans le jardin. Il fallait dire qu'il n'était pas très loin du Pensionnat, mais il était sensible à cet éveil de la société. Jetant un coup d'œil à sa montre, Jun faillit tomber de sa branche. Pardon, un quart d'heure ?! Fermant précipitamment son carnet et rangeant ses crayons, Jun dévala pour ainsi dire son arbre et sortit une petite barre énergisante aux céréales et au chocolat, ainsi qu'une pastille de café concentré (pas le temps d'un prendre un vrai) qu'il avala littéralement tout en se dirigeant au pas de course vers l'imposant bâtiment. Il gardait tout le long de sa course, son chapeau enfoncé sur la tête, refusant de croiser le regard d'autres pensionnaires.

Oh non, quelle salle déjà ?
Et notre Jun commença à farfouiller dans sa sacoche. Quatrième AV de rang A. Par ici, la salle. Fourrant le papier plié en quatre dans la poche de devant, le jeune homme s'avança dans le couloir et ... bingo. Il n'était même pas en retard. Enfin, à deux minutes près mais il n'était en général, pas du genre ponctuel. Arrivé devant la salle, le rêveur retira ses chaussures et enfila les chaussons règlementaires. Puis entra.

Et vit que la salle était déjà bien remplie, les seules places encore libres se trouvant tout derrière. Bon, tant pis. Puis Jun avisa le professeur, un homme à l'air strict mais pourtant, respectueux. Respectueux oui, car ce fut le sentiment qui s'empara de Jun quand il le vit. Regard qui lui rappela qu'il avait omis de retirer son couvre-chef, ce qu'il fit précipitamment mais toujours avec ses gestes involontairement gracieux, avant de saluer son professeur principal d'un timide et maladroit "Bonjour Senseï", accompagné d'un air penaud à cause de son chapeau. Puis il baissa le regard de nouveau et alla s'installer discrètement à un siège libre, et ressortit son carnet. Il avait l'air perdu, d'un gamin peut-être. Il n'en était pas un, mais il ne connaissait le regard que les autres portait sur lui, surtout en terre inconnue. Dessiner, encore, tout en écoutant.

Enfin, les présentations commencèrent. Du moins, c'est ce que compris Jun quand des voix diverses s'élevèrent. Des voix qui possédaient différents accents, prouvant la multitude culturelle du Pensionnat. Mais à vrai dire, le jeune homme n'y prêta que peu d'attention. Non pas snobisme, mais c'était ici plutôt son état habituel. Quelques voix le marquèrent, comme le dynamisme d'une jeune fille prénommée Juliet si il avait bien entendu, ou encore la parfaite vantardise dont faisait preuve d'un jeune homme occidental (il n'avait pas retenu son nom, c'était ainsi dire). Ah, et il y avait aussi ce jeune homme qui paraissait un peu décalé dans la classe avec ses mèches blondes, fils de la ministre ? Et puis c'était tout. Il écoutait, n'écoutait pas, dur à savoir. Mais il continuait à glisser ce crayon cyan sur sa feuille, sachant qu'inéluctablement, son tour viendrait.

Un léger silence.
Et Jun releva la tête. C'était à lui de se présenter. Il s'ancra dans la réalité rien que pour cet instant, rien que pour révéler ce qu'il semblait être à ces personnes vers lesquelles il n'irait jamais de lui-même.
- Euh, bonjour. Je m'appelle Jun ... Jun Suzuki. Je suis né un 21 Octobre 1996 à Tokyo. 18 ans donc et ... En Quatrième AV actuellement. Je suis passionné de stylisme, du moins c'est ce que l'on dit, et je suis donc en spé Art du Textile. Et, euh, voilà. Content de vous connaître ...
Il n'était pas à l'aise avec la prise de parole en public. Et la phrase resta en suspens, comme sa voix qui était de celle presque inaudible, comme une caresse futile. Il n'avait pas de grosse voix, ni celles comme le frère de la fille pétillante, Nowaki. Juste une voix comme la sienne. Et il se rassit, s'envolant de nouveau vers son monde à lui tout en gardant une petite ancre ici, attendant que quelqu'un d'autre se présente et fasse oublier ses paroles.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Mar 30 Déc - 8:22
Les présentations orales, même brèves sont toujours un assez bon exercice pour se faire une première idée de la personnalité et de la mentalité des élèves qu’un professeur à en face de lui. Il peut également déterminer par ce biais s’il a à faire à un public plutôt homogène ou hétérogène. C’est une chance donc les lycéens n’ont pas conscience, que partage également quelques étudiants en formation de niveau d’études supérieures sélectives à très faibles effectivement, que cette possibilité de proximité entre élèves et professeurs en comparaison aux amphithéâtres de plusieurs centaines d’étudiants où si vous coulez, il n’y a personne pour venir vous prendre par la main afin de vous tirer jusqu’à la surface. Sans parler des filières à concours, la loi du chacun pour soi est sans pitié. Chaque élève qui tombe est une place potentielle de gagner au classement. Alors qu’ici, et surtout pour les troisièmes années, il n’y avait nul besoin de se tirer dans les pattes. Au contraire, un peu d’entraide et de solidarité était le plus souvent bénéfiques à tous, dans une certaine limite de la naïveté et de la générosité cependant.

Depuis son bureau, le Professeur Osadani se prépara donc à écouter attentivement la présentation de chaque élève afin de pouvoir les cerner, les guider au mieux dans leur scolarité. La première élève a prendre la parole fut une jeune fille blonde qui eut la judicieuse idée de prévenir qu’elle était sujette aux crises d’angoisses. En effet, une telle information médicale avait son importance et le professeur trouva bon qu’elle en fasse part non pas seulement à lui mais bien à l’ensemble de ses camarades au cas où une telle chose se produirait un jour en l’absence d’un membre du personnel de l’école.

Le suivant fut un autre jeune britannique, nationalité qui apparaîtra au fil des présentations comme la seconde plus représentée au sein de la classe, au coude à coude avec la nationalité sud-coréenne - dont la différenciation avec les natifs du pays du Soleil Levant était moins flagrante -, et bien sûr, tout de même loin derrière la nationalité japonaise. L’information à côté de laquelle on ne pouvait passer chez le jeune monsieur Walker était indéniablement son sens de la modestie. Le Professeur Osadani n’accordait que peu d’importance à ce genre de chose. Au contraire, il en rirait presque affectueusement. Il reconnaissait bien là l’ignorance et le manque de maturité de la jeunesse dorée. Au fond, Ryosuke n’était peut-être pas très différent de ce garçon quand il avait son âge. Peut-être moins direct, mais toujours à se penser au-dessus du lot, et puis, la vie lui avait appris que la valeur des hommes ne se jugeaient ni à leur intelligence, ni à leur richesse matérielle. Il faut juste laisser le temps que jeunesse se fasse…

Les présentations se poursuivirent jusqu’à ce que la Grande Bretagne ne brille derechef en la personne d’une demoiselle ne portant un nom non moins prestigieux que celui de Shakespeare ! En entendant ce nom, tout les grands classiques et les plus fameuses tirades du maître anglais revinrent en tête au Professeur Osadani. La curiosité lui faisait bien évidemment se demander si la demoiselle, puis son frère lorsque celui-ci se présenta à la suite, descendaient du célèbre William Shakespeare ou s’il ne s’agit là que d’un surprenant homonyme. En tant avec un tel nom, c’est deux-là n’avaient plus le droit à l’erreur en littérature anglaise. La fratrie formait également un contraste assez surprenant, alors que la jeune fille avait effectué la prise de parole la plus longue tandis que son frère avait « l’esprit de synthèses ». Les informations n’étaient pas les seuls éléments d’une présentation orale : le contenu, la durée, la prononciation, le timbre de la voix, l’attitude, chaque détail parlait pour l’orateur.

Le tour fut ensuite à une autre occidentale, mais une française cette fois-ci ! Le Professeur trouvait vraiment cette hétérogénéité de nationalité très intéressante. L’histoire de chaque pays était si passionnante ! De la part des élèves de A, il s’attendait en plus à ce qu’il est la curiosité et l’intelligence d’échanger entre sur leur culture, leur patrimoine, leur histoire… Ce que Ryosuke releva au sujet de la française, ce fut son intérêt pour des loisirs variés, le fait qu’elle pense à les énoncer soulignait leur importance à ses yeux, et témoignait d’une ouverture d’esprit. Lui qui était très curieux et ouvert à toute connaissance ne pouvait qu’approuver une telle mentalité.

La présentation que l’enseignant attendait ne tarda plus à venir. Non pas qu’il ne connaissait pas déjà l’élève, tout au contraire, cependant, il était plutôt interrogatif vis-à-vis de ces retrouvailles passés sous silence. D’ailleurs, à la façon dont Jotaro se présenta, Ryosuke comprit sans l’ombre du moindre doute que l’adolescent ne souhaitait que leur lien familial soit révélé. Dans sa façon de se présenter, le professeur reconnut bien là son neveu. Il n’avait pas totalement changé : son aisance, son éloquence, le choix des mots et des informations…etc. Pour la plupart des gens, la quasi-totalité, ces détails paraissaient naturels, la présentation ordinaire d’un jeune homme assuré, mais pour lui qui le connaissait depuis le berceau, nul doute que chacun de ces gestes et de ses mots étaient parfaitement réfléchis. D’une part, cette capacité forçait l’admiration de Ryosuke, d’une autre, sa méfiance, non pas à l’égard du garçon lui-même mais des gens qui l’entourent, qui s’intéressent à la finesse de son esprit, des gens comme Kaïto Hatsuharu et Akatsuki Ritsuki par le passé.

Cependant, le professeur devait rester professionnel et concentré sur son cours. Les tracas concernant son neveu, il réfléchirait plus tard quand son travail serait fini. Pour le moment, tous les élèves ne s’étaient pas encore présentés. Et nouveau contraste entre Kaïto et l’un de ses camarades, Suzuki - révélation ! - Jun, après une prise de parole très aisée suivit une présentation bien plus timide et réservée. Il paraît que les élèves de AV ont souvent tendance à être particulièrement timide ou rêveur, ce qui fait en partie leur talent. Ryosuke se rappela de cet écrivain et professeur d’Osaka avec qui il entretenait des liens d’amitiés qui était spécialisé dans l’art du dessin et de la photographie qui se remémorait ses jeunes années avec une classe d’élèves en grande majorité renfermés sur eux-même. Pas tous, certains pétillaient, lui et moi le savions mieux que quiconque pour avoir partager un temps, voire le reste de sa vie, avec l’une de ses personnes.

Quand les présentations furent finies, le professeur put reprendre la parole. Tout d’abord, il avait remarqué quelque chose de la part de tous les élèves dont il allait leur faire part :

« Bien, je vous remercie, et j’espère que nous passerons un agréable et productif semestre ensemble, prononça-t-il comme il se doit pour entamer une année ou période d’année scolaire. Je constate qu’aucun d’entre vous n’a évoqué l’avenir dans votre présentation. Je me demande alors, si la raison est que vous êtes encore incertains, totalement indécis, ou bien tout simplement qu’aucun d’entre vous n’y a pensé ? Ce qui en soit demeure révélateur quand au fait que l’avenir vous semble encore bien flou pour le moment. S’il y en a parmi vous qui ont une idée du métier, ou ne serait-ce que du domaine dans lequel ils veulent travailler plus tard, ou simplement le cursus universitaire éventuel qu’ils aimeraient suivre après obtention du diplôme pour les élèves de troisième année  ? »

Ryosuke accorda donc un nouveau temps de parole aux élèves, avant de passer à un tout autre sujet :

« A présent, j’aimerais que vous me citiez, chacun votre tour, un élément historique japonais particulièrement marquant ou important à vos yeux. Pour l’ensemble des élèves japonais, j’aimerais que vous me citiez deux exemples, un très large et un plus précis. Pour les élèves originaires d’un autre pays, je souhaiterai un élément de l’histoire du Japon et un de votre pays natal. Il peut s’agir de toute sorte d’événements, de faits, de détails ayant trait à l’histoire. »

Le professeur se mit alors d’une craie pour inscrire au tableau les propositions des élèves.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Mar 30 Déc - 10:33
Après cette suite d’étudiants d’origine anglaise, l’occidentale qui prit la parole peu après le musicien, décidant de briser cette série de nationalité commune se révéla être une française spécialisée en graphisme, qui semblait presque aussi vive et énergique que la soeur du jeune homme. D’après ce qu’il pouvait voir, les cours allait être animés… et Nowaki ne savait pas si c’était une bonne ou une mauvaise nouvelle.
Ce fut ensuite le tour du japonais à la batte qui leur avait fait signe en entrant. Le pianiste l’avait assimilé au jeune homme qu’ils avaient rencontré au marché de noël, mais il n’en était pas certain, n’ayant pas réussit à entendre clairement sa voix lorsqu’il était entré, les clameurs venant du couloirs, et les discrets chuchotement qui précédaient le début des cours, créant des parasites. Mais sa fraicheur, ainsi que son sourire achevèrent de le convaincre, et permirent également de mettre un nom sur le visage de ce jeune homme qui leur avait offert des Takoyakis, et qui avait été prévenir Juliet lorsque Minoru s’était senti mal.
Un dernier membre de la section Art Visuel, nippon également, en spécialité Art textile, conclu cette séance de présentation, et Osasani-senseï reprit la parole.



Son avenir… cette question laissait bien souvent le jeune homme dans un mutisme et une réflexion encore plus profonde que d’habitude. Rien ne l’attirait particulièrement, et dans l’absolu, il ce qu’il aurait vraiment aimé faire, c’était une carrière dans la musique, où quelque chose s’y rapportant. Mais suffisamment réaliste, ou pas assez optimiste, le japonais n’avait pas assez confiance, pour penser y arriver. Suivant donc les conseils de ses parents, il avait donc regardé sans grand intérêt les différents cursus qui s’ouvraient à lui par la suite, mais sans rien retenir de précis, si bien qu’il préféra garder le silence, écoutant d’une oreille distraite les prises de paroles de ses camarades.


La partie concernant les présentations sembla prendre fin, et leur enseignant décida de continuer sur une autre discipline, à moins que se soit une partie de ce fameux questionnaire de Proust dont on parlait temps. Laissant ce questionnement dans un coin de sa tête, le nippon se mit à réfléchir à une, ou plutôt deux réponses. Se surprenant lui même, il leva la main dans les premiers, et proposa ses idée.

 « La conquête du Japon par Oda Nobunaga, et la bataille d’Okehazama. » Déclara-t-il de son éternel ton froid et neutre.

Les deux évènements concernait certes le même chef militaire, mais aux yeux du jeune homme pourtant pacifique, ses faits d’armes et ses décisions stratégiques était extrêmement intéressantes.
Aux yeux de Nowaki, ce n’était pas seulement la puissance des armée qui déterminait la victoire, mais l’intelligence. Et ce de cette même intelligence dont il espérait pouvoir se servir pour avancer. Ou du moins, essayer.
 « La force sans l’intelligence s’effondre sous sa propre masse. »
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Ven 2 Jan - 22:56
Après s’être personnellement présenté, Jotaro continua d’accorder un regard et une oreille attentifs à la présentation du faible nombre d’élèves qui n’avaient pas encore pris la parole auparavant. Parmi eux, il y eut ce garçon, au joli visage doux qui s’accordait parfaitement à la timidité dont il faisait incontestablement preuve. Loin de l’éloquence de son prédécesseur, il bégaya plusieurs fois au cours de cette courte prise de parole. Vraisemblablement, ce dénommé Suzuki ne devait pas avoir suffisamment confiance en lui pour se sentir à l’aise ou pensé que sa vie puisse être assez intéressante pour être racontée, du fait qu’il se contenta du strict minimum pour se présenter. Alors qu’il l’écoutait, le léger sourire sur les lèvres de Jotaro persistait. Il est du devoir d’un meneur d’aider ses pairs à prendre de l’assurance, à devenir plus confiants dans leurs capacités et leur personnalité même. Se faire bien voir parce qu’on aide les autres ? Peut-être y a-t-il un peu de cela dans ses intentions, cependant, l’adolescent aime aussi agir ainsi. Il se sent bien quand il peut être utile aux autres. Peut-être flatte-t-il inconsciemment son égo, mais alors on peut rentrer dans le débat qui tente d’élucider si tous nos actes, même les plus généreux, ne sont pas dictés par notre inconscient au service de notre intérêt personnel ? Nos actes les plus dévoués et désintéressés n’ont-ils pas pour conséquence de satisfaire notre conscience ? C’est un regard sur le monde. Tout le monde ne le partage pas forcément bien évidemment, mais Jotaro a pris conscience de cette complexité de toute la théorie sur la nature de chacun de nos actes. Donc quoi qu’il en soit, même si ses intérêts tirent avantages d’un grand nombre de ses actes, ne doutez pas pour autant de la sincérité de ses intentions. Pour ce qui est de Suzuki Jun, Jotaro se dit qu’il devrait aller lui parler un jour, sans doute à une pause, peut-être au déjeuner, juste histoire de faire connaissance et d’encourager ce dernier à prendre confiance en lui. Certes, le monde de la mode n’était pas franchement sa tasse de thé, néanmoins, il avait matière à converser sur le sujet. Ce n'est pas comme si sa soeur était un mannequin célèbre…

Quand tous les élèves eurent fini de se présenter, M. Le Président que tous les autres élèves appelaient certainement dans leurs esprits Osadani-sensei, reprit la parole avec cette éloquence que le garçon admirait et dont il s’inspirait, en plus des dons d’orateurs dont il pouvait s’imprégner auprès de ses deux parents et de son grand-père. Chacun avait une façon bien personnelle de s’exprimer, mais tous les quatre savaient se démarquer et capter l’attention de leur public. Jotaro aspirait à devenir comme eux. Il s’exprimait déjà fort bien et avec une grande aisance, toujours à la recherche de ce qu’il ferait vraiment de sa qualité d’orateur un discours d’exception, avec surtout une signature qui lui serait propre. Puis, le professeur mentionna le sujet de l’avenir. Comme s’il avait touché un point sensible, la spontanéité de la classe sembla fortement freinée. Jotaro balaya l’ensemble de la classe du regard. Puisque personne ne semblait oser se lancer sur le sujet, il fut donc le premier à prendre la parole à ce propos. Même si ses plans avaient été récemment altérés, qu’en vérité, il se posait bien plus de question qu’on ne pourrait le penser, le jeune homme ne se détournait pas totalement de ses objectifs et son discours il le tenait parfaitement :

« Si vous le permettez ? demanda-t-il poliment la parole en se levant. Après le diplôme, j’ai pour projet, et ce depuis plusieurs années, de partir poursuivre mes études aux Etats-Unis. J’ai l’intention de mener de front, une carrière de joueur de baseball professionnel dont les sélections pour intégrer les équipes américaines auront lieu au printemps, et des études en Sciences Politiques. Pour ce qui est de mon avenir à plus long terme et de mon projet professionnel, sourit-il alors avec fraîcheur, disons simplement que je n’impose aucune limite à mes ambitions ! »

Il n’avait rien de plus à rajouter. Ces mots voulaient tout dire et exprimait parfaitement sa pensée. Une personnalité ambitieuse qui ne s’en cachait pas, et sans faire preuve de présomption pédante pour autant. Jotaro était une personne confiante en ses capacités et sûre d’elle, pour autant, il n’en écrasait pas son entourage en conséquence, au contraire, il préférait largement partagé la lumière plutôt que d’être seul au sommet. Un sommet dont on finit toujours par retomber s’il n’y a personne en dessous pour nous soutenir et nous rattraper quand le vent souffle.

Fidèle à sa passion pour les événements historiques, M. Le Président interrogea ensuite les élèves sur leurs références et intérêts historiques. Si dans l’esprit de Jotaro la réponse à la première question demeurait un peu vague, évoquant son curiosité pour la période d’Edo et son intérêt pour l’Ère Meiji qui suivit, mais à bien choisir, il s'arrêta sur l'époque Sengoku de l'époque Muromachi, à cheval sur plusieurs siècles. Quant à la seconde question, il n’avait là pas la moindre once d’hésitation.

 « J’ai un intérêt tout particulier pour les Unités d’Attaques Spéciales de l’armée aérienne lors de la Seconde Guerre Mondiale, plus souvent appelés Kamikazes, et ce notamment, du fait du débat qui s’élève déjà entre les générations japonaises mais encore plus dans les pays de l’Occident, à savoir si ces unités sont si différentes des missions-suicides des groupuscules terroristes de notre époque. »

L’engouement et la passion de Jotaro pouvait s’entendre au son de sa voix, cependant, le garçon ne s’étendit pas d’avantage sur le sujet. L’heure n’était ni à une leçon d’histoire, ni au débat et confrontations des idées, il en avait parfaitement conscience et ne voyait donc nulle utilité à se laisser dans un discours plus long et engagé pour le moment. A présent, il était curieux de découvrir les réponses de ses autres camarades…
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Dim 4 Jan - 0:08
Le grand matin était arrivé, et nous avions tous les quatre été largués par nos voituriers. « nos » parce que nos deux groupes avaient été séparés, sur le souhait de Hanako-Chan et de Onii-chan, tandis que Tai-ni, et moi, on s'en fichait un peu. Mais pour éviter un meurtre, Ôtosan avait trouvé cela préférable. C'est vrai que Onii-chan ne pouvait pas se voir Tai-ni, et Hanako-chan, et Hanako-chan nous détestait. Ma vie de famille ressemblait parfois à une guerre, où les clans s'affrontent sans cesse.

Enfin, quoi qu'il en soit, il a fallu qu'on se lève extrêmement tôt ce matin pour se retrouver devant le lycée, et je sens que j'ai encore la tête pleine de rêve. Est-ce que ma nouvelle vie va ressembler à un drama ? Je vais peut-être tomber sur le magnifique prince char... Ah. Une main est venue se saisir délicatement de mon poignet, et quand j'ai relevé la tête, j'ai vu Onii-chan, désespéré qui me traînait derrière lui, parce que je n'avais pas bougé, alors qu'on devait déjà y aller. J'ai haussé les épaules, et je lui ai sourit, même si il était de dos, et qu'il ne pouvait pas me voir, car, jusqu'à preuve du contraire, il ne me semble pas qu'il ait des yeux dans le dos. Quoi que, il faut se méfier de tout avec lui. C'est un peu un vautour quand même. J'ai rigolé, et Tai-nichan m'a regardé, étonné, tandis qu'Onii-chan sifflait entre ses dents, tant voir la tête du cadet l'énervait. J'ai soupiré, avant de reporter mon regard sur les cerisiers. C'est triste quand on est en hiver, ils n'ont plus de fleurs, ni de feuille. Et en plus, il fait froid. Ça m'a fait bizarre d'entrer dans un lycée japonais. J'en avais un peu perdu les habitudes avec mon école en Italie. Quand on est arrivés dans le hall, j'ai délicatement déposé mon sac, ma valise et mon violon sur le sol, avant de troquer mes chaussures contre les chaussons bien plus confortables, que l'on devait mettre en tant que bons japonais. En fait, ça me faisait plaisir de revenir ici, et de retrouver toutes les traditions du Japon, parce que ça m'avait manqué. Mon pays d'origine. J'aime bien les italiens, ils ont une belle langue et une culture incroyable, et même si je me suis amusée à Rome, Tokyo m'avait manqué. Bon, Tokyo était trop peuplée, ça, c'était certain, mais il y avait beaucoup de choses agréables, et ici, les citoyens gardent leurs microbes pour eux !

Enfin, j'ai reprit mon violon, mon sac et ma valise, courant derrière Onii-chan pour le rattraper, et nos deux groupes se sont séparés, nous avions rendez-vous avec le directeur, puisque nous étions dans la même classe, et Tai-ni, ainsi que Hanako-chan avaient rendez-vous avec la CPE. Ils étaient aussi dans la même classe.

Enfin, quoi qu'il en soit, on aurait dit qu'Onii-chan connaissait les couloirs par cœur, puisqu'il retrouva facilement le chemin pour aller jusqu'au bureau de Richijou. Onii-chan traînait aussi sa valise derrière lui, tandis que les deux sons des roulettes s'enlaçaient dans une mélodie de nouveauté et de changement. Je ne comprenais pas pourquoi on nous avait mit à l'internat, vu qu'on n'habitait pas très loin, mais quoi qu'il en soit, ça ne me dérangeait pas vraiment, puisque j'y avais été habituée pendant mes deux dernières années de lycée.


On est finalement arrivé devant le bureau, et Onii-chan a toqué, avant que l'on ne rentre, en s'inclinant pour saluer le vieil homme qui se leva pour faire de même. Il nous a proposé de poser nos affaires dans un coin de la pièce, et il a commencé à parler, parler, parler. J'ai tout écouté. Il a répété cinquante fois le règlement, avant de nous prévenir des sanctions, dix huit fois au moins. Je voyais Onii-chan qui commençait à tiquer tant ça l'énervait. Le richijou parlait tellement que l'on a même pas entendu la sonnerie, et que l'on ne s'est rendu compte que cinq minutes plus tard que les cours avait déjà commencés, alors qu'il fallait encore que l'on aille dans nos dortoirs déposer nos affaires.

C'est ce qu'on a fait, sans que je n'arrive à retenir le chemin, on s'est d'abord dirigé de mon côté, et j'ai pu remarquer qu'il y avait déjà les affaires d'une autre fille installées dans la chambre, ainsi que trois autres lits libres. J'ai prit le lit à côté plutôt que celui au-dessus. Ce serait plus facile pour discuter le soir. J'espère qu'elle est sympa. Enfin, pas le temps de s'attarder sur cela que déjà, on est repartis, pour nous diriger vers le dortoir de Niichan. En regardant ma montre, je me suis rendu compte qu'on était très en retard. Je dois avouer que ça m'a mit mal à l'aise. Teppei avait deux autres camarades, mais je pense que ça l'a énervé. Il préfère être seul. Il a eu vite fait de déposer ses affaires, pour que l'on puisse se rendre en cours le plus rapidement possible.

Le directeur nous a conduit dans notre aile d'un bon pas, avant de toquer à la salle de classe, et d'entrer avant nous. Il a regardé le professeur, s'est incliné, nous a fait rentrer, et lui a annoncé.

« Osadani-sensei  voici vos nouveaux élèves. Je vous les confie. » il s'est incliné, et a disparu.

Teppei est entré en premier, toujours aussi sûr de lui, alors que moi, je le suivais de très près, plutôt intimidée par la classe qui nous regardait. Je n'osais qu'à peine leur jeter des coups d'oeil. Teppei a aussi parlé en premier, et s'est incliné. Je l'ai rapidement imité en rajoutant un « Enchantée » plutôt intimidée, et avec un grand sourire en me redressant. Il avait une bonne bouille ce professeur !

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~

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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Dim 4 Jan - 0:35
Le soleil s'était levé sur la ville de Tokyo qui s'était endormie, laissant filer la nuit telle une douce mélancolie. Quant à moi, je m'étais éveillé depuis un moment déjà, puisque le soleil n'avait point fait honneur de sa présence pour accueillir la nouvelle journée qui s'annonçait, et qui marquait le commencement d'une vie bien plus que misérable. Je regrettai déjà la France où j'avais laissé égarer mon esprit, m'éveillant aux curiosités de ce monde occidental, admirant l'architecture de Paris, de Bordeaux ou encore l'époque médiéval que nous offrait Caracassonne. Un las soupir passa fébrilement la barrière de mes lèvres, tandis que j'enfilais mon uniforme scolaire, laissant la place aux traditions nippones qui m'avaient quittées pendant quelques années, avant que je ne sois de retour dans la demeure Tôgashi. 

Je sortis de ma chambre, élégant comme toujours, tandis que l'un de mes serviteurs m'interpellait, pour savoir ce que je désirai ce matin au petit déjeuner. J'en voulais un sur le modèle Français, puisque je ne pouvais me passer de leur viennoiserie qui me rappelait les matins passés sur la terrasse d'un café, à discuter de Rousseau, Voltaire ou encore Beaumarchais avec des intellectuels de khâgnes ou Hypokhâgnes, écoles que je convoitais tant lors de mon innocente jeunesse à penser que Ôyaji désirerait le meilleur pour mon éducation.

J'ai rapidement cessé de chanter lorsqu'il m'a sommé de rentrer au Japon, afin que je continue mes études dans un lycée de quartier, avec des résultats mitigés. Je n'ai évidemment pas eu mon mot à dire, et mon éducation m'interdisait toute contestation. Différemment de Okimi-san, que je ne voulais appeler ni par son prénom, ni par le nom de Tôgashi dont elle avait hérité de façon totalement dérisoire, je ne montrais aucune marque d'insolence face à Ôyaji, car une personne respectable se doit d'écouter son aîné. Elle, elle devait le respecter deux fois plus, puisqu'il lui permettait de jouir du confort d'une belle demeure, et même de prétendre au titre d'héritière. Je ne pouvais qu'être désabusé par une telle situation, et j'en riais souvent tant elle me semblait ridicule. 

Quoi qu'il en soit, je venais de terminer de me préparer, et ma plus jeune sœur Sakura me rejoint. Elle respirait l'innocence, et bien qu'au début de son existence, je ne faisais que la détester, j'avais apprit à l'aimer au cours des années, si bien que je finis par apprendre qu'elle ne souhaite hériter de l'affaire familiale, préférant s'étendre dans le domaine de la musique, sur les traces d'Ôyaji. Parfait.

Nous sommes tous les quatre partis, mais point ensemble. Il était hors de question que j'ai à faire avec de tels énergumènes, alors l'autre partie qui se prétendait faisant partie de la famille a prit une autre voiture. Il ne me tardait cette rentrée, qui arrivait bien tard. Me mêler à des simples d'esprits, je trouvais cela relativement déplaisant. Le langage courant, et impoli de la langue Japonaise employé par les jeunes faisaient déjà monter des frissons le long de mon échine. 

Nous arrivons vite à Miyusaki, bien plus vite que je ne le voulais. Sakura avait préféré passer son trajet à regarder par la fenêtre, tandis que depuis mon iphone je préférai consulter les bourses, pour voir où en était l'entreprise Tôgashi. Elle se portait plutôt bien, pour ma plus grande joie. La voiture s'est immobilisé, et l'on est venu m'ouvrir la portière. La bâtisse en face de laquelle nous étions était si pauvre en charme, qu'elle en devenait grisâtre. La plume me démangeait. Je désirai noircir une feuille de mes ressentiments à l'égard de ce lycée, dans lequel j'étais à présent confiné. J'y passerai mes heures, qu'elles soient diurnes ou plutôt nocturnes. Ôyaji avait trouvé que l'idée de nous mettre en internat était intéressante. Remarquez, je ne verrai que rarement la tête de mes idiots de frères et sœurs à l'avenir.

Sakura ne me suivait pas, toujours perdue dans son monde à elle. Ma valise butta sur un caillou, manquant de se renverser, alors que j'allais chercher ma jeune sœur. Mais elle ne réagit pas, propre à elle-même. Quoi qu'il en soit, je l'ai attrapé par le poignet, pour l'obliger à nous suivre. La pauvre était chargée comme une bourrique avec toutes ses affaires. J'avais la chance de ne pas avoir prit d'option musicale, ce qui faisait que je n'avais eu le besoin d'apporter un instrument, et m'allégeait d'un poids.

Nous nous sommes rapidement séparés, tandis que les imbéciles rejoignaient l'endroit qui leur était dû. Leur ignorance me peinait. Non, je plaisante. Sérieusement, comme si je pouvais m'intéresser qu'à quelqu'un d'autre que moi-même.

Moi et Sakura avions rendez-vous dans le bureau du Richijou afin qu'il nous donne toutes les consignes, et nous indique nos chambres. J'avais minutieusement étudier le plan qui avait fourni avec notre dossier d'inscription, afin de pouvoir me repérer facilement, car je savais que je ne pouvais compter que sur moi-même. Nous sommes finalement arrivés dans son bureau, et nous avons salués, avant qu'il ne nous parle de tout. Il n'arrêtait de radoter, et j'en fus passablement énervé. J'eus l'impression de perdre mon temps, alors que les cours venaient déjà de commencer. Je n'appréciai guère être en retard. Un homme de mon rang se doit d'avoir une éducation parfaite, la ponctualité faisant partie de cette dernière. Nous sommes finalement partis vers les dortoirs, commençant par celui de Sakura, qui comme à son habitude a traîné, avant que je ne propose au Richijou de continuer pour aller vers le mien, l'assurant que Sakura nous rejoindrait avant que nous n'ayons quitté le couloir. Et j'eus raison. Je n'ai pas mit longtemps pour m'installer. J'aurai tout le temps de le faire ce soir. Je posai juste ma valise sur mon lit, avant de remarquer que deux autres personnes partageaient ma chambre. Adieu la tranquillité. J'espérai au moins qu'il s'agisse d'hommes d'esprit.

Nous voilà partis vers la salle de classe, enfin. Le Richijou a frappé à la porte, avant de nous présenter, et de s'éclipser. Je suis entré le premier, sentant la chaleur du corps de Sakura contre le mien, jusqu'à ce qu'elle me fonce dedans. Je ne relevai pas, et m'inclinai face au professeur.

« Je suis Tôgashi Teppei, et voici Tôgashi Sakura. Enchanté. »

Je me suis redressé, balayant la classe du regard, avant de remarquer Kaïto-san. Je me suis légèrement incliné pour le saluer. Un homme d'esprit, quel bonheur.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Lun 5 Jan - 11:03
Pour que tout soit bien clair, 
que personne ne se goure dans la chronologie du cours,
et pour vous faciliter le travail,
je récapitule ce qui devra figurer dans vos posts.


1) l'orientation.
Vous prendrez soit la parole pour parler de vos projets d'avenir, soit vous ferez semblant d'écouter tous les élèves qui parleront de leurs projets (même ceux qui n'ont pas encore posté)
2) les faits historiques.
Chacun devra répondre à la consigne du professeur.
3) l'arrivée des nouveaux.
Celle ci ne vient qu'après que CHACUN est répondu au point 1 et 2.
Ne vous mélangez pas les pinceaux lorsque vous répondez, merci.


Bon jeu.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Mar 6 Jan - 21:16
Juliet avait enfin fini sa présentation. Pas qu'elle soit assez longue, mais... En fait si, elle avait surement parler plus que tous ceux qui étaient passé avant elle. Et en écoutant son frère qui prit la parole juste après elle, elle se rendit compte, une fois de plus, combien la différence entre eux deux était grande. Si l'adolescente avait fait une présentation enjouée et construite, son jumeau, lui, avait tout résumé en une phrase, de son éternel visage blasé. Si un jour vous vous amusez à chercher les différences entre eux, soyez préparé à y passer la nuit ! Parce qu'il y en a un bon paquet ! S'en suivit alors une française qui semblait des plus sympathiques et qui elle aussi, sembla essayer d'étoffer ses dires. D'autres japonais passèrent, puis ce fut le tour de l'élève qu'elle avait croisé au marché. Enfin croisé... Ils s'étaient littéralement rentré dedans. Mais qu'importe. Il parut tout aussi sympathique que la dernière fois, et sa présentation, bien que riche, ouvrit de nouvelles questions sur sa personne. La dernière personne ne s'étant pas présentée se leva, et plutôt timide et discrète, entama une présentation légèrement bégayante. Ça le rendait mignon dans un sens. 

Le professeur reprit la parole et évoqua le sujet de l'avenir. Effectivement, personne ne s'était étendu sur le sujet. Non, en fait, personne n'en avait carrément parlé. Pourtant, c'était une des choses les plus importantes que devait savoir le corps enseignant. Qu'ils pouvaient être tête en l'air parfois ! Quoique, certains n'avaient peut être aucune idée précise. Dans ce cas, ils ne pouvaient pas dire grand chose. Plusieurs reprirent donc la parole, les projets variant énormément puisque tous n'étaient pas dans la même filière. Se levant à son tour -parce qu'il faut bien passer un jour-, la demoiselle prit la parole. 

"Ma passion étant le théâtre, du moment que je peux jouer, cela me suffit. Je compte donc devenir actrice, mais après, je n'ai pas encore décidée si je me tournerais plus vers la filmographie ou les planches de la scène."


Cette fois-ci, l'occidentale avait fait concis, et s'était rassie avec son éternel sourire, attendant que d'autres prennent la relève et parlent de leurs rêves et projets. Elle les écouta tout aussi attentivement, puis le professeur reprit une fois de plus la parole. Désormais, il testait leurs goûts en histoire ? Si Juliet était passionnée d'histoires écrites, et plus précisément de pièces, elle n'était pas très calée sur le domaine historique. Enfin, elle avait toujours eu de très bonnes notes, mais elle ne s'y était pas intéressé plus que ça. Se plongeant dans ses pensées un instant pour essayer de se rappeler de faits historiques qui pourraient l'avoir marqué, la jeune fille perdit le contact avec le monde extérieur, n'entendant plus les réponses des autres, qui pouvaient être fort intéressantes. Puis, ayant trouvé quelque chose qui li convenait, elle leva la main pour prendre une nouvelle fois la parole.

"Je dois d'abord avouer que l'histoire n'est pas ce qui me passionne le plus, mais je vais essayer de répondre le plus franchement possible. En ce qui concerne l’Angleterre, j'ai beaucoup aimé ce qui concernait la Guerre des deux Roses, opposant ces deux illustres familles. Certes, la période n'est pas des plus prospères et les guerres civiles s'enchaînent, mais ça me fait un peu penser au contexte de Roméo et Juliette. Quant au fait japonais... Je n'ai pas réellement de faits marquants, cependant, j'aime l'époque de Heian. C'est un moment où la culture des arts a beaucoup prospéré."


D'autres passèrent, et cette fois ci, elle fut plus attentive. Presque personne n'avait choisi les mêmes périodes, si bien que la classe était diversifiée, voir carrément hétérogène. Mais c'était intéressant d'ainsi échanger, aussi bien une culture que des avis. Peut être que l'occidentale se plongerait plus dans ses bouquins d'histoire à l'avenir ? Qui sait. Alors que chacun avait exprimé son point de vue, la porte s'ouvrit sur le directeur, qui laissa entrer deux nouveaux avant de repartir. Si le premier paressait assez arrogant et sur de lui, la seconde, elle, était plutôt du genre timide. Des frères et sœurs, comme Nowa et elle, pourquoi pas !
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Jeu 8 Jan - 23:09
Le professeur évoqua un point intéressant, c'est vrai qu'aucuns d'eux n'avaient évoqués leur futur dans leur présentation. Elle n'y avait pas pensé c'est vrai mais elle avait, par contre, pleins d'idées qui la projetaient vers le futur proche et lointain. Quelques personnes prirent la parole avant elle. Elle fit en sorte de de retenir chaque chose dites par ses camarades pour ne pas répéter la même chose. Mais avant toute chose elle voulait parler de son futur. Elle se leva et posa sa voix pour que tout le monde puisse l'entendre.

"En ce qui concerne mon futur, j'ai une idée bien précise. J'aimerais devenir créatrice et travailler pour les plus grands couturiers français. Ça paraît peut-être un peu osé comme projet mais il faut viser la lune pour atteindre les étoiles."

Elle avait réussi à parler distinctement et sans faire de faute et elle s'en félicitait. Elle reprit juste sa respiration avant d'enchaîner sur les événements marquants.

"Pour le Japon, je me permettrais de citer Fukushima qui nous montre à tous l'ampleur des dégâts causés par le nucléaire. C'est à la fois un problème pour le Japon mais aussi pour le monde entier selon moi. En ce qui concerne l'Angleterre, je citerais juste une période: le théâtre élizabéthain avec ses grands auteurs."

Puis elle se rassit tranquillement, elle avait parlé maintenant elle n'aurait plus à le faire pour une courte période. Alors, deux élèves entrèrent accompagnés du directeur. Des nouveaux? Intéressant. Elle ne les detailla pas beaucoup, ce n'était pas l'apparence qui comptait mais plutôt la personnalité. De bien étranges paroles pour une personne aimant la mode.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Dim 25 Jan - 19:36
Parler de soi, réussir à donner l’image que l’on souhaite nous-même, voilà en consiste réellement un exercice de présentation. Pour l’instant, tout ceci pouvait paraître anodin, voire rébarbatif ou encore intéressant pour certains, quoi que, entre ceux qui aiment avoir l'osasion de se mettre en avant et ceux qui avait la curiosité de l’autre, la plupart devait tout de même y trouver leur compte. Or, en réalité, l'air de rien, cet exercice était un premier pas vers ce qui nous attendrait dans le futur. Certes, la grande majorité de cette classe n’était autre que des « gosses » de riches avec une voie royale qui leur serait toute ouverte pour l’avenir, mais tout ne leur sera tout de même pas toujours donner sans le moindre effort, la moindre concurrence, mise à l’épreuve. Sinon, ce ne serait guère leur rendre service car si ce ne sont les hommes, c'est toujours au moins la vie elle-même qui les mettra un jour ou l'autre dans la difficulté. Tout individu doit un jour se présenter que ce soit pour un oral d’examen, un entretien d’embauche, une audition… L’air de rien, il suffit parfois de quelques mots pour faire la différence. Le choix des mots, l’expression du corps, des gestes et paroles parfois inconscient en disent bien plus long sur une personne que celle ne pourrait croire, qu’elle ne pourrait s’en rendre compte sur le moment. Jotaro est un Kaïto. Si on ne peut prétendre avec assurance que cela soit inscrit dans ses gènes, on ne peut douter qu’il en soit ainsi au moins dans sa mentalité : l’art de manier la parole et les gestes, l’art de réfléchir au moindre détail insignifiant, de la subtilité de la manipulation à l’insu de son auditoire. La première étape consiste à conjurer l’inconscient et avoir une maîtrise parfaite de ce qu’on fait dans l’intention de servir l’objectif désiré. L’étape sublime est celle qui consiste à feindre l’inconscient. Laisser paraître involontaire et qui pourrait faire croire être la véritable nature ce qui est faux. C’est un chemin intéressant, la voie royale dont Kaïto Hatsuharu est un maitre incontesté et sur laquelle il encourage son petit-fils à poursuivre dans son sillage, mais à force de se créer une image afin d’assouvir ses desseins, il y a un grand risque : celui de se perdre soi-même. Duper l’inconscient et le naturel au point de ne plus savoir qu’elle est sa véritable personnalité. Sans doute est-ce là, la cause de la démence d’un grand nombre des Kaïto qui se sont engagés dans cette voie et qui se sont fragilisés lorsqu’ils se sont rendus compte qu’ils avaient beau regarder en arrière, ils ne savaient plus qui ils étaient… Hatsuharu souffre-t-il aussi de ce mal ? Lui seul peut le savoir ! En tout cas, même avec l’âge, l’homme semble inébranlable. Il ne cache pas non plus sa foi en Jotaro comme étant son digne successeur. Et il est vrai que si l’adolescent n’a pour le moment aucun dessein d’un quelque machiavélisme, il se prend au jeu de la parfaite maitrise de soi, de l’image que l’on souhaite renvoyé. Un atout d’autant plus considérable s’il poursuit son rêve de politique dans les années à venir. Mais est-ce véritablement son rêve ou un objectif glissé dans l’esprit encore si influençable d’un enfant plusieurs années auparavant ? Seul l’avenir nous le dira !


Le jeune homme qui connaissait bien son professeur comprenait parfaitement pourquoi il leur demandait de s’exprimer de la sorte au sujet de leur personne, leur avenir, leur culture et intérêt historique… Tout comme lui avec l’aviation, ce genre de détails peut s’avérer particulièrement révélateur. Quant aux études, en tant que professeur principal, il est du devoir d’Osadani-sensei d’interroger, de guider et d’aider ses élèves pour se préparer à l’avenir. L’avenir… Ironiquement, c’est à une période de la vie où on aimerait le plus vivre dans l’instant présent, vivre sa vie à fond, en profiter, que les adolescents doivent le plus se préoccuper du futur. Même pour Jotaro qui semblait si confiant et sûr de lui, l’avenir ne représentait encore qu’un vague brouillard à l’horizon. Pour l’heure, il était encore persuadé que la seule chose qu’il souhaitait était de partir étudier les sciences politiques aux Etats-Unis tout en devenant un joueur de baseball professionnel. Pourtant, son coeur se mettait-il à battre plus fort lorsqu’il pensait à cette perspective ?

Parfois, le doute l’envahissait, notamment lorsqu’il pouvait entendre quelqu’un parler comme Juliet dont la passion ne faisait pas l’ombre d’un doute. Tout ce qu’elle désirait était de pouvoir jouer sur scène… Avait-il pour seul désir de courir sur un terrain de baseball ? De discourir devant toute une assemblée d’électeurs ? Qu’aimait-il réellement ? Loreleï aussi semblait si sûre de sa conviction. Et les deux jeunes filles, au moins qu’elles ne présentent des ressources qu’il ne soupçonnait pas encore - auquel cas elles étaient véritablement très douées dans l’art de la manipulation - lui parurent si sincères et spontanées. Lui n’ont plus, il n’avait pas hésité. Sans doute les autres l’avaient-ils trouver aussi confiant et passionné que les deux filles, mais au fond de lui, Jotaro savait qu’ils les dupaient en partie. S’il était sûr de son choix, il ne l’était pas tant de sa passion véritable…

Le déroulement du cours fut ensuite interrompu par l’apparition du Directeur. Tous en furent quelque peu surpris et se levèrent pour le saluer avec la politesse et toute la bonne éducation qu’il se doit avant de se rasseoir. Les yeux de Jotaro s’arrêtèrent alors sur les deux nouveaux arrivants non sans une certaine surprise. Il lui fallut quelques instants tout de même pour confirmer sa première idée. Il faut que les adolescents ne s’étaient plus vus depuis plusieurs années, mais quand le garçon qui venait d’arriver se présenta, Jotaro était déjà certain de les avoir reconnus et ces paroles ne firent que lui en donner la confirmation : la fratrie Togashi ! Décidément, la ville de Tokyo se compensait-elle vraiment de plus de treize  millions d’habitants ? Ou était-ce justement parce qu’il y avait tant d’habitants que Jotaro avait l’impression de connaître quelqu’un partout où il allait ? Et encore, à ce moment-là de la journée, il ne pouvait même pas imaginer qui il retrouverait dans sa chambre ce soir-là ! Quoi qu’il en soit, pour l’heure, ce fut dans un agréable sentiment de surprise qu’il revue donc deux autres amis d’enfance, avec lesquels il avait passé de nombreuses journées pendant les vacances estivales au fil des ans. S’il salua Teppei d’un signe de tête avec un léger sourire simplement entendu, il fit preuve d’avantage d’éclat pour saluer silencieuse Sakura lorsqu’il croisa leur regard respectif. Jotaro n’avait pas de préférence pour le frère et la soeur, il les connaissait juste suffisamment pour savoir comment leur manifester le plaisir de les revoir chacun de la façon qui leur correspondait le plus. 

Après ce petit interlude, l’attention se reporta à nouveau sur le professeur qui ne tarderait à poursuivre le fil de la séance qui ne ferait probablement office véritablement de cours ce jour-là…
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Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A)

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