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Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A)

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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Dim 25 Jan - 19:36
Parler de soi, réussir à donner l’image que l’on souhaite nous-même, voilà en consiste réellement un exercice de présentation. Pour l’instant, tout ceci pouvait paraître anodin, voire rébarbatif ou encore intéressant pour certains, quoi que, entre ceux qui aiment avoir l'osasion de se mettre en avant et ceux qui avait la curiosité de l’autre, la plupart devait tout de même y trouver leur compte. Or, en réalité, l'air de rien, cet exercice était un premier pas vers ce qui nous attendrait dans le futur. Certes, la grande majorité de cette classe n’était autre que des « gosses » de riches avec une voie royale qui leur serait toute ouverte pour l’avenir, mais tout ne leur sera tout de même pas toujours donner sans le moindre effort, la moindre concurrence, mise à l’épreuve. Sinon, ce ne serait guère leur rendre service car si ce ne sont les hommes, c'est toujours au moins la vie elle-même qui les mettra un jour ou l'autre dans la difficulté. Tout individu doit un jour se présenter que ce soit pour un oral d’examen, un entretien d’embauche, une audition… L’air de rien, il suffit parfois de quelques mots pour faire la différence. Le choix des mots, l’expression du corps, des gestes et paroles parfois inconscient en disent bien plus long sur une personne que celle ne pourrait croire, qu’elle ne pourrait s’en rendre compte sur le moment. Jotaro est un Kaïto. Si on ne peut prétendre avec assurance que cela soit inscrit dans ses gènes, on ne peut douter qu’il en soit ainsi au moins dans sa mentalité : l’art de manier la parole et les gestes, l’art de réfléchir au moindre détail insignifiant, de la subtilité de la manipulation à l’insu de son auditoire. La première étape consiste à conjurer l’inconscient et avoir une maîtrise parfaite de ce qu’on fait dans l’intention de servir l’objectif désiré. L’étape sublime est celle qui consiste à feindre l’inconscient. Laisser paraître involontaire et qui pourrait faire croire être la véritable nature ce qui est faux. C’est un chemin intéressant, la voie royale dont Kaïto Hatsuharu est un maitre incontesté et sur laquelle il encourage son petit-fils à poursuivre dans son sillage, mais à force de se créer une image afin d’assouvir ses desseins, il y a un grand risque : celui de se perdre soi-même. Duper l’inconscient et le naturel au point de ne plus savoir qu’elle est sa véritable personnalité. Sans doute est-ce là, la cause de la démence d’un grand nombre des Kaïto qui se sont engagés dans cette voie et qui se sont fragilisés lorsqu’ils se sont rendus compte qu’ils avaient beau regarder en arrière, ils ne savaient plus qui ils étaient… Hatsuharu souffre-t-il aussi de ce mal ? Lui seul peut le savoir ! En tout cas, même avec l’âge, l’homme semble inébranlable. Il ne cache pas non plus sa foi en Jotaro comme étant son digne successeur. Et il est vrai que si l’adolescent n’a pour le moment aucun dessein d’un quelque machiavélisme, il se prend au jeu de la parfaite maitrise de soi, de l’image que l’on souhaite renvoyé. Un atout d’autant plus considérable s’il poursuit son rêve de politique dans les années à venir. Mais est-ce véritablement son rêve ou un objectif glissé dans l’esprit encore si influençable d’un enfant plusieurs années auparavant ? Seul l’avenir nous le dira !


Le jeune homme qui connaissait bien son professeur comprenait parfaitement pourquoi il leur demandait de s’exprimer de la sorte au sujet de leur personne, leur avenir, leur culture et intérêt historique… Tout comme lui avec l’aviation, ce genre de détails peut s’avérer particulièrement révélateur. Quant aux études, en tant que professeur principal, il est du devoir d’Osadani-sensei d’interroger, de guider et d’aider ses élèves pour se préparer à l’avenir. L’avenir… Ironiquement, c’est à une période de la vie où on aimerait le plus vivre dans l’instant présent, vivre sa vie à fond, en profiter, que les adolescents doivent le plus se préoccuper du futur. Même pour Jotaro qui semblait si confiant et sûr de lui, l’avenir ne représentait encore qu’un vague brouillard à l’horizon. Pour l’heure, il était encore persuadé que la seule chose qu’il souhaitait était de partir étudier les sciences politiques aux Etats-Unis tout en devenant un joueur de baseball professionnel. Pourtant, son coeur se mettait-il à battre plus fort lorsqu’il pensait à cette perspective ?

Parfois, le doute l’envahissait, notamment lorsqu’il pouvait entendre quelqu’un parler comme Juliet dont la passion ne faisait pas l’ombre d’un doute. Tout ce qu’elle désirait était de pouvoir jouer sur scène… Avait-il pour seul désir de courir sur un terrain de baseball ? De discourir devant toute une assemblée d’électeurs ? Qu’aimait-il réellement ? Loreleï aussi semblait si sûre de sa conviction. Et les deux jeunes filles, au moins qu’elles ne présentent des ressources qu’il ne soupçonnait pas encore - auquel cas elles étaient véritablement très douées dans l’art de la manipulation - lui parurent si sincères et spontanées. Lui n’ont plus, il n’avait pas hésité. Sans doute les autres l’avaient-ils trouver aussi confiant et passionné que les deux filles, mais au fond de lui, Jotaro savait qu’ils les dupaient en partie. S’il était sûr de son choix, il ne l’était pas tant de sa passion véritable…

Le déroulement du cours fut ensuite interrompu par l’apparition du Directeur. Tous en furent quelque peu surpris et se levèrent pour le saluer avec la politesse et toute la bonne éducation qu’il se doit avant de se rasseoir. Les yeux de Jotaro s’arrêtèrent alors sur les deux nouveaux arrivants non sans une certaine surprise. Il lui fallut quelques instants tout de même pour confirmer sa première idée. Il faut que les adolescents ne s’étaient plus vus depuis plusieurs années, mais quand le garçon qui venait d’arriver se présenta, Jotaro était déjà certain de les avoir reconnus et ces paroles ne firent que lui en donner la confirmation : la fratrie Togashi ! Décidément, la ville de Tokyo se compensait-elle vraiment de plus de treize  millions d’habitants ? Ou était-ce justement parce qu’il y avait tant d’habitants que Jotaro avait l’impression de connaître quelqu’un partout où il allait ? Et encore, à ce moment-là de la journée, il ne pouvait même pas imaginer qui il retrouverait dans sa chambre ce soir-là ! Quoi qu’il en soit, pour l’heure, ce fut dans un agréable sentiment de surprise qu’il revue donc deux autres amis d’enfance, avec lesquels il avait passé de nombreuses journées pendant les vacances estivales au fil des ans. S’il salua Teppei d’un signe de tête avec un léger sourire simplement entendu, il fit preuve d’avantage d’éclat pour saluer silencieuse Sakura lorsqu’il croisa leur regard respectif. Jotaro n’avait pas de préférence pour le frère et la soeur, il les connaissait juste suffisamment pour savoir comment leur manifester le plaisir de les revoir chacun de la façon qui leur correspondait le plus. 

Après ce petit interlude, l’attention se reporta à nouveau sur le professeur qui ne tarderait à poursuivre le fil de la séance qui ne ferait probablement office véritablement de cours ce jour-là…
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Lun 26 Jan - 19:07
Les présentations venant à leur termes, les asiatiques avait repris un pas considérable malgré les nombreux occidentaux présents dans cette classe, ce qui devait être plutôt rare vu les quelques regards parfois étonnés de certains élèves.
Ce n'était pas surprenant d'un côté, c'est sur que c'est bizarre de voir beaucoup d'occidentaux arriver dans une école japonaises, ce n'est pas commun il fallait s'accorder au moins sur ce point en tout cas. 
Elle patientait silencieusement et attendait que toute les présentations soit finis, récupérant quelques bribes d'infos sur les autres ici et là, on lui avait dit qu'apprendre plus sur les autres était une bonne façon de gérer les situations, enfin "on" plutôt: son beau-père lui avait enseigné que récupérer les informations sur les autres permettait de manipuler et garder le contrôle.
Le hic c'est que Gabrielle est totalement incapable de manipuler les autres ou d'être méchante pour servir son intérêt, elle a très souvent des remords et considère la manipulation comme une chose ignoble, après elle pensait ça mais les autres pensait bien ce qu'il voulait mais comme elle pensait ça, elle ferait tout pour ne pas reproduire ce qui l'horripile au plus haut point.

Passons elle ne voulait pas penser à ça, ce n'était pas un sujet sur lequel elle aimait débattre.
Son regard glissa sur le professeur qui pris la parole une fois que tous les élèves de cette salle furent présenté, ce qui prit quand même un sacrée bout de temps, et fit alors part de consignes bien précise sur la prochaine prise de parole.
Pour ce qui est de l'orientation, Gabrielle était plutôt sûr du domaine qu'elle avait choisit, elle voulait entrer dans celle-ci depuis le lycée donc elle n'avait pas vraiment à s'en faire de ce côté là, au moins en parler, après réussir dans cette voie c'était une toute autre chose.
Pour le côté histoire ça n'allait pas être une mince à faire tout ça, elle qui n'était pas un grande passionnée il fallait qu'elle recherche dans ses connaissances déjà acquises, ça lui demanderait donc plus de temps de réflexion.
Ce n'est pas très grave, elle pouvait laisser d'autre passer devant elle le temps qu'elle réfléchissais et quelques réponses de la part des autres élèves pourrait peut-être l'inspirer dans les siennes, qui sait. 
Elle laissa donc ses oreilles prendre en compte toute les informations qu'elle pouvait emmagasiner pour le moment et réfléchit un peu avant de prendre la parole.
Durant ce temps elle regardait les autres élèves passer avec un sourire aux lèvres comme pour inciter les autres à partager leurs passions et connaissances également.
Elle prit une grande inspiration pendant un petit moment où personnes ne parlait et se leva énergiquement de sa chaise pour prendre la parole.

-"Pour ma part j'aime beaucoup l'art visuels pour le côté création et liberté d'esprit de ce domaine, elle s'arrêta quelques secondes, mais j'ai une préférence pour l'audiovisuel, surtout pour les métiers du sons et de l'image, j'adore bidouiller tout ça pour avoir un rendu bien précis que mon esprit à développer!" 


Elle s'interrompit quelques secondes pour cette "première" partie d'oral pour approfondir la connaissance des uns et des autres puis reprit aussitôt après.

-"En ce qui concerne les faits historiques je n'ai pas vraiment d'idée à donner ici et maintenant mais pour citer quelque chose de mon pays natal je dirais la seconde guerre mondial pour les conflits géo-politique avec l’Allemagne et du côté du Japon je dirais que l'époque Heian est une période que j'apprécie tout particulièrement pour les arts présents à cette période.
Je pense que c'est tout ce que j'avais à dire!" 


Elle se rassit délicatement sur sa chaise avec toujours son sourire aux lèvres.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Sam 31 Jan - 14:44
La remarque relevée dans l’esprit du Professeur Osadani quant à l’incertitude des élèves au sujet de leur orientation future et de leurs projets d’avenir fut à contraster du fait des réponses qu’il obtenu si ce ne fut spontanément, au moins après avoir évoquer le sujet. Effectivement, certains élèves demeurèrent muets à ce sujet, à l’exemple de jeune Shakespeare Nowaki. Ce silence ne permettait cependant pas de tirer des conclusions trop hâtives. Si tous ne se prononcèrent pas, ce ne fut pas significatifs qu’ils n’en avaient pas la moindre idée mais peut-être qu’ils étaient timides, ou qu’ils jugeaient qu’une telle information ne concernait pas leurs camarades de classe qui par conséquent n’avait pas lieu d’être mis au courant.

D’autres, au contraire, n’hésitèrent pas à s’exprimer à propos de leur avenir. Bien sûr, il y eu Kaïto Jotaro qui faisait toujours preuve de la même aisance et de ce charisme prometteur pour servir les desseins qui étaient les siens et qui, à l’entendre, n’avaient donc pas changer comme le professeur avait pu se le demander en constatant son retour imprévu, à sa connaissance. Mademoiselle Shakespeare ne manqua pas non plus d’éloquence, mais cette fois-ci, plus spontanée dans le sens où sa voix semblait porter pour sa passion. Si son objectif pouvait paraître encore un peu flou, au moins, il ne semblait y avoir à douter qu’elle avait en elle le souffle et la volonté brûlante d’atteindre un jour son objectif. De prime abord, l’anglaise n’apparaissait pas comme une personne qui se laisserait facilement découragée. Et d’ailleurs, elle n’était pas la seule dont le rêve d’avenir était synonyme de passion. Il en fut de même pour les deux occidentales suivantes qui prirent à leur tour la parole. Atkins Loreleï avait gagné en confiance lorsqu’elle avait parlé de ce qu’elle aimait. Quant à Gabrielle, le professeur tiqua un instant dans la compréhension de sa phrase avant d’en saisir le sens. Une hésitation sans doute due à une très légère erreur dans le choix des termes de vocabulaire. Après tout, le niveau de japonais demandé en classe de A pour des élèves étrangers devaient être particulièrement difficile, ce qui ne rendait leur savoir que d’autant plus honorable, et personne n’est jamais à l’abri d’une erreur aussi minuscule soit-elle. L’audio-visuel ? Une carrière dans le domaine cinématographique devait en effet être une perspective d’avenir exaltante. La passion des jeunes gens était vraiment quelque chose qui avait l’effet d’un souffle de jeunesse dans l’esprit d’un homme adulte qui avait déjà un certain vécu derrière lui.


Puis, les élèves évoquèrent leurs références culturelles historiques qu’il jugeait les plus marquantes, pour une raison ou autre, argumentée ou non, dans leur esprit. A vrai dire, répondre à ces questions n’avait pas de véritable impact sur leur scolarité. Il s’agissait plus simple d’un simple procédé pour permettre au professeur d’en apprendre un peu sur ses élèves, connaître l’étendue potentielles connaissances bien qu’une information très vastes et connues de tous ne soient pas forcément significatives d’un manque de profondeur quant à leurs connaissances et peu tout simplement correspondre à leurs principaux centres d’intérêts, intérêts qui s’avéraient être la seconde information obtenue en partie par ces questions. Nos mots, connaissances et préférences en disent long sur nous, et ne disent pas tout non plus. Il ne faudrait pas croire que le professeur soit à présent en mesure de tirer un portrait précis de chacun, loin de là. Le seul à propos duquel il avait en sa possession suffisamment d’informations était le fils de la famille Kaïto, et encore, les adolescents demeurent d’une manière générale toujours un mystère car ils sont en pleine construction d’eux-même.


Le cours déjà bien engagé dans la durée fut interrompu par l’apparition du directeur accompagné de deux nouveaux élèves. S’il ne montra rien, le Professeur Osadani n’apprécia pas du tout la manoeuvre, cependant, il avait suffisamment de subtilité et de finesse pour ne rien laisser paraître. Il accueillit très agréablement les nouveaux élèves, qui eux n’y étaient pour rien dans sa désapprobation et qui par conséquent n’avait nullement à en pâtir injustement. Le Professeur ne fit aucune remarque non plus à l’intention du Directeur. Pas devant les élèves. Une salle de classe n’était pas un lieu où les adultes devaient formulés leurs divergences, d’autant plus dans le cadre scolaire où le corps professoral et administratif devait incarner un groupe soudé, incarnation de la figure d’autorité et de l’exemple à suivre pour la jeunesse en devenir. Cependant, il ne se gênerait pas pour lui faire remarquer en privé l’aspect inadmissible de son manque de respect en tant que Directeur aussi bien envers le professeur qu’il était que l’ensemble des élèves de sa classe. Enfin, ceux-ci aurait lieu en temps et en heure.



Osadani-sensei invita donc les deux nouveaux arrivants à prendre place après s’être brièvement présenté. Malheureusement, il ne disposait plus guère d’assez de temps pour leur accorder la parole plus longtemps. A présent, le professeur principal désigna un élève, au hasard, Jotaro, pour distribuer une série de documents administratifs à travers la classe, dont un questionnaire d’orientation qui n’avait pas pour objet d’aboutir à leur souhait quant à l’année prochaine voire au-delà, mais simplement par le biais de question de permettre aux élèves de savoir où ils en étaient personnellement quant à la cohérence entre leur projet, s’il en avait un, et leur compétences-centre d’intérêt… Le fait de remplir un certain nombre de ces documents, certains à rendre pour la fin de l’heure, d’autres pouvant être remis ultérieurement, prit sur toute la durée restante du cours, à la fin duquel, le Professeur salua donc ses élèves pour laisser place à l’enseignant suivant qui leur dispenserait le prochain cours.

Fin du premier cours



Nouveau cours. Période : début février


Les semaines défilés, l’année scolaire avait à un rythme soutenu. En cette période infernale, l’approche des examens finaux se faisaient de plus en plus ressentir. Le stress et l’appréhension commençait à se faire ressentir, les études étaient au cours des conversations d’un grand nombre d’élèves. Et si les A étaient de loin les meilleurs élèves de l’établissement, ils n’en étaient pas moins exempts d’une certaine pression, tout au contraire ! Ils avaient une réputation à tenir et l’école qui tirait son prestige de leurs résultats ne leur permettraient sans doute pas de flancher. 

Avant les examens finaux, les élèves allaient devoir passer par une période d’examens blancs afin d’être préparé au mieux le moment venu, et afin de se préparer à cette première phase d’évaluation, les emplois du temps subissaient quelques arrangements et variations permettant un plus grand nombre d’heures de révisions.


Ce matin-là, à la première heure de cours légèrement avancée comme il était souvent d’usage dans les lycées japonais en période de révisions notamment, le professeur Osadani franchit le seuil de la salle de classe dont il était le professeur principal : la Troisième et Quatrième A. Après avoir salué ses élèves, debout pour lui signer leur respect, l’enseignant les autorisa à s’asseoir et leur annonça que la journée commencerait pour une heure d’étude personnelle, décidé en amont par l’administration. Par conséquent, durant cette heure, les étudiants sont libres d’étudier, de réviser, de travailler sur le devoir de leur choix, en autonomie, voire avec l’aide d’autres camarades du moment que ceci se fasse dans le calme afin que tout le monde bénéficie de conditions adapter pour étudier efficacement. Au cours de ces heures d’études personnels, comme les élèves devaient être capable de s’auto-discipliner, les professeurs ne restaient guère présents dans la salle. Osadani-sensei leur demanda tout de même s’ils n’avaient pas de questions particulières à lui poser avant de les informer qu’en cas de nécessité, ils pourraient envoyé un élève désigné le dépêcher dans la salle des professeurs. En effet, la préparation des périodes d’examination et les prises de connaissance des fiches d’orientation demandaient également du travail pour les membres du corps enseignant.



Pendant cette heure, les élèves étaient donc livrés à eux-même pour effectuer leurs révisions de préparations, notamment aux examens anticipés.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Ven 6 Fév - 16:56
Les semaines défilaient si vite… Depuis son retour dans son pays natal, la période des vacances et des fêtes de Noël et du Nouvel an était déjà passé. Un mois tout entier également. Le temps passait à une vitesse folle. La fin de l’année scolaire commençait à approcher et cela ne faisait que se ressentir dans le rythme scolaire. La première étape vers les examens de fin d’année, l’obtention du passage en seconde année universitaire pour les Quatrième années et, encore plus important et symbolique : l’obtention du diplôme de fin de cycle secondaire pour les Troisième années ! La consécration de trois années de lycée. Certains d’entre eux poursuivront leurs études dans cette même école, tandis que d’autres rejoindront d’autres universités, plus adaptées à leur projet d’avenir ou tout simplement plus prestigieuse. Ceux-ci doivent en conséquence au-delà des examens finaux, se préparer à passer les examens d’entrée dans l’université de leur choix. Depuis le mois de Janvier, la période la plus stressante et oppressante de l’année scolaire avait commencé et à chaque semaine, la pression ne se faisait que d’autant plus forte, surtout à l’égard des élèves de A pour lesquels l’établissement attendait le meilleur d’eux-même. Non ! Plus ! Les élèves de A se devaient de se surpasser pour que le prestige et la réputation de l’école n’en soit toujours que d’autant plus solide et élevée !

Afin de préparer les examens correctement, l’emploi du temps des élèves connaissaient des remaniements réguliers, comme ce matin-là. Cependant, à leur arrivée en classe, les élèves n’en savaient encore rien.

Comme à son habitude, Jotaro n’était pas arrivé dans les premiers ce matin-là. Non pas qu’il rencontre la moindre difficulté de réveil, mais simplement par « stratégie ». Une entrée a toujours plus d’effets lorsqu’elle s’effectue aux yeux du public plutôt que seul devant une salle vide. Alors comme tout les autres matins de chaque semaine, l’adolescent fit une entrée remarquée et joviale à laquelle presque l’intégralité de la classe répondit. Il était parvenu à se hisser à un stade de popularité souhaité, et s’il aimait se sentir populaire ce n’était pas tant sa notoriété qui le satisfait que de voir des visages souriants autour de lui.

Le jeune homme prit le temps de s’arrêter pour saluer plus personnellement chaque petits groupes qui s’étaient formés au sein de la classe. Parmi toutes ses bonnes relations au sein de la classe, certaines étaient plus fortes que d’autres, à l’instar des Togashi, dont il salua tout d’abord Teppei, toujours aussi sérieux, puis Sakura. Ensuite, il se dirigea vers les Shakespeares, leur demandant comme ils allaient, avec une certaine sincérité dans la voix mais également un sourire chaleureux et léger pour ne pas les accabler de ce qui pourrait ressembler à une compassion dégoulinante, voire confondue avec de la pitié. Bien sûr, il s’attendait à une réponse positive, brève, sincère ou non de leur part, mais il leur avait adressé cette question par politesse et en signe de soutien, car conscient qu’il ne pouvait guère faire grand chose pour eux et encore moins pour leur cousin hospitalisé.

Jotaro s’en retourna ensuite, poursuivant son rituel de salutation matinal quotidien. ll put ensuite enfin se rendre à sa nouvelle place en classe, la répartition ayant changé suite au tirage au sort de la rentrée de Janvier. Là, il acheva ses salutations par un groupe de quelques filles de la classe rassemblées autour de la belle et intelligente Takahashi Shannon qui était désormais assise juste devant Jotaro, dans la rangée le long des fenêtres. Les autres filles s’en allèrent. Shannon s’assit sur sa chaise, se tournant vers son voisin de derrière qui était resté debout, le bas du dos légèrement appuyé contre le rebord de son pupitre, entre celui-ci et la chaise de sa camarade. Ils discutèrent quelques minutes tous les deux. Pas de doute, ces deux-là s’entendaient très bien. Jotaro appréciait vraiment la conversation de Shannon quelque soit le sujet. Il la trouvait intelligente et intéressante. Non pas qu’il puisse penser différemment des autres filles de la classe, bien au contraire ! Cependant, depuis le mois dernier, il est vrai qu’il partageait d’avantages de moments avec la belle brune. En effet, préparant le même examen d’entrée à l’université, tous deux révisaient très régulièrement ensemble. Au début, uniquement dans l’enceinte de l’établissement, puis, l’adolescent avait réussi à obtenir de ses parents des droits de sortis pour aller étudier dans une bibliothèque universitaire, certains soirs ou le samedi, dans une université où « Monsieur le Président » enseignait, et parce qu’il s’y rendait avec Shannon ! Même, ce samedi, il était prévu qu’elle vienne chez lui pour que nous puissions travailler à notre aise. Bien qu’avec Seiichi et Haruko qui ne manqueront probablement pas d’être là eux-aussi, Jotaro doutait que leurs révisions soient très efficaces. A moins que Shannon ne parvienne à les canaliser ? Auquel cas, elle mériterait probablement un titre honorifique de taille pour souligner son exploit ! Le sérieux de sa camarade était aussi une chose que l’adolescent appréciait, car s’il avait toujours été un excellent élève, il devait reconnaître ne jamais avoir été très studieux et plutôt se reposé sur « le talent » que par chance pour lui, il avait à en juger son dossier scolaire depuis l’école primaire. Etudier avec Shannon l’obligeait à rester concentré, avec tout de même des petits moments de détente sympathique, alors qu’avec ses autres amies féminines de la classe par exemple, il aurait probablement été plus dissipé, comme avec Sakura ou Juliet, qui de plus devait avoir la tête ailleurs actuellement.

Alors que la grande aiguille se rapprochait de l’heure du début du cours, Jotaro avait fini par s’asseoir et continuait à converser calmement avec les camarades qui l’entouraient. Le Professeur Osadani fit ensuite son apparition pour leur annoncer que la journée commencerait par de l’étude personnelle en salle. Après le départ de l’enseignement, chacun commença à sortir indépendamment les livres et cahiers dont il aurait besoin selon la matière qu’il souhaitait réviser. Jotaro était en train d’y réfléchir lorsque Shannon déposa sur sa table un manuel d’exercices préparatoires de mathématiques, ils échangèrent un sourire et le garçon prit le livre entre ses doigts qu’il commença à feuilleter.

Soudain, peu de temps après le départ du Professeur, la quiétude de la salle fut troublée par l’apparition de la Directrice affectée aux A. Tous se levèrent pour la saluer respectueusement avant de s’asseoir et écouter ce qu’elle avait à leur annoncer : un bilan du travail effectué et du comportement constaté au sein de la classe précédemment par l’ensemble de leurs professeurs. Rien d’alarmant mais un petit rappel quant à l’excellence qui est attendu de leur part. Jotaro tiqua plus précisément lorsque la directrice demanda à Juliet et Nowaki de se rendre dans son bureau ultérieurement. Instinctivement, l’adolescent tourna la tête vers eux, un voile d’inquiétude sur son visage…

Pour sa part, il n’avait pas la moindre interrogation à formuler.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Lun 23 Fév - 18:30
Les résultats de l'examen étaient tombés bien plus tôt que je l'avais prévu, et franchement, ça n'avait pas été une joie pour moi de les voir. C'était un matin, avec Onii-chan, nous avions attendu que le monde devant le panneau se dissipe, pour finalement voir les nôtres. Comme je m'y attendais, il avait eu tous les points, mais, quant à moi... Ce n'était pas vraiment la même histoire. Je ne trouvais pas mes résultats mauvais moi ! Au contraire ! En plus, j'y avais mit toute mon âme, je pensais avoir raté, et voir ma note m'a rendu contente, si bien que j'en ai sourit, jusqu'à ce que la pesante main de Teppei vienne me frapper l'arrière du crâne violemment. J'avais sursauté, il m'avait fait mal en plus... Des larmes vinrent perler sur le coin de mes yeux, et il m'avait engueulé.

Enfin, depuis ce temps-là, il me faisait la gueule, et me faisait bosser comme une dingue. Mes nuits je les passais à réviser sous son joug. Nous les passions dans les couloirs, il tenait une lampe de poche, et me taper quand je n'arrivais pas à résoudre ses exercices, à défaut de pouvoir crier. J'avais reçu un nombre incalculable de gifles, si bien que ma joue avait fini par ne plus quitter la couleur rouge qui l'habitait lorsque Niisan m'administrait une claque. J'avais du mal à suivre les cours par manque de sommeil, et j'avais plus la tête d'un zombie que d'une élève de troisième année... Mais, malgré le fait qu'il ne dorme pas, Niisan avait le teint frais, et aucune cerne n'osait se dessiner sur son visage. J'avais finalement reçu l'appel de mes parents, après qu'Onii-chan ne les appelé. Eux, ils étaient fière, et Tôsan avait essayait de résonner Niisan. Mais il m'avait dit qu'il attendait de moi que j'ai tout de même de meilleurs résultats, et qu'il fallait donc que je suive ce que Niisan me disait, même si ses méthodes étaient rustres. Ôkachan avait crié, en disant que Niisan n'avait pas à m'éduquer de telle sorte, et que ce n'était pas bien grave si j'avais quelques fautes après tout. Mais rien n'avait fait, et ça faisait déjà un long mois que je suivais l'entraînement spécial de mon frère, ne pouvant plus sortir. Même mes heures de repas, je les passais devant mon bouquin à faire des exercices de japonais, mathématiques, ou encore à réviser mes partitions de violon. 

Mon réveil sonna, et j'ai eu beaucoup de mal à me lever ce matin. C'était bien trop dur pour moi de vivre ainsi à présent. Les cernes prenaient de plus en plus d'ampleurs, et j'avais tout le temps mal à la tête. Était-il au courant que mes neurones ne suivaient plus tout ce qu'il me disait ? C'est vraiment trop injuste !! J'en ai vraiment trop marre. Dans la salle de bain, j'ai pleuré, alors que je me lavais les dents. J'en pouvais juste plus, du coup mes nerfs finissaient par lâcher. Mais c'était vraiment une trop mauvaise idée puisqu'en plus d'être cernés, mes yeux ont gonflés, et sont devenus tout rouge. Alors je me suis passé de l'eau glacé sur le visage. J'ai éternué, mais cela a atténué les marques de fatigue qui étaient présentes sur mon visage.

Je me suis habillé, et je suis descendu pour rejoindre ma classe, le cours allait bientôt commencer. J'ai bâillé devant la porte, en m'étirant, et je l'ai ouverte pour rentrer.

« Bonjour tout le monde. » ai-je adressé timidement en regardant mes pieds.

J'ai finalement rejoint ma place. Niichan n'était pas encore là, alors j'ai pu fermer les yeux quelques minutes, la tête dans ma main, et le coude appuyé sur ma table. Ce qui m'a fait ouvrir les yeux, ce fut une violente douleurs dans mes doigts, comme si quelqu'un m'avait frappé. J'ai levé la tête, apercevant Onii-chan, une règle en fer dans les mains, et j'ai regardé la zone douloureuse qui avait rougit. Je me suis mordue la lèvre inférieure. Mais qu'il est fou !! Il m'a vraiment fait trop mal ! Je me suis levée, vraiment énervée. Pour la première fois, j'ai eu envie de le gifler, mais il m'a appuyé sur l'épaule de façon à me faire mal, pour que je me rassois, ce que j'ai fait immédiatement. Il m'a lancé un manuel de mathématiques devant les yeux, m'obligeant à faire tous les exercices. Vraiment ? C'est trop. 

Quand Jota-kun est rentré, je n'ai même pas fait attention à lui, les yeux rivés sur mon exercice, alors que Niichan se tenait imposant devant moi. J'avais caché mon visage des regards de la classe à l'aide de ma main, alors que quelques larmes d'agacement roulaient sur mon visage. Je n'en pouvais vraiment plus, même si je n'arrête pas de me le répéter, ce sentiment ne veut pas me quitter. Au bout de quelques dizaines de minutes, la porte s'est ouverte sur le professeur, et il nous a indiqué que nous avions une étude libre, avant de repartir. Zut ! Teppei va bien en profiter !!

Au final, ce fut au tour de notre Directrice d'entrer en jeu, et la seule chose que je retins de son discours fut le fait qu'elle m'accusait de n'être pas assez concentrée. Je savais qu'elle parlait de moi, et, visiblement, Nii-chan aussi puisqu'il s'est retourné, m'adressant un regard noir. C'était sûr, j'étais morte...

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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Mar 24 Fév - 18:57
Le temps avait passé. Lentement mais surement. Cependant, les blessures n'avaient pas été pansées, ou du moins pas correctement. Au contraire, plus le temps passait, plus la douleur se faisait vive. Plus l'attente était désespéré. Plus l'espoir se cachait dans l'ombre, tant et si bien que l'effleurer relevait du miracle. Je ne savais plus combien de jours étaient passés depuis lors, ou du moins, j'essayais d'oublier, de me leurrer. Je ne voulais pas savoir, je ne voulais pas compter les heures, les minutes, voir les secondes qu'il lui restaient avant qu'on le décrète "mort". Oui, mort. La faucheuse était entrée dans ma vie il y a quelques jours, peut être quelques semaines, et depuis lors, elle ne m'avait plus quitté. S'accrochant à moi telle une sangsue, elle pompait jour après jour, heure après heure, minute après minute mon âme, effaçant progressivement mon sourire ensoleillé qui me semblait avant éternel. La joie de vivre m'avait quitté, agréable souvenir à peine perceptible. 

M'avait-on donné trop de bonheur au début de mon existence ? Devait-on me malmenée de la sorte pour qu’équité soit faite ? C'était injuste. Parce qu'il n'y avait pas que moi qui souffrait. Parce qu'une vie était en jeu, et que ce n'était point la mienne. Oui, l'opération avait été une réussite. Les médecins avaient fait du bon boulot. Soit disant. Alors, pourquoi ne se réveillait-il pas ? Pourquoi ? Il n'avait pas des mois, il ne lui restait plus que... Ne pas y penser. Ne surtout pas penser à l'échéance. Pourtant, je ne voyais que ça. Je ne voyais que son corps, livide, allongé dans un lit d’hôpital et ne bougeant pas d'un pouce depuis tout ce temps. Je voyais ce docteur, qui avait fait signer ce foutu papier à mes parents pour que l'on donne ses organes. Oui, le don était quelque chose de bien. Mais une fois qu'on l'aurait ouvert, une fois qu'on l'aurait dépouillé... Alors il ne reviendrait pas. Il ne resterait plus rien de lui. Plus qu'une tombe et un souvenir douloureux. Souvenir aussi insaisissable que l'air mais lourd que du plomb. 

J'étais en cours. En cours principal. Je ne me souvenais même pas être venue jusqu'ici. Et pourtant je l'avais fait. Mon regard s'était perdu un instant dans le vague, scrutant la fenêtre tandis que je ressassait la tournure qu'avait prit ma vie, le même film rouillé tournant en boucle dans ma mémoire, détruisant mon esprit et me réveillant chaque nuit. Je ne savais même plus ce que j'avais fait depuis lors. De toute façon, tout était faux. Mes sourires comme cette impression que je voulais donner d'être forte. Cela faisait illusion pour bien des gens, mais moi et ceux qui m'étaient le plus proches savaient que tout cela n'était que foutaises. L'étincelle omniprésente dans mon regard vert s'était éteinte, et les muscles de mon visage s'étaient pétrifiés, rendant chaque sourire plus difficiles que le précédant. Ma spontanéité a être jovial s'était transformé en mécanisme défaillant. Je n'étais qu'une poupée vide qu'on forçait à avancé. Ou plutôt, je me forçais à avancer. Pour mon frère. Je me devais d'être forte pour lui. Je devais être cette main qui le sortirait de cette eau profonde dans laquelle il se noyait. Parce que j'en étais la seule capable. Et même si je n'étais pas la seule, je ne pouvais me permettre d'attendre une autre main salvatrice.

Jotaro vint nous saluer, Nowaki et moi, et je répondis le plus naturellement possible à sa prévenance, sachant pertinemment que mon jumeau ne serait pas des plus bavards. A vrai dire, si avant ce n'était pas ça, désormais, le qualifier de muet ne serait pas loin de la vérité. Minoru emmènerait-il sa voix avec lui ? Je ne le savais pas. Mais je me refusais à perdre l'un, comme l'autre. Mon visage affichait un léger sourire qui se voulait avenant, mais je n'arrivais plus à faire la conversation aussi facilement et naturellement qu'avant. Je le laissais donc partir après un bref échange, éreintée. Paraître heureuse semblait si difficile, comme si je courrais sans fin dans un tunnel mais n'arrivait à atteindre la lumière qui se trouvait au bout. Encore pire, plus j'avançais, plus elle s'éloignait. Et ça me faisait peur. Oui, j'avais peur. Une peur irrépressible marquée au fer rouge dans ma chair. Indélébile et inapaisable. 

Le professeur arriva, mais je n'écoutais que distraitement ce qu'il pu nous dire avant de s'en aller. Je retenais juste que l'heure était libre, mais ne sortait pas de quoi étudier. A quoi bon, je ne serais pas à même de me concentrer. Mon regard se tourna vers mon âme sœur, et mon cœur se fit plus lourd encore, si cela était possible. Je ne supportais pas de le voir ainsi. Tout comme je peinais chaque jour à essayer de rire à coté de mon cousin endormi. Il fallait qu'on lui fasse croire qu'on allait bien. Plus facile à dire qu'à faire. A vrai dire, rien que de voir sa silhouette blafarde me faisait descendre six pieds sous terre. J'avais envie de fuir. Et en même temps, je voulais m'accrocher à lui et ne plus jamais le lâcher. Je voulais être là pour lui. Je m'étais faite cette promesse il y a bien longtemps. Mais j'étais incapable de la tenir, parce que tout ce que je pouvais faire, c'était le regarder mourir avec le sourire. Ironique. Ignoble. Effrayant. 

Puis ce fut au tour de la directrice de faire son entrée. Ses paroles brassèrent l'air sans m'atteindre. Ou alors, elles entrèrent par une oreille pour ressortir par l'autre quelques secondes à peine. Je ne me reconnaissais plus. J'étais comme une âme à part qui regardait la scène sans pour autant la suivre. Invisible. Pas tant que ça en fait... Madame Odari prononça mon nom, et je relevais mon regard dans sa direction, perdue, cherchant ce que j'avais loupé avant de comprendre. On devait aller dans son bureau ? Mais pour quoi faire ? Je cherchais un instant mon frère du regard pour lui poser une question muette avant de me figer. Nous n'avions rien fait de mal. Du moins pas à ma connaissance. Donc la seule solution possible qui émergeait de mon esprit si vide était que cela concernait Minoru. Mes mains se mirent à trembler tandis que j'hochais péniblement la tête, la boule au ventre. Je serrais lentement mon poing jusqu'à faire blanchir mes phalanges, m'ordonnant de me calmer. Reste calme Juliet. Rien ne s'était passé. Cela ne faisait que deux semaines. Il lui restait encore du temps.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Mar 24 Fév - 20:51
Seulement un mois. Depuis mon arrivée ici, je ne cessais de compter les jours qui me séparaient de ma délivrance. Ils paraissaient toujours de plus en plus loin, et mon agacement dans cette prison dorée ne faisait que s'accroître de jour en jour. Une main tendue vint se poser sur la moitié droite de mon visage alors qu'un soupir emplit de lassitude passa délicatement la barrière de mes lèvres. J'avais au moins le mérite de répondre à mes devoirs, et mes « efforts » avaient payés puisque j'étais arrivé dans les meilleurs aux résultats de l'examen, en ex aequo avec Jotaro. Cela me paraissait totalement normal. Il fallait être vraiment stupide pour ne pas savoir répondre aux questions qui étaient posées. Et ma sœur entachait notre réputation, obtenant des résultats médiocres. Je me suis redressé dans mon lit, torse nu, puisque je dormais ainsi, et j'ai regardé devant moi. Il fallait que je me lève, il fallait que je me rende dans ce cours inutile pour apprendre des choses que je connaissais déjà. Mon regard sombre se posa alors sur le drap qui recouvrait délicatement mon corps, juste avant que je ne m'en extirpe, le pas lourd. Une nouvelle journée qui promettait d'être longue s'annonçait en cette frêle matinée.

Je me suis préparé à affronter cette nouvelle journée, totalement blasé. Je n'étais pas un gros dormeur, puisque je passais l'essentiel de mes soirées et nuitées à étudier, puisque les cours ne me servaient à rien, il fallait que j'arrive à stimuler mon esprit. Ce n'était pas en présence de ces ignares que j'y arriverait. Mais, depuis peu, je m'étais retrouvé à jouer les prof pour augmenter la moyenne exécrable de ma sœur totalement débile. Je l'aimais, bien sûr, mais elle commençait, elle aussi à m'agacer. Pourtant, il y a peu de temps, j'étais heureux de vivre. Paris m'exaltait, j'étais si jeune, si avide de connaissance. Je passais mes journées à sourire, à penser que la vie est belle. Même lorsque la grisaille s'installait sur la ville des lumières, je l'appréciais. C'était terrible que je fus ainsi privé de ma vie en revenant au Japon. Je n'étais plus qu'une coquille vide ne sachant plus comment profiter des plaisirs de la vie, bien que j'eus déjà essayer. Peut-être des événements plus noirs étaient les réels responsables de ma nouvelle attitude ? Je n'en savais strictement rien, et l'idée d'être percé à jour n'avait, non plus traversé mon esprit. Je me complaisais dans ma souffrance qui était la douceur de ma pensée. Elle me permettait de trouver l'inspiration, de faire courir ma plume sur le papier vierge. Je n'étais pas exalté au Japon. Je n'étais pas né au bon endroit, ni au bon moment. Mon plaisir à moi s'étendait sur les pavé de la Bastille, appelant à la révolution. Déjouant la censure habilement dans la douceur d'une prose lyrique. Mon esprit n'était pas à la jovialité. Je m'ennuyais. Je n'éprouvais rien, si ce n'est un sentiment d'indifférence constant.

J'avais rejoins le cours après Sakura, prenant le temps de regarder un peu le bâtiment sans âme qui me faisait prisonnier. Quelle tristesse. Il n'était rien qu'un amas de briques sans aucune recherche de beauté. J'avais trouvé ma sœur affalée sur son pupitre, les yeux fermés, tandis que mon regard se reportait distraitement sur les Shakespeare, eux aussi déjà présents dans la salle presque vide. La tristesse les habitait, mais je n'en avais que faire. A quoi bon pleurer la perte d'un déchet tel qu'un D ? Il n'avait qu'à être plus malin et ne pas fourrer son nez dans des affaires de Yakuzas. Oui. De nombreuses informations circulaient à l'égard de cette brute actuellement hôspitalisé. Il paraîtrait qu'il avait fréquenté un lieu malfamé, dirigé par des Yakuzas, afin de pratiquer des combats de boxe illégaux. On ne rattrape pas les déchets. Il s'était fait tabasser à mort, et son parrain avait empêché le dernier d'être asséné. De plus, cet imbécile travaillait dans un bar de nuit. Ce n'était pas joli à voir. Depuis, je voyais d'un très mauvais œil cette famille, particulièrement depuis que j'avais ouï dire que Nowaki, le frère Shakespeare s'était rendu en ce lieu. Moi qui le pensait un minimum intéressant et intelligent... La bêtise est contagieuse. Tous inutiles. Bande de déchets. Je détestais les D, plus que quiconque. 

Quoi qu'il en soit, j'ai rejoint Sakura, afin qu'elle ne tombe pas dans les méandres de la stupidité auxquelles elle était déjà bien abonnée. J'eus vite fait de lui mettre un coup de règle en fer sur les doigts, pour la réveiller. Non mais, elle n'allait pas se relâcher maintenant celle-là ! Elle s'est levé, visiblement énervé, et je l'ai calmé en lui appuyant sur le nerf de l'épaule. Pour qui se prend-elle ? 


Nous commençâmes à réviser, alors que la classe se remplissait peu à peu. Jotaro arriva finalement, et je ne le saluais que d'un regard amical, avant de me concentrer de nouveau sur les exercices de mathématiques de Sakura, jusqu'à ce que le professeur arrive. Je regagnai ma place calmement, avant d'apprendre que la première heure serait une heure d'étude libre. Tant mieux. En plus, il partait de la salle, il ne pourrait rien redire sur mes méthodes au moins. Juste avant que je n'eus le temps de me retourner pour faire travailler ma sœur, la directrice entra, et je me levais respectueusement. Elle nous déblatéra un discours sur l'excellence de la classe A. Je rigolai en mon fort intérieur. Elle était là leur élite ? Et bien, le Japon avait bien du soucis à se faire ! Mais, ce qui retint le plus mon attention, ce fut cette « élève » qui révassait en classe. Sakura !! Je me suis retourné vers elle alors qu'elle pâlissait, lui lançant mon regard le plus noir. Puis, la directrice est sortie, je me suis levé, et j'ai giflé ma sœur, sans retenue. Je me fichai pas mal de ce que l'on pouvait penser de moi. J'éduquais ma fille pour qu'elle soit à la hauteur de l'excellence exigée par notre nom. Je saurai faire bien voir l'entreprise Tôgashi. Je n'oubliais certainement pas les égards de mon père au lycée, et, pourtant, l'entreprise n'avait pas perdue en noblesse. Il fallait juste savoir sympathiser avec les bonnes personnes.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A) Dim 22 Mar - 12:13
Le professeur n'étant plus disponible, le cours est archivé.

Bon jeu.
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MessageSujet: Re: Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A)
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Cours Principal : Professeur Osadani (Troisième et Quatrième A)

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