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[TOUS] J'ai faim !

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MessageSujet: [TOUS] J'ai faim ! Sam 20 Déc - 22:41
Le buffet est de toute beauté. Dessus s’échelonnant divers plats de la gastronomie japonaise, et même italienne ! Le tout est posé sur des tables recouvertes d'une longue nappe blanche plutôt élégante. Le ponche, sans alcool, évidemment est assez éloigné des mets confectionnés par le personnel de cuisine, et parfois même des traiteurs. 

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~

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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Dim 21 Déc - 13:46
Costume et masque:
 

 « TROP BOOOOON ! »

J’avalai goulument la bouchée de petits-fourrés à la crevette que je venais d’enfourner dans ma bouche. Ce buffet est une tuerie ! J’en veux encore ! Je veux goûter celui-là ! Et celui-là ! Celui-ci aussi ! YATTA, c’est le paradis ! Il y a trop de trucs qui ont l’air trop bon ! Je pourrais passer ma soirée à tous les goûter ! J’ai vraiment bien fait de me diriger directement vers le buffet avant qu’il ne soit pris d’assaut et que des gens viennent me piquer les plus délicieux amuse-gueules exposés à notre libre service. Sérieux, je kiffe cette école ! On peut dire que je me suis inscrit juste à temps pour pouvoir profiter des fêtes de fin d’années, car qui dit fête dit nourriture !!!!

Ce fut dans un état de désolation profonde que je me suis jeté dans les bras de la seconde divinité qui régit mon existence : la nourriture ! Il me fallait son réconfort ! Je n’aurais pu tenir toute cette soirée sans elle ! J’avais envie de pleurer toutes les larmes de mon corps ! Pourquoi ? POURQUOI ? Comment une fête saurait-elle être digne de son nom sans la plus belle des étoiles pour l’illuminer ? Un bal peut-il être un bal sans un prince charmant sur la piste de danse ? Pourquoi, mon Capitaine, mon Dieu vénéré ne pouvait-il pas participer à cette soirée ? C’était trop nul ! Quand Jota m’avait annoncé cette nouvelle, un moment auparavant alors que Kaze, Dobby et moi étions presque près, parés de nos habits de fêtes (paraît-il que "costume" n'est pas toujours synonymes de "déguisements"...), et que je - et Kaze aussi, mais Jota est mon mien donc je m’inquiète plus de lui que Kaze, d’accord ? - m’interrogeai de ne pas voir Jotaro se préparer. Ce dernier nous répondit qu’il était tout autant interdit de sortie que d’activité extra-scolaire. J’ai halluciné ! C’est quoi ce délire ? Je savais sa mère autoritaire, mais je pensais vraiment pas ses parents aussi stricts ! Je ne sais pas ce que Jota avait fait pour mériter d’être puni de la sorte - il prétend que c’est juste pour lui faire réaliser la valeur de l’argent malgré leur fortune et qu’on n’abandonne pas des études à l’étranger qui coûtent aussi cher sur un coup de tête comme il l’aurait prétendument fait… Honnêtement, j’ai du mal à y croire, mais je ne veux pas penser que mon meilleur ami puisse me mentir, j’ai confiance en lui … - mais, je trouve que le traitement imposé par ses parents est totalement injuste ! J’ai voulu protesté et l’incité à venir quand même avec nous, qu’il envoie paître cette stupide interdiction et qu’il profite de la soirée ! Sauf que puisqu’il n’était pas autorisé, ses parents ne lui avaient par conséquent pas fourni de costume pour le bal… J’étais tellement déçu. Je n’avais plus du tout envie de participer à ce fichu bal masqué ! Sans lui, ce n’est pas pareil ! Je m’étais assis sur son lit les bras croisés en boudant pour montrer que puisque c’était ainsi, je n’irais pas non plus, mais Jota a insisté pour que j’y aille. Il a demandé à Kaze de m’emmener de force si nécessaire et nous a fait promettre de profiter de la soirée et s’amuser pour lui. Jota avait ajouté qu’il n’y avait pas à s’inquiéter pour lui, temps qu’il a sous pc portable avec lui, il ne s’ennuierait pas. Résigné, j’avais donc accompagné Kaze en direction du gymnase où avait lieu le bal. Nos chemins se sont séparés très rapidement. J’ai pas vraiment envie de traîner dans les parages quand Kaze est avec certains de ses compagnons de classe, il y en a qui me mettent pas franchement à l’aise…

Effectuant donc, une entrée solitaire, l’âme en peine, c’est alors que mes yeux ce sont posés sur cette déesse ! Toute de blanc vêtue, le voile de ses jupons caressée et virevoltant timide sous le souffle d’une très légère brise d’air, son parfum envoûtant même le plus vertueux des hommes : la table du buffet ! Sans la moindre hésitation, le coeur remplit de fougue et de désir, je me suis dirigé vers elle tel un vaillant soldat prêt à tout pour la conquérir ! A TABLE !

En résumé pour le moment, je m’empiffrais allègrement sans accorder d’attention à nulle autre chose que ce que je m’apprêtais à mettre dans ma bouche !
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Dim 21 Déc - 21:54
Costume:
 


Un bal de l'école, les élèves devaient être ravis. Tous les établissements scolaires ne bénéficiaient pas d'une telle chance, espérons que les élèves savent en apprécier toute l'exception. Assez peu présent sur l'établissement puisqu'enseignant également, et surtout dans d'autres universités, le professeur Osadani avait eu vent des diverses activités qui pouvaient être mise en place pour les élèves lors de conversations cordiales dans la salle des professeurs, lors d'un des rares moments qu'il passait là-bas. Les enseignants discutaient au sujet de ce fameux bal de fin d'année, un bal masqué qui permettait que les élèves de toutes sections et groupes se mélangent sans préjugés. Un concept qui ne faisait pas forcément l'unanimité. Une part des professeurs préconisaient d'avantage d'interdire la participation au bal aux élèves des classes les plus problématiques, afin qu'ils soient pénalisés d'une part, et d'autre part, qu'ils ne risquent pas de semer le trouble et gâcher la fête. D'autres, en minorité probablement, partageaient et défendaient le point de vue du directeur : ce n'était pas en mettant à l'écart les élèves les plus difficiles que ceux-ci parviendraient à s'intégrer dans la société, ou que les clivages entre élèves des différentes sections s'apaiseraient. Bien que très distant dans cette conversation, le professeur Osadani partageait d'avantage la vision de ces derniers. Cependant, il ne se sentait pas particulièrement bien placé pour tenir tel ou tel discours puisque pour sa part, jusqu'à lors, il n'avait pas été confronté à des élèves dits "à problème". D'ailleurs, il devait être honnête et reconnaître que si on lu avait demandé de venir travailler ici pour s'occuper de classes difficiles, dispersées, indisciplinée et surtout, le pire à ses yeux, désintéressé, l'homme aurait probablement refusé...

En parlant de refuser, le Professeur Osadani avait également décliné sa participation à l'encadrement de la soirée. Pour l'heure, il se sentait encore relativement étranger à l'établissement, et les fêtes de "lycéens", il approuvait dans la perspective que la jeunesse s'exprime, mais pour sa part, ce n'était pas sa tasse de thé. Sans doute inconsciemment parce que son fils devrait avoir à peu près le même âge que ces jeunes...

Pourtant, le professeur Osadani était bel et bien présent ce soir. Dans le gymnase, vêtu d'un costume comme il en avait des centaines, pour les plus chics d'entre eux portés uniquement une ou deux fois, mais en ce jour, pour une fête d'école, il s'était contenté d'un costume très classique - pour la modique somme d'un chiffre comportant au minimum que trois zéros et ne commençant assurément pas par un -, le professeur jetai des regards sur la salle transformée en piste de danse pour l'occasion et où un défilé d'adolescents plus élégants les uns que les uns autres faisaient leur apparition. Il fallait reconnaître que les jeunes semblaient s'être donné du mal pour la fête, et cela faisait plaisir à voir. D'ailleurs, un léger sourire ornait le coin des lèvres du professeur qui se tenait posté non loin du buffet. Il n'avait pas grand chose d'autre à faire que d'observer. Ses yeux se tournèrent d'ailleurs sur la table du buffet qu'un véritable goinfre était en train de dévaster. L'enseignant le regarda de loin, sans intervenir - après tout ce glouton ne faisait pas vraiment de mal non plus, la première victime serait probablement son propre estomac. A vrai dire, le façon de se comporter de ce jeune homme lui rappela un vague souvenir. Celui d'un garçon qui était tout le temps collé à son neveu quand ils étaient au collège et qui lui avait été donné de voir à quelques reprises, sans plus, mais l'étrangeté du garçon avait relativement le don de marquer les esprits.

Le regard du professeur se remit à balayer la salle. Sur la piste quelques danseurs s'étaient aventurés. Ses yeux balayèrent le défilé de masques qui emplissaient de plus en plus la salle. Il cherchait dans la masse, un signe qui lui permettrait de reconnaître un visage familier. Osadani-sensei n'avait pas prévu de faire partie de l'équipe organisatrice et de surveillance de l'événement et pourtant, il était là ce soir. Une connaissance le lui avait demandé ; ou plutôt lui avait fait remarqué que s'il était vraiment inquiet au sujet de la sécurité d'un certain garçon, ne serait-il pas judicieux de sa part de prendre la responsabilité de veiller lui-même sur lui ? En résumé, cette connaissance lui avait fait comprendre qu'elle attendait de lui qu'il jette un oeil sur l'adolescent et en l'occurence sur ce bal par la même occasion. Cette personne est une de ces personnes à laquelle on refuse rarement une requête... Et puis, ce n'était pas comme si le professeur avait beaucoup plus important à faire cette nuit. D'autant qu'effectivement, il avait envie de veiller sur ce garçon, peut-être à défaut de pouvoir encore veiller sur le sien...

En définitive, parmi les membres du personnel de l'établissement scolaire chargés de la surveillance et du bon déroulement de la soirée de ce bal de fin d'année, le Professeur Ryosuke Osadani était présent.
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Dim 21 Déc - 22:10




Ah, la fin de l'année... Voilà une belle occasion de faire la fête ! Et pourtant, ce mois de décembre ne serait jamais comme tous les autres que j'avais pu passer dans mon humble existence. Voilà un mois que je me trouvais au Japon et, même si certains automatismes culturels prenaient place de la même façon que le dialecte nippon devenait plus compréhensible à mes oreilles et spontané sur mes lèvres , le temps passant me montrait bel et bien que mon intégration ici n'était que sommaire.


Il avait fallu en venant à Tokyo me résoudre à abandonner cette atmosphère si chaleureuse et joyeuse que je trouvais durant les fêtes de Thanksgiving et de Noël. Exit donc les cadeaux, les papillotes et leurs pétards, la famille réunie autour de la dinde si savoureuse de ma grand-mère. 
Non, cette année, nous les ferions seuls, mes parents et moi. Enfin, en dehors de la maison, le festival de Tokyo battait son plein. Et THE PARTY de la fin d'année ne serait sans doute pas celle du Nouvel An, l'idée n'ayant sans doute même pas effleurée les esprits de mes quelques connaissances japonaises. 
Aaaah, j'avais encore bien du mal à comprendre certaines coutumes du Pays Levant; je me souvenais encore de ce gros rhume que j'avais emmené avec moi en arrivant ici et de l'air choqué des passants quand j'avais sorti mon mouchoir pour soulager mes narines remplies. 
Bref, j'avais plutôt du mal à m'habituer à tous ces changements. Mais avec un peu de courage et de volonté, j'avais surmonté les barrières gustatives des spécialités culinaires. Aussi, ce qui se présentait actuellement sous mes yeux n'était pas pour me déplaire !
Disons aussi que, contrairement aux garçons qui se trouvaient dans l'assemblée du bal ce soir-là, les plats, eux, n'étaient pas à demi-cachés ! Et puis, préférer le buffet à la piste de danse quand on peut être encore considérée comme nouvelle, c'était s'assurer de ne pas rater complètement sa soirée ! 
D'ailleurs, il semblait bien que je n'étais pas la seule dans cette optique. Une tempête noire déferlait actuellement sur les plats proposés et jetait son dévolu sur des assiettes d'amuse-bouches qui, bientôt, ne seraient plus. Un petit sourire en coin, je quittais donc des yeux celui qui engloutirait ce soir la moitié du buffet, pour considérer moi-même un ensemble de pâtisserie à base de pâte de haricot rouge.
Je me retournais ensuite vers les quelques groupes d'élèves qui déjà s'étaient formés et se dirigeaient progressivement vers la piste de danse d'où s'échappaient les premières musiques.
Mon péché mignon en bouche, je me souvins brièvement des anecdote que mes parents m'avaient racontés sur les bals qu'organisait le pensionnat à l'époque où ils s'y trouvaient. Et une vague de tristesse s'empara de moi. Je ne connaissais personne, et l'image de mes parents, en tenues de soirée et dansant la valse, semblait étrangement éloignée de moi.


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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Lun 22 Déc - 9:18
Que de merveilles ! Mes papilles en palpitantes encore ! Je ne sais plus où donner de la tête ni dans quel ordre ! Du sucré ou salé, du doux au pimenté, j’ingurgitai tout ce qui passait sous mon nez et qui avait l’air appétissant, et ce qui donnait moins envie aussi, souci de curiosité ! La qualité de la nourriture se fait en trois étapes : l’apparence, le fumet, et le goût ! Quand les trois étaient réunis, une parfaite harmonie symphonique s’épanouissait dans votre bouche !

Mes yeux allaient et venaient sur la grande table de buffet que j’avais déjà parcouru en long en large et en travers. Une bouchée un peu plus coriace que les autres, je toussotai puis m’empressait de trouver à m’abreuver pour apaiser ma gorge. Un verre de punch à la main, le temps de me désaltéré, je me tournai vers la piste de danse et… Pas croyable ! Dobbi a déjà trouvé une partenaire !!!! Un peu plus et j’en recrachai la gorgée que j’étais sur le point d’avaler. résultat, j’ai avalé de travers et ait manqué de m’étouffer. Une quinte de toux, je relevai ensuite les yeux sur la piste de danse, incrédule. Et si ! Il était toujours là ! Pas de doute pour le reconnaître puisque nous étions dans la même chambre, je l’avais donc vu se préparer. N’empêche… J’hallucine ! Je suis trop deg’ ! Dobbi ! Sérieux, Dobbi à une cavalière ! En plus, elle a l’air franchement pas mal ! Bon après, avec le masque, ça cache peut-être un effet « crevette » : plus de loin mais loin d’être belle !

Raaaaaah ! Non, ça fait trop rageur ce que je dis là ! Je suis sûr qu’elle est canon en plus !!!! C’est trop injuste ! Pourquoi lui ? Pourquoi est-ce que lui il s’est déjà trouver une fille alors que moi je suis tout seul ???!

Peut-être parce que j’ai pas encore cherché non plus… C’est pas comme si c’était la première fois que je levai le nez du buffet depuis que j’étais arrivé… Je jetai alors un regard plus attentif sur la piste de danse, il y avait déjà plusieurs couples. Ils perdent pas de temps ! Peut-être que je devrais attaquer aussi ? Je vérifiai… Non, Kaze ne semblait pas être sur la piste. Il manquerait plus qu’il soit plus efficace que moi ! Et non, je suis pas jaloux ! C’est pas vrai, il est même pas plus beau que moi ! Juste un peu… Minute ! Si Kaze se trouvait une copine, peut-être arrêterait-il de tourner autour de Jota ? Et si, je suis désolé mais je le trouve un peu trop collant avec mon pote ! Qu’il reste donc avec ses copains les D puisqu’il a décidé de se la jouer cool-rebelle ! En attendant, cette mission trouver une poule pour Kaze me parut bénéfique pour mon intérêt ! Etape numéro un : trouver une poule ! Etape numéro deux : retrouver Kaze !

Alors que je m’apprêtai à m’éloigner du buffet, je la vis ! Non pas une poule, mais une dinde ! Non ! Pas de le sens méchant ! Une dinde dans la majestuosité en comparaison à une poule ! Je fus éblouis ! Vêtue d’une robe d’un vert pâle qui donnait un peu de couleur tout en douceur à cette assemblée. Une magnifique crinière blonde et un visage dissimulé derrière un masque plein de mystère ! Oh divine splendeur, que tu es belle ! 

Blonde ? Serait-ce une coloration ? Une yankee qui révèle toute sa beauté et son élégance le temps dans un soir dans une robe de bal ? Il est vrai que ses bras semblent musclés. Une allure de baroudeur ? Des drôles d’images me passent pas la tête… Une bonne gifle mentale, je reprends mon analyse. Blonde au naturel ? En effet, sa silhouette semble plus correspondre à celle d’une occidentale qu’à une japonaise. JACKPOT ?! Celle-là, je ne laisserai pas à Kaze ! Elle est si douce, dans sa robe, je voudrais l’appeler mon Wasabi… A moins que … Mon petit macaron - parce que ces trucs sont trop bons et que c’est Noël - à la pistache et chocolat blanc, tu es à croquer !

Shuchi, le moment est venu ! Lance-toi, mec ! Ne laisse pas passer ta chance ! C’est l’amour de ta vie que tu as devant toi ! Va lui parler ! Vas-y, mec ! Tu peux le faire ! T’es Bruce Wayne, mec ! T’es un tombeur ! Un serial killer ! Euh… Non, justement… T’es un justicier masqué et ce soir, tu vas rendre justice à toi-même ! Tu ne vas pas perdre face à Dobbi ! Tu peux le faire ! FIGHT !

« Un… /BAM/

Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Comment ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce je viens de me rétamer comme une biiiiiip juste devant elle ? Ma vie est fichue !!! Non ! Je ne dois pas me laisser abattre ! Sois fier mec, rien n’est encore perdu ! Pour ton petit macaron, tu dois être plus fort que le mauvais sort ! Vas-y retourne-toi ! Sur le dos, les quatre pattes en l’air comme un adorable petit chiot, fais lui ton plus beau sourire ! Un sourire à la Jota ! Ah… Non, c’est vrai, il faut mieux que tu évites, il paraît que tu as plus l’air d’un psychopathe qu’autre chose quand tu essayes d’avoir un sourire comme le sien… Bon, alors fait plutôt le petit chat. Une petite lèvre adorable, bats mollement de la patte et :

« Nyan ! Un petit Shuchi, Mademoiselle Macaron ? »

Mec… T’es vraiment trop c*n… Si après ça elle ne s'enfuit pas : épouse-la !
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Lun 22 Déc - 18:19
Rappelez-moi pourquoi j'avais finalement accepté de venir ici s'il vous plait... Ah oui, peut-être parce que ma mère m'y avait forcé en achetant sans me le dire cette robe que je n'avais su dénigrer ensuite. Et puis, comme elle me l'avait répété maintes et maintes fois, "les bals sont de parfaites occasions de faire connaissance avec d'autres élèves". Si tu veux, Maman. Mais il me semble qu'elle avait oublié quelques petites choses..
Premièrement, je ne suis pas comme elle et, aux dernières nouvelles, je n'ai pas hérité de sa jovialité envers les autres. Ensuite, il me parait évident que les soirées masquées se construisent autour de l'anonymat en toute circonstance de ses membres. En d'autres termes, les connaissances faites ce soir-là seraient bien superficielles puisque les uns tout autant que les autres ne saurions nous reconnaitre les jours suivants. C'était du moins ce que j'en pensais, mais peut-être faisais-je preuve de mauvaise foi, n'ayant jamais assistée à une telle soirée en Angleterre. 
Si les souhaits de ma mère me rebutaient un peu, ses efforts pour m'offrir un séjour au Japon aussi agréable que le sien à mon âge m'attendrissaient. Elle était mignonne de me forcer ainsi, en dépit de ma réserve. 
L'ennui ascendant en moi, je vins à me demander ce qui m'empêchait de me diriger vers les autres. Il ne me semblait pas être timide... Alors pourquoi rester planter là, devant le buffet, sans chercher le moindre contact humain ? Après tout, il faut bien se faire violence de temps à autre ! Et puis, je n'avais absolument rien à perdre, je ne risquais pas grand chose sous mon grand masque et dans cette robe vert eau que je ne ressortirai guère avant longtemps.
Décidée à franchir les limites que mon esprit avait tendance à me poser, je me retournai une dernière fois vers le buffet pour choisir un appétissant Mochi. Une petite douceur pour la route, comme on dit ! 
Seulement voilà, à peine venais-je de le mettre entier dans ma bouche que mon regard fut attiré par une masse noire juste à mes côtés. Ou plutôt le glouton qui me faisait sourire tantôt et qui... 
Attends... WTF ? Euuuuh.... Se faire violence, je disais... Non mais ça ne va pas être possible, là ! Et puis quoi ? Mademoiselle Macaron ? Whaaaat...

Voilà quelques secondes que je le considérais, le sourcil droit relevé et l'esprit un peu embrouillé.
" He ne /EUF EUF/"

J'étais tellement interloquée par le comportement du garçon que j'en avais oublié cette bouchée que je n'avais toujours pas avalée. Je m'étouffais donc à moitié avant de reprendre, honteuse et un peu sonnée.


" Je ne parle pas aux... Aux chats ! Et puis, tu ferais mieux de te relever ou quelqu'un va finir par venir te gratter le ventre ! " finis-je enfin par rétorquer, avant de me retourner vers le buffet afin de trouver de quoi m'abreuver après mon presque étouffement.
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Mar 23 Déc - 10:13
Euf euf ? Diantre ! Mon petit macaron s’étouffe ! Tel un réactif petit jack russell attentionné envers sa maîtresse, je bondissais sur ses genoux. Oui, j’étais à genoux devant elle. Vraiment, je n’avais plus qu’à attendre un signe de sa part et je ne devais plus hésiter à lui passer la bague au doigt !

Un signe qui ne vint jamais… Non, après avoir évoqué la si délicieuse possibilité que je me fasse gratouiller le ventre auquel cas, j’aurais ronronné de tout mon saoul pour lui exprimer ma satisfaction, le petit macaron s’en retourna. La jupe longue de sa robe virevolta au gré de ses talons qui se tournèrent, effleurant, dévoilant malicieuse la courbe de ses chevilles. Mes yeux envoûtés par cette féerie, un filet de bave coule le long de ma bouche. Un instant figé, je me ressaisis, ravalant non pas ma fierté mais ma salive et me redresse avec précipitation avec que le petit macaron se n’en aille et ne trône sur la table où le premier appétit féroce passant par-là se ferait une joie immonde de la dévorer. Non, je me devais de la protéger de l’avidité des hommes ! Je suis Bruce Wayne, le défenseur de la veuve et de l’orphelin ! Je suis Catman, le chaton qui ronronne dans les jupons des filles ! Euh…

Bref ! Qui dit précipitation dit aussi raté ! Lorsque j’ai voulu me relever, il a fallu qu’une poule passe justement devant moi. J’ai pas fait gaffe, résultat, j’ai marché sur la traîne de sa robe et elle s’est ramassé par terre. Moi, aussi, j’ai failli y retourner d’ailleurs. Mais cette fois, j’ai rétabli l’équilibre car un chat retombe toujours sur ses pattes et ne prêtant nulle attention à la fille qui pestait soutenu par un inconnu masqué qui l’aidait à se relever - en voilà un qui devrait avoir le reconnaissance de me remercier, c’est grâce à moi s’il a une ouverture ! - je repartais à l’assaut de ma magnifique citadelle !

Vas-y, mec ! Tu peux le faire ! Tu as vu assez de drama, d’anime et lu assez de shojos pour savoir ce que les filles aiment ! Tu es paré, entraîné, surentraîné ! Aller, mec ! T’es un tombeur !

Je m’incrustai alors prestement juste à côté d’elle alors que le petit macaron pistache chocolat blanc cherchait quelques délices pour ravir sa bouche :

« Quelle chance, alors ! m’exclamai-je en apparaissant soudainement. Il s’avère justement qu’en vérité, je ne suis pas un chat ! Je suis un espion en mission top secrète qui devait se faire passer pour un chat pour infiltrer cette soirée ! Mon nom est Bruce Wayne, alias Catman, mais tu peux m’appeler Bruce ! »

Un tombeur… Ouais, bah, on se demande pas qui est tombé bien bas pour le coup… Dépêche de rattraper le tir, idiot ! Elle va encore s’enfuir ! Mais où qu’elle aille, partout où elle sera, je la poursuivrai et je la retrouverai !

Eh Catman… Et si tu redescendais ton poing avant de lui faire encore plus peur qu’elle ne doit déjà avoir. Si tu veux draguer, il vaudrait mieux pas que les filles se rendent compte que tu n’es pas tout seul dans ta tête, non ? Donc et si au moins tu en revenais à te parler à toi-même par le biais de la première personne du singulier au lieu de tutoyer toi-même ? Hum… D’accord, tu as raison Moi !

« Si tu as faim, je te conseille de goûter celui-ci ! Il est délicieux ! » ai-je désigné le petit met avant de le saisir entre mes doigts et de l’enfourner dans ma bouche.



Oups… Je l’avalai alors.

« Désolé ! souriais-je embarrassé. Attends ! Il devrait y en rester d’autres dans un plat à l’autre bout de la table ! »

Je la saisis par le bras et l’entraîna dans cette direction, longeant la grande table de buffet.

« Voilà ! »

Il en restait effectivement plusieurs et à ce moment, je ressentis la chaleur de sa peau aux creux de ma main. Je lâchai alors son poignet et rouge comme une écrevisse, je détournai mon regard. Une fille ! J’ai touché une jolie fille ! J’ai presque tenu la main d’une jolie fille ! Mec, t’es un lover !!!

« Oh ! Et ceux-ci sont très bons aussi ! Et ceux-là ! Dans le plat là-bas aussi !  m’enflammai-je à désigner toutes ses douceurs sur le buffet où mes yeux fuyant étaient venus trouver un refuge rassurant. Oh ! Et, tu veux que j’aille te chercher à boire pour te rafraîchir ? Il y a du punch ! C’est mieux d’avoir le gosier bien hydrater pour apprécier la saveur des aliments ! Oh ! Et, tu voudras bien danser avec moi après ? J’ai bien mangé mais pas trop donc, je devrais encore être assez léger pour enflammer la piste de danse sans risque ! »

Et je souris. Je souris probablement aussi fier de mon courage et que me rendais compte de l’absurdité de mes propos. Il va falloir que je me rende à l’évidence. J’aurais bien besoin de cours de drague ! Mais à qui pourrais-je le demander ? Jota ? Hors de question ! Haruko est censée être une fille mais… Non, je doute qu’elle soit d’une quelconque utilité. En plus, elle va se payer ma tête. Qui reste-t-il ? … Kaze ? Plutôt mourir !!!
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Mar 23 Déc - 12:53
Tenue:
 


Masque:
 


Le bal... Qu'elle fête inutile ! Yamato n'aimait pas spécialement danser, il n'aimait pas draguer, et il aimait encore moins être confiné dans une salle où le romantisme s'invitait à chaque recoin de pièce. Qui avait bien pu décorer cette pièce ? Le directeur ? Mais il voulait caser tout le monde ou quoi ? Décidément, il ne comprenait pas le fondement de cette soirée. Ni pourquoi ils devaient se cacher derrière des masques stupides qui grattaient. Parce que c'était marrant de parler à des inconnus ? Lui ne trouvait pas. Il y a des jours où certaines personnes devraient arrêter de penser pour que de telles idées ne germent pas dans leur esprit ! Enfin bref, le fait est qu'il avait été entraîné dans cette stupide fête. Lui qui avait trouvé un échappatoire lorsque Jota avait dit qu'il ne viendrait pas... Et ba non ! Il avait fallu qu'il joue la baby-sitter avec l'autre ! Qui soit dit en passant, c'était évaporé à peine arrivé pour aller on ne sait où. Pourquoi avoir accepté ce que lui demandait Jota déjà ? Il ne le savait même plus. Et peu importe la raison désormais, il était condamné à y rester. 

Des potes de sa classe étaient venu le voir, le reconnaissant par on ne sait quel moyen obscur, mais ils étaient vites partis. Certains s'étaient rués vers le buffet, d'autres vers les filles en tenue légère et enfin, les derniers avaient abandonné la soirée pour un karaoké. Lui, était resté dehors un moment, contemplant le ciel étoilé, laissant ses cheveux au vent. Le jeune homme n'avait nullement envie de rentrer à l'intérieur, de se fondre dans la masse informe. Alors il profitait du calme, une clope à la main, appuyé contre le mur de l'enceinte. Finalement, ça ne servait pas à grand chose qu'il soit venu, il n'avait pas passé une seule seconde avec Komatsu. Une vrai perte de temps... D'ailleurs, où était-il celui là ? Depuis le temps qu'il était là, il aurait déjà du entendre parlé de lui. lui était-il arrivé quelque chose ? Prit par le doute, il s'était décidé à pénétrer dans le gymnase, ne sachant trop où chercher. Si tout se passait bien sur la piste de danse, il n'y était probablement pas. Direction donc le buffet.

Ouais, il avait eu raison de s'inquiéter... Mais il aurait préféré oublier ce qu'il venait de voir. Cet idiot s'était ramassé devant une fille avant de sortir des inepties et de faire le... Chat ? Incroyable ! Mais avait-il réfléchi un quart de seconde avant d'agir ? Probablement pas ! Ou du moins, il espérait que non, parce que dans le cas inverse, le cerveau était nettement détraqué. Enfin, il avait toujours été assez bizarre, mais là... Ça volait haut ! Était-ce sa technique de drague ? Parce que si oui, elle laissait vraiment à désirer. Le pire était qu'au lieu d'en rester là, il insistait. Yamato ne voulait assurément pas voir les dégâts causés. Il commença donc à se reculer lentement lorsqu'une fille lui tomba littéralement dessus. La faute à qui ? On se le demande ! La délicatesse, il connaissait ? Apparemment pas puisqu'il l'abandonnait là et sans la moindre excuse. Aidant la demoiselle à se relever, il lui demanda au passage si tout allait bien avant de l'écarter aussi vite que possible du buffet où une tornade revenait sur ses pas, entraînant avec lui la pauvre victime de ses fantasmes. 

Soupirant légèrement, il du se rendre à l'évidence. Depuis toutes ces années, il n'avait pas changé. A moins qu'il est empiré ? Enfin qu'importe, il était toujours difficile de se refaire à sa présence quand on avait plus l'habitude de l'avoir toujours sur le dos. Ou plutôt, Jota l'avait sur le dos, et lui devait s'en éloigné parce de mauvaises ondes se propageaient dans sa direction... Toujours aussi étrange ce gars. De toute façon, il était incapable de le contenir, alors autant le laisser faire pour ce soir ! Du moment qu'ensuite, il ne faisait rien de chiant ce soir dans la chambre... Regardant la salle d'un air blasé, il s'approcha finalement du coin le plus éloigné de l'autre andouille du buffet et goûta à un ou deux mets, histoire de faire passer le temps. La nuit promettait d'être longue ! Pourquoi n'avait-il pas fait croire qu'il n'avait pas de costume comme Jota déjà ? Quel con !
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Mar 23 Déc - 15:19
masque:
 
Costume:
 

La nuit de Noël approche. Comme si nous risquerions de l’oublier, les manifestations et publicités se multiplient depuis des semaines, des mois même parfois, pour nous le rappeler. Même l’école s’applique à souligner l’événement. En effet, dans le nouvel établissement scolaire où je suis élève depuis peu, quelques jours, Noël est semblerait-il l’occasion d’un bal annuel organisé dans le gymnase. Un bal masqué qui plus est. Pourquoi pas. L’intérêt ? Je ne suis pas absolument certain de le saisir mais après tout, si la majorité des élèves y trouvent satisfaction et apprécient la soirée, n’est-ce pas l’essentiel de toute manifestation ? A en juger par l’effervescence dans les couloirs du dortoirs masculins, l’événement rencontrait un certain enthousiasme. Et plus précisément, dans le cas particulier de ma chambre, j’en connaissais un qui était particulièrement emballé par cette soirée : mon meilleur ami, Komatsu Seiichi. Mon ami de longue date, nous nous connaissons depuis l’école primaire, Kazeyama Yamato, lui semblait beaucoup moins enthousiaste. A vrai dire, je l’observai se préparer avec tant de motivation que je ne pouvais qu’en sourire à demi caché derrière l’écran de mon mac sur lequel je pianotai, assis par terre, au pied de mon lit contre lequel j’étais adossé. Le quatrième membre de notre chambre que je ne connaissais que très peu - qui avait l’air relativement imbu de lui-même mais je ne faisais pas vraiment fît pour le moment, je ne l’avais pas encore côtoyé suffisamment pour me permettre de porter un jugement d’autant plus que je trouvais totalement inutile de cataloguer les gens, ce n’est pas en réfléchissant ainsi que l’on parvient à souder les gens entre eux, ou autour de soi - se prépara également avec application. Je ne dirais pas tant que c’était l’événement en lui-même qui l’inspirait mais plutôt la perspective de se montrer, de briller au sein de cette micro-société que celle formée par l’ensemble de élèves de cette école.

Quant à moi, je ne me préparai pas. Mes doigts continuaient de taper à un rythme régulier et soutenu sur le clavier. Ce ne fut que lorsque je ne pus retenir un léger éclat de rire à la vue du masque choisi par Seiichi que mes amis semblèrent remarquer que j’étais toujours en tenue « civile » décontractée. J’avais pris ma douche précédemment et troqué mon uniforme scolaire contre des vêtements plus décontracté mais je ne m’apprêtai point à me rendre au bal. Bien sûr, si Yamato lui ne parut s’interroger que par la simple manifestation de son regard, Seiichi s’empressa de m’inciter à me préparer. Je vis son visage se décomposer lorsque je lui annonçai que je n’irai pas au bal. Ce n’était pas spécialement l’envie qui me manquait. En principe, j’apprécia toutes formes d’activités sociales, mais je n’en avais pas le droit. Comme je ne voulais pas leur raconter toute la vérité, parce que j’avais honte, parce que je me sentais encore perdu vis-à-vis de cette affaire, il me fallut trouver une raison pour expliquer l’encadrement très strict qui m’était désormais imposé par mes parents, principalement à la requête de ma mère. Les sorties en-dehors de l’école tout comme les activités extra-scolaires m’étaient interdites et ce jusqu’à nouvel ordre. Je prétendis que c’était une façon de me faire réfléchir à mon abandon de ma scolarité en France, puisque je n’avais pas dit non plus que j’avais été renvoyé après avoir été à l’initiative d’un soulèvement de masse qui a dérapé et qui a fini en incendie des locaux. Oui, vous n’imaginez probablement pas à quel point cette erreur, cette perte de contrôle dû à ma stupide insouciance, peut me ronger.

En conséquence, comme je pouvais m’y attendre, Seiichi n’eut plus envie d’aller au bal non plus et s’apprêtait à faire le pied de grue au milieu de la chambre où il refuserait de me laisser seul. Si nous n’y allions, ni l’un ni l’autre, Yamato n’irait pas non plus. Il était hors de question que mes amis sacrifient leur soirée à cause de moi. Même si ma punition était contraignante, je jugeai l’avoir mérité. Et si je suppose que Yamato n’aurait pas franchement regretter non plus de passer sa soirée dans la chambre, sans lui, je n’aurais pu parvenir à convaincre de Seiichi d’y aller sans moi. Je les ai donc limite mis à la porte et leur ait fait promettre, un sourire frais et léger aux lèvres de profiter et de s’amuser pour moi ce soir. J’étais parfaitement convaincant et pourtant…

Dès lors que la porte de la chambre fut refermée et que je me suis retourné vers cette pièce vide de vie, je soupirai doucement. Je n’étais pas accablé pour autant. Ce ne fut que progressivement que la solitude pesa sur les épaules alors que je m’en étais retourné me poster devant mon écran d’ordinateur portable. J’avais plusieurs fenêtres d’ouvertes, mais je ne jouais pas contrairement à ce que mes amis avaient dû penser en quittant la chambre. La plupart était des fenêtres de conversations, quant aux autres… Je tairais ce détail pour le moment. Parmi les différentes discussions, l’une s’achevait avec ma soeur. Haruko avait entendu parlé de ce bal et elle était en plein délire euphorique. Heureusement qu’elle n’y participait pas, elle aurait probablement été intenable. Ma soeur n’était pas toujours mieux que Seiichi dans son genre ! Certes, j’exagère peut-être en la comparant à l’incontournable Shuchi National, mais croyez-moi, cette fille peut être un sacré phénomène quand elle s’y met !

Les autres conversations étaient partagées avec quelques connaissances d’Europe avec lesquelles j’avais gardé contact, même si parmi elles ne se trouvaient pas la seule personne dont j’aurais plus que tout souhaité avoir des nouvelles. Je discutais d’ailleurs avec l’un de mes camarades allemands. Jordan était elle aussi rentrée en Allemagne et fréquentait à nouveau le même établissement que lui. Cet ami acceptait de me donner quelques nouvelles d’elle juste pour me dire qu’elle allait bien sans être plus bavard à son sujet. Bien sûr, nous parlions également d’autre chose, mais c’était plus fort que moi, je ne pouvais clore notre conversation sans poser au moins une question sur Jordan, à l’instar de celle que je venais de lui envoyer :

« Et comment va Jordan ? »


« …
Ecoute, Jota, il faudrait vraiment que tu commences à l’oublier maintenant ! »



« Je me suis fait une raison, mais ça n’empêche pas que je veuille savoir si elle va toujours bien »


« Tu t’es fait une raison ? ça tombe bien alors parce que je n’ai plus envie de te parler d’elle. Jordan sort avec moi maintenant, donc je suis sérieux oublie la ! »

Mes yeux écarquillèrent. Je sentis mon coeur se serrer. Ils sortaient ensemble ? Tous les deux ? Pourquoi est-ce que ça me faisait si mal ? Je savais effectivement que Jordan ne voulait plus entendre parler de moi, qu’elle avait même changé de numéro pour que je ne puisse plus la joindre, qu’elle passait mis en indésirable dans tous ses contacts, qu’elle avait coupé tous les ponts depuis mon retour au Japon, mais pourquoi… Pourquoi ce message qu’elle m’avait envoyé juste au moment où j’étais monté à l’intérieur de l’appareil ?

Comme si je redoutai une nouvelle fois d’avoir été victime d’une hallucination, je m’empressai de me saisir de mon téléphone portable posé sur la couette de mon lit pour relire pour la énième fois ce fameux message. Il existait bel et bien. J’avais beau le relire encore et encore, chercher à le déchiffrer dans tous les sens, il voulait bien dire ce qu’il voulait dire ! Ces mots… Une confession de ses sentiments et pourtant…

Je réalisai que j’avais laissé ma conversation en plan et que mon silence allait engendré de la suspicion de la part de mon ami allemand. Alors que je m’apprêtai à retourner à mon écran et que je venais de lâcher mon téléphone portable, celui-ci se mit un sonner. Un message de la part de Kaïto Hatsuharu, mon grand-père paternel :

« Rends-toi au portail. »

Toujours aussi bavard et chaleureux, un tel message lui ressemblait bien. Cependant, je restai perplexe. Pourquoi donc devais-je me rendre au portail à cette heure ? Curieux et obéissant, j’enfilai une veste et une écharpe autour de mon cou avant de me rendre en-dehors du bâtiment du dortoir des garçons. Je marchai jusqu’au portail au-delà duquel je pouvais voir les phares d’une voiture allumés. Un homme, le chauffeur de mon grand-père m’y attendait et me vit parvenir un colis à mon intention. Il me dit de l’ouvrir une fois dans ma chambre et me souhaita une bonne soirée de la part de Monsieur le Maître, soit mon grand-père - mon père étant le Maître et moi, le jeune Maître. Je le saluai alors en le remerciant et il s’en retourna à son véhicule. Cette façon de procéder ressemblait également à mon grand-père d’une certaine façon, même si je ne voyais pas encore où il voulait en venir.

Même lorsque j’eus offert ce fameux paquet une fois de retour dans chambre, j’eus du mal à comprendre, d’ailleurs, je ne suis probablement toujours pas en mesure de saisir ce qui motive tous ses agissements à mon égard. Il me semble juste qu’il cherche en un sens à pallier avec tous les interdits exigés par ma mère. Comment pourrais-je me douter des projets qu’il a toujours eu pour moi ?

Le colis contenait un costume de soirée pour que je puisse participer au bal, ainsi qu’un masque. Je m’étonnai, d’une part que mon grand-père soit aussi bien renseigné, et d’autre part, qu’il m’incite de la sorte à y participer. Un petit mot y était joint m’indiquant qu’il avait mon autorisation pour aller au bal et qu’il me conseillait d’en profiter pour passer une bonne soirée. J’ai hésité. Probablement moins longtemps que je n’en ai eu l’impression avant de m’exécuter. Je m’habillai donc assez rapidement avec l’ensemble qu’il m’avait fait parvenir. J’enfilai ensuite mon masque en guise de touche finale.



Une fois prêt, je me dirigeai alors vers le gymnase où se déroulait le bal. Si les allées jusqu’au portail m’avaient paru bien désertes un petit moment auparavant, le secteur se faisait bien plus vivant. Les alentours du gymnases avaient également été aménagé pour l’occasion. L’ambiance festive me faisait sourire. Plusieurs personnes restaient dehors histoire de prendre l’air ou simplement de discuter plus au calme. La musique était d’audible depuis l’extérieur. Le bal semblait battre son plein. Si je n’étais pas fou d’enthousiasme d’une naïveté enfantine, je n’étais pas non plus mécontent d’avoir quitter ma chambre. L’intervention de mon grand-père avait permis d’effacer provisoirement la pensée de Jordan dans ma mémoire. Et je ne voulais certainement pas y repenser ce soir, j’étais là pour m’amuser, peut-être même faire enfin un peu connaissance avec mes nouveaux camarades scolaires. Certes, je n’étais là que depuis quelques jours mais d’ordinaire, je me mêlai à la masse d’élèves bien plus rapidement que je ne l’avais fait jusqu’à présent. Il faut dire que mon premier jour de cours avait été assez particulier, mais je ne pense pas qu’il soit utile d’y revenir pour le moment.

Il faisait relativement froid, comme tout mois de décembre qui se respecte, je ne m’étais pas spécialement équipé ni d’écharpe, ni de manteau pour simplement traverser l’établissement du dortoir jusqu’au gymnase. Par conséquent, je ne m’attardai guère dehors et rentrait directement à l’intérieur. Aussitôt, j’eus la sensation de recevoir une bouffée de chaleur du fait de l’écart de la température. Il y avait beaucoup de monde dans la salle et sur la piste de danse. Avec tous ces masques, je ne parvenais à reconnaître aucun du faible nombre de visage qui aurait pu m’être familier. Je me frayai un chemin, sans vraiment savoir où j’allais. Je fus alors bousculé par un petit groupe dont une fille qui renversa son verre de punch sur ma veste. Elle se confondit alors en excuse. Ses amis ne tardèrent pas à la rejoindre. Je leur assurais que ce n’était rien, mais elles insistèrent. Elles m’entraînèrent même jusqu’à l’entrée des toilettes pour que la fille auteur de cette maladresse n’essaye de me nettoyer ma veste. Comme j’eus le vague pressentiment que je n’arriverais plus à m’en défaire, et malgré le sourire frais qui ornait mes lèves, je ne comptais pas non plus passer ma soirée étouffer entre un groupe de jeunes filles qui avaient l’air certes charmantes mais un peu envahissantes quand même. Je ne voulais pas me montrer discourtois et je lui proposai une solution qui la ravit assurément : celle de lui laisser ma veste et qu’elle me la rende ultérieurement si elle tenait tant que cela à la nettoyer. Puisqu’il s’agissait d’un bal masqué, je me doutais qu’il y avait très peu de chance pour que je revois ma veste un jour ; et même si je ne doutai pas que venant de la part de mon grand-père celle-ci devait être hors de prix, je m’en fichais relativement. Ce n’était qu’une veste. Mais une veste qui valut le coeur de cinq jeunes filles dont une qui la tenait entre ses mains en la chérissant, au mystérieux inconnu masqué que j’étais. En évoquant une possibilité de se recroiser ultérieurement au cours de la soirée, je m’échappai avec élégance parmi la foule.

Alors que je me frayais à nouveau un chemin parmi la masse d’élèves vêtus de leurs plus beaux habits, j’aperçu la table du buffet où je pus reconnaître l’un des rares silhouettes que je connaissais bien : Yamato. Je m’approchais alors de lui et tandis qu’il servait dans un plat, je m’adressai à lui :

« Ne souris pas comme ça, on pourrait croire que tu t’amuses, Yamato ! » me moquai-je affectueusement de lui en référence à la tête si enthousiaste qu’il tirait.

Bien sûr, je m’attendis à ce qu’il soit légèrement surpris par ma présence.

« Il semblerait qu’il y ait eu un changement de programme finalement. Et puis… Je doutais que tu parviennes à gérer Seiichi tout seul ! Tu sais où il… »

Au moment où je m’apprêtai à poser la question, j’aperçu alors, à l’autre bout du banquet mon meilleur ami, comment dire… Fidèle à lui ? Seiichi me semblait être en compagnie d’une fille, mais je n’eus pas le temps de regarder avec plus d’attention avant que lui-même ne tourne brièvement la tête dans notre direction. Par réflexe, je me servis de Yamato pour me dissimuler à vue.

« Il ne faut pas qu’il me voit ! »

Fort heureusement, pour le moment, Seiichi semblait bien trop occupé à courtiser sa belle. Je reconnais que cela aurait été très tentant de l’espionner mais trop risquer aussi.

« Si Seiichi me remarque, alors tout le bal va savoir qui je suis en moins de deux minutes… » expliquai-je à Yamato.

Et par conséquent, j’étais sûr de me retrouver les cinq filles de tout à l’heure à la sortie de ma classe dès le prochain jour de cours. Certes, j’avais l’habitude, mais ces derniers temps, je n’étais pas certain d’être en mesure de gérer ce genre de chose avec mon aisance habituel d’auparavant. Mon regard se posa ensuite de côté sur mon ami qui se tenait à présent à côté de moi. Yamato n’avait franchement pas l’air enthousiaste. Il n’avait jamais été comme un Seiichi mais je le trouvais vraiment différent de l’époque où nous étions toujours ensemble, au primaire et au collège. J’avais l’impression qu’une partie de la gaieté de mon ami s’était éteinte. Qu’il faisait si souvent semblant…

« Tu ne t’intéresses toujours pas aux filles, Yamato? lui lançai-je, histoire de faire la conversation, de le dérider un peu. Je vais finir par croire que Seiichi a raison et que toi aussi tu es amoureux de moi ! »

Je laissai planer un silence, puis sourit dans un léger éclat de rire.

« Je plaisante bien sûr ! Peut-être devrais-je commencer à m’inquiéter si Seiichi influence sur ma façon de penser ! »
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Mar 23 Déc - 22:09
Robe: 
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Masque: 
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Coiffure: 
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Depuis le temps qu'on lui parlait du bal du pensionnat, elle se devait d'y aller pour au moins voir à quoi il ressemblait, si tout le monde en parlait c'est qu'il devait avoir quelque chose de spécial pour que ça intéresse plus d'une personne.
De toute façon elle ne perdait rien à aller à ce bal, de plus personne ne se reconnaîtra alors il n'y aura aucune animosité les uns envers les autres.
Depuis qu'elle avait entendu cette histoire, elle s'était mise dans le crâne de tout faire pour venir à cette fête et profiter de son premier événement qu'elle vivra au pensionnat.
De plus comme personne ne pourra se reconnaître peut-être pourra t-elle faire des rencontres juste un soir et ne plus jamais en entendre parler après.
Pas que ça la réjouisse de laissé tomber tout ceux qu'elle connait mais parfois simplement parler sans suite était meilleure qu'une relation amicale.
Elle pourrait aussi inviter n'importe qui sans se soucier des réactions plus tard.
En temps général elle invite souvent n'importe qui à danser de toute façon. 

Pour ce bal Gabrielle avait cherché pendant plusieurs jours, avec ses cours à côté, une tenue qui pourrait bien lui aller et surtout un beau masque qui cacherait une partie de son visage.
Ca lui avait pris de temps mais elle avait finalement trouvait et n'était pas mécontente de son choix et de ses recherches, pour une fois qu'elle était satisfaite d'elle même.
Elle avait attendu alors ce moment avec une certaine impatiente qu'elle se connaissait très bien, quand un événement lui plaisait elle ne faisait qu'y penser.
Ce n'était pas pour autant qu'elle délaissait complètement les cours mais elle s’intéressait moins à l'apprentissage, mais ce n'est pas comme si ça allait vraiment lui faire baissait son niveau actuel, elle le savait alors elle ne s'inquiétait pas pour ça puis ce n'est que pour un temps.
Maintenant c'était l'heure du bal et après avoir vêtue sa tenue qu'elle allait porter durant toute cette soirée elle était sortit de chez elle bien couverte, le masque à la main qu'elle mettrait avant d'entrer, pour se diriger joyeusement vers le gymnase.

A peine avait elle enjambé la porte de la salle après avoir placé son masque sur son visage que ses yeux se mirent à briller de merveille.
La salle était joliment décoré et cela produisait un effet des plus envoûtant, elle aimait cette ambiance et elle allait adorer cette soirée, elle le sentait.
Un sourire rayonnant vint orner son visage, elle voyait déjà quelques personnes danser et d'autres discuter près du buffet.
Alors une fois sa veste posé, elle marcha vers le buffet, elle allait inviter une personne à danser que ce soit un homme ou femme, qu'importe c'était une soirée au personne ne pouvait savoir qui était l'autre, en plus elle voulait faire le premier pas elle même.
Elle s'approcha du buffet et vit plusieurs personnes. Elle scruta tout ceci pendant quelques secondes puis jeta son dévolu sur un groupe de deux personnes, deux garçons à ce qu'elle voyait un était châtain l'autre brun avec des mèches blonde.
Elle se posta devant eux avec toujours ce grand sourire.

-Pardonnez moi d'interrompre votre conversation, s'excusa t-elle avant de se tourner vers le châtain et de lui tendre doucement sa main droite, mais puis-je espéré avoir une danse avec vous?
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Mer 24 Déc - 0:48
Quelle c*nne ! En proie à mon empressement, je n'avais pas réfléchi à un quelconque plan de fuite face à cet énergumène. Quitte à m'étouffer durant encore cinq bonnes minutes, il aurait mieux valu que je parte me noyer à l'opposé du buffet, vers la piste de danse où je pourrais aisément disparaître sous les frous-fous multicolores et virevoltants ... Il n'était d'ailleurs pas encore trop tard. Après tout, je ne m'étais éloignée que d'un petit mètre de Monsieur le Chat, qui s'était redressé à présent sur ses genoux, à la manière vague de ses fiancés transis qui cherchent l'acte de romantisme pour déclarer leur amour éternel à leur promise. Que pouvait-il bien faire, si jamais je m'élançais à la Usain Bolt vers la sortie du gymnase, si ce n'est que de me sauter dessus dès mon départ ? Oui, seulement ma petite Brooke, tu es en talon et de ce fait, la plus fainéante des tortues te gagnerait au 100 mètres. Et puis...Un sentiment de culpabilité m'envahit dès lors que je jetai un regard bref vers l'étrange jeune homme. Il n'avait rien demandé de plus que de faire ma connaissance. Certes d'une façon bien étrange mais... Il me faisait penser à un petit chaton, ou du moins, une bestiole sans défense qu'il était difficile de chasser avec indifférence. Ah, si seulement Monsieur Le Chat me laissait tranquille de lui-même, en commençant par s'éloigner tout de suite maintenant !
Détournant de nouveau le regard, je m'aperçus que la parcelle de buffet que je considérais du regard depuis quelques secondes n'était pourvue du moindre breuvage. Un rapide coup d'oeil vers ma gauche m'apprit alors que le fameux punch se trouvait à quelques mètres de là... Néanmoins ce ne fut pas le gros récipient en verre dans lequel flottaient les quelques morceaux de fruits qui attira mon attention... Mais bel et bien la scène qui se déroulait sur mes arrières, soit la chute absolument ignoble de cette fille qui se prenait pour une petite princesse et sa moue horrifiée face au comportement absolument indifférent de Monsieur le Chat. Face à cet étrange scénario, je me retournai une fois encore vers le buffet, non pas pour faire de grands sourires aux plats alléchants mais pour m'amuser tranquillement du sort de cette hautaine demoiselle. Et c'est à cet instant précis que Monsieur Catastrophe le Chat décida de me répondre, ou plutôt de débiter ses âneries (non, nous ne sommes pas dans une animalerie). Mon sourire n'avait pas quitté mes lèvres, mais des yeux ahuris vinrent le rejoindre face aux déclarations de "Bruce Wayne". Euuuuh... Pourquoi cet air révolutionnaire, hein ?
Ah tiens, changement de technique de drague ? Le poing (ou la patte ?) du jeune homme s'abaissa pour saisir un amuse-gueule.
" Difficile d'y goûter..." me résignai-je en le voyant engloutir la pâtisserie qu'il venait à l'instant-même de me conseiller.
Je n'en revenais pas que déjà il m'entrainait, en digne ouragan qu'il était, à quelques mètres de là. Nul autre choix pour moi que de le suivre, d'autant plus qu'il m'avait assez fermement empoigné le bras. S'en suivit alors une cascade d'amuses-gueules plus alléchants. Une fois encore, je souris, discrètement cependant. A croire qu'il avait bel et bien goûté à tout !


" Hey, je ne suis pas un estomac sur pattes comme toi.. Alors je me contenterai volontiers d'un verre de punch si tu veux bien " répondis-je légèrement. Me faire violence. Me faisai-je violence actuellement ? Pas plus que cela.. Mais pour accepter, une danse...
"Et... Euh, je suis une piètre danseuse, et je ne voudrais pas te faire honte vois-tu.. ".
Bon okay, c'était une excuse minable qui n'aurait guère l'effet escompté face à celui qui n'hésiterait pas à se rouler par terre devant l'assemblée d'étudiants. Mais bon, l'attitude de cet étrange inconnu me changeait de cette politesse obsolète que je trouvais partout au Japon. Et puis, si le restant de la soirée s'amonçelait de la même façon qu'elle avait débuté, peut-être n'allais-je pas tant m'ennuyer..
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Mer 24 Déc - 11:31
"Me faire honte ?" répétai-je les yeux grands ouverts et une moue prononcée sur ma bouche traduisant mon étonnement.

Je crois que c'était bien la première fois que j'entendais une telle chose. En principe, on me demande plutôt d'arrêter de faire honte aux autres, mais on ne s'inquiète jamais de pouvoir me faire honte à moi. Comme si j'étais immunisé contre le ridicule ! Quoi qu'il en soit, plongeant mon regard dans ses yeux de biches que je pouvais deviner derrière son masque, j'étais conquis ! Quelle délicate attention ! Mon petit macaron était vraiment la plus douce des sucreries en cette soirée. Je crois que je pourrais bien tomber amoureux...

"Ne t'en fais pas pour ça ! Alors, si tu ne sais pas danser, je t'apprendrais !"

Osez remettre en doute mes qualités de danseurs ! D'accord, les danses de salons c'est pas mon truc, j'arrive pas à garder mon sérieux, mais quand il faut enflammer le dancefloor, on appelle qui ? Shuchi ! C'est qui ? C'est Shuchi ! C'est QUI ? C'est SHUCHI !

Mais avant toute chose : Un verre du punch ! Mademoiselle réclame un verre de punch ! Vite ! Un verre de punch !

Je cours, j'accoure ! Je vole, je dégringole ! Euh... Moment de suspense... Non pas cette fois ! Tel le grand sportif que je suis, la foulée que vous auriez pu croire catastrophique ne fut que l'effet d'un tour de votre imagination stimulée par ma volonté de vous faire croire que j'étais véritablement le roi de naze. Mais nooooon ! Un Shuchi, ça à la classe, ou ça ne l'a pas ! Ne dites rien s'il vous plaît...

Alors après mettre précipité comme un dératé jusqu'au grand saladier de punch pour satisfaire les désirs de mon adorable petit macaron, je poussai les gens qui y faisait la queue pour ne pas la faire attendre.

"Attention ! Pardon ! Laissez-moi passer, s'il vous plaît ! m'imposai-je. Poussez-vous, excusez-moi ! Poussez-moi, excusez-vous !"

J'arrivai à mon objectif sous les regards interrogateurs, voire courroucés de certains inconnus masqués. Ceux dont les airs étaient plus que pompeux, même au milieu de tous les autres pourtant sur leur trente et un, s'éloignèrent en pestant. L'un me tira par le col pour me faire reculer.

"J'étais là avant, crétin !" m'injuria-t-il.

Je ne fis pas le malin et préférai effectivement le laisser se servir en premier. Bal masqué ou pas, il y en a certains pour lesquels, il n'était pas bien difficile de reconnaître à quelle section ils appartenaient. Pas tous, certes, mais chaque lot n'échappe pas à ses clichés. Ce gars bourru se servit et s'en alla, je pus alors accéder au saladier de punch. Je me saisi d'un verre, et d'une louche avec laquelle je remplie celui-ci. Une fois le verre plein, à contempler la surface alléchante orangeâtre du liquide non-alcoolisé, je me sentis la bouche pâteuse. Je m'humectais alors les muqueuses buccales dans un léger bruit significatif et agaçant si quelqu'un pouvait l'entendre, mais personne ne le pouvait. En effet, le désert semblait s'être formé autour de moi. Je regardai à droite. Je regardai à gauche. Personne ne semblait m'observer. Une louchette dans le saladier, je me penchai en avant en tirant la langue pour aller la tremper dans le contenu de la louche puis avaler quelques gorgées. J'étais en plein délit lorsque...

/BLAM/

Des danseurs surexcités et totalement inconscients venaient de me bousculer par derrière et j'avais atterri la tête la première dans le saladier !!!

Ressortant la tête de ma noyade au punch, je m'ébrouai pour égoutter mes cheveux arrosés au punch. Ma chemise également était toute trempée. Mes yeux me piquaient. Sans prêter attention à tous ces regards qui se posaient sur moi et le massacre de la table au punch - pour le coup j'étais même pas fautif - je ne pensai alors qu'à une seule chose : le Saint-Graal ! J'avais réussi à le sauver ! Le verre que pour mon petit macaron que je brandissais en l'air et auquel j'avais épargné la catastrophe. Sans perdre plus de temps, et laissant les dégâts aux véritables fautifs dont j'avais été la victime, je m'empressai de retourner vers ma belle douceur ! Quel bonheur, elle ne s'était pas encore enfuie ! Je revenais donc faire elle, couvert de punch plein la tête, ma veste et ma chemise, les yeux rougis pour l'acidité de la boisson, mais je n'en avais que faire. L'important était que son désir soit satisfait. Le sourire aux lèvres, je lui apportai donc l'unique verre de punch qui avait pu être sauvé !

Enfin bon, je suppose - j'espère - qu'il avait d'autres saladiers de boisson en réserve ! Sinon... C'est moche...
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Mer 24 Déc - 17:03
La soirée commençait à peine qu'il était déjà blasé. Ou plutôt épuisé. Surveiller ce mec une minute et vous aurez l'impression de voir votre vie défiler. Pourquoi ne pouvait-il pas tenir en place, ou du moins, limiter les conneries et dégâts en tout genre, ne serait-ce que lors d'une soirée ? Était-ce l'absence de Jota qui le mettait dans un tel état ? Ou la demoiselle ? Auquel cas, soit on devait le mettre à la diète féminine à jamais, soit on devait lui donner des cours de drague, de bonne tenue et... Non, impossible, il finirait par n'en faire qu'à sa tête. En fait, il était irrécupérable sur certains points, et c'était bien ça le problème. Un jour, il faudrait qu'on lui explique certaines choses, comme pourquoi mettre un masque Batman lors du bal du lycée. Mais pour le moment, la seule préoccupation du jeune homme était de finir cette nuit sans être mêlé aux bêtises de l'autre idiot. Pari difficile à tenir vu comment ça avait commencé... 

L'adolescent s'était donc jeté sur la nourriture pour essayer d'oublier l'image d'un Komatsu en mode chat qui s'amusait à venir hanter son esprit. Un frisson lui parcouru l'échine et il se dépêcha d'enfourner une autre bouchée en se demandant pour la énième fois ce qu'il foutait ici. Et c'est à ce moment qu'un gars sorti d'on ne sait où l'appela par son prénom et lui sorti une blague pourrie. Haussant un sourcil, il se retourna vers l'opportun pour savoir ce qu'on lui voulait et... Ouvrit de grands yeux. Jotaro se tenait devant lui. Du moins, un mec de cette taille avec des mèches blondes et une touche de vert dans le regard, il y en avait pas des masses ! Mais pourquoi était-il là ? Que voulait dire ce costume ? N'était-il pas censé en être démuni car puni justement ? Un changement de programme ? Gérer Seiichi ??? Il n'était pas dompteur de bête sauvage ! Il ne fallait pas lui demander l'impossible non plus. 

"Ouais t'as raison, je souris trop, il faudrait que je me calme un peu !" rigola-t-il un instant, un sourire moqueur venant s'installer au coin de ses lèvres. "Et il est impossible pour moi de gérer Komatsu, après tout..."


Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que ce dernier se planquait derrière lui, pour échapper au regard de quelqu'un. Et ce quelqu'un n'était autre que le rustre aux allures de batman/chat qui essayait tant bien que mal d'avoir l'attention -pas forcément dans le bon sens- de la demoiselle en vert pale. Soupirant une fois de plus devant ce spectacle burlesque, il se tourna de nouveau vers son ami.

"Je comprends."


Il savait parfaitement le nombre de groupies stupides et collantes il pouvait avoir assez vite, alors il se doutait qu'une gaffe de la part de Komatsu ne ferait pas vraiment de bien au concerné. Cependant, s'il était revenu pour le surveiller soit disant, comment allait-il procéder s'il devait rester loin de sa vue. C'était louche. Tout comme le changement de programme. Non, en fait, ce qui était le plus louche, c'était le fondement de la punition. Certes sa mère faisait peur, mais ils n'étaient pas à ce point non plus. Enfin, s'il ne voulait pas en parler, il ne poserait pas de question. Chacun son intimité et ses secrets. Celui-ci enchaîna avec son attirance pour les filles, qui semblait selon lui ne pas avoir bouger, avant d’enchaîner sur... Le fait qu'il serait gay ? Comme Seiichi ? Bon, lui, effectivement, il ne savait trop qu'en penser et il avait souvent eu peur pour Jota le soir quand il le voyait bouger de façon louche... Mais non. Il ne lui ressemblait en rien, et ne se sentait nullement attiré par la gente masculine. 

"Oui, tu devrais t'en inquiété avant que ton cerveau ne devienne aussi détraqué que lui !" lui répondit-il avec une moue horrifiée feinte. "A moins que je t’intéresse, et dans ce cas là, désolé de te décevoir." continua-t-il avec la perche qu'il lui avait tendu. "Et pour redevenir sérieux, c'est pas que les filles ne m'intéressent pas, c'est que je ne les comprends pas, et dans un sens, il ne vaut peut être mieux pas..."


Alors qu'il allait continuer son monologue sur l'esprit tordu de la gente féminine, un spécimen de ce sexe justement vint l'interrompre. Ses cheveux en bataille, ou plutôt, coiffé de manière sauvage ainsi que son sourire contrastait avec l'élégance de sa tenue, plutôt sobre. En voila une qui ne jouait pas à la princesse hautaine. Elle voulait une danse ? Avec lui ? Pas qu'il refuse, il savait à peu près bien danser, mais pourquoi lui ? Quand il disait ne pas comprendre les femmes... A ce moment, un bruit se fit entendre et en tournant la tête, il trouva un idiot la tête dans le punch... Ba voyons, comme par hasard, c'était lui qui foutait encore la pagaille ! Vite, fuyons avant qu'il ne soit mêler à ses idioties. Croisant le regard de Jotaro, il s'excusa muettement de le laisser en plan avant de se retourner vers la jeune femme et de lui adresser un sourire galant.

"Bien sur, avec plaisir."


Depuis quand faisait-il plaisir aux inconnus ? A croire qu'une de ses anciennes facettes n'avaient pas disparu. Mais il n'était pas temps de penser au passé ni à l'avenir, il devait juste faire danser la demoiselle, comme demander. Il offrit donc son bras et l’entraîna sur la piste où la valse avait laissé place à du rock.
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Mer 24 Déc - 18:51
Entendre le rire d’une personne qui a longtemps eu une place relativement importante dans sa vie, d’un ami, est toujours un simple détail qui fait naître une pointe de joie dans le coeur de toute personne. Si j’étais une personne aussi ouverte, aussi chaleureuse et joviale, sans doute était-ce parce que j’étais particulièrement sensible aux sentiments d’autrui. Je ne dis pas qu’à ce moment-là Yamato fut heureux, mais au moins, j’étais parvenu, juste en quelques mots, à lui arracher un éclat de rire, à déridé son visage si morne depuis que je l’avais retrouvé ici. Et encore avec nous, même s’il semblait totalement blasé par Seiichi, je le trouvais plus franc, plus spontané. Je ne voudrais pas qu’il m’adresse un jour un de ses sourires faux que j’ai pu le voir esquisser auprès de ses « camarades » de classe. D’ailleurs, je ne parvenais toujours pas à comprendre pourquoi, il avait intégré la section D alors qu’il avait toujours été un bon élève et n’avait jamais posé le moindre problème du temps où nous étions dans la même classe. Il faut croire que bien des choses changent avec le temps. Cependant, si je venais à surprendre Yamato à se forcer à sourire devant moi, à faire semblant, je pense que j’en serais blessé et que je n’hésiterais pas à le lui faire remarquer. A lui rappeler que nous sommes des amis et que par conséquent, il n’y a pas lieu aux faux-semblants et mensonges entre nous. Quel quelle soit, je préférerai toujours sa sincérité qu’à l’intention de me faire plaisir. 

Qui suis-je pour parler de franchise ? Certes, je ne suis pas exempt de reproches sur le sujet, néanmoins, je ne mens pas sur mes sentiments. Je me contente d’en taire certains, mais je ne pourrais me pardonner de trahir ce qui comptent pour moi, mes amis.

« Gérer un Seiichi n’est pas donné à tout le monde ! Il semblerait que ce soit un don que j’ai reçu à la naissance. A moins que ce ne soit une malédiction ? » riais-je également.



Bien sûr, il m’arrivait de me moquer de mon meilleur ami, mais je ne le faisais jamais avec méchanceté. D’ailleurs, je ne me gênais pas non plus pour rire devant lui ouvertement. Il faut dire que par moment, en conséquence de ses actes, les éclats de rire étaient plus que irrépréssibles. Seiichi ne s’en vexait pas au contraire. En l’occurence, il avait lui-même promulgué son surnom de Shuchi qui à l’origine était né des moqueries de nos camarades de classe en première année de collège et que suite à une conversation - très étrange et la première - que nous avions eu, par un incompréhensible cheminement de son esprit, il en était venu à adorer ce surnom. Le secret avec Seiichi, c’est qu’il ne faut surtout pas chercher à comprendre, le prendre tel qui l’est et savoir en rire pour passer des moments déments avec lui. La plupart des gens pensent peut-être qu’il est le roi des idiots, mais pour ma part, je ne me suis jamais autant amusé avec personne d’autre que lui. Au final, ce qui me rend en partie si populaire aux yeux des gens, si « cool », c’est peut-être que sans m’exposer aussi dangereuse que Seiichi, je n’ai pas peur du ridicule. Le fait de savoir en rire vous en protège déjà en partie. Dans la limite du raisonnable bien sûr.

« Dans le fond, sans doute suis-je un peu dérangé moi aussi pour être ami avec lui depuis si longtemps ! répondis-je avec cette fraîcheur qui m’était si caractéristique. J’ai dû recevoir une chaussure de trop un jour ! »

Pour toute personne qui n’aurait jamais assisté à un lancement de chaussure, vraisemblablement inscrit dans les gênes familiaux - le pire c’est que ma mère le fait et qu’apparemment ma grand-mère paternelle le faisait également dans sa jeunesse, ce qui signifie que ma génération, dont ma soeur, accumule - cette remarque paraîtrait totalement dénué de sens, mais je savais que Yamato en avait été témoin au moins une fois, de la part de ma mère ou de ma soeur, probablement à l’encontre de Seiichi et que par conséquent, il était fort probable que cet épisode soit resté marqué dans son esprit.

Je ris à sa réponse quant à la suggestion selon laquelle je pourrais l’intéressé comme le soupçonne Seiichi.

« Je suis déçu. » dis-je simplement avec un sourire qui ne laissait nul doute à la plaisanterie.



Ensuite, quand Yamato évoqua la complexité de la gente féminine, intérieurement je ne pus que lui donner raison, et j’en savais vaguement quelque chose, notamment avec le cas d’une certaine Jordan qui me dit m’aimer après m’avoir rejeté à plusieurs reprises - vous ai-je déjà parler de la gifle que j’ai reçu après que nous nous soyons embrassés un jour ? Et pourtant, ce n’est pas comme si je l’avais forcé pour ce baiser ou que je l’avais eu par surprise… Enfin, bref ! - et qui coupe tout contact avec moi juste après. Oui, les filles sont extrêmement compliqué à comprendre ! Et quant à savoir ce qui se pense dans leur tête, en pensant à ma soeur Haruko qui avait peu de secret pour moi, j’eus avant de lui répondre que parfois, il fallait sans doute mieux pour nous ne pas imaginer ce à quoi elles peuvent penser. Mais je n’eus le temps de lui dire le moindre mot, car il fut lui-même interrompu dans son monologue - pour une fois qu’il semblait près à se montrer bavard - par l’irruption d’une jeune fille masquée à l’allure légèrement sauvage. Cette dernière invita Yamato à danser. Comme je m’attendais à une forte probabilité de refus de sa part, je l’assénais d’un très léger et discret coup de coude pour l’inciter à y aller lorsqu’au même moment, un bruit en direction de l’autre bout du buffet attira notre attention. Je tournai la tête et fit alors Seiichi la tête la première dans le grand saladier de punch. Mes yeux s’entrouvrir en grand. Comment en était-il arrivé là ? Mon regard croisa brièvement celui de Yamato qui me fit un signe muet d’excuse pour me signifier qu’il allait danser. J’espère qu’il ne m’a pas pris pour un lapin de trois jours s’il croit que je n’ai pas saisi sa manoeuvre de fuite pour éviter d’être associer à Seiichi. Je leur souriais néanmoins à tous les deux :

« Je vous autorise à me l’emprunter ! » souris-je plus particulièrement à la fille avant qu’elle ne s’éloigne sur la piste de danse avec Yamato.



La curiosité m’aurait bien poussé à les observer, mais j’avais alors une autre préoccupation en tête. Bien que j’ai dit préféré éviter que Seiichi ne remarque ma présence, je ne pouvais pas décemment le laisser ainsi sans lui venir en aide. Il est mon ami. Alors que je venais à peine de me retrouver seul, que je me tournai dans la direction où se trouvait Seiichi brandissant fièrement un verre de punch devant lui, et que je m’apprêtai à aller le rejoindre, je sentis une main se poser sur mon bras et le retenir. Une voix féminine s’adressa alors à moi…
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Jeu 25 Déc - 22:39
Si Juliet devait qualifier ce début de soirée, le premier mot qui lui viendrait à l'esprit serait assurément magique. Que ce soit le décor féerique, l'ambiance enflammée, la danse qui l'enivrait ou même d'être dans les bras de son frère bien aimé, tout était parfait. Un bal sublime qui resterait gravé dans sa mémoire longtemps, voir pour toujours. Et il ne faisait que commencer. Trouverait-elle d'autres surprises rendant la soirée encore mieux qu'elle ne l'était déjà ? C'était assez peu probable, mais pas impossible. Après tout, elle ne savait de quoi serait faites les minutes et heures suivantes. Tant mieux d'ailleurs, parce que le mystère était une part assez importante de la soirée, comme on pouvait le voir avec tous ces masques. Si le fait de parler à des inconnus sans complexes émoustillaient les jeunes demoiselles, du moins la plupart, elle n'en faisait pas parti. Certes, c'était amusant de ne pas savoir qui se cachait derrière, voire intriguant de ne pas savoir à qui on avait à faire. Mais au fond qu'importe ? Si on trouvait des gens sympathiques, on resterait avec eux et découvrirait leur identité à la fin de la soirée. Dans le cas contraire, ils ne seraient qu'un souvenir. Pas de quoi se croire au pays enchanté où elle ne savait quoi. Enfin, si ça les faisait rêver, pourquoi pas ! 


Tournant infiniment sur elle-même, l'adolescente faisait voler les pans de sa robe rosée où les centaines de petites fleurs, semblables à des soleils dessinaient une fresque envoûtante. Elle souriait, elle dansait, elle volait, elle brillait. Si certaines étaient belles ce soir grâce à la robe avantageuse ou à la couche de maquillage, elle, se remarquait par ce naturel qui lui était propre. Cette beauté si simple et indomptable. Ce sourire qui ravageait les cœurs et inondait les âmes. Le secret de Juliet ? Aimer vivre. Chose qu'on oubliait trop souvent, se croyant victime du monde ou étant torturé par quantités de problèmes. Il n'était pas facile de sourire chaque jour, de rire, d'avoir la pêche, de donner aux autres envie d'avancer... Mais elle le faisait avec un naturel déconcertant. Un don du ciel ? Peut être. Ou alors, elle était plus forte que la plupart. Qu'importe après tout, on ne la changerait pour rien au monde. 


La valse s'arrêta doucement, et alors qu'elle avait dansé pendant toute la durée de la mélodie, c'est à dire plusieurs minutes, elle ne pouvait se satisfaire de si peu. La jeune fille en voulait plus. Cette sensation de voler, de se perdre dans un autre univers tout en ayant comme seul point d'attache son cavalier... C'était grisant. Extraordinairement grisant. Relâchant la main de son frère, elle s'éloigna de lui pour lui faire une révérence cérémonieuse, le visage rieur. Elle n'allait pas le déranger plus longtemps, elle savait bien qu'il ne comptait pas danser toute la soirée. Cette proposition sonnait plus comme un cadeau inespéré de sa part, qu'elle avait accepté sans hésiter, en savourant chaque instant. Désormais, il était temps de changer de cavalier. 


"Merci infiniment pour cette danse, bel inconnu."


Son rire mélodieux s'échappa un instant de ses lèvres, puis après une autre révérence, elle lui fit un clin d’œil et s'éloigna, la démarche légère, cherchant une personne -homme ou femme- seule. Scrutant la salle d'assez grande superficie pour contenir tous les élèves du regard, l'occidentale finit par trouver son bonheur près du buffet. Un jeune homme masqué, vraiment bien bâti, se tenait là, visiblement seul, et ne mangeant pas. Il était tourné à moitié vers la piste, elle supposa donc qu'il voulait danser mais n'avait pas de cavalière. A moins qu'il n'osait pas ? A bien y regardé, si malgré son masque, il se trouvait seul, c'est qu'il avait peur de faire le premier pas, non ? Autant en profiter pour l'inviter dans ce cas, elle ferait probablement un heureux ! S'avançant jusqu'à lui, elle posa doucement sa main sur son bras pour lui montrer sa présence, quand celui ci se retournait vers le buffet, surement pour goûter un met. 


"Tu es tout seul ?"


Cette question sonnait plus comme une affirmation, mais bon, la politesse était toujours de rigueur, quoi qu'il arrive. Si Juliet n'était pas très à l'aise question mœurs japonaises et ne pouvait s'empêcher de tutoyer les gens, elle restait cependant polie en toute circonstances. Elle ne lui laissa cependant pas vraiment le temps de répondre.


"C'est dommage de passer cette soirée en solitaire alors que l'ambiance est au rendez-vous ! Ne fait pas ton timide, ce n'est pas en restant scotché à la nourriture que tu vas passer une bonne soirée !"


A ces mots, elle le relâcha finalement de sa douce prison et lui offrit un sourire ravissant, l'invitant à devenir son partenaire en lui tendant la main. Rock Around the Clock-Bill Haley* venait de commencer, et il serait dommage de rater un tel morceau ! Du rock en plus, ça allait bouger ! Alors que son pied commençait à taper instinctivement au sol en rythme avec la musique, ses yeux, d'un beau kaki moucheté d'éclats noisettes vinrent se plonger dans ceux profonds du jeune homme en face d'elle. S'ils lui disaient quelque chose, elle ne su cependant pas quoi. D'ailleurs ce n'était pas le moment.


"M'accorderiez-vous cette danse, cher gentleman ?"


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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Ven 26 Déc - 15:30
Je savais que mon prétexte était tout sauf un bon prétexte.Néanmoins, l'allure étrange de mon interlocuteur masqué, et ses yeux bientôt aussi gros que son ventre - possible, ça ?-, semèrent le doute en moi
"Te faire honte euh..., répétai-je d'une petite voix incertaine, shaming you.. It was what I wanted saying" répétai-je ensuite.
Car en toute innocence, je doutais de la traduction japonaise de mes propos plus que de leurs contenus en eux-même. Je ne savais pas, à cet instant précis, que je parlais mieux la langue que je ne le croyais et qu'il s'agissait bel et bien de l'idée que je puisse lui faire honte qui faisaient s'arrondir les yeux de ma nouvelle connaissance.
Mais dans mon esprit à moi, c'étaient encore les affres des langues étrangères qui me taraudaient. J'avais plutôt réussi à me faire comprendre jusque lors et ce, malgré mon accent qui devait sans doute être déplorable. Merci à tous ces vieux livres nippons étant passés entre nombre de mains d'enfants, que ma mère louait dans quelques bibliothèques et qui me servaient de nids à vocabulaire ! 


Le visage de Batman s'illumina cependant. Douce lumière de la compréhension ou simple lumière de joie et de bonheur ? En attendant, à lui de m'assurer un bel apprentissage de la danse.


Etrangement, cette idée me fit sourire quand j'y repensai, alors que le jeune homme venait de prendre congé pour quérir le verre de punch que je lui avais demandé. regardant les couples un peu plus loin, je m'imaginais aux côtés de Monsieur Catastrophe, évoluant parmi eux. Enfin... Que se passerait-il alors ?  Des accidents en chaîne peut-être ? 
Je jetai brièvement un coup d'oeil pour distinguer où en était Monsieur le Chat dans sa quête du punch, avant de le voir, un verre à la main, et la louche dans l'autre, jetant des coups d'oeil autour de lui. Je retournai alors bien vite la tête alors que son regard se posait dans ma direction par peur qu'il ne me voie; je ne voulais pas lui faire croire que j'attendais patiemment son retour, à ce gentil bougre, même si - il fallait bien le dire- le sentiment de solitude

commençait doucement à reprendre sa place en moi. Je dus me résoudre à la vérité. Malgré ma méfiance, j’étais tout de même bien aise qu’il soit venu jusqu’à moi et, même s’il enchaînait maladresses sur maladresses, sa compagnie – j’ai comme l’impression que mes propos vont être mal interprétés… - ne m’était pas si désagréable. 

Les dernières notes de mélodie qui embaumait l’air depuis quelques minutes se turent et laissèrent leur place à d’autres,  plus énergiques. Rock Around a Clock. Ou comment caresser mes oreilles de paroles que je parvenais à saisir plus que quiconque dans ce gymnase aménagé. S’il y avait bien une musique sur laquelle j’avais envie de danser, c’était celle-ci ! Mais si l’idée m’avait largement effleurée au début de notre conversation, il me semblait de plus en plus indélicat d’abandonner ce "Chaton" qui tentait de réaliser avec grand enthousiasme chacun de mes désirs. Et puis, j’avais vraiment soif, ma gorge m’irritait encore un peu. Quand enfin je le vis revenir, soit une poignée de secondes plus tard, un large sourire d’empressement me prit soudainement et j’accourais presque vers lui, comme lui vers moi.



"Merci ! Allons dan-" m’écriai-je avant de stopper net devant l’allure du jeune homme.
Tel un matou ayant pris un bain forcé, mon bon Monsieur était trempé. De son masque Batman et de ses cheveux perlaient des gouttes lourdes, sur sa peau suintait un liquide qui m’était pour lors inconnu. Sa chemise à l’ourlet carrelée et sa veste n’avaient guère été plus épargnées. Mais ce ne fut que lorsque mes yeux d’un bleu gris se posèrent sur le verre à demi-rempli du fameux punch que la vérité me parvint. Alors, je fis un pas en arrière, non pas pour m’éloigner de cet énergumène mais pour confirmer ma conjecture, et me penchais sensiblement sur le côté, laissant tomber sur mon épaule droite ma crinière blonde, pour regarder ce que la carrure menue de Chatastrophe me cachait.. Et Ô grand Dieu, c’est qu’il m’en avait caché une de chose ! Quand je vis au loin le contenu du saladier éparpillé sur le sol où quelques abrutis y mettaient les pieds à leurs dépends, comme ce gars qui venait de se fracasser le postérieur pile dans cette belle flaque de punch sucrée, seuls mes deux sourcils relevés et mes yeux encore plus écarquillés traduisaient mon état de choc. Je me redressais alors face au trublion et je considérais sa mine naïve, avant de fermer mes paupières et de sourire de toutes mes dents.
" Mais alors toi... " ne pus-je que dire, en rouvrant ensuite mes iris sur celles noisettes du jeune homme. J'allais te proposer de danser le rock mais... je crois que ça ne va pas être possible."
Je regardais les dégâts causés sur les vêtements et la figure de mon inconnu, ne sachant que faire. Il ne pouvait rester comme ça, il allait coller.. Mais... N'étais-je pas en train d'envisager une danse de couple ? Or, avant d'accepter, il allait falloir me dompter. Et je ne me laissais pas si facilement toucher.


"Heum... Viens, on va essayer de te rincer  si tu veux." répliquai-je enfin, en lui faisant signe de me suivre tandis que je commençais à me diriger vers le centre du gymnase. Je n'avais rien à faire de spécial et je ne pouvais décemment le laisser ainsi. Après tout, s'il n'était pas parti me chercher un verre de punch, sans doute n'aurait-il pas fini la tête la première dans le saladier...
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Ven 9 Jan - 18:09
Event terminé, sujet déplacé dans le gymnase.

Le sujet restera ouvert jusqu'à ce qu'il soit terminé, ou qu'il n'obtienne plus de réponses.

Bon jeu !
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim ! Mar 13 Jan - 14:04
Comme le sujet n'obtient plus de réponses, je l'archive.


Bon jeu !


Pocahontas.
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MessageSujet: Re: [TOUS] J'ai faim !
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[TOUS] J'ai faim !

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