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[Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO)

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MessageSujet: [Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO) Mar 23 Déc - 11:02
Un rayon de soleil qui filtre à travers une fine couche de nuage d'un gris clair. Rappelons que les évènements se déroulent avant l'arrivée de l'hiver, en automne alors que quelques jours de "beau temps" persistent encore, que la chaleur du soleil parvint encore à effleurer la peau de notre visage sous la caresse de ses rayons. Une promesse de retrouvailles au printemps avant de laisser la place à la fraîcheur de l'hiver qui se présage. Néanmoins, l'air froid soufflant sur la ville de Tokyo se faisait bel et bien le premier messager de cette saison synonyme d'autant de joie que de monotonie.

Dans un des grands parcs de la ville, assise sur un banc, regardant la surface paisible et presque immobile du large point d'eau qui s'écoulait là doucement, que seule la nage tranquille  de quelques poules d'eaux venait troubler, une jeune fille attendait. Un petit blouson sur le dos, une écharpe autour du cou, un élégant chapeau à la mode sur sa tête et une paire de lunettes de soleil aux verres relativement clairs du fait de la faible luminosité en ce jour, elle était parée pour ne pas subir les assauts du froid, et à côté d'elle un petit paquet dans un sachet posé sur le banc. Son téléphone portable entre ses mains, elle ne cessait de jeter régulièrement des regards sur l'écran afin de vérifier l'heure. Elle avait rendez-vous. Etait-elle nerveuse ? Un peu. Etait-ce un rendez-vous galant ? Pas le moins du monde. Et s'il ne venait pas ?

Tout avait commencé la veille par une rencontre née du hasard. Un jeune homme qui se méprend et la confond avec une vendeuse dans une parfumerie. Une étrange demoiselle un soupçon espiègle qui se prête au jeu sans vraiment comprendre au début. Une première fuite pour échapper à la curiosité des gens, car oui, cette demoiselle n'est pas une illustre inconnue. Elle n'est autre que l'une des idoles japonaises particulièrement en vogue, notamment grâce à la marque de parfum à succès dont elle est devenue l'actuelle égérie, mais aussi grâce à sa promotion médiatique boostée par sa "relation" avec THE idole masculine du moment de sa génération, l'étoile montante, celui qui fait chavirer tous les coeurs des femmes de 7 à 77 ans : Kimura Hiromitsu.

Ainsi, la mannequin Haru KO avait-elle entraîné ce parfait inconnu américain qui ignorait son identité dans une folle escapade. De boutiques en boutiques, de costumes en costumes, une partie de baseball et une tentative d'homicide involontaire. Au final, ce moment passé ensemble aurait dû s'achever par une petite pause autour d'un café gourmand et sur teinte de crème chantilly, mais il en fut autrement. En effet, au moment où les deux adolescents s'apprêtaient à commander, la jeune fille avait remarqué la présence d'un homme, vraisemblablement un paparazzi qui semblait l'observer. Instinctivement, elle avait fui, sans emmener le garçon avec elle cette fois-ci. Trop risqué ! Cependant, avant de disparaître, elle lui avait laissé son numéro de téléphone afin qu'il la contacte ou ne serait-ce qu'il lui envoie un simple message pour qu'elle puisse avoir son numéro en retour.

Les deux jeunes gens avaient donc communiqués par ce biais dans la soirée et convenu d'un rendez-vous dans le parc. Ruko du nom sous lequel Enzo la connaissait, lui avait dit vouloir lui donner quelque chose pour sa soeur. En effet, ces deux-là s'étaient rencontrés parce que le jeune homme cherchait un cadeau pour sa soeur cadette : le fameux parfum que la mannequin représentait ! Enzo n'en avait pas idée, mais en vérité, c'était bel et bien de la faute de Ruko s'il ne l'avait pas trouvé la veille. Par conséquent, afin de ne pas "punir" une fillette innocente qui de surcroît l'admirait, Ruko avait prévu d'offrir ce fameux flacon de parfum à l'américain pour sa petite soeur, avec un petit plus en complément.

Les minutes passaient, il ne devrait plus tarder. Elle l'espérait sinon les takoyakis qu'elle s'était arrêtée achetés en passant devant le temple non loin de ce parc allaient refroidir. Haruko avait promis à Enzo de l'inviter et elle tenait toujours ses promesses !

Un peu plus loin, sur un autre banc, l'air de rien, un homme se reposait également. En vérité, il ne s'agissait nul autre que du garde du corps de l'adolescente. L'homme était très expérimenté et savait se faire discret, comme la veille, Enzo ne devrait certainement pas remarquer sa présence. En espérant que le jeune homme vienne effectivement et qu'il n'ait pas simplement penser que cette fille était trop bizarre...
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO) Mar 23 Déc - 12:26
Il fallait bien avouer qu'Enzo avait hésité à recontacter Ruko le soir même. Après tout, après l'avoir quasiment décapité, elle l'avait laissé seul à une table de café. Par orgueil, il aurait dû attendre plusieurs jours avant de lui reparler. Cependant, le garçon n'avait pas oublié les paroles de la drôle de demoiselle. Elle aurait quelque chose pour sa sœur et il était bien curieux de savoir ce que c'était.
Il se sentait un peu coupable de ne pas avoir persévérer ses recherches dans la quête du parfum si inestimable pour sa soeur. À la place il avait erré dans la ville avec une inconnue. Toutefois, il avait beaucoup apprécié cette journée et ne regretter rien.

"Enzo, où va tu ?" demanda la jolie petite fille à la chevelure dorée.

Il était vrai qu'il ne se ressemblait pas vraiment, elle était blonde, lui châtain, elle avait des yeux marron, lui bleu. Elle était à l'image de sa mère, lui de son père.

"Je t'en pose des questions ?"demanda-t-il sur un ton assez doux qui contraster avec ses paroles.

Enzo sortit de chez lui armer d'un manteau et d'un bonnet. Il avait également emporté son sac dans lequel il avait pris de l'argent au cas où après sa rencontre avec Ruko il trouve une parfumerie.
Par esprit de vengeance, il prit son temps pour aller jusqu'au parc. Faire attendre la jeune fille ne lui déplaisait pas. Il avança dans la rue et fut heureux d'être sorti couvert car à peine franchie le pas de l'entrée que le froid s'immisé déjà dans ses membres.

Il ne lui fallut par trop de temps pour atteindre le parc où il repéra une allure qui lui était familière. La jeune fille était assise sur un banc et l'attendait. Il fut tenté de l'effrayer mais se souvint de l'épisode de la batte de baseball et se reteint. Il se conta alors de savoir sur le banc comme si de rien n'était.

"Salut. Tu as passé une bonne nuit ?"demanda-t-il avec légèreté en regardant l'eau qui s'écouler doucement.
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO) Mar 23 Déc - 19:47
Les minutes passaient. Haruko jeta un coup d'oeil sur l'horloge de son téléphone toutes les trente secondes. En vérité, Enzo n'était pas véritablement en retard. L'heure du rendez-vous n'était passée que de quelques minutes, et pourtant, la jeune fille s'impatientait. Une impatience non pas dans le sens de l'exaspération, mais elle réalisait à chaque seconde un peu plus à quel point il était peu probable que le garçon vienne réellement. Quand elle repensait à la journée de la veille, si elle s'était bien amusée, il avait vraiment dû la trouver trop étrange ! Peut-être même un point folle !

L'adolescente se mit une claque sur le front. Mais à quoi pensait-elle ? Comme s'il allait accepté de perdre son temps pour retrouver une fille complètement fêlée dans un parc. Et s'il le faisait, ne serait-ce pas uniquement pour la raison qu'elle était jolie et qu'il espérait quelque chose de sa part ? Haruko se mit à rougir en enfouissant son nez dans son écharpe. Car oui, quand on est mannequin professionnelle, il ne se faut pas se leurrer, on ne va pas se dire qu'on est laide, même si personnellement on éprouve pas grand amour pour soi-même, on a conscience d'être relativement jolie et de plaire. Sinon, il y a longtemps que sa carrière aurait tournée court, sans doute n'aurait-elle même jamais commencée. Cependant, même si elle s'émoustillait facilement, qu'elle rêvait d'une rencontre merveilleuse, de prince charmant et d'une histoire d'amour digne d'un conte de fée, elle ne voulait justement pas que les garçons se méprennent sur son compte. D'autant plus que le prince charmant, elle avait du mal à l'imaginer être un autre que... Que ce garçon à qui elle appartenait toute entière mais que ne semblait pas la voir comme une femme, juste une "collègue"...

"Je ne suis qu'une idiote !" soupira-t-elle intérieurement.

Au même moment, Haruko s'apprêta à se lever, se faisant une raison quant au fait que Enzo ne viendrait pas. Pourtant, ce qui retint son geste, ce fut cette silhouette qu'elle remarqua alors, apparue à côté d'elle et qui vint s'asseoir sur le banc. La jeune fille le regarda de ses yeux grands ouverts derrière ses lunettes, étonnée. Elle n'y croyait sincèrement plus. Le jeune homme s'était assis tout naturellement et l'avait salué de la même façon. Un sourire radieux s'épanouit alors peu à peu sur les lèvres de l'adolescente. Il était venu finalement. Elle ne saurait l'expliquer, mais au fond d'elle, Haruko savait que ce qu'elle ressentait s'apparenter à une joie vivace.

"Salut, Enzo ! lui répondit-elle alors avec entrain. Oui, j'ai passé une très bonne nuit, j'ai eu un peu de mal à m'endormir parce que je pensais à aujourd'hui mais c'est tout ! dit-elle sans doute avec une sincérité un peu trop spontanée. Et toi, bien dormi ?"

Elle attendit sa réponse, toujours d'une bonne humeur limpide, puis elle se rappela de la boîte qu'elle tenait sur ses genoux pour essayer d'en conserver la chaleur.

"Oh ! Tiens ! lui montra-t-elle. Comme promis, c'est moi qui t'invite ! Ce sont des takoyakis qui j'ai acheté en passant devant le Temple en venant."

Haruko posa la fameuse boîte sur le banc entre eux deux. Elle l'ouvrit tout en le questionnant :

"Tu en as déjà goûté ? C'est une spécialité de la ville d'Osaka, mais on peut en trouver un peu partout dans le pays, et de toute façon, on trouve presque de tout à Tokyo !"

L'adolescente prit un des petits pics ressemblant à de longs cure-dent en bois qu'elle planta dans l'une des boulettes de Takoyakis, pour ensuite la tendre en direction du jeune homme.

"Tiens ! Il vaut mieux les manger tant que c'est encore chaud ! Bon appétit !" s'exclama-t-elle, particulièrement souriante.

Haruko aimait les takoyakis mais pour ça part, les de ses plats préférés étaient le poulet fris, comme son frère, mais aujourd'hui, ce n'était pas à elle qu'elle devait faire plaisir mais à Enzo. La jeune fille ne savait pas quelle expérience l'américain avait de la cuisine japonaise, si elle pouvait lui faire découvrir une nouveauté tant mieux, mais l'essentiel demeurait que le goût lui convienne.
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO) Mar 23 Déc - 20:57
La jeune fille lui répondit avec un entrain qui le fit sourire. Lui aussi était content de la voir. Elle évoqua aussi le fait qu'elle ait eu du mal à s'endormir en pensant à la journée à venir, ce qui étonna le jeune homme car il n'était pas le roi du monde, le voir ne devait pas la perturber, mais il ne fit pas de commentaire et se contenta de sourire a pleine dents.

"Comme un bébé." répondit-il en baillant. 

Ruko semblait tout juste se rappelait de la boîte qu'elle avait sur les genoux, elle la mit ensuite entre eux deux et tout en l'ouvrant elle le questionna.

"J'en ai déjà entendu parlais, étant donné qu'avant je passais tous mes étés à Tokyo, mais je n'en ai encore jamais mangé."
l'informa-t-il.

Les takoyakis oulittéralementt pieuvres grillés se présentaient sous forme de boulette ou de pâte semblable à la pâte à crêpes contenant des morceaux de poulpe, cuite en moule comme des gaufres.
Il avait toujours eu envie dans gouter mais n'avait jamais eu l'occasion de le faire. Voilà une bonne idée qu'avait eue l'adolescente ! Il attrapa le bâton qu'elle lui tendait et morda dans la boulette encore chaude. Ce n'était pas mauvais. Enfaite, c'était même très bon !

"Bonne Appétie a toi aussi." dit-il en mâchant sa nourriture.

Une fois sa première boulette finit il en piqua une autre, puis une autre. Avant de s'arrêter enfin quand son estomac lui avertie qu'il ne supporterait pas une boule de plus.

"Eh bien, merci ! J'avoue que j'aurais dû gouter ça bien avant." annonça le garçon.

Enzo se frotta les mains, il n'avait pas pris de gants car comme à chaque fois, il savait qu'il les aurait perdu. Par conséquent, il était condamné à se geler les mains. Il rentra ces dernières dans ses poches et regarda son interlocutrice.

"Alors Ruko, tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu es partie comme une voleuse, hier." Lâcha Enzo sur un ton quelque peu accusateur.

Il ne lui en voulait pas totalement, mais il était assez curieux. Certes, il avait conscience que la jeune fille était étrange, mais de là à partir sans justification..
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO) Mar 23 Déc - 22:41
Haruko était ravie. La réaction de Enzo lui donnait tout à croire qu'elle avait eu une bonne idée, qu'elle avait bien choisi. Cela la rendait heureuse. Elle avait très peu de rapport humain qui ne soit ni lié au milieu du travail, ni à sa famille. Elle n'avait pratiquement jamais eu d'amis, et les seuls qui lui avaient été donnés de fréquenter pendant ses années de collèges s'avéraient être des amis de son frère à l'origine. Quant aux filles, aucune amitié ne semblait pouvoir durer sans que ces personnes en qui elle pensait pouvoir avoir confiance profitent de cette proximité avec elle pour essayer de se rapprocher également de l'un des garçons le plus populaire de l'établissement : son frère cadet. Jotaro l'ignorait mais Haruko avait été blessé à plusieurs reprises de cette façon. Certaines s'étaient approcher d'elle uniquement dans ce but, d'autres n'avaient probablement qu'été les victimes de leur sentiment au fil du temps, mais quoi qu'il en soit, le résultat était le même. A force de ces trahisons, Haruko en avait perdu confiance en elle. Non pas à sa beauté et en son physique qui sans s'en vanter, elle savait être "au-dessus" du lot, mais de sa personne en elle-même. Haruko en déduisit qu'elle devait être une personne inintéressante et ennuyeuse. Quitter l'école pour prendre des cours par correspondance lui apparut comme un soulagement. De plus, à l'époque, elle n'avait pour seule idée en tête que sa carrière de patineuse artistique qui s'annonçait à chaque compétition de plus en plus prometteuse. Toutes celles qui l'avaient trahie ne resteraient que de banales collégiennes puis lycéennes qui n'auront jamais la chance de sortir avec son frère, tandis qu'elle, elle devrait une grande championne du patinage artistique japonais ! C'était une revanche qui la motivait à aller toujours plus loin !

Aujourd'hui, l'adolescente apprenait en quelques sortes à se faire de nouveaux amis. Elle se rendait compte grâce à la joie qu'elle éprouvait à l'idée d'avoir pu faire plaisir à Enzo, à quel point elle aimait donner. Haruko avait toujours rêvé de cadeaux et de confessions de sentiments, mais finalement, ne trouverait-elle pas d'avantage de bonheur dans le geste d'offrir elle-même aux gens qu'elle apprécie ? Il semblerait que oui...

Ses yeux s'étaient posés avec douceur sur le jeune homme qui avalait goulument les takoyakis. Il pouvait tout manger s'il le souhaitait, elle n'avait pas spécialement faim et de plus, elle devait être extrêmement rigoureuse sur son régime alimentaire. Même si son métabolisme était plutôt avantageux pour elle, une centaine de gramme en trop est vite arrivée sur les hanches. L'appétit de Enzo la fit sourire, puis rire légèrement. Il est vrai que si un jour elle voulait devenir une bonne épouse, peut-être devrait-elle commencer à apprendre à cuisiner ?

"De rien ! Contente d'avoir pu te faire plaisir !"

Et puis, Enzo lui posa la question qu'elle aurait préféré éviter mais que se justifiait également. Sans doute aurait-ce été trop beau qu'il n'eut vu pas ainsi. Et pourtant, il faut croire que Haruko l'avait espéré puisqu'elle n'avait même pas pris le temps d'essayer de réfléchir à une parade. Sa tête se détourna alors de son interlocuteur pour s'orienter vers l'horizon face à elle. Ses yeux se firent fuyant sur le côté tandis qu'une petite moue se formait sur ses lèvres.

"Hum... Eh bien, c'est idiot, mais il s'avère que j'avais un rendez-vous important qui m'était totalement sorti de la tête et j'allais être horriblement en retard !" mentit-elle avec une moue et une petite voix qu'à moitié convaincantes.

Certaine que le garçon se ne contenterait probablement pas de cette réponse qui ne justifiait pas son départ inexpliqué de la veille, la jeune fille chercha un moyen de détourner la conversation. Son regard se posa sur la surface de l'eau quelques mètres devant eux. C'était beau, paisible...

"Etais-tu déjà venu ici ? J'aime beaucoup ce parc, c'est l'un de mes préférés de la ville, dit-elle un peu rêveuse. J'aime admirer la surface de l'eau. Je trouve que c'est apaisant. L'atmosphère ici est si calme, c'est difficile de croire que nous sommes encore en plein coeur de la ville de Tokyo..."

Haruko se tut quelques instants et ferma les yeux pour apprécier cette sérénité. Un peu de quiétude lui rappelait la ville de son enfance. Puis, elle releva ses paupières et tout en regarda devant elle, elle reprit :

"C'est comment la vie en Amérique ?" lui demanda-t-elle, curieuse et songeuse.

De son expérience personnelle, l'adolescente ne connaissait que les villes de New-York et de Miami où elle s'était rendu dans le cadre professionnel. Et Salt Lake City aussi... Le souvenir d'une compétition pleine d'émotion du simple fait de glisser sur la glace de la patinoire qui avait accueilli un jour les plus grands champions de la discipline lors des jeux olympiques d'hiver...
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO) Dim 28 Déc - 22:22
Ruko, répondant à sa question, lui donna une explication simple de sa brusque disparition.
Oublier un rendez-vous ? Il ne douter pas que la jeune fille en était capable, mais allez savoir pourquoi, il avait l'impression qu'elle lui mentait. Non, il devait se faire des idées. Pourquoi lui mentirait-elle ? Elle n'avait aucune raison d'inventer une excuse sur le fait qu'elle a dû partir plus tôt. Enzo devait arrêter d'être si méfiant.

"Je n'étais pas venu à Tokyo depuis deux ans mais il me semble que je suis déjà venu ici." dit-il en fronçant les sourcils, tâcher de se souvenir de ses séjours.

En effet, ce parc lui disait quelque chose. Le jeune homme n'avait pas une mémoire de poisson clown mais il suffisait qu'il soit venu un jour de mauvaise humeur pour il n'ait pas fait attention au détail qui l'entourait. Après ces moments de rage, il avait l'impression de sortir d'une monstrueuse gueule de bois. Il avait mal au crâne et ne se souvenait pas exactement de ce qu'il avait fait en dehors de petites images floues qui lui revenait de temps en temps, tels des flashbacks.

Imitant Ruko, il regarda l'eau. Il comprenait ce qu'elle voulait dire quand elle disait que ce coin était appesant. Lui aussi ressentait parfois cela, mais pas au même endroit. Un parc si calme ne l'apaiser pas. Au contraire, c'était plutôt ne genre de lieu qui le rendait nerveux. Son coin de prédilection était la salle de sport. Afin de se sentir bien il avait besoin d'odeur masculine, de bruit ajouter àquelques coups. Ce n'était pas la même sorte d'apaisement mais c'est ce qui marché le mieux chez lui.
Cette eau si calme lui donner la bougeotte, il se sentait obligé de remuer la jambe d'un mouvement régulier et rapide pour se sentir mieux.


"La vie en Amérique ? Eh bien... c'est bien. Il y a de l'ambiance, on ne s'ennuie pas, on fait des rencontres très facilement. Mais je suppose que ça depend des quartiers. Les clichés des films et séries ne sont pas vraiment loin de la réalité." dit-il simplement.

Il avait énoncé les bons côtés mais il y avait aussi le fait qu'on n'était jamais vraiment libre. Quoi que l'on fasse on pouvait se sentir observer. Les voisins parler sur les voisins qui parlaient sur les voisins. Il suffisait de peu pour être le scoop du quartier pendant des mois. Les gens affichés des visages compatissants et proposé de vous aider lorsque ça aller mal, mais c'était simplement de vils stratégies pour en savoir plus et déblatérer contre vous un maximum de ragot.

 Les malheurs des uns font le bonheur des autres. Jamais Enzo n'aurait cru une citation aussi véridique. Il en avait été témoin bien jeune lorsque son père l'avait laissé sa mère, sa soeur et lui sans raison apparente. Le voisinage avait été rapidement informé et raconté des choses sur sa famille que même Enzo ignoré. Un jour, Monsieur Carswell était un réfugier politique, un autre il était partie avec une fille plus jeune que lui. On avait même dit qu'il avait commis un meurtre et qu'il fuyait la police. Tout et n'importe quoi. Petit à petit les ragots ne touchèrent pas seulement Monsieur Carswell mais aussi sa famille. Sa femme l'avait trompé ? Son fils si turbulent s'était montré violent ? Sa fille si silencieuse avait des problèmes psychologiques qu'il reniait? Plein de mots blessant pour des enfants déjà meurtrit d'avoir perdu leur père.

Évidemment, le monde américain ne se résumer pas à cela. Il y avait du bon comme il y avait du mauvais. Il n'y a pas d'ombre sans lumière. Voilà de quoi il fallait se rappeler.

"Tu m'as dit que ton père t'avait appris le Baseball. Tu vis avec lui et ton frère ?" demanda le sportif afin de connaitre un peu plus cette jeune fille.
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO) Lun 29 Déc - 10:42
Haruko qui contemplait le paysage, l’eau et le ciel, ce doux décors un peu morne et pourtant plaisant aux couleurs grisâtre de l’automne, tourna la tête vers Enzo lorsque celui-ci répondit à sa question. Le sourire et la rêverie s’étaient estompés sur son visage. A vrai dire, elle était quelque peu déçue par sa réponse. Ce n’était pas vraiment ce à quoi elle s’attendait. Il ne lui apprenait pas grand-chose de plus que ce que tout le monde pouvait savoir ou dire sur les Etats-Unis, voire n’importe quel pays. Peut-être était-ce sa vision erronée du monde qui faisait qu’elle s’attendait d’avantage à l’entendre prononcer un grand discours passionné sur son pays natal dont il vanterait la si célèbre suprématie américaine. Le pays de la démesure ! D’ailleurs, elle retenue qu’il était américain, mais s’il lui avait dit, elle ne se souvenait plus de quel état fédéral exactement. Il y a une telle hétérogénéité au sein même des Etats-Unis.

« Tu n’aimes pas ton pays ? lui demanda-t-elle alors d’une franchise maladroite. Enfin… Je veux dire… Si on me demandait de décrire mon pays, je pense que j’aurais beaucoup de choses à dire. Toute sa beauté, son exception, et tous ses travers aussi ! L’exigence et la rigidité de sa société ! s’était-elle levée pour marcher quelques pas en direction du pont d’eau. La folie et le rythme infernal de ses grandes villes ! Tokyo ! Les jardins secrets que sont ses parcs et ses temples… Himeji, la plus belle ville de tout l’archipel ! La ville des châteaux médiévaux, son histoire et ses jardins ! La mer et ses pêcheurs ! Le rituel incontournable du karaoké pour toutes les générations et les extractions sociales ! »

Haruko fit alors volte-face pour ne plus tourner le dos à son interlocuteur mais lui faire face à quelques mètres de lui.

« Tu ne crois qu’il y a beaucoup de choses à dire sur un pays ? » lui lança-t-elle avec le sourire.

A ne pas en douter, Haruko qui avait « visiter » plusieurs grandes capitales du monde dans le cadre de son travail de mannequin ou en tant que compétitrice de patinage artistique, de tous les pays, le seul où elle avait jusqu’aujourd’hui envie de vivre était le sien ! Elle aimait les voyages et ne rechignait jamais à se rendre dans l’une de ces grandes et prestigieuses villes, cependant, elle avait encore besoin de rentrer pour retrouver le cocon familiale.

En parlant de Baseball, elle s’étira alors les bras en l’air avant de retourner s’asseoir avec une certaine nonchalance qu’en principe son port de mannequin lui interdisait mais il fallait bien qu’elle se relâche de temps à autre.

« Yep ! C’est mon père qui m’a appris ! Mon oncle jouait un peu avec nous aussi, mais il s’occupait d’avantage de mon frère. Je n’ai pas vraiment le droit de m’en plaindre, j’accaparai le peu de temps disponible que ma mère avait à consacrer à sa famille avec la patinoire donc je suppose que mon oncle privilégiait mon frère pour compenser. »

Haruko s’interrompit pour voyez dans son sac dont elle sortit une petite bouteille d’eau. Elle l’ouvrit et en avala quelques gorgées pour se désaltérer, puis la tendit vers Enzo lui proposant silencieusement du regard s’il en voulait lui aussi. Elle reprit ensuite :

« Mes parents ont toujours été très pris par leur travail respectif. Quand nous étions enfants, ils faisaient tous leur possible pour vivre avec nous, au moins un des deux en alternance, mais nous étions réunis tous les quatre que les week-end, et plus ma mère évolua dans sa carrière et plus ces moments se raréfièrent. Actuellement, je ne vis avec mes parents qu’un ou deux week-end par mois où nous nous retrouvons dans notre maison à Tokyo. Je ne suis pas retournée dans ma ville natale et la maison de mon enfance depuis plus d’un an il me semble. En semaine, je partage parfois un dîner ou un déjeuner avec mon père ou mère dès qu’ils ont un petit moment pour se libérer. Quant à mon frère… »

L’adolescente se tut. Elle se pencha ensuite vers son interlocuteur lui faisant signe de la main de se rapprocher également afin qu’elle n’est pas besoin de parler trop fort pour qu’il puisse l’entendre.

« Je vais te confier un secret…, posa-t-elle son index sur ses propres lèvres. Mais tu dois me promettre de ne rien dire, hein ! »

La jolie mannequin plaisantait plus qu’autre chose. Il n’y avait pas vraiment de risque ni d’intérêt à ce que Enzo répète ce qu’elle allait lui dire, et à qui pourrait-il bien le raconter ? Elle se ré-installa correctement sur son banc et avoua dans un doux soupir :

« Mon frère est mon cadet d’un an, il est parti en Europe depuis plus de deux ans et… »

Elle tourna la tête de l’autre côté à l’opposé de son interlocuteur et ajouta d’un air un peu bougon :

« Ça me fait mal de l’admettre mais cet idiot me manque… Il n’est même pas rentré pour les deux derniers réveillons de Noël… Oh !  se rappela-t-elle alors. J’ai quelque chose pour ta soeur ! »

Haruko prit le sac poser de l’autre côté d’elle par rapport à Enzo et le tendit à ce dernier.

« Tiens ! »

A l’intérieur du sac se trouvait un coffret ne comportant non seulement le fameux parfum qu’il cherchait la veille mais également le lait pour le corps, le gel douche et spray pour le corps de la même gamme. De plus, toute discrète, il y avait au fond une petite enveloppe destinée à l’adolescente contenant un autographe de la part de son idole, Haru KO. Cependant, cette enveloppe était pour la jeune fille et la mannequin était prête à défendre le frère de l’ouvrir si l’idée lui prenait.
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO) Sam 3 Jan - 16:43
Si Enzo ne la connaissait pas, il aurait pu croire que la jeune fille tournée une pub pour faire venir du monde au Japon, non pas que cela soit nécessaire. Elle semblait passionnée et il l'enviait presque, seulement le garçon n'était pas du genre à s'extasier de la beauté du monde ou de celle du lieu où il vivait. Pour lui, un pays avait certes une essence propre, mais c'était sa population qui la faisait vivre. Il s'interesait plus aux gens qui l'entouré qu'au sol sur lequel il marchait. Il avait bien tort de ne pas voir aussi clairement que l'adolescente la beauté qui l'entouré, mais il n'était pas semblable à un cheval avec des œillères.

"Si, j'aime bien mon pays." dit-il sans plus d'entrain."Et je ne doute pas qu'il y ait énormément de chose à dire mais ça ne me passionne pas autand que toi."

Enfaite, il n'y avait pas énormément de chose qui l'intéressait si on cherchait bien. Il aime sa soeur, faire de la boxe mais son existence ne se résumer qu'a cela. Peut-être était-ce parce qu'il était encore jeune ? Pourtant la jeunesse n'était-elle pas sencé remplir un coeur de rêve ? Le sien était vide. S'il avait un objectif à se fixer se serait peut-être de retrouver son père et solliciter des explications mais même cela, il n'en avait pas envie.

"La patinoire ? Tu patines ?" demanda le garçon avec un sourire en refusant poliment d'un revers de main l'eau qu'elle lui proposer.

Enzo écouta avec attention Ruko. Ils se connaissaient peu mais elle ne semblait pas avoir beaucoup de mal à se confier à lui ce qui était assez plaisant. Elle avait l'air de beaucoup tenir à sa famille même si elle ne les voyait pas aussi souvent qu'elle parfaisait le vouloir, mais elle ne sans plains pas.
Le garçon s'approcha doucement quand elle baissa sa voix. Face à sa révélation, il sourit. Ce n'était pas un secret d'État mais plutôt une confidence qui devait laisser son orgueil de coté.

"Je ne suis pas certain de pouvoir gardé ce secret." dit-il avec un sourire moqueur.

l n'aurait aucun mal à le garder pour lui. Il ne connaissait même pas son frère et ne le recontrerait sans doute jamais. Et puis, au pire des cas, il doutait que Ruko lui en veuille vraiment si cette terriblevérité éclater. Il la comprenait, lui-même n'aimer pas forcément avouer qu'il tenait à sa soeur.
Le sportif aurait voulu lui demander ce que faisaient ses parents pour qu'ils ne soient pas très présents pour eux mais elle avait déjà enchainé sur autre chose.

"Pour ma soeur ?"répéta-t-il. À c'était vrai, c'était la raison de leur venue première. Il se demandait bien ce qu'il cette fameuse surprise pouvait être.

Elle lui tendit un sac où il posa sur ses genoux et ouvrit. Ne fut pas son choqué lorsqu'il y vit le parfum tant désiré de sa soeur mais d'autres produits dont il ignorait l'utilité de la même marque.
Bouche bée, il ne savait pas quoi dire et fixa la jeune fille avec de grands yeux. Devait-il vraiment accepter un cadeau aussi ... chic ? C'était beaucoup trop ! Mais en même temps, ça ferait tellement plaisir à sa soeur et il s'en voudrait qu'elle ne reçoit pas cela.

"Je ne sais pas si je peux...c'est..."commença-t-il. "Merci."

Il n'avait pas l'habitude de bafouiller et n'aimer pas ça, mais il était clair que l'inconnu l'avait déconcerté. Tentant d'échapper à ce moment de géne il regarda le sac et vit au fond une enveloppe qu'il prit et s'apprêta à ouvrir.
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO) Dim 4 Jan - 20:04
Enzo avait relevé le fait qu’elle ait mentionné la patinoire dans son discours. Haruko s’en mordit intérieurement la lèvre. En vérité, elle n’aimait pas en parler. La fin de sa carrière, sa chute, sa blessure et cette peur au ventre qu’elle avait de s’élancer à nouveau sur la glace à un jour, tout ceci lui évoquait des souvenirs un peu trop douloureux. Pourtant, c’était bien elle qui avait fait allusion au patinage, mais c’était inconscient, c’était plus fort qu’elle. Le patinage artistique demeurait toujours dans son coeur comme sa seule véritable passion, sans doute était-ce pour cela que se remémorer le passé la troublait autant …

Quoi qu’il en soit, partie dans sa lancée, il lui fut aisée d’éluder la question, ni vue ni connue, comme si elle ne l’avait pas entendu ou pas écouté, et avait continuer de parler en mentionnant cette fois-ci son frère cadet avant d’en arriver finalement le présent pour sa soeur à Enzo. Alors que ce dernier l’avait pris et découvrait ce qu’il y avait à l’intérieur de la poche plastique, l’adolescente crut un instant qu’il allait refusé face à son hésitation. Si tel avait été le cas, elle lui aurait forcé la main jusqu’à ce qu’il accepte. Quelque soit sa valeur, un cadeau ne se refuse pas ! Là-dessus, elle saurait se montrer intransigeante. Mais finalement, il accepta sans qu’elle n’ait besoin d’insister. Haruko en fut ravie et son sourire retranscrivit à merveille son enthousiasme. Elle espérait vraiment faire plaisir à ce garçon qu’elle aimerait pouvoir un jour appelé « ami » sans avoir l’impression de se mentir et de se faire des idées, et aussi à la soeur cadette de celui-ci qui était fan d’elle. Même si l’adolescente avait encore un peu de mal à concevoir ce qu’on pouvait idolatrer chez elle, elle ne pouvait que faire de son mieux pour remercier ses admirateurs de l’aimer de la sorte.

Puis, Haruko remarqua juste à temps que Enzo s’était emparé de la petite lettre adressée à sa soeur où se trouvait l’autographe qui lui était destiné de sa part. Alors qu’il s’apprêtait à l’ouvrir, elle lui déroba précipitamment des mains et bondit hors du banc afin qu’il ne puisse pas essayer de suite de la récupérer.

« Ah non ! Cette lettre n’est pas pour toi ! C’est un secret entre elle et moi ! » lui interdit-elle de la lire en lui tirant la langue. 

La jeune fille revint ensuite vers lui en tendant la lettre bien pincée entre ses doigts.

« Je te la rends uniquement si tu me promets de ne pas l’ouvrir avant ta soeur ! »

Haruko était toujours aussi souriante mais elle lui montrait également qu’elle était parfaitement sérieuse à ce sujet. Ce ne fut que lorsqu’elle obtint la parole de Enzo qu’elle accepta de libérer la fameuse lettre de l’emprise de ses doigts. Puis, Haruko se pencha au-dessus du banc pour y ramasser son sac à main dont elle passa la anse à son bras.

« Je suis désolée, te ne pas pouvoir rester plus longtemps avec toi, mais j’ai une journée très chargée aujourd’hui. Néanmoins, je tenais à respecter ma promesse et c’est pourquoi, je me suis arrangée pour pouvoir déjeuner avec toi ! » s’excusa-t-elle avant de lui sourire sincèrement.

En effet, être une mannequin professionnelle très en vogue implique d’avoir un emploi du temps très chargé, peu de temps pour les loisirs et les rencontres. Elle avait dû sérieusement négocier pour obtenir ce petit temps de répit. Malheureusement, cet agréable moment, bien que très court, en compagnie du garçon ne pouvait s’éterniser plus longtemps. Haruko s’inclina alors devant lui pour prendre congé :

 « Je suis très contente d’avoir pu te revoir aujourd’hui, Enzo-kun ! J’espère que nous aurons l’occasion de nous retrouver à nouveau à l’avenir ! Merci pour tout ! Au revoir ! »

Là-dessus, la jeune fille commença à s’éloigner. Au bout de quelques mètres, elle se retourna et adressa à Enzo, un dernier petit signe de la main, au creux de laquelle se trouvait son téléphone portable. Un geste pour dire au revoir une dernière fois, un geste pour signifier qu’ils gardaient le contact !

Malheureusement, les choses ne se passèrent pas comme Haruko aurait pu l’espérer. Le soir même, l’agence pour laquelle elle travaillait en tant que mannequin était en pleine émulation. Un article était prévu pour sortir au lendemain dans la presse à scandale où la jeune fille apparaissait photographier en compagnie du bel américain et les titres criaient à la liaison secrète. « Un mystérieux étranger », «  Kimora Hiromitsu trompé par sa belle ?! », «  Le visage du véritable amour de Haru KO »… etc. Le personnel de l’agence mit tout en oeuvre pour faire étouffer cette affaire et qu’elle ne paraisse pas dans la presse. Grâce à une considérable somme d’argent, ils y parvinrent et personne n’entendit parler de cette prétendue liaison. Cependant, Haruko se fit fermement réprimander pour son imprudence qui avait failli ruiner toute la belle opération marketing mis en place autour de son image et de sa relation avec l’idole Kimura Hiromitsu-kun. L’adolescente fut privée de sortie libre pour un bon bout de temps, et hors de question qu’elle revoit un jour ce garçon. Si son numéro de téléphone ne fut pas effacé, la jeune fille se vit également privée de téléphone pendant une bonne semaine…
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO) Mer 7 Jan - 17:10
Mi-agacé et amusé, Enzo remarqua que son interlocutrice ne lui avait pas répondu. Le faisait elle exprès ou était-ce une personne particulièrement distraite ? Il opta pour l'option deux. Il la laissa continuer son discours sans l'interrompre.

Lorsqu'il s'était emparé de la lettre, elle lui avait subitement arraché des mains. Le jeune homme fronça les sourcils en se demandant ce qu'il pouvait bien y avoir de si spéciales dedans pour qu'il n'ait pas le droit de voir ce que c'était. Il était de nature curieuse cependant il n'aimait pas réclamer quelque chose et donc se sentir en position d'infériorité.

"Très bien. Je te promets de ne pas l'ouvrier avant ma soeur." dit-il d'un ton las.

Mais ça ne l’empêcherait pas de voir ce qu'il y avait dedans après elle.
Ruko ramassa son sac sous les yeux perplexe du boxer. Alors comme ça elle partait déjà. Elle semblait si occuper qu'il se demandait bien ce qu'elle pouvait avoir à faire. C'était une adolescente et pourtant il avait l'impression qu'il s'agissait d'un ministre avec un planning totalement rempli.

"Au revoir. Et merci à toi !" dit-il en répondant à son geste de la main.

N'ayant rien d'autre à faire il rentra chez lui. Il posa le sac que lui avait donnéRuko sur le lit de sa soeur. Il savait qu'elle ne serait pas là avant deux jours car elle avait été invité chez une amie mais elle finirait bien par le voir.

****************************************

Trois jours après leur dernière rencontre, Enzo se trouver assis sur son lit, le téléphone à la main, hésitant à composer le numéro de son (amie?). Sa soeur était installéeà côté de lui et sautiller sur le matelas.

"S'il te plaaaaaaaaaait ! Appelle là ! Je veux la remercier !" s'écria Caroline avec une voix bien trop aiguë pour les oreilles du garçon.

"Si je le fais, tu me promets de ne plus crié comme ça ?" implora presque Enzo.



Pour toute réponse la jeune fille à la chevelure blonde hocha rapidement de la tête et lui offrit le plus beau de ses sourires. Elle y ajouta une petite moue des plus charmantes, et le tour était joué. Elle avait gagné. Le gros dur de boxer c'était fait avoir par la petite bouille de sa soeur. Il appuya sur le bouton et mit le haut-parleur. Malheureusement Ruko ne répondit pas. Ça n'étonna pas vraiment le sportif, après tout elle était tellement occupée qu'elle ne pouvait sans doute pas décrocher son téléphone. Caroline fit tête triste et arrêta Enzo lorsqu'il s'apprêtaitàraccrocher.

"Non ! On laisse un message !" dit-elle alors que le message commencerdéjà à s'enregistrer.

Le garçon leva les yeux au ciel mais s'exécuta. Il enleva le mode haut-parleur et se leva de son lit pour être plus à l'aise. Telle une ombre, sa petite soeur sautilléederiére lui de peur qu'il oublie de lui passer le téléphone.

"Salut Ruko. Désolé d'appeler comme ça mais c'était juste pour..." commença l'adolescent avant de se faire voler son portable.

"Coucou ! Je suis Caroline la petite soeur d'Enzo. Je voulais te remercier pour tout ce que tu m'as offert, c'est vraiment très gentil ! Ça m'a fait très plaisir ! J'adore Haruko, je n'aurais jamais pu rêver mieux ! Je n'arrive pas à croire que j'ai enfin son autographe ! MERCI ! MERCI ! ..." dit la petite fille.

Enzo arracha le téléphone des mains de sa soeur.

"Ok, je crois qu'elle a compris le message. Bref, voilà ma soeur tenait à te remercier directement donc si un jour on se revoit, elle ne serait pas contre de s'incruster pour te remercier encore une fois. Salut !" ajouta le garçon avant de raccrocher et de fixer sa petite soeur qui souriait à pleines dents.

"Allez ! Ouste de ma chambre maintenant." ordonna le grand frère.

Sans qu'il ne s'y attende, Caroline se jeta sur lui et le déséquilibra. Par chance le lit amortit leur chute. La petite s'était accroché à son frère pour le serrer très fort dans ses bras. Enzo n'était pas un garçon très démonstratif il se contenta de grogner sans pour autant repousser sa soeur. Une fois le câlin fini, elle sortit de sa chambre d'un pas sautillant. Une fois la porte passée, il ne put s'empêcher de sourire, ravi par le bonheur de sa petite protégée.
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO) Mer 7 Jan - 19:58
Sujet archivé.


+10 okanes chacun car titre balisé.
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MessageSujet: Re: [Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO)
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[Terminé]"Le ridicule ne tue pas, ce qui ne me tue pas me rend plus fort !" Partie 2 (Enzo Carswell / Haru KO)

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