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[TERMINE] Quand le soleil tire sa révérence, le monde de la nuit prend le pas, et appelle les plus démunis. PARADISE-YAKUZA. [ft Nowaki A. Shakespeare.]

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MessageSujet: [TERMINE] Quand le soleil tire sa révérence, le monde de la nuit prend le pas, et appelle les plus démunis. PARADISE-YAKUZA. [ft Nowaki A. Shakespeare.] Dim 28 Déc - 21:09
La nuit commençait à tomber sur Tokyo, et doucement, le monde du jour fermait ses portes, laissant place à nouvel univers beaucoup moins rassurant : Celui de la nuit. C'est en jogging que je parcourais les rues de Tokyo, la capuche sur la tête. Oui, j'étais un type louche que les derniers passants prenez le soin d'éviter, tandis que les femmes rajoutaient une main sur leur sac, pour être sûres que je ne les vole pas. Étonnamment je ne fumais pas à ce moment précis. Généralement, c'est quand j'allais m'entraîner à la boxe que je ne le faisais pas, mais quelque part, quand on regardait l'heure, on pouvait noter que tous les clubs étaient fermés. J'ai tourné dans une ruelle plutôt louche, et j'suis rentré dans un bâtiment. « Paradise » ça sonne comme le nom des clubs d'hôtes, mais non, j'vais pas m'faire encenser par une meuf objet, très peu pour moi. J'les méprise tellement ces gens là, que ce soit des hommes, ou des femmes. S'faire payer pour exciter le sexe opposé... 

J'ai descendu des escaliers, pour me retrouver dans un endroit assez étrange, où quelques fous étaient réunis autour d'un ring. Ring qui faisait de moi le roi de la soirée. Vous aurez compris, j'fais parti d'ces personnes qui font des combats de boxe illégaux, et qui amassent de l'argent comme ça. Mon travail n'est pas assez bien payé, et il ne me permet pas de devenir totalement indépendant. C'est con quand même.

« Ah, te voilà enfin Minoru. On a lancé des paris sur toi, perd pas, et t'auras une jolie somme à récupérer, on compte sur toi. » c'était un vieux mec assez bizarre. Il avait la cinquantaine. Il m'a mit une claque dans le dos.

« Hm. » j'ai juste répondu.

J'aimais pas les Yakuzas, ils étaient trop spéciaux pour moi. C'était pas des types qui m'inspiraient quoi que ce soit, mais j'aimais bien leur fric. Donc tant pis. J'me fais pitié. Dev'nir encore plus pitoyable pour amasser quelques yens. Ça m'énerve de m'savoir comme ça, mais bon, tant pis. J'ai enlevé mon haut. Ici, les combats se font sans rien. Et puis c'est tout. C'est à celui qui frappe le plus fort, au dernier qui tombe qui gagne. Quelque part, j'étais p'têtre, et sûrement pas mieux que ces hôtes en fait. Moi j'me faisais payer pour dégommer quelqu'un à l'aide de mes poings. Si les hôtes pouvaient être considérés comme des putes, moi, j'étais comme un tueur à gage. Notre différence avec notre amalgame ? On ne finit ce qu'on a commencé.

J'suis monté sur le ring, fier comme un lion, parce que c'était surtout du spectacle. L'autre, c'était un enragé, mais il ne se doutait pas de ce que je pouvais faire quand j'commençais à taper. L'arbitre a fait sonner la cloche, et j'lui ai porté le premier coup. Un beau coup de poing dans le ventre. Quand j'm'énervais, j'étais invincible, et en ce moment, ça allait pas du tout. Ma mère me faisait une vie d'enfer, et ça m'saoulait. N'approche plus tes cousins ? Tu vas ruiner leur vie ! Mais oui Minoru ! Tu aurais mieux fait de ne jamais naître ! Tu n'es qu'un vaurien ! Tu ne sers à rien.

J'ai éradiqué mon troisième adversaire, avec bien plus de difficultés. Il faut dire que plus ça allait, plus ils me foutaient des champions en face. Le prochain serait un titan à c'rythme. Et moi, j'suis loin d'être un champion. Faut pas déconner les gars.

« C'est bon Minoru, descend, repose toi un peu. » m'a lancé mon « parrain ».

J'suis descendu, il m'a filé une bière et une serviette, et j'ai été m'asseoir un peu plus loin, la serviette autour de la nuque, et la bière à la main. J'l'ai décapsulé, et j'ai descendu la moitié de la canette, tout en m'essuyant le visage. J'en pouvais plus.

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand le soleil tire sa révérence, le monde de la nuit prend le pas, et appelle les plus démunis. PARADISE-YAKUZA. [ft Nowaki A. Shakespeare.] Dim 28 Déc - 23:27
La nuit déposait son voile ne ténèbres sur Tokyo, et tandis que nombre de personne rentrait chez eux après une longue journée, une silhouette sombre s’éloignait du cartier résidentielle.
Grande et fine, vêtue d’un long manteau noir qui ne faisait qu’accentuer le contraste avec la peau trop pâle de son visage, entouré de mèches de jais, les mains dans les poches comme à son habitude, l’ombre se dirigeait vers le centre ville de la mégapole.

Il n’était pas rare que le jeune homme sorte dans la soirée. Il aimait la nuit, la quiétude qu’elle apportait au monde, et l’impression de solitude et de silence qu’elle apportait avec elle. Avec son violon, ou simplement son Ipod pour écouter de la musique, ou pianoter dessus, il partait faire une promenade dans le parc, ou dans les rues piétonnes, tandis que les restaurants et les cafés faisaient leurs derniers service.


Mais ce n’était pas vers l’une de ses fréquentes balades nocturnes que Nowaki se dirigeait, mais vers un endroit qu’il prenait habituellement extrêmement soin d’éviter. Les quartiers plutôt chauds de la capitale, où la noirceur de l’ombre dans lequel se dissimule l’illégalité, suinte des murs même, lui permettant de s’exposer en lumière.

Ce n’était pas le désir de s’encanailler, qui avait mené le jeune nippon dans ces allées peu fréquentables, ni celui de gagner de l’argent, ou quoique ce soit du genre. Non, rien de cela, il était simplement poussé par une petite phrase insidieuse qui revenait à chaque pas dans sa mémoire, depuis qu’il l’avait entendu. Susurrant à ses oreilles et sifflants doucement sur le ton d’avertissement moqueur.

 « C’est… tu vois le gars de D à l’air violent ? Le grand là… bah il parait que certains soirs, il fait des combats illégaux dans des bars, ou des trucs du genre…
-Ils ont tous plus ou moins l’air violent…
  souligna la camarade de celle qui avait commencé à chuchoter sur le banc à la gauche duquel le jeune homme s’était assit.
-Mais si, tu sais bien, celui qui fait de la boxe, qui parle jamais, et qui a toujours l’air en colère !
-Takeda ?
-C’est ça !
  Elle fit une pause, et reprit, sans voir qu’il tendait l’oreille malgré lui, attiré comme un aimant par le nom de son cousin, lui qui ne s’intéressait jamais aux rumeurs. Et tu sais pas le pire:il parait que le bar où il fait ça appartient aux ya-ku-zas… Angel, ou Eden, un truc du genre… »


Puis, elles étaient parties rapidement, tandis que le violoniste fixaient le sol sans le voir, la conversation tournant dans sa tête comme si il s’agissait d’un disque rayé, dans un phonographe cassé.
C’est cette conversation qu’il se repassait pour la millième fois, essayant d’ignorer le détail concernant les yakuzas, tout en promenant son regard onyx autour de lui à la recherche des enseignes des établissements énoncé par les deux lycéennes dans la cours du Pensionnats. Nowaki se mordit la lèvre, se demandant si il n’avait pas raté un détail essentiel de la discutions, car il avait beau parcourir le paté de maison dans tous les sens depuis maintenant presque vingt minutes, il ne trouvait rien, et les quelques passants qu’il avait tenté d’abordé-initiative plus que rare, qui ne faisait que démontrer la situation unique - l’avait rembarré plutôt sèchement. Et ne souhaitant pas se faire remarquer outre mesure, il n’avait pas insisté.

C’est alors que ses prunelles obsidiennes tombèrent sur une enseigne qu’il avait pourtant vu des centaines de fois. Paradise. Le musicien se traita mentalement d’idiot, une étincelle de compréhension illuminant ses iris ébènes. Angel, et Eden, le paradis perdu.


le jeune homme poussa un soupire, avant de s’avancer vers l’entrée de l’établissement, se félicitant en même temps de ne pas avoir mis sa jumelle au parfum à propos de cette rumeur. Il l’aurait inquiétée, et elle aurait sans doute-et légitimement- souhaité venir. Et en aucun cas, Nowaki ne souhaitait voir Juliet dans un endroit comme celui-là. Ce n’était pas un endroit pour elle. Pas plus qu’il n’en était un pour lui, ou pour Minoru.


Les vêtements sombres du jeune homme, ainsi que son visage froid et neutre le faisait paraître d’avantage que son âge, et le masque de marbre qu’il montra aux personnes vraisemblablement responsable de la porte, qui choisirent de l’interprété comme l’expression d’un habitué quelconque, lui permirent d’entrer sa problème.

La chaleur de la salle le prit à la gorge dès son entrée, et guidé par les projecteurs placé dans les coins stratégiques de la pièces, son attention se porta immédiatement sur le ring, sur lequel se démenait une silhouette qu’il ne connaissait que trop bien…

Prenant sur lui pour dissimuler l’expression de surprise, teinté d’une pointe d’inquiétude qui commençait à étirer ses traits, il reprit sa sempiternel expression neutre, bien qu’il soit encore plus pâle que d’habitude si cela était possible, et-toujours aussi droit- il descendit les gradins pour s’approcher du centre de cette arène souterraine. Certains des membres du public devant lesquels il passait, s’apprêtèrent à s’exclamer avec hargne, sur un ton belliqueux que le combat devant eux leur inspirait, mais la physionomie raide et froide dont il faisait preuve les découragea, et il se trouva rapidement une place au deuxième rang. « Ai l’air sur de toi, et on t’emmerdera pas. » Cette citation venait sans nul doute de son cousin, qui se trouvait à présent à quelques mètres de lui, et elle lui était bien utile.

Ignorant ses voisins qui encourageaient leurs favori en hurlant, le musicien porta toute son attention sur la silhouette musclée de Minoru, ses doigts croisées unissants ses deux mains, serrés à s'en faire blanchirent ses phalanges, étaient le seul signe extérieur de sa nervosité. Suivant chacun des mouvements que le sportif effectuait, avec l’impression qu’il allait lui même se prendre un coup à chaque fois que son adversaire levait le poing.  

Des heures semblaient s’être écoulées depuis qu’il était arrivé jusqu’à ce que Minoru gagne enfin, alors qu’il avait du se passer une minute tout au plus, et tandis que les membres du public se levaient pour aller parier à la table de jeu, ou acheter de l’alcool près du bar à l’entrée, les iris nuit du jeune homme ne lâchèrent pas le profil de celui qu’il cherchait, le suivant alors qu’il allait s’asseoir au premier rang, non loin de lui. Il le regarda boire avidement, et s’éponger le visage, le mot qu’il retenait coincé dans sa gorge depuis qu’il était entré s’échappant enfin de ses lèvres.

 « Minoru… »
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand le soleil tire sa révérence, le monde de la nuit prend le pas, et appelle les plus démunis. PARADISE-YAKUZA. [ft Nowaki A. Shakespeare.] Lun 29 Déc - 0:34
Quand j'ai posa la serviette sur mon visage, je suis resté longtemps comme ça. J'ai repensé à beaucoup de choses, et notamment les années passaient auprès de ma mère. Quand j'suis rentré du camps de redressement, j'étais franchement heureux. J'me rappelle arriver à la maison avec mon sac sur les épaules, comme si j'avais été un enfant sage. Comme si je revenais juste d'un voyage scolaire. J'étais rentré dans la maison, je m'étais déchaussé, en lançant un joyeux « Tadaima ! » Oui, j'avais parlé joyeusement, oui, j'étais en train de sourire. Ça faisait partie des plus beaux jours de ma vie. J'me disais qu'enfin, ma mère allait m'accepter tel que j'étais, et qu'on allait être heureux. On r'tournerait en Angleterre, elle voir sa sœur, moi mes cousins, et ce s'rait tranquille. Les Noëls tous ensemble, les rares moments où j'me sentais bien, jusqu'à ce qu'on passe à table, et qu'on parle des Shakespeare, et que ma mère me lance des regards noirs à tout va, parce qu'elle ne pouvait rien dire de bien sur moi. Parce que je ne faisais que des choses horribles. J'suis une personne de merde. J'aurai mieux fait d'ne jamais naître, ou m'faire tabasser dans l'coin d'une rue. Les chiens comme moi, ils méritent que d'crever seul ouais ! Seul, dans la rue, la bouche ouverte ! Parce qu'on n'est que des ordures !!
J'me rappelle, quand on ne voyait plus les Shakespeare, quand on rentrait à la maison, Okâsan m'agrippait le bras, comme une femme désespérée, et de sa voix brisée, au bord des larmes, elle me demandait pourquoi je lui faisais ça. Elle me demandait pourquoi j'étais aussi méchant avec elle. Pourquoi je ne lui étais pas reconnaissant d'avoir une mère comme elle qui s'occupe de moi, alors qu'elle aurait mieux fait de m'coller dans un foyer, parce que j'étais un enfant pas désirer. J'lui avais jamais d'mandé d'm'avoir moi. J'm'efforçai du mieux qu'j'pouvais de faire en sorte qu'elle ne sache pas que j'existe, mais depuis toujours, j'avais le chic pour m'attirer les pires ennuis. Puis, un jour, en rentrant de chez les Shakespeare, quand on a posé nos bagages à la maison, et que ma mère n'arrêtait pas de me hurler dessus, j'ai pété les plombs. J'suis devenu une espèce de bête incontrôlable. J'ai commencé à foutre un coup dans une lampe, qui est lamentablement tombée, et à crier à Okâsan que je n'en pouvais plus. Que j'lui avais jamais demandé d'm'avoir, et qu'elle aurait mieux fait de m'avorter. J'ai mit un coup de boule dans le mur, pour me faire mal, pour me calmer. Et j'suis parti de la maison. J'me suis éclipsé, comme ça, sans rien dire. Pendant trois jours. Elle ne m'a pas appelé, elle ne s'est pas inquiété. J'suis sûr qu'elle a été heureuse de savoir que je n'étais plus là. J'suis sûr qu'elle a espéré que je ne revienne jamais, voir même que j'sois mort. J'ai essayé. D'me laisser mourir, pendant ces trois jours. Mais on a un putain d'instinct d'survi qui fait que j'y suis pas parvenu, et que j'suis rentré la queue entre les jambes chez moi. Elle ne m'attendait pas, et elle était en train de parler avec ses amis. Elle a dit qu'elle avait peur de moi. Qu'elle ne voulait plus me voir. Elle a déformé ce qu'il s'était passé, en disant que je l'avais frappé. Non... J'ai jamais fait ça... J'suis arrivé dans le salon, et j'ai rit, avant d'aller dans ma chambre. J'ai eu peur qu'elle le raconte à Satori, et que cette dernière refuse alors que je revoie un jour Nowaki et Juliet. De peur que je les pervertisse à mes « activités douteuses »... j'peux pas avoir confiance en moi avec tout ce qu'il s'est passé. J'suis pas en train de m'plaindre, seulement, j'expose les faits. J'm'en fou moi maintenant, j'ai appris à vivre avec ça. Ça m'touche plus.

Ah... Ma tête m'a défoncé, et le premier réflexe que j'ai eu, c'est de porter ma main à mon nez, pour vérifier si je saignais. Mais non. J'en avais marre de ces migraines de merde... Puis, quelqu'un m'a appelé. Hein ?! Mon cœur s'est mit à battre bien plus rapidement que jamais. Non, j'devais rêver. C'était pas la voix de Nowaki. J'sais que ma gorge s'est nouée. J'me suis juste senti hyper mal à ce moment là. Ma main droite, dans laquelle se trouvait la canette est venue tordre cette dernière, dans un spasme de nervosité. Je me suis retourné, avant de bondir sur mes pieds, pour lui faire face. Mais bordel, qu'est ce qu'il foutait là ?! Ouais, ma mère avait raison, j'étais une mauvaise fréquentation pour eux. J'sais pas pourquoi, mais ça m'a foutu dans une rage noir. C'est pas possible ça ! J'l'ai relevé par le col, avant de l'empoigner violemment par le bras, mais sans lui faire mal. C'étaient des gestes protecteurs que j'avais envers lui, j'voulais pas qu'il ai à faire avec le monde des Yakuzas. Et il avait intérêt à m'donner une bonne raison pour être ici, si il ne voulait pas que je lui colle une bonne paire de baffes. Mon sang n'a fait qu'un tour, quand on a monté les escaliers, et que derrière moi, j'ai senti une main imposante se poser sur la partie de mon épaule qui était dénudée de tout tissu. Je me suis retourné, pour faire face à mon « parrain. »


« Oh éh. Où tu vas ? »
« J'reviens, j'ai b'soin de prendre l'air. »
« C'es qui celui là ? »
« Un type qui m'saoule. T'inquiète patron, j'm'en charge. »
« Tant que ce n'est pas quelqu'un que tu connais, je m'en fou. »
« Ouais. »

Nowaki, est trop con de venir dans un endroit comme ça. Il va se faire descendre. Surtout si on découvre que c'est un lycéen. Quand j'ai jugé qu'on était assez loin de la salle, et dans un endroit assez tranquille, j'ai pu commencer à lui parler.

« Tu fous quoi là ?! » J'sentais que j'étais en train de m'énerver, encore plus que d'habitude. 

Je pouvais sentir chacun de mes muscles trembler, et se contracter devant Nowaki. Même ma mâchoire ne semblait pas vouloir se détendre, tandis que mes deux mains venaient serrer les extrémités de la serviettes pour me calmer. Qu'est ce qu'il foutait là bordel de merde ?! A quoi tu joues Nowaki ?! T'as un avenir radieux, fou pas tout en l'air mec !

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand le soleil tire sa révérence, le monde de la nuit prend le pas, et appelle les plus démunis. PARADISE-YAKUZA. [ft Nowaki A. Shakespeare.] Lun 29 Déc - 17:51
Minoru était fort. Robuste. Même en n’observant que son dos, Nowaki pouvait voir la musculature fine et puissante dues aux innombrables heures d’entrainement qui sculptait son corps. Bien qu’il ne le dépasse en réalité que de quelques centimètres, sa large stature le rendait bien plus imposant que lui.

Très honnêtement, le musicien n’avait jamais spécialement prêté attention à la musculature de son cousin, ne prêtant généralement pas attention au physique tout court, et n’étant également pas physionomiste pour deux sous, se contentant du fait qu’il était son cousin. Depuis toujours, et pour toujours.
Mais cela ne les rendait pas identique pour autant, tout comme Juliet et lui, qui avait beau être jumeau-ou se considérer comme tels- ils n’étaient pas semblable, et plus les années passaient, plus ces différences s’accentuaient.
Ou peut être que les années apportait simplement l’acceptation du fait qu’ils n’étaient pas semblable, et qu’un jour ou l’autre, leur trois routes aujourd’hui encore entrelacés se sépareraient.

A cet instant, juste avant que son cousin ne se retourne, le regard perdu dans la contemplation absente de sa silhouette, le violoniste ne souhaitait qu’une chose, retourné plus de dix ans en arrières, à l’époque où, lorsqu’il revenait au japon avec sa soeur pour voir Minoru, ils dormaient tous les trois ensemble, dans le même futon, refusant de se séparer ne serait-ce que pour la nuit. Une seconde durant, il retourna à cette époque, et cru presque entendre les marmonnements que le tout jeune boxeur laissait échapper en dormant, sentir les cheveux de Juliet qui lui grattaient le cou, et l’odeur de la couette, imprégnée par la lessive qu’utilisait Fumiko pour laver les draps.

Juste une seconde, avant que le sportif ne le relève par le col, et ne l’entraine par le bras à sa suite. Retour brutal à l’atmosphère sombre, et lourde du la salle, et à l’odeur de cigarette et de sueur, à travers laquelle le quatrième année suivit docilement le boxeur jusqu’au escalier. Légèrement surprit lorsqu’un homme l’arrêta brusquement. Profitant du fait qu’il parle à Minoru pour le détailler discrètement, il ignora la petite voix dans sa tête qui lui demandait pourquoi il faisait ça, alors qu’il serait surement incapable de dire la moindre chose sur son physique ne serait-ce que deux minutes plus tard.

Et ce fut évidemment le cas, lorsque son ainé de quelque mois s’arrêta une minutes plus tard dans une salle vide, encombré de vieux cartons. La pièce sentait un peu le renfermé, mais au moins, ils y était tranquille.

« Tu fous quoi là ?! »

Nowaki ne répondit pas tout de suite, toujours aussi droit, il détaillait les prémices d’ecchymoses qui constellaient le torse de son cousins. Certaines tout juste rouge, commençait lentement à tirer vers un violet/bleu sombre, tandis que d’autres, plus anciennes, avaient pris une couleur jeune-verdâtre.
Il remonta son regard obsidienne dans les iris ce Minoru.

 « Je pourrais te retourner la question. » répondit-il, sur le même ton que d’habitude, ayant réussit à reprendre contenance, son visage encore plus blanc que neige comme seul signe de la surprise qui l’avait étreint lorsqu’il avait pénétré dans la salle, et qu’il avait aperçut le boxeur sur le ring.

La réponse du musicien n’avait pas pour but de s’opposer à son cousin, ni de provoquer sa colère. C’était simplement une question, parce que Nowaki avait besoin d’une réponse. Désespérément besoin d’une réponse. Il était sans doute naïf, et incapable de comprendre la totalités des raisons qui l’avait menés ici, et pourtant….


 « J’ai entendu une rumeur, qui disait que tu boxait ici. » Avoua-t-il finalement, presque dans un murmure.

« Aucun bonheur n'est possible dans l'ignorance, la certitude seule fait la vie calme. » avait dit Emile Zola. Et bien que Nowaki ne partage pour une fois pas l’idée que la certitude permette une vie calme, il savait qu’il ne pourrait pas être heureux tant qu’il resterai dans le doute. Si il n’obtenait pas de réponse, la conversation qu’il avait entendue dans le cours allait le ronger, et il ne pourrait plus regarder son cousin en face, sachant cela. Il était venu pour ne pas mourir purement et simplement d’inquiétude.
Il n’était qu’un égoïste, mais si cela pouvait aider d’une quelconque manière Minoru, il continuait à l’être avec joie.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand le soleil tire sa révérence, le monde de la nuit prend le pas, et appelle les plus démunis. PARADISE-YAKUZA. [ft Nowaki A. Shakespeare.] Mar 30 Déc - 22:48
Il y a eu un silence entre le moment où j'ai posé la question, et celui où Nowaki m'a répondu. Il m'a dit de sa neutralité habituelle qu'il pourrait me retourner la question. Je me suis dit qu'il avait de la chance d'être mon cousin, sinon, je lui en aurai collé une. Là, c'est une boîte en carton qui a prit à sa place un immense coup de pied, qui la fit valser jusqu'au mur opposé. Ça m'a vraiment fait déboulonner. Au final, je me suis posté face à lui, avec la même allure que lorsque je me trouvais face à un adversaire. Ce n'était pas conscient, et, à la base, je ne voulais pas me conduire comme ça. Mais c'était dans mes traits, et je devais faire avec. J'avais cependant une espèce de sentiment qui faisait comme si une barrière m'empêchait de lui mettre un coup. Une barrière mentale. Et je la bénissais, même si j'ignorai que c'était moi qui l'avait dressé, depuis que je l'avais accepté dans ma vie.

Sur un ton faible, il avoua qu'il avait entendu une rumeur comme quoi je boxais ici. Il l'avait confirmé sa putain de rumeur. J'ai collé mon front au sien, plantant mon regard dans ses yeux noirs.

« Bah oui, j'suis ce genre de type » j'ai hurlé.

Je dois avouer que j'avais envie de pleurer. Je ne voulais pas que Nowaki me juge. Mais ma mère obtenait enfin ce qu'elle avait toujours souhaité. Que je me sépare de mes cousins. J'allais enfin leur foutre la paix, ils allaient vivre paisiblement, sans que je ne sois plus avec eux, moi, le vilain petit canard.

« Dégage vite avant de passer en conseil de discipline avec moi. » 

J'ai passé une main dans mes cheveux, tandis que mon air colérique ne disparaissait de mon visage. S'en était trop pour moi, je crois vraiment que j'allais me mettre à chialer si je me détendait, pour être plus calme. Au moins, l'être tout autant que lui.

« De toute façon, Juliet et toi, vous ne devriez pas rester avec moi. Il est temps que nos routes se séparent. C'est mieux pour vous. »

Je ne sais pas si il l'a vu, mais à ce moment précis, une larme a coulé sur ma joue. J'me suis maudit de n'avoir pu la retenir, alors que je me mettais à saigner du nez. Ah, merde. L'agitation, tout ça a fini par avoir raison de moi. Je me suis retourné, pour partir, et j'ai commencé à tituber, alors que mon regard ne devenait que de plus en plus trouble. Je me suis étalé dans les cartons à ma droite, avant de me relever. Merde. La porte s'est ouverte, sur des types de la mafia.

« Il se passe quoi là ? »

Ils m'ont évité, pour aller vers Nowaki, tandis que l'un d'eux l'empoignait par le col. Je me suis redressé rapidement, avant de foncer sur eux, séparant tant bien que mal les hommes, me mettant entre eux.

« Le touche pas. » ai-je lâché menaçant. Jamais, moi vivant, il ne toucherait à Nowaki.

Les autres ont rit, tandis que le mec qui se tenait en face de moi avançait. Je me rappelle l'avoir vu ce type. Il s'est fait tabasser par mon boss, parce qu'il est si peu insignifiant dans le syndicat, qu'ils se foutent de le voir crever. Quand il s'est fait un peu trop menaçant, je lui ai décroché un coup dans la mâchoire, alors que ses sbires venaient m'attraper. J'avais beau être mastoc, quatre types contre moi, je ne pouvais rien faire.

« Dégage Nowaki. Maintenant ! » 

Deux me tenaient par les bras, tandis que le dernier me soulevait la tête, en me tirant les cheveux. J'ai vu le poing partir, et j'ai prit un premier coup au niveau du menton. J'attendais le deuxième qui n'est jamais venu. J'ai senti qu'on me lâchait, mais je suis resté debout, me retenant de justesse sur mes jambes. Quand j'ai rouvert les yeux, se trouvait en face de moi le type, qui venait d'être arrêté par mon Boss.

« C'est pas bien de faire joujou avec mon poulain. Croit-moi, tu vas prendre cher. »
« Pardon Boss, pardon, m'tuez pas. »
« Regarde comme tu me l'a abîmé. »
« C'pas moi, c'est son pote. »
« Un petit loustique comme ça ? »
« Oui Boss, j'vous jure... »
« Et bien, tu mens en plus.. Les gars, vous savez ce qu'il vous reste à faire. »
« Oui Boss ! » 

Nous n'étions plus que trois dans la pièce. Mon Boss, Nowaki qui n'avait pas eu le temps de partir, et moi.

« Alors Minoru, tu m'as dit que tu ne le connaissais pas ? »
« Ouais. »
« Mais c'est faux, n'est-ce pas ? »
« ... »
« Mais tu m'as prit pour qui mon gaillard ? Je ne vais pas le croquer ton pote. Surtout si tu as risqué ta vie pour lui. Il va venir regarder le combat avec moi. »

Je l'ai laissé faire. Mon parrain m'a adressé un sourire, avant de faire signe à Nowaki de le rejoindre. Je n'avais pas confiance en ce type, mais lorsque Nowaki est passé devant, j'ai attrapé le bras de mon Boss.

« Si tu lui fait quoi que ce soit, je n'hésiterai pas à te tuer, même si je dois laisser ma vie pour ça. » je lui ai murmuré.
« Je sais Minoru. Ne t'en fais pas. » 

Le silence a reprit son dû, et nous sommes tous trois sortis de la salle, alors que Nowaki et mon Boss me suivaient pour atteindre le ring. On a croisé l'entraîneur de l'autre gars, et mon parrain l'a prit par le bras.

« Ne me dit pas que tu lui envoies la tornade. »
« Je vais me gêner ! »
« Fait gaffe, si il lui arrive quoi que ce soit... »
« Tu me tueras, je sais, mais tu déclencheras une guerre inévitable entre nos deux syndicats, et tu pleureras. Je ne comprends pas pourquoi tu t'es prit d'affection pour ce type. »
« Ha. N'en soit pas si sûr. Et personne n'arrive à me comprendre. »

Mon Boss m'a mit une tape sur l'épaule, avant que je ne monte, en lui adressant un petit signe de la tête. J'ai vu le type qui est monté en face de moi. Et je crois bien que j'ai eu peur. J'ai pourtant gardé un masque de froideur face à lui, ouvrant ma main derrière mon dos, à l'attention de Nowaki. Dedans était marqué en hiraganas « Sayônara.. » Le colosse devait faire trois fois ma taille, et n'avait pas combattu avant moi. J'ai passé une main dans mes cheveux, et la cloche a sonné. J'ai crié avant de foncer. Je n'ai pas suivi tout ce qu'il s'est passé, seulement, je sais que j'ai prit des coups. Mais pas forcément plus dangereux que ceux que j'avais pu prendre avant. Étonnamment, je me sentais extrêmement faible.

« Nowaki. J'ai crié. Dit à Juliet que je l'aimais. Et toi aussi putain. Toi aussi j't'aimais. » 

Comme je m'en doutais, j'ai prit un coup dans les cotes, celui qui a été de trop, alors que je crachais du sang, qui atterrit sur le torse de mon adversaire. Je suis tombé à genoux, alors qu'il continuait à me mettre des coups de pieds. Pourtant, au fond de moi, je savais que ce n'était pas lui qui m'avait achevé. J'y avais été chez ce foutu médecin... Je savais ce qui me torturait le crâne.

« C'est bon ! C'est bon ! » s'est mit à crier furieux mon parrain, avant de monter sur le ring. 

La dernière chose dont je me souviens, c'est de ses pieds, et du bruit d'un détonateur. 

PDV EXTERIEUR.

Minoru était allongé sur le ventre, inerte, alors que son parrain venait de tirer un coup de feu en l'air, pour éloigner la tornade. Il a ensuite dirigé le canon vers son rival, tandis que la foule se dissipait, quand même apeurée.

« Je t'avais prévenu, tu as joué avec le feu. » un sourire s'est dessiné sur ses lèvres, alors qu'il se préparait à tirer.

D'un signe de la tête, il a demandé à ses sbires d'emmener Minoru et Nowaki à l'abri. Le plus mastoc d'entre eux est venu récupérer l'inconscient, tandis que l'autre préféré celui au visage pâle. Ils ont appelé une ambulance, afin qu'ils prennent en charge Minoru, puis ils se sont éclipsés, afin de ne pas être entraînés dans cette affaire.

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand le soleil tire sa révérence, le monde de la nuit prend le pas, et appelle les plus démunis. PARADISE-YAKUZA. [ft Nowaki A. Shakespeare.] Mer 31 Déc - 12:30
« Bah oui, j'suis ce genre de type »

La voix de Minoru a résonné quelques seconde dans la pièce, tandis que les iris obsidienne du musicien fixait ceux du sportif, son front collé au sien. Lais Nowaki n’avait qu’une seule réponse en tête. Non.

Son cousin n’était pas « ce genre de type ». Certes, il était bagarreur et colérique, mais il n’y pouvait rien. C’était des traits de caractère ancrés en lui, et contre lesquels il ne pouvait rien, au même titre que Juliet ne pouvait rien contre son hyperactivité, qui finissait toujours par les menés à des endroits improbable par des moyens tout aussi improbables.
Minoru n’était pas « ce genre de type ». C’était impossible, parce qu’il était son cousin. Parce qu’il était Minoru.

Le raisonnement était simpliste, mais le violoniste n’aurait su l’expliquer autrement. Au fond, ce n’était pas vraiment de sa faute, d’eux trois, c’était sans doute lui qui avait le moins murit. Si son corps avait grandit, ses bras et ses jambes s’étaient allongés, il était resté le même enfant ou presque que celui que connaissait le boxeur il y a presque quinze ans. Calme et détaché. Et si auparavant, cela avait pu passer pour de la maturité, le nippon comprenait à présent qu’il était resté bloqué des années dans le passé, persuadés qu’ils pourraient restés ensemble à jamais.
Mais cela ne changeait pas le fait que Minoru, celui qui avait toujours incarné le chevalier de ses contes, ne pouvait être comme ça. Comment, lui qui avait toujours été quelqu’un de pacifique, et pour qui son cousin était le seul pouvant incarné la force, sans recevoir en retour le mépris, ou la condescende silencieuse du petit garçon qu’il avait été, pouvait être « ce genre de type » ?
C’était parfaitement inconcevable.


Habituellement, le jeune musicien était quelqu’un de posé, et de docile, qui faisait ce qu’on lui demandait-en grande parti parce qu’accepter était plus simple, et nécessitait moins d’énergie que de refuser- mais ce soir là, Nowaki ne bougea pas. Partir et laisser son cousin ici ?  Ce dernier avait une trop haute estime de lui, il en était parfaitement incapable. Trop lâche pour supporter ensuite les hurlement de sa conscience, et le poids de sa culpabilité. Il n’était pas quelqu’un de fort lui.
De plus, si la menace du conseil de discipline marchait sans doute avec n’importe quel autre élève de A, ou presque, le pianiste prenait cela avec son calme habituel.

Calme qui ne résista pas aux phrases suivantes. Son masque de froideur et de neutralité blasé tomba pour laisser place à une expression de surprise, suivit d’un colère, rapidement envahit par un ras-de marrée de tristesse.

Il ouvrit la bouche pour répliquer, mais le trop plein de sentiments qui agitaient son coeur, et dont son visage n’était que l’infime reflet, ainsi que l’éclat de la larme de Minoru, qui lui apparut presque comme une illusion dans la faible lumière jaunâtre que prodiguait la vieille ampoule suspendue au plafond, formèrent un blocage dans sa gorge, et ses mots moururent avant même d’avoir prit naissance.


Nowaki n’eu pas le temps d’y réfléchir d’avantage, car son cousin se mettait de nouveau à saigner du nez… ce n’était pas la première fois. Le souvenir brutale de ce qui était arrivé au marché de Noël, près du stand de poussin revint dans la mémoire du jeune homme, qui s’approcha, un mouchoir à la main, se maudissant de ne pas y avoir prêté plus attention, et de ne pas être doué d’un minimum d’empathie.

Il n’eu pas le temps de se maudire d’avantage, la porte s’ouvrant brusquement sur des types vraisemblablement de la mafia, qui s’approchèrent de lui, et le saisirent au col sans lui laisser le temps de faire le moindre mouvement. Ce n’était pas la première fois de la soirée qu’on le prenait par le col, mais c’était également pas la première fois que les évènements de cette étrange excursion prenaient le jeune homme de court. Et l’avenir monterait que ce n’était pas la dernière.

Minoru l’éloigna des quatre hommes en se plaçant entre lui et eux, en leur laçant un avertissement que celui qui sembla être le chef ignora en ricanant. Le musicien chercha des yeux sur le sol autour de lui quelque chose, n’importe quoi, qui pourrait venir en aide à son cousin. Mais à part des cartons, et de vieux emballage, cette pièce était vide, et même si elle avait contenue quelque chose, Nowaki doutait fortement pouvoir être autre chose qu’un handicape pour son cousin. Si ce dernier était rompu, ou du moins un peu habitué, aux combats, ne serait-ce que grâce à la boxe qu’il pratiquait depuis plusieurs années, et par les matchs clandestins qu’il faisait ici, ce n’était pas du tout son cas. Se tenant généralement hors des ennuis, pour la bonne raison qu’il ne les cherchait pas, le pianiste se découvrait aujourd’hui un talent incroyable pour s’attirer des ennuis. Et pour attirer ceux qu’il aimait dedans.

« Dégage Nowaki. Maintenant ! »

Il hésita une seconde. Une partie de lui refusant d’abandonner son cousin, l’autre lui hurlant que c’était à cause de lui que ces hommes s’en prenait à lui, et qu’il ne faisait que le gêner.
Ce fut une seconde de trop.  L’un des affidés du mafieux qui était à présent occuper à frapper le sportif, aidé de ses deux autres compères, lui barrait le passage, l’empêchant d’atteindre la porte.
Le quatrième année pensait alors la situation désespérée, mais un nouveau personnage entra en scène. Personnage que le violoniste ne reconnu que lorsqu’il ouvrit la bouche. C’était l’homme qui les avait arrêté dans les escaliers, et que Minoru avait appelé « patron ».
Moins d’une minute plus tard, ils avaient filés, et seuls restaient le Boss, le poulain et le petit loustic.


Le musicien ne savait pas comment prendre ce mystérieux yakuza. Il venait de les sauver, mais c’était sans doute pour ce que représentait son cousin que par gentillesse. Il venait de le mettre son sa protection- ou du moins, Nowaki en avait l’impression, mais il ne connaissait pas assez ce milieu pour en être certain,- mais c’était probablement pour rassurer le boxeur, et pour qu’il remonte sur le ring. Il semblait comprendre le jeune homme, mais une nouvelle fois, le musicien était parfaitement incapable de dire si c’était parce que Minoru lui faisait confiance, où si il s’agissait simplement d’un fin psychologue, qui devait pouvoir retourné chacune de ses faiblesses contre son destinataire, et qui n’hésiterait pas à s’en servir contre cet être qui lui était si cher. Et surtout il avait l’air franchement dangereux.

Le violoniste aurait bien voulu demander à son cousin ce qu’il devait en penser de l’homme, mais il n’en eu pas la possibilité, le parrain lui faisant signe de passer devant lui en direction de la sortie de la salle. Le plus âgé du trio fut arrêter par le boxeur alors qu’il s’apprêtait à sortir à son tour, et le jeune japonais enregistra les mots qu’il prononça avec attention.
Il ne lui faisait pas complètement confiance. Et le pianiste ne ferait pas l’erreur de juger le maître des lieux différemment.


Quittant finalement la pièce sombre, le pianiste suivit à nouveau son cousin en sens inverse, vers l’arène qu’ils avaient quittés un peu plus tôt, les oreilles très exercés du musicien pouvaient entendre distinctement le bruit des pas du Boss derrière lui, captant au passage une conversation, dont il ne retint qu’un seul mot. « La tornade. »
Nowaki ignorait ce que c’était, mais ni le nom, ni la suite de la conversation ne l’engageait à être optimiste quand au prochain combat.

Il ne croyait pas si bien dire. Il ne découvrit ce qu’était la tornade que lorsque Minoru fut monté sur le ring, et que lui et le parrain se furent assit sur les gradins du premier rang. Ses iris onyx fixèrent quelques secondes la paume de son cousin, tandis que le masque de froideur, identique à celui de son cousin, qu’il avait réussit à recomposer pendant que le chef des yakuzas s’adressait à leur agresseur perdait les dernières nuances de couleur qu’il aurait pu possédé, rendant son visage encore plus blanc que de la neige.
Il ne connaissait absolument rien en boxe, et encore moins les règles de cette arène, mais le combat lui semblait horriblement mal parti. Non, il était horriblement mal parti.

Car, bien que son cousin soit fort, puissant et entrainé, il ne faisait pas le poids face à cette montagne de muscle, qui était trois fois plus large, et trois fois plus haute que lui, et donc chaque bras était plus épais que les deux cuisses de Minoru réuni.
Nowaki expira, se forçant à être positif, et non pas réaliste pour une fois, alors que tout lui tentait de faire le contraire. Ces affrontements n’allaient pas jusqu’à la mort, si ? Il l’ignorait, mais il refusait de poser la question à son voisin, ne voulant pas obtenir de réponse positive… Le boxeur allait s’en sortir, il était impossible qu’il ne se relève pas !

Le premier coup que donna le colosse entama sérieusement sa résolution, les autres la fendillant de plus en plus. Le jeune homme aurait voulu détourner le regard, ne pas voir la souffrance de son cousin, et cette violence sans mesure dont la tornade faisait preuve à son égard, mais il ne pouvait pas. Ses iris ébènes étaient rivés sur la silhouette de son cousin, et ses muscles était si tendus, qu’ils lui faisaient mal, ses mains pressées l’une contre l’autre comme précédemment semblaient appartenir à un cadavre sur le tissu sombre de son manteau.

Le cri de Minoru atteint le jeune homme au coeur, et dans un spasme, il serra encore d’avantage ses mains l’une contre l’autre, ses dents s’enfonçant dans ses lèvres fines et pâles, les colorant d’écarlate.

 « Tu lui dira toi même ! » avait-il eu envie de hurler, mais il était incapable de desserrer les mâchoires.

La totalités des muscles du corps du japonais se relâchèrent d’un coup lorsque son cousin tomba a genoux, et sans se souvenir comment, il se retrouva debout.

 « MINORU ! » hurla-t-il, son calme olympien habituel n’étant plus qu’un souvenir, perdu dans la nuit, dispersé par les cris du publique et des parieurs.

Le musicien se précipita vers le ring, se coulant comme dans un rêve entre les hommes qui essayèrent de l’arrêter, prêt à monter sur le ring, mais le chef des Yakuza le prit de vitesse, et tira un coup de feu vers le plafond pour éloigner le colosse, et effrayer la foule. Sans y prêter la moindre attention, Nowaki se glissa sur le ring en passant entre les cordes avec une souplesse qui l’aurait surprit lui même si son esprit n’était pas entièrement focalisé vers le corps de son cousin, vers lequel il se précipita immédiatement, avant de le retourner, prononçant son nom sans fin, son esprit ne pouvant se concentrer sur autre chose que sur le visage évanouit du sportif, ses mains fines se crispant sur ses épaules musclés, et sur son poignet, refusant de le lâcher lorsque les deux sbires du parrain les entraînaient vers la rue tout en appellant une ambulance, qui ne tarda pas à arrivé.

Ils firent monter Minoru sur un brancard, et Nowaki entra à côté de lui, contemplant les médecins commencer à s’occuper de lui, tandis que le véhicule s’éloignait dans un bruit de pneus et de gyrophares.

 « Que s’est-il passé ? » demanda l’un d’entre eux à Nowaki qui fut incapable de répondre.

Deux mots seulement restaient dans son esprit. Deux mots qu’il se répétait comme une prière, comme un sortilège…
 « Sauvez le. Sauvez le. Sauvez le. Sauver le… »
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand le soleil tire sa révérence, le monde de la nuit prend le pas, et appelle les plus démunis. PARADISE-YAKUZA. [ft Nowaki A. Shakespeare.] Jeu 1 Jan - 23:28

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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand le soleil tire sa révérence, le monde de la nuit prend le pas, et appelle les plus démunis. PARADISE-YAKUZA. [ft Nowaki A. Shakespeare.] Ven 2 Jan - 9:30
Sujet terminé, et comme il a été taggé, +10 Okanes pour chacun.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] Quand le soleil tire sa révérence, le monde de la nuit prend le pas, et appelle les plus démunis. PARADISE-YAKUZA. [ft Nowaki A. Shakespeare.]
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[TERMINE] Quand le soleil tire sa révérence, le monde de la nuit prend le pas, et appelle les plus démunis. PARADISE-YAKUZA. [ft Nowaki A. Shakespeare.]

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