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« Le ciel s'envole dans une bouffée d'air, et le rêve se dessine en un scintillement éphémère. » [Gabrielle M. Atsumori - Jun Suzuki]

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MessageSujet: « Le ciel s'envole dans une bouffée d'air, et le rêve se dessine en un scintillement éphémère. » [Gabrielle M. Atsumori - Jun Suzuki] Mar 30 Déc - 1:33
Il faisait nuit, il faisait jour. Il faisait frais, il faisait doux. Il pleuvait, il faisait beau. Vent ou pluie, neige ou grêle, qu'importait après tout.
Le temps, la météo, rien ne semblait le toucher. Rien de la réalité ne semblait s'apparenter à lui, ne semblait s'imbriquer comme de gentilles pièces de puzzle dans son monde. Mais à qui donc, me demandez-vous ? Au jeune homme là-bas, celui adossé à ce mur, face au monde, face au ciel, face à la vie. Au jeune homme avec ce chapeau enfoncé sur la tête, d'où quelques longues mèches (pour un homme, nous entendons bien) de couleur châtain s'échappaient, rebelles. Le jeune homme aux crayons et au carnet, absent, plongé dans ses création. Oui, ce jeune homme-même, que vous n'auriez sans doute pas remarqué autrement.

Une matinée éreintante.
Passée dans la foule et les inconnus, dans l'obligation et la contrainte. Contrainte, de suivre les règles du monde réel, d'être un être matériel. Contrainte et chaînes, et Jun était au bord de la fissure. Il ne pouvait supporter cela. Non pas la foule, il n'était pas agoraphobique. Plutôt le fait de devoir être ancré dans la réalité pour ne pas se faire remarquer. Car se faire remarquer, il détestait cela. C'était comme lui enserrer la gorge avec un foulard, sans pour autant le serre jusqu'à asphyxie. Un genre d'étouffement perpétuel. Jusqu'à ce que la contrainte se libère. Et il redevenait libre. Il redevenait Jun Suzuki.

Et si je mettais du bleu ici, teinte d'harmonie avec le rouge qui semble tout envahir ... Oui, le collier sera de saphir, contraste avec le long manteau de couleur rubis.
Après les cours, la contrainte, Jun était donc venu se réfugier ici, sur le toit. Un endroit idéal, les parcs et jardins étant, à son goût, bondés, même pour un après-midi d'hiver. Il fallait dire que c'était l'une de ces rares journées où le soleil avait décidé de pointer son petit museau, et où le vent froid et coupant avait laissé place à une brise fraîche. Remarquez d'ailleurs que Jun n'était pas frileux, d'où sa présence dans les jardins même à des températures ... très basses. Il préférait largement cela qu'une pièce bien chauffée mais bondée de monde (c'est-à-dire avec plus de deux personnes ... Bon, n'exagérons pas les choses, disons, cinq). Son écharpe au cou, ses mitaines à la main, et le voilà qu'il partait à l'assaut du toi dès lors qu'il eut posé ses affaires de cours dans sa chambre. Il n'était pas sportif, mais avait un minimum d'endurance pour supporter les plusieurs étages à grimper pour enfin atteindre son havre de paix, lieu où il pourrait enfin dessiner à sa guise, entouré uniquement du silence, du ciel et de son inspiration. Car de l'inspiration, il en trouvait partout, dans le sol comme dans le ciel, dans le regard comme dans les gestes. Il y avait parfois de ces personnes qui l'inspirait, par leur caractère, leur personnalité. Leur façon de faire aussi. Et à partir de cela, il pouvait dessiner, tout du moins, esquisser des vêtements qui reflétaient l'image qu'il se faisait d'eux. Car à défaut de pouvoir écrire, chanter ou faire du théâtre pour s'exprimer, Jun le faisait à travers ces traits qui formaient peu à peu une image, harmonisée et éphémère cependant. Il pouvait avoir l'air d'un psychorigide aussi avec son carnet. Mais c'était sa façon de survivre. De vivre en vrai, parce qu'il fallait bien vivre, et avancer, dans le monde réel, ou dans le sien.

Et là, la robe sera bleue glace. Les volants à l'arrière formeront comme des pics et ...
Certains venaient sur le toit pour se reposer. D'autres pour voir le monde. D'autres encore pour fumer. Mais Jun, ne fumait pas. Ne fumait plus. Enfin, cela lui arrivait occasionnellement, d'allumer un bout de clope et de le laisser griller au bout de ses lèvres, juste pour se rappeler de cette affreuse sensation, celle de la fumée descendant dans les poumons, dans le corps, celle du poison qui arrivait et vous déchirait les veines. Celle de cette chose qui l'avait maintenu il y avait de cela, un bout de temps. Maintenant, il se consacrait uniquement à sa passion. Passion, oui, c'était pour ainsi dire. En réalité, il ne touchait la terre que pour coudre, styliser. Oui, c'était un jeune homme, et alors ? Il adorait mettre en route ce qu'il avait créé, même si la plupart restait dans son placard. Mais quand bien même il était actif, le sortir de son monde était bien difficile.

Dans sa poche, se trouvaient en général plusieurs objets. Un paquet de clopes, qu'il ne touchait quasiment jamais pour ainsi dire, et un briquet. Leur simple forme gonflant la poche le rassurait, séquelle du passé. Des mouchoirs, toujours utile. Et puis cet anneau qu'il n'enfilait jamais au doigt, par oubli ou volontairement, cela n'était pas clair. Il ne l'aimait pas cet anneau, et pourtant il le chérissait. Il souhaitait le jeter là de suite si possible, par-dessus la rambarde, ne plus jamais le revoir ; pourtant il le gardait car c'était tout ce qui lui restait d'un passé confus, qu'il avait volontairement flouté, enterré dans les éphémères souvenirs. En soit, Jun était un paradoxe complet quand il s'agissait pour lui de prendre des décisions. Tout bonnement impossible. Donc il n'en prenait pas. Il laissait le temps agir, les choses se nouer, se dénouer, se briser, tout en étant absent et invisible pour ces êtres se déchirant.  

Oh je sais. Légèrement plus ouverte sur le devant. Comme ça. Et là, le haut retombera sur les épaules, avec un motif flocon de neige, et ...
Et le vent soufflait doucement, laissant le bout de ses mèches voleter contre son visage doux et concentré, sur ses gestes gracieux et harmonisé, courant sur le papier et formant sous leurs passages répétés ces pièces uniques qu'il gardait pourtant pour lui, expression de ses sentiments perdus, de ses émotions enterrées au fond de lui, incapable de les exprimer clairement.
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MessageSujet: Re: « Le ciel s'envole dans une bouffée d'air, et le rêve se dessine en un scintillement éphémère. » [Gabrielle M. Atsumori - Jun Suzuki] Mar 30 Déc - 19:26
La jeune fille s'était de nouveau réveillé à l'aurore se matin pour se rendre en cours, elle faisait toujours ça comme elle ne voulait pas arriver en retard elle préférait arriver en avance comme ça au moins il n'y avait aucune chance d'avoir des retards de son côté. 
Donc après s'être levé, et avoir baillé une bonne dizaine de fois, comme à son habitude elle avait enfilé son uniforme en quatrième vitesse pour prendre un petit déjeuner à la même allure et était sortit habillé chaudement à cause de la saison.
Elle aimait traîner en chemin, regarder toute sorte de chose, s'arrêter, voire même parler à des personnes en court de route.
Gabrielle le faisait depuis qu'elle était toute petite, traîner sur le chemin de l'école, parce qu'elle aimait par dessus tout être dehors et voir plein de choses différente car oui la jeune fille avait toujours était proche des écoles qu'elle fréquentait donc elle y allait très souvent à pied.
Ca ne lui déplaisait pas d'ailleurs, elle préférait largement que d'y aller en bus, surtout que parfois dans les bus il faisait beaucoup trop chaud et donc elle n'aimait pas ça du tout.
Enfin bon maintenant qu'elle pouvait continuer à aller à l'école à pied rien ne la dérangeait plus vraiment, même si les passant parlait japonais elle les comprenaient puisqu'elle savait plutôt bien parler dans cette langue.
Comme chaque matin elle arrivait en avance, le sourire au lèvres et complètement réveillé grâce à se marche matinal, elle était donc en pleine forme pour pouvoir suivre les cours. 

La matinée de cours s'était passé plutôt rapidement, et les cours était plutôt passionnant enfin elle trouvait que les cours était toujours passionnant.
C'était d'ailleurs pour cela qu'elle s'investissait autant dans ceux-ci et voulait toujours en savoir plus sur chaque chose qu'elle apprenait.
C'était aussi peut-être pour ça qu'elle s'était retrouvé dans la section A du pensionnat, grâce à sa culture et à ses connaissances même si elle trouvait qu'elle n'en avait jamais assez, donc elle aimait bien la bibliothèque aussi.
Elle était impressionnée d'ailleurs face à toutes ces têtes dans sa classe qui devait connaître encore plus de choses qu'elle, on ne pourrait pas dire qu'elle était en admiration mais ce serais à peu de chose près.
Finalement, cette matinée, qui lui avait parut courte donc, s'était terminée pour laisser place à la dernière heure avant de déjeuner, et comme elle n'avait pas envie de manger de suite elle voulait se trouver un endroit.
Un endroit calme de préférence, donc elle oublia directement les jardins et les salles de court et se dirigea vers le toit.
Pour aller à cet endroit elle avait d'ailleurs enfilé des gants et une écharpe pour se tenir chaud et ainsi encore une fois "vaincre" sa frilosité. 

Les couloirs étant bondé, elle eut un mal fou à pouvoir accéder aux escaliers menant au toit et une fois dedans elle souffla un bon coup pour reprendre son souffle.
Gabrielle ne mit pas longtemps à monter les escaliers et arriva rapidement sur le toit... Ou elle frissonna instantanément à cause du froid trop présent.
Qu'elle idée lui avait-elle pris d'aller sur le toit alors? Parce que c'était calme à ces heures-ci et c'était tout, elle se tapa la main sur le front comme pour se dire à elle même qu'elle était stupide.
Elle fit le tour du toit et regarder les quelques personnes présentent, certaines discutait, fumait, ou faisait autres choses qu'elle ne voulait pas savoir.
Son regard gris-vert se stoppa sur une silhouette seule dans son coin et ni une ni deux elle s'en approcha comme par réflexe et se mit accroupit devant lui.
C'était un garçon à l'air doux, serein et qui avait un chapeau sur ses cheveux qui semblait d'ailleurs de couleur brune.
Il avait dans ses mains un carnet et il dessinait une magnifique robe, Gabrielle sourit face à ça et le regarda dans les yeux.

-Waw! C'est toi qui a fait et imaginé ça? C'est magnifique! Dit-elle sur un ton enjouée, elle semblait d'ailleurs reconnaître le jeune homme.
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MessageSujet: Re: « Le ciel s'envole dans une bouffée d'air, et le rêve se dessine en un scintillement éphémère. » [Gabrielle M. Atsumori - Jun Suzuki] Sam 6 Juin - 18:00
Ce sujet datant de plus d'un mois sans qu'aucune réponse ne soit faite, j'archive.


Si l'un des joueurs souhaite le rouvrir, qu'il me contacte. ~


Bon jeu !
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MessageSujet: Re: « Le ciel s'envole dans une bouffée d'air, et le rêve se dessine en un scintillement éphémère. » [Gabrielle M. Atsumori - Jun Suzuki]
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« Le ciel s'envole dans une bouffée d'air, et le rêve se dessine en un scintillement éphémère. » [Gabrielle M. Atsumori - Jun Suzuki]

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