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[Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS]

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MessageSujet: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Jeu 1 Jan - 23:27
[DESOLEE.;w ; Ma réponse niveau technique des médecins est à chier, mais je fais des études littéraires. u.u]

Dans un bruit de gyrophare assourdissant, l'ambulance s'éloigne du lieu où Minoru vient probablement de laisser la vie. A ses côtés une horde de médecins qui se pressent, tandis que Nowaki, son cousin, prie pour sa survie.

« Pression sanguine ? »
« Elevé. »
« Mettez-le immédiatement sous assistance respiratoire. »
« Oui monsieur. »
« Aller, accroche toi mon bonhomme. »

Ce n'est que très rarement bon signe lorsqu'une personne semble capturée par ce masque qui tente tant bien que mal de la maintenir en vie. Les premières perfusions viennent traverser sa chaire, pour le sauver dans la mutilation. Son pouls est instable, et souvent, son cœur menace de lâcher. Pourtant, le médecin peut remarquer un phénomène anormal. Il ne lâche pas. Minoru se bat. Il sait son cousin à ses côtés, il sait à quel point l'absence d'un être cher fait mal, il sait qu'il blesserait les Shakespeare. Il pense aussi à Enzo. Alors Minoru ne meurt pas, bien que son pronostic vital soit sérieusement engagé. 

« Ah ! Sensei ! s'alarme un infirmier. Le masque respiratoire est plein de sang, il va finir par s'étouffer avec. »

Le médecin fronce les sourcils, avant de retirer le masque.

« Nettoyez vite, il faut stopper l'hémorragie. » 

Tandis qu'autour de Minoru l'équipe médical s'agite, un infirmier se détache du lot, pour venir réconforter Nowaki. Les deux sont bien jeunes pour faire face à une telle épreuve. Il espère trouver les mots pour rassurer le nippon qui est pâle comme la mort. Dans peu de temps, ils auront deux personnes à hospitaliser.

« ça va aller. » l'assure-t-il, un sourire chaleureux sur les lèvres.

Une main rassurante vient se poser sur l'épaule de Nowaki, tandis que l'autre vient lui frotter le dos, dans un signe plus maternel.

« Je suis Hagawa-sensei. Tu peux me parler à tout moment, même lorsque le jeune homme entrera en soins intensifs, d'accord ? Tu peux me donner son nom s'il te plaît ? »

Il le faut absolument. Si jamais il a un dossier, ce sera bien plus facile de le retrouver. Parfois, il est important de trouver les dossiers. Et là, plus que jamais. Tandis que le docteur Hagawa attends patiemment sa réponse, l'ambulance arrive enfin à destination, et, alors que le brancard s'apprête à être descendu, un bip assourdissant, et peu rassurant se fait retentir. Le cœur de Minoru vient de s'arrêter.

« Minami-sensei, faites lui un massage cardiaque pendant que l'on prépare les défibrilateur ! »
« Oui monsieur ! »

De ses deux mains agiles, la jeune femme presse la poitrine du jeune homme, ou plutôt de son corps.


« Attention, lancez. » 

Les premières décharges sont délivrées sur le corps du jeune homme, qui se redresse avec le choc. Le cœur ne repasse pas.

« On augmente. »

Deuxième tentative. Cette fois c'est la bonne. In extremis, le jeune se retrouve sorti des bras de la mort. Hagawa-sensei laisse le brancard passer, avant de faire sortir Nowaki. Il suit le brancard en courant, et termine sa course devant le bloc opératoire.

« Attend là, nous allons nous charger de lui, je sortirai un peu plus tard pour te donner des nouvelles. »

Il disparu dans l'entre-bâillement de la porte.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Ven 2 Jan - 15:02
La terre aurait pu s’arrêter de tourner, le monde s’ouvrir sous ses pieds, la troisième guerre mondiale s’engager, ou une bombe atomique exploser juste à côté de lui, Nowaki n’aurait pas bougé. C’est juste si les médecins avaient réussit à le faire lâcher son cousin tandis qu’ils essayaient de lui sauver la vie.


Pâle comme la mort, le jeune homme entendait les paroles des infirmiers qui l’entouraient, sans parvenir à leur accorder un quelconque sens, comme si une immense parois d’eau l’isolait du reste du monde. Comme si tout cela n’était qu’un rêve.
Ou plutôt un cauchemar.

Nowaki se força à se détendre et à respirer. Il était tellement tendu et raide qu’il n’arrivait pas laisser entrer l’air dans ses poumons. Laborieusement, il inspira, ne voulant pas donner d’avantage de travail aux docteurs qui avaient suffisamment à faire avec Minoru qui était entrain de mourir sur le brancard. C’est de sa faute si le sportif est dans cet état, ce n’était pas le moment de faire encore subir au boxeur les contre coup de son inutilité.


Les iris d’obsidienne du jeune homme de lâchait pas la silhouette de son cousin, son coeur battant tellement vite dans sa poitrine qu’il avait l’impression qu’il allait exploser, ne respirant que lorsque le masque de Minoru se remplissait de buée tandis qu’il expirait. Et lorsque quelques goulettes de sang virent si poser, le violoniste eu l’impression que son coeur allait s’arrêter.


Un infirmier s’approcha du jeune homme, et lui dit quelques mots qu’il ne parvint pas à comprendre clairement, devinant plus qu’il n’entendait les paroles, avant de sentir sa main sur son épaule. Il aurait eu envie de lui hurler d’aller s’occuper de son cousin au lieu de rester avec lui, que c’était bien plus important, mais il avait l’impression que le moindre de ses murmures ferait basculer l’état de son cousin.

Un tremblement fut osciller sa frêle silhouette, et le pianiste serra d’avantage ses mains blanches l’une contre l’autre pour le contenir. Il n’avait pas peur. Le sentiment qui imprégnait à présent le jeune japonais jusque dans la moindre de ses cellule était plus loin que ça. La peur était à côté de cela un doux sentiment auquel il s’abandonnerait volontiers, mais c’était de la terreur pur et simple qui courrait dans ses veines, tandis que ce qu’il n’avait pas même la force d’imaginer semblait prendre forme sous ses yeux. Essayant de faire refluer ce sentiment qui le tétanisait, le musicien réussi par miracle a articuler une réponse.

 « Takeda Minoru… » laissa-t-il échapper, tandis que ses ongles s’enfonçaient dans sa peau, ses prunelles onyx n’ayant pas lâché son cousin des yeux tandis qu’un bip retentissait…

 « Minoru ! » hurla intérieurement Nowaki, incapable de prononcer le moindre son, suppliant des yeux, et de toute son âme, son cousin de revenir parmi eux.

La première décharge reste sans résultat. Et tandis que le violoniste a l’impression qu’encore une fois, son coeur allait s’immobiliser pour l’éternité pour suivre son cousin, celui-ci vainquit la faucheuse pour revenir parmi eux.
Mais hélas, le quatrième année savait que la guerre était loin d’être achevée… Minoru avait réussit à emporter la première manche, et la suivant se jouait déjà: l’ambulance venait de s’immobiliser, et le brancard sur lequel le sportif était allongé en sortait rapidement pour être dirigé de toute urgence vers le bloc opératoire. Nowaki attendit à peine le signal de l’homme pour courir derrière le brancard, parcourant les couloirs de l’hôpital sans vraiment s’en rendre compte, ne s’arrêtant que devant les portes battantes qui menait vers une zone désinfecté où il se préparerait pour l’opération.


Le violoniste ne su jamais combien de temps il resta debout devant cette porte, la respiration irrégulière se calmant peu à peu, tandis que sa fréquence cardiaque reprenait un rythme plus normal. Cependant, chacun des battements de son coeur résonnait douloureusement dans sa poitrine.

Finalement, il se laissa tomber sur le sol, dos au mur qui faisait face à la porte du bloc’, refusant de le lâcher des yeux. Il ne su jamais comment, mais il réalisa soudainement qu’il devait prévenir quelqu’un que Minoru et lui étaient là. Sortant son téléphone portable, le jeune japonais se rendit compte qu’il n’avait pas le numéro de Fumiko. Changeant alors de plan, le jeune homme téléphona chez lui. Ce fut Satomi qui décrocha.

 « Allô ?

-Okâ…san… 
murmura-t-il, soudainement vidé de toute force, et prit d’une grand lassitude.

-Nowaki ? où es-tu ? Il ne t’es rien arrivé de grave ?

-Je vais bien. Je… je suis… à l’hôpital Matoya avec Minoru… il est au bloc opératoire… 
termina-t-il en sentant sa voix se briser. De l’autre côté du fil, la japonaise s’était tue, ne comprenant que trop nettement ce que ça sous entendait.

- On arrive !

-Attend !
s’exclama-t-il tandis qu’elle allait raccrocher, il me faut… le numéro de Fumiko…la prévenir…

-Dis lui de nous rejoindre. »
Lui somma-t-elle après avoir donner le numéro de sa soeur tandis que le jeune homme raccrochait.

Il fera les yeux et respira profondément, avant de fixer la porte face à lui quelques secondes pour se donner du courage. Le musicien prit alors une nouvelle fois le numéro, et composa les chiffres que sa mère venait de lui donner, collant l’appareil à son oreille tandis qu’il entendait la sonnerie retentir à l’autre bout du fil.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Sam 3 Jan - 23:01
Jamais le jeune homme n'avait courru aussi vite. Après avoir garé son scooteur devant l'hôpital Matoya, il s'était précipité à l'intérieur du bâtiment les nerfs à fleur de peau. Minoru, le garçon qu'il considère comme un meilleur ami depuis sa tendre enfance c'était retrouver hospitalisé. Comment cela était-il arrivé ? Il n'en avait aucune idée car il venait de le découvrire. Il aurait pourtant dû être plus vigilant après l'épisode au gymnase. En effet, son ami était tombé et s'était senti très mal. Il l'avait emmené à l'infirmerie mais il pensait qu'il s'en était remis. Après quelques jours d'absence dans leur dortoir, Enzo avait compris que quelque chose cloché et il avait trouvé le moyen de savoir ce qui n'allait pas. Il lui avait fallu peu de temps avant de partir de chez lui. Il n'avait donné aucune explication à sa mère qui prépare le repas lorsqu'il était sorti si précipitamment de chez lui et il avait senti son portable vibré depuis qu'il était parti. Il ne prit pas le temps de répondre.
Une fois à l'intérieur de l'hôpital, cette odeur de propre et de médicament lui fit tourner la tête. Il avait cette sensation étrange, comme si le monde autour de lui avancer plus rapidement mais que son cerveau était engourdi et qu'il ne pouvait pas aller aussi vite qu'eux. C'était très frustrant. Il se dirigea vers l'accueil en zigzagan entre les médecins, les internes et les patients. Il y avait une femme assise qui regarder des papiers. Elle était rousse, un peu enrobé et devait avoir une quarantaine d'années. Ce qui frappa le plus Enzo fut ces yeux gris clair presque blancs qui lui rappelaient ceux d'un mort. Elle était maquillée avec un eye liner bleu électrique qui ne lui allait pas du tout et sous sa veste de travail blanche on pouvait voir un pull rose. Cette femme était haute en couleur ce qui contrastait avec la blancheur livide de l'hôpital.



"Je veux savoir où est Minoru Takeda." dit-il essoufflé sans même la saluer.

La femme ne se donna pas la peine de lever la tête de ses papiers et pritquelques minutes (bien trop longues selon Enzo) pour lui répondre. Elle regarda ses papiers et sembla trouver une réponse.

"Vous êtes de la famille ?" demanda-t-elle.

"Oui." menti spontanément Enzo en devinant que s'il n'était pas de la famille il ne pourrait pas le voir.

La femme leva enfin la tête et leva un sourcil d'un air de dire "Tu te fou de ma gueule.".". En effet, l'américain ne ressemblait en rien à un Japonais. Elle avait donc dû deviner qu'il n'était pas de la famille Takeda.

"Je suis son frère adoptif."Ajouta-t-il.

Il était bien trop sur les nerfs pour se maitriser et donc pour réussir à être crédible. Tout ce qu'il voulait c'était voir son ami et savoir ce qu'il avait.

"Papier d'identité s'il vous plaît." demanda la dame. Le voyant lever les yeux au ciel elle ajouta." Les amis peuvent attendre sur les sièges juste là."

Le sportif avait presque envie de lui sauter dessus et tirer sur ses cheveux roux. Il avait envie de renverser tout ce qu'il y avait sur sa table et déchiré ses papiers mais se contenta de la regarder d'un air mauvais et s'assoir un peu plus loin. Ce n'était pas de sa faute à elle, mais le garçon était bien trop contrarié pour s'en rendre compte.



Il s'affala sur une chaise blanche en plastique ignorant les pleures d'un enfant assit à côté de lui ou encore les reniflements incessants de la dameassise derrière lui.
Ne sachant que faire il décida de répondre à son portable qui n'avait pas cessé de vibrer dans sa poche.

"Quoi ?!"lâcha-t-il froidement se doutant bien qu'il s'agitait de sa mère et que si ce n'était pas le cas il s'en fichait.

"Enzo ? tout va bien ? Que ce passe-il ? Pourquoi es-tu partit comme ça ?" Demanda-t-elle inquiète.

L'adolescent lui en voulait. Il ne savait pas pourquoi mais il l'a blâmé de ne pas être au courant. De ne pas être là. De l'appeler. De ne pas être une putain de médium qui devinait tout pour qu'il n'est pas à lui expliquer.
C'était injuste, mais il n'en avait rien à faire.

"Minoru est à l'hôpital et c'est débile ne veulent pas me laisser le voir." siffla le garçon entre ses dents.

"Oh Enzo, je suis désolé, mais il faut que tu comprennes qu'ils font leur métier et qu'ils ne peuvent pas..." commença sa mère.

"Ouais ouais." dit-il avant de lui raccrocher au nez.



Comme toujours, elle ne trouver pas les mots pour le réconforter. Il ne lui avait pas vraiment laissé le temps non plus d'argumenter, mais tout ce qu'il aurait eu besoin d'entendre aurait été"C'est des crétins, j'arrive tout de suite pour t'aider." mais il savait bien que sa mère n'avait pas le même caractère que lui et qu'a sa place elle aurait souri bêtement à la dame de l'accueil et l'aurait remercié pour le peu d'information qu'elle lui aurait donné. Il n'était pas comme ça et il ne voulait pas l'être. Il voulait voir Minou et trouverait un moyen d'en savoir plus sur ce qui lui arriver. Il regarda avec dégout la dame rousse qui le fixé et celle-ci baissa les yeux. Il en profita pour se lever doucement et partir à la rechercher de son ami.

C'était sans doute inutile. Il y avait des centaines de chambres et il y avait que chances de chance qu'il ne le trouve pas mais il se sentirait mieux s'il faisait quelque chose.

"Allez tocard, tiens le coup." pensa Enzo
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Sam 3 Jan - 23:29
Cela faisait déjà quelques minutes que Minoru était en salle d'opération. Il fallait avouer que les médecins n'avaient plus vraiment d'espoir quant à son cas qui semblait être perdu. Hagawa-sensei avait été sommé de partir à la recherche du dossier de Minoru, ce qu'il avait rapidement fait. 



Fumiko décrocha le téléphone, blasée qu'on l'appelle à cette heure-ci. Ne connaissant pas le numéro, elle prit tout de même le soin de s'éclaircir la voix, et de répondre de sa voix mielleuse.

« Oui Allô ? » 



Après quelques minutes de recherches dans la base de donnée de l'hôpital, Hagawa-sensei trouva le dossier de Minoru qui était plutôt chargé. Son regard s'assombrit lorsqu'il tomba sur le mal qui le hantait. Anévrisme cérébrale. Même si le jeune homme s'en sortait, il garderait des séquelles. Il imprima les feuilles, reparti de plus belle avant de voir un jeune homme errer dans les couloirs. Arf, ce n'était pas le moment, mais il se devait de s'arrêter, avec son statut de médecin-psychologue. Il lui demande ce qu'il cherchait, et quand il entendit le nom du patient, il lui dit de le suivre. Les deux individus traversèrent donc l'hôpital en courant, afin de rejoindre le bloc opératoire, où il arrêta le jeune homme, lui montrant d'un signe de la tête, le deuxième visiteur. Il le prévint qu'il n'allait pas tarder à venir les tenir informer de l'état du jeune homme, tandis qu'il rentrait de nouveau dans le bloc, prenant le soin de laisser les feuilles dans le sas, et de se changer.

« Sensei, j'ai trouvé. Takeda Minoru, âge dix huit ans, groupe sanguin A plus. Il est atteint d'un anévrisme cérébrale important et nécessite une intervention de toute urgence. Il a donné son consentement uniquement si il était sur le point de mourir, cependant, nous n'avons pas celui de son tuteur. »

Le jeune était maintenu en vie tant bien que mal par l'équipe de soin, alors que le médecin s'arrêta.

« On opère quand même. » lâcha le médecin en anesthésiant Minoru, même si il savait le risque que le jeune homme n'ouvre jamais les yeux.

Hagawa-sensei sortit du bloc opératoire pour aller discuter avec les deux garçons qui attendaient devant, assis contre un mur.

« Takeda-kun souffre d'un anévrisme cérébrale sévère, commença-t-il à expliquer, en s'accroupissant devant les deux garçons. Il est déjà venu à l'hôpital il y a une semaine, et il a apprit qu'il y n'y avait que vingt pour cent de chance qu'il n'y reste pas, alors il a refusé de se faire opérer. Il lui restait normalement un mois à vivre, mais il semblerait qu'il ai connu trop d'agitation, et que cela ait raccourcit son temps de vie. C'est une longue opération, qui va durer une demie douzaine d'heures.»

Il s'apprêtait à recevoir toutes les injures, tous les coups que pourraient lui administrer les deux jeunes pour se détendre. Mais il ne pouvait pas leur cacher la vérité.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Dim 4 Jan - 17:24
Sans ses vêtements et ses mèches de jais, le jeune homme assit par terre aurait pu se confondre avec le mur blanc javel, tel un caméléon dans la foret amazonienne. Déjà naturellement aussi pâle que le marbre, le stress et les émotions de la soirée avait fait perdre à sa peau les dernières nuances de couleurs qu’on aurait pu y discerner.

Les doigts de sa main gauche cramponnés au combiné, comme à une voué de sauvetage qui pourrait le sortir de ce cauchemar où Minoru et lui étaient entrainés, qui lui semblait bien trop réel à son goût, ceux de sa main droite s’enfonçant dans le tissu sombre de son jeans, pas même capable de pianoter une quelconque mélodie comme il le faisait d’habitude sans même y penser, agaçant parfois les gens qui l’entourait à force.


Mais la tête de Nowaki était vide. Comme si un gouffre sans fin s’était ouvert dans son esprit lorsqu’il avait vu son cousin auquel il tenait tant, tomber sur le ring de l’arène illégale, et dans lequel toutes ses pensées sans exception étaient précipités. Éparpillant les idées en fragment éparses, que son âme pleine d’une lassitude incrédule ne parvenait à rassembler qu’avec difficulté.


Le violoniste prit une profonde inspiration tandis que des fragments d’informations qu’il devait dire à sa tante montait dans sa gorge sans le moindre sens ni le moindre ordre. Prenant encore quelques seconde pour formuler quelque chose d’un minimum cohérent, il prit finalement la parole d’une voix hachée et hésitante. Si le jeune japonais parlait peu, ce n’était  en aucun cas par timidité, si bien qu’il prenait généralement la parole d’une voix froide, mais sûre. Neutre, mais maitrisée. Néanmoins, il n’y avait plus aucune grâce de ces caractéristiques lorsqu’il s’adressa à Fumiko.

 « Obâchan… c’est Nowaki, murmura-t-il, avant de reprendre, oubliant les formules de  politesse qui auraient du le faire s’excuser de la déranger à une heure si tardive, mais perdu comme il l’était à cet instant, assit sur le linoléum de l’hôpital, n’ayant même plus la force de se tenir debout, il passa directement à ce qui était important. Ses iris onyx perdu dans la contemplation de la porte, il ne réalisa pas que le médecin était revenu, accompagné d’un jeun occidental de son âge. Je suis à … l’hôpital, et Minoru est au bloc… au bloc opératoire, et on ne sait pas vraim… »


Il ne termina pas sa phrase. Cette fois, ses prunelles sombre avait perçu le déplacement du médecin qui s’était présenté comme « Hagawa-sensei » qui venait vers eux. Le téléphone toujours dans la main, le jeune homme se releva en s’aidant du mur, quelques bribes de politesses encore présente en lui, détaillant rapidement le jeune homme arrivé un peu plus tôt. Il n’arrivait pas à le reconnaitre, mais il savait pertinemment qu’il ne pouvait se fier à sa mémoire pour ce genre de chose, surtout dans un moment comme celui-ci.

« Takeda-kun souffre d'un anévrisme cérébrale sévère. Il est déjà venu à l'hôpital il y a une semaine, et il a apprit qu'il y n'y avait que vingt pour cent de chance qu'il n'y reste pas, alors il a refusé de se faire opérer. Il lui restait normalement un mois à vivre, mais il semblerait qu'il ai connu trop d'agitation, et que cela ait raccourcit son temps de vie. C'est une longue opération, qui va durer une demie douzaine d'heures.»

Silence. Vide et silence.
Si Nowaki avait été une machine, il serait immédiatement tombé hors service. Tous dans son corps semblait s’être arrêter alors que la sentence des mots du médecin tombait, et que les mots qu’il venait de prononcer se multipliaient à l’infini dans sa tête, comme si elles résonnaient dans sa boite crânienne aussi vide que son esprit, faisant écho à chaque fois.

Il lui restait un mois à vivre. Un mois. Trente jours. Sept-cent-vingt heures. Quarante trois mille deux cents minutes. Deux million cinq cent quatre-vingt douze mille secondes…
Comment pouvait-il lui rester aussi peu de temps ? Comment Minoru aurait il pu être malade à ce point ? Minoru ! C’était tout bonnement impossible. Impossible. Impossible.
Ça ne pouvait pas être vrai. Tout cela n’était qu’un horrible cauchemar. Un rêve affreux. Une blague des démons des enfers.
Ça ne pouvait pas être réel…


Mais la voix sortant de son téléphone qu’il tenait au bout de son bras ballant le fit revenir à la réalité. Son cousin était dans le bloc opératoire, juste en face de lui, et luttait à chaque seconde pour rester en vie, aidé des chirurgien qui faisait tout leur possible.

Il avait eu l’impression que la douleur des sentiments qui l’habitaient n’auraient pu être plus forte, et que le stress, l’anxiété et la terreur n’auraient pu croitre d’avantage. Nowaki se rendit compte qu’il avait eu tord quand une douleur sans nom l’envahit tout entier, lui broyant l’âme, le coeur et l’esprit d’une même vague…

Ses doigts s’ouvrirent, laissant tomber le téléphone à terre, tandis que ses lèvre s’écartaient pour laisser passer un cri qui mourut avant d’être formé. Poignardé par la souffrance, trop intense pour être exprimé.
Et, de ses yeux d’encres, qui fixaient le médecin douloureusement, une perle de sel roula sur son visage, tançant sa route humide sur sa joue, puis sur son menton, avant de s’écraser sur le sol.
Il n’y a rien de plus cruel que la réalité.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Mer 7 Jan - 13:36
Alors qu'il errait tel un fantôme dans les couloirs de l'hôpital, Enzo entendit quelqu'un à prononcer le prénom de Minoru. Il se stoppa instantanément et observa le garçon qui avait évoqué son ami. C'était un Japonais qui lui semblait familier. Son cousin peut-être ? Il ne l'avait jamais rencontré mais c'était probablement lui. Il parlait au téléphone et même si cela était impoli, le boxer écouta sa conversation pour avoir plus d'informations sur l'état de santé de son ami d'enfance. Bloc opératoire. Voilà tout ce qu'il put retenir. Il n'était pas un spécialiste mais il n'était pas stupide non plus. C'était grave. Très grave.


Il laissa son corps se coller mollement à un mur et ses jambes le lâchèrent soudainement, de sorte que son dos glissa lentement contre la paroi lisse et froide.
Jamais il n'avait été aussi immobile et effrayé, a par la fois où son père était partis. Ce jour-là le vide avait fait une place dans son cœur et rien n'avait pu le combler. Aujourd'hui, un second trou s'immisça au sein de sa poitrine. 


Un médecin arriva et il se leva automatiquement, sans que son cerveau n'ait le temps de donner d'ordre à ses jambes. Il n'avait jamais écouté quelqu'un d'aussi attentivement.
Il fut d'autant plus choqué par la situation en apprenant que Minorou était au courant de son état de santé. Un mois à vivre ? Et ça s'était aggravé ? Son estomac pesa lourd et s'il n'était pas aussi sonné il en aurait vomi. 


"Vous allez la réussir ?" demanda brusquement Enzo. "Vous allez pouvoir l'opéré ?" 


En voyant le médecin, il se doutait bien que la situation était grave, mais il avait eu besoin de demander. L'opération durerait longtemps mais il ne comptait pas partir de cet hôpital avant de savoir comment irait son ami. Tant pis il raterait des cours, c'était tellement futile comparé à tout ce qu'il était capable de ressentir.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Mer 7 Jan - 17:48
Le nom d'Obâchan retentit dans la tête de Fumiko. Comment devait-elle réagir face à son neveu ? Allait-il lui parler de ce connard de Minoru qu'elle ne pouvait plus voir tant il avait ruiné sa vie. Lorsqu'elle voulu lui dire qu'elle ne pouvait pas parler puisqu'elle allait recevoir du monde, il lui annonça que Minoru était à l'hôpital, une étincelle traversa ses yeux. Et une pensée que les mères ne devraient avoir brilla dans son esprit. Mais ce qui lui infligea le coup de grâce dans sa contemplation d'une vie sans enfants, ce fut les mots que prononcèrent le médecin. Il n'avait que quatre vingt pour cent de chance de s'en sortir, vraiment ?! 

« VRAIMENT ?! » Le ton de sa voix plutôt joyeux dénotait largement de comment se sentait Fumiko.

Si haïr son enfant au point de souhaiter sa mort avait été un crime, Fumiko aurait prit perpétuité depuis belles lurettes. Et si elle avait toujours été tiraillée par Minoru, c'était parce que ce dernier lui rappelait bien trop son mari, au point qu'elle en soit devenu une personne bien plus odieuse qu'avant, bien que ce fut quelque chose qui avait été démontré comme impossible.. Demandez simplement à Satori l'enfer que sa sœur lui avait fait vivre. Pourtant, la cadette de Fumiko avait toujours été bien aimable pour continuer à accueillir son aînée, cette dernière faisant seulement mine d'avoir changer, pour montrer son plus beau visage. Elle était bonne, n'est-ce pas ? En tant que comédienne. Puisque, aujourd'hui, même Nowaki tombait dans le panneau, se faisant littéralement avoir par le masque de manipulatrice de sa tante qui jubilait derrière le combiné. Lorsqu'elle entendit un lourd retentissement à l'autre bout du fil, elle préféra raccroché, avant de lâcher un grand « Yes », et d'appeler ses amies pour fêter cela... La monstruosité de l'homme atteignait son paroxysme aux bras ouverts de Fumiko, qui l'enlaçait éternellement.




De l'autre côté du combiné, l'ambiance était bien moins festive, et si pour certain, la quasi-certitude de la mort de Minoru était quelque chose qui se fêtait, pour d'autre, c'était plutôt quelque chose qui prenait des allures de cauchemar. Hagawa-sensei se senti réellement mal à l'aise lorsqu'une petite larme coula sur la joue de son interlocuteur. Le second quant à lui l'interpella de façon virulente, mais Hagawa-sensei ne pouvait vraiment lui répondre.

« Ils vont l'opérer, mais nous ne pouvons garantir la réussite de cette opération. Quoi qu'il en soit, il en sortira avec des séquelles. Si vous connaissez des gens qui sont proches de lui, appelez-les, ce sera peut-être la dernière fois qu'ils pourront passer du temps avec lui.. »

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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Jeu 8 Jan - 18:30
Si on lui avait demandé combien de temps il était resté immobile, à fixer le chirurgien en pyjama de bloc, sans pouvoir prononcer un seul mot, ni même avoir une pensée cohérente, Nowaki aurait répondu une heure. Si on pouvait rester une heure sans respirer.
En réalité, cet instant avait dû durer une minute tout au plus avant que le jeune violoniste ne se souvienne qu’il était vital pour un être humain de respirer, et si possible régulièrement. Dans sa poitrine, il entendait les battements irréguliers de son coeur, et une étrange pensée lui disant que si ça continuait ainsi, il ne survivrait pas à cette soirée.

Prenant une seconde inspiration, le musicien prit sur lui pour lutter contre ses muscles qui ne semblaient avoir qu’une envie: se relâcher brusquement, laissant son corps dans le même étant que son esprit: à l’état de vague pantin. Si il parvint à rester debout, sa posture était cependant aussi instable que si il marchait sur un fil, et il tremblait de tous ses membres.

 « M-M… » commença-t-il avant de s’arrêter, sa voix et son corps entier tremblant bien trop fortement pour qu’il puisse achever sa phrase. Il ouvrit la bouche pour essayer de prononcer une autre phrase, mais ses dents se mirent à claquer violemment l’une contre l’autre.

Le jeune nippon n’avait pas pris le temps d’enlever son manteau depuis qu’il était dans l’enceinte de l’hôpital. Et malgré le chauffage important émit par les radiateurs, le jeune homme n’avait pas eu le temps d’avoir chaud, trop choqué, et trop occupé à essayer de ne pas perdre complètement pied dans l’océan de sentiment qui l’envahissait, à cause de la présence de son cousin dans ce lieu, mais également à cause des émotions de la soirée qui remontaient et prenaient peu à peu de l’importance dans sa tête.

Mais là, malgré le chauffage du bâtiment, et son manteau au-dessous duquel il avait encore au moins un pull, Nowaki tremblait de froid, à tel point qu’il tenta sans grand résultat de se réchauffer en se frottant les bras avec ses mains. Essayant de calmer les frissons de sa mâchoire sans pourtant y parvenir.
Un froid pareil… était-ce le souffle de la mort qui soufflait dans les couloirs de l’hôpital, venait faucher les âmes qui devaient partir ce jour ? Minoru en faisait-il partie ?

Si le pianiste avait été en mesure de parler, il aurait hurlé de toutes ses forces dans les couloirs, dans la tentative inutile d’éloigner cette intemporelle faucheuse de son cousin.

« Ils vont l'opérer, mais nous ne pouvons garantir la réussite de cette opération. Quoi qu'il en soit, il en sortira avec des séquelles. Si vous connaissez des gens qui sont proches de lui, appelez-les, ce sera peut-être la dernière fois qu'ils pourront passer du temps avec lui.. »

Nowaki eut l’impression qu’un gouffre s’ouvrait de nouveau sous ses pieds, et qu’il allait y tomber une fois de plus. Mais il n’en avait pas le temps. Il ne pouvait pas penser à la douleur qui lui lacérait le ventre, et la tête. Il ne devait pas penser à lui. Juste à Minoru. Uniquement à Minoru.

Se plantant les ongles dans la cuisse pour qu’une douleur physique le tire du vertige où la souffrance de la nouvelle l’avait plongé, il se pencha pour ramasser son téléphone qu’il avait fait tomber un peu plus tôt. La conversation avait été coupé. Il allait devoir rappeler…
Il s’interrogea rapidement. Sa mère et Juliet n’allaient pas tarder, bien que la seconde n’ait rien dit, le jeune musicien savait qu’elle serait là. Et pour le reste… Nowaki devait bien avouer qu’il ne connaissait pas vraiment les amis de son cousin. Il se maudit mentalement, d’être aussi peu curieux et intéressé par les autres. Il aurait dû faire un effort pour son cousin  !

Son regard d’obsidienne se posa sur l’occidental à côté de lui, qui avait réagit aux paroles du médecin, mais le nippon aurait été parfaitement incapable de se souvenir de ses paroles. C’était vraisemblablement un des amis de Minoru… et il connaissait possiblement plus de ses amis que lui.

 « Si…. tu connais… certain de ses…. de ses amis, tu p…peux prendre mon téléphone… J’ai juste un appel… à passer… » balbutia-t-il, le tutoyant par réflexe tant il était perturbé, butant sur chacun de ses mots, en lui montrant l’appareil, avant de composer à nouveau le numéro que lui avait donné sa mère un peu plus tôt.

Tendu, le jeune homme était prêt à réciter ce que le médecin venait de dire, à sa tante, s’excusant auparavant d’avoir laissé la communication se couper, pour qu’elle vienne voir son cousin. Ignorant parfaitement que c’était elle qui avait raccroché…
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Jeu 8 Jan - 19:41
Les paroles de l'homme à la blouse blanche raisonnèrent dans le crâne du sportif tel un écho dans une grotte. Il avait l'impression que quelqu'un l'avait frappé à la tête tellement il avait mal et en même temps il avait l'étrange impression de ne rien ressentir. Cette sensation contradictoire lui retournait l'estomac. Même en faisant vingt fois un grand huit d'affiler il ne se serait pas senti aussi mal. Il se pencha en avant, posa les mains sur ses genoux de la même manière qu'un coureur de marathon lorsqu'ilsétaient la ligne d'arrivée. Il pensait qu'avec cette position il pourrait mieux respirer mais ce n'était pas le cas.

La franchise du médecin l'avait étonné et même si en temps normal il aurait apprécié cette qualité, tout ce qu'il avait envie d'entendre pour l'instant c'était des paroles réconfortantes et pas ce discours dénué d'espoir. Son ami avait-il de si peut de chance de s'en sortir ? Ce n'était pas possible ! Il y a une semaine encore ils plaisantaient tous les deux. Comment aurait-il pu se savoir si souffrant et le regarder dans les yeux sans trahir sa peur ? Enzo ne voulait pas le croire. Enzo voulait tout nier en bloc. Pourtant c'était bien Enzo qui était là, immobile dans ce couloir à l'odeur de désinfectant. Il en vouluà Minoru. Il était tellement énervé contre lui, et en même temps il savait qu'il perdait son temps. Trop de sentiments émergés en lui pour qu'il n'y trouve la place à ajouter la colère.
Pour l'instant, la peur avait anesthésié son cerveau.



Prévenir ses amis . Il n'en connaissait aucun. En avait-il seulement ? Minoru n'était pas le garçon le plus bavard du monde. Ni le plus attentionné. Encore moins le plus attachant. Pourtant, il était hors de question qu'il ne survive pas à son opération. Il ne l'avait pas vu pendant deux ans, et maintenant qu'ils s'étaient retrouvé il ne comptait pas lâcher son ami d'enfance !

Laissant le cousin(?) de Minoru prévenir certaines personnes, Enzo se rassit contre le mur et attrapa son téléphone. À qui pouvait-il bien parler ? Il réalisa soudain que dans une situation pareil, la personne avec qui il avait le plus envie de parler était aussi la personne qui se trouver entre la vie et la mort. Il n'avait pas encore de véritable ami àMiyusaki et ses copains d'Amérique ne conaisait pas Minoru. Il n'aimait pas communiquer avec sa mère non plus. Il n'avait personne à qui se confiait.
Il envoya tout de même un rapide message à sa mère: "Toujours à l'hôpital. Je vais y rester un moment. Ne m'attends pas."



Le jeune homme n'avait pas d'argent sur lui et n'avait pas mangé mais son estomac était bien trop contracté pour qu'il ne puise pas avalé quoique se soit. Il resta là, assit par terre telle une âme en peine, à se souvenir des bons moments qu'il avait pu passer avec Minoru. Les larmes lui montèrent aux yeux mais il les chassa rapidement d'un revers de main avant qu'elles n'eurent le temps de rouler le long de ses joues.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Ven 16 Jan - 20:59
 Fumiko souffla quand elle vit que Nowaki rappelait, elle refusa l'appel et le contacta par un sms.
De : Fumiko.
A : Nowaki.

Ne m'appelle plus. Minoru ferait mieux de crever. J'en ai marre de jouer les mères modèle avec un enfant pareil. Il m'a pourrit la vie. Ôba-chan n'est qu'une vilaine garce.

-----------------------------------------END-----------------------------------------

[Elipse temporelle, Nowaki tu peux cependant répondre ou réagir au sms de Fumiko.]

Une heure venait déjà de passer, et l'état de Minoru était toujours instable. Le médecin soutenait pourtant qu'il s'agissait d'un miracle que le jeune homme n'est toujours pas rendu l'âme, malgré son état sévère. Il devenait plus confiant au fil des minutes, tandis qu'il continuait d'opérer Minoru avec un réel sang froid. Cependant, on savait que son état était grave, et rien n'excluait une rechute du jeune homme qui avait déjà connu la mort une demie dizaine de fois durant la première demie-heure, ce qui laissait le médecin perplexe.


Hagawa-sensei fut prié de sortir, pour trouver un adulte, et convoquer dans son bureau la famille du jeune garçon. Sortant du bloc opératoire, il s'inclina face aux personnes présentes, les invitant à le suivre.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Mar 27 Jan - 14:33
Je ne savais pas ce qu'il se passait. Et à vrai dire, je ne savais pas si oui ou non j'avais envie de le savoir. Quelques minutes plus tôt, maman m'avait réveillée. Elle ne m'avait rien expliquée, trop précipitée et bouleversée pour dire quoi que ce soit. Ou peut être ne voulait-elle pas que je m'inquiète, je ne savais pas. Quoiqu'il en soit, j'avais été réveillée en plein milieu de la nuit, forcée à m'habiller pour une raison obscure, et emmenée dans la voiture de mon père. Je ne savais pas non plus où on allait. Et quelque chose en moi me disait qu'il ne valait mieux pas que je sache. Quoiqu'il en soit, le silence régnait et la tension semblait à son comble. Mon père conduisait tandis que ma mère se triturait les mains, anxieuse. Quelque chose de grave s'était passé, il n'en faisait plus aucun doute. Nous roulions dans la pénombre, quelques phares venant parfois m'éblouir et m'étourdir, mon cerveau encore à moitié dans la brume des doux rêves. Mais je n'arrivais pas à me rendormir. Je ne pouvais tout simplement pas. Si mon esprit n'assimilait pas encore toute la situation, mon corps, lui, était tendu à l’extrême. Comme s'il savait ce qu'il s'était passé. Comme s'il connaissait le drame qui avait lieu en ce moment même. 

Mes paupières étaient lourdes et ne semblaient pas vouloir rester ouvertes, mais mon cœur battait à toute allure tandis que ma respiration peinait à rester normale. Savoir me ferait mal, mais il fallait que je sache. L'ignorance était certes plus douce, mais ce n'était qu'un leurre, un entre deux avant l'horreur du savoir. Tout ce que mon cerveau assimilait, c'était que mon frère n'était pas là. Pourquoi ? Qu'elle heure était-il ? Il était sorti ? Était-ce lui la cause de ce remue ménage ?! Lui était-il arrivé quelque chose ? Me redressant d'un coup, pleinement réveillée et les yeux ronds comme des billes, horrifiée, mes mains se mirent à trembler tandis que j'essayais de démêler le vrai de la fiction. Nowaki était absent.

"Papa, maman... Où... Où est Nowa... ?"


Ma gorge était sèche, le son qui en sortait était rauque. Je voulais savoir, et en même temps je ne voulais pas. Pourtant, quand la réponse se fit sentir, j'eu une telle bouffée de soulagement que je fus heureuse d'avoir posé la question.

"Il va bien ma chérie, ne t'en fait pas, il est déjà sur place."


N'écoutant qu'à moitié la réponse, je retenais juste que mon frère allait bien. Ça me suffisait. Mes muscles se relâchèrent, mon cœur se calma. Tout semblait revenir à la normale. Je fermais de nouveau mes paupières, prête à retomber dans les bras de Morphée lorsque la voiture s'arrêta. Nous étions arrivé à destination. Je sortais de la voiture à la suite de mes parents et les suivait d'un pas automatique, entrant dans la bâtisse qui nous faisait face. Ce ne fut qu'une fois à l'intérieur et devant l’hôtesse d'accueil que je compris où nous nous trouvions. L'hôpital. Pourquoi ?! La question faisait écho dans ma tête jusqu'à me faire mal et je me sentais comme partir en arrière. M'enfonçais dans le sol ou je rêvais ? Ma tête me faisait mal, tout tanguait autour de moi. Et alors que je ne savais pas ce qu'il se passait, la phrase fatidique de mon père s'éleva dans l'air.

"Notre neveu, Minoru Takeda a été emmené plus tôt dans le bloc opératoire. Pourriez-vous nous dire où il se trouve ?"


Tous ces symptômes étranges se stoppèrent d'un coup. Tout s'arrêta autour de moi à vrai dire. Comme si l'horloge qui contrôlait le temps qui s'écoulait dans le monde s'était brisée, laissant la terre dans un état d'arrêt. Je ne voyais plus le hall d'entrée de l'hôpital. Devant moi, il n'y avait qu'une tombe. Une tombe que je n'aurais jamais voulu voir de toute mon existence. Parce que le corps qu'elle abritait n’avait sa place que parmi les vivants. Une seule chose me ramena à la réalité, la voix de cette femme. Je n'avais pas entendu le départ, mais apparemment, il était pour l'instant encore en vie. Mes parents avaient une tête d'enterrement, plus livide que les murs blancs de cette bâtisse. Ils se fondaient au papier peint. Ce que je n'avais pas entendu était donc si grave ? La localisation du bloc fut enfin donnée, et sans savoir clairement où s'était, je m'élançais telle une furie à travers les couloirs tandis qu'une infirmière me criait qu'il était formellement interdit de courir. Mais je n'en avais que faire de ses jérémiades. Je voulais voir mon âme jumelle. Son regard, je voulais lire dans son âme. Je voulais le réconfort de ses bras. J'avais besoin de sa présence. 

Mes jambes étaient lourdes, comme si elles ne pouvaient plus porter mon corps. Ma respiration était entrecoupée, et chaque bouffée d'air m'arrachait la gorge. Je ne sentais plus mon cœur. A la place, il n'y avait que le néant. Un trou béant, comme si on me l'avait arraché. Arraché avec une seule phrase. Une vérité. Vérité que je n'étais pas prête à entendre. Étais-je seulement encore en vie ? Au détour de cet interminable couloir, la silhouette si familière de mon jumeau se dessina. Ou du moins, l'ombre de sa silhouette. Je savais que c'était lui, et pourtant, ce n'était pas lui. Son corps était là, mais pas son âme. Comme si la faucheuse qui s'était déplacée pour Minoru venait aussi aspirée l'âme de Nowaki. Horrifiée, je venais me jeter dans ses bras, bousculant un jeune dont je ne connaissais pas le nom au passage. Je le serrais de toute la force que possédait mes bras, une larme chaude coulant le long de ma joue et venant s'échouer dans son cou. 

"Je suis là Nowa, je suis là."


Qu'importe que la mort soit mon adversaire, je ne la laisserais pas gagné. Jamais, quoi qu'il m'en coûte. Mes pieds étaient à nouveau ancrés fermement dans le sol, le trou dans ma poitrine s'était refermé, mon regard ne se faisait plus vide mais décidé. Je sentais affluer une force indestructible en moi, force que l'on pourrait nommer courage, mais aussi protection et foi. J'avais foi en Minoru, et je ne le laisserais pas abandonner sa lutte. Tout comme je ne laisserais pas mon frère sombrer dans les ténèbres qui l'avait happée. Je n'avais aucun don en chirurgie ou que sais-je, et je ne pouvais pas entrer dans le bloc opératoire pour crier à mon cousin de se battre. Mais en étant là pour mon frère, en le serrant contre moi, j'avais l'impression de retenir son âme prisonnière dans son corps, ainsi que celle de Minoru, auquel elle semblait s'être liée ce soir. Alors je ne le lâcherais pas, pour rien au monde. Parce qu'en cet instant, l'abandon n'était même pas envisageable.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Jeu 29 Jan - 19:22
Dire que la nouvelle que lui avait apporter le médecin au sujet de la santé de Minoru l’avait anéanti aurait été un euphémisme. Si il n’avait pas entendu les battements de son propre cœur résonner dans sa tête, il aurait juré qu’il était mort lui aussi.
Nowaki ne se souvint jamais où il pu trouver la force d’essayer d’appeler sa tante, sans doute dans l’espoir de pouvoir aider, même de manière infime, son cousin qui se battait contre la mort. A quelques mètres de lui seulement, mais pourtant, plus loin que n’importe quel humain.
Le son caractéristique d’un appareil que l’on raccroche, rapidement suivit de celui signalant l’arrivée d’un message, tira le violoniste de ses pensées. Et comme si la masse de son corps s’était retrouvée multipliée par dix, il leva lentement l’appareil face à son visage afin de lire ce que l’on venait de lui envoyer.
Il n’aurait pas du.


Le peu de force qu’il lui restait s’évanouit, et le téléphone tomba sur le sol tandis que le japonais vacilla légèrement, manquant de tomber par terre. L’idée de faire quelque chose pour son cousin avait été la seule chose qui le forçait de rester connecté à la réalité. De ne pas sombrer dans la confusion et le désespoir sans fin dans lequel cette horrible soirée l’entrainait.
Les images de cette arène de l’ombre sur lequel le boxeur combattait restaient imprimées dans sa mémoire au fer rouge. Surtout le dernier contre cette montagne humaine. Mais l’impression que tout cela aurait pu être bien pire si il n’était pas venu lui parvenait presque à lui faire accepter. A cet instant, le musicien serait volontiers monter sur le ring face à la Tornade dans un combat à mort, pour qu’on lui annonce que son cousin soit hors de danger.

Il avait l’impression qu’un vide immense s’étendait en lui, partant de son cœur pour finalement engloutir tout son corps. Il était devenu trop lourd. Et son esprit aussi. Nowaki avait tellement mal, qu’il aurait voulu hurler si cette souffrance ne lui écrasait également pas la gorge. Tout avait disparut, et le visage de son cousin n’était plus qu’une ombre flou dans cette douleur sans nom qui lui broyait la tête, le corps, le cœur et l’âme tout entière.
Le pianiste se mit à trembler à nouveau. De peur. De froid. Et une nouvelle fois, le jeune nippon se demanda si ce n’était pas le parfum glacial de la Faucheuse qui remontait le long de son échine.
« Je deviens fou. » Fut la seule pensée cohérente qu’il pu émettre, tandis qu’il laissait ses paupières tomber devant ses iris obsidienne. Il ne voulait plus voir ce couloir trop blanc. Il ne voulait plus voir cette porte derrière laquelle Minoru était allongé depuis…
Peut être allait-il mourir lui aussi ?


Soudain, deux bras vifs et doux l’enserrent, et le jeune homme ouvrit lentement les yeux. Persuadé d’être arrivé au paradis, et que c’était la caresse d’un ange.
Il n’avait qu’à moitié raison. Il était loin du paradis dans cet hôpital, mais c’était bien son ange qu’il tenait contre lui. Son ange qui le tirait de cette torpeur trop douce et trop suave pour le ramener à la vie. Se laissant imprégner par la chaleur de sa jumelle, il leva doucement les bras pour la serrer contre elle. Fort. Comme on sert la seule chose qui nous permet de rester en vie.
Il ne prononça pas un mot, son envie de crier s’était envolée. Apaisée par la présence de Juliet contre lui. Il n’était plus seul.

Refusant de la lâcher, il la laissa néanmoins se dégager, glissant ses doigts autour de sa main qu’il emprisonna avec une délicatesse fébrile, tandis qu’il suivait ses parent et Hagawa-Senseï vers le bureau de ce dernier.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Mar 24 Fév - 15:41
[ELIPSE TEMPORELLE.]

Après quelques minutes à discuter avec la famille du jeune homme, Hagawa-Sensei était retourné au bloc opératoire, pour les heures restantes. Si la pression fut énorme pour l'équipe soignante qui s'acharnait sur le sort de ce pauvre adolescent, la tension devait sûrement atteindre son paroxysme à l'extérieur, puisque le verdict ne tarderait pas à tomber. Malgré le fait que l'enfant s'accroche désespérément à la vie, de nombreuses complications étaient survenues, mettant un peu plus en danger son retour chez les vivants. Et même si le médecin en charge de ce cas n'en revenait pas de la résistance physique de son patient, il resta sceptique lorsqu'il fini définitivement l'opération. Il se redressa, et enleva ses gants, avant de retourner dans le sas, pour se dévêtir, prenant à ses côtés l'infirmier psychologue qui était en charge de la famille du jeune homme. On oubliait trop souvent l'état des personnes accompagnant les patients, cependant, l'hôpital Matoya était innovateur dans cette pratique. Un hôpital pilote, et cela semblait marcher, ne serait-ce que pour l'équipe soignante qui subissait une pression constante.

Minoru fut emmené dans une salle de soins intensifs, au bout du couloir, celle où un jeune homme ne devrait jamais mettre les pieds. La question venait même à se poser de savoir s'il devait être transféré dans l'unité des soins palliatifs du à son état complexe. Après quelques minutes de discussion, Hagawa-sensei sorti du sas. La famille de Minoru ayant eu l'interdiction de rejoindre le malade le temps de le brancher, et de lui administrer les derniers soins. Hagawa-sensei, le visage fermé leur demanda de le suivre dans son bureau, et une fois que tout le monde fut assit, il commença son discours.

« L'opération a été un succès, bien que le corps de Takeda-san n'aurait jamais du résister à un tel mal. Il y a eu de nombreuses complications du au fait de son anévrisme cérébrale plutôt poussé. Il est mort près d'une trentaine de fois, mais nos chirurgiens ont toujours réussit à le ranimer. Ce n'est peut-être pas le bon moment pour parler de ça, mais j'aurai besoin que vous signiez une décharge dans le cas où Takeda-san ne s'en sortirait pas. »

De son bureau, il sortit un papier qu'il tendit aux deux adultes, avec un stylo, puis, il reprit.

« Bien que l'opération ait été un succès, cela ne garanti pas le réveil de Takeda-san, bien au contraire. Il y a de fortes chances qu'il ne s'en sorte pas. La seule chose que vous pouvez faire, c'est de le supporter au maximum. Tentez de le stimuler en lui parlant, en le touchant, en prenant sa main par exemple. Ne vous montrez pas abattus. Une personne dans le coma sent et entend tout. La moindre tristesse qui s'installera dans votre cœur s'installera aussi en lui. Son pronostic vital est toujours engagé. Si Takeda-san ne se réveille pas dans un mois à compter de demain, vous pourrez le considérer comme mort cérébralement. Takeda-san était titulaire d'une carte de donneur. Cependant, nous avons besoin de votre consentement pour prélever ses organes si nous le déclarons mort cérébralement. »

Il prit ensuite une radio de la tête de Minoru, avant de l'accrocher sur le panneau lumineux derrière lui.

«Voici le cerveau de Takeda-san. La zone un peu plus foncée représente l'anévrisme en lui-même. Comme vous pouvez le voir, il était assez important. Malheureusement, dans l'opération, nous avons été obligé d'endommager une zone déterminante. En effet, elle permet aux informations du nerf optique d'être traitées. L'oeil gauche de Takeda-san ne fonctionne donc plus. Il reste une petite chance cependant, pour qu'il puisse être réhabilité grâce à une rééducation longue et douloureuse. Le problème majeur que cela pourrait poser à ce jeune homme est le fait qu'il ne pourra plus boxer. Il est également interdit au jeune homme de faire de trop gros efforts physiques. Un autre soucis se trouve être qu'il ne peut plus marcher sans assistance, que ce soit celle d'une personne, ou d'une canne anglaise. Ne vous inquiétez pas, c'est réversible. Il faudra juste le rééduquer pour qu'il puisse retrouver toute sa mobilité.
Je vous demande d'être très présent pour ce jeune homme. Il va avoir à passer des épreuves difficiles qui pourraient être le déclenchement d'une rechute si il n'est pas épaulé. Mais je ne doute pas de votre présence pour lui. Vous pouvez le rejoindre dès maintenant, je vais vous conduire à sa chambre, sauf si vous avez des questions. »

Après avoir répondu aux éventuelles questions, Hagawa-sensei se releva, et ouvrit la porte, laissant toutes les personnes passer devant lui, avant de les conduire jusqu'à la chambre de Minoru.

La pièce était pâle, et Minoru trônait comme un roi au centre de son royaume. Branché sous aide respiratoire, il semblait simplement endormi.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Jeu 26 Fév - 14:59
Enfouie dans les bras de ma moitié, la réalité ne se faisait que plus forte. Minoru se mourrait, et nous ne pouvions rien faire, si ce n'est qu'attendre le lourd verdict. L'ambiance était des plus macabres, et ces murs d'un blanc à donner mal au crane semblaient se rapprocher de moi de plus en plus, au point de m'étouffer. Allais-je devenir claustrophobe ? C'était possible. En tout cas, je manquais cruellement d'air, mes poumons peinant a fonctionner, oppressés par ce sentiment de malaise qui m'envahissait tout entière. J'étais à la limite de l'évanouissement, et pourtant, j'arrivais tant bien que mal à tenir debout. Grâce à sa présence. Grâce à son étreinte. Pour lui, tout simplement. Parce que je savais que si je m'écroulais, il suivrait sans doute. Et je ne voulais pas de ça. Surtout pas. Je tentais alors un faible sourire tandis que l'étreinte se terminait, en profitant pour sécher la larme qui avait traversée ma joue et était venue s'échouer dans mon cou. Nos mains s’entrelacèrent doucement, mais la poignée n'en était pas moins soudée. Nous nous mîmes à suivre le docteur ainsi que nos parents, avançant comme un cortège à un enterrement. La discussion fut brève, et nous furent de nouveau abandonné et livré à nous même. La seule solution était l'attente, mais elle était si insoutenable que je ne pouvais empêcher mes membres de trembler. J'aurais voulu sortir respirer un instant, mais de peur de rater une information capitale, mes jambes se refusaient à bouger. J'étais clouée sur place, tenant à peine debout, adossée contre le mur, tenant fermement mon jumeau dont je n'avais toujours pas lâché la main. J'en étais à vrai dire incapable. Parce que sans lui, ma force se serait transformée en poussière, anéantissant mon être ton entier. 

Le docteur sorti enfin de la salle opératoire et nous demanda une fois de plus de le suivre. Je ne voulais pas, j'avais trop peur de savoir. Et pourtant, j'avais envie de lui crier de se dépêcher de nous dire s'il était encore vivant. Si Minoru était des nôtres. Si je reverrais un jour son fameux sourire qu'il avait le tic de cacher derrière sa main ou son rire qui ressemblait plus à une toux qu'autre chose. Je voulais une réponse positive. J'étais prête à tout pour. Mais quoi que je fasse, la dure réalité ne changerait pas, et la réponse serait la même. J'attendais donc d'être assise pour pouvoir écouter le bilan de la situation. Je poussais sans m'en rendre compte un immense soupir de soulagement quand j'entendis que l'opération fut une réussite, imaginant déjà pouvoir serrer mon cousin dans mes bras dans les jours à venir. Mes les complications évoquées tempérèrent ma joie et la signature de la décharge la zappa totalement. Comment ça s'il ne s'en sortait pas ? Certes, il était "mort" trente fois, mais n'avaient-ils pas dit que l'opération était une réussite ?! 

Un goût acre et amer s'installa dans ma bouche tandis que je voyais mon père attraper le stylo et signer ce fichu bout de papier. Il n'était pas tiré d'affaire. Minoru était dans le coma, et ne se réveillerait apparemment probablement jamais. En quoi cela était-il une réussite dans ce cas ? Je voulais crier, mais mon corps ne me répondait pas. Nous devions attendre en souriant et riant pendant un mois, sachant pertinemment qu'il n'avait presque aucune chance de s'en sortir ? Contempler sa silhouette blanche comme la mort étendue dans un lit d’hôpital, en s'imaginant déjà que bientôt, c'est dans la morgue qu'il s'allongerait ?! Je refusais d'y croire, je refusais cette situation tout court. Et pourtant, que j'accepte ou non les faits, la réalité était belle et bien celle-ci. Un homme dans le coma, à l'article de la mort, qui ferait surement don de ses organes dans un mois. L'envie de vomir me prit, et mon corps tout entier se mit à trembler. Je n'écoutais pas les effets secondaires que pouvaient avoir l'opération. A quoi bon s'en plaindre pour l'instant ? Tout ce que je voulais, c'était qu'il vive. Le reste, on verrait plus tard. Il était de toute façon évident que je l'épaulerais. Mais à quoi cela servirait-il que je sois la pour lui si lui n'était plus parmi les vivants ? C'est avec peine que je me levais, resserrant d'autant plus la main de Nowaki, comme si sentir son contact pouvait m'aider à aller mieux. 

Le cortège se dirigea vers une chambre dont je ne pris même pas la peine de relever le numéro, fixant simplement la poignée avec insistance. Aurais-je la force d'ouvrir cette porte et de voir ce qu'il se trouvait de l'autre coté ? Il le fallait. Une main tremblante vint se poser sur la poignée, se resserrant tout autour tandis que je fermais les yeux et inspirais une grande bouffée d'air, ouvrant la porte doucement mais d'un seul coup, ne laissant pas au doute et à la peur le temps de s'installer. J'entrais donc la première dans cette chambre d'hôpital, noyée par la lumière du néon et la blancheur de la salle. Mon regard fut tout de suite happé par le lit en son centre, dans lequel mon cousin se trouvait endormi. Il était branché de toute part, et son teint si pâle le rendait faible et vulnérable. Lui qui avait toujours représenter la force dans mon esprit était désormais sous aide respiratoire. Lui qui me dominait toujours de plus d'une tête semblait désormais si petit et frêle. Lui qui tirait toujours la tronche, bien que ses yeux expriment tant gardait cette même expression neutre. Les larmes me montèrent aux yeux, mais je les refoulais. Il n'aurait pas voulu que je pleure. Il aimait mon sourire. Je m'essayais donc à sourire et ramenait une chaise à ses cotés, sur laquelle je m'installais. Je venais ensuite attrapée sa main que je venais un instant serrée contre mon cœur avant de l'embrasser doucement. Je ne savais pas quoi dire, les mots me manquant cruellement. Je laissais alors le silence régner en maître.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Dim 1 Mar - 8:41
Respirer. Une fois. Deux fois. Et autant de fois qu’il faudrait pour rester en vie. Mais cet acte pourtant naturel lui était étrangement difficile, comme si une partie de lui même refusait de continuer à faire vivre en lui l’étincelle divine offerte à la naissance. Refusait de continuer son chemin en pensant laisser Minoru ici.

Ce n’était cependant pas à lui de choisir, et il ne pouvait rien y faire. Même si il avait voulu se laisser aller au repos éternel, porté par le doux bercement de la barque de Charon, il n’aurait pu. Injustice sublime de la vie, il ne pouvait que continuer, tout en sachant qu’il devait peut être laisser son cousin derrière lui.

Et cette impuissance le poignardait à chaque seconde, comme si des milliers d’aiguilles chauffées à blancs pénétraient dans ses poumons à chaque respiration pour s’enfoncer dans sa gorge et dans ses poumons avant de passer dans son sang et venir lacérer la totalité de son corps.


Perdu dans cette douleur sourde et muette, Nowaki se reposait entièrement sur Juliet. Il se haïssait pour cela. D’être incapable de sortir de cet état d’hébétude comateux dans laquelle il s’enfonçait de plus en plus profondément à chaque minute. De penser qu’il était le seul à penser au boxeur, et que sa douleur était plus douloureuse que la sienne, alors qu’elle devait garder la face pour lui. D’être aussi faible, et incapable d’aider d’une quelconque manière, elle ou son cousin. D’être aussi égoïste avec elle, et de recevoir pourtant toujours autant d’amour de sa part.

Car c’était sa main dans la sienne plus que sa volonté qui le retenait loin du ciel qui semblait tant vouloir Minoru, et c’est toujours en tenant cette main qu’il écoutait le médecin qui venait de sortir de la salle d’opération pour leur donner quelques information, pour y retourner rapidement. Si à cet instant, on avait demandé au jeune homme ce qu’il avait dit, il en aurait été parfaitement incapable de répondre. Il aurait même été incapable de décrire le son de sa voix alors que c’était quelque chose qu’il repérait toujours instinctivement, plus que les visages. C’était cependant le visage sérieux, concentré et nerveux d’Hagawa-Senseï qui était imprimé au fer rouge dans la mémoire du violoniste.

C’est sur cette image peu rassurante qu’une nouvelle attente commença, où le musicien avait seulement les doigts de sa sœur contre les siens pour rester droit. Les avoir et la savoir là était juste suffisent pour qu’il reste là, dans ce couloir aux murs d’une blancheur écœurante, à sentir les minutes se transformer en heures sans pouvoir bouger pour autant. Lui, le musicien chétif, toujours calme, neutre et posé, avait soudain envi de partir en courant, et de courir de toute ces forces.  Loin, très loin de cette porte derrière laquelle son cousin se battait seul, combat horrible dont ils ne pouvaient être qu’impuissants spectateurs.  Loin, très loin de cette attente qui lui creusait les tempes et l’esprit tout entier. Ne pouvait on pas leur rendre simplement Minoru ? Quoiqu’il ait pu faire, quoiqu’ils aient pu faire, il n’était pas l’heure au ciel de réclamer son tribut. Il avait encore des centaines de milliers de choses à faire, à dire, à vivre…

Quelques minutes, à moins que ce ne soit quelques heures plus tard, le chirurgien ressortit de l’arène où s’affrontaient sans relâche le boxeur et la faucheuse, et les guida vers son bureau. D’un pas las et mécanique, toujours accroché à sa jumelle, Nowaki leur emboita le pas.
Cette fois là, le discours du médecin fut parfaitement clair pour le jeune homme, sans doute parce qu’il était aussi d’une cruauté innocente qui donnait à chacun de ses mots une violence sans équivoque.

« Il est mort près d'une trentaine de fois. » « Dans le cas où Takeda-san ne s'en sortirait pas. » « Cela ne garanti pas le réveil de Takeda-san. » « Son pronostic vital est toujours engagé. » « Vous pourrez le considérer comme mort cérébralement. »

Des phrases tournaient en boucle dans sa tête, sans que le jeune pianiste puisse les écarter, ni se concentrer réellement sur la dernière partie plus optimiste de sa prise de parole.
Il secoua imperceptible la tête lorsque vint le moment des question. Il voulait voir Minoru.


Une chambre. Un lit. Un corps. Celui de son cousin, aussi pâle que les murs si c’était possible. Une violente douleur écrasa la tête et le cœur de Nowaki à cette vision qui défiait pour lui les lois de la nature et de la logique. Son puissant cousin, son imbattable ami, son frère sans peur… Il ne pouvait pas être allongé là, dans un lit comme il aurait pu l’être dans un cercueil. Lui qu’il avait vu couvert d’égratignure et de bosses au point de ne pouvoir les compter sans l’avoir vu verser une seule larme, ni se plaindre une seule fois. Lui qu’il avait vu debout, plein de ce courage sauvage, déraisonnable et indomptable qui le caractérisait, ce qui lui semblait être des années plus tôt, mais qui devait être tout au plus une douzaine d’heures plus tôt. Luttant pour vaincre. Luttant pour vivre.


Doucement, il posa sa main blanche à côté de celle de sa sœur sur la main de son cousin, essayant de ne pas remarquer à quel point elle lui semblait froide et inerte.

« Mi..noru… » commença-t-il dans un murmure en brisant le silence qu’il cultivait pourtant, avant de s’arrêter, déjà à bout de mots.
Que pouvait-il dire ? Lui annoncer qu’il était à l’hôpital, mort une trentaine de fois ? Ou qu’il était sorti de ce bar où il avait boxer ? Qu’il avait perdu contre la tornade, mais vaincu déjà la mort plusieurs fois, et qu’il fallait qu’il en triomphe une fois de plus pour l’éloigner pour un moment ?

Mais ce n’est pas un long discours qui s’échappa des lèvres fines du japonais, c’était une supplique pleine de toute les émotions violentes et contradictoires qu’il avait ressenti depuis qu’il avait quitté son domicile. Une supplique à cette personne à qui il accordait une confiance sans borne, et qui avait depuis toujours incarné pour lui la toute puissance physique et mentale.

« Reviens nous… »
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Dim 29 Mar - 15:22
[Ellipse.]

Déjà un mois que j'avais émergé, et j'étais toujours autant incapable, assit dans ce lit d'hôpital, attendant chaque jour que l'heure tourne. Mes mots ne voulaient plus s'aligner, j'étais incapable d'articuler un son, aussi minable soit-il. J'avais eu du mal à me souvenir des gens qui m'entouraient, mais quand la mémoire m'était revenue, j'avais pleuré. Pleuré quoi ? L'absence de ma mère, qui n'était jamais venu voir son fils, mourant. Je n'étais qu'un simple légume, toujours assit sur son lit, les mains tristement posées sur les genoux. La souffrance m'assaillait chaque jour, et lorsque je me retrouvai seul, je n'arrivai plus à contrôler les larmes qui coulaient le long de mes joues.

Comment une mère pouvait-elle ainsi rejeter son enfant ? Que devais-je faire de ma vie à présent ? Je n'étais qu'un déchet que le temps finirait par emporter, dans le tourbillon glacé de la souffrance. Je ne faisais que blesser les gens autour de moi. Dans le silence, je parlais. Dans le silence, je m'exprimais. Nowaki passait le plus clair de son temps à mes côtés, et je n'arrivais point à lui dire ce que je désirais. Je ne pouvais même plus manger seul, ma mâchoire ne répondait plus. Et chaque jour, avec difficulté, j'apprenais les bases de ma vie. Parler, lire, manger, marcher. Rééducation des bras, des yeux. Ma vue... Parlons en de cela... Je ne voyais plu que d'un œil, et ma vie me semblait plus ressembler à un enfer qu'à autre chose.

Un soir, le médecin m'a rendu visite, pour m'apprendre à communiquer, de nouveau, sortir de ce mutisme qui m’étreignait entre ses serres, aussi violemment qu'un aigle s'accroche à sa proie. Il était patient. Chaque soir, même si son service était fini, il m'aider à parler, articuler. Par moment, il me faisait sourire.

Minoru avait disparu. J'avais perdu absolument toute la force que j'avais. Je n'étais plus celui qui protégeait, mais celui que l'on protégeait. Souvent, les infirmières m'emmenaient dans le parc de l'hôpital. Et elles me parlaient. Comme si je n'étais qu'un pauvre légume, une personne incapable de comprendre les phrases. Et à ce moment, je pleurai toujours. J'avais attendu. Longtemps. J'avais attendu la venue de ma mère, le cœur meurtri. J'espère que cette femme me rendrait visite, au moins pour être bien vue par le reste de la famille. Mais elle ne m'avait donné signe de vie, me laissant aux mains du côté parfait de notre sang. Le côté dans lequel j'aurai voulu naître. J'avais envie de dire la vérité à Nowaki. Mais maintenant, j'en étais dans la totale incapacité.

Les jours passent et se ressemblent. L'impression de stagner me hante, et me meurtri. Je ne veux plus de cette vie. Je veux retrouver ma force, et ce côté imposant qui faisait que personne ne m'approchai jamais. Je voulais de nouveau être moi, mettre de mes propres gestes et mots. Et puis un jour, j'ai pu commencer à articuler des semblants de phrase. Cependant, elles restaient saccadées, rendant la compréhension bien trop difficile.

J'étais assit sur mon lit, pour une nouvelle matinée. Nowaki était en cours, aussi, j'étais totalement seul. Cette chambre me paraissait glauque, alors que la télévision continuait de débiter des idioties. Je me perdais à contempler le jardin depuis la fenêtre. Enfin, tenter de le faire, nous n'y voyons grand chose depuis mon lit.

Une longue heure a passé, et l'infirmière a fini par venir me chercher, pour reprendre les exercices de rééducation qui rythmaient mes journées. Aujourd'hui, je suis parvenu à lever le bras gauche, dont je retrouvai bien plus facilement la mobilité que le droit. J'ai souris. J'ai senti la joie m'envahir. Si bien que j'en ai encore pleuré. La délivrance semblait avoir un doux goût sucré. J'avais l'impression d'être un gamin qui apprenait la vie, lentement. Je n'étais plus le prisonnier de mon corps, ni de mes envies. 

Elle m'a ramené dans ma chambre à l'heure à laquelle Nowaki devait venir me rendre visite. J'avais hâte de lui montrer où est-ce que j'en étais arrivé. Je voulais qu'il voie que je me battais, et que malgré la douleur et la souffrance, jamais je ne l'abandonnerai.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Dim 29 Mar - 18:01
Le jeune japonais laissa tomber ses paupières devant ses iris d’obsidienne rivé vers la fenêtre, se forçant à se tourner vers le tableau et à prêter un minimum d’attention au cours. Trois mois plus tôt, il aurait pu reprendre instantanément le fil du cours sans la moindre difficulté, et en se penchant quelques minutes sur ses exercices, une fois rentré chez lui, la partie du cours qu’il n’avait étudier qu’avec distraction lui serait apparut avec une limpidité éclatante, grâce à sa mémoire auditive.
Quelques mois plus tôt…

Ces quelques mois lui semblaient une éternité. Tellement de choses s’étaient passé durant ces jours, qu’ils semblaient avoir prit une longueur pesante et irréel, comme si il ne pouvait contempler le mois de décembre qu’il avait joyeusement passé avec Juliet et Minoru qu’à travers une épaisse couche de verre déformée.

Si pour ses parents, ces longs moments de peurs et de ténèbres étaient passés et révolus, aux yeux de Nowaki, le présent était seulement moins pire que les jours qu’il venait de quitter. Le réveil de son cousin avait été un tel soulagement qu’il avait cru mourir de soulagement, si on lui demandait comment il avait tenu le coup pendant que le boxeur oscillait à la frontière du Styx, il n’aurait pas su répondre, car à vrai dire, il n’avait pas tenu le coup. Si il n’avait pas été entouré de Juliet et de ses parents, il serait resté assit toute la journée dans la chambre 107, comme un chevalier veillant sur le sommeil de son roi... immobile et silencieux telle une statue. Mais on l’avait fait lever, et par des menaces qui l’avaient soulevé, et plongé dans des colères où se mêlait le désespoir, ils l’avaient finalement sauvés. Les quelques semaines où il était devenu irascible, irritable, presque violent, comme un lion en cage, au point d’en être méconnaissable, étaient finies, laissant place à un jeune homme encore plus calme que d’ordinaire, épuisé, vidé et las. Son visage de marbre avait retrouvé son aspect neutre et détaché d’antan, laissant cependant exprimer un voile de tristesse mélancolique.

Mais à présent, sa sœur était loin, et passer seul les longues heures le séparant des visites qu’il pouvaient rendre à Minoru lui semblait être la pire torture, que même son précieux violon arrivait à peine à lui faire supporter.

Heureusement, la sonnerie annonçant la fin des cours retentie enfin, sonnant également la fin de son calvaire. Le jeune homme retint un soupir de bonheur, tout en se forçant à ne pas immédiatement courir vers la porte, et de noter rapidement les derniers mots de l’enseignant.
Il fut finalement enfin dehors, remerciant silencieusement son professeur de violon d’avoir annulé son cours ces deux derniers jours pour les répétitions générale de son concert qui avait lieu le week-end suivant.
Le jeune Shakespeare changea rapidement de chaussure, et sans un regard en arrière en direction du pensionnat qu’il venait de quitter, il prit la route de l’hôpital.


Ce dernier était assez loin du lycée qu’il venait de quitter, mais cette marche était bénéfique pour le jeune violoniste. Pendant que ses jambes s’alignaient, fauchant les mètres comme un faux coucherait le blé, son esprit dispersait petit à petit ce trop plein de sentiments qui l’avaient envahit tout au long de la journée. Semant la colère et la lassitude. Disséminant la tristesse et la fatigue.
Redevenant peu à peu lui même.

Bientôt, l’immense block que formait l’hôpital se dressa devant ses yeux, et comme tous les jours depuis trois mois, il emprunta les mêmes couloirs, apercevant à peine les salutations silencieuses des infirmières. Pour elles, il faisait à présent presque parti des meubles de ce lieu. Un spectre blanc et noir, allant visiter son ami de toujours.

Le jeune nippon arriva enfin devant la porte de cette fameuse chambre 107, et s’arrêta un instant, ses yeux fixant pour la millième fois les trois chiffres de la pancarte blanche sur cette porte grise. Minuscule pancarte d’une vingtaine de centimètre de long qui différenciait cette porte des centaines d’autres du lieu.

Nowaki toqua finalement, et après une seconde, poussa la porte et pénétra dans la chambre de son cousin. Un imperceptible sourire étira ses lèvres en voyant Minoru réveillé. C’était un miracle dont il ne se lassait pas.

« Bonjour Minoru. »
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Dim 5 Avr - 23:20
Le soleil commençait à se coucher lorsque le calme de la chambre fut brisée par l'apparition quasiment silencieuse de Nowaki. Il me salua de son calme légendaire, et de son visage glacial, dont Juliet et moi étions les seuls à pouvoir déceler les quelques manifestations de sentiments qui pouvaient animer finement ses expressions. Il était ma dernière attache ici, Juliet ayant eu l'honneur d'être acceptée dans l'une des plus grandes écoles de théâtre de Londres. Nous n'étions plus que nous deux. Deux spectres silencieux, dont le regard s'entrelaçait, pour que les mots n'aient plus aucune signification.

Dans le fond de mon lit, le rêve était toujours présent, prêt à me permettre d'échapper à mes démons. La douceur des mains de cette délicieuse me permettait de m'évader, pour découvrir un monde nouveau, et oublier ceux qui me rongeaient. Un monde où je n'étais plus prisonnier de mon corps, où le temps était éternel, et, où j'étais heureux, tout simplement. Dans la douceur des vagues de l'inconscient, mon esprit s'envolait, libre. Il parcourait une forêt de désespoir, et de malheurs, dégageant une aura brûlante, qui éclairait les quelques souvenirs encore heureux, perdus dans l'abîme de la noirceur de mes pensées. Au diable les douleurs. La tempête ravageait la souffrance de mes années d'existence, plus rien ne semblait avoir de sens. Et en moi, plus rien ne criait. Aucune partie de mon être n'était encore haineuse, et abattue. La main tendue de Nowaki ne quittait jamais mon champs de vision, et j'avançais encore et toujours, le bras s'étendant également vers lui. Toujours. Mais putain, pourquoi je n'arrivai pas à l'atteindre ?

Un construit psychologique me séparait de la personne que j'aimais le plus au monde. Une barrière, un silence. Plus rien ne voulait m'atteindre. Seule la compagnie physique de Nowaki réchauffait ce mur de glace que j'étais devenu. Aujourd'hui plus qu'avant, aucune expression ne venait habiter mes traits, qui restèrent totalement immobiles à la vue de Nowaki. Je n'étais plus qu'une coquille vide que plus rien ne semblait vouloir retenir sur terre, si ce n'est sa présence à lui.

« Bo-on-j-ou-r No-w-w-wa-ki. » articulais-je avec difficulté.

Désormais, il m'était possible de parler, et c'était bien mieux qu'avant, bien que mes lèvres articulent exagérément chaque mot que je m'efforce de prononcer.

Lorsque mes yeux s'ouvraient sur la réalité, la violence d'un cauchemar s'emparait de mon corps, sans aucun ménagement. La souffrance était mon quotidien, et je me retrouvai plongée dans une incertitude totale, dont ma pudeur et mon mutisme le rendaient ineffable. Je n'étais plus qu'un corps en chair et en os, dont l'âme s'était envolée loin d'ici, de la violence de ce monde. Ma vie n'avait plus aucun sens, si ce n'était apprendre à posséder cet être physique qui me semblait que bien trop étranger, au point d'en être totalement séparé. Peu à peu, mes membres apprenaient à bouger, et je me rapprochais de l'objectif que je m'étais fixé. Mais ensuite ? Que va-t-il advenir lorsque le moi tout entier sera recouvré ? Vais-je finir dans le néant de la douleur ? Dans la souffrance de l'incertitude. Abandonné, comme un pauvre clébard sur un trottoir. Perdu, déboussolé, et désorienté comme l'être frêle que je n'étais pas ? Finir assisté par Nowaki qui aurait cette chaîne, ce poids que j'étais à sa cheville, et qui, tel un forcené, travaillerait pour m'entretenir, moi, Minoru Takeda, depuis toujours indépendant, moi, qui avait du apprendre à vivre seul depuis mon plus jeune âge, moi, aujourd'hui, j'étais dépendant, incapable de parler, de bouger et de manger, je n'étais plus qu'un morceau de viande que l'on s'efforçait de garder en vie. Je regardai les jours passer, je sentais le temps filer entre mes doigts. Je ne le retrouverai jamais. Tout s'était envolé. Le peu d'humanité qui me restait avait disparu, ne laissant qu'une carcasse vide, et souffrante. Plus rien ne m'appartenait. J'étais devenu le néant lui-même.

Je levais rapidement les yeux au ciel, sentant la tristesse de cette histoire envahir mon cœur, alors que dans mon esprit semblait vouloir retentir la musique dorée de l'espoir. Cette putain qui vous ronge l'âme, pour vous faire vous accrocher, pour vous éviter de perdre pied. Vendeuse de rêve, mais surtout d'enfer. Elle est l'épée qui peut vous transpercer, mais également celle dont vous pouvez vous armer, pour affronter ce qui vous hante depuis tant de temps. Dans les mains de cette femme, cette boîte pleine d'amertume est celle qui vous démangera jusqu'à la fin. Seul l'espoir semble demeurer intacte. Pour vous pousser à aller plus loin, pour vous détruire davantage dans la perversité de son existence. Vous n'êtes plus qu'une marionnette aux mains des pseudos joies de la vie. Elle ne fait que vous mentir, pour ne pas que vous la trompiez. Mais un jour, l'âme retourne à ses origines, et finit par l'abandonner totalement. 

« R-r-re-g-ga-r-de ce qu-qu-que j-je pe-peux f-f-ai-re. » articulais-je de nouveau en levant mon bras.

Regarde moi Nowaki, regarde moi me débattre dans le silence, être la victime du destin. Regarde, Nowaki, le pauvre être que je suis, sans aucune joie. Regarde Nowaki, et ne tombe jamais aussi bas.

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Lun 6 Avr - 17:39
La voix de Minoru résonna dans le silence. Faible et frêle. Hésitante. Comme celle d’un enfant qui parle pour la première fois. Et dans la poitrine de Nowaki, son cœur fit un sursaut, tandis qu’une vague de joie au goût de tristesse l’envahissait.
Il ne s’y habituait pas. Après plus d’un mois de silence, la voix de Minoru avait quelque chose de miraculeux, et d’incroyable. C’était un prodige qu’il ne se lassait pas de constater.
Un prodige dont il n’aurait jamais voulu avoir conscience.

Un léger sourire étira ses lèvres fines et il s’avança dans la chambre blanche vers le lit de son cousin, tira une chaise et s’y assit silencieusement. Paradoxalement, il avait passé toute la journée à n’avoir qu’une seule envie : se lever de sa chaise, il s’y asseyait maintenant avec naturel. Pas parce qu’il était fatigué de la marche qu’il venait de faire, si cette distance lui avait parut longue les premiers jours, l’habitude avait rapidement prit le dessus, et il pouvait maintenant le faire les yeux fermer sans éprouver la moindre fatigue.

Non, si il s’asseyait, c’était pour être à la même hauteur que Minoru. Être debout à côté de lui qui tenait tout juste assit était trop dur pour le pianiste. Bien qu’en taille, le boxeur ne le dépasse que de quelques centimètres, ce dernier avait une taille symbolique dans l’esprit de Nowaki qui faisait de lui la personne la plus grande du monde. Sur ce point là, il était resté un enfant, Minoru avait toujours tété pour lui ce héros invincible et tout puissant, que rien ne pouvait faire fléchir, et auquel rien ne pouvait arriver.
Il était resté un enfant, et avait oublié que Minoru, tout comme lui, était un humain. Et que les humains sont vulnérables.
Mais si il avait pu supporter l’opération, et le coma de son cousin, il ne pouvait cependant pas encore se tenir au dessus de lui. Cela lui semblait trop étrange. Trop contre nature.
Alors il s’asseyait, et c’était mieux ainsi, car il était plus proche de son cousin. Il pouvait pleinement apprécier son réveille. De le sentir vraiment vivant pour la première fois depuis des mois.

Les miracles existent.


Jamais auparavant le jeune homme ne s’était émerveillé devant les miracles de la vie. Un nouveau né n’était rien d’autre à ses yeux qu’un enfant plus bruyant et moins indépendant qu’ils ne pouvaient l’être quelques années plus tard. Il n’avait jamais trouvé ça mignon, mais il comprenait maintenant toute l’admiration et l’émerveillement qui planait autour des accouchés, et peut être cette jalousie farouchement enfouit qu’on en eux tous les hommes, de ne pouvoir créé une âme.
Et c’était sans doute cela le plus miraculeux chez Minoru. Il avait perdu son âme, mais il l’avait retrouvé, il fallait simplement qu’elle s’habitue de nouveau à cette enveloppe qui devait lui paraître bien lourde après la trop longue liberté qu’elle s’était accordée.


Ses deux prunelles obsidiennes se levèrent pour voir le bras de son cousin s’élever au dessus du matelas avec difficulté, pâle reflet des souffrances et des difficultés qu’il avait déjà endurées.
Nowaki contemplait ce bras maigre et blafard, presque translucide. Lui que l’on avait toujours poussé dehors parce qu’il était trop blanc au point d’être prit pour un spectre, sa peau semblait être d’une teinte normale à côté de celle du boxeur dont tous les muscles avait fondus en quelques mois d’immobilité, rajoutant sans doute de la difficulté dans la rééducation du jeune japonais.

Il hocha la tête, signifiant ainsi qu’il avait vu, sans prononcer un mot, rivant simplement son regard dans celui de son cousin. En cela, il n’avait pas changé, il n’aimait pas meubler le silence. Ce silence qui avait toute son importance dans leur lien, une importance que personne, ou presque ne comprenait, et trouvaient ainsi cette ambiance paisible étrange, et s’empressaient de la briser avec des flopés de phrases sans importances et sans sens.
Lorsque l’on sait apprécier le silence, les mots ont une autre saveur.
Et après des mois de silence, ceux de Minoru étaient les seuls qu’il voulait entendre.

Mais il n’en eu pas l’occasion, une infirmière aussi blanche que les mur de l’hôpital entra dans la chambre, et s’inclinant légèrement devant lui, elle prit la parole sur un ton d’excuse.

« Hagawa-Senseï est là, et les visites sont bientôt terminée… » déclara-t-elle, embarrassée de mettre ainsi le musicien dehors.

Déçut, mais ne pouvant cependant rien contre la demande de l’infirmière, Nowaki se leva du siège qu’il venait de tirer, et se tourna vers Minoru, ses long doigts blancs effleurant la peau livide de son cousin, avant de sortir de la chambre pour laisser place au médecin.

« À demain Minoru. »
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS] Lun 27 Avr - 6:34
Le sujet étant terminé, il est archivé. Et puisqu'il a été balisé, 10 okanes pour chacun.

Bon jeu !
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MessageSujet: Re: [Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS]
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[Terminé] Hôpital Matoya - Last Chance. [TOUS]

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