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Cours du Professeur Osadani : Littérature

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MessageSujet: Cours du Professeur Osadani : Littérature Mer 21 Jan - 22:43
Le rythme alternant entre les cours à la faculté et les cours au pensionnat imposait une cadence soutenue et une certaine charge de travail, mais le Professeur Osadani ne s’en plaignait pas. Au contraire, il en riait chaudement qu’ainsi, il ne s’ennuyait, il ne se laissait pas empâter dans l’oisiveté. Que l’âge avançant, les allées et venues presque quotidiennes en métro, plus les voyages hebdomadaires dans le shinkansen pour passer un ou deux jours de la fin de semaine dans les universités de Osaka notamment, tout ceci entretenait sa forme. Qui plus est, l’homme affirmait que contrairement à ce qu’on pourrait croire, côtoyer des élèves de plus en plus jeunes ne l’accablaient pas quant à son âge mais lui procurait plutôt les effets du cure de jouvence.

Ce jour-là, l’après-midi était déjà bien avancée, lorsque le professeur franchit la grille du portail du pensionnat. Il n’avait qu’un cours en fin de journée, le dernier pour ses élèves. Un tel horaire impliquait toujours des difficultés de concentration, fort heureusement, il ne s’agissait pas moins des élèves de la cinquième et sixième B. Autrement dit, des jeunes gens pour la plupart déjà matures, conscients de l’importance du travail à fournir mais sans se contenter du bourrage de crâne parfois un peu trop répandus chez les lycéens. Une fois le diplôme obtenu, les élèves apprennent à approfondir toujours plus leur réflexion dans la réalisation de leur travail. Ils apprennent le recul et l’esprit critique dont ils saisissent de mieux en mieux l’enjeu d’un tel processus d’étude. Qui plus, les classes des B étaient probablement ceux avec lesquels il était le plus agréable de travailler. Ils étaient appliqués, studieux et motivés. Pleins de volontés et aussi de cette modestie, voire parfois un peu trop pessimistes quant à leur capacité, qui faisait défaut à un certain nombre d’élèves de A. Aux yeux du professeur Osadani, les B avaient plus de chances d’être armés pour faire face aux difficultés du monde du travail et de la vie en général que les A. Enfin, pour tous ceux qui se reposaient sur leurs lauriers et pensaient avoir déjà atteint cette perfection pourtant inaccessible, cet objectif que l’on poursuit éternellement, vainement et sans se décourager pour autant. Là est la véritable force des B ! Oui, en fin de compte, même s’il y avait de très bons et intéressants éléments dans la classe où il était professeur principal, la troisième et quatrième A, Osadani-sensei avait une petite préférence pour tous les efforts fournis par les B auxquels il souhaitait à tous un avenir prometteur à la mesure de leur persévérance et pugnacité.

L’enseignant arriva donc dans sa salle de classe où ses élèves l’attendaient. Comme l’usage le voulait, ceux-ci se levèrent à son entrée pour le saluer, il les salua en retour puis, au lieu de les autoriser à s’asseoir, il les informa de prendre leur affaire et qu’exceptionnellement, le cours aurait lieu dans la salle de la bibliothèque qu’il avait réservé au préalable. Le petit groupe d’une douzaine d’élèves pour cette spécialité à ce niveau là se déplaça donc dans l’établissement jusqu’à atteindre la bibliothèque. Là, les élèves se repartirent sur les bureaux de travail pour s’installer. Le professeur leur distribua un corpus documentaire datant de l’époque médiévale japonaise, et un texte chinois également en version originale et avec la traduction. Les étudiants devaient ensuite mettre à profit tous les outils mis à leur disposition dans la bibliothèque, ordinateur et professeur inclus pour répondre à d’éventuelles questions, afin d’élaborer le plan d’un commentaire de ce corpus de texte le plus détaillé et approfondi possible pendant l’heure dont ils disposaient. Ce travail serait ensuite récupéré par l’enseignant pour évaluer de sa qualité et de sa pertinence. Bien sûr, si Osadani Sensei en profitait pour corriger d’autres copies, il n’en restait pas moins attentif à ses élèves et à la façon dont ceux ci se comportaient en situation d’autonomie.
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MessageSujet: Re: Cours du Professeur Osadani : Littérature Jeu 22 Jan - 21:00
Plongée dans l'obscurité, Nadia cherchait à tâtons sa jupe d'uniforme. Où l'avait-elle encore fourrée? Elle se pencha pour jeter un coup d'œil sous son lit, au cas où le vêtement aurait glissé jusque là, armée de son portable en guise de lampe torche. Mais rien n'y fit ; la jupe était introuvable, et tout ce qu'elle récolta fut une bosse, due au pied du lit avec qui son front avait manifestement voulu faire plus ample connaissance. Exaspérée, la jeune fille commençait à envisager sérieusement d'aller en cours en petite culotte, lorsqu'elle se prit les pieds dans quelque chose, manquant de s'étaler par terre tout son long.

"Te voilà, petite chipie..." murmura-t-elle en ramassant le tissu qui jonchait le sol.

Elle enfila la jupe en quatrième vitesse, et la défroissa du plat de la main. Attrapant ses chaussures et son sac, elle se précipita dans le couloir de l'internat sans prendre le temps de démêler ses longs cheveux auburn. Comment avait-elle pu se rendormir alors que ses compagnes de chambre l'avaient secouée plusieurs fois pour qu'elle se lève? Nadia poussa un soupir. Pas étonnant qu'elles se soient découragées... Elle avait le sommeil lourd, d'autant que le rêve qu'elle faisait alors était des plus passionnants ! Une course-poursuite à travers l'Europe qui... La sonnerie du lycée rappela la jeune fille à la réalité. Elle accéléra le pas tout en sautillant pour enfiler ses chaussures sans perdre plus de temps. Apercevant quelques élèves de sa classe, elle rejoignit leur groupe et attacha ses cheveux en un chignon fait à la va-vite, ni vu ni connu. Un sourire vainqueur illumina son joli visage. Une victoire de plus sur le temps ! Rien de mieux pour bien commencer la journée !

La journée suivit son cours ordinaire, et Nadia dut ronger son frein jusqu'à l'heure du seul cours pendant lequel elle se donnait corps et âme : littérature. Cette fois-ci, au lieu de leur salle habituelle, les élèves furent envoyés à la bibliothèque pour un travail plus approfondi. Nadia écoutait attentivement les instructions du professeur, buvant chacune de ses syllabes comme du petit lait. Osadani-senseï était clairement son professeur préféré, tant pour son caractère que pour la façon dont il captivait ses élèves. À son arrivée au Japon, la jeune russe ne réussissait qu'à baragouiner quelques phrases bateaux, mais depuis qu'Osadani lui avait transmis son amour de la littérature nippone, Nadia n'avait cessé de s'investir au maximum dans cette matière, quitte à négliger un peu les autres. À force de travail et de persévérance, l'univers bien particulier des Japonais lui était devenu familier, et elle accumulait à présent les bonnes notes et les appréciations encourageantes.

Aussi, quand il eût fini d'expliquer en quoi allait consister leur prochain travail, Nadia se réserva aussitôt un petit coin tranquille pour y étaler ses affaires, et se plongea dans la lecture du corpus
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MessageSujet: Re: Cours du Professeur Osadani : Littérature Sam 31 Jan - 15:32
Les B étaient de loin les plus travailleurs d’entre tous, si on devait faire une moyenne comparative avec les A qui comprenaient parfois quelques élèves se reposant un peu trop sur leurs lauriers. Pour ce qui est des classes de C, ce ne sont pas forcément de mauvais bougres, mais les études sont rarement leur priorité, à l’exception de quelques éléments qui rencontrent de réelles difficultés scolaire non pas dû à leur manque d’implication et de sérieux mais à un passif particulier par exemple. Quant aux élèves de D… Le Professeur Osadani ne se permettrait pas de se prononcer à leur sujet puisque pour cette année, il n’avait alors eu aucune classe de ce niveau et n’en connaissait par conséquent que ce qu’on puisse colporter à leur sujet que ce soit les élèves entre eux ou dans la salle des professeurs.



L’exemplarité des élèves de B s’illustrait à merveille dans la bibliothèque lors de ce cours. En effet, dès que leur professeur de littérature leur avait énoncé les instructions pour la séance, tous sans exception s’étaient mis au travail, dans le calme et le silence, sans le moindre soupir de désapprobation ou de lassitude. Certains s’étaient directement attablés, prenant le temps de bien parcourir et prendre connaissance du corpus documentaire avant de se lever pour quérir quelques ouvrages de manière relativement ciblée sur leur besoin. D’autres se rendirent dès le départ entre les rayonnages de la bibliothèque, fiche bibliographique fournie par leur professeur entre les mains. Peut-être n’était-ce pas la méthode la plus efficace dans la pertinence de la recherche documentaire, par contre, elle avait l’avantage d’être les premiers servis et que donc les autres devraient attendre avant de pouvoir consulter les ouvrages à leur tour. Il est vrai que le manque matériel était un fait que Osadani-sensei avait déjà remarqué. Un lycée ne peut bénéficier de ressources aussi riches qu’une université, c’était dommage et logique à la fois. Peut-être pourrait-il un jour obtenir la permission d’emmener plusieurs de ses classes littéraires réunis, ne serait-ce que découvrir ce à quoi peut ressembler une bibliothèque universitaire dans une université de lettres. Quelques élèves issus de milieux privilégiés ne devaient pas avoir spécialement de soucis pour accéder à de nombreux ouvrages, voire être accoutumé à arpenter les rayons de grandes bibliothèques, mais la grande majorité des élèves ne devaient probablement pas être dans cette situation.

Pendant que les élèves planchaient sur le travail donné, le professeur s’était lui aussi installé à un bureau, déposant devant lui, une série d’ouvrages préparatoires, son ordinateur portable, un dossier de document comportant notamment des examens d’entrées pour certaine université dont la célèbre et ardue : Todai. Une partie des élèves dont il était le professeur principal étaient actuellement en dernière année de lycée. La prochaine session d’examens finaux sera particulièrement décisive pour eux. Tous ne souhaitaient pas intégrer une quatrième année dans cet établissement aux enseignements supérieurs tout de même bien spécifiques. Parmi les différentes universités souhaités, deux élèves notamment souhaitaient intégrés Todai. Il cherchait donc les meilleurs moyens de les aider à s’y préparer, et pour ceux qui souhaitaient intégrer d’autres grandes universités également. S’il le fallait, Osadani Ryosuke était tout à fait prêt à dispenser des cours du soir de préparation à ses élèves. Leur réussite était sa priorité !

De temps à autre, il fut interrompu par quelques élèves venus l’interroger sur des doutes, des conseils … quant au travail qu’ils étaient en train de réaliser, d’une voix chuchotante afin de ne pas déranger leurs camarades.



Au bout d’un petit moment, le professeur se leva pour tourner autour des différents bureaux de travail. Il jeta des coups d’oeil sur les travaux en cours, fit quelques remarques par-ci, par-là, appréciant la pertinence ou au contraire prévenant d’un risque de dérive hors du sujet, des erreurs de méthode, ou des encouragements pour un plan qui s’annonçait intéressant et bien pensé. Il demanda parfois si tout allait bien et s’il n’y avait nul problème de compréhension ou autre pour lesquels il pourrait peut-être apporter un éclaircissement. Ce fut notamment le cas pour l’élève d’origine russe prénommée Kolzova Nadia.
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MessageSujet: Re: Cours du Professeur Osadani : Littérature Sam 7 Fév - 16:28
Le temps passait trop vite. C'était toujours comme ça, elle se concentrait quelques instants, et c'était comme si tout lui filait entre les doigts. Lorsqu'elle eut achevé de prendre connaissance de chaque document et de l'analyser dans ses moindres détails, Nadia comprit qu'elle aurait mieux fait de se dépêcher. Travailler vite et bien. Elle n'y arrivait jamais, malgré toute la bonne volonté qu'elle mettait dans ses devoirs. Comme elle aspirait à la perfection, chaque étude se révélait monstrueusement chronophage. Elle jeta un regard circulaire tout autour d'elle pour voir où en était rendu sa classe. La grande majorité des élèves s'activaient dans les rayons de la bibliothèque, la fouillant de fond en comble pour y trouver les différents ouvrages conseillés par le professeur Osadani. Si elle avait été seule, elle se serait administré une claque magistrale. Après cette véritable razzia littéraire, il lui serait impossible de trouver quoi que ce soit pour son propre travail. Nadia se résigna donc à utiliser un des ordinateurs que la bibliothèque mettait à la disposition des élèves. Armée de son bloc-notes et de sa trousse, la jeune fille s'appropria un poste et commença ses recherches. Elle connaissait peu de choses au sujet de l'aire médiévale nippone, du moins pas assez à son goût. Son père, très patriotique, avait toujours insisté pour qu'elle connaisse l'histoire de son pays d'origine, et si elle maitrisait le passé de la Russie sur le bout des doigts, il n'en était pas de même pour celui du Japon. Chaque devoir de littérature était donc vécu comme nouveau défi, ainsi qu'une occasion de se débarrasser de quelques lacunes.

Quand le professeur lui proposa son aide, Nadia eut un mouvement de recul, surprise, renversant au passage sa trousse aux pieds de celui qu'elle admirait. Plongée dans son travail, elle ne l'avait pas entendu s'approcher. Elle rougit, bafouilla quelques excuses pour son geste malheureux, et s'accroupit pour ramasser ses affaires. Puis elle se reprit et montra les notes qu'elle avait prises.

<< Je pense que certains points que le texte mentionne tout juste méritent d'être approfondis. >> s'expliqua-t-elle en grattant nerveusement son pouce contre son index. << Mais j'ai peur de perdre trop de temps à me documenter sur le contexte historique pour pouvoir les exploiter. >>
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MessageSujet: Re: Cours du Professeur Osadani : Littérature Dim 22 Mar - 12:17
Ce Rp n'ayant plus de réponse depuis plus d'un mois et le professeur n'étant plus disponible, je l'archive.


Bon jeu.
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MessageSujet: Re: Cours du Professeur Osadani : Littérature
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