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Cours principal de troisième et quatrième D.

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MessageSujet: Cours principal de troisième et quatrième D. Dim 25 Jan - 12:27



Fightooo, oh !


JoueurS



Les troisième et quatrième D. Ma classe principale, des amours...


© Halloween



Un dernier regard dans la glace, et j'enfilais un chapeau, pour souligner ma tenue un peu rock, et pas très commode. J'arborai mon regard le plus froid, avant de me souhaiter bon courage, et de sortir de la salle de classe. Sans déconner, aujourd'hui, j'avais mon cours avec ma classe principale. Pff. Je me demande bien ce que ça va bien pouvoir donner. J'ai essayé plusieurs rôles pour leur faire face. Mais il faut que je trouve le bon dès le premier jour. La première impression est généralement celle qui reste gravée dans la mémoire des élèves, et celle qui forge notre réputation. J'étais moi-même un élève perturbateur quand j'étais plus jeune, et les profs sévères, je trouvais ça relou, et généralement, on les faisait manger. Mais les profs trop cool aussi, ils finissaient par ne plus avoir d'autorité sur nous, et ils finissaient aussi par nous gonfler. Cependant, parfois notre relation avec le professeur pouvait évoluer. Je me rappelle d'une jeune femme qui m'avait marqué. C'est pour ça que j'avais décidé d'être prof. Pour montrer aux élèves qu'ils ne sont pas seuls. Bon, c'est vrai, à la base, j'avais vraiment pas envie de tomber sur une classe de perturbateurs. Mine de rien, je n'étais tout de même pas assez sûr de moi pour prétendre à cela. Je pense qu'un professeur plus expérimenté aurait mieux fait d'être à ma place. Mais en même temps, je devais faire preuve avec ces pauvres élèves. Il paraît que ce sont toujours les nouveaux profs qui sont refourgués à ces classes, parce que personne ne veut d'eux. Les pauvres. Du coup, je m'étais dit que ça ne me dérangerait pas au final de les avoir, et c'est sur cette idée que je m'étais endormi hier soir. Je dois avouer que j'étais assez excité quant à cette nouvelle rentrée. Il me tardait de commencer ! Je me suis craqué le cou, et j'ai récupéré mes affaires, avant de quitter mon petit appartement. J'ai préféré aller au lycée à pieds, et le temps était plutôt propice à cela. De plus, j'étais loin d'être en retard, et j'avais le temps d'arriver quand je voulais. J'ai légèrement bouger mes doigts dans mes gants en laine, avant de regarder le ciel. Oui, il faisait froid quand même et sûrement qu'à présent je regrettai d'être parti aussi tôt. Mais enfin bon, quelque part, ça me faisait passer le temps de marcher. Ce n'était pas comme si j'attendais bêtement à la maison. En plus, j'en suis certain, j'aurai fini par être en retard parce que je n'aurai pas fait attention à l'heure. Et la ponctualité, surtout avec les D, je pense qu'il faut que j'en fasse preuve. Non pas qu'ils vont me juger, mais sinon, mes retard pouvaient facilement se retourner contre moi si je leur faisais des leçons sur le respect. Il ne faut pas croire, ces élèves sont bien plus intelligents que ce que les autres professeurs veulent bien entendre. Quand il s'agit d'emmerder le monde, croyez-moi qu'ils se souviennent de beaucoup de choses, et qu'ils savent monopoliser leurs connaissances.

Au loin, dans le brouillard matinal, j'ai pu apercevoir la silhouette de la bâtisse se dessiner délicatement. Un grand sourire a fendu mon visage, tandis que j'avais d'un pas un peu plus soutenu. Quelle classe ! J'avais vraiment du mal à me dire que j'étais professeur franchement. Je ne sais pas, j'étais comme un ado qui allait connaître sa première fois. Mes doigts se sont resserrés sur ma mallette, alors que je dépassais le portail, en poussant un soupir de joie. Miyusaki me voilà ! Vous n'avez qu'à bien vous tenir les D ! Vous allez voir de quel point je me chauffe !

Enfin, avant j'ai la réunion matinale avec toute l'équipe pédagogique de Miyusaki. Ah lala, ça, ça me saoule vraiment. Surtout qu'il n'y a eu aucune femme qui a attiré mon attention, du coup, je ne peux pas jouer avec les regards pendant ces PUTAINS de réunions que je dois me coltiner. Là, le dirlo qui pète plus haut que son cul arrête pas de parler. Ha, si il pouvait entendre ce que je pensais je crois qu'il me tuerait. Ne rigole pas de tes conneries Daichi, tu tiens à ton poste non ? Du sérieux, fait pas mauvaise figure !

Une fois ce passage terminé, je me suis dirigé vers ma classe. Comme je pouvais m'y attendre, l'ambiance dans les couloirs des D était tendue, tandis que les cris se faisaient entendre, et que de nombreux graffitis décoraient les murs. Bah, il était sympathique leur art, n'est-ce pas ?

Je suis rentré dans ma classe, tandis que les élèves déjà présents m'ignoraient.

« Salut tout le monde ! » me suis-je écrié en portant mes mains à ma bouche, pour faire une sorte d'amplificateur, afin que l'on m'entende dans ce brouhaha général.

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~

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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Dim 25 Jan - 13:57
Ne soyez pas surpris de me voir là. Ce n’est pas parce que je suis en cours que je compte écouter. D’ailleurs, ne suis-je pas déjà en train de dormir sur ma table en attendant que le prof’ n’arrive ? Ah ouais, mais en fait, il ne viendra pas. C’est vrai qu’il a donné sa démission parce qu’il ne pouvait plus supporter de nous avoir en classe. Au moins, je ne suis pas revenu en cours depuis quelques jours pour rien, j’ai pu assister à la descente aux enfers de ce pauvre type ! J’aimais pas sa tête. La mienne devait pas lui revenir non plus. Il faut dire qu’en fait, c’était pas encore celui-là notre professeur principal la dernière fois que j’étais venu. Entre ma suspension et les vacances que je m’octroie, j’avoue que ça faisait un petit moment que je n’étais pas venu. Je ne fais acte de présence qu’au strict minimum pour pouvoir prétendre à l’obtention du diplôme de fin de cycle. Même si je ne compte pas aller à l’université, je suis pas complètement stupide non plus, je sais que ce diplôme est le minimum à avoir. Pour ce qui ait de mes résultats, je m’inquiète pas trop là-dessus. Je ne fais peut-être rien en classe le peu que j’y vais, mais j’apprends les cours de ma soeur Shannon qui n’est pas moins qu’en A. Elle m’aide également de temps en temps quand j’en ai besoin. En vérité, mes véritables lacunes qui font que mes notes aux examens peuvent être bonnes - j’adore voir l’expression dégoûté des profs quand ils voient mes résultats alors que je n’écoute à rien de ce qu’ils me racontent en classe et que je sais bien à quel point ils pensent que je ne suis qu’une vermine misérable qui ne réussira jamais à rien dans la vie - mais sans plus sont dues à mes difficultés d’expression en japonais qui persistent. Je n’aime pas cette langue, pas plus que ce pays. J’ai dû faire un blocage quand je suis arrivé au Japon où je ne sais quoi, mais si à l’oral ça ne se remarque pas, je n’écris pas toujours très bien en japonais. Mes fautes d’orthographes sont mon talon d’Achille et les profs se font un plaisir de bien me saquer là-dessus. Parfois, je me venge. En principe, ils apprennent vite à ne plus m’obliger à me rendre au tableau car je me fais un plaisir de corriger leur exercice ou autre entièrement rédigé en anglais, une langue pour laquelle la plupart ne sont franchement pas doués ! Ils ont l’air bien cons dans ces moments-là et la classe toute entière se fait un plaisir de les enfoncer en se riant d’eux. Quant à moi, je leur affiche simplement mon sourire. Ce sourire qui ne dit jamais rien qui vaille aux gens qui ont un minimum appris à me connaître, parfois à leurs dépends. Limite, je parle mieux que le prof d’anglais lui-même, sauf que dans sa frustration, ce connard me taillait sur mon accent. Je suis canadien pauv’ type ! Sauf que personne ne le sait ici, et je me tais également sur ce sujet. Pour tout le monde, que ce soit dans la classe, le lycée, et même les mauvais quartiers, je suis Takahashi Hiroki, un japonais qui a toujours vécu à Tokyo. Je ne sais même pas comment ce mythe c’est construit, sans doute parce que cela semblait évident pour tout le monde, mais ça m’arrange. Je suis ce gars-là et puis c’est tout. Le coréen est mon jardin secret. Dans mes annotations que j’inscris sur les cours que Shannon me transmet, les exercices que je fais tout seul, j’écris toujours en coréen et ne le montre à personne. La seule à savoir qui je suis, à connaître tous mes secrets, c’est Shannon. Elle est aussi mon assurance contre les prof’ de ce bahut. D’ailleurs, ça faisait bien ragé notre « défunt » professeur principal qui n’aura pas mis longtemps à prendre ses jambes à son cou. Si je me vais renvoyer de l’établissement, mon beau-père déscolarisera ma soeur de cette école, or, elle fait partie de cette élite si précieuse au directeur, la classe des A, la fierté de sa réputation, un atout statistique extrêmement important pour les classes de Troisième année !

Revenons-en plus tôt à la raison de ma présence ici : tout simplement, je remplis mon quota de jours de présence minimum obligatoire, et j’en profite que nous soyons censé ne plus avoir de professeur principal pour être présent sans qu’on ne me fasse chier pour autant. Je serais trop con de ne pas en profiter. Fatigué par mes nuits agités - ça non plus, personne ne sait quel genre de boulot je fais dans cette classe, éventuellement, il y en a une poignée qui savent que je deal mais ils se taisent car ils sont tous d’une manière plus ou moins directe, mes clients -, j’ai profité de ce moment de la matinée pour m’assoupir sur ma table. Les autres pouvaient bien faire autant de bruit qu’ils voulaient, ça ne me dérangeait pas, du moment qu’ils ne venaient pas me bousculer et qu’ils restaient à une certaine distance de moi pour faire tout leur tapage. Je savais que je pouvais dormir tranquille. Je n’étais une des personnes à qui on vient chercher des noises dans cette classe. Je ne participe à aucune guerre de clans éventuelle. Neutre, je suis un peu comme la Suisse. Je ne me bats presque jamais. Mon visage est un outil de travail, je serais emmerdé s’il venait à être abimé. Et pourtant, je sais que j’inspire une certaine crainte. Plus que force brute, je crois que c’est mon esprit vicieux et très difficile à cerner qui fait qu’on évite de me faire chier. D’autant plus que presque tout le monde ici sait que j’ai des relations auxquelles je peux demander des services dans presque tous les quartiers malfamés de la ville. Par ailleurs, si j’aime bien taquiner, je ne chercher les embrouilles qu’en surface, juste histoire de faire chier un peu le monde quand je m’ennuie. En fait, j’ai plutôt une personnalité qui dénote dans cette classe. Je suis individualiste et ne cherche nullement à fédérer qui que ce soit autour de moi, cependant, j’aime jouer mon rôle qui consiste à me mettre en avant, d’être « le gars à part », et qui me vaut le surnom de « l’Américain » ! C’est ainsi que la plupart des gens me surnomment parce que je n’hésite pas à « faire mon américain », à avoir une dégaine de « roi du pétrole flambeur ». Ironiquement, ce qui m’amuse c’est qu’ils n’ont aucune idée que je suis effectivement nord-américain de naissance ! J’ai quelques signatures qui caractérisent ma personnalité : mes vêtements ou uniforme souvent dans un style décontracté, branché et un soupçon présomptueux, mes lunettes de soleil d’aviateur qui ne me quittent pratiquement jamais - et que je porte actuellement sur mon nez devant mes yeux clos -, enfin, ce qui me distingue de tous les autres est sans nul doute ma voix ! J’ai un accent, léger, subtil, très particulier que personne ne s’explique, un japonais sur lequel plane l’ombre du mariage entre le sud-coréen et le canadien. Les gens pensent peut-être que je le fais exprès pour insister encore plus sur mon rôle d’ « Américain ». Je sais que certains me pensent bien agaçants et prétentieux, mais en général, il me respecte, parce que je suis comme ça, que je l’ai fait pas chier et que je n’hésite pas non plus à défier l’autorité de la société qui nous considère comme des déchets dont il n’y a rien à tirer. Dans le fond, le message de mon rôle est plutôt de caricaturer, de me moquer de ces connards qui se prennent pour les rois du monde et nous méprisent ! Ils se croient supérieurs avec leur « bling-bling » ? Eh, les mecs ! Je ne suis qu’une sous-merde qui n’a même pas de véritable existence et pourtant, j’arrive à vous ressembler ! Votre apparence ne vaut pas plus que mon existence, tout ça n’est que du vent !

Une autre raison pour laquelle, je suis même plutôt apprécier d’une partie des gars de la classe, surtout les grosses bouffes en fait, c’est ma générosité ! En prime, ça colle avec mon rôle d’Américain alors que demande le peuple ? A manger ! Et ça, quand je viens en cours, je fais toujours office de distributeur. Il faut dire que j’ai plus de trucs à manger dans mon sac que de matériel pour les cours. Le pire c’est que tout est franchement bon là-dedans. Comment se fait-il que j’ai toujours autant de repas à partager quand je viens ? Alors la version officielle, ce sont mes nombreuses petites amies qui me préparent chacune un bento ou qui m’achète un truc pour le déjeuner et qui me les donnent avant que j’aille en cours, parfois lorsque nous nous voyons le soir. La vérité n’est pas si éloignées, si ce n’est qu’il faut remplacer les mots « petites amies » par « clientes ». Ces cougars prennent soin de leur jeune étalon afin qu’il reste en forme pour les faire grimper aux rideaux et qu’elles continuent à s’étendre sur son corps jeune, musclé et vigoureux. Je trouve ça méprisable, mais ça me permet de me faire vraiment un sacré de pognon entre ça, le deal, et mon job d’hôte. Par conséquent, quand je viens en cours, je refile toujours ce qu’elles m’ont offert à ceux qui les veulent. Et croyez-moi qu’il y a de sacrés ogres dans cette classe, voire dans les autres D qui viennent limite juste pour venir voir s’il y aurait pas un truc à manger que je voudrais bien leur refiler. Ces crétins se battent même parfois entre eux à cause de ça. Je ne m’en mêle, j’apporte et après ils se démerdent. Le seul repas que je ne donne jamais et que je mange, c’est le bento préparé par Shannon. Elle m’en fait un chaque jour qu’elle m’apporte le matin en allant en cours même si je ne viens pas au lycée ce jour-là. Enfin ! L’heure n’est pas à la nourriture pour le moment, mais bel et bien à la sieste. Qu’est-ce que je ferais après ? J’irais retenter ma chance à l’infirmerie ? Il faut que j’essaye de la jouer fine quand même, le nouveau m’a l’air moins con que l’infirmière précédente.

J’étais donc tranquillement avachi sur ma table lorsque soudainement, j’entendis un con gueuler un bonjour à tout le monde. Il nous fait quoi là, cet abruti ? J’ai relevé péniblement le nez pour regarder quel était le con qui allait pas tarder à regretter son entrée fracassante. C’est qui ce vieux ? P’tain ! Me dites qu’ils nous ont déjà recollé un prof ? Fais chier… Bah, tant pis, c’est pas comme si la présence de ce pauvre type allait changer quelque chose à mon programme. J’ai reposé ma tête sur les bras croisés sur la table afin de retourner à ma sieste. Ce prof avait besoin qu’on lui explique les règles ici, mais je faisais confiance aux restes de la classe pour s’en charger. En principe, ils le font très bien sans moi. Ce n’est pas mon rôle. Quand on me les brise, la plupart du temps, je me casse et puis c’est tout. Un peu bien ce rire de moi, m’humilier comme on veut, de la part d’un adulte, plus rien ne m’atteint. Ce n’est pas comme si j’avais encore une once d’estime de moi-même ou de fierté, malgré les apparences trompeuses, donc il est difficile de me faire perdre mon sang-froid, contrairement à la grande majorité des individus qui composaient cette classe…
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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Dim 25 Jan - 16:32
Je n'aimais pas le matin. Je n'aimais pas le proverbe « l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Contrairement à mon frère, je n'étais pas matinale, et la reprise des cours m'agaçait réellement avec l'heure à laquelle je devais émerger. Le soleil ne venait même pas sublimer le ciel. Je me suis extirpée de mes draps avec un soupir las, avant de me diriger dans la salle de bain. Il faisait froid. Aussi, il faut dire que je ne dormais pas extrêmement vêtue, seulement avec un tee-shirt, et une culotte. Je n'avais pas la pudeur des japonais, étant donné que je m'étais plutôt habituée à la culture occidentale en ayant passé plusieurs années à New-York. J'avais même déjà posé dans des magazines là-bas, certes de petite popularité, mais tout de même, il faut un début à tout. D'ailleurs, je pense qu'il faudrait que j'aille m'inscrire aux castings qui sont lancés. Je demanderai à Kiyomori de me payer un photographe pour essayer de me faire remarquer. J'avais envie de poser pour Vogues. Et j'en avais la capacité, je le savais ! Mon téléphone a sonné, et j'ai regardé distraitement le message. C'était Taichi qui me disait de ne pas être en retard. J'ai sourit, avant d'aller dans la douche. J'étais seule dans ma chambre, à croire que je mordais. En vérité, cela m'importait peu. J'avais l'habitude de l'être. Même si aux Etats-Unis j'avais trouvé ma place, il m'avait fallu du temps, surtout que je ne parlais pas un mot d'anglais. Et il faut croire que mon caractère n'est pas compatible avec beaucoup de monde. On a tendance à avoir du mal avec le fait que je dise trop vite ce qui ne va pas, même avec mes proches. On m'a toujours reproché de manquer de tact, mais on m'a aussi dit que ça faisait mon charme.

Je suis sortie de la douche, et j'ai enfilé mon uniforme, avant de me détacher les cheveux, et de les brosser. Aujourd'hui, j'avais envie de les laisser libres. J'ai soupiré, avant de me maquiller les yeux cette fois, avec un simple trait de liner, et un peu de mascara. Pas non plus la peine d'en faire des tonnes. Ce sont les plus jolies filles qui sont le moins maquillées. Autant je pouvais apprécier mon physique, autant j'avais un peu de mal avec mon mental par moments. Par exemple, on n'arrête pas de me répéter que je suis un peu trop narcissique, et j'essaie de ne plus l'être, je le promets, mais c'est difficile . Et ça j'aime pas. Savoir que je ne peux pas réussir quelque chose m'exaspère. Mais c'est à cause de ma confiance en moi. Il faut savoir remettre ça en question. Le soi. Pourtant, ça ne signifie pas que je suis quelqu'un de méchant. Enfin, je ne pense pas hein. Bref, quoi qu'il en soit, si je continue à réfléchir sur moi-même, je vais finir par être en retard. J'ai lâché un bref soupir en sortant, avant de récupérer mon sac, et d'aller enfiler les chaussures pour marcher dans le lycée qui étaient restées devant la petite marche prévue à cette effet. J'ai ouvert la porte, avant de sortir de la chambre, et de voir Taichi qui m'attendait. J'ai eu envie de pleurer, et je pense qu'il l'a senti parce qu'il a posé doucement sa main sur ma tête, avant de m'embrasser sur le front. J'aimais être avec lui. Alors j'ai fais un grand sourire, tandis qu'il passait son bras autour de ma taille. On avait toujours été proches lui et moi, et c'était plutôt un grand soulagement de me retrouver tout le temps à ses côtés. Même si l'autre pute de l'autre côté de la « famille » était aussi proche de lui alors qu'il n'appartenait qu'à moi, il ne me laissait jamais seule. Je vais la butter la Sakura là. Elle s'incruste trop dans ma vie.

On a avancé, et il a eu vite fait de me lâcher, alors que je regarder distraitement par la fenêtre. C'est vrai qu'il avaient réussit à nous dégoter un nouveau prof principal tandis que l'autre était parti parce qu'il ne nous supportait plus. Après tout, c'est vrai, on est des déchets, n'est-ce pas ? On nous le fait bien assez comprendre dans ce bahut. J'en ai ma claque. Je ne sais même pas pourquoi j'écoute encore ce que me dit Kiyomori. C'est sûrement à cause de ma mère ça.

Je suis entrée en classe, suivie de près pas Tai'. J'ai balayé la classe d'un regard, avant d'adresser un grand sourire à tous ceux qui étaient présents. Quoi ? Je n'étais pas quelqu'un de solitaire après tout, ni d'introverti après tout.

« Salut tout le monde ! » ai-je adressé de ma douce voix.

Certains m'ont répondu, d'autres ne m'ont pas entendu dans le brouahaha général, puis d'autre m'ont ignoré. Je me suis assise à ma place, entre Taichi et une autre fille de ma classe, il me semble qu'elle s'appelle Kazama. Je n'avais rien contre elle, seulement elle me paraissait un peu bizarre. Tant qu'elle ne s'approche pas de Taichi, elle fait bien ce qu'elle veut avec les autres gars, moi, ça ne me regarde pas. Taichi a prit sa chaise, et il s'est rapproché de mon bureau, On a rapidement discuté alors qu'il mangeait une des barres de chocolat qu'il avait embarqué dans son sac avant de partir. Un sourire amusé s'est niché sur mes lèvres, alors que le professeur entrait, nous saluant en gueulant. Non mais il s'est cru dans un zoo celui-là ? J'ai levé un sourcil, dubitative, tandis que Taichi le regardait également, totalement désintéressé. J'ai poussé un long soupir. Il avait de la chance d'être beau au moins. Je n'allais pas réagir tout de suite, laissant les autres commencer à lancer les hostilités. Les Tôgashi ne se salissent jamais les mains en premier.
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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Mar 27 Jan - 21:38
J'émergeais doucement de mon lit, le doux son du réveil venant caresser mes oreilles tendrement. Putain, qui l'avait allumé celui-là. C'était la foire ou bien ? Ne prenant pas la peine d'ouvrir les yeux, ma main se mit à tâtonner en direction de l'endroit où il devait se trouver, ma tête commençant à devenir grosse comme une pastèque à cause de ce son infâme. Seulement, je n'arrivais pas à le trouver. Je me penchais alors un peu plus, ouvrant un œil brumeux lorsque je m'écroulais par terre, la force de gravitation ayant eu raison de moi. Et ba voilà, ma mère avait eu ce qu'elle voulait, j'étais réveillée. Jurant à voix haute, je démêlais mes pieds de la couette que j'avais entraînée avec moi avant de me lever et d'aller éteindre cette saleté de machine qui criait à l'agonie à l'autre bout de la pièce. Il ne faisait aucun doute, celui qui avait inventé cette horloge qui sonne était suicidaire. Ou masochiste, à voir. 

Cette saleté m'avait réveillé une heure et demi en avance. Ouais, je prenais du temps, mais quand même. Quand celle qui se disait ma mère remontait le réveil autant, c'était signe que plutôt que de s'occuper de mon déjeuner ou de me donner du fric, il fallait que je me fasse à manger. Pourquoi j'avais pas déjà jeté le réveil par la fenêtre ? Ba, si je devais vraiment me débarrasser de tout ce que j'aimais pas dans cette baraque, il y en a deux qui y seraient déjà passé. Je descendais donc les marches en baillant et m'attelait à la tâche. Je ne faisais pas tellement attention à ce que je faisais, cuisinant plus par magnétisme qu'autre chose. Pourtant, lorsque j'eu fini l'omelette, un souvenir de jour de pluie me revint en mémoire. J'y avais rencontré un drôle de garçon, dont je ne savais toujours pas qu'en penser. Finalement, était-il gay, bizarre, dérangé ou juste prévenant ? Un mystère. D'ailleurs, j'avais ses affaires à mettre à laver. Et voila, j'avais été déconcentrée deux minutes et mon omelette était presque cramée. La journée commençait bien. 

Une fois mon bento fini, je remontais prendre  une douche, m'habiller et tout ce qui va avec. Je n'étais pas du genre à customiser mon uniforme, surement pas. Encore moins à mettre trois couches de fond de teint. Mais que ce soit le port de l'uniforme, le maquillage ou la coiffure, tout était parfait, harmonieux, dosé avec parcimonie. J'étais belle au naturel, mais j'étais encore plus belle après deux ou trois retouches. De toute façon, naturel allait avec tenue d’Ève, non ? Ce qui n'était pas possible. Après m'être parée de quoi affronter la température extérieure, je me mis en route et arrivais assez vite au pensionnat. L'ironie voulu qu'une fille comme moi qui n'en avait rien à foutre des cours arriva la première au lycée, à l'ouverture même des portes. Je me dirigeais alors d'un pas las vers ma salle de classe qui resterait un moment vide -pour ne pas dire jusqu'à ce que la cloche de début des cours sonne- où je m'asseyais et commençais à piquer du nez. Il n'y avait pas à dire, quand ces porcs n'étaient pas là, c'était vraiment calme ici. 

Lorsque je me réveillais de nouveau, la salle commençais déjà à être bien remplie, mais il n'y avait toujours pas trace de prof. C'est vrai qu'on avait viré l'ancien... Ainsi, je n'aurais pas du venir. Quoique, je pouvais m'amuser avec quelques uns, non ? Personne n'en valait la peine, mais... Tournant la tête, je pu voir qu'à ma droite ce tenait l'autre gay de Kazeyama... Pourquoi avait-il fallu que sa table soit voisine de la mienne ?! Me provoquait-il ? La Tôgashi fit son entrée avec son frère et je répondais à son salut d'un sourire frais et avenant. Je n'étais pas belle, je n'étais pas mignonne non plus. J'étais un mélange parfait des deux, et c'était ce qui faisait mon plus grand charme et me propulsais au statut de reine. Ainsi que mes capacités bien sur. De l'extérieur, j'étais une fille souriante, heureuse de voir sa camarade. Mais de l'intérieur, je n'en avais absolument rien à faire de cette fille de riche qui se la jouait rebelle. Elle ne m'intéressait pas. Je me tournais alors, en quête d'amusement, et fut surprise de voir ce cher Takahashi qui était revenu en cours. Celui-ci occupait la table juste derrière la mienne et semblait se laisser tenter par Morphée. Un nouveau prof arriva comme un cheveux sur la soupe auquel je souriais avec la même fraîcheur et politesse que tout à l'heure, et je me retournais alors vers ce cher revenant. A croire que nous nous étions mit d'accord pour revenir presque en même temps au lycée. 

"Taka-kun ! Réveille toi, le professeur est là. Tu ne voudrais pas être mal vu dès le premier jour, n'est ce pas ?"


Ma main était venue se poser sur son épaule et le secouait doucement. Et quand je vis qu'il se redressait, j'en profitais pour retirer délicatement ses lunettes de soleil. Si je voulais l'emmerder ? Mais pas du tout voyons ! S'il croyait que j'allais le laisser dormir alors que moi j'allais me farcir les cours, il rêvait ! Je lui souriais agréablement, venant coincer une mèche de cheveux derrière mon oreille. Pourtant, je savais très bien en croisant son regard qu'il n'était pas dupe. Après tout, ce n'était pas comme si nous ne nous connaissions pas. Je mettais un instant ses lunettes, toujours souriante attendant sa réaction.

"C'est pas mal pour dormir, ingénieux !"
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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Mar 27 Jan - 22:11
Une envie de changement? Une prise en main soudaine? Un avenir brillant?
Non. Rien de tout ça, juste un certain palier qu'elle s'était fixé pour avoir un quota raisonnable de "cours", car bien sa journée était toujours rythmé par l'envie de sortir prendre l'air, fumer cette foutue tueuse de poumons qu'elle aimait tant pour se détendre.
Ses mains vinrent attraper l'eau coulant du robinet pour venir par la suite les plaquer contre son visage encore endormi, réveillant ainsi quelques traits d son visage.
Son regard se dirigea vers la glace qui se trouvait en face d'elle, les joues ruisselante des gouttelettes d'eau son regard sombre collait parfaitement avec l'allure de la pièce ou elle se trouvait, cet appartement semblait lui correspondre à la perfection.
Sa respiration calme rythmait ses pas plus la fatigue la gagnait.

En effet la jeune japonaise n'avait dormi que très peu durant cette nuit, enfin cette nuit qu'on appellerait plutôt soirée, l'essentiel de son sommeil était située entre vingt heures et vingt trois heures et le reste de la nuit s'était déroulé sur la jeune fille accoudée à la fenêtre clope au bec presque toute la nuit le regard perdu dans le vide.
Elle avait pensée, elle n'a que ça à faire, elle avait pensé à tellement de chose durant cette nuit-là encore une fois à tout ce qui se passait dans sa vie et dans son crâne.
Ca n'avait pas était fructueux, ce n'était jamais fructueux, elle ne savait pas penser pour arriver à des solutions, elle ne savait penser que pour haïr sa famille et faire un doigt au monde, tout ce qu'elle voulait c'est qu'on lui foute la paix.
A ces pensées d'ailleurs elle avait bien flingué deux clopes à force d'appuyer aussi fort sur l'embout, ce qui avait eu lieu à quelque soupir de sa part.
C'était ainsi qu'un paquet et un peu plus était partie en une nuit et un cendrier remplit puis vider trois fois, c'était comme ça que la japonaise passait ses insomnies. 
Avant elle les passait à peu près pareil sans les clopes et la peur au ventre. 

Un léger bâillement la fît revenir à elle, la jeune fille se trouvait devant un tiroir ouvert ou plusieurs paquets de clope trônait fièrement.
Elle s'en saisit d'un qu'elle fourra négligemment dans son sac quasiment vide qui ne contenait que cinq briquet, un stylo, on ne sait jamais, deux paquets de son addiction et quelques autres choses superflus qu'elle gardait toujours sur elle pour donner un minimum de consistance à son sac désespérément vide.
Après ce rangement elle repartit dans sa salle de bain pour prendre une douche rapide et ainsi se sentir propre au moins le temps d'une journée.
Elle prit quelque chose pour se remplir légèrement le ventre bien qu'elle soit habituée à ne pas manger beaucoup mais maintenant qu'elle le pouvait elle voulait tout de même en profiter.
Amako sortit finalement de chez elle, laissant son appartement aussi silencieux qu'il ne l'avait toujours était, et même dehors elle gardait cet atmosphère en elle et restait silencieuse, un silence gênant pour les autres et soulageant pour elle.
Le trajet vers ce satané pensionnat ce déroula dans la même ambiance, et un fois arrivé devant le bâtiment qu'elle ne fréquentait que deux fois maximum dans la semaine, et qui la saoulait déjà par ailleurs, elle poussa un léger soupir.

"Bordel... Même une journée c'est chiant... Il se débrouille vraiment comme des merdes dans cette école." Pensa la jeune fille en laissant coulait son regard sur le bâtiment pendant que sa marche était encore plus lente qu'a l'habitude

Finalement malgré sa lenteur, qui n'était là que parce qu'elle ne voulait pas se presser, elle arrive devant la salle.
Elle ne savait pas qu'elle heure il était ni si elle était en retard et puis de toute façon c'est pas comme si quelqu'un s'en préoccupait, tout le monde ne foutait rien dans cette classe alors une de plus une de moins qu'est-ce que ça change?
Elle ouvrit la porte et partit s'affaler sur une chaise, n'importe où tant que personne n'y était, dans son silence habituelle malgré le brouhaha énorme autour d'elle.
Une minute et elle voulait déjà partir.
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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Sam 31 Jan - 11:10
J'étais réveillé bien avant que mon réveil ne sonne pour m'annoncer définitivement le début de la journée. En attendant, je jouait silencieusement une pièce de théâtre. Vous l'aurez compris, je ne travaillais pas sur mon texte, mais plutôt sur ma gestuelle. C'était comme une danse. Une danse qui exprimait ce que ressentait mon personnage, doucement il sentait la douleur l'envahir, puis la joie. Mon visage aussi dessinait ces expressions, me submergeant. Mon réveil a fini par sonner, sur une douce musique de Beethoven, Sonate au Clair de Lune. Que j'aimais cette musique, surtout si l'on se souvient qu'elle fut écrite pour l'élève qu'il aimait. Je crois que moi aussi j'étais tombé amoureux. Depuis ma rencontre avec Thorne, je n'arrivais pas à me la sortir de la tête, pourtant, cela était bien loin de me ressembler, d'être ainsi préoccupé par une jeune femme. Je me suis tourné face à la fenêtre qui renvoyait mon image. Suis-je à la hauteur d'une telle beauté... ? Un léger soupir passa la barrière de mes lèvres. Voilà que je m'emportais pour des histoires d'amour Shakespeariennes. Je pourrai presque prétendre à aller en littérature. Bien que ça ne m'amuserait que très peu de temps. La lecture n'était pas ce qui me passionnait réellement. J'étais mieux à jouer sur scène. D'ailleurs, il est où mon bouquin de Romeo et Juliette ? J'ai haussé les épaules. A vrai dire, je n'en savais absolument rien. Tant pis, je finirai bien par remettre la main dessus. J'ai envoyé un sms à Onee-chan, pour ne pas qu'elle soit en retard encore cemain, et je me suis dirigé vers la salle de bain, où je me suis tranquillement déshabillé, pour passer sous la douche.

J'y ai passé un long moment à vrai dire, je me suis même étonné de ne pas être en retard en vérité. Mais c'est le reste qui a fait que j'ai récupéré le temps passé à méditer sous l'eau. Et oui, je pensais encore à Thorne. Encore et toujours elle. Son sourire ne semblait jamais vouloir quitter mon esprit. J'ai vigoureusement passé ma main sur mon visage, comme pour faire partir ce sentiment qui me rongeait, et j'ai fini de m'habiller, en fourrant négligemment mon téléphone hyper high-tech (il s'agissait en vérité des téléphones à clapet, celui que j'avais récupéré de ma sœur parce que j'avais fait tomber le mien du haut de la tour de Tokyo). Pourquoi ne pas en avoir acheté un autre ? Bah, tant que le mien marche, je n'ai besoin de rien. Je me suis étiré avant de vouloir sortir de la chambre et de butter contre quelque chose. Mes orteils se sont carrément repliés sous mon pied tellement j'ai eu mal. 


« BORDEL. » 

Quand j'ai baissé les yeux, j'ai pu voir le livre que je cherchais toute à l'heure. Et bah, le voilà ce con. Je l'ai récupéré avant de le mettre dans mon sac, et de définitivement quitter la chambre en soupirant. J'ai prit le couloir qui me mènerait au dortoir de ma sœur. J'ai sortit mon portable de ma poche, en remontant les messages de ma boîte de réception pour récupérer le numéro dans laquelle elle était. Il me semble qu'elle était seule, juste comme moi. Je récitais mon texte, tel un automate dans les couloirs qui à cette heure-ci commençaient à s'agiter dans l'effervescence d'un début de journée. Je le faisais tout bas. Seules mes lèvres trahissaient mon action. Je suis rapidement arrivé en face de la chambre, et je me suis appuyé contre le mur, en regardant le plafond, continuant de réciter le texte, tranquillement, sans vraiment me soucier du temps qui passait. J'ai sortit une barre de chocolat de mon sac, l'une des nombreuses friandises qui constituait ma réserve pour une telle journée de cours, et je commençais à la grignoter, tandis que la porte finit par s'ouvrir.

Ma sœur sortie, et je lui adressai un grand sourire, avant de remarquer qu'elle semblait préoccupée. Généralement, quand elle faisait cette moue, c'est qu'elle était sur le point de pleurer. Pourquoi était-elle dans cet état... ? Onee-chan avait souvent ce genre de sentiments au fond de son cœur. Généralement, c'était parce qu'elle ne parvenait pas à répondre à des questions qu'elle se posait, ou à accomplir des choses qui la dérangeaient. Elle était très vite frustrée, et souvent, c'était ce sentiment qui prenait le pas, c'est pourquoi je la trouvai régulièrement dépitée. On en parlerait ce soir, mais pour le moment, je ne tenais pas à être en retard. J'ai posé ma main sur sa tête, avant de déposer un doux baiser sur son front, pour lui montrer que quoi qu'il arrive, je serai toujours là pour elle, même si, maintenant, il y avait Sakura-chan. Je me demande comment Onee-chan allait bien pouvoir réagir quand elle apprendrait que je commençais à tomber amoureux. Boum, un coup de foudre, comme ça. Elle allait me crier, en disant qu'il fallait que je reconsidère ça parce qu'on ne pouvait pas tomber amoureux juste en regardant une personne. Elle, elle n'était jamais tombée amoureuse, du coup, elle ne pouvait pas vraiment savoir ce que cela faisait. J'avais peur qu'elle finisse par être vieille fille à force d'être méfiante comme ça. Pourtant, elle avait déjà eu des petits copains. Une tonne même, mais elle s'en lassait toujours vite. Je lui avais toujours reproché. Ils ont aussi des sentiments. 

J'ai fini par passer ma main autour de sa taille, et on a avancé. Puis, je n'ai pas trouvé ça super pratique, alors je l'ai lâché, et nous avons continué côtes à côtes, tout en discutant, jusqu'à la salle de classe. Là, elle a salué tout le monde, et moi je la suivais tranquillement, sans saluer personne. Kazama lui a répondu, et je l'ai regardé. Elle était sublime cette fille, et trop craquante en plus. Je ne comprenais pas pourquoi Onee-chan ne l'aimait pas trop. Je lui ai adressé un petit sourire timide. Elle me semblait gentille, mais je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de parler avec elle. Je sentais quand même une tension entre elle et Onee-chan, si bien que ça finissait par me mettre mal à l'aise. Derrière les masques, on pouvait sentir qu'elles ne s'appréciaient pas. C'était compréhensible, elles étaient les deux plus belles filles de la classe, et semblaient se disputer le titre de LA plus belle. Enfin, elles n'avaient pas trop compris qu'au final, on s'en fichait un peu temps qu'on avait de quoi se rincer les yeux. J'ai prit ma chaise, pour aller m'asseoir à côté de Nee-chan, et on a discuté tous les deux, alors que je mangeais. Si tous les autres morfales de la classe avaient recours à l'Américain, ce n'était pas mon cas. Je n'étais pas le genre de personne à aller mendier pour obtenir quoi que ce soit. Mais bon, ce type était quand même sympa. En fait, comme j'étais arrivé il y a peu de temps, je n'avais quasi jamais parlé avec les gens de ma classe, j'avais juste pu les observer de loin, en silence. La solitude ne me dérangeait pas. Mais il y avait quand même des types avec lesquels j'avais envie de sympathiser. Au final, on a entendu un grand cri, et on s'est tous retournés pour apercevoir notre nouveau prof principal. Un petit jeune, qui ne devait pas dépasser vingt cinq ans. Je l'ai regardé, totalement blasé, et j'ai reprit ma discussion, tandis que Kazama lui répondait, avant d'aller enquiquiner l'Américain. Quelle chance il avait celui là ! En même temps, vu son physique, pas étonnant qu'il fréquente d'aussi jolies filles. 

La porte s'est de nouveau ouverte, sur une fille plus renfermée. C'était Shimizu, si je ne me trompe pas. Cette fille me paraissait seule, et triste. Je l'ai regardé s'asseoir, avant de jeter un œil à Nee-chan, qui lui priait de m'excuser. Je me suis dirigé vers la table de Shimizu, avant de prendre une chaise, pour aller m'asseoir devant. 

« Yo Shimizu-chaan. »
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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Dim 1 Fév - 15:59
Ce matin, le réveil de Sora n’avait pas sonné. Et pour cause, il n’en avait pas. Se réveillant toujours avec le soleil, malgré ses longues promenades nocturnes sur les toits, le jeune homme n’était pas de ceux qui avaient besoin de beaucoup de sommeil, il ne s’était jamais encombré de cet objet.


En hiver, ce n’était pas le soleil, mais la clarté du ciel qui s’invitait légèrement dans la chambre cinquante-trois qui l’avait tiré des bras de Morphée. S’étant levé avec la discrétion d’une panthère, il avait rapidement passé son uniforme, attrapé ses mitaines, et ni une, ni deux, il était sorti. Par la fenêtre.

Par un trajet que seul un chat aurait pu imiter, le jeune acrobate arriva finalement près des cuisines où le personnel s’activait déjà. Ils s’approcha d’eux avec un sourire innocent, et reçut en réponse les même mimiques amusée de la part des adultes, qui lui firent signe d’aller aider à décharger des caisses du camion de livraison qui stationnait quelques mètres plus loin. Obéissant après un pseudo salut militaire,  Sora prit par au déchargement sous le regard des cuisiniers qui n’hésitaient pas à lui taper amicalement sur la main lorsque ses doigts dérivaient trop vers un fruit de son panier.
Il aimait ces gens qui acceptaient son aide sans se poser de question, et qui le regardait autrement qu’avec méfiance, mais avec sympathie. Changement drastique en comparaison avec certains professeurs très fermés.


Son petit déjeuner en main, il grimpa à nouveau vers le toit et s’assit en équilibre sur l’un des sommets pour manger ce qu’il avait gagné, tandis  qu’il observait les plus matinaux se diriger vers le réfectoire, bien que le service n’ai pas encore commencé. S’adossant contre le métal froid, il ferma les yeux. Appréciant le frisson que lui procurait le vent froid qui s’engouffrait le long de ses jambes par le bas de son pantalon, et contre ses bras, protéger uniquement par sa veste et sa chemise d’uniforme, sous laquelle il portait un T-shirt sombre et simple que l’on devinait aisément, car non content d’avoir égaré sa cravate dès son premier jour dans cet établissement, il avait également casé les premier boutons de ses chemise en les enfilant trop brusquement.
Il laissa échapper un soupir qui s’évapora sous la forme d’un nuage clair qui s’éleva vers le ciel, avant de se redresser brusquement, le son caractéristique des grilles de métal que l’on ouvre le matin pour les externes. Attendant quelques minutes en suivant de ses iris sombre les silhouettes des premiers arrivant, il se redressa pour enlever les miettes de son déjeuner qui étaient tombées sur lui, avant d’entreprendre de redescendre le long de la façade pour rejoindre sa classe.


Sora était un paradoxe à lui seul : bien qu’il déteste attirer l’attention sur lui, il était cependant rare qu’il utilise une porte plutôt qu’une fenêtre pour entrer dans une pièce. Sa salle de cours de fit pas exception, et le jeune homme pu s’estimer heureux  que seule Kazama-san soit dans la salle, et qu’elle semble se reposer.

Il alla s’asseoir sur sa table, avec la désagréable impression d’avoir oublié quelque chose, et observa la salle se remplir lentement, de personne comme de bruit, avant d’enfin réaliser ce qu’il avait oublié, une seconde avant que le prof n’entre dans la salle.
Il n’avait pas prit de sac. Il n’y avait absolument pas pensé le matin même en sortant, n’en ayant généralement pas franchement l’utilisé.

Haussant les épaules en plongeant les mains dans ses poches, ses doigts rencontrèrent un stylo. Étonné par la présence de cet objet, il le sortit et l’examina pour en parvenir rapidement à la conclusion qu’il ne lui appartenait pas.
Soupirant légèrement, le jeune homme se demanda à qui il avait bien pu subtiliser l’objet. Enfin, ce n’était qu’un simple bic : il ne manquerait à personne. Du moins il l’espérait.

Faisant tourner l’objet entre ses doigts, il se tourna vers leur nouvel enseignant. Qu’allait-il pouvoir leur dire ?
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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Ven 6 Fév - 19:48
Cependant, à peine eus-je reposé ma tête sur mes bras que j’entendis une voix mielleuse se glisser jusqu’à mes oreilles.

« Taka-kun ».

Il n’y en avait qu’une pour l’appeler de la sorte. Tout comme, il n’y en avait qu’une pour oser le déranger alors qu’il avait décidé de dormir. Au cas où sa voix ne suffisait pour être bien sûr que je ne puisse m’assoupir à nouveau, de sa main posée sur mon épaule, elle exerçait de légère pression. Ses bras étaient si frêles, cela me faisait rire. Dire qu’elle avait l’air si fragile et vulnérable. Elle m’amusait et ne manquait pas de piquant. Qui plus est, elle ne pouvait tout simplement pas se passer du contact avec moi, cette chère :

« Kazama-chan…» lui murmurai-je dans un souffle suave, un sourire sur mes lèvres tandis que je me redressais.

Une légère grimace déforma brièvement mon visage lorsque l’adorable Kazama Chiyuri s’empara de mes précieuses lunettes d’aviateur qu’il était bien connu que n’acceptait de laisser entre les mains de personnes. Si elle avait une valeur sentimentale particulière ? Absolument pas. Une valeur monétaire ? Certainement, mais je pourrais très bien m’en racheter d’autres si besoin, enfin… Encore faut-il que j’ai acheté celle-ci ! Alors, d’après vous, achetées, volées ou offertes ? Pensez bien ce qu’il vous plaira ! Si ces lunettes ont une histoire qui leur est rattachée ? Si c’était le cas, pensez-vous que je vous la compterais ?

Je récupérai donc mon bien des mains de ma camarade, recouvrant un sourire séduisant.

« Il faut croire qu’un génie sommeille en moi bien caché, lui répondis-je non sans une délicieuse ironie, toujours à voix basse. Avoue plutôt que tu mourrais d’envie de revoir mes beaux yeux qui ont dû te manquer, Kaza-chan ? »

Je lui jetais ensuite un discret regard sachant qu’elle me connaissait suffisamment pour savoir l’interpréter «  Ne touche plus jamais à mes lunettes ! », tandis que d’autres l’interprèteraient sans doute d’une doute autre manière, un regard complice qui en dit long…

Un fracas se fit soudainement entendre dans la salle. Trois gars, plus ou moins baraqués pour certains, venaient de se lever bruyamment en envoyant valser leurs chaises ou tables et vinrent se poster devant le nouveau prof’ en lui disant de la fermer et de se barrer. Ah ? Le spectacle serait-il sur le point de commencer ? Je balayais la salle du regard, commençant seulement à réellement émerger de ma torpeur. Il y avait tout ce monde dans la classe ?

Je me rappelais d’ailleurs ne même pas avoir remarqué la présence de Kazama avant qu’elle ne me dérange dans mon pseudo-sommeil, sinon, à coup sûr, je n’aurais pas manqué de la taquiner un peu à mon arrivée. Lequel de nous deux était donc arrivé le premier ? A vrai dire, je crois que je devais être encore tellement mal réveillé quand je me suis assis en classe - limite pour que j’ai atterri ici, c’est que j’ai dû faire une crise de somnambulisme ! Non je déconne, j’étais parfaitement     « conscient » dans le sens éveil, mais inconscient de la connerie que je faisais en pensant que nous n’aurions pas de prof’ ce jour-là -, que je n’ai même pas dû remarquer qui était déjà présent ou non.

A présent, je constatais qu’il y avait là toujours les mêmes visages, à quelques exceptions prêts. Celui-là par exemple qui jouait avec son stylo. Je l’interpelai alors :

« Tu devrais faire gaffe avec ça, désignai-je du regard le stylo qu’il tenait entre ses mains, d’une voix trop peu audible pour parvenir jusqu’aux oreilles de Usami-sensei, qui, qui plus est, avait assez à faire avec les trois primates. Le nouveau prof pourrait croire qu’on sait écrire. »

Pour le reste… Comment dire, il y en avait dont j’avais retenu les noms et d’autres non. Je ne venais probablement pas assez souvent en cours, surtout pour me rappeler de ceux qui étaient arrivés en cours d’années. Comme lui là-bas, sa tête me dit quelque chose mais son nom… Ah… Si, maintenant, je m’en rappelle. Et tout ce que j’ai à dire, c’est que je ne lui porte pas beaucoup d’estime…

Je constatais que Shimizu était encore là, enfin, du moins, elle était là aujourd’hui. A croire que nous nous sommes tous fait avoir en pensant que nous n’aurions pas de prof ?! Par contre, je remarquai une absence…

« Eh, Kaza-chan, interpelai-je ma voisine de devant.  Matsuda n’est pas là ? » désignai-je la place vide devant elle.

Si j’avais la réponse à ma question sous mes yeux, celle-ci sous-entendait « Il est absent depuis longtemps ? », à condition que Chiyuri soit en mesure de me répondre bien sûr car je n’avais aucune depuis combien de temps elle revenait en cours. Je sais juste qu’elle avait été ramené chez elle alors qu’elle avait fugué et créchait notamment chez Miyata, et de ce fait, nous avions l’occasion de nous croiser de temps en temps. Non pas que Chiyuri et Matsuda soient proches, mais lui, il lui collait souvent aux basques quand elle était là, donc peut-être était-elle au courant de quelque chose.

« J’espère qu’il n’a pas d’ennuis… murmurai-je pour moi-même. Bah, il doit probablement travailler ! » concluais-je finalement sur un ton détaché.

Contrairement à certains d’entre nous, Matsuda n’était pas du genre à sécher les cours sans une bonne raison - quoique moi aussi, c’était à cause du travail en un sens … Il était peut-être pas bien malin mais c’est juste un brave gars qui n’avait pas eu de chance dans la vie. Je pensais le voir donc j’avais apporté quelque chose pour lui aujourd’hui. Tant pis, je lui donnerais une autre fois… Dans la soirée peut-être si j’arrivais à le contacter, le problème étant qu’il n’ait pas de téléphone portable.

Enfin, pour le moment, puisque j’étais là, autant que je regarde un peu le spectacle, histoire de voir comment ce nouveau prof se débrouille. A moins que…

« Oh… fis-je semblant d’être surpris dans un murmure. Kazama-chan, comment se fait-il que ton téléphone soit là ? » lui montrai-je alors l’appareil entre mes mains, un sourire faussement innocent.

Ne faut-il pas toujours se méfier qui soit-disant dort ? Surtout avec moi …
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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Ven 6 Fév - 22:24
De là-bas on aurait dit que la chaise était confortable, pourtant elle ne l'était pas.
Dos au mur et le corps tourné entièrement face à l'opposé de ce dernier, la jeune fille regardait les gens s'agiter autour d'elle, pendant un instant en venant dans ce pensionnat ce matin, elle cru oublier que sa classe était... Bruyante. 
De toute part des rires fusent, des cris, des appels à la bagarre, des séducteurs, des séductrices mais aucun silencieux. Ce qui était normal n'est-ce pas?
La réalité est vite revenue au galop, la réalité revient toujours au galop.
Fumer.
Sa réalité à elle était de rester dans son coin pendant une ou deux heures dans cette classe pour se donner de la consistance scolaire et ne pas se faire virer puis de regarder dans le vide pendant de longues minutes ou même heures.
Fumer.
Passionnant en effet mais tout ceci n'était pas un quotidien bien encadré, au moins elle faisait ce qu'elle voulait sans qu'on l'emmerde sur son avenir.
De toute façon elle n'en avait pas alors à quoi bon s'embêter avec ça et simplement vivre son existence moindre comme elle l'entendait.
La voilà de nouveau perdue dans ses pensées, des pensées qui ne change pas au fil du temps, mais elle s'y complaisait et ne s'y sentait pas mal alors pourquoi changer?
De toute manière elle n'avait pas autres choses à penser donc autant faire ainsi.
Rien ne lui était interdit, en tout cas personne ne le lui interdisait et quand bien même on le ferait, elle continuerait de se sentir libre. Même peut-être plus.

Un prof. Ca vaut au moins une bonne paire de tripes pour s'aventurer dans cette classe et hurler des salutations. Une très bonnes paires de tripes. Elle qui pensait passer une ou deux heures sans "cours", si on peut appeler ça comme ça, c'est raté. Enfin bon, il partira sans doute avant la fin de la semaine.
Fumer.

Enfin revenue à ses esprits à cause d'un salut du professeur peu trop fort à son goût, alors elle se mit de nouveau à scruter scruter sa classe, combien de personnes connaissait-elle dans cette classe?
Fumer.
Presque aucune, elle ne retenait que les visages des personnes qui se faisait assez remarquer pour attirer son attention.
Enfin dans une classe pareil on devrait alors retenir presque toutes personnes ici présente mais disons que des nom revienne assez souvent quand elle intercepte des bribes de conversations ici et là.
Fumer.
Elle essayait d'ailleurs parfois quand elle pensait à sa vie d'aujourd'hui, une activité comme une autre et peut-être la seule qui soit en rapport avec les autres êtres vivants de son espèce, sans doute parce que ça lui arrive en ce moment.
Comme elle pensait cet homme tout le temps avant.
Ses yeux passait de visage en visage et les noms qu'elle connaissait passait dans son esprit à chaque fois qu'elle reconnaissait quelqu'un, ou qu'elle pensait le reconnaître. 

-"Tôgashi,fille. Kazama. Takahashi. Hajime." Pensa-t-elle

Continuer? Pour ce que ça lui importait mais au moins ça aurait pu la tenir quelques minutes sans qu'elle ai cette envie de partir se tuer les poumons dehors. 

- Yo Shimizu-chaan.


Elle leva les yeux l’appellation de son nom et haussa un sourcil sur l'ajout du "chan" à la fin de celui-ci, cela devait faire plusieurs années qu'elle n'avait pas entendu cette formule.
Elle fit un léger geste de tête, presque même invisible si on ne faisait pas trop attention.

-"Tôgashi, garçon." Finit-elle par penser.
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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Lun 9 Fév - 18:03
La salle était bruyante, trop bruyante. Et trop remplie pour une classe de D. Comment se faisait-il que tout le monde était là ? A croire qu'ils profitaient que les profs ne soient pas sur notre dos pour faire le nombre de présence minimum pour avoir leurs diplômes. C'était effarant. Et en même temps pas tant que ça. Il suffisait d'une semaine pour voir que la mentalité de cette classe n'était ni à la réussite, ni aux révisions. Pourquoi ? Parce que tout le monde s'en foutait de l'école ! Ce n'était qu'un mauvais moment "obligatoire" à passer. Personne ne se souciait de son avenir. Pourquoi ? Parce que selon les adultes, ils n'en avaient pas, alors pourquoi se donner du mal si c'était peine perdu ? Qu'il y est encore des profs qui leur faisait cours relevait du miracle. Ils tombaient tous comme des mouches, les uns après les autres. Peur, épuisement, crise de nerf... Tout y passait. Si on était infernal ? Surement, mais au fond, on s'en foutait. On finissait même par faire exprès. Pour faire passer le temps. 

Ouais, nous étions des démons. Ou plutôt, des déchets, comme la société aimait nous appeler. C'était un petit nom fort sympathique qui revenait sans cesse quand on abordait le sujet des D. A croire qu'ils affectionnaient ce mot. Personnellement, être traité ainsi ne me faisait plus rien. J'étais las. J'avais trop l'habitude. On est classé par des notes, un simple chiffre sur un bout de papier qui décidait de si on allait réussir ou pas dans la vie. Je trouvais ça stupide, voit aberrant. Mais je n'y pouvais rien. De toute façon, ça faisait longtemps que j'avais laissé ce système merdique me bouffer. Je venais juste en cours parce qu'il le fallait, mais ce lieu ne représentait pas moins pour moi qu'une prison, ou un enfer. Heureusement, ces dernières semaines, ça allait mieux. La présence de deux amis n'y étant pas pour rien. Ils me comprenaient, je les comprenais, et c'était pas plus compliqué que ça.

Ma voisine de table me fusillait du regard, mais je n'y prêtais pas attention. Je savais que cette fille était dangereuse, et je ne voulais pas l'approcher de trop près. Des rumeurs circulaient sur elle dans les quartiers les moins fréquentables, mais je ne savais si elles étaient vraies ou fausses. En tout cas, c'est ce qui lui valait tout ce respect de la plupart des élèves. Un type était "revenu" en cours. Personnellement, je ne me souvenais pas l'avoir croisé. A croire qu'il se la jouait vraiment touriste. Un autre jouait avec son stylo, l'air de se faire royalement chier, et je le comprenais. Des potes à moi se ramenèrent avec un paquet de cartes, et on commença à jouer nonchalamment. Après tout, il fallait faire passer le temps. 

Un prof se pointa en gueulant, ne comprenant surement pas pourquoi il se retrouvait dans une pareille jungle, mais il se fit royalement ignorer. De toute façon, bientôt, il démissionnerait. Le cafarnaeum redoubla d'ampleur avant d'être stoppé par le bruit fracassant de certaines chaises et tables qui avaient été renversées volontairement. Apparemment, certains voulaient remettre l'intru à sa place. Qu'ils fassent, de toute façon, ça ne changerait pas grand chose. Je retournais à ma partie e cartes, sentant que la journée allait vraiment être longue.
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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Lun 23 Fév - 17:49
[Nous changerons de période en mars.]

Le moins que l'on pouvait dire de cette classe, c'est qu'elle était réellement agitée. Mais au moins, l'ambiance ne manquait pas, même si par moment j'ai eu peur de leur réaction, notamment quand je les ai salué. Il faut dire qu'ils n'étaient pas vraiment commodes après tout. Mais je les comprenais, je n'oubliais pas que j'étais moi aussi issu d'une filière D. Mais ce n'était pas un mal je pense, pour le futur. Au final, les grandes écoles ne regardent pas vraiment les classes, ils font plutôt attention aux notes, et à l'établissement. J'espérai que ça irait pour eux. Même si je voulais les garder pour moi, il fallait absolument que j'arrive à les faire monter en grade, pour leur futur. En attendant, il fallait bien commencer quelque part, mais ce n'était pas vraiment gagné, surtout que la seule qui m'avait retourné mon bonjour était la mignonne Kazama-san. J'ai regardé toute cette classe, d'un air paternel. L'année allait s'annoncer drôlement surprenante, mais je m'en réjouissais plus qu'autre chose. Bon, pour le moment, il fallait qu'on commence un peu, et les présentations ne semblaient pas nécessaires puisque toute la classe se connaissait déjà. Après tout, j'étais arrivé tard, ce n'était pas étonnant. Je me contenterai du trombinoscope, c'est ce qu'il y a de mieux à faire. En attendant, le brouahaha ne semblait pas vouloir cesser, et gagner le cœur de ces jeunes ne me semblait que bien plus difficile pendant que les minutes défilaient. Un petit sourire naquit sur mes lèvres.
« Ok les jeunes, vous pouvez regagner vos places s'il vous plaît ? » Leur demandais-je assez fort pour qu'ils m'entendent.

Certains ont daigné le faire, et j'ai un peu renoncé pour les autres, ils feraient bien ce qui leur chantait. Apparemment, il fallait que je leur fasse faire un peu d'anglais. C'était une lourde blague, puisque moi même je n'y pipais pas un mot. Un soupir las a franchit mes lèvres alors que je me penchais sur mon planning. La prof d'anglais m'avait laissé un papier, puisqu'elle était malade. J'ai levé un sourcil, elle m'avait tout traduit et indiqué, pourtant c'était quasiment impossible pour moi de réussir à faire cours avec ça. Au final, un petit bonhomme m'indiquait de tourner la feuille, ce que j'ai fait. Elle m'a dit que si j'avais des soucis, l'élève Hiroki Takahashi était le meilleur élève en cette langue, et qu'il serait probablement meilleur que moi. J'ai senti un soupçon de moquerie dans sa dernière remarque, mais j'ai souris.
J'ai cherché sa tête sur le trombi, avant de le remarquer au fond de la classe en train de discuter avec Kazama-san. Que j'aimerai être à sa place en ce moment... Mais enfin, à quoi je pense moi ? Ce sont mes élèves !!
« Takahashi-san ! L'interpellai-je. Pourrais-tu venir voir s'il te plaît ? »


J'espérai franchement qu'il ne me remballe pas et qu'il vienne vraiment ici, afin qu'il puisse m'aider un peu. Ça ne le faisait pas trop pour moi d'obtenir de l'aide d'un élève puisque j'étais prof, mais j'étais aussi un humain, et, après tout, j'avais aussi mes faiblesses, et l'anglais en faisait partie. J'avais longtemps eu des problèmes avec l'alphabet occidental même. Donc, peut-être que ça renforcerait la confiance qu'ils ont en moi ? Qui sait...

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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Jeu 26 Fév - 13:51
Je ne savais pas trop comment m'y prendre avec elle. Elle avait l'air tellement seule et triste... Puis, elle avait l'air bien gentille donc bon. C'est vrai, je ne suis pas quelqu'un qui s'intéresse aux gens. A vrai dire je m'en fou, tant que ce ne sont pas des personnes auxquelles je tiens. J'ai été trop blessé. Cependant, je tentais de faire un effort. Mais, là où ça venait me surprendre moi-même, c'était dans la véracité de cette inquiétude que j'éprouvais à l'égard de Shimizu-chan. 

Je m'étais souvent disputé avec Neechan, car elle me reprochait mon manque d'intérêt envers les gens. Je n'avais pas trop su comment le prendre, alors j'avais juste acquiescé, puis, elle avait quitté ma chambre, furax, en claquant la porte derrière elle. Du coup, j'avais fait des efforts, tentant de parler aux gens tout ça, tout ça quoi. Mais, récemment, depuis ma rencontre avec Scarlet, je m'intéressais plus à ceux qui m'entouraient, et j'arrivai à déceler les étincelles de tristesse dans leurs yeux. Par habitude de devoir la reproduire. Et Shimizu-chan avait touché mon cœur, dans le sens où sa douleur y était parvenue, s'y déposant avec douceur, tel un voile sombre. 

« Comment ça va ? Tu veux du chocolat ? J'en ai aux noisettes, au caramel, j'en ai de suisse aussi, ce sont les meilleurs si tu veux. Je ne les partage avec personne, mais pour toi je veux bien faire une exception. » lui expliquai-je en souriant.

A mesure que je lui parlais, je vidais mon sac de friandise sur son bureau, pour qu'elle puisse piocher dans ce qu'elle veut. J'avais des trucs venant des quatre coins du monde franchement. C'était amusant. Je regroupai dans mon sac les spécialités sucrées des pays du monde entier. J'avais même réussit à dégoter une boîte pour mettre des pâtisseries françaises, et notamment les religieuses. Qu'est ce que c'était bon ça, comme les éclairs. Vanille, chocolat, café. Tiens, je vais m'en manger une. Au chocolat c'est le mieux. Je suis un vrai goinfre quand même. 

« Moi je te conseille de prendre un éclair, celui-là est au chocolat, lui à la vanille, et lui au café, ils viennent de France, lui expliquais-je en pointant du doigt chaque pâtisserie, mais si tu as envie de prendre plusieurs choses, fait le hein ! Ça ne te fera pas de mal je pense. Et puis, si t'as peur de grossir, on ira faire un jogging tous les deux si tu veux ! Mais je pense quand même que tu as de la marge. Lui dis-je en souriant. »

Je piochais finalement dans les éclairs, en en prenant un au chocolat, et je mordis goulûment dedans. Quel bonheur, je fond ! Miam. Ça me mettait toujours de bonne humeur de manger des trucs pareils, franchement. Comment ne pas l'être en même temps ? Qui a inventé cela ? C'est un véritable génie. Il nous vend du bonheur.

J'ai sursauté lorsque le prof a appelé l'Américain. Il l'avait fait plutôt fort ce con. J'ai levé un sourcil, me retournant vers ce débile d'enseignant. Qu'est ce qu'il veut encore ?
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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Jeu 26 Fév - 16:21
Un soupir las a passé la barrière de mes lèvres lorsque j'ai vu le regard de Taichi. Il voulait aller voir cette demoiselle qui était seule. J'ai haussé les épaules comme si cela ne m'intéressait pas, et j'ai passé une main dans mes cheveux, dégageant mon visage. Qu'est ce que je pouvais me faire chier. Je ne comprends même pas pourquoi je suis là, et si je ne trouve pas vite quelque chose à faire, je pense que je partirai. L'autre Kazama faisait comme d'hab sa lèche cul, en saluant le professeur, je l'ai d'ailleurs regardé, sans grand intérêt, avant de reporté mon regard lassé sur notre nouveau prof principal. Sérieux ? C'était ça le nouveau qu'ils avaient réussit à nous dégoter ? Et ils pensaient quoi ? Qu'il allait tenir plus longtemps ?

« Pourquoi essayez-vous de faire cours ? lui ai-je demandé d'un ton agressif, alors qu'il nous demandait de nous asseoir. Pour endosser votre chèque sans trop de remords ? Vous avez pas compris ? On ne vous veut pas ici. »

Je me suis levée, agacée.

« Et dans combien de temps vous allez dire à tous les autres profs que vous n'en pouvez plus de nous ? Dans combien de temps vous échappera votre premier « déchet » pour nous qualifier ? Vous pensez être meilleur que les autres, c'est pour ça que vous êtes aussi confiant ? Mais au final, vous ne valez pas franchement mieux que les autres. »

A croire que mon discours en avez boosté d'autres, puisque déjà des tables et des chaises venaient à être renversées. J'étais un peu la leadeuse du cortège, les bras croisés sous ma poitrine, mon regard soutenant celui du nouvel adulte. Pour qui il se prenait ? Il pensait vraiment qu'il allait débarquer, et que nous allions être contents de le voir ? Au final, il ne vaudra pas mieux que les autres.

« Au bout d'une semaine, si vous tenez jusque là, vous allez émettre les premiers jugements sans nous connaître le moins du monde. Vous ne servez à rien. » 

Un sifflement agacé passa la barrière de mes lèvres alors que je soupirai de nouveau, décidant finalement de laisser tomber puisqu'il était trop con. J'ai alors prit une chaise, laissant les autres finir ce débile, et j'ai été m'asseoir avec des gars qui jouaient aux cartes, c'était toujours mieux que rien au fond. Pourquoi je n'étais pas partie ? Je me le demande. Je pense que c'est parce que je voulais voir ce qu'il ferait de cette première heure. Une chose était certaine, après cette heure, je ne refoutrai plus les pieds en cours.

Je leur ai demandé sympathiquement si je pouvais jouer avec eux, et j'ai croisé les jambes, m'appuyant les coudes sur la table, regardant mes cartes. L'heure allait être longue.
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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Jeu 26 Fév - 17:58
Aiden était vraiment en retard, mais il n'en avait que faire. Il marchait à une allure lente dans les couloirs vides du pensionnat, prenant tout son temps pour arriver à la salle où il devait avoir son cours principal. Il ne savait même pas qui était son professeur où le noms des élèves de sa classe, il s'en fichait complètement. Il comptait seulement entrer dans la pièce, s'asseoir à une table assez éloignée, et rester silencieux à écouter de la musique jusqu'à la fin de sa torture personnelle. Il ne supportait pas le système éducatif, ce n'était qu'une perte de temps pour l'adolescent. Il était venu au Japon pour profiter de sa vie librement, et au lieu de ça, il se retrouvait à suivre des cours sans importances avec des professeurs inutiles qui passeraient leurs temps à le juger pour sa mauvaise attitude. Mais bon, avec le temps, il avait prit l'habitude de recevoir des remarques désagréables et n'y répondait même plus. Pour Aiden, les paroles des profs n'étaient qu'un bourdonnement intarissable et irritable.

Il finit par arriver devant sa salle de cours et entra sans toquer, écoutant vaguement une élève faire sa crise existencielle en s'énervant contre quelqu'un. Le bel anglais se dirigea vers une place libre en fond de salle et s'y asseya avec une certaine élégance. Il retira sa veste qui posa négligemment sur le dossier de sa chaise et déboutonna le col de sa chemise qui l'étouffait presque. Il sortit son iPod et ses écouteurs sans attendre avant de les glisser dans ses oreilles. Ses doigts naviguèrent sur son téléphone pendant quelques instants dans sa playlist, recherchant une musique qui le détendrait immédiatement. Il finit par jeter son dévolu sur un morceau de rock et augmenta le volume afin de ne plus rien entendre autour de lui. Il posa ses pieds sur sa table, étendant ses longues jambes sur la surface plane. Son regard se porta dans la vague alors que les premières notes de musique infiltraient son cerveau et le transportait métaphysiquement loin de cette maudite salle de cours.

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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Jeu 26 Fév - 20:34
Takahashi sembla enfin sortir de sa torpeur, murmurant mon nom d'une voix suave. Je ne m'en étonnais point, ayant l'habitude de ce petit jeu où la séduction feinte était une manière de s'emmerder mutuellement. Étrange ? Effectivement, notre relation pouvait paraître ambiguë aux yeux des autres, mais ce n'en était que plus amusant. Après tout, nous savions pertinemment qu'il ne se passerait jamais rien entre nous. Néanmoins, j'étais assurément la seule de la classe à pouvoir me permettre de telles choses comme le réveiller ou l'appeler par ce petit nom ridicule. Et je n'hésitais d'ailleurs pas à en abuser. Je vis cependant que lui enlever ses lunettes n'était pas quelque chose à faire et le notait dans un coin de mon esprit. Si je ne voulais pas me le mettre à dos ? Comme si quelqu'un me résistait ! Plus sérieusement, avec qui m'amuserais-je sinon ? Je le laissais donc reprendre son bien, souriant innocemment à sa pointe d'ironie. 

"Bien sur qu'ils m'ont manqué, je n'en dormais plus la nuit !" lui répondis-je d'une voix plaintive tandis que le coin de mes lèvres se retroussaient légèrement, amusée. 

Comme si son regard m'avait déjà fait quoi que ce soit ! Il était beau, à en tomber, je l'admettais. Mais lui et moi, c'était pas ça. Nous étions... Comme chien et chat ? Ouais, c'était un peu ça. Et ça nous convenait parfaitement. Un bruit sourd se fit entendre, et je sursautais, me retournant pour voir d'où il provenait. Trois imbéciles avaient renversés chaises et tables, se dirigeant avec leur démarche de gorille vers le nouveau prof qui ne semblait pas à même de nous calmer. Un léger soupir, presque imperceptible franchi la barrière de mes lèvres. A quoi cela servait-il de cogner dans les meubles si ce n'est pour rendre un peu plus sourd les autres ? Il n'y avait pas à dire, ils avaient le cerveau aussi évolué que des primates ! Le prof du d'ailleurs s'en rendre compte et les ignora royalement. Le spectacle était terminé, chacun pouvait retourner à ses occupations. Je me tournais donc de nouveau vers mon cher voisin de derrière qui discutais avec un des nouveaux de la classe. Je n'avais encore jamais adressé la parole à Hajime, mais maintenant que je le regardais de plus près, il me semblait vraiment pas mal. Information à retenir pour plus tard. L'Américain sorti une blague idiote auquel je ris, masquant ma bouche de ma main comme toute jeune fille polie. Si cela était de l'ironie, je ne doutais cependant pas des problèmes d'orthographe d'une grande partie de la classe, moi y compris. En même temps, nous étions en D, il fallait pas rêver ! Je m’apprêtais à sortir mes affaires, pour faire illusion lorsqu'on m'interpella. 

"Matsuda ?" répétais-je surprise. 

Scrutant la chaise vide face à moi, je me rendais seulement compte de l'absence de mon voisin de devant. C'était assez surprenant, aussi bien qu'il soit absent que je ne l'ai pas remarqué. Pas parce que je l'appréciais, quoique, je ne le détestais pas. Mais parce qu'il me suivait partout et me collait en permanence. Cependant, il était vrai que je ne l'avais pas vu ces derniers jours. Enfin, je n'étais pas revenue depuis longtemps aussi. Si cela m'inquiétais ? Peut être un micro chouilla, mais je me refusais de l'admettre. J'haussais donc les épaules, n'en sachant pas plus sur le sujet.

"Je ne sais pas depuis quand il sèche, non. Mais il doit surement travailler, oui. Je suis sure que j'aurais bientôt de ses nouvelles..."


Oui, oui, bientôt. Parce que dès qu'il reviendrait, ce serait surement moi qu'il viendrait voir en premier, pour prendre de mes nouvelles. A moins qu'il est eu des problèmes, mais même dans ce cas là, vu son gabarit, il devrait s'en tirer plutôt bien. De toute façon, ce n'était pas comme si j'allais partir à sa recherche ou essayer de prendre de ses nouvelles. J'allais chercher une nouvelle distraction lorsque Takahashi m'interpella de nouveau, mon téléphone entre ses mains. J'ouvrais de grands yeux avant de forcer un sourire mignon et de jouer l'idiote qui ne comprenait pas.

"Je ne sais pas, c'est gentil à toi de me l'avoir retrouver..." 


Je me rapprochais alors lentement de lui, me penchant au dessus de sa table, ma bouche atteignant son oreille pour que lui seul puisse entendre la suite.

"Je te préviens, si tu as encore mis un sale réveil comme la dernière fois, je te castre !" sifflais-je, tandis que je m'éloignais, mon regard retrouvant toute son innocence.

Je récupérais mon bien et vérifiais que tout était en norme. Je n'eus cependant pas le loisir de finir que notre cher prof demandait à Takahashi de venir. Il n'avait pourtant encore rien fait, étrange. Ou alors, il espérait un miracle, du genre, qu'il aille au tableau et participe au cours ? Il avait de l'espoir ce nouveau... 

"Taka-kun !" enchaînais-je de ma voix adorable. "Usami-sensei t'appelle, tu devrais y aller." 


Je lui fis les yeux doux, riant intérieurement de ce qui allait suivre. Je ne savais pas s'il allait vraiment écouter le prof et se déplacer, mais s'il le faisait, ça promettait d'être divertissant. Je me retournais donc face à mon pupitre, comme tout bon élève juste au moment où l'autre gourdasse se levait. Ça y est, la "princesse" faisait son show. Elle allait tout gâcher. Crachant son venin à la gueule du prof, elle fut suivi par quelques abrutis finit avant d'aller se rasseoir sagement. Et ba dis donc, qu'elle rébellion ! Elle devait être fière d'elle ! Gâcher sa salive pour dire de telles évidences avant de faire comme si de rien était et de jouer aux cartes... Son cerveau avait du être atteint par la débilité de la classe. A moins qu'il ne soit comme ça de nature. Levant les yeux au ciel, mon regard vint se planter dans celui de mon cher ami, insistant, l'implorant presque de faire quelque chose pour que je ne meure pas d'ennuie. Encore une journée comme les précédentes et j'allais faire une dépression ! Ou pas.

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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Ven 27 Fév - 16:01
Le prof continuait de croire qu'on allait l'écouter, il nous demanda même de regagner nos places. Personnellement, j'étais à la mienne, mais si mes potes regagnaient la leur, je devrais jouer aux cartes seul, et dans ce cas, bonjour l'ennui et la schizophrénie ! Enfin, pour ça, il aurait fallu qu'il est un temps soit peu d'autorité bien sur, parce qu'aucun d'eux ne bougea. Par contre, quelques élèves qui n'avaient à première vue rien à foutre ici l'écoutèrent. Bah, qu'ils fassent ce qu'ils veulent après tout. Du moment qu'il commençait pas à croire qu'il pouvait nous maîtriser, ça m'allait. Pour ma part, je n'avais pas l'intention de l'écouter, ni lui, ni son cours. Je continuais juste ma partie de carte tranquillement. Je vis qu'un mec vidait littéralement son sac de nourriture sur la table de Shimizu, et ça me fit rire plus qu'autre chose. La bouffe me rappelait toujours l'autre idiot, et bien que je me refuse de l'admettre, ça me donnait immanquablement le sourire. En tout cas, lui ne me laisserait surement pas toucher à sa bouffe, il dirait qu'il n'y en avait que pour Jota, assurément ! Dire qu'en quatre ans, il n'avait pas changé.

Un nouveau gueulement se fit entendre, et je vis que le prof n'avait toujours pas lâcher l'affaire. Il voulait se faire virer dès sa première heure ? Ou était-il juste inconscient ? Dans tous les cas, s'il continuait comme ça, il allait vraiment s'en prendre plein la gueule ! Surtout qu'il demandait à Hiroki de venir, ce qui n'était pas le meilleur choix... Je ne connaissais pas ce type, mais vu les rumeurs, ce n'était assurément pas un enfant de chœur ! Et si en plus Chiyuri était proche de lui... Non, je n'appréciais pas cette fille. Elle m'avait fait des avances sans me connaitre, et des rumeurs louches circulaient à son sujet. D'ailleurs, si celles-ci s'avéraient fondées, alors elle n'était pas la petite fille sage qu'elle prétendait être. Mais enfin, du moment qu'elle me laissait tranquille, je ne m'en occupais pas. J'avais juste l'impression de sentir des regards meurtriers me transpercer de temps à autres. Mais cela était mon imagination, n'est-ce-pas ? 

Une fille du nom de Tôgashi se leva et provoqua le prof, mais je n'y fit pas plus attention que cela. Elle avait raison, mais à quoi bon crier au scandale ? Ça finirait de toute façon par arriver, et à ce moment là, on l'éliminerait dans les règles de l'art. En attendant, si s'égosiller jusqu'à ne plus avoir de voix lui faisait plaisir, et bah qu'il gueule ! Personnellement, ça ne me faisait ni chaud, ni froid, pour la simple et bonne raison qu'il n'existait pas à mes yeux. Je gagnais la première manche aux cartes juste au moment où la demoiselle finissait son discours et nous rejoignait. Les gars s'écartèrent pour lui faire de la place, et la partie recommença. Je me fichais qu'elle soit la ou pas, après tout, ça ne changeait rien. Mais n'étant pas à l'aise avec les filles, ne les comprenant tout simplement pas, et n'étant pas d'un naturel bavard, au contraire, je ne lui adressais qu'un simple mouvement de tête en guise de bonjour en retard. Je laissais aux autres le loisir de lui faire la conversation. 

Je regardais ma salle de classe avec lassitude, me demandant ce que je faisais là. Présent ou absent, qu'est ce que cela changeait après tout ? Pour ce que je faisais en cours, c'est à dire discuter et jouer aux cartes, ma présence n'était pas nécessaire. Mais les adultes n'étaient pas du même avis, et comme d'habitude, ils détestaient avoir tord. Et puis mes parents semblaient s'intéresser soudainement à moi quand ça touchait aux études. Étrange, n'est-ce-pas ? Mais je ne les écoutais plus depuis longtemps, tout comme je n'adressais plus la parole à mon frère, zappant ses coups de fils. Je voulais juste être tranquille, c'était trop demandé ? Vu le bordel qu'il y avait dans cette classe, apparemment oui...

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MessageSujet: Re: Cours principal de troisième et quatrième D. Dim 29 Mar - 15:58
Nombre de joueurs supprimés trop importants, merci de rouvrir un nouveau cours.

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Cours principal de troisième et quatrième D.

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