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"Be my Valenti... - Nope, I am a Shuchi !" [Brooke R. Stown - Seiichi Komatsu]

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MessageSujet: "Be my Valenti... - Nope, I am a Shuchi !" [Brooke R. Stown - Seiichi Komatsu] Jeu 12 Fév - 15:13
Pouh !
Mes yeux s’élevèrent instinctivement vers le ciel, où la balle venait d’être projetée, avant de fuir la lueur aveuglante que les nuages daignaient me laisser savourer en ce milieu d’après-midi. Car, en effet,  par ce samedi 14 février, la température était douce et le temps particulièrement agréable. Un cadeau de plus pour tous ces couples d’amoureux qui, profitant de l’occasion de la fameuse Saint Valentin, avaient sans doute prévu promenades romantiques et sorties galantes, en témoigne la multitude de couples que j’avais croisés sur mon chemin !

Au bout de quelques secondes dans les airs, la balle finit sa trajectoire, amortie par la pelouse verte du terrain, tandis que le batteur piquait un dernier sprint pour atteindre la sorte de carré blanc qui lui était le plus proche. S’en suivit alors des coups de sifflet, à la suite desquels tous les joueurs  présents sur le terrain se retournèrent vers leur entraîneur, et ce dernier commença donc à hurler quelques conseils en vue des  nombreuses imperfections qui venaient d’être faites. Etant à l’autre bout du stade, des bribes de cris parvenaient jusqu’à moi.  Il était question de flemmardises, de performances physiques médiocres ; « on n’avait pas couru assez vite, on aurait pu faire plus de triples, c’était à se demander si on ne souhaitait pas perdre face à la prochaine équipe qui nous affronterait »... Ah, ces entraîneurs ! Un sourire s’étira sur mes lèvres. Il me semblait avoir ce même genre d’hommes sur la glace, de ceux qui, bourrus, relevaient la moindre erreur, de ceux qui nous faisaient dépasser nos limites dans les cris, de ceux qui, tout simplement, laissaient éclater leur réjouissance et leur joie quand leurs petits poulains avaient fait l’exploit. L’image de mon père me vint alors à l’esprit, en toute exception qu’il  était. Après tout, c’était lui, mon tout premier entraîneur. C’était lui qui m’avait initiée, avant de s’apercevoir avec joie que j’avais hérité de sa passion. Néanmoins, s’il avait été très laxiste lors de mon apprentissage, je sus par la suite qu’il l’était moins avec ses équipes, qu’il stimulait au maximum, les menant eux-aussi vers de bons classements.

Un petit bruit stoppa mes tergiversions. Je jetai un coup d’œil vers mes voisins de tribune –principalement des filles venues attendre la fin des entraînements de leurs bien-aimés ? – et, remarquant qu’aucun d’entre eux ne réagissait, j’en déduisis que le message venait de m’être envoyé. Je sortis donc mon Smartphone de la poche de mon trench, et tâchai de le lire malgré la luminosité ambiante qui assombrissait l’écran.
Un combo de gloussements et de piétinements me fit relever la tête du côté du tapage. Le groupe de filles et leur ami – gay, si j’en crois le regard transi qu’il jetait à l’un des joueurs ? – s’empressaient à présent de réunir leurs affaires éparpillées et de les entasser dans leurs sacs. Devais-je en déduire que l’entraînement prenait fin ? Visiblement, oui, puisque la moitié des joueurs s’éclipsait déjà du terrain, en direction des vestiaires situés sous les tribunes dans lesquelles je me trouvais. Je me levai donc et me précipitai vers les escaliers pour en descendre, évitant ainsi de devoir laisser passer les groupies et leurs commentaires insupportables.

Une fois le pied sur la terre ferme, je jetai un regard tout autour de moi. Il ne fallait pas qu’il me voit, pas tout de suite ! La situation était désespérée, je l’apercevais au loin, accompagné de l’un de ses coéquipiers. Il n’avait qu’à regarder droit devant lui et alors, il me verrait… Mais je n’étais pas encore prête, je perdais mon flegme, je gagnais en panique…

Une plante verte ! Yes ! Je me précipitai vers l’espèce de sapin planté dans son gros pot, et me blottis dans son ombre, contre le mur à côté duquel il se trouvait. J’étais quasiment certaine d’être masquée mais j’espérais de tout cœur que mon brave Japonais serait un peu myope, pour le coup.
Tapie dans ma « cachette », je serrai davantage contre moi mon sac, à travers lequel je sentis mon cadeau, avant de saisir d’une main mon téléphone et de répondre au message.

 « Mum, envoyé à 15h27 : Alors, tu as fini ta tournée des chocolats, Brooky ? ;) »

« Me, envoyé à 15h29 : Nope, il me reste encore une personne, et pas la moindre… Je sais pas encore à quelle heure je rentre. A tout à l’heure ! »

Une fois le message envoyé, je basculai la tête à travers les épines d’if. Alors, où se trouvait-il, le Seiichi ?
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MessageSujet: Re: "Be my Valenti... - Nope, I am a Shuchi !" [Brooke R. Stown - Seiichi Komatsu] Ven 13 Fév - 15:56
Samedi 14 février, cette journée ressemblait à toutes les autres, enfin aux autres samedis surtout parce que si en cette période de préparation aux examens d’avril qui se rapprochaient inexorablement - Aux secours  !!! - et que de surcroit, je faisais partie élèves de Troisième année donc pour nous, ces examens étaient synonymes d’obtention du diplôme de fin de cycle secondaire ou non !, les cours au samedi matin se multipliaient de semaines en semaines, nous conservions tout de même notre après-midi de libre !

Et le samedi après-midi, c’est Baseball avec Jota ! Fort heureusement, mon meilleur ami continuait de s’entrainer avec assiduité malgré l’approche des examens car pour lui, son avenir dépendait tout autant de ses résultats scolaires que de ses performances sportives. Si j’avais envie qu’il reparte, cette fois-ci pour les Etats-Unis ? Non, je le reconnais. Cependant, je ne pourrais me pardonner de souhaiter son échec - qui semble impossible lorsqu’on s’appelle Kaïto Jotaro - alors que ce projet est le sien depuis toujours. Au collège déjà, il annonçait sa sélection future dans une équipe professionnelle de Baseball américaine ? Ambitieux ? Oui, Jota l’est et ne s’en cache. Présomptueux ? Assurément pas. Sans doute était-ce pour cela, parce qu’il était lui, indéfinissable et incroyable, que personne ne se riait de son ambition, ni de s’en irritait, mais qu’autour de lui, tout le monde voulait croire à sa réussite.

Nous partagions la même chambre d’internat, mais depuis quelques temps, j’avais de plus en plus de mal à voir Jota en-dehors. Nous n’étions pas la même classe. Son interdiction de sortie n’avait toujours pas été levé. En principe, il devait rester consigner à l’internat en semaine, et dans sa maison le week-end, exception faite pour les jeudis soirs où il sortait diner avec son grand-père, ses entrainements du samedi après-midi et du dimanche matin, et depuis quelques temps, après les entrainements, il se rendait à la bibliothèque universitaire dans l’une des Universités où travaillait également le Professeur Osadani, son « oncle », et où Jota allait étudié avec Takahashi Shannon, puisque tous deux préparaient le concours d’entrée à Todai. Je n’ai jamais vu mon meilleur ami réviser avec autant d’assiduité, encore moins pour une école qui était le choix de ses parents et non le sien, en guise de filet au cas où il ne partirait pas aux Etats-Unis finalement. Certes, cette perspective m’arrangeait mais franchement, que cette fille l’incite à travailler autant ses cours me paraissait suspect …

Eh ! Minute ! J’ai bien dit « Samedi 14 février » ???? Mais alors, nous ne sommes pas du tout un samedi comme les autres ! Aujourd’hui, c’est la fête des amoureux ! Le jour tant attendu par les garçons où les filles viennent leur offrir des chocolats pour leur déclarer leur flamme ! Enfin, pour ma part, Saint-Valentin ou pas, ça restait un samedi comme un autre. Depuis dix-sept ans, je n’avais jamais reçu le moindre chocolat le jour de la Saint-Valentin, pas même mes soeurs, à une exception près en fait ! Haruko-chan ! Bien sûr, ce n’était pas des chocolats pour amoureux, et d’ailleurs, ils sont tellement infects que c’est à se demander si elle ne cherche pas à m’empoisonner. Et comme, c’est ce que je lui ai dit la première fois qu’elle m’en a offert, elle semble tenir désormais en m’en confectionner elle-même chaque année. Un ballotin accompagné d’un petit mot « En espérant que cette année soit la dernière ! <3 » ce qui sous-entendait qu’elle comptait bien que finisse par m’étouffer avec l’un de ses chocolats un jour. En résumé, pas très touchant comme cadeau…

Fin de l’entraînement, le coach nous gueulait dessus comme des putois, mais à vrai dire, plus guère aucun membre de l’équipe ne l’écoutait - sauf Jota bien sûr, mais nous n’avions pas tous ses ambitions professionnelles, ni les compétences - en effet, l’attention des joueurs étaient plutôt orienté vers le pourtour du terrain où des groupements de groupies s’étaient formés de part et d’autre. Certains adressaient des petits signes discrets à leur petites-amies. D’autres essayaient de deviner la ou lesquelles étaient venus pour eux. Et enfin, la grosse majorité était en train d’établir les paris et pronostics quant à savoir combien parmi toutes ses filles étaient venues pour la seule personne de Jotaro. Comme je boudais quelque peu, je reconnais n’avoir guère accordé plus d’attention à ses filles qu’aux beuglements du coach. J’avais juste remarqué Takahashi patiemment assise depuis quelques minutes dans la tribune la plus proche. Elle attendait Jota pour qu’ils se rendent ensuite ensemble à la bibliothèque. Je me demandais si elle avait l’intention de lui offrir des chocolats. La belle et brillante Takahashi venait à la fin de notre entrainement depuis quelques semaines. Les autres étaient persuadés que si elle ne sortait pas encore avec Jota, cela ne saurait tarder. Pour cette raison, ils n’attaquaient pas cette prise de choix. Personnellement, je ne savais pas trop qu’en penser. Ces derniers temps, j’avais de plus en plus de mal à me mettre dans la tête de mon ami, surtout quand il s’agissait de filles ! Peut-être parce que je n’étais pas impartial dans mon analyse ?

Quand l’entraineur nous eu lâché, nous pûmes enfin nous diriger vers les vestiaires. Je m’y rendais en discutant avec Jota qui une fois de plus avait été tout simplement génial au cours de cet entrainement, alors que moi, je ne sais que courir vite, mais il a toujours un mot naturel pour me remonter le moral en toute situation. Cependant, comme prévisible, nous fûmes… Rectification ! Jota fut assailli par une horde de filles de la collégienne à l’étudiante qui nous barrèrent le passage.

Eh ! Mais ! J’hallucine ! Il y a même mes deux soeurs ! J’y crois pas !

J’ai détourné la tête en soupirant, prêt à continuer mon chemin tout seul en trainant des pieds, la tête basse quand j’aperçu une lueur du blond des blés se détacher du feuillage verdâtre de la plante en pot qui faisait office de décoration. Je redressai la tête et fixai ce point quelques instants. Suis-je désespéré au point d’avoir des hallucinations ?

Je me suis rapprochée sans qu’elle ne semble me remarquer, le nez sur l’écran de son téléphone portable. Lorsque je suis arrivé à sa hauteur, elle s’est retournée au même moment et nous nous sommes retrouvés presque nez-à-nez.

« AH ! » m’exclamai-je - stupidement.

Je n’étais pas fou ! C’était bien elle ! Mon Petit Macaron Pistache Chocolat Blanc ! Qu’était-elle venue faire ici ? Idiot ! On est quel jour aujourd’hui ? Alors, elle est venu apporter des chocolats à son petit ami ? Il est dans la même équipe que moi ? Non, je ne pleurerais pas. Peut-être qu’il s’agit juste d’un gars dont elle s’est entichée ! Euh… En quoi est-ce mieux ? Pitié ! Surtout ne me dites pas que c’est Jota ! N’importe qui pas mais lui !!!
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MessageSujet: Re: "Be my Valenti... - Nope, I am a Shuchi !" [Brooke R. Stown - Seiichi Komatsu] Mer 18 Fév - 22:02
Si je craignais de ma cachette qu’elle me trahisse, la masse grouillante de filles hystériques qui sautaient sur les joueurs plus qu’elles n’allaient à leur rencontre apparaissait à mes yeux comme un clin d’œil de la providence, une planque idéale qui ne pouvait tomber mieux. Quoi de mieux qu’un rideau de jeunes filles en fleur pour contrer un regard qui, curieux, parcourrait le paysage autour de lui et même cet étrange arbuste aux cheveux d’or ?
Je bénis donc mentalement la beauté du jeune homme autour duquel semblait tourner un véritable harem de demoiselles, pardonnant d’ailleurs à ces dernières tous les gloussements qu’elles avaient pu émettre durant l’entraînement de ces Messieurs.

Mon téléphone annonça une nouvelle fois la réception d’un message. Trop sûre de ma discrétion, je dégageai alors ma tête des branches au travers desquelles j’espionnais mon petit monde et entrepris de répondre à la curiosité de ma mère. Oui Maman, mes derniers chocolats sont réservés à un garçon, oui. Mais je ne te l’avouerai pas pour que tu ne fasses pas de sous-entendus très lourds, pour que Papa ne réagisse pas au quart de tour et ne sorte le fusil*, tout cela à cause de suspicion infondée…
Parce que – et ça, tu aurais bien du mal à le croire -, mon cadeau pour ce garçon-là n’est pas signe d’un amour inavoué et orgueilleusement caché. Nope, je les lui offre de bon cœur, en souvenir d’une soirée passée en sa compagnie qui s’était révélée plus agréable que je ne l’aurais cru.
Je crois m’être fait un ami ce soir-là, que je n’ai eu que peu d’occasions de recroiser par la suite et ce, y compris lors du tournage –catastrophique, il faut le dire- auquel je n’avais guère participé. Mais j’ai le souvenir percutant que ce dernier avait un petit faible, et c’est peu de le dire, pour la nourriture. Voilà pourquoi je compte lui offrir ces chocolats, pour réveiller ses papilles et pour lui témoigner mon amitié.

Du moins, j’espérai qu’il le prendrait ainsi ! Une boule se forma doucement dans ma gorge. Godness, faites qu’il ne le prenne pas autrement, hein ! N’est-ce pas ? Il ne va pas s’imaginer des choses, si ? Et puis, cette tradition d’offrir des sucreries aux gens que l’on côtoie et qui nous sont plus ou moins proches est trop ambigüe pour être vraiment interprétée, non ?

Par instinct, je plongeai ma tête dans le buisson pour surveiller les faits et gestes de ma « victime ». Qui sait, peut-être était-il encore temps de renoncer à ce cadeau équivoque et de le lui offrir plus tard, nonchalamment ? Oui, c’était une bonne idée.

Sauf qu’à travers le feuillage, un nez et des yeux ronds avaient remplacé la danse des groupies ; mon sang ne fit qu’un tour, ne manquant pas de disjoncter mon esprit. F***, prise la tête dans le buisson… Vive ma santé mentale qui serait bientôt remise en cause…

Par Seiichi ?! C’était Seiichi ! Aaaah, comme il le dit lui-même si bien ! Quoiqu’au moins, je n’avais guère à craindre un jugement sur ma situation actuelle, avec lui… Mais néanmoins, je fus tellement surprise que je me reculais d’un coup, m’arrachant au passage quelques cheveux qui s’étaient enlacés dans une passion fougueuse mais impossible avec leurs amantes les branches.

Eh, il était encore temps de m’enfuir à toutes jambes, mais Monsieur Catastrophe m’avait clairement montré plus tôt que face à lui, je serais une tortue alors que lui serait le lièvre.

«Tchoum ? » répliquai-je finalement, sortant enfin de ma cachette avec la honte aux joues. Puis, je me mordis la lèvre, me retenant de sortir une belle bulle – Ben quoi Seiichi, on ne s’attendait pas à me voir ici ? Non, parce que c’est vrai que c’est courant de croiser des personnes dans les arbres, surtout quand ces derniers sont hauts de deux mètres,  plantés dans des pots et situés juste à coté d’un vestiaire de sportifs ! -.

Je me plantai (mais pas dans mon pot en céramique)  face au jeune homme, et lui esquissai un petit sourire que j’espérais n’avoir pas trahi ma gêne et mon appréhension.

« Bravo pour ton entrainement » rajoutai-je pour engager la conversation, de façon neutre mais sincère. Sérieusement, il n’était donc pas dans mes capacités de trouver une phrase plus originale et chaleureuse que celle-là ? Ah retenue, quand tu me tiens…
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MessageSujet: Re: "Be my Valenti... - Nope, I am a Shuchi !" [Brooke R. Stown - Seiichi Komatsu] Dim 22 Mar - 11:53
L'un des membres du Rp étant supprimé, j'archive le sujet.

Bon jeu.
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MessageSujet: Re: "Be my Valenti... - Nope, I am a Shuchi !" [Brooke R. Stown - Seiichi Komatsu]
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