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Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.]

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MessageSujet: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Dim 26 Avr - 16:22
J'avais monté les escaliers avec difficulté, refusant de prendre l'ascenseur. Quand est arrivé la porte, j'ai soupiré de soulagement, avant la pousser, toujours appuyé sur ma pauvre canne, pour ne pas tomber, mes jambes ne me supportant qu'à moitié, dont l'une ayant perdu toute sa motricité, et que je traînais tristement derrière moi. Les médecins me qualifiaient de miraculé. Ils n'arrivaient à se remettre des progrès que j'avais fait quant à ma rééducation. J'avais retrouvé l'usage de quasiment tous mes membres, si ce n'est la jambe gauche. Je ne voyais plus de mon œil droit non plus. J'étais totalement cassé, et perdu. Je ne pouvais plus boxer, et mon monde s'était arrêté de tourner. J'avais perdu ma plus grande raison de vivre, et celle que j'employais pour essayer de rendre ma mère un minimum fier de moi. Mère qui n'existait plus à mes yeux. Je me frottais ces derniers, pour retenir les larmes qui voulaient couler le long de mes joues, tant la douleur de sa froideur me persécutait le cœur. 

Il faisait beau aujourd'hui, et malgré la fin d'après-midi, le soleil venait réchauffer ma peau froide. Je m'étais installé au bord du toit, devant la grille, alors que je portais une clope à ma bouche. Toujours appuyé sur ma canne, vacillant, alors que mon regard vide se perdait sur la ville de Tokyo, qui ressemblait à une fourmilière grouillante d'individus, aussi secrets les uns que les autres. Le silence sur le toit de l'hôpital était agréable. J'étais la seule personne présente, me contentant d'apprécier la douceur de la solitude. Ma clope se consumait lentement au bout de mes doigts. Je n'y prêtais plus vraiment d'attention, alors que mes yeux se fermaient. J'appréciai la brise qui venait me caresser le visage. J'ai perdu le contrôle de moi-même le temps de quelques instants. Ma cigarette est tombée d'entre mes doigts tremblants, et a roulé jusqu'au grillage. Elle est tombée dans le vide, comme j'étais tombée de la vie. Ma canne s'est effondrée, et je me suis retenu de justesse en m'agrippant fébrilement aux fils de fer devant moi. J'ai ouvert les yeux, alors que mes doigts se resserraient dans les trous qu'il y avait devant moi.

Mon regard s'est assombrit, et j'ai froncé les sourcil, exaspéré. Ma main a lâché le grillage, avant de devenir un poing, et de s'écraser dedans, pour évacuer toute la colère qui m'habitait. Un bruit agaçant retentit, celui de l'écho de la violence de mes maux. Mon regard était toujours porté sur la ville de Tokyo, qui vivait paisiblement. Un soupir passa la barrière de mes lèvres, alors que mes yeux se refermaient. Je voulais vivre dans mes rêves. Oublier la réalité. Cependant, elle me rattrapait toujours plus vite que je ne le pensais, et la douleur devenait alors beaucoup plus vive que précédemment. 

Je palpais la poche de ma veste en cuir, pour attraper mon paquet, et sortir une nouvelle indus, que je coinçais entre mes lèvres. Je m'agrippai au grillage, pour rattraper avec difficulté la canne qui était tombée à côté de moi. Et je ne sais pas ce qu'il m'a prit, mais je l'ai balancée. Loin de moi. Je ne voulais plus la voir. J'ai essayé de me soutenir seul, avant d'allumer ma clope, et de la fumer, tranquillement. Je vacillais. Je manquais plusieurs fois de tomber, mais cela m'importait peu. Je ne voulais plus dépendre d'objets qui me gâchaient tristement la vie.

Le vent souffla de nouveau, laissant mes cheveux danser au rythme qu'il leur murmurait. Mon regard était toujours aussi vide, tout comme mon âme.

Le silence était toujours présent, et j'ai fini par m'asseoir sur le banc derrière moi, la jambe inerte tendue, l'autre pliée. Je regardais mes pieds, qui semblaient si étranges. Comme si ils m'avaient trahis. J'attendais patiemment que Nowaki fasse son apparition, comme il le faisait chaque jour depuis de nombreux mois maintenant. C'était une routine à laquelle nous nous étions accommodés, sans grandes difficultés, enfin, je pense. Mais malgré mon long séjour, dont j'allais bientôt voir le bout, je n'avais parlé à personne, me contentant de rester dans ma chambre lorsque le temps me l'imposait, et de sortir lorsque je le pouvais, même lorsque je ne pouvais plus bouger. 

Le temps de l'indépendance me semblait loin, et aujourd'hui, j'étais celui qui avait besoin d'aide.

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Dim 26 Avr - 20:54
L’immense hôpital se dressait devant lui, toujours identique. Grand, clair et sale. Impersonnel, et bourdonnant de cette activité silencieuse qui lui était si caractéristique. Un lieu fréquenté par des centaines de personnes chaque jours, certaines y restant seulement quelques heures, d’autres plusieurs mois, et certain y achèveraient leur vie.
C’était un lieu étrange quand on y pensait. Combien d’autres lieu rassemblaient ainsi naissances et mort ? Toutes les étapes de la vie étaient illustrées dans les quelques centaines de mètres carrés que formait le centre hospitalier.

Mais dans le regard de Nowaki qui se posait sur cette façade qu’il voyait à présent tous les jours depuis plus de trois moins, il n’y avait plus rien de cette admiration respectueuse pour les hommes et les femmes qui travaillaient là, ni de compassion pour les malades. L’habitude et les allers retours qu’il avait effectué tous les jours durant l’hiver avait effacé tout cela, laissant place à cette habituelle neutralité qui le caractérisait tant, rendant normal le fait de ce rendre dans un hôpital. Contempler impuissamment cette  souffrance n’aurait jamais du devenir une habitude, mais il n’y pouvait rien. Il s’était d’abord uniquement concentré sur l’état de Minoru, avant que son attention soit naturellement déviée par les centaines de visages qui habitaient eux aussi entre ces murs. Puis il était revenu à Minoru, parce qu’il n’était pas assez fort pour penser à toutes les personnes qui souffraient ici. Parfois moins, parfois autant, parfois plus. Tant de souffrances, au moins qu’il en venait presque à culpabiliser de venir en ces lieux en pleine santé. Simplement blessé par l’inquiétude et l’amour qu’il portait à son cousin.

La culpabilité. Combien de voit l’avait-elle poignardée au cours de ces mois glacés ? Tant qu’il avait arrêté de compter. Pourquoi n’avait-il pas vu que son cousin était malade ? Pourquoi n’avait-il jamais pu être utile de la moindre façon au boxeur, et était-il condamné à le contempler, lutter silencieusement contre lui même et le destin, dans ce sommeil qui semblait précéder la mort ? Et pourquoi, même après son réveil, lui était-il toujours aussi inutile ? Impuissant ? Ne pouvant rien faire d’autre que s’asseoir à côté de lui, en silence comme toujours, à le regarder lutter contre quelque chose qu’il ne pouvait pas vraiment comprendre malgré toute sa volonté et son désir de s’approcher de son cousin. Ne pouvant rien faire contre cette distance qui s’installait irrémédiablement entre eux, l’accident ayant coupé le temps de Minoru, tandis que lui n’avait d’autre choix que d’avancer, le regard cependant toujours tourné derrière lui. Vers ce passé où celui qu’il avait toujours considéré comme son grand frère était resté coincé contre son gré.


Le jeune japonais entra dans L’hôpital Matoya, avançant aux milieux des patients attendant une consultation, ou ceux cherchant désespérément un service pour rendre visite à l’un de leurs proches, ou pour l’une des milliers de raisons qui les avaient guidés ici. Insensible à cette gymnastique, Nowaki marchait dans les couloirs de ce blanc-verdâtre. Droit, son regard onyx fixé droit devant lui, son masque de neutralité froide sur son visage fin, il se dirigeait vers une unique chambre, donc il connaissait parfaitement la localisation.

Le violoniste arriva enfin devant la chambre 107, et toqua légèrement contre la porte, juste à droite de la petite pancarte indiquant le numéro de la chambre, ainsi que son occupant. Il n’avait pas besoin de le lire pour connaître le nom de la personne qui dormait ici depuis bien trop longtemps à son goût. De la personne qui n’aurait jamais du dormir là.

Il attendit une poignée de seconde, avant de pousser la porte, et de pénétrer dans cette pièce, identiques aux centaines d’autres qu’il existait ici, et qu’il avait visité des centaines de fois. Ses iris obsidiennes s’agrandirent de surprise, et un murmure surprit s’échappa de ses lèvres, son visage habituellement imperturbable, exprimant toute la stupéfaction qu’il ressentait.

« Minoru… »

Devant lui, la pièce était vide.
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Lun 27 Avr - 6:52

Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance.

With Minoru Takeda, Daichi Usami & Nowaki A. Shakespeare


« Je suis désolé, mais je ne peux pas soigner cette blessure, déclara Arashi-senseï, en terminant l’examen du poignet de l’acrobate, avant se tourner pour attraper une bande de gaze qu’il enroula autour d’un sachet de glace, avant de poser le tout sur l’avant bras du jeune homme. Il releva ses iris lavandes dans ceux plus sombre du troisième année, esquissant un sourire encourageant. Tu vas devoir aller à l’hôpital. »

Sora bondit sur ses pieds, renversant la chaise sur laquelle il était assit pendant qu’il faisait examiner son bras, une expression où se mêlaient le désespoir et l’agacement sur le visage.

« Sensei ! supplia-t-il, vous ne pouvez vraiment rien faire ? »

Ce dernier sourit d’un air désolé, en se levant à son tour pour redresser la chaise qui venait de tomber sur le sol.

« À part te déposer, ou t’appeler un taxi, rien. »



Cette conversation se répétait dans la tête du jeune japonais, tandis qu’il tendait silencieusement son bras au médecin qui lui posait une attelle, contemplant sans vraiment y faire attention la radio qui était affiché sur le panneau lumineux, et où ses os se détachaient sans peine sur le fond noir. Par chance, il n’y avait rien de très grave, même si la couleur violacée de son membre était inquiétante, et avait poussé le docteur à demander une radio, il s’en sortait finalement avec deux semaines d’immobilisation, et par dessus tout, il avait évité le plâtre !

Il sortit de la salle de consultation après avoir remercier l’homme qui s’était occupé de lui, immédiatement remplacée par la patiente suivante. S’avançant dans la vaste salle d’attente, où deux douzaines d’hommes et de femmes attendaient, un ticket à la main, attendant leur tour, seuls ou accompagné.

Sora frissonna. Il avait toujours détesté les hôpitaux, sa mère devant y passer, à cause de sa santé fragile, plus de temps qu’à la maison, le laissant seul avec son père absent. Il haïssait ces souvenirs qu’il avait, où son père ne rentrait que pour qu’ils ailent tous deux visiter sa femme, accompagné d’un bouquet de fleur qui seraient fanées dans la semaine, à poser sur sa table de nuit pour égayer un peu cette chambre impersonnelle, couverte d’un linoléum verdâtre du sol au plafond, et puant l’antiseptique. Cette odeur aussi il la haïssait, et par réflexe, l’acrobate passa son bras sous son nez pour essayer d’en dissiper l’effluve.

Il se força de prendre une profonde inspiration, et son regard sombre se posa sur l’horloge, le faisant légèrement grimacer. Il n’avait aucune envie de rentrer au pensionnat, et n’avait pas  vraiment envi non plus de se balader dans les rues de Tokyo, cette consultation à l’hôpital ayant complètement douché son enthousiasme. Ou plutôt, il n’avait envie que d’une chose : se trouver un endroit en hauteur d’où il pourrait contempler la ville. Malheureusement, avec son poignet en attelle, et la consigne théorique de garder son bras le plus immobile possible, cela était plus difficile (bien que cependant loin d’être impossible pour une personne telle que Sora).

Sans vraiment savoir comment, son attention fut attirée par les  escaliers qui montaient d’un couloir quelques mètres à sa droite. Il avait beau ne pas aimer les hôpitaux, il devait bien avouer qu’ils possédaient en générale une hauteur assez intéressante sur les environs.
Réfrénant son envie de se précipité, et de gravir les marches quatre à quatre, il escalada cependant les différents palier rapidement, et ouvrit avec sourire la porte qui menait au toit. S’avançant de quelques pas avant de prendre une profonde inspiration.
Il était libre.
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Lun 27 Avr - 16:02
Mes yeux s'étaient de nouveau fermés, pour profiter de ce paysage inventé qui s'installait doucement dans mon esprit. Depuis que j'avais connu le néant, j'avais apprit à m'en protéger. J'étais sous l'eau, totalement submergé, mon esprit était si tranquille, si paisible. Rien ne semblait vouloir m'atteindre, et j'étais seul, sentant la fraîcheur du liquide sur ma peau, ma chemise m'entraînant vers le bas. J'ouvrais les yeux, pour avoir une vue totalement trouble, mais si nette en même temps. Seule la lumière du soleil venait transpercer ce mur superficiel, pour éclairer mon être en mal d'amour. Je me vois crier. Je cris du fond de mon âme. Le bruit est étouffé par la quiétude de l'eau, seule quelques bulles remontent, pour exprimer mon mal être. Je peux pleurer, ça ne se voit pas. Rien ne se voit. Tout est secret. Entièrement. Et je me complais dans ce silence terrifiant, dans cette solitude dévastatrice. Mes yeux se referment sur cette quiétude innocente, alors que je suis portée au fond de ce lac, dans la douceur de mes rêves, quittant pour toujours cette réalité qui m'obsède. 

Puis, je me décide à m'expliquer de tout cela. Car une main a plongée. Elle me cherche désespérément, balaye l'eau d'un revers, encore et toujours. Les doigts se crispent, et, à contre-jour, une silhouette plonge. Svelte et gracieuse. Une poigne se saisit de mon bras, et je me sens remonté. Je ne suis plus déboussolé, je sais où je vais, qui je suis. Je comprends pourquoi, comment. Ma tête sort de l'eau, et je revis. Je nais. Je découvre la vie, sortant de mon songe. Tout semble si beau, mais pourtant, je sens en moi une douleur indéfinissable, et incompréhensible. Pourquoi tout semble si amer ? Pourquoi n'ai-je point ce sentiment de douceur infini. Quand je m'habitue à la lumière, je suis allongé sur l'herbe, les pieds encore bercés par la douceur de l'eau. J'abrite mes yeux à l'aide de mon bras, et tourne la tête, pour découvrir cette mystérieuse personne assise à mes côtés, les genoux relevés, les bras posés dessus.

« Adieu, Minoru. » 

Sa voix, je la reconnaîtrai entre mille, et alors, la silhouette s'efface. Je me redresse, violemment, la tête me tourne, mais je ne peux pas attendre, mes mains s'agitent sur cette silhouette, pour tenter de la retenir, mais je ne fais que passer au travers. Elle finit par disparaître, et les muscles de mon cou se contractent, alors que je hurle de nouveau. Mon cœur semble vouloir s'arrêter de battre. Et pourtant, cet homme est toujours auprès de moi. J'ai beau savoir qu'il ne m'abandonnera jamais, j'ai cette hantise de le perdre un jour. Lui, cette dernière personne chère à mes yeux, que j'aime plus que personne d'autre. Nowaki, mon cousin est la dernière chose me retenant sur cette terre, et pourtant, il disparaît chaque soir, ne laissant derrière lui que l'amer souvenir d'une journée passée trop vite. Je crains le jour de notre séparation, celui où seuls nos liens du sang nous permettront de ne pas être étrangers l'un à l'autre.

Toujours dans ce paysage idyllique, je me relève, et titube dans le lac, jusqu'à ce que l'eau m'arrive aux genoux. Mes bras s'étendent, laissant pendre ma chemise trempée et dégoulinante. Je jette ma tête en arrière, en hurlant le nom de Nowaki. Je t'en prie, ne m'abandonne jamais.

La porte du toit s'ouvre brutalement, me tirant de ma rêverie, alors que j'ai toujours la clope au bec, je sursaute de surprise, avant de laisser tomber le mégot à mes pieds, et de l'écraser. Je suis persuadé qu'il s'agit là de mon cousin. Avec difficulté, je me redresse, m'aide du grillage, avant de me retourner, les mains dans les poches.
Au moment où je vais saluer ce nouvel arrivant, lorsque la lumière du soleil ne masque plus son visage, je peux apercevoir qu'il ne s'agit point de cette personne si chère, mais d'un type de ma classe, que j'ai vaguement aperçu au début de l'année, quand nous étions rarement en cours en même temps.

Qu'importe que ce soit lui ou quelqu'un d'autre. Ça ne change rien pour moi. Je m'en fiche. Je le détaille en silence, la bouche entre ouverte, alors que mon regard fini par se reporter sur la béquille plus loin. Je ne sais pas comment agir. L'homme fort que j'étais n'est plus qu'un être frêle dont il est facile de venir à bout. Comme si de rien n'était, je me rassois, n'ayant pas l'envie qu'il me voit galérer pour aller récupérer ce que j'avais balancé à travers le toit. Je cherche de nouveau dans ma veste, pour récupérer un clope que je porte à ma bouche et allume, avant d'aspirer une bouffée.

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Mar 28 Avr - 7:29

Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance.

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Le ciel était immense. Comme une mer sans rivages, comme un reflet de l’univers.
Comme le ciel, tout simplement.

Les iris charbons du jeune acrobate s’étaient couverts de ses paupières pour profiter plus amplement de cette première bouffée d’oxygène qu’il respirait enfin après ces instants de claustrophobies, entres ces murs de linoléums ni blancs ni vert, à l’odeur de sang et d’antiseptiques, qui lui rappelaient sans cesse, que sa mère avait passé des années ici. À attendre, simplement accrochée à des fils qui lui injectait un liquide qui lui semblait différent à chaque visite, au point que peu à peu, le jeune garçon qu’il était, un bouquet de fleurs déjà flétries dans les bras, avait peur qu’un jour, en poussant la porte où le nom de sa mère était écrit en caractères réguliers, ce ne soit plus elle, mais une tout autre figure, qui n’ai finalement de semblable que le nom.



Il rouvrit les yeux, contemplant l’immensité qui s’offrait à con regard, appréciant le ton pastel qu’il avait prit en cet fin de mois d’avril, si différent de la teinte trop violente qu’il prendrait durant l’été, et où seuls quelques téméraires ou stupides nuages auraient l’audace de traverser. Un léger sourire étira ses lèvres lorsqu’un rayon de soleil vint caresser sa joue.

Sora, trop obnubilé par le ciel, ne remarqua pas la présence du fumeur un peu plus loin, et ne se tourna pas tout de suite vers là, préférant s’approcher du grillage, qu’il effleura de ses doigts, avant de s’en saisir comme d’une échelle, et de passer de l’autre côté.

Frôlant le vide, il s’avança avec ce sourire particulier qui lui venait lorsqu’il fessait des choses expressément dangereuses, le long des soixante centimètres qui séparait le grillage d’un trou de plus dix mètres de profondeur. Son regard sombre se perdit dans ce creux, comme hypnotisé, le faisant approcher, jusqu’à ce qu’il ne sente plus sous ses orteils le mat du béton cémenteux qui couvrait le toit.
Il n’avait pas peur de tomber. Habitude, courage ou inconscience ? Un mélange des trois sans doute, mais la chute n’effrayait pas le jeune japonais, qui appréciait au contraire l’euphorie et l’adrénaline qu’elle apportait.
Quant à la mort qui pouvait survenir après, il n’en avait pas vraiment conscience.

Lentement, son regard se redressa, englobant peu à peu, une vaste partie de l’immense métropole de Tokyo. D’ici, seules quelques tours du quartier des affaires le dépassait, la raison e était on ne peut plus simple : pour les grands Hôpitaux, comme Matoya où il était à présent, un service d’hélicoptère était présent pour transférer les malades d’un hôpital à un autre si besoin, où de les transporter rapidement.

Sora ferma de nouveau les yeux, et ouvrit les bras, appréciant la sensation du vent contre son corps, qui pourrait le faire tomber en une fraction de seconde. Il adorait ça.
Être à la frontière de la vie et de la mort.

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Mer 29 Avr - 0:55
Adieu le calme. Cet énergumène qui s'agitait depuis toute à l'heure fichait un boucan pas possible. Je ne pouvais donc trouver aucune concentration, si ce n'est de laisser mon esprit se balader sur cette personne qui aurait mieux fait de s'abstenir de monter. Mon regard s'est finalement reporté sur la vue que nous avions de Tokyo depuis le toit. Et c'était plutôt sympathique. Je me perdais dans cette immense marée que cette ville représentait. J'appréciai tout de même mieux la campagne, mais j'avais apprit à m'accommoder des endroits dans lesquels je me trouvai. 

Mais voilà que ce type se prenant pour spiderman pensait qu'il était entièrement invisible, et n'a rien trouvé de mieux que de s'arrêter pile devant moi. Un soupir las passa la barrière de mes lèvres, alors que je l'observai tandis qu'il était de dos.

« Tu me déranges. » lui adressai-je froidement.

Je n'allais pas mâcher mes mots. Ce gars me bouchait la vue, et m'empêchait de faire la seule chose que je faisais depuis des mois, et dont j'étais capable, regarder Tokyo encore et toujours. Tant et si bien que je venais à penser que lorsque je quitterai l'hôpital, cette vue allait tristement me manquer. En effet, elle représentait à mes yeux toute ma convalescence. Ma meilleure amie, celle qui, je sais, ne me filera jamais entre les doigts, malgré tout ce qu'il pourra arriver dans la vie. Elle était mon oxygène, ma bouffée d'air pur, ce qui était tout de même assez contradictoire. 

En vérité, je rêvais d'un paysage simple et pur, une colline sans prétention, verte et douce. Je m'allongerai dans son herbe, une clope au bec, aux côtés de Nowaki, et on attendrait que le temps passe, sans se poser de question sur comment serait demain. On dormirait dans une tente, ou à la belle étoile quand le temps le permettrait. On ferait rien de nos journées. Juste, on irait chercher de quoi grailler. Nowaki était la seule personne avec laquelle je voulais faire ma vie à vrai dire. Ça paraît vraiment bizarre dit comme ça. Un peu comme si c'était une sorte d'obsession. C'est pour ça que j'le disais jamais, même pas à Nowaki, que j'voulais rester avec lui un peu plus longtemps quand il me disait qu'il allait partir, ou autres histoires. J'voulais pas le mettre mal à l'aise. J'fais pas une fixette sur lui, j'suis pas un consanguin, je rassure tout de suite. Juste, c'est le seul qui, jusqu'à présent ne m'a jamais abandonné, et m'a toujours offert le réconfort dont j'avais besoin, même si il ne le sait pas toujours. La seule personne en laquelle j'ai confiance, et pour qui je pourrai mourir. C'était aussi la raison pour laquelle je ne me laissais pas dépérir, et j'étais encore en vie. Il était tellement pour moi. Vous ne pouvez même pas imaginer.

Mais, pour en revenir à la situation présente, je faisais face à une personne de ma classe, pour laquelle je n'avais aucune sympathie. Mais je m'en fichai. Qu'il soit là s'il le désire tant qu'il ne me dérange pas dans ma quiétude. Chose qu'il était actuellement en train de faire soit dit en passant. Mais je l'observai, impassible et sans gêne. Je me fichai de le mettre mal à l'aise après tout. Il m'agaçait quand même. Dans quelques minutes, j'aurai oublié qu'il m'a énervé, mais dans quelques minutes quoi.

En attendant, rien ne se passerait. Je n'avais plus la force ni la mobilité nécessaire pour avoir un excès physique, et l'attraper par le col pour lui dire de virer, comme je l'aurai fait quelques mois auparavant. Pas qu'j'sois un méchant et que j'ai envie de le frapper, simplement que j'ai du mal à m'exprimer autrement. Comme un môme de trois ans qui ne sait que mordre pour faire passer ses sentiments. C'justement ce qui m'a valu toutes les rumeurs qui me couraient après, et me rattrapaient malgré tout. Parfois, elles étaient graves, mais ça me faisait toujours marrer parce que c'était toujours loufoque, et tellement faux. J'm'étais jamais soucié de ce qui se disait sur moi. J'entendais juste par moment, où j'voyais les gens qui m'regardaient avec leur soucoupes. Parfois, on me demandait si c'était vrai. Comme seule réponse, j'haussai les épaules. Généralement les gens pâlissaient, et me laissaient direct passer. Du coup, on v'nait jamais m'emmerder. Mais visiblement, lui, il s'en foutait. Ou alors, il m'remettait pas, c'était tout à fait possible également.

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Mer 29 Avr - 18:50

Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance.

With Minoru Takeda, Daichi Usami & Nowaki A. Shakespeare


Une bourrasque plus violente que les précédente fit onduler le corps du jeune homme, l’inclinant dangereusement à l’horizontale, avant qu’une miraculeuse rafale ne le remette droit.
L’inquiétude n’avait pas même effleuré son esprit. Ses iris sombres brillaient d’adrénaline, et un sourire euphorique et amusé étirait ses lèvres sans que rien chez lui ne semble avoir conscience du danger, et de la mort qu’il frôlait ainsi.

« Tu me déranges. »


La voix qui retentit plusieurs mètres derrière le grillage le sorti de son jeu, et l’acrobate fit volte-face avec sa vivacité et son énergie habituelle, remarquant enfin la présence du blessé, calmement assit sur un banc.

« Salut ! » Répondit le troisième année avec un sourire, moitié pour s’excuser, moitié encore causé par la joie qui l’irriguait encore de son ivresse précédente.

Si sa réponse était pour le moins décalé, le japonais n’ignorait cependant pas la remarque du jeune homme, et le démontra rapidement. De sa main parfaitement libre, il se saisit du grillage, s’éleva en quelques mouvements souples sans avoir besoin d’utiliser son poignet blessé, avant de coincer ses doigts dans le quadrillage de fer, et de passer au dessus. Se réceptionnant accroupit, effleurant simplement le sol bétonné de l’extrémité de ses doigts.

Il libéra la vue de l’inconnu avec un sourire, avant de se tourner a son tour vers la ville, sans parvenir à retenir une grimace à la vue des grilles qui barrait de nouveau son champ de vision. Des barreaux. Encore. Toujours.
N’existait-il aucun endroit dépourvut de ces barrières ? Fenêtres lorsqu’il était dans sa chambre ou en classe, puis le portail, et même les tours qui s’élevaient droites et décidés, dans l’atmosphère trouble et polluée de la capitale, semblaient vouloir lui dissimuler la vision de l’horizon. Et enfin cet horizon lui même, éternelle frontière auquel ses yeux ne pourraient jamais se soustraire.
Seul le ciel inaccessible semblait acquitter de cette loi sempiternelle, et dans ces moments, le jeune acrobate ne pouvait s’empêcher d’en vouloir à ses parents de lui avoir offert le nom du ciel, alors qu’il ne pourrait jamais rien faire d’autre que le contempler de loin, l’enviant impuissamment, jalousant sa hauteur et sa liberté.

Une brusque envie de crier. De hurler contre cette geôle dont il ne pouvait s’échapper, et qui semblait refermer d’avantage à chaque instant sur lui. Il senti sa poitrine se gonfler, comme d’une sorte de sanglot, non pas de chagrin, mais de rage et de colère, contre ses parents qui l’avaient abandonné, contre toutes les personnes qui ne faisaient que le regarder de haut, comme si il n’était rien d’autre qu’un singe savant, contre le monde entier.

Il expira, essayant de chasser en respirant cette amertume qui le prenait, causé sans le moindre doute par sa présence à l’hôpital, qui faisait remonter dans sa mémoire, les souvenirs qu’il essayait justement d’enfouir.


Cependant, il se connaissait suffisamment pour savoir qu’il n’était pas assez réfléchit pour qu’une simple respiration puisse le calmer. Il devait partir, mais le simple fait de regarder la porte par laquelle il avait atterrit sur le toit lui donnait des vertiges, et lui donnait l’impression que le toit n’était plus un seul et unique bloc, mais qu’il était en réalité constitué de plusieurs plateformes qui bougeaient dans tous les sens.

De la porte, son regard remonta le long du mur dans laquelle l’ouverture était incrustée, s’arrêtant sur le sommet du petit abri que l’arrivée formait. Un brusque sourire illumina son visage, et quelques secondes plus tard, il était en haut.


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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Jeu 30 Avr - 18:20
Je n'étais pas en fonction, pour les professeurs aussi ce sont les vacances. Et malgré ma bonne volonté, je n'avais pas eu le temps d'aller voir Takeda-kun avant l'arrivée de cette fameuse semaine qui serait bien plus courte que je ne pouvais le penser. Je ne savais pas trop comment m'y prendre. A vrai dire, mon manque d'expérience flagrant en tant que professeur faisait de moi un véritable incapable. Ma mère avait raison. Je n'avais toujours été qu'un raté, comme mon père à dire vrai. Je haussai les épaules devant ma glace, alors que je me lavais les dents, encore la tête dans le cul. Il était vrai que je vivais encore seul, dans un tout petit appartement, et que mon salaire de prof ne me permettait pas de faire d'extras, mais je n'allait pas m'en plaindre. J'avais fait les études pour, et même si parfois je dois avouer que je me demandais pourquoi je n'avais pas accepter de partir avec la troupe qui m'avait engagé, pour un salaire confortable, à chaque fois que je voyais mes élèves, je comprenais pourquoi j'avais fait ce choix.

J'étais tombé sur la classe des D, ceux qui étaient considérés, à juste titre comme les élèves les plus difficiles du lycée. Bon, je vais épargner ce qui tourne sur en salle des profs, et qui a tendance à me mettre hors de moi. Je pourrai mettre mon poste en jeu pour les sauver eux. Quoi qu'il en soit, mes troisièmes années allaient obtenir leur diplôme cette semaine. J'étais bien content. Mais là où était ma véritable défaite était avec les quatrième. Un élève à l'hôpital, je n'avais pas pu le protéger, et une autre qui n'était jamais présente, et qui loupait tous ses examens. J'allais sûrement les retrouver l'année prochaine en fait. Ce n'est pas terrible pour eux de redoubler. Et encore, je ne suis pas sûr que Takeda-kun ne soit pas renvoyé à son retour. Je jure de le supporter jusqu'à la fin, mais en vérité, je ne sais pas vraiment comment ça va se passer..

Je suis passé sous la douche, en continuant de réfléchir à comment j'allais pouvoir me débrouiller pour gagner la confiance de ces jeunes la semaine prochaine, quand j'allais les retrouver. J'étais vraiment un prof très très peu compétent... Un soupir passa la barrière de mes lèvres alors que je me rinçait les cheveux, toujours debout dans ma douche. Je suis sorti rapidement, je n'avais pas le luxe de pouvoir passer trente ans sous l'eau, sinon, la facture gonflait, et boucler les fins de mois devenait impossible. J'allais peut-être devoir songer à prendre un deuxième boulot, mais je n'aurai plus le temps de m'investir auprès de mes élèves, chose que je ne voulais absolument pas voir arriver.

Une fois entièrement préparé, je suis parti vers l'hôpital qui n'était pas vraiment bien loin de chez moi. Je me suis étiré, avant de rentrer, pour demander les horaires de visite. Il fallait que je revienne dans l'après-midi, j'avais donc du temps à tuer, de nouveau.

Je me suis installé au café d'en-face, avec le trombi de mes élèves, et leurs fiches, que j'avais toujours, pour en prendre connaissance. Bon, il fallait que j'en fasse le tour. J'allais donc voir Takeda-kun. Il fallait aussi que je me penche particulièrement sur le cas Tôgashi sœur, et sur celui de Shimizu qui me paraissait bien triste et seule comme personne. Elle me touchait vraiment avec son air renfermé. Tôgashi était belle, et visiblement, elle le savait, vu à quel point elle pouvait en jouer. C'en était à vrai dire assez agaçant au final. 

Je jetai un coup d'oeil rapide à l'heure, il y avait encore du temps. Du coup, je suis parti au bureau de presse, pour aller chercher une revue théâtrale. Une fois que je l'ai eu, je me suis assit devant l'hôpital, je n'avais pas envie d'aller trop loin, et j'ai commencé à feuilleter mon magazine tranquillement. J'aimais bien voir, pour prendre des nouvelles. Ça me fait penser que j'ai reçu un mail de Maëlle qu'il était temps que j'aille consulter, et lui répondre. On s'était vraiment bien entendus, c'est le cas de le dire, mais c'est vrai que je lui avais toujours trouvé un petit quelque chose d'étrange. Sûrement qu'elle ne m'a pas tout dit.

J'ai englouti un sandwich que j'avais acheté au moment où j'avais été acheté mon magazine, à midi, et à quatorze heures, je suis de nouveau entré dans l'hôpital. Alors que j'allais me diriger vers l'hôtesse pour demander la chambre de mon malade, une silhouette familière est passée devant moi. Il s'agissait de Hajime-kun. J'ai levé un sourcil, intrigué, et j'ai suivi le jeune homme jusqu'en haut du toit, où sur un banc se trouvait un jeune homme. J'ai eu des frayeurs quand j'ai vu Hajime du mauvais côté de la barrière, et plus lorsqu'il a failli se rompre le cou en tombant dans le vide, mais sachant que je n'avais rien à faire ici, je n'ai rien dit, et lorsque je l'ai aperçu venir chez moi pour aller se nicher plus haut, je suis entré sur le toit, silencieusement. Je me suis avancé, avant de me retourner vers Hajime, et de lui sourire.

« Yosh' Hajime-kun ! Qu'est ce que tu fais par ici ? »

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Jeu 30 Avr - 22:48

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Il est dans la nature de l’être humain de ne jamais être content de ce qu’il a, et de le regretter ensuite. Ce même schéma se produit indéfiniment, sans que l’on arrive cependant à changer de façon de raisonner. L’Homme ne se projette pas dans l’avenir. Il frôle le présent plongé dans le passé.
On râlait contre un ciel nuageux, réclamant une étendue immaculée, alors que l’on regrette même cette portion de ciel gris lorsque le temps tourne à l’orage. Portion qui ne nous satisfera jamais lorsqu’elle reprendra place dans les cieux.

Sora était dans cette situation lorsque son professeur principal apparut et s’adressa a lui. Son précédent dilemme étant son malaise vis à vis de l’hôpital qui faisait remonter en lui des souvenirs, et cet horizon perpétuellement encombré, toute son attention se concentrait à présent sur l’homme qui venait de monter sur le toit. Homme qu’il devait fuir, c’était la première pensée qui lui était venu à l’esprit lorsque la voix reconnaissable du professeur de théâtre avait retentit dans le calme qui régnait sur les lieux.
Pourquoi fuir ? Il n’y avait en réalité pas de raison particulière à cette volonté de quitter les lieux aussi sec, mis à part qu’un prof est potentiellement l’ennemi naturel d’un élève, surtout lorsque l’élève en question est un étudiant de ce que l’on considérait comme la pire classe du pensionnat Miyusaki.

L’acrobate qui s’était assit en tailleur pour être plus à l’aise dans sa contemplation de l’horizon, s’était immédiatement levé en entendant la vois d’Usami-Senseï, réagissant à l’impulsion et à la poussée d’adrénaline que son apparition avait immédiatement provoquer. Mais il ne pouvait à présent que contempler impuissamment l’ombre de la porte que l’enseignant bloquait à présent, empêchant toute tentative de fuite.
La pensée de descendre par la façade afin de rejoindre la rue lui traversa l’esprit, mais il réussit cependant à retenir son corps qui commençait à se diriger de lui même vers l’extrémité du plateau.


N’ayant finalement pas d’autre choix, il fit face à son professeur, un sourire légèrement moqueur et ironique, presque violent sur le visage. Expression qui n’apparaissait que très rarement sur son visage, et qui exprimait surtout cette bestialité qui l’habitait encore, lui et sans doute nombre de ses camarades de classe, qui partageaient surtout cette impression d’être incompris, et différent du reste du monde, et qui ne parvenant pas à s’exprimer avec des mots, ne trouvant jamais une oreille attentive, certains aspect d’eux même n’avaient d’autres choix que de retourner à un état plus sauvage.


« J’me balade. Répondit-il le plus naturellement possible, sans pouvoir dissimuler la pointe moqueuse et provocatrice de sa voix, prenant cependant soin de dissimuler son poignet blessé du regard de son ainé. Et vous ? »


Ses iris charbon remontèrent légèrement, et tombèrent sur la silhouette du blessé qui s’était adressé à lui un peu plus tôt. Il ne savait pas comment il allait se tirer de ce face à face improbable et imprévu avec son professeur principal, mais avec un peu de chance, ils dérangeraient suffisamment l’inconnu pour qu’il leur demande de partir, et qu’il puisse se saisir de cette occasion pour filer.
Avec un peu de chance…

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Ven 1 Mai - 0:24
Je n'ai même pas deux secondes de tranquillité, même ici. J'ai soupiré en entendant le nouvel énergumène se mettre à gueuler. Je me suis senti monter en pression, et franchement, j'ai pas pu me retenir pour le coup, et mes paroles sont sorties toutes seules.

« Putain mais vos gueules ! » hurlai-je.

Je pense que ça a raisonné sur tout le toit. J'étais vraiment énervé. Ça m'arrivait pas souvent de crier comme ça, mais là, c'était vraiment, vraiment trop. J'avais subit trop de pression ces derniers mois, tant et si bien que je me suis relevé de mon banc, très irrité, avant de me tourner vers eux, avec mal.

« Vous pouvez pas arrêter de faire chier votre monde ? Merde à la fin, l'hôpital, c'est pas un endroit pour brailler ! Puis t'es con, toi de poser des questions comme ça ! A ton avis, qu'est ce qu'il vient faire à l'hôpital ! A ton avis ? Du shopping. » 

Je me suis déplacé, en traînant ma foutue jambe derrière moi, pour aller ramasser ma béquille avec difficulté. Je me suis rapproché d'eux, avant de toiser le plus vieux qui était à quelques centimètres à peine de moi. J'aurai pu le casser en deux, si je n'avais pas été blessé. Je faisais bien deux têtes de plus que lui, et trois fois sa carrure. J'étais en train de perdre les pédales, et j'étais vraiment à deux doigts de le frapper. Ils peuvent pas me laisser tranquille, c'est trop leur demander. De toute façon là, l'autre, il voulait pas le voir non plus, et quand il faisait pas de bruit, il me dérangeait pas, mais là, visiblement, l'autre le faisait parler. J'ai poussé le vieux d'un coup de main sans soucis, et sans gêne, j'avais pas trop perdu, ça va, avant d'ouvrir la porte.

« Dégage maintenant, tu nous emmerde. » 

Un silence s'est fait, alors que je continuais de garder la porte ouverte, afin de laisser l'intrus partir, pour nous laisser tranquille. Mais pire que tout, il s'est présenté à moi, comme étant mon professeur principal. Un véritable sourire est né sur mon visage, et j'ai rigolé. J'me suis tapé une véritable barre, et j'ai fait abstraction de mes maux. Ma canne est tombée au sol, et j'ai attrapé l'individu par le col, avant de l'acculer contre un le mur à côté de la porte. Je l'ai finalement lâché. Je n'allai pas violenter mon prof hein. Quoique.

« Dégage, vraiment. Tu t'es cru tout permis sous prétexte que t'es prof. Mais tu vaux pas mieux que les autres. Fait semblant de t'intéresser à nous pour mieux nous trahir. Rend nous un service, casse toi. Je te jure, j'hésiterai pas à te mettre une patate. » 

J'avais rarement été aussi violent avec les gens. Mais je détestai les profs plus que tout autre individu. Et visiblement l'autre gars aussi vu comment il avait réagit. Mon regard plongé dans celui de l'adulte, je n'allais pas le lâcher, et fléchir face à lui. Je n'avais jamais perdu face à prof, bien au contraire. J'avais toujours gagné. Même face aux éducateurs je n'avais jamais baissé les bras. 

J'ai soupiré, en fronçant les sourcils, avant de me décaler, pour laisser le professeur partir, chose qu'il ne fit pas. J'avais quand même l'impression qu'il me défiait, et je sentais que j'étais d'autant plus en train de m'énerver. Je vais le tuer.

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Ven 1 Mai - 20:36

Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance.

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Il faut toujours se méfier de ses souhaits. C’est une leçon que Sora tirerait sans doute de cette improbable expérience en haut du toit de l’hôpital Matoya. On ne peut jamais savoir comment les entendent les dieux, et ce qu’ils en font. Ils ne sont pas comme nous, ils s’amusent en nous regardant, entrecroisant nos destins et nos vies, sans hésitations ni égards. Ils s’amusent, c’est tout.


Mais il ne s’attendait pas à ça, à cette réaction. Il avait l’impression d’avoir réveillé un volcan resté trop longtemps inactif et silencieux, et lorsqu’il s’est levé du banc où il était assit, Sora ne put retenir un léger mouvement de recul. À cette hauteur, il ne risquait rien bien sûr, et bien qu’il ne doutait pas des capacités du jeune homme qui se révélait en fait être l’un de ses camarades de classe, puisque son prof s’était présenté à lui comme son professeur principal, il se savait capable de s’éclipser avant qu’il n’arrive, en passant par la façade au besoin. Et pourtant…


Les iris sombres du jeune homme suivirent la silhouette du malade tandis qu’il allait chercher sa béquille, ne réussissant pas à faire taire le sentiment d’angoisse qui grandissait en lui. Certes il ne s’approchait pas vraiment, mais il sentait sans savoir comment, que ses deux violentes prises de paroles n’étaient que le début.

Et cela se vérifia rapidement lorsqu’il s’approcha d’Usami, et lui fit signe de dégager. L’ombre d’un sourire ironique étira furtivement les lèvres de l’acrobate. C’était bel et bien un D, les autres élèves ne se permettraient jamais ce genre de chose, et pour plusieurs raisons. L’une était le soi disant respect qu’ils accordaient à leurs enseignant, l’autre étaient qu’ils étaient pour une grande partie des poltrons et enfin, les D, contrairement aux autres n’avaient plus rien à perdre. Ils étaient déjà dans les abysses du Pensionnat, et celle de la société, que risquait-il de plus en s’adressant de cette manière à un senseï ? Strictement rien, à part le renvois, qui ne changerai finalement rien à leur vie actuelle.

Ils étaient seuls, et le resteraient. Ils ne correspondaient pas aux normes habituelles que l’on attendait, ce qui faisaient d’eux des personnes dangereuses à fréquenter. Et ils ne pouvaient plus revenir en arrière, parce qu’à chaque instant, on chercherait à nouveau à les faires replonger. Aujourd’hui ou demain, la société et ceux qu’ils devaient considérer comme leurs semblables ne voudraient pas d’eux.


Il sauta en bas de la plateforme où il se trouvait, atterrissant avec souplesse de l’autre côté du professeur, le coinçant ainsi en tenaille entre lui et l’autre jeune homme, son sourire ironique et agressif étirant ses lèvres.

« Senseï, déclara l’acrobate d’un ton moqueur en le saluant obséquieusement, un sourire plein en cette instant d’une mauvaise malice, veillez respecter les règles de l’hôpital, et ne pas déranger les patient ! »

Et pour accompagner cette déclaration, un superbe sourire plein d’ironie et de malice, et une autre courbette indiquant la fameuse porte.

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Sam 2 Mai - 20:20
Je ne m'attendais pas à cette situation. Encore moins à trouver Takeda-kun dans cet état, et un Hajime-kun aussi agressif. Je m'étais trompé sur le cas Hajime, je pensais que ce bonhomme était bien plus avenant que ça, comme je le pensais de Tôgashi frère, sûrement pour cela que les garçons s'entendaient bien. Cependant, je m'étais bien planté, ce qui signifiait que Hajime se trouvait être un garçon très blessé. Je me suis senti mal pour lui, surtout qu'il avait plutôt une bonne réputation au sein de l'équipe professorale. C'est pour ça que je ne comprenais pas pourquoi il agissait comme ça. C'est sûrement pour ça que j'étais un vrai con. Parce que je n'arrivais pas à trouver les problèmes qu'ils avaient, malheureusement. Je me suis senti extrêmement mal, fasse au cynisme dont faisait preuve Hajime, alors j'ai continué de lui sourire, connement. Mais la voix de l'autre gars retentit sur le toit, imposante. Je me suis retourné vers cette personne, pour découvrir Takeda-kun. Imposant et frêle. Une pointe de mal-être parcouru mon corps, alors que je le voyais galérer pour récupérer sa béquille. Lui dont tous les profs m'avaient vanté la grandeur, et la masse de muscle, lui craint par tous les élèves et les professeurs avait aujourd'hui autant de mal qu'un nouveau-né pour se déplacer.

Cependant, cela n'enlevait rien à sa colère, ni sa haine. Il se fit toujours plus violent lorsque je lui avouai être son professeur principal. Il m'accula contre un mur, alors qu'il proférait des menaces. Je l'écoutais sans un mot, supportant ce regard plein de haine. Il ne me faisait pas peur. L'habit ne fait pas le moine, et j'étais la représentation exacte. Quand on connaissait mon passé, on comprenait pourquoi un garçon comme Takeda n'était pas un garçon qui aurait l'avantage sur moi. Celui qui le rejoint, Hajime-kun me paru encore plus violent, même s'il paraissait beaucoup plus calme. Les deux souffraient au fond de leur âme, et faisait aussi souffrir mon cœur.

Je les écoutais cracher leur venin, je les laisser me violenter, mais je n'étais pas une victime pour autant. Une fois leur deux discours haineux présentés à mon égard, je continuai de les regarder, avant de me dégager de leur emprise. Je ré-ajustait ma veste, avant de me mettre face à eux les bras tendus, je continuais de les scruter.

« Allez-y. Lâchez vous. Déversez votre haine. »

J'étais prêt à encaisser tous les coups qu'ils pourraient m'affliger. Evidemment, je ne les blâmerai pas, et leur attitude resterait secrète. Mais, parfois, pour évacuer les mots, il fallait pouvoir frapper quelqu'un. Souvent, celui que l'on haïssait le plus, celui qui nous inspirait le plus de dégoût. À ce moment précis, j'étais celui qui leur hérissait le poil. Celui qu'ils avaient besoin de frapper. Celui qu'ils haïssaient.

Mais une chose était certaine, j'avais beau être là pour être leur défouloir, je serai aussi là pour les violenter pour leur foutre la tête dans leur vie, et les faire décrocher de la merde dans laquelle ils ont foutu les pieds à cause des connards qui leur ont monté la tête.

Ces gamins étaient tout sauf des déchets. Ils étaient violents, chiants, des fouteurs de merde. Tout le monde essayait de les éviter, mais c'était les mômes les plus tristes. Ils étaient en vrai des gamins adorables, et gentils. Au fond, ils attendaient juste une épaule sur laquelle pleurer, une main tendue, et une oreille attentive. J'étais pas le plus qualifier, je n'étais pas leur meilleur ami. J'étais un prof ringard, et nul, mais j'étais certain d'une chose. Jamais, Ô grand jamais je ne les abandonnerai.

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Dim 3 Mai - 15:13
Le regard de Nowaki parcourut la chambre vide, sans pouvoir y chasser l’étincelle de surprise que l’absence de Minoru y avait fait naitre. Mais contempler la pièce déserte ne ferait pas apparaitre son cousin, et le jeune homme prit ainsi la décision de partir à sa recherche.

Il croisa en sortant une infirmière, et après un instant d’hésitation à savoir si il devait utiliser des mots pour savoir si le boxeur était en rééducation ou en train de passer un autre examens quelconque, il se décida à lui adresser la parole. Il réussit à lui faire comprendre en un minimum de syllabe ce qu’il voulait savoir, et comme pour contre balancer la tendance taciturne du jeune homme, celle-ci en profita pour lui parler de tous ce qui lui était arrivé dans la journée. Le musicien eu donc des nouvelles d’une bonne douzaine de patients du service, de ses collègues et des autres médecins, ainsi que des autres membres de sa famille, et même de son chien.
Trop poli pour lui faire remarquer que sa vie, quoique passionnante et riches, ne l’intéressait en aucune façon, le violoniste du attendre la fin du monologue de la quadragénaire pour pouvoir s’éloigner avec les informations qu’il désirait. Son cousin n’était ni en examens, ni en rééducation selon le planning, et si il n’était pas dans sa chambre, c’était qu’il était… quelque part.

L’infirmière ne semblait pas étonnée ou inquiétée outre mesure par la disparition du jeune homme, si bien que Nowaki en conclu que ces « disparitions » n’étaient pas exceptionnelles, et qu’il n’avait pas conséquent pas de raison de s’inquiéter lui aussi.
C’était très bien, mais ça ne lui disait pas où se trouvait son cousin, et le musicien savait pour avoir plusieurs fois parcourut l’hôpital, que si il devait fouiller le centre médical en long en large et en travers pour trouver le boxeur, il pourrait y passer la nuit, sans pour autant arriver au résultat escompté.

Son regard obsidienne parcourut rapidement le couloir qui l’entourait, essayant de se mettre dans la tête de Minoru, et de se servir de son cerveau pour le retrouver. Où aurait-il pu aller, sachant qu’il se déplaçait avec quelques difficultés malgré sa béquille ? Pas vers la cafétéria, elle était généralement remplis, et semblait perpétuellement bourdonner de tous côtés, comme pour compenser le silence religieux qui devait régner dans le reste du lieu, et Nowaki connaissait suffisamment son cousin pour savoir qu’il lui ressemblait sur ce point, et qu’il fuyait tout autant la foule que le bruit.

Les iris sombre du quatrième année se posèrent finalement sur les marches qu’il pouvait apercevoir derrière une porte qu’un médecin en blouse immaculée venait d’emprunter, et une lumière s’alluma dans son esprit. En quelques pas, il fut dans la cage d’escalier, et son regard s’éleva sur les paliers supérieurs qu’il pouvait deviner. Un léger sourire étira son visage habituellement figé. Son intuition se vérifiait peu à peu.


Gravissant les marches qui s’ouvraient devant lui rapidement, mais avec ce calme qui le caractérisait tant, au point que cette qualité s’était transformée chez lui en défaut, le jeune homme arriva finalement près de son but, ralentissant simplement avant la dernière volé, fixant quelques instant l’ouverture lumineuse quelques mètres au dessus de lui dans laquelle se découpait une silhouette sombre.

« Minoru. »

Pensant que c’était son cousin, le musicien reprit vivement son ascension, s’avançant sous la lumière du ciel pour découvrir un étrange spectacle. Un professeur qu’il savait enseignant à Miyusaki, puisqu’il avait eu Juliet, encadré par deux jeunes hommes d’environs son âge, dont l’un d’entre eux était Minoru. Le lien se fit instinctivement dans la tête du pianiste, l’homme en question était le professeur principal des classes de troisième et quatrième D.

Le temps resta comme suspendu quelques secondes alors que les iris onyx du musicien passaient tour à tour sur chacun des protagonistes, ne pouvant dissimuler une certaine surprise, tandis qu’il avait réussit à garder son visage impassible.
S’inclinant légèrement à l’adresse d’Usami-Senseï et de l’autre jeune homme qu’il pensait de Miyusaki également, il s’avança de quelques pas pour se placer aux côtés de son cousin, interrogeant toujours celui-ci silencieusement dans l’espoir de comprendre ce qu’il se passait.
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Ven 8 Mai - 21:19
Comme je m'y attendais, l'autre type de ma classe m'a entièrement soutenu. Il était acculé, et j'ai vraiment pensé que le professeur allait se casser en courant, la queue entre les jambes comme un petit toutou. Mais il faut croire qu'il avait du cran. Il s'est dégagé d'entre nous deux, pour se placer devant nous, pour qu'on le frappe. Il se moque de moi ? Ma haine ?

D'aussi loin que je m'en rappelle, je dois avouer que je n'ai jamais eu quelqu'un sur qui réellement compter. Nowaki a toujours été là, c'est sûr. Cependant, il était tellement loin. Quand j'avais cinq ans je me rappelle rentrer de l'école tout seul, mon sac sur les épaules, dans ce petit appartement, alors que je trouvais ma mère allongée par terre. Elle n'arrivait pas à se remettre d'une lettre que mon père lui avait envoyé. Je la tirai du mieux que je pouvais pour la mettre sur son futon. Il n'était pas grand notre appart, j'avais pas beaucoup de mètres à faire. Puis, je piochais dans les quelques yens qu'elle avait dans son sac, pour aller chercher de quoi manger. J'allais au magasin, toujours avec mon petit sac, et mes quelques yens. Je n'avais jamais fait attention qu'un vendeur me suivait toujours. Ma mère avait mauvaise réputation. Avaient-ils peur que je vole ? Je n'étais pas comme elle. Je payais toujours avec les quelques billets. Parfois je n'avais pas assez, alors la caissière me criait dessus parce qu'elle n'avait pas le temps avec mes bêtises. Je la regardais sans parler, sans bouger, sans pleurer. Pourtant, j'avais mal, j'avais envie d'éclater en sanglots. Parfois, j'avais envie de lui faire bouffer ses billets, pour qu'elle me foute la paix. Quand je rentrai, et que je fermai la porte, ma mère me hurlait dessus. Elle avait eu le temps de se réveiller. Elle me frappait pour avoir prit ses billets, pour avoir dépenser l'argent qu'elle s'était fait chier à gagner. Que si j'avais faim, je n'avais qu'à trouver un travail. Alors j'encaissais encore, me contentant de serrer la mâchoire. Elle me secouait, puis, quand elle avait envie de vomir, elle arrêtait, pour aller aux toilettes. Je pleurais tout seul. J'appelai ma tante. Je croyais qu'elle pouvait m'entendre. Puis, j'allais dans la cuisine, pour manger ce que j'avais acheter. Je ne savais pas faire cuire. Je mangeais toujours tout cru. Ce n'était pas bon. J'étais tout seul sur cette table en bois. J'étais à genoux sur ma chaise. J'étais trop petit. Et je n'arrêtai pas de pleurer, à mesure que je mangeais.
Quand j'allais à l'école, encore tout seul, on me tapait. Parce que j'avais pas de père. Parce que ma mère ne s'occupait pas de moi. Et j'étais tout seul. Mais j'encaissais. Et, rapidement, je suis devenue une boule haineuse qui haïssait tout le monde. Je frappais tous ceux qui me passaient sous la main. Je les insultai. Je ne supportai plus le monde. Je voulais tuer tout le monde. Ma mère en premier.

Je me sentais seul. J'étais un garnement. Je n'arrêtai pas de me faire crier. Mais on ne pouvait pas me renvoyer, même malgré mon attitude. Les enfants ne se moquaient plus de moi. Ils avaient trop peur. J'ai fini par voler les goûters, et les déjeuners des plus faibles. J'avais trop faim. Et j'en avais marre. Ma mère était sans cesse convoquée, mais elle ne venait jamais. Et je regardai les maîtresses, les larmes dans les yeux, la rage dans le cœur. Mon visage marqué par la haine. Mes poings étaient toujours serrés, dans la violence de ma vie.

Et puis, j'ai grandit, et je suis entré au collège. A ce moment, les Shakespeare venaient de plus en plus à la maison. Ma mère avait plus ou moins changé de vie, et nous avions déménagé. Elle était devenue quelqu'un de respectable devant les gens, toujours souriante, et gentille. On lui demandait souvent pourquoi elle avait un fils comme moi, qui ne la respectait pas, alors qu'elle était la mère parfaite, dont tous les enfants auraient rêvé. Et elle disait qu'elle ne comprenait pas. Que je n'étais qu'un ingrat qui n'arrivait pas à la remercier pour ce qu'elle avait fait. Et alors, je me taisais. Je restai à attendre que le temps passe, et qu'elle se taise. Qu'elle arrête de m'insulter. 

Quand on allait en Angleterre, ou que la famille venait chez nous, on entendait parler des deux prodiges. Quand on me demandait ce que je faisais, ma mère me donnait des coups de pieds sous la table. Et quand on rentrait, elle me secouait, comme quand j'étais enfant, en me demandant pourquoi je n'étais pas comme eux. Pourquoi je ne la rendais pas fière. Et encore, j'attendais que ça passe.

Au collège, mes professeurs me qualifiaient de Yankee. D'enfant irrécupérable et à problème. Les rares amis que j'avais n'avaient, rapidement plus le droit de me fréquenter, et je me suis retrouver à traîner avec les gars comme moi. Ceux dont personne ne voulait. On était de la sale graine. On se battait tout le temps avec les plus vieux. On était une espèce de gang. On fréquentait des mecs encore pires. Et ils nous entraînaient dans des histoires plus que louches. On était ce genre de personne, la barre de fer à la main, sans aucune hésitation à refaire le portrait à un mec qui nous avait fait un peu trop chier. Rapidement, ma daronne m'a interdit de revoir mes cousins, et à couper en grande partie les ponts avec les Shakespeares. Puis, un jour, ça a été la fois de trop. Et je l'ai poussé. Elle est tombée en arrière alors que je lui hurlais dessus. Et avant que je ne comprenne, j'étais en maison de correction.

Là-bas, j'sais pas si c'était pire que ma vie de d'habitude. On nous autorisait à écrire des lettres à nos familles. Je ne le faisais jamais. Je n'avais personne à qui écrire, et je ne devais pas embarquer l'autre côté de ma famille dans cette histoire. C'était violent. Mais on se serrait tous les coudes, au moins, j'étais plus vraiment seul. Même si on se faisait tabasser par les gardes. Faut dire que j'étais pas un agneau non plus. Je dormais dans la même chambre qu'un type qui avait tué un mec. Il avait plaidé la légitime défense, et c'était passé, donc il n'était potentiellement pas dangereux. Il était sympa avec moi. Puis, il est sorti, parce qu'il était là depuis plus longtemps. Un mois plus tard, on a apprit qu'il s'était fait descendre par un gang. Celui dans lequel j'étais avant. J'avais pleuré cette fois là, tout seul dans ma chambre. Ce type, il rêvait de la liberté. J'ai pété un câble dans ma cellule, et j'ai tout pété. Les gardes sont entrés violents, comme à leur habitude. Mais c'était trop tard, j'étais une véritable bête. Tout ce qui passait sous ma main se retrouvait brisé, et si leur cou était passé, ils ne seraient plus de ce monde. J'avais perdu le contrôle de moi-même, tant et si bien que j'ai finis par me faire. Un morceau de plastique dur pointu sous la gorge, je menaçai de me planter. J'voulais en finir avec tout ça. Mais avant que je ne puisse faire quoi que ce soit, un type m'a foutu un coup de taseur, et je suis tombé à genoux. Une semaine plus tard, j'étais à l'enterrement de mon pote, encadré par deux montagnes, alors que je retenais mes larmes en déglutissant. On n'avait jamais vu un tel désastre. Nous n'étions que nous trois. Personne n'était venu se recueillir sur l'autel de ce gars. Et ce jour-là, j'ai compris que moi aussi, j'allais crever seul, comme un clébard, la bouche ouverte.

Puis, j'suis rentré chez moi. Stoïque, et sans un mot, je laissais les jours avancer, et j'attendais que la mort vienne me chercher. Puis, j'suis entré en boxe, puis, Nowaki et Juliet m'ont rejoins. J'avais tellement de choses à leur dire. Mais j'pouvais pas. J'avais peur. J'ne voulais plus être seul. J'avais des gens sur qui compter, je ne voulais pas les perdre. Jamais. Alors, je les protégeai comme ma vie, ce qu'ils étaient en réalité. Mais le silence dont je faisais preuve à leur égard me tuait chaque jour un peu plus. Je n'étais pas une personne sans sentiments, et dont ses journées se résumaient à se battre. Je n'étais pas qu'une boule de haine.

Puis, j'ai frôlé la mort. Celle que j'ai attendu depuis si longtemps, et qui m'a attiré, aujourd'hui, je l'avais repoussé. Juliet était partie, mais Nowaki était resté là. Et il était mon pilier, la seule personne sur laquelle je pensais pouvoir compter. J'avais une confiance aveugle en lui, et il était celui pour qui je me battrai. Celui pour qui je pourrais mourir.

J'étais effrayé de sentir encore la trahison, celle que ma mère m'avait fait vivre. Il n'y avait plus de retour en arrière possible. Aujourd'hui, je n'étais plus seul, mais je n'avais plus de mère. Il était trop tard pour s'excuser, et pourtant, je mourrais d'envie de lui prononcer que je m'en voulais de l'avoir fait tant souffrir. Mes poings se serrèrent alors que je déglutissais. Une légère brise vint balayer le toit, sur lequel la tension était palpable. Une larme coula sur ma joue. J'avais tellement fait souffrir Nowaki également. Il avait tant fait pour moi, et le seul contre lequel je pouvais le protéger, c'était moi. Je serai la mâchoire, alors que je soufflai. J'ouvris les yeux, et j'hurlai un bon coup, avant de sauter à la gorge de mon professeur, qui tomba sur le dos. Je levai mon poings, alors que je ne contrôlais plus les larmes qui coulaient sur mon visage. La violence terrassait mon cœur. Je resserrai ma poigne sur son col. Mais je ne me décidais pas à lui mettre un coup. 

« Arrêtez. Arrêtez. Vous ne comprenez rien. Vous ne comprendrez jamais rien. » 

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
I made a mistake. I fell in love.
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Sam 9 Mai - 9:09
Le voile se brisait. Fin tissus de brume sombre, qui tombait depuis longtemps devant les iris obsidienne de Nowaki. Presque invisible. Presque seulement. Presque, mais c’était déjà trop. Un simple presque qui l’avait rendu aveugle, et sourd. Qui l’avait contenté, et qui lui avait fait oublié de vouloir voir plus loin, d’entendre mieux, afin de se rendre compte de sa présence.

Le voile se déchirait, avec une lenteur, et une violence insupportable. Aussi insupportable que de continuer à contempler sans comprendre la silhouette aujourd’hui si faible de son cousin, qui s’attaquait à l’enseignant. De ne pas comprendre, et de ne pas savoir, juste de pouvoir deviner, toute la souffrance et la douleur qui bouillaient depuis si longtemps dans cette grande carcasse.
Mais il la voyait à présent, et cette découverte l’entrainait comme un ras-de-marré. Le mal de son cousin que rien ne pouvait suffire à dissimuler avait déchiré ce tissu d’illusion qui était encore trop présent, que d’apercevoir une partiel de vérité agrandissait encore la brèche, entrainait un cercle infini. Vicieux ou vertueux ? Continuer de ne pas savoir était vicieux, mais il n’y avait aucune vertu cachée dans le fait de recevoir la vision de cette souffrance.
Mais voir était plus douloureux que deviner, et lorsqu’une larme solitaire, bientôt suivit de ses sœur coulèrent sur les joues de son cousin, le musicien eu l’impression que son cerveau était placé dans un étaux qui se resserrait autour de ses temps à chaque seconde. Autre épicentre de cette douleur impuissante, qu’il ressentait depuis longtemps, mais qui jaillissait à présent de son cœur et de sa tête comme un geyser, comme répondant à son cousin.


Le voile s’écartait, et tombait peu à peu en lambeaux devant les iris onyx de Nowaki, préalablement déchiré par la douleur de Minoru, c’était à présent la culpabilité qui prenait le relais. Insatiable ciseaux, manié par un esprit vengeur, juste ou malin, il transformait le tissu aveuglant et protecteur qui avait si longtemps obscurci la vision du jeune homme en milliers de morceaux.

Oui, la culpabilité, parce qu’on fond, il savait bien que Minoru ne vivait pas comme eux. Il avait remarqué, sans oser en parler à son cousin, ni à quiconque, qu’Oba-chan ne disait jamais rien sur son fils lorsqu’ils étaient tous ensemble, et qu’elle se contentait d’afficher cet étrange rictus, où se mélangeaient la complaisance, la gène, la jalousie, la haine et la honte. Tant de nuances qu’il ne comprenait qu’aujourd’hui, et qu’il aurait cependant pu nommer bien plus tôt.

Sa tante, ses pensées en entrainant d’autre, il venait à y songer également. Une flamme de haine et de colère pure et violente à son égard l’embrasa brusquement. Il ne s’était toujours pas remis du message qu’elle lui avait envoyé le soir où son cousin et lui étaient arrivés à l’hôpital dans la voiture du SAMU. Il savait que la sœur de sa mère ne les appréciait pas trop Juliet et lui, mais il avait toujours pensé que c’était parce que Satomi s’était marié avec un anglais, et qu’elle lui en voulait d’être parti là bas, mais il n’avait jamais pensé que c’était contre Minoru.
Il n’avait pas été le seul surprit par cette nouvelle, il avait surprit quelques jours plus tard sa mère pleurer dans sa chambre. Elle se sentait responsable de ce qui était arrivée à son neveu, mais surtout, elle ne savait pas comment gérer ce mélange d’amour qu’elle avait toujours porté à sa sœur, avec l’incompréhension et le mépris qu’elle ne pouvait retenir vis à vis de ses actes, qui n’étaient pas du tout en accord avec sa morale.


Et bien que son visage toujours impassible et froid ne montre rien, le pianiste aussi avait ses démons. La vision quotidienne du boxeur dans son lit d’hôpital, branché à des dizaines de machines qui le maintenaient en vie, s’affaiblissant de jour en jours, et s’approchant chaque seconde un peu plus de la frontière entre la vie et la mort, tout cela le rendait malade, car rien de tout cela ne s’approchait de la vision de force et de courage qu’il avait de son cousin.


Le voile se consumait, et Nowaki découvrait que son cousin était, tout comme lui, un simple humain. Etait-ce étrange d’en prendre conscience seulement après tout ce temps, et alors qu’il commençait à retrouver peu à peu ses facultés ? Oui, sans doutes, mais ce n’était pas vraiment conscient. C’est simplement qu’ils étaient tellement opposés en certains points, que le musicien ne pouvait s’empêcher de lui vouer une admiration sans limite, avec l’impression infantile qu’il était un être intouchable.
Mais il était comme lui, il était humain. Il était vulnérable.



Revenant brusquement à la réalité, le jeune homme s’interposa sans réfléchir entre son cousin et son enseignant, enfermant le boxeur entre ses bras fin, et le forçant à se relever. Refusant de lâcher son cousin à présent qu’il le voyait enfin dans toute son humanité.

« Senseï, murmura-t-il à l’adresse de l’homme à terre, sans lui adresser un regard, sa voix calme et d’habituellement posé légèrement vacillante. Au risque d’être impoli, je pense que vous devriez partir. Vous en avez assez fait. Nous nous sommes débrouillé quatre mois sans vous, nous pouvons continuer. »

C’était froid, mais bien qu’il n’ait rien contre les professeurs, le musicien ne pouvait accepter d’en voir un maintenant, alors que tout le monde où presque, le pensionnat compris, l’avait considéré comme mort durant toutes ces semaines.
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Sam 9 Mai - 14:15
Il y avait tellement de souffrance au fond de ce grand colosse. Mais, tristement, il n'était que le reflet de ce que ressentaient les trois adolescents qui se trouvaient autour de moi. Je voyais dans leur regard la haine de la traîtrise, la peur de l'abandon. Celle de pardonner et de faire confiance. Mon esprit souffrait de les voir ainsi en mal. Lorsque les premières larmes de rage mêlées à la tristesse coulèrent sur les joues du convalescent, j'ai eu l'impression d'avoir réussit à ouvrir une plaie qui avait mal cicatrisée. Ça peut paraître violent de penser que c'était une réussite, mais garder ce mal qu'ils avaient au fond d'eux ne faisait que les consumer d'avantage. Je ne savais pas ce qu'il pouvait grandir au fond d'eux, mais même le gamin qui n'était pas dans ma classe souffrait, et il me paraissait incompris. Il y avait tellement de mal à réparer, et j'en voulais à ceux qui n'avaient pas su les guider, et leur offrir la main dont ils avaient besoin.

Puis, avant que je ne comprenne quoi que ce soit, je me retrouvai au sol, Takeda-kun à califourchon sur moi, malgré sa jambe malade. Il se faisait imposant, le poing levé. Mais, dans ma vie, j'avais prit tellement de coup, que je me préparais à le prendre, resserrant la mâchoire. S'il arrivait à laisser échapper cette haine, il saurait l'extérioriser avec des mots. Une bourrasque de vent caressa nos quatre visage, balayant celui de Takeda-kun, qui était submergé par ses larmes. Des larmes qui ne couleraient probablement plus jamais. Je ne sais pas si c'était bon ou pas de me dire que c'était la seule fois. Peut-être n'en ressentirait-il plus jamais la nécessité.

Mais le poing ne s'abattu jamais sur mon visage. Il resta figé un long moment, alors que son cousin se saisissait de cette masse de muscle, entre ses bras. Takeda-kun se débattu. Je pense qu'il avait besoin qu'on lui parle, qu'on le calme. Shakespeare-kun avait ce pouvoir apaisant sur Takeda-kun. Je voyais déjà dans les yeux du colosse qu'une partie de la haine s'évacuer dans les bras de ce garçon. Shakespeare me prononça des mots bien vrais. Je n'avais jamais eu le temps de venir voir Takeda-kun, ce qui état l'une des pires erreurs que je pouvais faire dans ma carrière. Mais jamais, ô grand jamais, je n'avais considéré ce garçon comme mort. Puis, Takeda eut un acte, je pense, qu'il regrettera à jamais. Son mal-être était si grand que d'un revers, il se défit de l'étreinte de Shakespeare-kun, avec violence, l'envoyant valser. Il n'avais plus le contrôle de lui-même. J'avais touché la corde sensible. Et, alors qu'il allait pour s'abattre sur moi, à nouveau, je l'attrapai par le col, inversant les rôles. Le regardant dans les yeux, le tenant de ma poigne de fer, je lui prouvai qu'il ne me faisait pas peur.

« Takeda-kun ! Reprend toi ! Dirige ta haine contre tes propres démons. Détruit-les. Tu n'es pas un raté. Tu n'es pas seul ! Regarde autour de toi ! Shakespeare, peut-être bien Hajime qui t'a supporté pour m'acculer, et maintenant, tu m'as moi. Tu m'entends ? Jamais, jamais je ne t'abandonnerai. Jamais Shakespeare ne le fera non plus. Ai confiance Takeda. »

Le regard du jeune homme ne désemplissait pas de larmes, et il m'attrapa par le col. Il resserra son étreinte avec une force que je n'aurai su soupçonner. Je vins poser mes propres mains sur ces poings pleins de haine. Je ne prononçai pas un mot, lui non plus, et les deux autres garçons étaient tout aussi silencieux. Takeda a lentement desserré sa poigne, et j'ai descendu ses mains, avant de me relever.

Je me suis retourné vers les deux garçons. Je ne savais pas par lequel je devais commencer. Shakespeare, avant qu'il ne retourne auprès de Takeda. Je m'approchai de cette silhouette frêle, et pâle. Il souffrait tellement lui aussi. Mais tout le monde ayant le regard tourné vers son cousin, il n'avait aucun soutien. Je m'inclinai devant lui.

« Je suis vraiment désolé de n'avoir pu être présent pendant les jours de coma de ton cousin. Je me redressai. Sache que j'étais persuadé qu'il nous reviendrait. »

Je posai ma main sur son épaule, en le regardant dans les yeux. J'avais posé un regard protecteur dans le sien, pour le rassurer, et lui promettre que je n'abandonnerai ni son cousin, ni lui-même s'il en avait besoin. Ce n'est pas parce que ces jeunes n'étaient pas dans ma classe que j'allais les abandonner. Le travail d'un professeur était aussi d'être présent pour les jeunes. Quels qu'ils soient. 

Je le laissais passer pour qu'il retrouve Takeda, et je me dirigeai vers Hajime. Je le regardai également dans les yeux. D'un regard assuré, mais également avenant. Je voulais qu'il sache qu'il n'était pas seul.

« Hajime... Je ne t'abandonnerai jamais, tu m'entends ? Je me battrai pour vous bec et ongles. Je suis votre professeur. Vous n'êtes plus seuls. Je suis là maintenant. N'oubliez pas que je serai toujours là pour vous. Même quand vous ne serez plus mes élèves, je serai là. Bat-toi pour vaincre ce qui te ronge. »

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Dim 10 Mai - 14:01

Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance.

With Minoru Takeda, Daichi Usami & Nowaki A. Shakespeare


L’étrange scène qui se déroulait devant les yeux de Sora lui paraissait irréelle, complètement sorti de la réalité. De sa réalité.
L’acrobate ne savait pas ce qu’il espérait. Ce qu’il devait espérer. Que Takeda comme le prof l’avait appelé, frappe Usami, pour qu’enfin, celui-ci comprenne qu’il n’était pas de leur monde. Que peu importe ce qu’il avait été, maintenant, c’était un prof. Jeune, et inexpérimenté, à qui on avait refilé la pire des classes. Eux. Et que c’était justement pour ça qu’ils étaient là, parce qu’ils étaient capable de le frapper.

Et pourtant, si il le faisait, ils lui obéiraient d’une certaine manière. Cet étrange Senseï leur avait dit de le frapper pour afin qu’ils se défoulent, pour extérioriser leur haine.
La belle blague. Extérioriser leur haine ? Pensait-il que le frapper suffirait ? A cette idée, il fut à son tour prit d’un rire fou et dément. Pas de ce rire lumineux, vif et vivant qu’il faisait parfois retenir dans les couloirs, où dans les hauteurs où il évoluait, mais un son dissonant et érailler. Comme si son rire lui même en avait trop vu.
Il voulait prendre leur haine ? Sa haine ? Celle qu’il vouait à tous les professeurs pour toujours voir en eux, en lui, un gosse insolent, et irrespectueux, stupide, et incapable du moindre effort, le casant immédiatement dans la case des déchets irrécupérables, qui finiraient sans doute un couteau dans l’abdomen au coin d’une ruelle sombre moins de cinq ans plus tard, ou fauché par la lame d’une overdose de poudre blanche ?
Celle qu’il offrait à tous les autres élèves, qui ne pouvaient poser leurs yeux sur eux, sans une once de mépris, de peur ou de pitié, comme si ils n’étaient qu’une bande de singe savant ?
Celle qu’il dédiait à ses parents qui ne voulaient même plus se souvenir de son existence, parce que le seul fait de respirer à côté d’eux les faisait mourir de honte ?
Celle qu’il se vouait a lui même ? Parce que comme beaucoup des autres élèves de D, Sora sa haïssait.  Il détestait son incapacité à rester immobile plus de cinq minutes sur une chaise. Celle de rentrer par une pièce presque systématiquement pas la fenêtre, et de se sentir attiré, aimanté par les endroits en hauteur. De ne pas pouvoir les rendre fier simplement.


Sora riait. « Déversez votre haine » ? Mais il n’avait pas besoin de le frapper pour l’exprimer. En cet instant, son corps entier se consumait de haine. Il lui suffisait de rire.


L’acrobate se calma finalement lorsque le cousin du boxeur d’interposa entre Usami et Takeda, le forçant à le lâcher, avant d’être repousser pour pouvoir s’attaquer à nouveau au prof. Prof qui prit étrangement le dessus.
Instinctivement, Sora avait fléchis les genoux, comme pour se préparer à bondir pour aller aider son camarade de D. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis, ou quelque chose d’approchant.

Mais il ne le frappa pas, assenant simplement une leçon, avant qu’ils ne s’éloignent mutuellement, l’ainé des deux se tournant vers Shakespeare qui venait de se relever, avant de finalement venir vers lui.

« Hajime... Je ne t'abandonnerai jamais, tu m'entends ? Je me battrai pour vous bec et ongles. Je suis votre professeur. Vous n'êtes plus seuls. Je suis là maintenant. N'oubliez pas que je serai toujours là pour vous. Même quand vous ne serez plus mes élèves, je serai là. Bat-toi pour vaincre ce qui te ronge. »

Un rictus moqueur et provocateur étira les lèvres du jeune homme. Si quelqu’un comme Gabrielle le voyait en cet instant, il ne le reconnaitrait sans doute pas. Ou bien il ne voudrait plus jamais le voir, un peu comme ses parents en quelque sorte. Il ne restait plus rien du sympathique et avenant jeune homme, plein d’énergie et d’un grain de folie. Sa sympathie s’était muée en colère, son amabilité en haine, son énergie en force brute, et sa malice en démence brutale et pure.


« Mais qu’est-ce qui vous fait penser que l’on a besoin de vous ? Qui vous dit qu’on se sent seuls ? Demanda-t-il en écartant les bras, comme si il cherchait vraiment la réponse, sans plus chercher à dissimuler son poignet blessé. On l’a comprit. On est différents de vous, et vous savez pourquoi ? Parce qu’on est humain. On l’sait, on l’accepte ! Pas vous. Vous pensez tous être au dessus de nous, vous vous prenez pour des sortes de dieux ! Et vous voulez nous faire à votre image !
Mais on n’est pas des putains de dieux ! On est humain ! Des putains d’humain qui naissent, vivent, souffrent et crèvent.  Tous différents ! »
Il fit une pause, reprenant sa respiration, et le contrôle de sa voix qui avait prit de plus en plus d’ampleur tout au long de son discours.

Son regard charbon se planta dans celui de son ainé. Porteur d’aucune peur. D’aucun doute.  Brulant de cette colère, seul sentiment qu’il pouvait exprimer face à tout ce qu’il avait souffert. Colère si incandescente, qu’elle avait réussit à consumer la haine qu’il ressentait quelques instant auparavant.

« On fait peur, on débecte, on inspire la pitié, parce qu’on est pas comme vous.  Parce qu’on se bat plus qu’on joue. Parce qu’on cris plus qu’on parle. Parce qu’on rit plus qu’on sourit. On dérange. Pas seulement parce que l’on est bruyant, mais parce que notre existence même fait honte à la société.
Les singes sont mieux vus que nous. On est rien d’autre que des misérables insectes pour eux tous. Des parasites dont il faut se débarasser.
Ils ne veulent pas de nous ? On s’en fou, on ne veut pas d’eux non plus ! On a essayé, mais je refuse de devenir quelqu’un d’autre pour leurs beaux yeux. On a essayé. Encore et encore, ça n’a jamais suffit. Et maintenant, nous sommes marqué, mais tant mieux ! Jamais on a eu besoin de vous, c’est pas aujourd’hui que ça va commencer ! »


Le silence plana quelques secondes sur le toit, le jeune acrobate reprenant simplement sa respiration. Et sans attendre que quelqu’un lui réponde, il passa à côté d’Usami-Senseï sans plus lui accorder un regard, et prenant directement appui sur la rampe de l’escalier, il se laissa tomber sur le palier d’en dessous, quittant l’hôpital sans un regard en arrière.

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Dim 10 Mai - 16:37
J'avais perdu le contrôle de moi-même. J'étais devenu la même bête que la fois où j'avais essayé de descendre tout le monde dans ma maison de redressement. J'avais une colère si intense en moi que j'aurai pu étrangler ce type. Nowaki a tenté de m'en empêcher, et je l'ai violemment repousser. Si sur le coup, je n'ai rien pensé, je n'ai rien regretté, et si quelques instants après je ne ressentais rien de plus, je peux assurer que lorsque tout se dissipera, ce regret restera encré dans mon cœur, à jamais. Rapidement, le professeur reprit le dessus, et j'attrapais de nouveau son col, comme pour le tenir à distance de moi, alors qu'il me faisait la leçon. Ma haine envers lui ne faisait que grandir, mais, au fond, je pense que c'était parce que je ne voulais pas le voir pénétrer mes secrets les plus intimes. Ceux dont personne ne pouvait se douter de l'existence. Mais je ne pouvais continuer de me battre éternellement, alors que j'étais rongé par cela, et que ma relation avec Nowaki en pâtissait depuis bien trop longtemps maintenant. J'ai lentement desserré mes mains de ce col, alors que mon regard se perdait dans celui de mon senseï. L'espace d'un instant, je pense que je l'ai remercié. Je pense que je lui ai fait confiance, et que je l'ai apprécié. Mais ce ne fut que le temps de quelques secondes, puisqu'à peine était-il relevé que je le haïssais de nouveau. Je posais mes mains sur mon visage, alors que mes coudes étaient redressés. Lorsque Hajime parti du toit, suivi par Usami qui lui criait de l'attendre, j'ai pleuré. Me sachant seul avec Nowaki, je me suis lâché. Toujours allongé sur le sol froid, la mâchoire contractée, je retenais des cris de haine et de tristesse bien trop enfui en moi. J'avais une étrange envie de hurler, pour tout faire fuir.

Dans ma tête tournait encore et toujours ce moment où j'étais protégé, dans les bras de Nowaki, alors que mon cœur s'était un minimum apaisé, je me rappelle de ce geste de violence, pour le repousser, de l'entendre tomber dans un bruit. Ne pas lui adresser un regard, pour essayer de frapper cet homme qui m'avait mit hors de moi. Je revois le visage de Nowaki au club Yakuza, je revois ses yeux inquiets. Je le revois également au marché de Noël, inquiet pour ce qui pouvait m'arriver. Je me rappelle m'endormir sur ses genoux, comme si plus rien ne pouvait m'atteindre, comme si j'étais apaisé. Il était celui qui avait le plus souffert dans toute cette histoire, et je ne pouvais pas m'empêcher de toujours lui causer du tord. Je ne méritais que d'être seul. A jamais. Mon cœur était déchiré par ces événements qui n'arrêtaient pas de tourner encore et encore dans ma tête. Je ne pourrai jamais les oublier. Mais particulièrement, je ne pourrai jamais oublier ce geste que j'avais eu envers lui. L'entendre tomber. Si fort. Encore. Et je ne peux m'empêcher de m'imaginer son regard. Ce même regard qui trahissait tristesse et inquiétude. Et c'était ce regard que je détestais le plus chez lui. Je n'imagine même pas comment il a du réagir quand j'ai frôlé la mort. J'ai l'horrible impression d'avoir manqué de le tuer.

Je passais de nouveau mes mains sur mon visage, pour les remonter jusqu'à mon front, et ramener mes cheveux en arrière, ne pouvant pas m'empêcher de pleurer. J'étais dans l'incapacité totale de prononcer les mots qui me brûlaient les lèvres. J'avais envie de dire à Nowaki que je l'aimais, que je voulais rester auprès de lui jusqu'à ma mort, que je ne voulais pas qu'il m'abandonne. J'avais peur de le voir mourir, disparaître. Je ne voulais plus jamais revivre ce que j'avais vécu avec mon seul ami. Perdre tout ce qui compte pour moi, c'était me perdre moi-même. 

Je n'arrivais plus à raisonner correctement, cet enfoiré de prof m'ayant touché au plus profond de ma terreur, il avait permis de faire resurgir tous les maux qui m'habitaient. Et aujourd'hui, j'avais l'impression que c'était le jour où je me mettais à nu. Où j'allais être capable de dire à Nowaki tout ce que je voulais.

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Mar 12 Mai - 12:30
Le jeune homme ne comprit pas tout de suite que son cousin s’était libéré de son étreinte, et qu’il l’avait violement repoussé. Depuis qu’il était arrivé sur le toit, Nowaki avait eu l’impression d’être détaché de son corps, et ne faire que flotter dans cette atmosphère lourde et tendue. Comme si son âme elle même évoluait dans une sorte de mélasse visqueuse et collante, l’empêchant de réfléchir correctement, et avec vivacité.

Une brusque douleur dans l’épaule, qui se diffusa rapidement dans tout son bras, lui donna l’impression de retourner dans son corps. Il ne pu s’empêcher de grimacer, tandis que ses doigts effleurèrent par réflexe la zone où il était tombé, tandis qu’il essayait de se redresser, encore complètement sonnée.
Douleur plus due à la surprise, qu’au choc, mais il m’empêchait que le musicien hériterait d’un superbe hématome le long du bras, remontant vers l’épaule pour finir sur la clavicule, rendant probablement difficile la pratique de son art durant quelques jours, voir semaines. Mais pour l’une des rares fois, aucune partie de son esprit ne songeait à la musique en cet instant. Toute l’attention de ses iris obsidienne se dirigeait sur le rapport de force qu’engageait Minoru et le professeur.

Bien qu’une moitié de lui, encore et toujours sous le feu de cette souffrance interne et continue qu’il endurait depuis plusieurs mois à présent, ne puisse pardonner l’absence si longue de cet homme aux côté de son cousin, l’autre, plus rationnelle et ouverte reconnaissait la vérité que contenait ses mots, et la bonté et l’inquiétude sincère et profonde qu’ils dissimulait.
Pourquoi n’avait-il pas été là ? Ne pouvait-il s’empêcher de se demander. Il n’en voulait aucunement au boxeur, ni à ses parents, qui avaient choisit de ne pas trop en parler à la maison, de peur de briser le peu de moral qu’il restait au musicien, mais pour la première fois de sa vie, il avait voulu parler. Dire à quelqu’un combien il souffrait de ne pouvoir qu’impuissamment le regarder dans ce lit, son visage aussi pâle que les murs des lieux. De raconter comme il se sentait seul, lui qui ne craignait pas la solitude, assit en silence à côté du lit de son cousin trop immobile. D’avouer qu’il avait peur. Peur qu’un jour on lui annonce que ce n’était plus la peine de continuer à faire tourner la machine. Que c’était trop tard, que l’on avait tout essayé, mais qu’il n’y avait plus rien à faire. Que quelqu’un puisse voir enfin, ces larmes silencieuses et muettes qui glissaient parfois le long de son visage pâle de peur, et d’inquiétude, et lui dise simplement qu’il allait s’en sortir.
Il aurait simplement voulu que quelqu’un lui mente ! Lui dise que Minoru allait s’en sortir, qu’il n’avait pas besoin de douter ! Pas besoin d’avoir peur ! Il aurait voulu de ne pas être le seul à s’accrocher désespérément à la perspective qu’il ne pouvait pas mourir.

Et lorsqu’il s’était enfin réveillé, Nowaki avait cru renaitre. Pour la première fois depuis cette horrible nuit qui restait gravée dans sa mémoire telle une macabre épitaphe, il pu respirer librement, et remercier la vie et le destin de ne pas avoir arrêté le temps de son cousin.


Le jeune homme se releva finalement, pour se diriger vers le boxeur que l’enseignant avait relâché, arrêté par les mots qu’il prononça. Un sourire triste et doux sur son visage de marbre, habituellement si impassible, et une légère inclinaison du buste comme seule réponse.
Vérité ou mensonge. Ça n’avait pas d’importance.
Il se détourna, reprenant son avancé vers son cousin.

Il n’entendit pas la suite du dialogue qu’échangèrent Usami-Senseï et Hajime comme il l’avait appelé, il les avait déjà oublié. Tout sur le toit de cet l’hôpital où il avait passé tant d’heures avait disparut à l’exception de son cousin, et il ne se rendit compte que grâce à ses larmes qu’ils étaient à présent seuls.


Entourant une nouvelle fois Minoru de ses bras, il laissa les larmes de son cousin glisser sur son cou, l’attirant à terre. Adossé au mur, blotti l’un contre l’autre comme parfois lorsqu’ils étaient enfant, le musicien laissa le silence reprendre ses droits après tous ces cris.
Tête contre tête, Nowaki ne se rendit pas compte que sur sa joue aussi, une perle de sel roulait.
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Dim 17 Mai - 12:12
Au commencement, il n'y avait qu'un être. Un être pur et innocent. Lavé de tous les pêchés du monde. Oublié par la culpabilité et la haine. Un être aimant et bon. Juste un enfant. Lorsque l'on est un petit être aussi fragile, il semble impossible, de lire dans ses yeux une once de méchanceté. Et pourtant. Souvent, l'enfance est la plus violente des périodes pour un être. Maltraiter ou être maltraité. Le choix est dur.
Minoru ne l'avait pas fait. Il n'avait pas eu la possibilité de choisir la voie dans laquelle il s'illustrerait. Il avait connu, dans un premier temps le fait d'être maltraité, seul et ignoré. Il était l'enfant pestiféré, celui qui n'avait jamais à manger. Celui qui ne sentait pas bon, et qui ne se changeait jamais. Mais c'est dur, quand on a cinq ans de se prendre en charge.

Mes mains perdues s'agitaient dans le vide, discrètement lorsque Nowaki se saisit de mon corps pour l'enlacer. Je finis par me crisper en douceur, avant de serrer avec force, mais en même temps douceur, mon cousin dans mes bras. Front contre front, l'une de mes mains glissa naturellement dans sa nuque. Je serrai la mâchoire, alors que je perçu aussi discrète qu'une perle de rosée, une larme rouler sur la joue de Nowaki. Mon regard attendri se posa sur le visage de Nowaki, alors que je l'entraînais contre mon torse, l'enlaçant de nouveau. Au moment où je sentis le corps frêle rencontrer le mien, mon étreinte se resserra. Je m'en voulait tellement.

« Je suis désolé. Merci pour tout. » murmurai-je.

Non, Minoru n'avait jamais pu choisir la vie qu'il voulait mener. Il avait toujours du se battre pour ne pas mourir. Mais la première personne pour laquelle il tentait de vivre était sa propre mère, sans laquelle, il n'aurait pu survivre, même si elle ne lui apportait que malheur et tristesse. 

Mes doigts se serraient inconsciemment sur le bras de Nowaki, comme si ainsi, j'avais pu le retenir toujours auprès de moi. Je ne voulais pas le laisser filer. J'avais peur de me retrouver seul. Mais en même temps, j'avais cette impression qu'il était tout aussi effrayé que moi. Je voulais qu'il sache que je ne l'abandonnerai pas. Mais je n'étais pas dans la capacité de mettre des mots sur tout cela. Mon esprit étant sincèrement embrouillé, je tentais de démêler ce que j'avais envie de dire.

« Nowaki... susurrai-je de nouveau, tu peux pleurer. Je suis là. Pleure. Évacue tes semaines de souffrance. Ne les garde pas plus longtemps. »


Je pense que c'était le plus long des dialogues que j'avais échangé avec Nowaki. De toute notre vie, nous n'avions que très peu prit le temps d'échanger de longues phrases, de se parler, tout simplement. Le silence était notre allié, et nous n'avions pas besoin du langage pour nous comprendre. Seul celui de nos yeux, et de nos corps nous importait. La peur que je ressentais d'oublier mes terreurs était, je pense assez communicative pour lui. Je n'avais pas le cœur de m'abandonner, à corps perdu dans une confiance aveugle. J'avais toujours cette peur que Nowaki finisse par m'abandonner. Comme tous les autres. A un moment, je risquai de le saouler, je n'en sais rien.

Si l'homme apprend à maîtriser certaines de ses peurs, l'abandon semble vouloir rester encrer dans son cœur à jamais. Et le pauvre Minoru était bien l'une des victimes de cette peur qui hantait son âme. Il avait été élevé dans la misère d'une vie sans amour et sans attention. Il ne semblait pas en vouloir au monde. Seulement à lui même.

Le contact de mon cousin contre moi me réchauffait le cœur. A ses côtés, j'avais enfin l'impression d'être important, d'être une réalité. J'avais vraiment l'envie de rester en vie, pour le protéger, rester auprès de lui. Lui épargner les souffrances d'un abandon qui serait gravé dans sa mémoire, comme celui de ma mère dans la mienne. J'avais envide lui dire que je la haïssais. Je voulais avoir la force de dire à Nowaki que j'en souffrais. Mais j'en étais incapable. Je n'étais pas assez fort.

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Lun 18 Mai - 21:58
Le monde était grand. Immense. Depuis le sommet de l’hôpital où se tenaient les deux jeunes hommes, le ciel dégagé semblait n’avoir pour frontière que l’horizon lointain qui se fondait dans les nuages. De la haut, la vue était claire, et l’air pur offraient une vue large sur toute la baies de Tokyo.
Et pourtant, le regard obsidienne de Nowaki n’allait pas si loin. Il n’atteignait même pas les limites du toit, toute son attention, tout son esprit, était concentrer à l’intérieur du cocon de silence et de chaleur qu’il formait avec son cousin.


En une poignée de secondes, ils étaient revenus des années en arrières, avant que le jeune musicien ne quitte le Japon pour l’Angleterre, où Satomi prenait régulièrement Minoru pour le week-end, seule personne pouvant percer la bulle de solitude et de distance de son fils. Combien de temps passaient-ils alors l’un à côté de l’autre, dans leur pensées, ou dans leurs longues discutions silencieuses, avant de se diriger vers une autre activité, sans pour autant quitter ce silence qui faisait intégralement parti de leur lien.
Mais plus qu’une imitation de ces moments silencieux, c’était un retour aux nuits qu’ils passaient alors ensemble, blottit l’un contre l’autre, tels deux inséparables frères, mêlant leurs odeurs et leurs songes, dans ces sommeils apaisés.


Mais ce n’était pas le sommeil que le destin leur avait accordé, c’était quelque chose de moins doux, mais ils devaient se contenter de cette paix pour le moment. Les dieux n’en avaient pas fini avec eux, ils n’étaient pas prêts de lâcher de sitôt ces hommes qui secouaient leurs carcasses millénaires d’un rire fou, bien à l’abri au dessus des cieux, ils n’avaient qu’à jouer.
Quel piège leur réservaient-ils ensuite ? Les deux hommes n’avaient aucun moyens de le savoir, ni de s’y préparer, mais l’esprit négatif du pianiste ne pouvait s’empêcher de penser qu’il ne pouvait rien leur arrivé de pire, tout en étant persuadé qu’ils ne seraient pas tranquilles avant un bon moment…



Mais déjà, il n’y pensait plus, l’une après l’autre, ces noires pensées qu’il avait emmagasiné lentement durant ces longs mois s’évaporaient lentement tandis que les bras de Minoru le seraient contre lui avec une force presque comparable à celle d’antan, ses propres doigts enserrant le tissus du Tshirt de son cousin. Nowaki sentait le cœur du boxeur battre lentement et régulièrement contre le sien, et c’était à ce moment, le son le plus apaisant à son ouïe.

Doucement, des perles de sel roulaient sur ses joues lisses et blanches, emportant avec elles la tristesse et la souffrance qui l’avaient habitées des semaines durant, emplissant ses journées de craintes lourdes et pesantes, qui enterreraient son cœur dans cette poussières acre et amère. S’infiltrant jusque dans son sommeil, où il brisait dans ses songes tous ce qu’il restait de paix.
Mais tout cela se dispersait à présent, un souffle chaleureux et puissant éloignait les cendres de son cœur, qui battait à nouveau librement, comme si il renaissait en même temps que son cousin.

Nowaki s’abandonnait à cette chaleur, ses pleurs se tarissant doucement tandis que ses bras enserraient plus fortement son cousin. Il se haïssait de s’accrocher à lui, alors que c’était celui qui avait le plus souffert, et le plus endurer d’eux deux. Et pourtant, c’était dans cette étreinte fraternelle qu’il prenait enfin conscience de la résurrection de son cousin.


« Ne pars plus… » Ne put-il s’empêcher de murmurer, maudissant son égoïsme et les nuances infantiles qu’il n’avait pu taire, tandis que ses dernières larmes s’échappaient de ses iris sombres.


Il ne méritait pas les excuses de Minoru, il ne méritait pas son étreinte réconfortante et protectrice. Ils n’avaient que quelques mois d’écarts, mais en cet instant, Nowaki avait l’impression d’avoir plusieurs années de moins que le boxeur. De n’être qu’un gamin incapable de faire quoique ce soit seul. D’être incapable de se concentrer sur autre chose que lui même.
Depuis quand était-il devenu si égoïste ?
Il l’ignorait, mais en cet instant, si son égoïsme lui permettait de grader encore son cousin près de lui, il l’accepterait.
Il serait égoïste.

[Désolé pour cette rep décousue >< Si elle te semble trop illogique et désordonnée, dis le moi... ><]
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Jeu 28 Mai - 18:27
Penser l'épreuve qui venait de leur être soumise, la maturité qu'elle leur avait apporté était réellement effrayant. L'insouciance et l'innocence qui les avaient habités jusqu'alors venaient de s'envoler n'étant plus qu'un lointain souvenir comme le seraient les perles de cristal qui coulaient sur leurs joues rougies par les émotions. Si la souffrance décidait aujourd'hui de les délivrer, il n'en serait probablement pas autant dans le temps.

Comme un acte symbolique, présenté par la nature elle-même, leur intimant que tout irait bien, le vent balaya une dernière fois le toit, alors que a dernière perle de sel glissait sur la joue de Minoru, cristallisant ses démons, qu'il, une fois de plus, enfermerait au plus profond de son être, pour les fuir, les oublier. Serrant toujours plus Nowaki contre lui, il tentait de se rattacher à son cousin qui devenait peu à peu son pilier, sa propre vie. Minoru avait échappé à la mort, et pourtant. Malgré ce cœur qui battait dans sa poitrine, qui faisait vivre ce corps auparavant immobile, qui permettait au jeune homme de garder les pieds sur terre, Minoru ne s'était jamais senti aussi mort. Alors que plus aucune émotion ne voulait l'habiter, que plus aucune joie ne le transperçait, Nowaki était là. Le chevalier fervent de Minoru lui tendait la main qu'il saisissait avec brutalité. Son cousin le suppliait de ne plus le laisser. Le sentiment d'abandon... S'il y avait bien un manque que Minoru ressentait, c'était bien celui là. Une pensée s'envola pour sa mère dont il chuchota le nom quasi inaudiblement, comme un murmure désespéré qui appelait à l'aide. Un goût amer s'installa au plus profond de lui alors qu'il pensait à cette femme qui l'avait au final rendu tant qu'il était. Celle qui avait pourrie son âme et son cœur. Celle qui lui avait fait verser tant de larmes. Celle qui avait fait de lui une mauvaise personne.

Cependant, les mots de Nowaki le firent renaître. Comme si toutes ses années de souffrance venaient de se taire, sûrement juste pour quelques instants. Le monde venait de s'ouvrir à lui, et ce, uniquement dans les paroles de son presque frère pour lequel il avait un amour sans limite. Il voyait en lui la seule personne à laquelle il pourrait encore se permettre de s'attacher. La seule personne pour laquelle il se battrait, même s'il avait toujours souhaité abréger toutes ses souffrances. Mais parfois, un petit être, un petit quelque chose vous oblige à avancer, à rester ici, dans ce monde apocalyptique qui vous prend aux entrailles, qui ne vous lâche plus jusqu'à ce que vous creviez, ivre de souffrance.

Mais Minoru s'était fixé un but. Jusqu'à sa propre mort, il protégerait Nowaki. Il était son dernier pilier, la raison qui faisait qu'il était désireux de vivre, et de s'épanouir. On se demande toujours si nous sommes sur terre pour une raison fixe, ou si, au contraire, nous sommes un simple accident. Jusqu'à présent, le colosse avait penché pour la deuxième solution. Il n'avait eu l'impression d'apporter que malheur et stupidité. Mais aujourd'hui, c'était terminé. Aujourd'hui, il vivait, il se sentait vivre !

Minoru se détacha lentement de son cousin, brisant ce cocon de réconfort et de sûreté. Il déposa un doux baiser sur le front de Nowaki, signe de cette promesse silencieuse de le protéger qu'il s'était faite. A la vie, à la mort. Il se redressa, avec difficulté, mais sans aide, se prouvant qu'il était dans la capacité d'être le protecteur, et l'appui de son pilier. Il attrapa sa canne, pour s'appuyer dessus, avant d'observer Nowaki, et de lui tendre la main. Il retrouvait son mental d'acier. Lorsqu'il se saisit des doigts délicats de son cousin, ce dernier pu sûrement sentir la force d'antan du géant. Une main de fer dans un gant de velours. C'était par ce pacte que, tel le phoenix, Minoru renaissait de ses cendres. (HRP : GUETTE LE JEU DE MOT AVEC TON PSEUDO.) 

Dans le silence se trouvait sa reconnaissance, dans le futur se trouvait sa rage, dans la douleur se trouvait sa force. Et Nowaki était son symbole.

Appuyé sur sa canne, la main de son cousin dans la sienne, Minoru avait retrouvé sa fierté, et sa rage de vaincre, dans ses yeux la mort avait passé son chemin, même si elle avait marqué d'une cicatrice douloureuse son âme, et son corps. Minoru était belle et bien vivant.


« Jamais je ne t'abandonnerai, Nowaki. Je te le promets. » 

Et sur ses paroles, les deux adolescents quittèrent le toit de l'hôpital qui ne serait bientôt plus qu'un lointain souvenir, emprunt de souffrances.

[END.]

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.] Ven 29 Mai - 11:33
Le sujet étant terminé, j'archive le sujet.
10 Okanes chacun pour avoir balisé le titre.

Bon jeu !
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya. - Entre amour et dépendance. [Sora Hajime - Nowaki A. Shakespeare. - Minoru Takeda. - Daichi Usami.][TERMINE.]
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