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« Chaque nouvelle rencontre à son charme, il nous faut trouver celui d'une collision. » [Nina Palvin - Nowaki A. Shakespeare]

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MessageSujet: « Chaque nouvelle rencontre à son charme, il nous faut trouver celui d'une collision. » [Nina Palvin - Nowaki A. Shakespeare] Jeu 30 Avr - 21:01
La lumière baissait doucement sur Tokyo, et sur le Pensionnat Miyusaki, où les activités qui l’avaient animés toute la journée diminuaient enfin. Ce n’était pas uniquement la nuit, mais aussi la pluie qui tombait sur la ville, une pluie de fin de printemps, dont les gouttes froides éclataient dans l’air tiédie par le soleil qui avait régné tout l’après midi, se laissant dissimuler par les nuages lorsque venait le soir.

Mais le silence ne n’était cependant pas maître sur les lieux de l’école. Les clubs, et les internes occupaient encore les lieux, ainsi que quelques élèves n’ayant pas encore eu envie de rentrer chez eux.
Nowaki était de ceux là, enfermé dans une salle vide, ignorant la pluie et le monde qui l’entourait, une seule chose avait de l’importance à cet instant : son violon.
Les yeux fermés, son corps entier était parfaitement immobile, à l’exception des doigts de sa main droite qui appuyaient sur les cordes au rythme de la mélodie qui s’élevait sous la caresse de son archet. L’univers aurait pu trembler, il semblerait que rien ne puisse le faire sortir de cette musique dans lequel il se donnait corps et âme, jouait non pas avec ses doigts, mais avec son esprit lui même.


La mélodie emplissait l’air avec puissance, comme un ouragan invisible qui troublait l’air de son harmonieux parfum de joie, saturant la petite salle de ses notes résonnante. Théoriquement insonorisée, il aurait été facile pour un élève curieux de se placer près de la porte pour écouter les musiques qui s’échappaient de l’instrument du musicien. Improbables et surprenantes qui ne ressemblaient à aucune autre. Uniques, parce qu’elles naissaient simplement dans l’esprit du jeune compositeur, après réflexion, ou en improvisation comme il le faisait alors. Unique, improvisé, mais indubitablement beau. Personne ne pouvait le contredire, car la musique que jouait le jeune Shakespeare n’était pas vraiment du classique, mais ce n’était cependant pas ce que l’on pourrait qualifier de musique moderne. Elle s’appartenait à elle seule, vivait par elle même, et savait séduire par son authenticité et sa pureté, n’importe quelle oreille qui passerait par là.

Mais aucun curieux n’était resté aujourd’hui près de la porte à l’affut d’une mélodie, les examens à présent passé, chacun allait jouir d’un temps de paix et de repos bien mérité, pour se retrouver entre avis, ou goûter à la liberté retrouver. Mais le jeune japonais qui était resté là, n’appréciait guère la compagnie de ses semblable, et profitait de la fin des examens dans la solitude de cette salle de musique, avec pour seule et unique compagnie son cher et précieux violon.

Outre les examens, une autre raison avait tenue le jeune homme loin des salles de musiques. Son cousin, Minoru Takeda, qui avait longtemps été dans le coma après avoir miraculeusement survécu à une opération, s’était réveillé, et entreprenait avec peine et courage ses exercices de rééducation pour retrouver ses facultés motrices qu’il avait perdu.
Le docteur qui l’avait opéré avait prévenu Nowaki quelques jours plus tôt lors de l’une de ses visites quotidienne à l’hôpital, qu’il voulait faire passer des examens spécieux au boxeur, et qu’il ne serait pas disponible durant les heures de visites lui faisant comprendre qu’il n’avait pas besoin de venir, et ajoutant même qu’il se devait de prendre un peu de temps pour lui, pour ne pas devoir se retrouver à son tour dans une chambre d’hôpital, et inquiéter inutilement son cousin.


Après une dernière envolé, l’archet s’immobilisa enfin, et les dernières notes flottèrent encore quelques secondes dans l’herbe avant que le silence ne reprenne son trône dans la pièce. Baissant son violon, Nowaki ouvrit les yeux, et se dirigea après un instant vers son étui à violon qu’il avait posé sur l’une des tables, afin de ranger son instrument, fermant délicatement la fermeture éclaire de la boite, où était accroché un joli porte clé en forme de clé de sol, cadeau d’une étrange, et intéressante rencontre nocturne.

Son sac de cours, et celui contenant son précieux instrument à la main, le jeune homme sortit de la salle, et, après avoir soigneusement fermé la porte, il commença le chemin à faire pour quitter le pensionnat, pensant à tord que sa journée était terminée…
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MessageSujet: Re: « Chaque nouvelle rencontre à son charme, il nous faut trouver celui d'une collision. » [Nina Palvin - Nowaki A. Shakespeare] Ven 1 Mai - 20:39
Les élèves du Pensionnat étant en vacances, les externes ne peuvent pas poster à Miyusaki.

Le sujet est donc archivé.

Bon jeu !
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« Chaque nouvelle rencontre à son charme, il nous faut trouver celui d'une collision. » [Nina Palvin - Nowaki A. Shakespeare]

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