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Don't talk, just act. Don't say, just show. Don't promise, just prove. [Kanon Utsukushi/Rei Yamazaki]

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MessageSujet: Don't talk, just act. Don't say, just show. Don't promise, just prove. [Kanon Utsukushi/Rei Yamazaki] Jeu 7 Mai - 19:51
Cette nuit doucereuse était bercé de mes rêves les plus farfelues les uns que les autres, farfelues oui c'était le bon mot à priori.
Oh je ne parlerais pas de celui où je chevauchais fièrement un mouton rasé qui portait une couronne faites de carton, ce ne serait qu'une perte de temps. Mais en tout cas ça ferait une bonne anecdote à raconter à quelqu'un pour rire. 
Bref revenons à nos moutons-très mauvais jeu de mot- je me laissais doucement répandre des pensées qu'hantait mes rêves quand un sombre appareil fait de rouges et d'un bruit strident et très agaçant vint me tirer de mon sommeil confortable.
Ah! Que je détestait ce foutu bruit de réveil, il venait toujours m'importuner dans les meilleurs moments! Vous savez ces moments où tous est parfait, vous sentez la douceur des draps sur votre peau, l'énergie que vous récupérez lentement de façon génial, vous avez une température corporelle idéal et que vous êtes terriblement bien installé dans une position parfaite. Qu'elle doux rêve...
Bien évidemment ces instants de bonheur ne peuvent-être entravé que par une chose. 
Ce maudit réveil, qui prend surement du plaisir à sonner pile à ces moments, vient balancer son hurlement strident en plein des mes oreilles.
J'avais oublié un petit détail, et oui et oui... La rentrée c'était aujourd'hui. 
Finit tout ces grasses matinées, à apprécier ces douces caresses que procurait les couvertures et se réveiller à 10 heures sans personnes pour me le reprocher.
Ah, qu'elle lointaine époque. 

Je finissais un peu ma nuit avant d'en avoir marre de ce réveil qui sonnait trop souvent malgré les nombreux essais pour l'arrêter définitivement.
Je me leva assez difficilement de mon lit, j'étais encore endormi dans la réalité mais bon il fallait bien le faire une jour ou l'autre.
Ma main droite prit le réveil et la gauche le désactiva avec un peu de mal, et oui j'avais encore les yeux demi-clos...
Je laissais échapper un long bâillement, manifeste d'une tension assez basse, et je partis prendre une bonne douche pour me réveiller. Ouais parce que commencer la journée avec la tête complètement ailleurs c'est pas le meilleur.
Je suis entrée dans la cabine de douche, laissant l'eau chaude me réveiller petit à petit et une fois apte à attraper quelque chose sans le laisser tomber tout ce qui se trouve entre mes mains, je commence à me savonner les cheveux avec le shampoing non loin de moi.
Et vient ensuite le corps et me voilà entièrement lavé et presque entièrement réveillé.
C'est quand même un début, maintenant je pouvais décemment marcher sans me prendre un mur, faute de l'avoir vu. 
Je me brossais vite fait les dents pour ne pas perdre plus de temps et je terminais toute ma préparation en enfilant les vêtements qui me venait sous la main mais qui n'était pas trop désaccordé non plus. Il ne fallait pas exagérer.
Mon regard chocolat se posa sur l'uniforme réglementaire du pensionnat et dieu qu'il était laid, cette couleur rouge bordeaux c'était très peu pour moi.
Comme j'en avais de toute façon pas grand chose à faire, j'avais pas à le porter.

Je regarda tout autour de moi  tout en passant une main dans mes cheveux pour faire partir le reste d'eau qui peuplait encore mes mèches brunes.
Ils finirent par se poser sur mon sac de sport qui contenait mon survêtement et mon sabre de kendô, tiens ça fait longtemps que j'ai pas fais de kendô.
Ce longtemps ce résume à peut-être trois jours et oui quand on aime on compte. Comment ça le vrai proverbe c'est "on ne compte pas"? Et alors?
J'agrippa mon sac pour le mettre sur mon épaule et direction le gymnase, je crois savoir qu'il y avait une pièce spécial pour s'entraîner au kendô. 
Comme je n'allais pas souvent au gymnase et que je préférais les salles de club, au moins c'est plus pratique et comme ça t'es sûre de trouver un mannequin qui en vaux la peine.
Je me dirigeais vers le gymnase quand presque tout le monde était entrain de faire sa toilette, que j'avais déjà faites depuis un petit moment, et d'un pas calme et serein je finis par franchir la porte du gymnase. 
Ah! Qu'elle bonne odeur dès le matin, personne n'avait encore transpiré ou laissé ses odeurs dans cet endroit frais.
Au moins j'étais sûre de pas perdre mon temps en cours à apprendre des trucs que je retiendrais pas et dont je n'ai rien à faire.
Je me suis donc dépêchais de rentrer dans les vestiaires et de me changer pendant qu'ils étaient encore propre, je mis mon survêtement parce que j'allais pas utiliser mes belles fringues pour faire du sport y'a des limites quand même, je pris mon sabre en bois et je suis partie là ou j'avais cru voir un mannequin pour s'entraîner. 
Manque de bol, j'avais mal vu et y'en avait pas mais bon maintenant que j'étais ici, je n'allais pas partir. 
Je ferais sans mannequin et puis basta, je me mis en garde et je commença mon entrainement.
Ah que c'était bon de pouvoir faire quelque chose de son corps.
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MessageSujet: Re: Don't talk, just act. Don't say, just show. Don't promise, just prove. [Kanon Utsukushi/Rei Yamazaki] Ven 8 Mai - 20:42

Don't talk, just act. Don't say, just show. Don't promise, just prove.
Le réveil avait été difficile. Mais désormais, je me sentais entière. En pleine forme, comme si toute trace de fatigue s'était évacué de mon corps. Comme si chaque cellule de mon être avait été remplie d'énergie, transformant mon corps endormi et traînant en une vraie boule d'énergie. J'aimais le sport. C'était même plus que ça, j'en avais besoin pour me sentir bien. Plus que n'importe quelle autre chose addictive comme la cigarette par exemple. La bonne humeur affluait en moi comme une vague de chaleur, et j'en profitais tant qu'elle restait en moi. Je commençais bien la journée, et espérais que cela ne s'arrêterait pas là. Parce que bon, à priori, tout le monde savait que la rentrée n'était pas le meilleur jour de votre vie. Premier jour dans un nouveau bahut. Autant dire que je n'étais pas pressée de me présenter en cours. Connaître personne ne me dérangeait. Par contre, que personne ne me connaisse, ou que je sois un phénomène de foire, ça, ça passait pas. J'aimais être aimé. Idolâtrée même. Mais quand on venait à peine d'arriver, c'était assez dure. Enfin, ce défi, je le relèverais, quoi qu'il arrive. Bientôt, tout le monde connaîtrait mon nom. C'était une promesse. 

Ce matin, après mon réveil catastrophique, je m'étais donc dirigée pour la première fois vers l'établissement, d'abord pour poser mes affaires dans ma nouvelle chambre, puis pour aller m'entraîner en tout tranquillité. J'avoue avoir été surprise de voir que je devrais partager ma chambre. Mais enfin, c'est ça de pas lire les papiers d'inscription jusqu'au bout ! J'avais donc du me faire silencieuse, une jeune fille d'à peu près mon âge somnolant encore à cette heure matinale. Il faut dire que je m'étais levée bien tôt. Stressée ? Absolument pas ! Juste l'envie d'en découdre avec cette journée. La première impression comptait pour beaucoup, et pour une jeune fille sensée incarnée la perfection telle que moi, je ne devais pas louper le coche. Oui, je faisais particulièrement attention aux apparences. Mais mieux on est vu, plus on peut se permettre. Dit comme ça, ça parait contradictoire, mais en fait, c'est de la pure logique. Il faut juste avoir l'esprit légèrement tordu pour comprendre. Ou être intelligent, ça marche aussi. Bref, j'avais donc déposé mes valises et choisis soigneusement mon lit avant de me diriger vers le gymnase où j'avais installé des tapis pour commencer à travailler. S'en était suivi un échauffement draconien, avant un entrainement tout aussi soigneux et difficile. 

Et une fois l'heure de travail écoulé, je me retrouvais sous la douche bien chaude, relaxant mes muscles et me décontractant. J'en ressortie vitalisée et m'habillais avant de checker maquillage et coiffure. Toujours aussi magnifique que d'habitude. Je sortais donc des vestiaires, la démarche fière et pourtant humble. Oh oui, il y avait tant de contradictions en moi, si vous saviez ! Je fus cependant désarçonnée à la vue du nouvel arrivant qui avait investi les lieux. Apparemment, pendant ma pause douche, un jeune homme qui, je devais l'avouer, s'avérait plutôt séduisant, était arrivé au gymnase dans le même état d'esprit que moi : une cure de sport matinale. Un léger sourire vint se peindre au coin de mes lèvres tandis que je le regardais manier son sabre en bois avec tant de ferveur. En voila un amoureux de cette discipline ! Bien que je n'ai jamais pratiqué le kendo, je connaissais ce sport de combat à l'épée, ayant regardé plusieurs combats à la télé. Je trouvais que les athlètes avaient une certaine grâce, les mouvements s'ils étaient bien réalisés pouvant ressembler à une danse. Guerrière, certes, mais une danse quand même. Je le regardais un moment, légèrement perdue dans mes pensées, avant de venir m'asseoir sur un tatami proche de lui, une odeur fraîche et sucrée venant napper l'air, si caractéristique de mon parfum. 

"Je vois que l'on travaille dure dès le début de la matinée ici. Heureuse de savoir que je ne suis pas la seule à investir le gymnase."


Je lui souris de ce sourire qui savait séduire les hommes. Ni transparent, ni trop prononcé, légèrement en coin, révélant une fossette... Il était ma marque de fabrique, et j'en étais plutôt fière. Le dos droit, les jambes repliée et serrée  pour que l'on ne voit pas mes dessous, je ressemblais à la parfaite petite japonaise. Mon uniforme était impeccablement porté, fait sur mesure et cintrant à merveille ma taille de guêpe. De plus, les tons bordeaux m'allaient à merveille, relevant mon regard chocolaté et mettant en valeur mes cheveux couleur jais, doux et soyeux. Ceux-ci cascadaient librement dans mon dos tandis que deux fines nattes, partant de mes tempes, se rejoignaient à l'arrière de mon crane et étaient maintenu par une pince. Je le détaillais pudiquement, mais néanmoins, sans aucune gêne. Il n'était assurément pas le premier garçon auquel je parlais, et comme vous avez pu le constater, j'étais loin d'être timide. 

"Utsukushi. Je m'appelle Utsukushi Kanon. Quel est ton nom jeune sportif ?"
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MessageSujet: Re: Don't talk, just act. Don't say, just show. Don't promise, just prove. [Kanon Utsukushi/Rei Yamazaki] Lun 11 Mai - 22:27
Je tenais fermement mon sabre en bois, les yeux fermés je sentais chaque craquelure, chaque défaut présent sur ce sabre de bois que je maniais depuis tellement de temps maintenant.
Mes mains malaxait l'embout de l'instrument comme pour ressentir pleinement cette sensation qu'on pouvait ressentir en tenant quelque chose qui nous tient à coeur.
Ouais, on pouvait dire que j'aime ce sabre, je me rappelle plus vraiment comment je l'ai eu.
C'était peut-être un cadeau de mes parents quand j'ai gagné mon premier concours de Kendô ou alors je l'ai pris, sans le rendre, dans un ancien dojo.
Je sais pas mais en tout cas elle en vu beaucoup cette arme d'entrainement, je sais juste qu'elle m'avait suivi partout où j'allais m'entraîner. 
Si c'est comme un porte bonheur? On pourrait dire ça si ce porte bonheur-ci ne pesait pas si lourd et était si gros, parce que du coup je peux pas l'emmener partout.
Alors on va dire qu'il me sert de porte bonheur en combat parce que comme ça je peux dire que je le trimbale partout.
Et c'est en faisant prendre fin à cette question intérieur que je revint de mes pensées pour me re-concentrer sur le sabre.
C'est peut-être pas visible comme ça mais ce sabre me rappelle tellement de choses qu'il arrive à me faire partir loin dans mes pensées.

Je pris une grande inspiration et me suis mis à frapper dans le vide avec mon sabre d'entrainement, répétant les gestes que je connaissais déjà par coeur et d'autres gestes que je connaissais un peu moins, on dit que c'est en répétant à chaque fois les mêmes choses qu'on finit par les apprendre. Je ne peux qu'approuver.
Si ça me défoule beaucoup? On va dire que oui parce que je vais pas le cacher même si la plupart du temps je fais du kendô pour me perfectionner de jour en jour des fois je faisais juste ça pour me défouler et fallait avouer que ça marchait plutôt pas mal.
Enfin là je n'étais pas venue pour me défouler bien sûr, juste un petit entraînement matinal et ça ne fait rien de mal. 
Surtout si c'est pour être en forme tout une journée c'est tout bénéfique, même si je dois bien l'avouer que j'ai pas besoin d'une tonne énergie pour aller en cours.
Tout ce que je faisais c'était rester assis sur ma chaise à regarder les mouches voler ou même ne pas occuper de chaises, au choix ça dépend de mon humeur.
La seule chose qui me prend toute mon énergie c'est la batterie et le kendô et c'est peut-être pour ça que je préservais un maximum mon énergie, pour ces deux activités.

Je stoppais pendant un temps mes mouvements que j’exécutais depuis je ne sais plus combien de temps maintenant.
Je reprenais un peu le souffle que j'avais perdu après avoir passé tout ce temps à m'entraîner, en tout cas je devais le faire depuis un moment pour avoir perdu autant de souffle, j'étais habitué à ce genre d’exercice.
Plaçant le sabre entre mes cuisses je respirait un bout coup en passant la main dans mes cheveux qui se virent directement encore plus décoiffé qu'avant.
Une dernière grande inspiration passa la porte de mes lèvres pour venir remplir mes poumons d'un nouvel air et je me remis en garde.
D'un geste rapide je repris aussitôt mon entrainement et cette fois avec plus d'entrain et d'énergie, maintenant qu'il était sûr de ne pas l'utiliser en cours j'allais mette tout ce que ma nuit m'avait permit de récupérer dans cet enchaînement. 
Mes gestes étaient rapide, au moins mon poste de capitaine au club du collège m'avait servit à quelque chose. 
Oui pour accéder à ce poste bien entendu je devais être le meilleur du club et pour ça je m'étais entraîné parce que pour une fois que je pouvais être premier dans une discipline que j'appréciais tout particulièrement je dirais pas non.

Alors que je continuais mon enchaînement ma respiration capta une douce odeur sucrée, je ne me stoppais par pour autant, j'étais trop bien partie.
Ce n'est que lorsque l'odeur s'était intensifié près de lui et que cette dernière c'était mise à parler que j'entrepris d'arrêter tout mouvement. 
Je pris une nouvelle fois une grande inspiration pour me remettre de ces enchaînements plutôt rude et me suis tourné vers la voix qui paraissait plutôt féminine.

Ma première réaction? J'avais haussé un sourcil perplexe avant de sourire, comme à mon habitude vous me direz, à la jeune arrivante.
Et puis qu'elle nouvelle arrivante! On ne crois pas une telle fille à tous les coins de rues, elle était sacrément belle, ça c'st un fait avéré même si je ne jetterais pas sur elle comme un rapace, je pouvais m'avouer à moi même que j'étais tombée sur une belle jeune femme.
Et une nouvelle adepte du sourire, a qu'est-ce que j'apprécie les personnes souriantes!
Et la remarque de cette dernière lui avait décroché un léger ricanement.
Bien évidemment qu'on ne voit pas beaucoup de personnes investir le gymnase si tôt le matin, aucune personne ne connaissant pas les plaisirs du sports ne voudrait jamais s'entraîner d'arrache pied si tôt.
Même certaines personnes qui avait goûté au plaisir du sport n'arrive pas à se lever tôt pour en profiter alors oui c'est rare. 

Je regardais de haut en bas la jeune fille avant de lui répondre avec un sourire dont j'avais l'habitude et le secret de sortir facilement. 

-Enchantée Kanon Utsukushi. Je suis Rei Yamazaki. Répondis-je à sa question. Ravi de rencontrer une autre personne sportive.


Je passais une nouvelle fois ma main dans mes cheveux pour dégager les mèches qui venait gêner ma vue et je tendis l'autre à la demoiselle en face de moi, pour qu'elle l'a sert.
Si j'étais familiers dans mes gestes? Quoi? C'est quoi ces conneries? Je me présente comme je veux quand même.
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MessageSujet: Re: Don't talk, just act. Don't say, just show. Don't promise, just prove. [Kanon Utsukushi/Rei Yamazaki] Mar 12 Mai - 18:40

Don't talk, just act. Don't say, just show. Don't promise, just prove.
Le jeune homme en face de moi semblait sympathique et avenant. Un peu trop même, si bien que c'était à croire qu'il n'était pas totalement nippon. Pourtant, son visage semblait pure souche, et ça n'en était que plus déstabilisant. Après tout, qu'importe ? Occidental ou oriental, tout me convenait du moment qu'on était à même de me distraire. Je n'allais pas faire ma difficile. Il était la première personne que je rencontrais du lycée, si ce n'est ma colocataire, mais je ne lui avais point parler, vu qu'elle dormait encore. Et heureusement, il ne me donnait pas une mauvaise impression, bien au contraire. Si toutes les personnes présentes ici étaient aussi avenantes, l'endroit devait être plutôt sympa. Une bonne chose pour ma rentrée. Mais enfin, comme chaque être était différent, il ne fallait pas non plus trop en attendre. Surtout vu le ricanement qu'il avait sorti quand j'avais parlé d'investir le gymnase. Y avait-il si peu de personnes matinales, capable de faire un effort pour s'améliorer dans le sport qu'ils pratiquaient ? La passion n'était pas présente en eux, les forçant à se lever pour que coule l'hystérie de la réussite et de l'énergie dans leur corps lorsqu'ils pratiquaient ? Et ils se revendiquaient sportifs ? Certes, il y a de tout pour faire un monde, mais il y a tellement de tout, qu'on est bien vite déçu. Et c'est pour ça que je ne fondais jamais une quelconque espérance en qui que ce soit. Légèrement refroidie, j'attrapais néanmoins sa main et m'en servais d'appuie pour me relever du tatami sur lequel j'étais assise, avant de la lui serrer, comprenant que c'était ce qu'il souhaitait au départ. Après tout, pourquoi pas ?

"Enchantée de même."


Je lui sourirais en retour, assez peu habituée à ces manières, mais ne me dérangeant pas pour autant. Maintenant que j'étais plutôt proche de lui, je pouvais voir la sueur perlée sur son front. Il devait déjà avoir commencé l'entrainement il y a plusieurs minutes. Une pensée m'effleura l'esprit, comme quoi j'aurais pu le déranger, mais à vrai dire, je m'en fichais pas mal. Cependant, par politesse, comme mon statut d'élève modèle le devait, je me pliais à ce genre de détail futile.

"Je ne te dérange pas ? Je veux dire... Tu étais occupé, et j'arrive un peu comme une fleur..."


Je savais d'expérience qu'il ne m'enverrait pas sur les roses, trop gentil et poli pour oser une telle démarche envers une demoiselle. Mais enfin, sait-on jamais ? J'observais le sabre qu'il tenait quelques instants plus tôt avec tant de ferveur, et comprenait bien vite qu'il n'était pas tout neuf. Il devait en avoir vu des vertes et des pas mures, mais il était la, toujours en état, entre ses mains, comme un vieil ami qui répondait encore et toujours à l'appel. Cette comparaison me fit sourire et je laissais mon regard naviguer dans la salle, avant de m'arrêter sur un détail qui me chiffonnait. S'il était seul, et qu'il n'y avait aucun mannequin, comment diable pouvait-il s’entraîner correctement ? Certes, répéter les mouvements de base, c'était bien. Mais ça allait pour dix ou vingt minutes, pas une éternité ! Cette école était si mal équipée que ça ? Pourtant, j'avais trouvé tout ce dont j'avais besoin. Laissant cette réflexion pour moi, je ne laissais pas la discussion s'éteindre, la ravivant sans plus attendre.

"Tu n'as pas du mal à t’entraîner tout seul ? C'est toujours comme ça ? Je veux dire, aucun de tes amis ne veut venir te prêter main forte ?"


C'était aberrant. Il était sympathique, et ne semblait pas avoir besoin qu'on le pousse pour en venir à telle banalité. Ses camarades de cours de kendo étaient donc si empotés ? Le pauvre... Si jamais je me retrouvais avec ce genre de fille en cours, j'allais vite exploser. Silencieusement, je priais pour que ce ne soit pas le cas. Les cours principaux allaient débuter dans une petite demi-heure, ce qui me laissait un laps de temps suffisant pour faire autre chose en attendant. Et comme en franchissant ces portes, je ne savais si j'allais trouver quelconque distraction, je me décidais à rester ici.

"Dis moi, ça te dirait de m'apprendre les bases du kendo ? Ça ne te sera peut être pas plus utile que ton entraînement, mais au moins, je ne serais pas restée la les bras ballant ? Et puis qui sait, si ça se trouve, j'ai un don !"


J'avais certes sorti ça sur le ton de la plaisanterie, mais vu la facilité avec laquelle j'avais toujours tout appris, cela ne m'aurait pas étonné outre mesure. Mais enfin, cela pouvait s'avéré marrant d'apprendre une nouvelle discipline. Du moins, ça le serait toujours plus que d'attendre que la cloche sonne sur un banc !
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MessageSujet: Re: Don't talk, just act. Don't say, just show. Don't promise, just prove. [Kanon Utsukushi/Rei Yamazaki] Dim 31 Mai - 20:28
La jeune demoiselle en face de moi avait hésité un petit moment avant de se saisir de ma main. Peut-être avais-je été trop familier sur le coup mais tant pis après tout.
Ca me fait bizarre de voir quelqu'un venir si tôt au gymnase d'ailleurs, j'ai l'habitude de m’entraîner seul le matin et je vais pas m'en plaindre parce que s'il y avait trop de monde j'aurais du mal à me concentrer.
Enfin un peu compagnie ça ne fait de mal à personne et comme c'est l'une des rares fois où une personne décidais de se lever tôt le matin c'est que c'est une sportive alors pourquoi se plaindre, hein? On va pas commencer à faire sa fine bouche.
Tiens en parlant de bouche je crois que je commence à avoir un peu faim, enfin on m'a toujours dit de pas faire de sport sans manger mais je le fais quelques fois parce que j'oublie de prendre un petit-déjeuner. 
Oui oui même si c'est dangereux mais je pense qu'il faut aussi forger son corps pour résister à ce genre de choses qui pourrait devenir de gros problème si on y est pas préparé.

Ne dérivons pas plus et revenons à notre sujet de base parce que parler de nourriture c'est bien beau mais ça ne va pas nous être utile dans le cas présent, enfin j'espère.
J'avais baissé mon arme et le bout de cette dernière touchait le sol, en fait j'ai tellement l'habitude car je l'utilise sans arrêt mais maintenant que je suis passif avec je me rend compte que même si c'est une arme d'entraînement elle pouvait faire plus mal qu'on ne pouvait le croire... Ah l'ironie des choses n'est-ce pas?
En plus je commençais à un peu avoir chaud lorsque je m'entraîne je n'y fais pas vraiment attention du coup puisque je suis beaucoup plus concentré sur mes mouvements, avais-je toujours eu autant chaud après chaque séance de sport? Je ne savais pas vraiment mais en tout ce n'est pas du tout éprouvant.
Enfin si ça avait était éprouvant durant mes premiers entraînement assez intensif pour pouvoir gagner de la technique mais après ça ne l'avait plus jamais était autant.
C'est aussi peut-être parce que je ressentais cette chaleur et cette petite fatigue que mon sabre de bois touchait le sol en fin de compte, je suis peut-être entrain de me reposer dessus...
La phrase de mon interlocutrice me fit un peu relever la tête et il eut un nouveau léger sourire.

-Comme si. La compagnie ça ne dérange personne, enfin peut-être que ça dérange les gens ronchons mais comme je n'en suis pas un... Tu peux arriver comme une fleur si tu veux. Dit-je sur un ton calme et gentil. En même temps je suis sympa.

Elle se mit à observer mon sabre, sans pour autant le détailler, mais je pense qu'elle doit se questionner soit sur son état ou alors peut-être qu'elle n'en a jamais vu qui sait.
En tout cas j'en étais plutôt fier de celui-là, j'l'avais depuis tellement longtemps que si il venait à être exposé dans un musée pour pièce historique représentant notre époque, à ma mort bien entendu, je m'en étonnerait même pas.
Et dire qu'en entrant au collège il était tout neuf cet objet maintenant que je le vois dans cet état je me rend qu'il a bien vécue.
Mais je crois que tant que je ne regarde pas les objets en détails je peux pas me rendre compte qu'ils vieillissent.
Si je continue comme ça je finir par ne pas me rendre que ce sera moi qui vieillis et je serais encore plus étonné quand je découvrirais dans quarante ans que j'aurais soixante ans alors que je me pensais encore dans ma jeunesse.
En tout cas je ne suis pas encore un objet alors je me vois vieillir c'est ça le plus important mais je pense que je me suis un peu perdue dans ma réflexion en fait.

-Penses-tu, ils dorment tous à cette heure-ci. Qui serait assez fou pour se réveiller si tôt et s'entraîner d'arrache pied? A part nous deux du coup...

Bien évidemment que très peu de personne ne pensait à se lever pour s'entraîner de si tôt et même pas dans ma classe, j'étais le seul fou de sport et plus particulièrement de kendô.
En fait pas fou de sport, je rectifie, je suis le seul sportif assez fou pour me lever plus tôt que tout le monde pour m'entraîner à une séance de sport que j'aurais le soir même.
Dans ma classe, hein. Je sais que je suis pas le seul sur Terre à faire ça, la preuve est devant moi, Kanon s'est bien levé tôt pour pouvoir sa séance de sport matinale et d'ailleurs au moins maintenant j'avais de quoi m'occuper en plus de mon entraînement.
Pas que le kendô ne me distrait pas, loin de là enfin... Mais les relations humaines c'est quand même plus divertissant, non?

-Mmmh... Je la regardais de haut en bas comme si je jugeais son potentiel même si il n'en était rien, vous savez je veux paraître comme un pro, ironiquement. Chaque adversaire est utile même si c'est un débutant et puis pourquoi je refuserais de t'aider, tu m'as bien l'air assez entraînée pour pouvoir tenir un sabre de kendô sans le faire tomber si je le frappe avec le mien. Et puis au moins je ne ferais que pas les mouvements de bases. Avais-je rajouter.


Je me redressais une peu, puisque depuis tout à l'heure je prenais appui sur mon sabre et mon regard se déplaçait de gauche à droite et finalement mes yeux se posèrent sur la salle de stockage un peu plus loin de nous.

-Je vais voir si il y en a là-bas, sinon je te montrerais que les mouvements de bases, hein. Dis-je en me dirigeant vers la salle.

Je suis partie vers l'endroit convoité et après un rapide coup d'oeil dans ce dernier et je vis l'objet que je cherchais. Ah ben au moins le pensionnat était équipée en arme. 
Mais attendez... Peut-être que le mannequin d'entraînement était aussi dans la salle, je sais qu'il en existe des déplaçables.
Suis-je bête...
Je finis par faire abstraction de cette broutille et je revins avec le sabre à la main et le temps à ma nouvelle... élève? Je ne sais pas. 

-Je pense qu'on devrait commencer par ton positionnement pour que tu es le moins de point à découvert, c'est la chose la plus embêtante à retenir. A moins que tu ne veuilles commencer par autres choses? Expliquais-je à la jeune femme. Maintenant que j'y pense, je peux te tutoyer ça te dérange pas? 


Autant demander maintenant que j'y pense plutôt que pas le demander...
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MessageSujet: Re: Don't talk, just act. Don't say, just show. Don't promise, just prove. [Kanon Utsukushi/Rei Yamazaki] Dim 21 Juin - 7:57
Les joueurs du rp n'étant plus actifs, le sujet est archivé.
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MessageSujet: Re: Don't talk, just act. Don't say, just show. Don't promise, just prove. [Kanon Utsukushi/Rei Yamazaki]
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