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It's been a long time ! [Feat Ekichi & Mokoto ]

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MessageSujet: It's been a long time ! [Feat Ekichi & Mokoto ] Mar 12 Mai - 20:23
Stop swaying when the moon is shaking thou
But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.
C'était le week-end, enfin, elle pouvait profiter de sa chambre, de son cocon. Dehors, il faisait doux et chaud, mais on ne parvenait pas ce soir-là, à déceler les étoiles. Hanako se retrouvait songeuse, assise sur le rebord de sa fenêtre. Son cerveau ne cessait quant à lui jamais, de penser, ce qui bien souvent l'empêchait de trouver le sommeil. Heureusement, la blonde venait de recevoir un message d'une amie, qui lui proposait de sortir s'amuser en boîte. Après tout, pourquoi pas, c'était samedi et en plus, ses parents n'étaient pas là. Cela faisait environs quatre ans ou peut-être trois, que la jeune femme n'était pas retournée en boite, elle appréhendait un peu, mais tout se passerait bien.

Un sourire aux lèvres, l'Asiatique enfila un petit short en jean, ainsi qu'un jolie haut décolletée, mais pas de trop, puis enfin ses talons, un coup de parfum et le tour était joué.

Hanako rejoignait son amie, qui était déjà arriver à l'intérieur, elle lui gardait précieusement un tabouret à côté du sien. Très vite, elles avaient ingurgité une bonne dose de verres, cependant la blonde n'était pas pompette, elle sentait juste le chaud lui monter aux joues. Elles étaient déchaînées, Hanako ne s'arrêtait jamais de danser. Elle se laisser porter par le rythme de la musique, danser lui permettait également de ne plus penser à rien, c'était cette sensation de la liberté qui la faisait vibrer. Être libre. Dans ces moments-là, rien ni personne ne pourrait l'arrêtait, tout du moins, c'était ce qu'elle croyait.


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crackle bones
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MessageSujet: Re: It's been a long time ! [Feat Ekichi & Mokoto ] Jeu 14 Mai - 17:45
Ekichi Suzuke étant invité, 20 Okanes te sont retirés Hanako Nagareboshi.
Makoto Watanabe, 10 Okanes te sont également retirés.

Merci d'avoir posté dans cette catégorie !
Bon jeu !
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MessageSujet: Re: It's been a long time ! [Feat Ekichi & Mokoto ] Dim 17 Mai - 0:10
Le soir tombait lentement sur la ville de Tokyo. C'était toujours le moment que je préférai. Voir les lumières artificielles s'allumer, dans le but de rassurer ses habitants. Mais nous sévissions même démasqués par la magnifique luminosité créée par l'homme dans le but de maîtriser la nuit. Makoto et moi étions les seuls réels maîtres, et lorsque les gens changeaient de trottoir en nous voyant approcher, un sourire se dessinait sur mon visage. Après la longue journée que nous avions eu, il m'était venu à l'esprit d'aller dans la boîte de nuit qui était contrôlée par mon syndicat. Nous avions notre lieu privé, mais pour une fois, j'avais envie de me joindre aux fêtards, histoire de ramener une poulette dans mon lit. Et comme d'habitude, où j'allais, Makoto allait, et où Makoto allait, j'allais. Du coup, nous étions encore tous les deux, entourés par d'autres mecs du syndicat. Les mains dans les poches, le chapeau posé sur les cheveux, et la tête relevé, ainsi qu'un regard assuré, il n'y avait pas de doute que j'étais l'un des meneurs. Je pris une cigarette dans la poche de ma chemise blanche, avant d'en présenter une à Makoto. J'allumais la mienne, avant de donner le feu à mon camarade, et de tirer une latte. J'adorais la première. Je levais la tête, pour observer le ciel masqué par la lumière, avant de souffler la fumée de cette drogue, l'observant monter délicatement, dans un nuage désorganisé, avant de se dissiper dans l'air ambiant. Mon regard se reporta devant moi, alors que le bâtiment de la boîte apparaissait. Elle était assez réputé, et je pouvais voir une queue de plusieurs centaines de personnes. Je mis un coup de coude léger dans l'avant bras de Makoto pour lui montrer la fourmilière qui grondait devant nous, alors qu'un nouveau sourire illuminait mon visage.

« ça sent la thune. »

J'aimais cette phrase. J'aimais la dire. La thune, ça rend puissant. Puis riche aussi, donc, encore plus puissant, et ça, c'est vraiment jouissif, je dois l'avouer. Pour me rendre heureux, faut pas grand chose. Mais pour me saouler, non plus. Mais là, je me sentais plutôt bien, et c'était cool. Mais Makoto savait très bien que je pouvais très vite péter un câble, et, si ça arrivait, je devenais vraiment dangereux. Remarquez, même quand j'étais calme, je l'étais. J'avais souvent cette étrange sensation d'être invincible, chose que j'étais quand même en grande partie, avouons le. J'inspirai plus de crainte que ce que j'en ressentais. Et c'était ça l'invincibilité. Je m'étirai de nouveau, avant de tirer une dernière fois sur ma clope, et de la laisser tomber, consumée au quart, à mes pieds, et à l'écraser. Je jetai un coup d'oeil rapide à Makoto, lui adressant un sourire discret, avant de passer devant toute la file qui pestait. Je leur jetai un rapide coup d'oeil, alors que mon regard leur glaçait le sang. Je n'avais pas besoin de parler pour qu'ils se doutent de qui je suis en vérité. 

Le videur nous reconnu immédiatement, et si Makoto et moi avons préféré aller sur la piste, le reste du syndicat s'est dirigé vers les loges. Ils n'avaient cependant pas les mêmes avantages que nous autres, têtes du clan.

Mais alors que la fête allait à bon train, que l'alcool coulait à flot, mon verre à la main, à me frotter à un nana, dans la lumière de l'un des lasers, elle apparu comme un ange. Je me stoppai net, alors que la beauté à mes côtés me regardait intriguée. Je la poussai d'un coup de main, titubant vers Makoto, complètement déboussolé. Je m'accrochai à son bras, fébrilement. 

« Elle est là. »

Hanako était en train de m'arracher le cœur.
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MessageSujet: Re: It's been a long time ! [Feat Ekichi & Mokoto ] Dim 17 Mai - 10:27
Le bruit des semelles claquant sur le goudron, lentement, avec une imperturbable régularité, troublait le silence de la nuit au même titre que le vrombissement des moteurs et le tempo lointain résonnant depuis la boîte de nuit. J'avançais au même rythme qu'Ekichi, quoiqu'un demi-pas derrière lui, d'une part parce que ce petit rien qui le différenciait du reste du groupe suffisait à flatter son ego, et d'une autre parce que ce recul, même minime, suffisait à garder un œil sur lui. S'il s'était su surveillé dans un moment pareil, il serait probablement sorti de ses gonds, mais c'était plus fort que moi. J'étais sur mes gardes, à tout moment.


Le ciel était bas, et l'air si chaud qu'il en devenait presque lourd. Avec la nuit qui nous attendait, je risquais de me retrouver rapidement en nage, et je détestais ça. Cette sensation d'aisselle mouillée qui imbibe la chemise et cette odeur fétide qui vous colle à la peau. L'évocation même de ces relents qui empestait trop souvent les membres du syndicat me fit froncer le nez, et mes lèvres se retroussèrent en un rictus écœuré. Heureusement, Ekichi coupa court à tout ça en me tendant une clope que je saisis aussitôt. Par automatisme, je la fis rouler entre mon index et mon pouce, à la manière d'une roulée. J'avais une petite préférence pour les roulées, puisque je pouvais y glisser des herbes à mon bon vouloir. Mais une clope ne se refusait pas, et j'avais bien besoin de me détendre un peu. M'emparant du briquet que mon ami agitait sous mon nez, j'allumai l'extrémité de la cigarette et en tirai une première bouffée. Un vague sourire flotta sur mes lèvres tandis que je sentais la nicotine envahir les poumons, gonfler chaque bronche et effectuer le même chemin en sens inverse, irritant ma trachée pour finir en volutes dans le ciel. Chaque bouffée d'une clope contenant environ quatre mille substances dont une bonne quarantaine sont reconnues comme cancérigène, il y avait fort à parier que je bousillais ma santé avec ça, mais l'expérience avait prouvé que je ne me sentais jamais aussi vivant que lorsque je jouais avec la mort. C'est pour la même raison que je passai devant le videur avec un sourire narquois, la clope ostensiblement fixée au bec, comme un gamin fier de faire une connerie sous les yeux d'un adulte impuissant. Les lois concernant le tabac étaient assez strictes à Tokyo, mais après tout, qui aurait osé hausser le ton en ma présence ?


J'aurais bien voulu commencer les festivités par un martini, mais Ekichi semblant pressé de traquer le gibier, je le suivis sans broncher sur la piste. La sono faisait vibrer la salle de ses sourdes pulsations, et les lumières laissaient des traînées multicolores çà et là, éblouissant les yeux, déformant les visages, tournoyant sans répit. Et je me laissais aller, je me vidais la tête de tout. La vie et ses emmerdes. Le temps qui filait trop vite. Tout. J'oubliais jusqu'à la présence d'Ekichi, et me perdais dans un collé-serré avec une minette. Putain ce que ça faisait du bien de ne plus penser qu'à soi...


Tout à coup, je sentis qu'on s'accrochait à mon bras. Manque de chance, il y était peu probable que cette poigne appartienne à une donzelle en détresse. Je m'apprêtais à repousser l'imbécile qui m'avait fait redescendre sur Terre alors que le Septième Ciel m'ouvrait grand ses portes. Même Saint Pierre me laissait carte blanche, et il fallait que les ennuis commencent. Un peu remonté, je saisis le nouveau venu par le col et le relâchai aussitôt.


« Ekichi, bordel ! Qu'est-ce que tu fous ? » me récriai-je en reconnaissant mon ami.



Si ma première supposition fut qu'on l'avait frappé, je ne mis pas bien longtemps à comprendre qu'il était plus bouleversé que sonné. Et les mots qu'il me souffla confirmèrent cette hypothèse. Il n'y avait qu'une foutue personne pour le mettre dans un état pareil. Je levai la tête et la cherchai du regard, jusqu'à ce que mes yeux s'arrêtent sur une jeune femme excessivement bien gaulée. Des grands yeux au brun profond, de longs cheveux blonds ondulés tombant en cascade sur une taille fine...


« Nagareboshi... » grommelai-je, serrant les poings jusqu'à en avoir les jointures blanches.



Ça faisait longtemps. Très longtemps. Mais pas assez longtemps à mon goût. Il aurait mieux valu qu'elle ne réapparaisse plus jamais, et j'étais prêt à le lui faire comprendre.
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MessageSujet: Re: It's been a long time ! [Feat Ekichi & Mokoto ] Ven 22 Mai - 21:22
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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness. No one rejects, dislikes, or avoids pleasure itself, because it is pleasure, but because those who do not know how to pursue pleasure rationally encounter consequences that are extremely painful.

Cela faisait si longtemps que s'amuser ainsi ne lui était pas arriver. Pas de parents sur le dos, pas de règles idiotes à respecter, non, ici Hanako était libre. Libre de ses choix, libre de faire ce qu'il lui plaisait, libre de braver les interdits. Un homme à peine ager qu'elles dansaient collé serré avec son amie, mais cela ne semblait pas lui déplaire. Un sourire aux lèvres, la blonde repartit de plus belle dans sa danse. Mais bien vite, un mec bien que mignon, venait se coller dans son dos et il ne perdait pas de temps avant de lui mettre une main aux fesses. Geste auquel l'Asiatique réagit au quart de tour, en lui envoyant sa main sur la joue. Ses yeux lui lançaient des éclairs, lui intimant de dégager, mais surtout de ne pas recommencer. Ce genre de mec, elle les trouvait tout simplement répugnants. Eux ils, venaient sans aucun doute ici pour draguer, mais ça n'était pas son cas. Elle venait ici pour se vider la tête, pour oublier le mal qu'Il avait pu lui faire, pourtant, il ne se passait pas un jour sans qu'il ne vienne brouiller ses pensées. Pas un. Il l'avait blessé, il l'avait laissé tomber, mais il restait le seul.

Relevant la tête, Hanako ne se laissa pas abattre et parti dire à son amie qu'elle allait partir, avant d'aller prendre un remontant au bar. Certes, ce verre n'allait pas l'aider, mais c'était juste pour ce soir. Cependant, elle ne voulait plus rester ici, il lui fallait à tout prix sortir. Maintenant, il ne lui restait plus qu'à se faufiler dans la foule pour trouver la sortie. Au lieu de trouver la sortie, elle se retrouva nez à nez avec lui. Son souffle fut coupé pendant ce qui lui paraissait être une éternité. Son traitre de coeur n'avait pu s'empêcher d'accélérer, on aurait pu croire qu'elle venait de faire un marathon, pourtant, ça n'était pas le cas. Entre courir et se retrouver face à lui, le choix lui semblait évidant. Si bien que l'Asiatique n'avait qu'une envie s'enfuir, partir d'ici le plus rapidement possible. Partir et le laisser en plan, comme il l'avait fait auparavant. Le mélange de l'alcool et de ce cocktail de sentiments ne faisait pas bon ménage.

Elle qui songeait si souvent à ce qu'aurait été sa vie s'il n'avait pas fini en taule. Cependant, malgré sa colère et la tristesse, Hanako avait toujours espéré le revoir. Elle s'était dit qu'elle le giflerait et qu'ensuite, ils se seraient expliqués. Secrètement, elle espérait que le passé ne soit pas oublié. Pourtant, maintenant qu'il était face à elle et que la jeune femme prit conscience de la haine qui régnait dans ses yeux, son coeur se serra. Elle avait mal de le revoir, mal de voir cette haine à son égard. Peut-être aurait-il mieux fallu ne jamais le revoir...

Hanako plongea ses yeux dans ceux d'Ekichi, voulant lui montrer combien elle avait pu souffrir, combien elle avait pu l'aimer. Car malgré toute cette souffrance endurée, il serait toujours gravé en elle, au marqueur indélébile. Son regard brun, dériva sur Makoto, jamais ils ne s'étaient vraiment entendus, mais ils faisaient avec et rigolaient même quelques fois.

La porte de sortie se trouvant trop loin pour sortir rapidement de cet endroit plus que pesant, la seule issue possible restait les toilettes qui n'étaient pas bien loin. Sans ne rien dire, la blonde s'enfuie aussi vite que possible, puis s'enferma dans un toilette. Là, elle pouvait respirer à nouveau, elle pouvait reprendre ses esprits. Elle se demanda même si tout ça n'avait pas été un coup de son imagination, ou bien de l'alcool, mais c'était impossible. Elle avait senti son odeur qui restait toujours la même. Éprise d'un sentiment de rage et d'incompréhension, la violoncelliste étouffa un petit cri, mais ne contrôla pas ses pieds qui cognaient contre la porte, ni même ses yeux qui s'embuaient.

" De quels droits tu me regarde comme ça... Hein ? De quel droit ?! " Disait-elle en s'acharnant sur cette pauvre porte.




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crackle bones
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MessageSujet: Re: It's been a long time ! [Feat Ekichi & Mokoto ] Dim 31 Mai - 12:29
Le son était envoyé à fond, les corps s'agitaient sur la piste de danse, l'alcool coulait à flot, et pourtant. Je n'entendais pas plus que je ne voyais. J'eus l'impression d'être un peu trop soûle mais je pense que ça aurait été préférable à mon état actuel. Alors que j'avais rejoins Makoto, je me retournai, me retrouvant face à elle, bah dit donc ! À croire qu'elle voulait me faire chier jusqu'au bout. Je fronçai les sourcils, alors qu'on se regardait dans le blanc des yeux. La sono me donnait la nausée avec ses basses. Un soupir passa la barrière de mes lèvres alors qu'elle me toisait en faisant la victime. Mais de quel droit elle faisait ça ? 

Avant que je ne puisse la choper par le col, ne répondant plus de mes actes, elle déguerpit, fuyant. Je passais mes deux mains dans les cheveux, avant de repérer qu'elle était partie aux chiottes. Je soufflai pour tenter de me calmer, avant de foutre un coup de pied dans un tabouret du bar, le faisant tomber. Je ne répondais plus de rien à ce moment précis. J'étais ivre de colère. Si j'avais l'alcool bon, je ne pouvais pas en dire de même pour mes sentiments. Si je n'en avais beaucoup, ceux que j'avais avait une emprise bien plus importante que désirée sur moi. Je soufflai de nouveau, avant de me diriger vers les toilettes, totalement hors de moi. Je frappai tous les types sur mon passage, pour les faire dégager. 

Défonçant la porte des chiottes d'un coup de pied dedans, j'entrai entendant les filles gueuler parce qu'un homme était là. Je sortis mon pistolet de l'intérieur de ma veste, complètement fou, je le pointais face à une nana qui se figea net.

« Maintenant, vous dégagez, et en silence ! » hurlais-je en leur faisant signe avec l'arme de prendre la porte.

Je rangeais mon arme une fois qu'il n'y avait plus personne, avant de donner un coup dans une porte de chiotte. J'étais vraiment énervé. Je n'arrivais plus à me contrôler.

« Sors de là !!! » hurlai-je à l'attention d'Hanako.

Mais pour qui elle se prenait d'agir comme ça ? J'étais devenu complètement fou. J'aurai même été capable de frapper Makoto je pense. Chose que je ne faisais jamais. Je me retournai, avant de m'exploser les phalanges contre un miroir qui se brisa en même temps qu'il me taillait la peau. J'avais fait cela pour tenter de retrouver un minimum d'esprit. Je m'appuyai sur le lavabo, la tête en avant. J'avais vraiment l'horrible impression d'avoir trop bu. 

« seul le sang fait tourner les roues de l'histoire » disait Mussolini. Et c'était avec explosion que tournaient celles de la vie de nos protagonistes, probablement aussi perdus l'un que l'autre. La colère et la tristesse guidait ces deux êtres perdus dans leur folie. Il n'y avait qu'un seul pilier, qu'une seule personne qui pouvait tempérer toute cette histoire, limiter les dégâts, éviter un mort. Makoto était le seul être pouvant encore changer la direction du vent.


Une larme transparente roula sur la joue d'Ekichi qui passa ses mains dans ses cheveux en tentant de calmer ses démons. La démence était son seul maître, mais elle n'était probablement pas le plus sain, bien au contraire. Il valsait avec cette folie qui le consumait peu à peu. L'histoire ne faisait que commencer.
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MessageSujet: Re: It's been a long time ! [Feat Ekichi & Mokoto ] Mar 2 Juin - 20:03
Ekichi avait décampé à la suite d'Hanako, hors de lui. Depuis le temps que nous traînions ensemble, j'avais appris par le connaître par cœur, ainsi qu'à interpréter le moindre de ses regards. Et j'étais sûr qu'il en allait de même de son côté. On avait toujours été comme les deux doigts de la main, comme des frères, comme des siamois, et le jour où je le laisserais tomber n'était pas arrivé. Ce soir-là, Ekichi s'était barré en furie pour rattraper Hanako, et je ne savais que trop bien, à son attitude, que ce qui suivrait ne serait pas beau à voir.

Je l'avais laissé filer dans un premier temps, d'une part à cause de mon temps de réaction qui ne jouait pas en ma faveur, mais aussi parce que j'étais conscient du danger que représentait mon meilleur ami lorsqu'il sortait de ses gonds. Et puis, me reprenant, je m'étais précipité dans la même direction qu'ils avaient prise l'un après l'autre, jouant des coudes pour me faufiler parmi les danseurs. La fête battait son plein malgré la violence avec laquelle Ekichi avait renversé le tabouret du bar, ce qui était probablement passé inaperçu compte tenu du volume sonore ahurissant de la musique. La sono qui quelques minutes plus tôt m'avait permis de faire le vide en moi commençait à me prendre la tête, faisant affluer le sang à mes tempes et accélérer mon pouls. J'étais inquiet quant à ce qu'Ekichi était capable de faire, et ce bruit assourdissant m'empêchait de garder la tête froide. Je n'arrivais pas à me concentrer, et si Ekichi ne pouvait pas garder ses moyens, je me devais d'agir en conséquence.

Alors que j'atteignais les toilettes des femmes où Hanako s'était engouffrée, je perçus la voix sourde de mon ami, accompagné de hurlements suraiguës. Merde. La porte défoncée laissait passer un groupe de minettes paniquées dont l'une d'elles me bouscula sans ménagement pour s'enfuir au plus vite. En levant les yeux sur moi, les cris de la fille redoublèrent, certainement à cause de la tête que je faisais. Agacé et nerveux, je la repoussai brusquement et pénétrai dans la pièce. Et ce que j'y vis me choqua plus que je n'aurais pu l'imaginer.

Ekichi se tenait prostré devant le miroir mural brisé, solidement appuyé aux lavabos, son flingue toujours à la main, l'autre saignant abondamment. Il gardait la tête baissée, et sa respiration haletante témoignait de la folie qui s'était emparée de lui et dont il luttait pour se débarrasser. Il souffrait, c'était évident. Mais ce que seul moi pouvais voir, c'était ses pleurs. Son visage s'éteint peint d'une émotion qui me frappait plus violemment qu'une balle, qui me bouleversait jusqu'au plus profond de mon cœur. Il souffrait, et je ne supportais pas de le voir comme ça. Je haïssais cette Hanako qui pouvait le foutre dans un état pareil en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Je la haïssait, et je me haïssais pour mon impuissance. Je n'avais pas le droit de rester là, à le regarder, les bras ballants. Je n'avais pas le droit de l'abandonner à ses sentiments. Nous étions deux, et ce pour toujours.

D'un pas feutré, je m'approchai de lui jusqu'à poser une main sur son épaule. Je ne savais pas quoi faire, et encore moins quoi dire, pour le calmer. Mais je voulais partager avec lui son fardeau, lui montrer qu'il n'était pas seul, et que moi vivant, il ne le serait jamais. Je voulais lui hurler de se maîtriser, mais ça n'aurait fait qu'attiser sa colère, et le rendre fou.

« Eki, dis-je avec autant d'assurance que possible. Tu saignes. Est-ce qu'elle mérite que tu te mettes dans un état pareil pour elle ? »
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Mokona
MessageSujet: Re: It's been a long time ! [Feat Ekichi & Mokoto ] Mer 8 Juil - 15:47
Rp n'ayant reçu aucune réponse depuis plus d'un mois, j'archive. ^^


Vous pouvez néanmoins demander à la sortir des archives. ~ 


Bon jeu !

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~

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MessageSujet: Re: It's been a long time ! [Feat Ekichi & Mokoto ]
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It's been a long time ! [Feat Ekichi & Mokoto ]

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