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[TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri]

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MessageSujet: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Lun 18 Mai - 10:25
Aujourd'hui je n'avais pas vraiment envie de me mêler à la foule, je m'étais donc armé de ma petite trousse et de mon carnet de croquis, que j'avais mis dans ma besace et me voilà sur le toit. J'avais besoin de m'aérer l'esprit, de respirer et cet endroit était un peu comme mon repère. Une légère brise souffla, l'air était chaud, mais pas étouffant. Je m'avançais jusqu'à la barrière et me penchais. Je regardais le campus qui s'étendait à perte de vue, avec les étudiants qui faisait leur petite vie. C'était toujours un peu difficile d'être le petit nouveau, mais je m'accoutumais petit à petit à cette nouvelle vie. Je n'avais pas encore fait beaucoup de connaissance, mais j'espérais que les gens seraient sympas, enfin ça, il n'y aura que le temps qui nous le dira. Je respirais une grande bouffée d'air frais et allais m'asseoir contre le mur. Je sortis mon carnet et un crayon à papier et commençais à griffonner. Je fixais la barrière de sécurité, quand un oiseau se posa dessus. Je commençais à le reproduire. Il devait me rester un peu de pain dans mon sac. Je posai mon matériel et fouillais. Je trouvai le petit sachet en papier qui renfermait mon bout de baguette. Ayant toujours faim et étant accro au pain, j'en avais toujours sur moi. J'en pris des petits bouts et les jetai pour attirer le petit oiseau. Il leva le bec et vola vers mes petites miettes. Il commença à picorer. Il avait de jolies couleurs, j'essayais de les mémoriser le plus fidèlement possible pour ensuite coloriser mon dessin. Il s'approcha si près de moi que j'aurais pu le toucher, mais je ne bougeais plus fasciner par ce petit être. Il me regarda comme pour me réclamer un peu plus de nourriture. Tout doucement, je replongeai la main dans ma besace et en tira des petits bouts de mie, que je déposai délicatement. Il vint les manger, toujours en me regardant. J'aurais bien aimé pouvoir avoir un chat. Ça semble cruel de penser à cela en ayant un petit animal sous les yeux, mais c'était surtout qu'il pourrait m'accompagner un peu partout. Mais le pensionnat, n'acceptait sûrement pas les animaux et comme j'avais des camarades de chambré, cela pourrait se révéler problématique. Quand j'aurai mon propre chez moi, un jour, j'aurais un chaton que j'appellerai ... peut-être ... pour être honnête j'en avais aucune idée, je verrai ça en temps voulu. Je me remis à dessiner, quand j'eus fini le crayon, je sortis mes crayons aquarelles. L'oiseau s'envola, et quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrait. Je ne m'attendais pas à ce que d'autres personnes viennent ici. Je levai les yeux et vit un jeune garçon. À vue d’œil, il devait avoir mon âge. Il était brun et n'avait pas l'air grand, enfin, il avait une taille moyenne. J'essayais de faire le moins de bruit possible, ne sachant, s'il voulait être seul. Peut-être à cause du fait que je le fixais encore, il se tourna vers moi. Quand je vis son regard, mon cœur s'arrêta. Je le reconnu instinctivement. Je me levai, mes jambes tremblaient.
- Shi ... Shiro.
Je m'avançais lentement vers lui. Je ne pensais pas le revoir un jour, je l'espérais, il avait été mon seul vrai ami. Je ne sais pourquoi, mon premier geste fut de le prendre par les épaules, comme pour m'assurer qu'il était vraiment là. Je le regardais droit dans les yeux et le serra dans mes bras. Puis je me reculais, rouge de honte. Il m'avait peut-être oublié. Ne se souvenant plus de moi, il allait peut-être me prendre pour un fou. Mais pourquoi j'avais fait ça. Je me grattais la tête, gêné.
- Désolé, tu avais peut-être besoin d'être seul. 
Je lui tournai le dos et allai ranger mes affaires. J'étais perdu et ne savais plus quoi faire.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Lun 18 Mai - 11:23
Le week-end était terminé, et la semaine venait de reprendre. Shiro venait de passer une journée de cours atroce, les professeurs n'étaient pas de bonne humeur, les cours n'étaient pas intéressants et il n'avait pas eu l'occasion de parler à qui que ce fut. Après avoir passé un bon week-end, le jeune garçon était déçu. Il commençait quand même à s'être fait quelques amis, ou du moins quelques connaissances, c'était le principal après tout.

Le passé est un élément étrange. Il repart sans arrêt, à reculons, et précipite parmi ses rouages les souvenirs, les regrets et les erreurs, les instants de joies et de bonheur, et tout ce qui fut et ne sera plus jamais. Pourtant, il laisse une trace indélébile, ce quelque-chose que l'on a vécu et que l'on garde en soi précieusement, chérissant l'ombre de la souvenance et son évocation. On n'oublie jamais réellement ce qui nous a touchés, on le garde en soi précieusement, et si le passé n'est plus, son reflet ne ternit pas.

Shiro venait d'arriver dans sa chambre. Le fait que ses voisins soient toujours absents l'étonnait, mais cela lui permettait au moins d'être plus tranquille. Il pouvait s’étaler sans avoir de reproches, et il avait d'ailleurs la fâcheuse tendance de trop s’étaler. Qu'allait-il pouvoir bien faire avant d'aller manger? Il pouvait très bien aller se promener dans la cour? Pour finir écrasé par une furie et se prendre des coups de flèche dans la figure? Il avait déjà donné. Peut-être pouvait-il aller réviser? Oui mais non, il n'avait pas encore de devoirs. Ou alors peut-être pouvait-il aller jouer du violoncelle, sur les toits par exemple?! Ah oui, cette idée lui fut très agréable et d'un pas motivé il se dirigea vers les toits, en espérant qu'il n'y ait personne, sinon il rebrousserait chemin. Il prit son instrument, son cahier de partoches, et prit la route des toits!

Les toits lui rappelaient son ami d'enfance, Taiki Oguri. Sacré garnement, toujours à faire le malin et à courir sur les TOITS. Il se rappelait bien des nombreux sermons que ses parents lui avaient fait sur cette fréquentation, il avait dû lutter pour qu'ils finissent par l'apprécier, mais il s'en était sorti et il finissait par passer tous les week-ends dans la demeure familiale. Il ne semblait pas beaucoup apprécier ses propre parents à l'époque. Le temps d'être dans ses pensées, il arriva enfin sur les toits, et aussi rapidement qu'il y entra, du moins c'est ce qu'il lui sembla, quelqu'un posa ses mains sur ses épaules et l’appela par son prénom. Il lança doucement un: "euh, oui?", ne voyant pas l'individu qui s'était approché aussi près de lui puisqu'il ne portait pas ses lunettes. C'est alors que l'inconnu le prit dans ses bras, Shiro était complètement perdu. Enfin, l'individu recula, Shiro chercha rapidement ses lunettes dans sa poche mais avant qu'il n'ait pu les trouver, il le reconnut. Comment pouvait-il bien être là alors qu'il pensait justement à lui quelques minutes avant?! C'était vraiment lui? Son Taikou, le gamin aux 400 coups, trois fois champion du crachat le plus loin et toujours à griffonner en cours? Vraiment?


"Tai...Taiki? Taiki Oguri?! C'est bien toi?!"

Shiro mit à son tour ses mains sur les épaules du garçon et lui sauta dessus, tout en lui frottant le crâne avec son poing. Il était vraiment content de le revoir, son premier et vrai ami! Il venait de retrouver une valeur sûre à Miyusaki, et il avait tellement de choses à lui raconter! De peur de casser son instrument, il le déposa face au mur près de la porte et les yeux écarquillés, commença à lui poser plein de questions.

"Je veux tout savoir de toi. Raconte-moi tout depuis le début..."

Mais il se rappela alors soudainement de la façon brusque dont il était parti de Kushiro. Shiro n'avait jamais su, n'avait jamais compris, et n'avait jamais pu lui reparler après ça. Il n'avait jamais retrouvé son numéro et on lui avait appris que l'enfant avait déménagé. C'était peut-être la plus grande tragédie de l'enfance heureuse du garçon, le départ de son meilleur ami.

"Depuis ton déménagement. Taiki, pourquoi tu n'as jamais appelé?"

Son ton était devenu plus grave, et il sentait dans le regard de son ami quelque-chose de triste et de tragique, il comprit tout de suite que ce n'était pas de sa faute et qu'il ne devait pas lui en vouloir.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Lun 18 Mai - 13:27
J'entendis des pas résonner derrière moi et une voix.
- Tai...Taiki Oguri?! C'est bien toi?!

Je restais quelques secondes sous le choc. Il me reconnaissait et se rappelait de moi. J'étais tellement heureux. Mes lèvres tremblèrent puis un sourire s'y dessina. Je me retournais pour lui faire face. Deux mains m'empoignèrent par les épaules, il me sauta dans les bras et me frotta la tête avec le poing. Puis il redescendit et alla poser un étui contre le mur. Quand il revint vers moi, je vis sa bouche s'ouvrir, il avait les yeux grands ouverts et avait l'air content de me revoir. Comme moi, en fait. 
- Je veux tout savoir de toi. Raconte-moi tout depuis le début...

Puis il se rembrunit.
- Depuis ton déménagement. Taiki, pourquoi tu n'as jamais appelé?

Il avait raison. Je n'avais pas pu l'appelé, pourtant Dieu sait que j'en aurais eu envie. Je me grattai la tête comme à mon habitude quand j'étais gêné. J'avais tellement de choses à lui dire, que je ne savais pas où commencer. Je souris du mieux que je pus.
- C'est-à-dire que ... l'année de nos huit ans, mes parents ont décidé de divorcer. Ce n'était peut-être pas plus mal, vu qu'ils ne parlaient plus ou alors se disputaient sans arrêt. Mais ... du jour au lendemain, elle a fait nos valises et m'a emmené vivre à Sapporo. J'ai bien essayé de t'écrire des lettres, mais je n'ai jamais reçu de réponses de ta part. Je me suis dis que tu m'en voulais peut-être d'être parti comme ça.


Devant le regard perdu de Shiro, je compris.
- Oh ... tu ne les as jamais reçu. Bien. Ma mère voulait vraiment m'éviter de m'accrocher à tout ce à qui je tenais.


Je me mis à marcher un peu, j'avais besoin de me dégourdir les jambes. Alors ma mère avait vraiment intercepté mes lettres. Je n'en revenais pas. Pauvre Shiro, il a vraiment cru que je l'avais abandonné alors. Je m'en voulais de plus en plus. Je me doutais que ma mère n'appréciait pas trop Shiro ... de toute façon, elle n'appréciait personne et moi, je devais devenir comme elle. J'aurais dû me battre et supplier mon père de me garder avec lui, peut-être que les choses auraient changé. Je devais me montrer souriant, après tout, je venais de retrouver mon meilleur ami. C'était la meilleure chose qui me soit arrivée depuis ... bien longtemps ... peut-être depuis que je sois parti de Sapporo. Enfin, je secouai la tête pour évacuer les souvenirs difficiles.
- Quelques années plus tard, ma mère m'a mis à la porte et je me suis enfin retrouvé indépendant. J'ai pris un aller simple pour Tokyo, j'ai travaillé quelques mois et me voilà.


J'avais tellement de questions à lui poser à mon tour. Si ses parents allaient bien, combien de temps ça faisait qu'il était à Tokyo. Tout se bousculait dans ma tête. Plein de souvenirs refirent surface aussi. Je me revoyais avec Shiro sur les toits de l'école où nous jouions à être des supers héros. Des fois, on embêtait les filles aussi, comme tous les garçons. Je me rappelais aussi les longues balades à vélo que nous faisions les samedis après-midi, quand nous allions au lac. Nous faisions des ricochets. J'étais un sacré numéro à l'époque et je dois toujours l'être. Shiro était plus calme, mais toujours souriant et il rattrapait toujours mes bêtises. Je me frottai une nouvelle fois la tête, il faudrait vraiment que j'arrête cette manie, et me tournai vers mon ami.
- Et toi? Dis moi tout. Tu es à Tokyo depuis combien de temps? Tes parents vont bien?

À cette dernière question, je le vis frissonner et se rembrunir. J'avais dû commettre l'irréparable.
- Désolé, je ... si tu ne veux pas en parler je comprendrais.


Je venais de gaffer, je ne savais pas pourquoi, mais je le sentais. Quelque chose avait dû se produire et je venais de raviver des souvenirs douloureux. Je suis tellement bête des fois. Je devrais apprendre à tourner ma langue sept fois avant de parler. J'espérais qu'il ne m'en veuille pas. Après tout, ça faisait onze longues années qu'on s'était perdu de vue et à nos retrouvailles, je commettais une bourde.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Lun 18 Mai - 14:34
L'atmosphère s'était rapidement alourdie, ils avaient beaucoup de choses à se dire, et il valait mieux directement entrer dans le vif du sujet pour ne pas avoir à en reparler. Taiki était grave, il devait être passé par des choses difficiles, et sans qu'il eut parlé, Shiro lui avait déjà pardonné son absence. Il savait que son meilleur ami n'aurait jamais pu le laisser tomber sans que quelqu'un se mette en travers. Les parents de Taiki, il n'avait jamais été capable de les apprécier. Si son ami était aussi dissipé, aussi fou et avait besoin d'autant de liberté, c'est parce-que ses parents n'avaient pas su être assez attentifs. C'est pourquoi les parents de Shiro avaient fini par prendre soin de l'enfant, d'une certaine manière. Shiro espérait, après son départ, avoir été une part importante de sa vie et que lui et ses parents l'aient aidé à remonter ses notes et avoir la stabilité qu'il méritait. Etant donné le beau jeune homme qu'il était devenu et le calme qu'il dégageait, il se faisait moins de soucis à présent.

"J'ai bien essayé de t'écrire des lettres, mais je n'ai jamais reçu de réponses de ta part. Je me suis dis que tu m'en voulais peut-être d'être parti comme ça"

Shiro était frustré. Pourquoi n'avait-il jamais reçu ces lettres? Il y aurait répondu avec un plaisir immense, il s'était retrouvé tellement seul à cette époque. Peut-être s'était-il trompé d'adresse.

"Je suis désolé, je n'ai jamais reçu une seule de tes lettres. Tu sais que j'y aurais répondu".

Il lui dit alors que c'était la faute de sa mère, ce qui ne le surprit pas. Ce qu'il pouvait ne pas supporter ces gens-là! Mais jamais il ne se permettrait de le lui dire aussi directement. Loin de chez lui, cela avait dû être terrible et il aurait voulu pouvoir le soutenir. Taiki, c'était plus qu'un ami, c'était un frère, et lui qui avait été fils unique se considérait privilégié d'avoir quelqu'un sur qui compter. Au début, il le trouvait sauvage et presque agressif, mais il l'avait vu évoluer, ils avaient été capables de parler de choses tellement importantes, d'apprendre à vivre à deux, ils avaient fini par avoir les même notes, les même passions, les même caractères et ils étaient inséparables. Il vit ensuite le visage de son ami se noircir un peu plus, et il lui annonça qu'il avait été viré de chez lui. Shiro ne put se contrôler et sourit, tant mieux! C'était pour ça qu'il pouvait à présent lui parler, et il ne serait plus sous le joug néfaste de ses parents. Taiki baissait la tête, Shiro lui donna une pichenette sur le front et lui dit: "Tant mieux! Un mal pour un bien! Maintenant tu es là". Le garçon se frottait la tête et Shiro était content de retrouver cette vieille habitude qu'il n'avait pas perdu.

Le cœur de Shiro ne fit qu'un bond lorsqu'il lui demanda où il en était. Tellement concentré sur ce qu'il lui racontait, il en avait oublié que lui aussi avait vécu l'enfer. Lui qui aurait dû avoir les meilleurs parents du monde, comme il lui disait petit, avait perdu son père, et perdait à présent sa mère. Il voulut ouvrir la bouche, mais il ne put sortir un mot. Par où devait-il commencer? Ce n'était pas qu'il ne voulait pas, mais tellement de choses s'étaient passées depuis.


"Ne t'en fais pas, tu n'y es pour rien. Mes parents...sont décédés. Je suis desolé".

Oui il s'excusait lui-même à Taiki, parce-qu'ils étaient une partie de sa vie, et qu'ils l'aimaient comme un fils, et qu'ils avaient été tristes qu'il déménage. Ils n'avaient que deux mois de différence, lui était d'Avril, Shiro de Février, mais il l'avait toujours considéré comme son petit frère. Ils étaient seuls à présent, tous les deux, paumés dans Tokyo, et il voulait prendre soin de lui. Il n'osait pas lui dire qu'il avait fuit sa mère, qu'elle n'était pas encore morte mais qu'elle ne tarderait pas. Elle était trop faible, elle avait tellement maigrit, il n'y avait plus d'espoir et l'issue était la même.

"Taiki, ce qu'il nous est arrivés, je ne le souhaite à personne. Il y a deux ans, un inconnu est venu chez nous et a tué papa. Je l'ai vu se faire tuer...de mes propres yeux, et je n'arrive pas à me rappeler comment j'ai survécu. Maman n'était pas là..."

Mais il ne pouvait pas lui mentir, il n'en était pas capable. Il prit une pause et le lui dit enfin.

"Je l'ai abandonnée. Elle n'a plus la force de vivre, elle déprime constamment et ne mange plus. Je n'arrivais plus à m'occuper d'elle et ça me consumait. Je suis parti..."

Sa gorge était nouée, il avait du mal à respirer, et il luttait pour ne pas verser de larmes. Son enfance se mélangeait, les mauvais souvenirs, les bons, les inclassables, et Taiki. Il avait aujourd'hui plus que jamais besoin d'un ami, on lui donnait un frère.

"Taiki, promets-moi qu'on restera des frères, qu'on gardera le contact maintenant. J'ai besoin d'une famille, plus que jamais, et il n'y a qu'à toi que je pourrais demander ça sans en avoir honte".

Il n'osait pas le regarder dans les yeux en le lui disant, mais il ressentait à présent le besoin d'être le petit frère, celui dont on s'occupe.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Lun 18 Mai - 16:04
Je me souvenais que les parents de Shiro étaient plus des parents pour moi, que ne l'aurait jamais été les miens. Dans mon fort intérieur, j'espérais qu'ils allaient bien, même si je craignais le pire au vu de la réaction de mon Shiro. Il ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sorti. Mon cœur se serra.
- "Ne t'en fais pas, tu n'y es pour rien. Mes parents ... sont décédés. Je suis désolé".


La réalité me frappa comme une gifle. Alors ... ils nous avaient quittés. Comment s'était possible, ils étaient en bonne santé et rien ne le laissait penser. J'avais presque envie de lui demander la cause, mais je préférai m'abstenir. S'il avait envie d'en parler, il le ferait seul, je n'allais pas lui forcer la main. Je n'en revenais pas. J'étais tellement désolé pour lui, de ne pas avoir été là pour lui avant. J'en voulais encore plus à ma mère. Je serrais les poings, rien qu'en pensant à elle. 
-"Taiki, ce qu'il nous est arrivés, je ne le souhaite à personne. Il y a deux ans, un inconnu est venu chez nous et a tué papa. Je l'ai vu se faire tuer...de mes propres yeux, et je n'arrive pas à me rappeler comment j'ai survécu. Maman n'était pas là..."

Je n'arrivais pas à le croire. Alors un homme avait osé s'en prendre à eux, mais pourquoi? Ils n'auraient pas pu faire de mal à une mouche. Son père était un homme gentil, doux, affectueux. Comment avait-on pu s'en prendre à lui et à Shiro? Une boule se forma dans ma gorge, Shiro aurait pu mourir aussi. Il était mon meilleur ami, ... presque mon frère. Non pas presque, c'était comme mon frère. D'un côté, je fus en partie soulagé, que sa mère ne fut pas présente, mais que lui était-il arrivé? Mon pauvre Shiro ... tout ce qu'il avait vécu. Je n'avais rien vécu comparer à lui. Et je n'avais pas été présent, alors qu'il aurait eu besoin de moi.
-"Je l'ai abandonnée. Elle n'a plus la force de vivre, elle déprime constamment et ne mange plus. Je n'arrivais plus à m'occuper d'elle et ça me consumait. Je suis parti..."

Sa voix se serra, j'eus l'impression qu'il allait exploser, mais se contenait. Je m'approchais doucement. Il reprit.
-"Taiki, promets-moi qu'on restera des frères, qu'on gardera le contact maintenant. J'ai besoin d'une famille, plus que jamais, et il n'y a qu'à toi que je pourrais demander ça sans en avoir honte".

Je me rapprochai un peu plus et le serra dans mes bras. C'était lui le plus âgé de nous deux. Mais là, tout de suite, j'avais l'impression d'être celui qui devait protéger son petit frère. Je le serrai un peu plus. Une larme roula sur ma joue, sans que je puisse la retenir.
- Je suis là et je ne bougerais plus, tu en as ma parole. Plus rien ne pourra nous séparer, je te le promets. Je t'ai retrouvé et je ne te laisserais plus jamais. Tu m'entend ... plus jamais. Je suis vraiment désolé ... de ne pas avoir été là pour toi, durant tout ce temps.


Je sentis ses bras se resserrer autour de moi. Je posais ma tête sur la sienne, en regardant l'horizon. Je n'osais plus rien dire. Ça me faisait plaisir, qu'il me considère encore comme son frère malgré toutes ces années et que d'un côté, il ne faisait confiance qu'à moi. En quelque sorte, il était aussi le seul à qui je pourrais confier tous mes secrets. Peut-être pas tout de suite, maintenant, il était question de lui et il avait besoin de mon soutient. 
- Je veux que tu saches, que si tu veux revoir ta maman, je viendrais avec toi et t'épaulerais. Même si tu veux, j'irais m'en occuper moi, ou au moins la voir. Après si tu refuses, je comprendrais. Quoique que tu décides, je serais là pour te soutenir. Vous avez été plus une famille pour moi que la mienne. C'est le minimum que je puisse faire pour vous.

J'étais sincère. Je voulais l'aider du mieux que je pouvais. Je ne savais plus quoi dire, je ne savais plus quoi faire. Trop d'informations se bousculaient dans ma tête. En temps normal, j'aurais fait le zouave pour le faire rire, mais là le sujet était bien trop grave, trop pesant. Il avait vécu cela tout seul. Mon regard se tourna vers l'étui qu'il avait posé contre le mur plus tôt. Ça devait être son violoncelle. Je me rappelais quand il en jouait. Je pouvais passer des heures à l'écouter. Je le taquinais souvent, lui disant que c'était ringard, mais je n'en pensais pas un mot. L'écouter m'apaisait et j'avais l'impression que tout mes soucis s'envolait.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Lun 18 Mai - 17:33
Shiro s'était senti brisé toute la première semaine, et ce n'était pas faute d'avoir vécu de super moments; seulement, il pensait ne plus jamais avoir de famille. Taiki, c'était une bénédiction, c'était la seule chose qu'il ne se sentait pas le besoin de reconstruire car rien entre eux ne s'était jamais effondré. Il aurait dû se battre pour le retrouver, il connaissait son bon fond mais avait seulement peur de ne pas avoir eu une place assez importante pour pouvoir être considéré comme un frère. Ses paroles le réconfortait, et il put reprendre peu à peu sa respiration difficile. Ces paroles avaient été difficiles, peut-être les plus difficiles qu'il avaient eues à s'exprimer. Il ne voulait pas le décevoir, ne voulait pas l'ennuyer, et ne voulait pas le blesser. S'il le serrait à présent, c'était autant pour lui-même que pour Taiki. Le pauvre devait avoir tellement de souvenirs avec sa famille, et c'était à son tour de faire son deuil. Il se fit la promesse de l'emmener un jour sur la tombe de son père, et pour sa mère...

"J'aurais aimé avoir une autre histoire à te raconter. Je n'arrive pas à savoir si j'ai fais le bon choix..."

"Je veux que tu saches, que si tu veux revoir ta maman, je viendrais avec toi et t'épaulerais. Même si tu veux, j'irais m'en occuper moi, ou au moins la voir. Après si tu refuses, je comprendrais. Quoique tu décides, je serais là pour te soutenir. Vous avez été plus une famille pour moi que la mienne. C'est le minimum que je puisse faire pour vous".

Shiro en était incapable pour le moment, il ne pouvait pas la voir, pas aussi vite. Il était parti pour ne plus avoir à confronter son regard, il se sentait fautif de ne pas avoir pu sauver son père. Il n'aurait rien pu faire, mais il n'avait pu bouger ne serait-ce qu'un doigt. Il s'était retrouvé paralysé, de la tête aux pieds. A présent, à chaque fois qu'il lisait son regard, il y percevait de la déception, pour son propre fils. Elle semblait le blâmer, et elle ne lui parlait même plus. Elle n'était même pas capable de le lui dire franchement, à la place, elle se laissait mourir.

"Je ne peux pas t'empêcher d'aller la voir, mais elle n'est plus celle qu'elle était. Elle veut mourir, Taiki, c'est son choix. Elle veut m'infliger la perte d'un deuxième parent, et je n'arriverais pas à le supporter".

C'était un geste égoïste, et pourtant Shiro n'arrivait même pas à lui en vouloir pleinement. Son mari avait été l'essentiel de sa vie, ils avaient été heureux ensemble. Ils s'étaient rencontrés très jeunes, mariés aussi jeunes, et ils avaient eu un fils ensemble. C'était une famille idéale, et elle s'était effondrée le jour de l'incident. Plus rien ne pouvait la reconstruire ni personne, il devait vivre avec sa peine et tenter de construire autre chose ailleurs. Il n'aimait pas trop l'idée de confronter Taiki à sa mère, il préférait le voir proche de lui et ne pas avoir à se retourner. Il avait fait un choix et comptait le suivre.

Les plus fortes douleurs ne s'effacent jamais, mais peuvent être traitées. Les brûlures s’apaisent par le froid, les déchirures peuvent être recousues, les coups sont pansés. Pourtant, certaines blessures semblent inaccessibles, profondément ancrées dans nos cœurs, elles ne s'estompent que pour revenir plus vives. Alors, seul l'amour, l'amitié, les paroles réconfortantes et la chaleur de l'humanité semblent pouvoir ne serait-ce qu'estomper les stigmates indélébiles de l'irréversible.


"Taiki, j'ai peur de fuir, mais je crois que je suis capable d'être heureux ici. Je ne veux pas avoir à me retourner, je ne veux pas avoir à affronter l'horreur de mon passé, je veux seulement retrouver un frère et me reconstruire...à mon rythme. Je sais que cela prendra du temps, mais je ne veux pas avoir à me presser. J'ai seulement besoin de vivre dans un monde où le moins de gens possible ne sache ce par quoi je suis passé. Je ne pourrais pas m'empêcher d'en reparler parfois, de déprimer et de pleurer d'autres fois, et je serais sûrement moins drôle que le Shiro que tu as connu auparavant. Mais je ferais de mon mieux pour ne pas être un fardeau".

Il s'était retourné vers le ciel pour ne pas avoir à le regarder en face. Son discours était important, il ne le dirait sûrement pas deux fois car c'était sa façon de mettre les choses à plat sans avoir à trébucher. Shiro se trouvait actuellement dans une phase de vulnérabilité. Et il avait à présent besoin de sourire, de retrouver un peu de joie, chose que Taiki devrait comprendre instantanément étant donné qu'il connaissait le garçon.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Lun 18 Mai - 18:46
Je sentais que mes dernières paroles l'avaient touché et je me doutais qu'après toutes ses épreuves, il avait besoin de respirer. Il répondit comme s'il avait lu mes pensées.
-"Je ne peux pas t'empêcher d'aller la voir, mais elle n'est plus celle qu'elle était. Elle veut mourir, Taiki, c'est son choix. Elle veut m'infliger la perte d'un deuxième parent, et je n'arriverais pas à le supporter".

Je ne voulais pas le forcer et après ces paroles, égoïstement, j'avais peur d'affronter sa mère. C'était une femme tellement pleine de vie, souriante, la voir tel une ombre, serait inconcevable. Enfin, je n'arriverais pas à m'imaginer que c'est elle. Faire subir cela à son fils était cruel et je n'aurais jamais pensé qu'elle en serait capable. Mais le choc avait dû être terrible pour elle. J'avais tellement de peine pour Shiro, ... mais en ce moment, lui était là, bien vivant et c'est de lui que je devais m'occuper.
-"Taiki, j'ai peur de fuir, mais je crois que je suis capable d'être heureux ici. Je ne veux pas avoir à me retourner, je ne veux pas avoir à affronter l'horreur de mon passé, je veux seulement retrouver un frère et me reconstruire...à mon rythme. Je sais que cela prendra du temps, mais je ne veux pas avoir à me presser. J'ai seulement besoin de vivre dans un monde où le moins de gens possible ne sache ce par quoi je suis passé. Je ne pourrais pas m'empêcher d'en reparler parfois, de déprimer et de pleurer d'autres fois, et je serais sûrement moins drôle que le Shiro que tu as connu auparavant. Mais je ferais de mon mieux pour ne pas être un fardeau".

Il s'était dégagé et me tournait le dos. C'est ce que je pensais, il ne voulait plus faire face à son passé et je ne pouvais que le comprendre. Je devais être le plus présent possible pour lui. Malgré toute cette séparation, je le connaissais, et je savais qu'après une telle confidence, il ne la redirait jamais. Je m'approchais doucement et me mis à côté de lui.
- Baka, tu ne seras jamais un fardeau. Tu as un poids énorme à porter et je le porterais avec toi. Tu n'es plus seul désormais. Je serais là, qu'importe le moment. Si tu pleures, je serais là pour sécher tes larmes. Si tu déprimes, je serais là pour te faire rire. Si tu veux parler, je serais là pour t'écouter. Et mon Shiro restera toujours mon Shiro. 

Je voulais lui prouver que malgré tout ce temps, il pouvait compter sur moi. Je pensais que le moment était venu pour changer de sujet. Le proverbe "Après la pluie vient le beau temps" me revins en tête. Shiro était comme ça, quand le sujet était douleur, il s'éloignait et c'était le signe, qu'il avait besoin de sourire. J'approchais de la barrière et me pencha pour regarder en bas. Je me retournais vers Shiro avec un grand sourire.
- Tu crois que je suis toujours aussi bon en concours de crachat?

Je vis un petit sourire naître sur ses lèvres. Je retournais auprès de lui et lui passa un bras autour des épaules.
- Tu as toujours été si petit?, lui dis-je en lui frottant la tête. J'ai vu que tu avais apporté ton violoncelle, tu comptais en jouer ici?

Il avait besoin de se vider la tête et je l'y aiderais. Je savais que son violoncelle, lui était précieux et il aimait autant en parler, qu'en jouer.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Mar 19 Mai - 12:17
Les paroles de Taiki le rassuraient, ils n'avaient jamais perdu leur proximité, malgré la distance et le temps, et il n'avait aucune honte à lui exprimer ce qu'il ressentait. Il se sentait protégé, même choyé, par le garçon. Et c'était agréable. Ils étaient des amis pour la vie, et il se faisait le serment que cela ne changerait jamais.

Shiro eût un sourire, il savait ce que s'apprêtait à faire son ami. Il était tellement prévisible, mais lui-même n'aurait pas voulu qu'il en soit autrement. Le "concours de crachat" était de retour, et il s'était assez entraîné sans son ami pour être persuadé qu'il gagnerait. Avant qu'il n'ait pu faire un pas, Taiki s'était jeté sur lui, un bras autour des épaules. Il avait sacrément grandi, pourtant ils faisaient la même taille à une époque.


"Et toi tu sais toujours pas te servir d'un peigne?"

Shiro se rappelait encore de sa répartie à toute épreuve. Taiki était déjà capable, gamin, de faire rire même les personne les plus sérieuses. Il était à la fois franc et délicat, et il était assez intelligent pour trouver le juste équilibre. Cela n'avait pourtant pas toujours été le cas. Ils s'étaient rencontrés dans les petites classes, et Taiki était du genre turbulent, fonceur et dissipé alors que Shiro était un élève sage, toujours assis sur sa chaise et silencieux, incapable de se faire des amis. Taiki avait été le premier à s'approcher de lui, et lui avait proposé une première fois de venir jouer, puis une deuxième fois, sans relâche. Shiro n'avait jamais accepté. Pourtant, un jour, leur professeur les vit discuter comme deux enfants, assis sur leurs chaises, sages, et ils devinrent aussitôt inséparables. Ils avaient dû s'en raconter des choses, et même s'ils ne se rappelaient surement pas des 3/4, certaines choses ne pourraient jamais être oubliées.

Shiro chercha subitement son instrument du regard et fut soulagé de le voir. Il se rappel ait à peine qu'il l'avait emmené et avait peur de l'avoir laissé à un mauvais endroit. Taiki l'avait remarqué, et il lui demanda s'il comptait jouer du violoncelle. Shiro était heureux qu'il se rappelle de son instrument. Les premières fois qu'il lui en avait parlé, Taiki n'arrivait même pas à prononcer correctement le nom. Il eut un petit rire et le charria en lui disant: "du voloncey!", de la façon dont il lui parlait étant petit. Lorsqu'il était heureux, Shiro plissait les yeux et souriait à pleines dents, ce qui était le cas à cet instant. Il était heureux et se sentait plus libre, moins stressé.


"Je veux bien te montrer mes progrès, à condition que tu me montres les tiens".

Il fit signe de la tête en direction de son carnet de croquis. Cette passion semblait toujours dévorer son compagnon. Autrefois, il lui expliquait toutes les idées farfelues qui lui venaient en tête et les exposaient en dessins. C'était une vraie fontaine à idées, il dessinait des bonhommes, des robots, des inventions étranges, des maisons et surtout des animaux. La tête de Taiki fourmillait de choses que Shiro ne connaissait même pas! C'était peut-être de ce puits de savoir que venait la passion de Shiro pour la littérature. Il n'était pas très curieux, et son compagnon de jeux l'était à sa place. Si Shiro lui apprenait à bien se comporter, à se calmer, Taiki, lui, lui apprenait à vivre et à s'émerveiller. Tout en continuant à le charrier, il lui sortit quelques mots.

"Je suis sûr que tu es toujours aussi curieux qu'avant! Dis-moi que tu ne dessines pas des femmes nues!".

Shiro ne le savait pas encore, mais ce qu'il venait à l'instant de dire avait une importance qu'il n'aurait jamais soupçonnée de la part de son meilleur ami.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Mar 19 Mai - 15:23
La répartie de mon petit Shiro me fis sourire.
-"Et toi tu sais toujours pas te servir d'un peigne?"

Qu'est-ce que vous vouliez que je réponde à ça? En tout cas, c'était bon de le revoir et d'être de nouveau à ses côtés. Je n'avais pas l'impression d'avoir autant grandi. En même temps, je n'avais personne avec qui comparé et maintenant que je revoyais Shiro, ben je me disais que la soupe imbuvable de ma mère avait peut-être fait effet. Mais ça me fis sourire, de voir une telle différence. J'avais l'impression d'être devenu le grand frère protecteur que j'aurais dû être. Maintenant je pourrais me rattraper.
-"Du voloncey!"

Je le regardais en fronçant les yeux, et en faisant la grimace. Puis je lui mis une petite tape dans le dos.
- On se moque pas.

Puis il me fit un énorme sourire, en plissant les yeux. Ce sourire me transporta onze ans auparavant. Je me revoyais en petite classe, essayant de garder mon calme, et Shiro qui me fis le même sourire car il était fier de mes progrés. C'était vrai que j'avais la bougeotte, je ne pouvais m'empêcher de courir, de gigoter et j'avais du mal à me concentrer. Ce petit bonhomme, que j'ai dû harceler un moment avant qu'il accepte de venir jouer avec moi, avait été ma part de calme. Il n'y a que lui qui arrivait à me contrôler.
-"Je veux bien te montrer mes progrès, à condition que tu me montres les tiens".

Il me montra d'un signe de tête mon carnet posé par terre. Ca me fit plaisir de voir qu'il n'avait pas oublier ma passion du dessin. En même temps, je ne pensais qu'à ça enfant. Pendant les cours, ... je dessinais. Et quand je rentrais chez moi je dessinais. C'était un peu mon échappatoire, pour m'évader. Avec le dessin je pouvais partir dans des mondes magiques, loin de toute la tension qu'il y avait entre mes parents. Je me créais des histoires, où il y avait des robots géants et des dragons. Je pouvais ainsi partir à l'aventure, dans des châteaux du Moyen-Âge ou dans le futur. Et quand j'étais assez content de ce que je faisais, je courrais chez Shiro lui montrer et lui raconter tout ce qu'on pouvait vire. Je créais des machines à faire des bonbons gigantesques. Quand j'étais tout petit, je pensais que si on dessinait quelque chose et qu'on le voulais assez fort, ça pouvait devenir réel. J'attend encore mes bonbons géants. Je me tournais vers lui et lui fis oui de la tête.
-"Je suis sûr que tu es toujours aussi curieux qu'avant! Dis-moi que tu ne dessines pas des femmes nues!".

Je ne le quittais pas des yeux après cette phrase et lui semblait surpris de ma réaction. Je me grattais une nouvelle fois la tête et souris.
- Mais non, t'es bête. Certes, je suis toujours aussi curieux, j'aime découvrir de nouvelles choses ... mais je dessine toujours autant les animaux.

Je me sentais un peu gêné. J'avais un peu peur de lui avouer le fait que ... dessiner des femmes, ne me dérangerais pas plus que ça, dans la mesure où ... je ne les verrais pas de la même façon que lui. Je le connaissais quand même depuis plusieurs années et je savais que ce ne serait pas lui qui me jugerais ou me rejetterais. Au contraire, c'est juste que ce sujet me mettais mal à l'aise moi-même. Mais après toutes ses confidences, je pouvais me permettre un aveux et c'était Shiro. Je pouvais tout lui dire, je lui faisais confiance les yeux fermés. De plus, ça serait la première fois, que je l'avouerais depuis ... ma mère. Je secouais la tête. Il me regardait à présent d'un air perdu.
- Je peux t'avouer quelque chose?

Il ne dit rien, comme s'il m'invitait à continuer. Je pouvais le faire, c'était un pas en avant, et avec Shiro, je pourrais franchir cette étape facilement.
- C'est-à-dire que ... depuis la dernière fois qu'on s'est vu, ... j'ai pas mal changé. Enfin, je veux dire que ... . C'est plus difficile que je le pensais, mais ça va aller.

Je respirais un grand coup.
- En fait, la raison pour laquelle, ma mère m'a mis à la porte, c'est que je suis ... gay.

Shiro ouvrit de grands yeux.
- Ouais, je sais ça peut surprendre. Mais t'en fais pas, tu es devenu un beau jeune homme, mais je ne te vois pas comme ça. Olala! je m'embrouille. Enfin, tu es comme un frère et j'espère que ça ne posera pas de problème entre nous. Enfin ... je te connais, je sais que tu m'accepteras comme je suis. C'est juste, que j'ai eu une mauvaise expérience, qui m'a un peu fait perdre confiance en moi de ce côté là.

J'attendais qu'il dise quelque chose parce que là, je parlais et parlais pour ne rien dire. Je n'aimais pas me sentir aussi bête et gêné. Mais c'est comme si un poid venait de se retirer de mon corps. J'avais réussi à me confier à quelqu'un et cela me procura un bien fou. J'avais l'impression d'être un peu plus libre. Et peut-être qu'il m'aidera à reprendre la confiance en moi que j'avais perdu.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Mar 19 Mai - 23:02
Il sentit directement une gêne évidente chez Taiki, son regard était fuyant, et il lui parla plus calmement qu'il ne venait de le faire juste avant. Il cachait quelque-chose, et c'était important. Shiro pensa directement que soit il avait eu de gros problèmes avec des femmes, soit il avait eu à laisser une fille en partant de chez lui, ou soit il était devenu homosexuel. Dans tous les cas, il ésperait qu'il lui parle de ce qu'il avait sur le coeur, il sentait qu'il avait besoin de lui en parler. S'il ne lui dit pas, il pensa dans sa tête que Taiki pouvait tout lui dire, et il le regarda droit dans les yeux pour qu'il le comprenne, ce qui semblait le gêner. Il n'osait pas le lui dire, ce devait être quelque-chose de vraiment terrible pour qu'il n'arrive pas à le sortir. Shiro hochait la tête pour lui faire comprendre qu'il pouvait le dire, et après qu'il ait prit une grande inspiration, il lui dit qu'il était homosexuel.

La mort, la tragédie, la rupture sont des idées communes de ce que l'on peut ressentir de terrible. Confronté aux sentiments qu'ils infligent, la tristesse du deuil est une épreuve particulièrement douloureuse. Mais parmi ce qu'il y a de pire, on peut aussi compter l'affliction que provoque la perte d'une partie de soi: perdre un de ses membres, ne jamais pouvoir avoir d'enfants, ou renoncer à ses convictions par exemple. Taiki subissait le dernier, et Shiro pouvait ressentir dans sa voix le deuil douloureux qu'il avait dû accomplir.

S'il était surpris, c'est parce-qu'il s'attendait à bien pire. Maintenant, Taiki se sentait obligé de se justifier et ce n'est pas du tout ce qu'il lui demandait. Bon, il était flatté qu'il le considère comme quelqu'un de beau, et comme un frère, et qu'il lui explique pourquoi il avait perdu de sa confiance. Mais il n'en avait vraiment pas besoin. Il avait une confiance absolue en Taiki.


"Hey, Taiki, pour moi tu es un ami et un frère. Et tu peux être homosexuel, bisexuel ou zoophile, ça fera aucune différence!".

Bon, si il était zoophile il préfererait avoir une explication, et une bonne! Mais sinon, qu'importe! Il était Taiki, son ami, point. Et il était peut-être temps qu'ils passent à autre chose et lui montre ses fameux dessins!

"Quand tu le voudras, tu me raconteras comment tu t'en es rendu compte. Prends ton temps pour me parler, on a tellement de choses à se dire".

Il lui tapotait l'épaule en lui souriant. Il avait si peu changé, et était pourtant si différent. La sensation de le revoir après tant d'années était étrange, comment pouvait-il être encore un ami aussi intime alors qu'il était devenu en quelque-sorte un inconnu? Enfin, il aurait le temps de réapprendre à le connaître de A à Z, Miyusaki n'était pas si grand que ça et ils se verraient sûrement souvent.

"Dis-moi juste que...je pourrais toujours te parler de mes expériences?" Et il s'empressa de rajouter: "Et toi aussi tu peux tout me dire!".

Bon, il n'avait jamais été le confident d'un homosexuel, mais il ferait de son mieux!
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Mer 20 Mai - 7:32
L'adolescence est une période difficile, ou les camarades de classe ne sont jamais tendres et cherchent la petite bêbête qui vous détruira toute vie sociale. Découvrir qu'on est homosexuel, est déjà en soi, gênant, inquiétant, mais durant cette période, ça ne pardonne pas. Heureusement pour moi, j'avais d'abord eu une petite amie, donc les gens me pensaient ... comme eux. Mais j'ai ensuite découvert la vérité et ça me fit un choc. Enfin, je devais déjà m'en être rendu compte et je refoulais peut-être juste ce sentiment, je ne sais pas. Quoiqu'il en soit, je l'ai très vite accepté, mais en même temps très vite caché. J'avais peur de tout et de tout le monde. Revoir Shiro était un miracle, lui au moins je savais que je pouvais tout lui dire, il comprendrait. Ses paroles allèrent dans ce sens.
_"Hey, Taiki, pour moi tu es un ami et un frère. Et tu peux être homosexuel, bisexuel ou zoophile, ça fera aucune différence!".

La zoophilie s'était un peu fort quand même, mais cette remarque me fis sourire. Je me doutais qu'il était maintenant tant de passer à autre chose. L'aveux fait et accepté. Je me sentais bien mieux. C'est impressionnant comme un ami, peut vous changer l'esprit et vous libérer d'un poids, avec simplement quelques mots.
-"Quand tu le voudras, tu me raconteras comment tu t'en es rendu compte. Prends ton temps pour me parler, on a tellement de choses à se dire".

Puis il me tapota l'épaule en souriant. Malgré toutes ses années, je savais que le lien qui nous unissait était solide et que rien maintenant ne pourrait nous séparer. C'était peut-être étrange, après tout, onze ans s'étaient écoulés, ce n'est pas rien ... et pourtant Shiro restait Shiro. Leur amitié semblait conservée, comme une petite chrysalide, et au moment opportun, elle s'ouvrait et faisait sortir quelque chose d'encore plus magique. J'espérais passer plus de temps avec mon ami retrouvé et pensais qu'il en était de même pour lui.
-"Dis-moi juste que...je pourrais toujours te parler de mes expériences?" Et il s'empressa de rajouter: "Et toi aussi tu peux tout me dire!".

Je lui souris et lui frotta la tête.
- Bien sûr, que tu peux me parler de tout. Je ne veux pas que tu te comportes autrement avec moi. Je suis et resterais le Taiki turbulent et déconcentré de la petite école ... avec une autre facette. Je ne veux pas que tu me vois autrement. Merci Shiro, vraiment.

Je l'entraînais vers nos affaires et tiquais.
- Tu ne me cacherais pas quelque chose mon petit Shiro. Tu as rencontré une fille? ... Bon, on garde au chaud cette conversation, d'abord, tu me dois un concerto de voloncey et j'ai pleeeiinnn de dessins à te montrer. ... Entre nous, si tu veux je dessinerais des femmes nues, rien que pour toi.

Puis j'explosais de rire et lui refrotta la tête. Ce petit bonhomme m'avait manqué à un point qui n'était pas descriptible, mais maintenant il était là et j'espérais que plus rien ne changerait.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Mer 20 Mai - 9:01
Aussi vite qu'il lui sortit cette dernière phrase, Taiki s'était jeté sur lui et lui frottait la tête. Non! Les beaux cheveux bien lisses de Shiro! Il tenta de se recoiffer pendant qu'il lui expliquait qu'il ne voudrait pas que cela change entre eux. Shiro n'y comptait pas de toute façon, son amitié avait été réelle, il n'avait jamais eu à se cacher ou à être quelqu'un d'autre, il était lui-même avec Taiki, et c'était suffisant. Tout sourire, il tiqua lorsque son ami prononça le mot "fille". Ah, l'inconnue du Parc...si, il avait une histoire à lui raconter, mais il allait sûrement se moquer de lui. Cette nuit lui paraissait tellement incongrue. Sans qu'il n'ait eu à lui dire quoi que ce soit, il lui promit de garder cette conversation pour plus tard...

Des femmes nues?! Shiro se jeta sur le dos de Taiki et lui mit la main devant la bouche. En riant de bon cœur, il lui lança un
"Sale garnement!" joyeux. Il aurait aimé lui dire en plaisantant qu'il ne préférait pas tomber sur des dessins d'hommes nus, mais il ne savait pas comment son ami allait le prendre. Il préferait être sûr de ses réactions et de ne pas le blesser, l'homosexualité semblait être un sujet déjà difficile pour ne pas qu'il en rajoute. D'humeur taquine, il prit son carnet et commença à tourner les pages pour commencer par la fin. Il tomba sur un dessin d'oiseaux.

"Taiki...tu dessinais des pigeons?! T'as pas trouvé mieux?"

Il le charriait bien sûr. Son dessin était impressionnant, et il ne pouvait savoir si c'était un pigeon puisque l'oiseau n'avait pas encore de couleurs. Shiro devait l'avoir surpris avant qu'il ne l'ait terminé, et il espérait au moins qu'il ait la mémoire assez vive pour se rappeler de ses détails parce-que la bestiole était partie depuis un bout de temps. Il s'assit par terre, le carnet dans la main, et fit signe à Taiki de le rejoindre contre le mur. Lorsqu'il fut assis, il lui donna le carnet.

"Allez, dis-moi tout! Avec ces dessins, on va remonter dans le temps et récupérer les années perdues".

Cette idée lui plaisait. Son carnet ne paraissait pas aussi vieux que toutes les années où ils s'étaient séparés, mais c'était tout de même un bon début. Il espérait qu'il lui explique les moindres détails, comme il le faisait autrefois, pour révéler combien l'esprit de ce cher Taiki Oguri contenait une somme astronomique de connaissances en tout genre. Pendant qu'il lui parlait, il lui sourit, les deux garçons étaient heureux.

Dessin après dessin, Shiro finit par lui jouer un morceau, et le temps passa. Bientôt, le ciel s'assombrit, le froid commença à tomber sur les toits, et Shiro à grelotter. Il n'avait jamais été résistant au froid, tout petit, le professeur l'installait sur le radiateur pour ne pas qu'il tremble. Ils en avaient oublié l'heure du dîner, et il commençait à avoir sacrément faim. A la fin de son morceau, il plissa les yeux et sourit à Taiki.


"Hey, dis, t'aurais pas un truc à manger dans ta chambre? Parce-que moi j'ai rien et je commence à avoir sacrément faim!".

Shiro rangea son précieux instrument et lança un coup d'oeil à Taiki, qui prenait ses affaires. En souriant, il lui lança.

"Et puis, j'ai encore une chose à te raconter...à propos d'une fille dans un Parc".

Il eut un petit rire franc, ouvrit la porte du toit et commença à s'engager dans le couloir, Taiki juste derrière lui.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Mer 20 Mai - 13:49
Alors que je repartais, je sentis un poids sur mon dos et une main devant ma bouche et un "Sale garnement". Je me mis à rire de bon cœur avec lui. Il redescendit et alla prendre mon carnet de croquis qu'il feuilleta. J'espérais qu'il ne pense pas tomber sur des nus, il serait déçu. Je m’avouais que je n'avais jamais dessiner de nus, ni de femmes, ni d'hommes, car j'étais bien trop gêné. Enfin une femme nue, ne me perturberais pas et ça pourrait m'entraîner à voir un corps humain. Le petit bonhomme en bois aide beaucoup mais, il ne donne pas vraiment les courbes et les détails. Peut-être que cette année, j'en profiterais pour me perfectionner dans ce domaine.
-"Taiki...tu dessinais des pigeons?! T'as pas trouvé mieux?"

A son sourire, je me doutais qu'il me taquinait. Je remarquais que je n'avais pas encore eu le temps de le coloriser. Je fermais les yeux un instant et me concentrais, le temps qu'il regarde le reste. L'oiseau me revint en mémoire, son plumage, ses couleurs, les moindres détails. Je pourrais donc le faire plus tard. Autant pour les cours, j'avais une très mauvaise mémoire, autant pour certaines choses, en me concentrant au minimum, j'avais de grandes capacités. Ce qui m'étonna moi-même. Il s'assit et m'invita à venir à côté de lui. Je le rejoignit et il me rendit mon carnet. 
"Allez, dis-moi tout! Avec ces dessins, on va remonter dans le temps et récupérer les années perdues".

Je souris un moment et lui montra ce que j'avais sur moi, en lui expliquant le plus précisément possible ce que j'avais dans ma petite tête. Il y avait tellement de choses à dire. Il m'écoutait sans broncher et moi je disais tout ce que je pouvais. En ce moment même, je me sentais bien, comme si rien n'avait changé. Pendant un instant, j'avais même l'impression d'avoir de nouveau 8 ans. Une fois fini, il se leva et alla chercher son instrument et il en joua un moment. J'étais comme hypnotisé, comme quand j'étais gosse. J'étais content de voir que le son mélodieux me faisait toujours le même effet. Je n'en avais pas réentendu depuis ... que j'étais parti. La nuit commençait à arriver petit à petit et le froid avec. Je ne savais même pas quelle heure il était, je n'avais jamais de montre. Je vis Shiro frissonner. N'ayant jamais froid, je ne prenais jamais de veste ou de gilet, sinon j'aurais pu lui prêter.
-"Hey, dis, t'aurais pas un truc à manger dans ta chambre? Parce-que moi j'ai rien et je commence à avoir sacrément faim!".

Je réfléchis un instant.
- Dans mon sac, j'ai un bout de pain, si tu veux, mais dans ma chambre, j'ai un petit garde-manger. Allons-y.

Il alla ranger son violoncelle, pendant que je rangeais mes affaires.
-"Et puis, j'ai encore une chose à te raconter...à propos d'une fille dans un Parc".

Il rit et j'en fis autant.
- Je savais que tu cachais quelque chose petit voyou. Je veux tout savoir.

Shiro ouvrit la porte du toit et entra dans le couloir, je le suivis et refermai la porte derrière nous.
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MessageSujet: Re: [TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri] Mer 20 Mai - 14:02
Le Rp étant terminé, je l'archive. De plus, le sujet étant balisé, vous obtenez chacun 10 Okanes.

Bon jeu !
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[TERMINÉ]Rencontre inespérée [Shiro Kaname / Taiki Oguri]

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