RSS
RSS



 

Partagez|

"La musique est la langue des émotions" [Hanako Nagareboshi & Taiki Oguri]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Invité
Invité
MessageSujet: "La musique est la langue des émotions" [Hanako Nagareboshi & Taiki Oguri] Sam 23 Mai - 12:35
Comme tous les matins, je m'étais réveillé en avance, avait pris une bonne douche et enfilé mon uniforme. Ça me faisait toujours aussi bizarre, mais je m'y habituerais. J'avais passé une main dans mes cheveux, sans pour autant vouloir les recoiffer, c'était juste une habitude et de toute façon, ils étaient intenables. Enfin ... si je faisais un effort de coiffage, ils pourraient être bien peignés, mais ce petit côté, comment dire, sauvage, ... je préférais. Tout le monde me disait que ça me donnait un air canaille et ça m'allait. Je n'aimais pas être sérieux, mais je savais l'air quand il le fallait. Je me dirigeais ensuite vers le réfectoire pour prendre un bon petit-déjeuner et chiper encore quelques petits goûters. Je pris mon plateau et m'assis à une table en cherchant Shiro du regard. Soit il était déjà reparti, soit il n'était pas encore venu. Tant pis, je le verrais en cours de toute façon. Une fois fini, j'allai débarrasser mon plateau et le déposa à l'endroit prévu, puis je retournai dans ma chambre pour préparer mes affaires. Je mis ma besace en bandoulière et referma la porte. Et me voilà en route pour le cours. J'avançai lentement, n'ayant aucune envie de rester assis pendant plusieurs heures. Il faisait beau et j'aurais préféré monter sur le toit histoire de croquer des personnages ou des paysages, peut-être même des oiseaux comme l'autre jour. Il fallait d'ailleurs que je le finisse, il avait l'air tellement terne sans couleurs, au moins une fois terminé, il pourrait s'envoler. Façon de parler bien sûr, je savais qu'il ne s'envolerait pas, il n'en avait pas la capacité, mais je me plaisais à croire que je pouvais donner vie à un certain nombre de chose. Dit comme ça, ça sonnait tellement prétentieux, mais peut m'importe, il n'y a que moi qui le sache. Me voici devant la salle de classe, j'entrai et vit Shiro. La journée pouvait enfin commencer. J'allai m'asseoir à côté de lui et le temps que la prof arrive, nous discutions de tout et de n'importe quoi. Puis les choses sérieuses ont commencé. La professeur entra et débuta son cours. Au bout de quelques minutes, je décrochai et regardai par la fenêtre, puis je me mis à griffoner et prendre des notes bien entendu, sinon mon niveau regresserait et je me retrouverais en C ou pire ... en D. J'essayais de me concentrer au maximum et écoutai ce que la jeune demoiselle disait. Le cours terminé, je respirais enfin, jusqu'à ce que les autres s'enchaînent. Puis le repas de midi arriva enfin. La libération, et le remplissage de mon petit estomac. Je mangeais comme deux et Shiro me regardait en riant. Ca non plus, ça n'avait pas changer. Je pouvais manger tout et n'importe quoi, je ne prenais pas un gramme. Les gens devaient me détester pour ça et moi ça m'arrangeait. Les cours de l'après-midi se poursuivirent, jusqu'à la fin de soirée. Je retournai dans ma chambre, pris mon nécessaire à dessiner et allai monter sur le toit. En déambulant et sans savoir pourquoi, je me retrouvai dans l'aile Est et passai devant la salle de dessin. D'un coup, j'entendis un son que je reconnu instinctivement. Un violoncelle. Je ne savais pas que Shiro allait venir jouer cet après-midi. Comme quoi, peut-être que mes pas m'avaient guidé sans le savoir vers mon ami. Mais plus je me rapprochais, et plus je me rendai compte que je ne connaissais pas ce morceau. Il était doux mais je percevais quelque chose de mélancolique. Après je n'avais pas une oreille musicale, mais c'était ce que je ressentais. Je marchai donc en direction de la salle de musique. J'avais bien envie d'embêter Shiro. Je passais la porte.
- Alors tu joues du voloncey ...

C'est alors que je me rendis compte, que ce n'était pas Shiro, mais une jeune fille blonde. Elle s'arrêta de jouer et me regarda d'un air perplexe. Je me grattais la tête d'un air gêné.
-Désolé, je pensais que c'était un ami. Je ne voulais pas t'interrompre. En tout cas, tu joues vraiment bien.

J'étais sincère et je ne sais pourquoi, mais cet instrument me touchait plus que les autres. Peut-être parce que c'est celui qui me rappelait mon enfance et ... Shiro. Je ne savais plus trop quoi faire, et espérais qu'elle accepterait mes excuses.
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Invité
Invité
MessageSujet: Re: "La musique est la langue des émotions" [Hanako Nagareboshi & Taiki Oguri] Sam 23 Mai - 21:05
Musique

Hanako se baladai dans les rues sombres et humides de son quartier, avec ses amis et son frère. À cet âge-là, la vie ne parait être qu'insouciance et innocence, mais pas dans son cas, elle avait déjà vécu des choses difficiles, que plus rien ne semblait lui faire peur. Peut-être qu'au fond, il lui aurait fallu faire plus attention à ce qu'ils faisaient. Néanmoins, ce soir-là, ils en tenaient une bonne couche -sauf elle- tant, que la route bougeait sous leurs pas peu assurés, tant qu'ils n'avaient pas fait attention à cette ruelle si lugubre. Dans cet état, ils se sentaient simplement invincibles, prêts à surmonter le moindre des obstacles. Si seulement elle avait su... Si seulement ils n'étaient pas allés dans cette rue, alors peut-être que sa vie serait différente ? Peut-être n'aurait-elle pas eu à subir la perte d'un être cher, le mépris de ses parents. Pourtant, c'était bien ainsi que tout s'était passé, l'élément déclencheur avait désamorcé une bombe dans la poitrine de l'asiatique. Ces monstres... Leurs visages resteraient à jamais gravé dans  sa mémoire , ancrée, comme pour lui faire se souvenir de ce jour horrible. Ces monstres qui s'étaient rapprochés de la petite bande sauvagement, avait fait partir la moitié de ses amis, pour ne pas dire tous. Il ne restait alors, plus qu'elle et son frère, jamais elle ne l'avait laisser tomber. Ce pistolet dressé droit contre lui, son regard inquiet et rassurant à la fois, ses bras qui voulaient écarter la blonde de devant lui, puis un bruit sourd et plus rien. Les yeux fermés, Nana avait senti un liquide chaud, couler le long de son visage. Alors du bout des doigts, la jeune fille essuya ce liquide, se décidant à ouvrir les yeux, elle se laissa tomber sur le sol mouillé en hurlant à la mort, en hurlant la mort de celui qu'elle aimait plus que quiconque, avachis au sol, le visage sur son torse, elle ne s'était pas attendu à l'entendre soupirer, dans un murmure, il chuchota son nom, dans ce même murmure, il s'en alla rejoindre le ciel. Une seule pensée traversa l'esprit de l'adolescente, " Je n'ai pas peur, je ne brûlerai pas en ce lieu... Mon intention est de te venger, après je pourrais songeais à vivre."

La sonnerie de la fin du dernier cours retenti, ce qui l'avait fait se lever en sursaut. Son souffle se faisait court et des larmes coulaient sur ses joues. Totalement déboussolée, la jeune femme observait les alentours, elle mis bien cinq minute avant de reconnaître l'endroit. Il s'agissait de l'arrière de l'arrière de la scène, mais depuis combien de temps elle s'y trouvait, elle l'ignorait et cela n'avait pas d'importance. Du revers de la main, Hanako fit disparaître tout trace de ses chimères, ces cauchemars ne cessaient jamais, au contraire ils ne faisaient qu'accroître. Assise en lotus, les mains jointes, la blonde ferma les yeux et respira doucement essayant de reprendre son calme, contre toute attente, elle se mis à prier, prier pour que son double soit venger, pour que ces êtres inhumain souffre autant qu'ils les avaient fait souffrir.

- Ayane... Souffla t-elle en saisissant le collier qui appartenait à son frère auparavant, Tu me manques tellement... Tu sais, la vie sans toi me paraît terne, sans intérêt. J... J'arrive pas a croire que tu n'es plus là, parfois en rentrant le weekend je m'attend à te retrouver dans le salon sur la console en mangeant des pocky, évidemment je viendrais t'embêter juste pour en avoir un peu. Disait elle avec un petit rire tendre qui se transforma vite en un air des plus sérieux.  T'inquiète pas Frérot, c'est juste une mauvaise passe, mais je te promet de vivre ma vie pleinement, je veux vivre pour toi, à la seule condition que tu ne me laisse pas tombée..

Se morfondre et déprimée, c'était sûrement le but de ces monstres. Mais à présent, elle avait compris que tout ce qu'aurait désirait Ayane, c'était qu'elle profite de sa vie, qu'elle reste son rayon de soleil comme il disait. Dans les moments de tristesse Hanako jouait toujours un morceau de violoncelle pour apaiser son frère, cette mélodie était bien vite devenue la leur et cela resterait ainsi. Les jambe engourdies elle se leva avec un peu de difficulté, cependant une fois sur pied, dans son regard on pouvait lire tant de sentiments, néanmoins c'était sans aucun doute cet air sérieux qui n'a peur de rien qui régnait en maître. Il était temps de jouer pour lui, pour elle, pour eux. Une fois installer confortablement sur la chaise, l'asiatique pris une profonde respiration, ses yeux étaient clos et ses mains jouaient cet mélodie à la perfection. Cette musique était au plus profond d'elle, si bien que la faire les yeux fermaient ne posait aucun problèmes. Au contraire, ainsi les sentiments que la jeune femme gardait pour elle, se voyaient révéler à tout ceux qui était capable d'écouter l'âme de sa musique. Justement, une personne venait de rentrer dans la salle de musique, elle se stoppa net et le toisa d'un regard perplexe, le rouge lui monter aux joues. Personne d'autre que son frère ne l'avait entendu   Jouer cette air. Alors forcément, savoir que ce jeune homme avait tout entendu lui faisait tout drôle. Il était de taille normale, fin et surtout il avait les cheveux en bataille, les lunettes qui trônaient sur son nez lui donnait l'air d'un enfant sage, mais parfois, les apparences sont bien trompeuse. Malgré tout, il s'excusa de l'avoir interrompu et lorsqu'il lui avoua qu'elle jouait vraiment bien, cela lui faisait chaud au cœur. S'il savait... Elle se leva doucement et s'assit sur le rebord de la scène, les jambes pendant dans ce petit vide. De nature méfiante, la blonde tentait tout de même de se montrer un peu plus sociable que d'habitude.

-Oh ne t'en fait pas, c'est pour tout le monde ici, la ça t-elle avec un léger sourire, tu joue d'un instrument ? 
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Invité
Invité
MessageSujet: Re: "La musique est la langue des émotions" [Hanako Nagareboshi & Taiki Oguri] Mar 26 Mai - 9:19
La jeune fille s'était arrêtée de jouer et me dévisageait. C'est à ce moment que je me rendis compte que j'avais toujours mes lunettes. Je ne savais pas comment elles avaient atterri sur mon nez. J'avais sûrement dû oublier de les retirer après le cours. Enfin bref, je les enlevai et les rangeai dans leur étui. Elle avait vraiment l'air gêné et je m'en voulais de l'avoir interrompu aussi brutalement. Elle se leva et alla s'asseoir sur le bord de la scène. Elle avait l'air assez grande pour une japonaise, et pourtant elle avait l'air fragile. Mais ce n'était qu'une impression et je devais sûrement me tromper. Elle laissa pendre ses jambes dans le vide et les remua de temps à autre.
- Oh ne t'en fait pas, c'est pour tout le monde ici, lança t-elle avec un léger sourire, tu joue d'un instrument ?

Sa voix était douce et joyeuse, mais pourtant je lui trouvai quelque chose, ... de casser, s'était difficile à expliquer. Une pointe de tristesse. Ce morceau devait être important pour elle, il devait lui rappeler des souvenirs difficiles. Je m'en voulais encore plus.
- Non, ... je dessine. Mais un ami joue aussi du violoncelle et je pensais que c'était lui. En tout cas, je suis encore désolé de t'avoir interrompu. Cette mélodie était tellement ... magnifique.

C'était la première fois que j'entendais quelqu'un d'autre jouer de cet instrument. Au fond de moi, j'avais l'impression de trahir Shiro. Il était le seul dont j'écoutais avec plaisir la musique et là je venais de ressentir une tristesse immense, en entendant le morceau de la jeune fille. Je décidai de m'asseoir aussi, je ne savais pas si elle allait reprendre vu qu'elle s'était éloignée de son instrument. Je retournai une chaise et m'assis, en posant mes bras sur le dossier et appuyai mon menton dessus. Puis souris, j'avais besoin d'être franc avec elle. La franchise faisait partie de ma nature, j'étais comme ça. Après soit ça plaisait, soit ça ne plaisait pas.
- Je peux être franc ...

Puis je fis une pause, voir sa réaction. le jeune fille ne bougea pas et me regardais toujours.
- J'avais l'impression que tu jouais avec ton corps, mais surtout avec ton âme. J'ai ressenti une profonde tristesse, dans ta mélodie. En tout cas, elle m'a beaucoup touché. J'ai eu l'impression que tu étais gênée que je l'entende. Je m'excuse encore de mon intervention.


Je ne savais pas si je devais faire le pitre pour la faire rire, ou tout simplement rester sérieux. Je choisi la deuxième option, en attendant de voir comment elle allait réagir.
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Invité
Invité
MessageSujet: Re: "La musique est la langue des émotions" [Hanako Nagareboshi & Taiki Oguri] Dim 21 Juin - 7:50
Les joueurs du rp n'étant plus actifs, le sujet est archivé.
Revenir en haut Aller en bas
AuteurMessage
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: "La musique est la langue des émotions" [Hanako Nagareboshi & Taiki Oguri]
Revenir en haut Aller en bas

"La musique est la langue des émotions" [Hanako Nagareboshi & Taiki Oguri]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» ( M ) REDMAYNE × La musique est la langue des émotions
» la musique est la langue des émotions (t'écoutes quoi, toi ?)
» [MUSIQUE] Era
» Décès d'Éval Manigat, père de la musique du monde québécoise
» la langue d'enseignement,facteur de pauvreté

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pensionnat Miyusaki :: Administration. :: Archives. :: Rps Abandonnés.-