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Hôpital Matoya ~ « Le meilleur soutien dans les heures difficiles est la main d'un ami. » [Chloé Tôgashi & Minoru Takeda]

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MessageSujet: Hôpital Matoya ~ « Le meilleur soutien dans les heures difficiles est la main d'un ami. » [Chloé Tôgashi & Minoru Takeda] Ven 3 Juil - 18:53
« Ouuups… »

Un sourire confus se profila sur mon visage tandis que je ramassais ma canette de Pocari Sweat, boisson typiquement japonaise dont mes quelques connaissances nippones m’avaient vanté les mérites plus d’une fois. Salvateur en cas de diarrhée, paraît-il… Avisant le jeune homme qui frottait tant bien que mal la manche de sa veste contre sa chemise trempée, j’articulai un « gomen nasai » approximatif avant de repartir en courant. Eh ben quoi alors ? C’est lui qui m’était rentré dedans ! Pas ma faute si ma canette était ouverte à ce moment-là ! Et puis qu’est-ce qu’il avait à me faire des yeux pareils ? Dans un élan d’impolitesse occidentale, je fis volte-face et levai mon majeur en direction du garçon - qui, fort heureusement, ne me regardait pas - avant de prendre mes jambes à mon cou. L’hôpital n’était plus très loin, et je n’avais plus qu’un sprint à piquer pour ne pas être trop en retard. Enfin, techniquement, je n’étais pas en retard, mais j’avais besoin d’agir dans la panique pour me sentir exister. Alors voilà, j’avais décidé que j’étais à la bourre, et c’est en fonçant du haut de mes talons compensés que je fis irruption dans le hall d’hôpital.

Un froncement de sourcil de la part de la secrétaire qui m’observait d’un air sévère derrière son bureau me remit tout aussi sec à ma place. Avec une moue boudeuse, je remis les pans de mon poncho en place, croisai les bras sur ma poitrine, et m’avançai vers le bureau d’accueil pour m’adresser à la dame qui semblait si énervée par mon entrée en scène.

« Mmh... Bonjour, commençai-je sans trop d’assurance. Je viens pour les visites. »

Les visites… C’était une idée de mon père, qui m’avait encouragée à faire du bénévolat pendant le weekend, d’une part parce qu’il tenait à ce que je m’habitue au plus vite à Tokyo et à sa culture, mais aussi parce que c’était un moyen comme un autre de dépenser mon temps libre dans de sains loisirs. Et puis, ayant moi-même grandi dans un orphelinat, je savais à quel point la solitude pouvait se faire pesante par moments.

Après un briefing quant au comportement à adopter - à croire que je n’inspirais absolument pas confiance - et la confirmation que j’étais bel et bien attendue ce jour-là pour visiter les patients, on m’indiqua une chambre et un nom. Chambre 107, Takeda Minoru. Avec un sourire, et un petit peu d’appréhension, je m’engouffrai dans l’ascenseur et tentai d’imaginer à qui j’aurais affaire. J’aimais beaucoup m’occuper des enfants, même si je finissais souvent débordée, mais tenir compagnie à des personnes âgées me plaisait également.

Je dus déambuler dans plusieurs couloirs et ré-emprunter l’ascenseur deux fois avant de trouver la fameuse chambre 107. Une fois devant la porte, je m’armai de mon plus beau sourire, et toquai doucement.
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya ~ « Le meilleur soutien dans les heures difficiles est la main d'un ami. » [Chloé Tôgashi & Minoru Takeda] Dim 5 Juil - 16:39
J’étais seul. Totalement seul. Toutes ces promesses de rester à jamais à mes côtés, de ne jamais m’abandonner, toutes avaient été brisées, me laissant alors face à mes démons, comme si la solitude ne m’avait jamais quitté. Je m’étais abandonné à Nowaki, corps et âme. Je voulais lui donner ma vie, mon âme, mon cœur, et voilà qu’il me poignardait en allant retrouver Juliet dans leur pays natal, me laissant, moi, vulgaire pion, vulgaire poupée que l’on jette une fois qu’elle ne nous intéresse plus, derrière eux, bien loin, comme si mon nom était tabou, comme si mon existence était interdite. Quel idiot j’avais fait de croire à ces paroles, et ces actes.  J’aurai du rester méfiant, comme je l’avais toujours fait. Ne pas donner toute ma confiance, et ma certitude dans ces deux êtres qui aujourd’hui m’avaient laissé comme une vulgaire marionnette.

Et comme si la vie ne m’avait pas assez violenté, j’avais fait une rechute dans ma maladie, et aujourd’hui, j’étais de nouveau cloué dans un lit d’hôpital, invalide, branché à cette machine qui me permettait de respirer, pour malheureusement tenter de me maintenir en vie, alors que plus rien ne me retenait ici, pas même ma propre mère qui m’avait tristement renié, ayant décidé que je ne lui apportai que malheur et tristesse. Comment lui en vouloir ? Je n’étais qu’un amas de merde qu’on n’avait fait que se transmettre de mains en mains, pour ne jamais avoir à s’occuper de moi, se débarrasser du fardeau que j’étais. Mais au moins, aujourd’hui, j’étais fixé, et je savais ce que l’on pensait de moi.

Assit sur mon lit, je regardai par la fenêtre, les tuyaux dans le nez, d’autres branchés à mon bras, me laissant dépendant de ce que l’on m’injectait, pour tenter de calmer mes souffrances. Mais il est plus difficile qu’on ne le pense de soulager un Homme de ses démons intérieurs, et malgré toute la drogue que l’on m’injectait, je ressentais toujours ce même sentiment de désespoir, qui, pourtant, ne passait pas la barrière de mes yeux. 

La seule personne encore à mes côtés aujourd’hui était Hagawa-sensei. Seul homme à percevoir aujourd’hui mes rictus qui étaient si discrets. Je ne pouvais pas m’empêcher de l’apprécier. Et quand je le voyais, je me sentais plutôt bien. Cet homme m’avait sauvé la vie. Il m’avait toujours assisté quoi qu’il arrive. J’avais l’impression qu’il resterait toujours à mes côtés. Mais je savais qu’une fois que j’aurai la chance d’être un miraculé, je ne le reverrai probablement plus. La sûreté de le quitter me faisait avoir confiance en lui. Je ne sais pourquoi, mais il en était ainsi. 

« Bon, Minoru, pense bien à faire tes ré-éducations. Tu as l’air d’aller de mieux en mieux, c’est bon signe. Tu vas pouvoir de nouveau tenter de retourner au lycée. Avec de la chance, la prochaine fois sera la bonne, et tu pourras y rester. »

J’acquiesçai en guise de réponse, et l’on toqua à la porte. Je pensai naturellement qu’il s’agissait d’une infirmière, mais je fus surpris de voir une jeune fille apparaître alors qu’Hagawa-sensei faisait coulisser la porte.

« Ah, oui, j’avais oublié, bonjour Tôgashi-san, je t’en prie, entre, le médecin se tourna vers moi, Minoru, je te présente Tôgashi-san. Elle te rendra régulièrement visite pour ne pas que tu sois trop souvent seul quand je ne peux pas être à tes côtés. »

Je n’avais pas besoin d’elle. Je préférai encore être seul. Je la détaillai en silence, et discrètement. Une occidentale. Mon regard se reporta sur la fenêtre. J’avais envie d’aller dehors. Et je n’avais pas envie de parler à cette Tôgashi.
Hagawa-sensei la prit à part.

« Minoru est un garçon assez distant à première vu. Mais arme-toi de patience, et tu découvriras un garçon plus sensible et gentil que tu ne le penses. »

Il disparu, laissant la demoiselle à mes côtés. La journée allait être longue.

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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya ~ « Le meilleur soutien dans les heures difficiles est la main d'un ami. » [Chloé Tôgashi & Minoru Takeda] Dim 5 Juil - 18:17
La porte de la chambre coulissa, faisant défiler devant mes yeux la petite plaque frappée du nombre 107. L'homme qui se tenait à présent devant moi était de toute évidence médecin, comme le montrait sa blouse blanche. Comment devais-je saluer un adulte ? Fallait-il s'incliner ? Serrer la main ? Un dixième de seconde, je m'imaginais lui claquer la bise, et réprimai un gloussement. Oh et puis merde, soyons simple. J'agitai la main avec un sourire digne d'une publicité pour Colgate, probablement pas digne des politesses nippones, et déclarai :

« Bonjour, je suis Chloé Tôgashi ! Je viens voir Minoru Takeda ! »


Et comme le docteur me priait d'entrer, je m'exécutai sans tarder, serrant contre ma hanche ma sacoche de cuir. Là, je découvris enfin le visage de celui au chevet de qui je me rendrais le plus souvent possible à partir de ce jour.

La première chose qui me frappa fut la présence de tous les appareils auxquels le patient était relié. J'étais étonnée, et assez impressionnée d'en voir autant, car je n'avais jamais réellement passé de temps dans un hôpital, mis à part lorsqu'on m'avait plâtré le bras, il y avait bien huit ans de cela. Puis, pendant que le docteur me présentait brièvement, mon regard se porta une bonne fois pour toutes sur Minoru Takeda. C'était un garçon visiblement de mon âge, dont les traits me provoquaient une impression que je n'avais encore jamais connue. Son visage était fermé, son regard las, et mon cœur se serra de le voir ainsi.

J'écoutai attentivement les paroles du médecin, hochant la tête tandis qu'il m'expliquait que j'aurais sans doute besoin de patience pour briser la carapace que l'adolescent s'était formée. Son regard exprimait clairement que la tâche ne serait pas aisée, mais bien que je ne sois pas d'une patience à toute épreuve, je comptais bien m'accrocher. Je m'étais engagée à tenir compagnie au garçon, et je m'y tiendrais. Après tout, j'étais là pour ça, et il n'y avait aucune raison pour que ça se passe mal. C'est donc un sourire confiant que j'adressai au docteur alors qu'il quittait la pièce, me laissant seule avec le patient.

Dès que la porte fut close, je posai mon sac contre le mur, m'avançai en direction du lit, tirai une chaise tout près de son chevet, et m'y assis tranquillement. Je n'avais préparé aucun discours de présentation, à quoi bon ? Tout naturellement, je croisai les jambes, m'accoudai à mon genoux, posai mon menton sur mon poing, et me mis à observer le jeune homme. Il avait un beau visage, bien que je ne sois en rien experte des critères de beauté japonais. Mais il dégageait malgré tout une aura peu chaleureuse. Qu'importe, je savais l'être pour deux.

« Je ne m'attendais pas à ce que nous ayons le même âge, fis-je remarquer avec un sourire, sans le quitter des yeux. Enfin tu n'as pas l'air bien vieux. J'ai dix-sept ans, et toi ? »
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya ~ « Le meilleur soutien dans les heures difficiles est la main d'un ami. » [Chloé Tôgashi & Minoru Takeda] Mer 8 Juil - 23:34
Elle parlait beaucoup. Cependant la joie de vivre qu’elle respirait, et ce sourire qui me semblait éternel me faisait penser à Juliet, ce qui me serrait le cœur de façon plutôt virulente. Je lâchai un soupir, agacé contre moi-même d’être encore attaché à ces êtres qui m’avaient laissé dans ce mal qui me rongeait. Cette meuf avait fait un boucan pas possible en déplaçant sa chaise. Elle ne sait pas être discrète ? Elle est dans un hôpital… 

J’étais tellement habitué à être ici que j’avais fini par avoir une chambre, seul. Heureusement pour celui qui aurait dû être mon camarade, sinon il aurait du vivre la même peine que moi, être en compagnie de cette fille qui, visiblement, ne savait pas tenir en place. Mais peut-être me permettrait-elle, le temps de quelques instants de m’échapper de ma prison mentale. Elle pourrait peut-être faire partir cette souffrance qui me violentait depuis maintenant trop longtemps.  Un nouveau soupir passa la barrière de mes lèvres, alors que je sentais que mon cœur s’affaiblissait, pour finir par vouloir laisser place à des larmes qui ne couleraient jamais. 

« Bientôt dix neuf. » répondis-je froidement, sans même la regarder.

Mon regard se reporta sur mes doigts. A mes mains je pouvais voir toute la force que j’avais perdue. Elles n’avaient plus aucune trace de muscle. Elles avaient retrouvé la faiblesse de celles d’un enfant. Je n’étais plus qu’un corps primitif, ayant fini par revenir aux fondements de ma vie. Solitude et fébrilité.

Je n’avais pas envie de lui parler à celle là. Je sais, je suis lunatique, mais c’est comme ça. J’aime mieux être seul que de me sentir tellement pathétique, au point que l’on m’envoie une fille pour me voir. S’ils croient que mettre une gonzesse à ma disposition peut me faire triper, ils ont du se tromper de gars, franchement. Je n’avais pas spécialement envie d’être seul, mais je ne voulais pas d’une étrangère à mes côtés, que cette dernière porte le nom de Tôgashi, ou non. Finalement, je me décidai à la regarder. Avec toutes ses tâches de rousseur, et son visage d’enfant. Elle était drôle.

Je détournai de nouveau mon regard, avant de m’appuyer sur le dossier relevé du lit. Je serrai la mâchoire, pâle, en transpirant légèrement. J’avais mal au crâne, et j’avais du mal à respirer pour le coup. Je levai cette main fébrile et tremblante à mon front pour essuyer la sueur qui coulait le long. C’est fou comme ça pouvait arriver vite. Je fermai les yeux en tentant de me concentrer sur ma respiration, pour tenter de la rendre régulière et utile. J’avais l’impression d’avoir couru un marathon. Mon corps me faisait souffrir autant que mon cœur.

Je n’étais plus en capacité de faire quoi que ce soit, et je sentais que je m’enfonçai dans une planche aux clous acérés. J’avais l’impression que personne ne pouvait me soulager, comme personne ne pouvait soulager mes démons intérieurs. J’étais bon à la casse.

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya ~ « Le meilleur soutien dans les heures difficiles est la main d'un ami. » [Chloé Tôgashi & Minoru Takeda] Jeu 9 Juil - 8:21
En voyant Takeda soupirer d'un air franchement agacé, je commençai à perdre pied. Et au son de sa voix, toute mon assurance disparut pour laisser place à un énorme malaise. Je n'aurais pas imaginé qu'il serait aussi froid. Il m'arrivait bien souvent d'exaspérer les gens à force de leur imposer mes humeurs, et sur ce point je devais probablement être considérée comme une gamine. Mais ça n'avais jamais eu de réelle importance. Que les gens m'acceptent telle que je suis ou non, je ne m'obligeais jamais à changer pour eux. Alors que devant la semi-hostilité de ce jeune homme, j'étais perdue.

Sans doute avait-il traversé de dures épreuves pour adopter un tel comportement. Que ce soit ce qui le clouait aujourd'hui à ce lit d'hôpital ou ce qu'il avait vécu auparavant, il allait sans dire que la vie, cette sale race, n'avait pas été tendre avec lui.

« Oh merde, soufflai-je d'une voix blanche dans ma langue maternelle. Putain... Je fais quoi, là ? »


Fallait que j'appelle quelqu'un ? Il s'étouffait ? Il faisait un AVC ? Bordel il avait l'air tellement mal... Je me doutais que c'était pas tout rose, l'hôpital, mais je ne m'attendais pas à voir quelqu'un souffrir autant.

« Ça va aller ? Tu veux que j'appelle quelqu'un ? » osai-je malgré tout, une main posée sur le rebord du lit.


Quelle conne... Évidemment que ça n'allait pas. Son regard éteint, son corps amaigri... Ça n'était pas de la pitié que je ressentais à cet instant précis, mais de la tristesse. Une immense tristesse de voir quelqu'un lutter contre la douleur sans pouvoir rien faire pour l'aider. Encore, s'il avait paru disposé à discuter avec moi, j'aurais été en mesure de l'aider un peu. Pas beaucoup, mais au moins à faire en sorte qu'il se sente moins seule. Qu'il ne soit pas livré à lui-même, à sa seule volonté. Ce gars-là se mourrait à petit feu, si ce n'est physiquement, au moins mentalement. Dans de pareilles circonstances, il me semblait que n'importe qui aurait préféré cesser de se battre et se laisser mourir. Je ne savais pas ce que j'aurais choisi si ç'avait été moi, dans ces draps blancs, à qui on aurait laissé le choix entre la vie et la mort. Sans doute aurais-je choisi de vivre, pour connaître enfin le bonheur d'appartenir à une vraie famille. Mais qui sait ce par quoi Takeda était lui-même passait ? Qui sait quelles souffrances il endurait en ce moment même ?

J'étais orpheline, mais je n'avais jamais réellement souffert. J'étais même chanceuse, très chanceuse. Et rien n'aurait justifié que je me plaigne de ma vie jusqu'à aujourd'hui. Un sourire désabusé vint assombrir mon visage. Cette fois-ci, mon père s'était trompé, je n'avais rien à faire ici. Ma présence irritait Takeda au lieu d'alléger sa peine. Et maintenant qu'il semblait souffrir le martyr, rien ne me venait à l'esprit pour le soulager.
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MessageSujet: Re: Hôpital Matoya ~ « Le meilleur soutien dans les heures difficiles est la main d'un ami. » [Chloé Tôgashi & Minoru Takeda] Sam 22 Aoû - 16:44
Rp archivé car datant de plus d'un mois.


Si l'envie de le rouvrir vous prend, merci de me contacter.


Bon jeu !

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