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[Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare]

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MessageSujet: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Ven 14 Nov - 19:07
Le ciel était gris. Un ciel d’automne où virevoltent quelques feuilles mortes au gré du vent. Vent empreint d’humidité. Quelques gouttes de pluie tombent des nuages de temps à autres. Nulle véritable averse. Il ne fait pas vraiment chaud, mais la température est douce pour la saison. Le temps n’est pas des plus propices pour se promener, et pourtant, ce jour-là, le parc de la ville de Tokyo connaissait une influence particulière, principalement composée de jeunes gens, voire plus précisément d’une population presque exclusivement féminine. Elles étaient là, à s’entasser dans un secteur du parc, sautillant sur place pour voir par-dessus la tête des autres filles devant elles. On se s’agglutinait derrière des barrières qui délimitaient tout un secteur du parc, surveillé par des agents de sécurités. Ils étaient là, un peu plus loin. Dès qu’elles pouvaient voir l’ombre de ses silhouettes lointaines dont elles essayaient de déterminer l’identité avec une ferveur féroce, des adolescentes s’écriaient en gémissement stridents et s’extasiaient. Certaines essayaient même de prendre des photographies avec leur téléphone portable.


Pourquoi une telle émule ? N’êtes-vous donc pas au courant ? Mais voyons ! On tourne aujourd’hui, dans ce parc, l’une des scènes de la nouvelle série télévisée pour adolescents qui fait fureur ! Le sublime Hiromitsu Kousuke lui-même serait là ! Il faudrait mieux puisqu’il est l’acteur vedette de la série… Le voir ? Bien sûr ! Si vous fermez les yeux et que vous pensez très fort à cette photo de lui dans ce magazine que vous embrassez tous les soirs en allant vous coucher, et le matin en vous réveillant, vous devriez pour parvenir à vous représenter son image dans votre tête ! Pour de vrai ? En chair et os ? Navré, mais aux dernières nouvelles, ce n’est pas encore Noël ! Et même, ce jour-là, vous auriez presque autant de chance de voir le grand monsieur en rouge descendre par votre cheminée sachant que vous habitez dans un studio de douze mètres carré – et vous avez de la chance ! – qui par conséquent, n’a pas de cheminée ! En résumé, allez-y courrez vous agglutiner pour voir votre idole, vous parviendrez sans doute à voir faire broyer les doigts de pieds et arracher les cheveux par vos prétendus rivales, qui sont tout autant imaginaire que vous puisque vous disposez de même probabilité de réussite de votre objectif, à savoir : zéro !


Fictif narrateur qui domine son univers, laissons-là ces groupies déchaînées pour nous envoler par-delà les barrières de sécurité. Passons outre les acteurs en train de tourner une scène à l’eau de ro…Rooooh ! Ils vont s’embrasser ???! C’est pas possible ! Elle peut pas faire ça ! Ne tombe pas dans son jeu, Kousuke-kun, ou plutôt rôle interprété par Kousuke-kun ! C’est une biiiip ! Elle sort déjà avec le capitaine de l’équipe de foot ! … Oups… Pardon, pour cette interruption, mais nous ne pouvions rester muet face à un tel renversement de situation ! Même si nous savons pertinemment qu’il ne s’agit que d’une série télévisée, bien sûr…


Bref ! Oh ! Mais si nous nous intéressions plutôt à sa jolie et gracieuse silhouette qui semble s’éloigner du lieu du tournage. Une actrice ? Non, une petite amie jalouse qui n’a sans doute pas tenu à assister à une scène de baiser entre son « chéri » et la pimbêche de la série. Oui, en se rapprochant, malgré ses grandes lunettes de soleil noires pour dissimuler son visage et essayer de se la jouer incognito, on reconnaît assez aisément la belle et jeune égérie du parfum préférée des moins de trente ans du moment : Haru K.O ! car tel est son nom de scène. Evidemment, vous n’êtes pas sans savoir que la demoiselle est en couple avec le si séduisant Kousuke-kun, vous pouvez le lire partout dans la presse. Vous ne le saviez pas ? Sortez un peu de votre grotte, bientôt vous allez être aussi poilu qu’un ours si vous continuez à vous laisser aller de la sorte ! Vous voulez que je vous fasse une confidence ? Non ? Comme vous m’êtes sympathique, je le ferais quand même ! Cette romance, c’est de l’intox ! Mais oui, un coup de promotion pour la série, du buzz ! Pourquoi est-elle venue sur le tournage alors ? Etes-vous simple d’esprit ou simplement bête ? Pour entretenir la rumeur, voyons !


Sauf qu’en réalité, la jeune Haruko se demande elle-même ce qu’elle peut bien faire là, puisque Kousuke ne lui accorde pas une seule attention qui semblerait sincère. Déjà qu’elle se pose la question, mais alors si c’est pour le voir embrasser l’autre ! C’était la goutte qui fait déborder le vase, et d’apparence parfaitement sereine, Haruko, jalouse car au fond amoureuse de Kousuke-kun, avait pris poliment congé en prétextant aller faire un petit tour dans la parc, au calme. Une fois, seule, le starlette jeta son sac à main dans l’herbe, laissant s’exprimer sa contrariété, mit un coup de pied dans un tronc d’arbre, et :


« Aïeuh ! » gémit-elle alors que les larmes lui montaient légèrement aux yeux en réaction à la douleur.


Et, oui, ça fait mal…
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Ven 14 Nov - 22:51
Le temps était morose. Les arbres perdaient peu à peu leurs couleurs pour finir dénudés, et le vent ainsi que les gouttes nettoyaient le sol jonché de feuilles ayant péri. Quant à savoir si c'était les nuages ou la pollution qui assombrissait ainsi le ciel, ce n'était pas chose aisée, voir même impossible. Qu'importe à vrai dire, ce n'était pas vraiment un jour à mettre l’orteil dehors, mieux valait rester bien au chaud dans son chez soi, calfeutré dans un bon duvet ou au coin d'un feu bien chaud. Tout humain sensé serait surement dans ce cas, dévorant un roman ou skypant avec des amis. Mais pas Juliet. Rester enfermée toute une journée dans une maison aurait été un calvaire. Alors elle était sorti, malgré le temps. Après tout, qu'avait-elle d'autre à faire ? Pas grand chose... La demoiselle ne connaissait personne dans cette nouvelle ville, dans ce nouveau pays même d'ailleurs, si ce n'est son cousin. Et le contact humain lui manquait. Elle aimait faire de nouvelles rencontres. Elle aimait parler à différentes personnes, rire avec elles, apprendre d'elles, pouvoir compter sur elles. Mais tous ceux qu'elle aimait, elle les avait laissé à Londres... 

Excepté son frère. Normal après tout. Il était pour elle impensable d'imaginer une vie sans lui. Oui, oui, elle avait déjà vécu sans lui jusqu'à ses quatre ans et elle n'en était pas morte. Mais ils avaient grandi ensemble depuis, et cet autre individu s'était mêlé à elle jusqu'à ce qu'ils se confondent et deviennent la partie d'un même tout. Certes, ils n'étaient pas de vrais jumeaux, et la plupart des abrutis leurs rabâchaient aux oreilles quand ils se disaient l'être. Oui, Nowaki était asiatique et elle anglaise, mais au fond, en quoi cela changeait-il ? Ils n'avaient jamais dit que leurs corps étaient jumeaux. C'est leur âme qui l'était. Ainsi, bien qu'ayant un caractère opposé et une vision du monde complètement différente, ils se comprenaient. Et c'était le principal. 

Perdue dans ses pensées, l'ombre d'un sourire aux lèvres, l'adolescente arpentait les rues commerçantes en quête d'une quelconque activité ayant un intérêt pour elle. Mais comme si le temps avait déteint sur son humeur, elle ne se sentait l'envie de rien. Étonnant pour quelqu'un comme Juliet, voir même aberrant. S'enfonçant plus profondément dans le centre, elle arriva à l'entrée d'un parc qui semblait pour le moins animé. Pourquoi, elle n'aurait su le dire. Y avait-il une activité aujourd'hui ? N'étant arrivée au Japon que depuis quelques jours, elle n'était pas très au courant de ce qu'il se passait dans le coin et découvrit donc une foule de fan enragées criant comme des malades et se chamaillant telles des harpies pour espérer voir... A vrai dire elle ne savait même pas quoi, juste que ça devait être rare et intéressant. Mais elle n'irait pas dans ce déluge de coups, elle risquerait de ressortir en shtroumpf chauve. 

Passant donc son chemin, elle finit tout de même par comprendre ce qui se tramait ici en décryptant un cri qui ressemblait plus à de la folie pure que de l'amour. Le pauvre, il avait des cas sur les bras... Ainsi donc, Hiromitsu Kousuke, l'acteur actuellement très en vogue au Japon était dans ce parc. Ça devait donc être uns scène de tournage. Dommage, elle aurait bien aimé pouvoir y assister, mais pas pour ses beaux yeux, dont, pour être franche, elle n'avait pas grand chose à faire mais pour voir leur jeux d'acteurs et observer comment se passait un tournage. Le théâtre était sa passion et elle aimait plus que tout se mettre dans la peau d'un autre, assimilée sa vision des choses et vivre sa vie à sa place. Ce moment où on ne se sent plus soi, où on se donne devant des spectateurs et on change du tout au tout, elle voulait le revivre encore et encore au cours de sa vie. C'est pourquoi, elle avait décidé qu'elle deviendrait actrice, quoi qu'il lui en coûte !

S'étant désormais assez éloignée, les voix n'étaient plus qu'un simple murmure, limite reposant après le brouhaha ignoble qui venait de lui être sifflé aux oreilles. Une silhouette féminine se dessina plus loin et alors qu'elle marchait tranquillement, jeta voilement son sac, telle une furie et se mit à cogner l'arbre. ... Mais dans quel parc était-elle tombée ?! S'était-elle prise pour wonderwoman ? Et pourquoi se poser des questions si stupides au lieu d'aller l'aider ? Trottinant jusqu'à l'asiatique, Juliet vient se placer devant elle, une moue mi choquée mi inquiète sur son joli minois. Regardant d'abord son pied puis son sac qui s'était ouvert et d'où se déversaient divers objets, elle se dirigea vers se dernier qu'elle "remit sur pied" et commença à remplir de nouveau, essayant de ranger un minimum plutôt que de tout jeter en vrac à l'intérieur. 

"Je ne sais pas trop ce qu'il se passe mais... Ton pied va bien ? Tu peux le poser par terre ? Ce serait bête de t'être fait mal de la sorte."


Relevant la tête vers la demoiselle, ses yeux s'ouvrirent de surprise avant de redevenir normaux et lui tendre le sac. Pourquoi portait-elle des lunettes de soleil par ce temps grisâtre ? Étrange... Elle espérait que ce n'était pas un coquard ou autre qu'elle cachait, sinon ce ne serait pas amusant mais grave...
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Sam 15 Nov - 16:55
Haruko ne soucia pas, plutôt, elle ne remarqua même pas que le contenu de son sac à main s’était déversé sur la pelouse après qu’elle l’ait rejeté comme si il avait été cette détestable actrice, qui peut-être était adorable et qui surtout avait pour réputation d’aimer les femmes, une rumeur qui avait notamment porté préjudice à la popularité de la série et ce pourquoi, il fallait d’autant plus mettre en avant la relation entre Kousuke Hiromitsu et Haru Ko, dont les apparitions prochaines dans des épisodes encore non-tournés étaient déjà annoncées.  Quant à ce tronc d’arbre, elle avait tapé dedans comme si… Comme s’il avait été Hiromitsu-kun, lui-même ! Oui, parce qu’elle le détestait ! Elle le détestait parce qu’il l’énervait, parce qu’il était trop parfait et que toutes les filles étaient amoureuses de lui, elle y comprit…

Alors qu’elle sautillait sur place sur un pied, tenant l’autre en l’air entre mains, les lèvres pincés et les yeux bordés de fines larmes sous l’effet de la douleur. Haruko finit par s’immobiliser. Elle relâcha son pied qu’elle reposa par terre, et soupira.

« Je ne suis vraiment qu’une idiote… Pourquoi est-ce que je m’agace pour un baiser ? Ce n’est pas comme si on sortait vraiment ensemble… Nous ne faisons que semblant. Hiromitsu-kun fait semblant de m’aimer et moi, je fais semblant de faire semblant… »

L’adolescente commença donc à pivoter sur ses talons pour s’en aller récupérer son malheureux sac qui venait de subir son excès de jalousie, lorsqu’elle se figea, stupéfaite :

« Eh ?! »

Quelqu’un était en train de le ramasser et de remettre à l’intérieur tout ce qui en était tombé. Une voleuse rodeuse de square ? Que faire ? Ah ? Elle lui a parlé ? Donc elle ne compte pas s’enfuir avec ses affaires en courant ? Pourquoi lui parle-t-elle de son pied ? Ah oui ! L’arbre ! Mince, elle l’a vu ?! Haru qui se croyait discrète, sans doute devrait-elle écouter lorsqu’on lui conseillait d’éviter de se promener en ville ou au parc, toute seule. Il est vrai qu’elle aurait pu tomber sur une personne mal attentionnée… Alors que si Hiromitsu-kun était à ses côtés, il pourrait la protéger ! De toute évidence, le jeune homme se comporterait en héros…
Ah ! Il fallait qu’elle reste connectée à la réalité. Le rêve de Hiromitsu-kun en preux chevalier n’était que reporter pour plus tard !  Ecoutant la question de la jeune fille, Haruko prit appuie sur son pied, juste pour vérifier même si elle était certaine qu’il ne s’agissait là que d’un mal bénin.

« Hum… Oui, ça va ! sourit-elle finalement. Ce n’est pas un autre qui viendra à bout de moi, même si je ne puis parvenir à bout de lui moi-même ! »

Il est vrai qu’en tant que patineuse, l’adolescente en avait connu des courbatures, contusions et hématomes. La seule qui sera parvenue à bout de son ambition fut cette mauvaise fracture.

Après quelques instants d’immobilité, dévisageant derrière les sombres carreaux de ses lunettes cette jeune fille qui agissait avec tant de simplicité, aux traits si occidentaux et pourtant semblant parler un japonais trop parfait pour une touriste lambda, Haruko finit par se rapprocher d’elle et s’agenouiller juste à côté pour finir de l’aider à ramasser. La starlette ne prenait pas autant de précaution avec ses affaires que le faisait l’étrangère à l’exception de cette petite photo qu’elle prit soigneusement entre ses doigts.

« Kousuke-kun… »

Une seconde de rêverie, elle s’empressa ensuite de la glisser à l’intérieur du sac dont elle prit alors les anses et se redressa tout en remerciant l’inconnue :

« Merci beaucoup ! » s’inclina-t-elle poliment pour accompagner ses gestes comme son éducation l’avait accoutumé à se comporter.

Haruko se tut ensuite et fixa son interlocutrice. Elle se demandait si elle ne devrait pas lui donner un autographe en guise de remerciement. La plupart des célébrités agissent ainsi, non ? Cependant, une telle attitude lui paraissait bien présomptueuse. Ses parents n’approuveraient certainement pas une telle prétention de sa part. Déjà qu’ils ont bien du mal à ramener les pieds de son frère sur terre, lui qui s’envole toujours vers des ambitions plus folles les unes que les autres.

« Euh… Je … » commença-t-elle pour finalement ne rien trouver d’autre à dire et en rester là, bêtement.

Puis, une idée lui vint alors en tête ! Que faisait cette jeune fille par ici ? Ne serait-elle pas en train d’essayer de contourner le barrage pour essayer d’approcher la zone de tournage ? Si c’est le cas, pas de chance pour elle, tous les points d’accès sont sous la surveillance d’agents de sécurité.

« Excuse-moi, mais tu … Essaierais-tu d’aller voir le tournage de la série ? »

C’était plus fort qu’elle, Haruko avait besoin de savoir si telle était l’intention de l’étrangère. Si cette fille aussi était une admiratrice de Kousuke-kun…
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Mar 18 Nov - 18:37
Un léger sourire se peint sur les jolies lèvres de l'adolescente, amusée par la tournure que prenait les choses. Si en sortant de chez elle, elle avait cru rencontrer une demoiselle aux allures de star mais aux actions digne d'une sauvage... Surement pas ! Mais ça rendait la sortie amusante. Enfin, pas pour la pauvre qui s'était assurément bien fait mal vu comment elle avait tapé dedans... Se relevant, -ayant été accroupie pour ramasser toutes les affaires éparpillées dans la pelouse- Juliet épousseta son jean avant de fixer de nouveau l'adolescente aux excès de colères assez... Inattendus dira-t-on. Sa remarque de tout à l'heure lui faisait penser à une jeune fille déterminée et coriace, tout à fait le genre de personnes qu'elle appréciait. Et après tout, elle ne serait pas la première sauvageonne à venir élargir son groupe d'amis si cela se faisait. Calant une  de ses longues mèches bruns-roux derrière son oreille, elle lui sorti un de ses plus beaux sourires, aussi rayonnant que le soleil et empli de franchise.

"Mais de rien, ce fut un plaisir !"


Voyant que la brunette semblait être en pleine réflexion -ou hésitation-, elle la laissa tranquille un moment, se contentant de regarder sa silhouette qui lui semblait un brin familière. S'étaient-elle déjà rencontrée ? Impossible, elle était arrivée il y a quelques jours à peine ! Et sa dernière visite du Japon remontait à plus d'un an... Dans ce cas, comment était-ce possible qu'elle est l’impression de l'avoir déjà vu quelque part ? Elle devait surement divaguer, comme d'habitude... Si celle ci ne semblait pas non plus la reconnaître, c'est qu'elles ne s'étaient tout simplement jamais rencontrées. Arquant un sourcil devant le début de phrase avorté, l'adolescente l'encouragea à continuer d'un sourire, curieuse de savoir où l'avait mené son moment de perdition interne. 

Le tournage ? Ainsi elle avait raison, c'était bien une partie de la série qu'on tournait dans ce parc ! Était-elle aussi une fan hystérique qui avait voulu franchir le barrage des gardes -et des harpies- mais n'avait pu ne serait-ce que s'approcher, d'où la vengeance sur son sac ? Après tout, qu'importe ? Il suffisait de demander ! Pas comme si elle avait la langue dans sa poche... Juliet était bien connue pour sa franchise qui manquait parfois de délicatesse, à vrai dire.

"A vrai dire... Pas du tout !" commença-t-elle en riant légèrement. "Je suis arrivée au Japon il y a peu et me suis promenée dans ce parc par pur hasard avant de comprendre qu'il avait été assailli par... Des fans plus ou moins déjantés dirons nous. D'ailleurs, c'est grâce à leur cris, pour le moins aigu, que j'ai compris ce qu'il se tramait."


Ne sachant trop pourquoi cette question avait été posée, elle se demanda si la demoiselle cherchait le lieu du tournage, auquel cas, elle pouvait l'y emmener. Mais elle venait de la même direction qu'elle, donc ce n'était pas envisageable. Dans ce cas... Jalouse ?

"Et... Je ne cours pas après l'acteur de la série, non. Il est certes beau, populaire, et tout ce qui va avec, mais il ne m'intéresse pas. A quoi me servirait-il de fantasmer sur un homme que je ne verrais surement jamais et qui, de plus, en aime une autre ! Ce serait ma foi un sacré coup dans le dos que d'essayer de le voler à cette pauvre mannequin. Cependant, il est vrai que j'aurais aimé voir le tournage, ou du moins, comment ça se passait. A vrai dire, j'étudie le théâtre pour en faire mon métier, alors, ça aurait pu être une belle expérience !"


Se rendant compte de ce qu'elle avait dit, elle mit sa main sur sa bouche désolée. Si elle était, comme elle le pensait, une fan, elle n'allait pas vraiment apprécier ses propos, au contraire... Elle venait même de la casser sans le vouloir. Irrécupérable cette fille !

"Enfin... Après je ne vois aucun inconvénient à apprécier l'acteur, hein ! Si tu l'adores et veut le voir, tu en as le droit... Je suis désolé, j'ai parlé sans réfléchir et n'ai pas fait attention à tes sentiments ! Tu es sur Hiromitsu Kousuke comme les autres, c'est ça ?"
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Dim 23 Nov - 12:31
La réponse de la jeune fille aux traits occidentaux et à la chevelure sauvage ne fut pas celle à laquelle Haru s’attendait et qu’elle s’était préparée à encaisser. Oui, Hiromitsu-kun était une star. Oui, il était adulée par toutes une génération de demoiselle en fleur et en pleine effervescence. Oui, ils ne formaient pas un véritable couple mais une satané mascarade qu’ils se devaient de rendre le plus crédible possible dès lors qu’ils étaient en vue du public. Et pour autant, Haruko parvenait toujours difficilement dans ses pulsions assassines, ses irrépressibles envie d’arracher le scalpe de toutes celles qui viendraient minauder devant lui ! Paraîtrait-il qu’elle ressemble à sa mère…


Puis, elle écouta attentivement le plaidoyer de son interlocutrice, relevant qu’au-delà de son apparence, elle était bel et bien une étrangère du pays du Soleil Levant, sans être une touriste pour autant vraisemblablement, ou alors, juste dans la ville de Tokyo. Peut-être était-elle une provinciale ? Le discours de la jeune fille qui lui était venue en aide, et qui semblait-elle le réaliser, avait été témoin d’une scène peu glorieuse de sa personne dans un état de vague excès de colère - et encore, sa chaussure était restée à son pied même s’il aurait peut-être été moins douloureux, du moins pour elle, qu’il en soit autrement - ne manqua pas de chatouiller les oreilles de la japonaise dont les lèvres frémirent et qu’elle dût pincer afin de ne pas se laisser emporter dans un folle éclat de rire. Car oui, la situation était risible, à l’insu de la pauvre étrangère ignorante - qui avait quand même entendu parler de Hiromitsu Kousuke et vaguement de Haru Ko, ou plutôt de, pour la citer « cette pauvre mannequin ». Il est vrai que cette qualification peina quelque peu la japonaise, était-ce donc cela l’image qui ressortait d’elle à travers tout ce tapage médiatique ? Le public n’était-il donc pas dupé par cette mascarade ? Pourtant, les propos de l’étrangère ne semblaient pas aller dans ce sens, elle plaignait plutôt la « petite amie » de l’acteur. Pourquoi ? Parce que tout le monde la supposait cocue ? Comment pourrait-elle le reprocher à son soit disant petit ami puisqu’il n’était pas véritablement ensemble ? Aussi douloureux que cela puisse être, Haru n’était pas en droit de lui faire une scène de jalousie. Il avait le droit à sa liberté après tout, à la seule condition de rester discret. La personnalité médiatique sage et « parfaite » de Haru Ko faisait office de rachat de fautes, supposées ou avérées, de la part de l’acteur. En un sens, elle était là pour redorer son image, la « purifier ». Mais ce fut la fierté personnelle de l’adolescente qui en prit en coup en réalisant qu’on pouvait avoir de la peine pour elle. Peut-être avait-elle envie de se plaindre et de pleurnicher par moment, mais pas devant tout le monde ! Dans ses veines coulaient l’apanage de ses ancêtres. Oui, cette foutue fierté, certes à un degrés moindre, elle aussi elle en était flanquée !


« Mes sentiments ? » répéta alors Haruko non sans une certaine pointe d’humour dans la voix.





Ce fut en quelques sortes la goutte qui fit déborder le vase. Un vase rempli de larmes, non pas de chagrin mais de rire ! Oh oui, la japonaise se mit à rire à se tordre le ventre. L’étrangère allait vraiment la trouver très étrange, mais cette manifestation à la fois joyeuse et nerveuse était irrépressible. Haru ne pouvait ni la contenir, ni la réfréner. Elle en vint jusqu’à chercher appui de sa main sur le tronc de l’arbre, celui-là même qu’elle avait frappé précédemment. Au bout d’une ou deux minutes, l’adolescente finit par reprendre son calme et sa respiration.


« Ne t’inquiète pas, je commence à avoir l’habitude qu’on ne se préoccupe pas de mes sentiments, répondit-elle pourtant avec fraîcheur et un doux sourire aux lèvres. Je crois même que tu t’es montrée plus prévenante que bien des gens de mon entourage ces derniers temps ! Et non, je ne suis pas « comme les autres »! » rectifia-t-elle avec douceur même si en son for intérieur, elle grinçait un peu des dents.


Peut-être pouvait-elle être considérée comme une fan qui ne vaut pas mieux que les autres, mais la starlette ne s’intéresse pas tant à Kousuke-kun la célébrité qu’à sa véritable personnalité, celle qui lui semble encore insaisissable et dont elle a pourtant la chance d’être plus proche que toutes celles qui ne voient le jeune homme qu’à travers un écran ou sur le papier des magazines. Soudain, Haru claqua la baume de sa main devant sa bouche réalisant sa franche familiarité peu habituelle, du fait de son éducation notamment.


« Excusez-moi ! s’inclina-t-elle. Je vous ai tutoyé ! »


La japonaise se redressa.


« Alors vous seriez intéressée par la carrière d’actrice ? A vrai dire, moi aussi, j’ai très envie de découvrir ce métier ! »


Haruko réfléchit, hésita, puis, ne put résister à l’envie qui venait de lui passer par la tête.

« Si je vous disais que je connais un moyen d’accéder potentiellement à la zone de tournage, ça vous dirait de m’accompagner ? »
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Sam 6 Déc - 13:06
Abasourdie, Juliet vit la jeune fille en face d'elle partir dans un fou rire incontrôlé dont elle ne comprit pas la cause. Avait-elle fait quelque chose de drôle ? Sorti une boulette monumentale ? Apparemment oui... A moins que la demoiselle soit lunatique et passe aussi facilement de la colère subite au rire soudain. C'était... Déconcertant à vrai dire. Néanmoins, un sourire fleurit sur ses lèvres, heureuse d'avoir pu lui être utile ne serait-ce qu'un peu en lui faisant oublier ses soucis, si tel était la cause de son excès de colère antérieure. L'adolescente était cependant curieuse de savoir en quoi ses propos étaient risibles. Oui, elle avait évoqué ses sentiments, et alors ? N'avait-elle rien compris à la situation ? Ou se mêlait-elle de ce qui ne la regardait pas ? A moins que ce ne soit les deux... Oh et puis zut ! Pas besoin de se prendre la tête pour si peu ! Elle riait, c'était le principal. S'apprêtant à ouvrir la bouche pour savoir d'où venait cet amusement, elle fut devancée par l'asiatique qui reprit la parole pour s'expliquer. 

Ainsi donc elle s'était montrée prévenante ? Et c'était ça qui était drôle ? Si l'adolescente ne comprenait toujours pas, elle abandonna cette part du mystère pour se concentrer sur ses mots. Comment en trois phrase avait-elle pu se préoccuper plus d'elle que son entourage ! Cela paraissait invraisemblable. Et pourtant, elle ne semblait pas mentir, loin de là. Ni vraiment en pâtir vu le doux sourire qui était venu agrémenter son joli minois. Son visage se peignit un instant de tristesse avant de redevenir aussi jovial que d'accoutumé, pour ne pas gêner la demoiselle. Pas comme les autres ? Dans le sens où elle ne l'appréciait pas ? Ou alors, parce qu'elle était différente d'elles ? 

"Je vois. Heureuse de savoir que je ne suis pas tombée sur une furie dans ce cas !" répondit-elle tandis que son sourire se transformait en un léger rire mélodieux agrémenté d'u clin d’œil. "Excuse moi pour la méprise dans ce cas, je ne savais juste pas si j'en avais trop dit."


S'en suivit alors des excuses de sa part pour l'avoir tutoyé. Il est vrai qu'elle était au Japon ! Et là-bas, ils ne se tutoyaient pas entre eux, ou alors pas entre étrangers. Elle aussi avait manqué de politesse pour l'avoir tutoyé la première ! Et pourtant... Ça lui semblait tellement plus naturel de parler ainsi avec une fille de son âge ! Mais la coutume était ainsi dans ce pays, alors elle n'y pouvait pas grand chose. 

"Pas de soucis. C'est plutôt à moi de m'excuser puisque j'ai moi-même commencé à être familière. Je n'ai pas trop l'habitude de vouvoyer les gens, mais ça n'excuse pas ma conduite. Enfin bref, cela dit, ça te... Vous dérange si je vous tutoie quand même ? On a surement environ le même âge."


Hochant d'abord la tête suite à l'affirmation de l'asiatique, Juliet ouvrit de grands yeux quand elle apprit qu'elle aussi aimerait percer dans ce milieu. Si elle la vit comme une rivale ? Pas le moins du monde ! Ou plutôt, oui et non. Oui parce qu'elle avait comme tout un chacun le même pourcentage de chance qu'elle de réussir, voir même de la dépasser. Et non parce que bien qu'en "compétition", elle n'était pas du genre à se faire des ennemies. Au contraire, elle était heureuse d'avoir trouvé quelqu'un avec qui partager un tant soit peu ce rêve. Mais ce qui la choqua d'autant plus, c'est la suite de son discours. Accéder au tournage ? Comment cela pouvait-il décemment se faire alors que des centaines de demoiselles se trouvaient empêchées de ne faire ne serait-ce qu'un pas dans la direction qui avoisinait cette zone "top secrète" et excessivement bien gardée ! Qui était-elle vraiment ? La jeune fille avait sa curiosité piquée au vif. 

"Heureuse d'avoir trouvé quelqu'un qui partage la même passion que moi ! Et oui, évidemment, si cela était possible, je t'accompagnerais avec joie ! D'ailleurs, je ne me suis pas présentée. Je suis Juliet, Juliet Shakespeare. Et toi, quel est ton nom ?"
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Mer 10 Déc - 16:39
Nowaki jeta un coup d’œil vers le ciel par l’embrasure de la porte, avant de pousser un minuscule soupir, et de franchir le seuil et de se retrouver dehors. L’air était frais et humide, et le léger parfum iodé rappelait la présence de la mer que la pollution ne parvenait pas complètement à masquer. Dans le ciel, des nuages gris clair s’amoncelaient comme un doux édredon, dissimulant une partie de la lumière et de la chaleur du soleil, ce qui avait poussé le jeune japonais a passé au dessus de la chemise grise et du pull noir qu’il portait, un manteau de la même couleur qu’il avait laissé ouvert, le vêtement étant encore trop chaud pour la saison.

Le jeune musicien attendit quelques instant son cousin qui l’accompagnait en contemplant pensivement le ciel nuageux. Le temps était presque le même qu’à Londres, la pluie en moins. Il laissa échapper un léger soupire en se mettant en marche, bien qu’il soit très heureux d’être revenu au japon après avoir vécu presque quinze ans en Angleterre,  et de retrouver le pays dont il était originaire, ainsi que Minoru, il ne pouvait oublier le royaume où il avait grandit. Si il était japonais de sang, une partie de lui appartenait définitivement au Royaume-Uni.


Le jeune homme enfonça ses mains dans ses poches, laissant ses doigts retrouver l’objet qui ne le quittait jamais : son IPod, car il faut bien avouer que c’est nettement moins encombrant qu’un violon, tandis que les autres autre effleuraient le téléphone portable qu’il avait glissé dans sa poche juste avant de partir, ou plutôt d’être mit dehors.
Car c’était bel et bien ce qui s’était passé.

Maintenant que la famille s’était installée à Tokyo, Minoru était souvent invité. Mais lui et Nowaki n’était pas cousins pour rien : ils avaient autant de goûts pour la conversation que pour la foule, si bien qu’ils avaient préférés rester au domicile des Shakespeares tandis que Juliet partait se promener dans le parc. Jusqu’à ce que Satomi décide que les deux « enfants » devaient aller prendre l’air, et les deux garçons s’étaient finalement décidés à rejoindre Juliet.


Le trajet se passa en silence, sans grand changement pour les deux japonais en comparaison à un peu plus tôt, à la différence près qu’ils étaient dans les rues de Tokyo, et non plus à l’intérieur. Mais ce n’était pas un silence pesant, au contraire, c’était le genre de silence qui laisse à chacun la liberté d’être dans ses pensées, sans pour autant s’y immergé complètement. « Les hommes qui parlent le moins sont les plus vaillants. » avait dit Shakespeare, et une nouvel fois, il tendait à croire qu’il avait raison.
Silence qui fut brisé dès qu’ils arrivèrent près de l’une des entrée du parc, donnant à Nowaki un bref mouvement de recul lorsque la vision d’une foule agglutinée et compressée se  superposa au brouhaha nettement perceptible à des mètres de distance.
Instinctivement, il indiqua du menton un sentier qui s’éloignait de cette masse humaine. Bien qu’il ne soit liée à sa jumelle par aucun lien télépathique, ni quelque chose de semblable comme certains jumeau le sont, ils avaient passé tellement de temps ensemble que c’était tout comme. Elle était sans aucun doute la personne qui le connaissait le mieux, et réciproquement.

Ils continuèrent à traverser le parc jusqu’à ce que le bruit entendu un peu plus tôt ne soit plus qu’un vague murmure, c’est alors que la silhouette bien connue de sa sœur apparue. Nowaki s’approcha, restant néanmoins à une certaine distance pour ne pas couper la conversation dans laquelle la jeune anglaise était plongé avec une jeune fille d’environ son âge.
Cela n’étonnait pas outre mesure le musicien, qui savait que contrairement à lui, la jeune fille avait le contact plus que facile. Ne voulant pas la déranger, il murmura simplement, le sourire invisible sur ses lèvres, présent dans sa voix.

« Juliet… »
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Ven 12 Déc - 21:38
Voilà qu'aujourd'hui je me faisais virer de chez les Shakespeare, accompagné de Nowaki, sous prétexte qu'il fallait qu'on prenne l'air, alors que Juliet (dont je n'arrivais toujours pas à prononcer le nom) était partie faire un tour au parc. Il avait semblait naturel pour sa mère que Nowaki et moi la rejoignons, évidemment... C'est machinalement que dans l'intérieur de ma veste en cuir, j'avais récupéré mon paquet d'indus. J'en fumais toujours en hiver, parce que je n'aimais pas rouler. Il faisait trop froid, et ce n'était pas évident avec des gants. Toujours en cuir. Parce que j'aime ça. Alors, je l'ai allumé, et j'ai tiré une latte, qui a semblé me soulager. J'aimais ça. Plus que tout le reste je pense. Parfois je me disais qu'il fallait vraiment que j'arrête, parce que récemment l'état de mes poumons s'était aggravé, du coup, il fallait que j'aille faire des radios, chose que j'avais évidemment tues à toutes les personnes autour de moi, pour ne pas les inquiéter inutilement. Enfin, surtout au sujet de Nowaki et Juliet. Cette dernière « m'engueulait » depuis toujours quand j'allumais une cigarette et qu'elle était là. C'était un énorme paradoxe cette nana, parce qu'elle me faisait la morale, avec le sourire jusqu'aux oreilles. J'ai passé rapidement le côté de mon doigt sous mon nez, chose que je faisais régulièrement quand je repensais à un souvenir avec l'un ou l'autre. C'était ma façon à moi de cacher mon sourire. Mais Nowaki le savait. Donc, je ne sais pas pourquoi je le faisais. Il arrivait toujours à lire dans mes expressions. C'était un peu un tique je pense en fait. En fait, tant pis, j'me cachais pas vraiment de Nowaki en vrai.

Cependant, il ne semblait pas être plus bavard que moi, et même si, par moment, tout pouvait changer, en cette après-midi, il ne semblait pas que lui ou moi soyons enclins à la conversation en vérité. Je continuais de tirer sur ma clope, tout en regardant le paysage autour de moi. Un paysage urbain quoi. De toute façon, j'avais toujours grandit en ville après tout, c'est pas comme si la campagne me manquait, ou les beaux paysages de carte postale. J'en avais jamais vu, et ça m'était un peu égal. Et puis, j'pourrais toujours y aller plus tard. En fait, j'm'en fou. J'ai l'parc de Tokyo, ça m'suffit.

J'ai jeté mon mégot à mes pieds, avant de l'écraser de ma grande rangers, et de fourrer mes mains dans mes poches, même au travers des gants, le froid passait, venant me mordre les doigts. J'avais froid. J'aimais pas l'hiver. Mais j'aimais pas non plus l'été, parce qu'il y faisait beaucoup trop chaud en fait. Je me contentais juste de vivre. Comme une limace, j'me traînais sur plusieurs années de ma vie. Ouais, trop bien. 

J'suis con. J'me suis fait rire avec cette métaphore. J'ai voulu la dire à Nowaki, mais j'me suis dit qu'il allait me prendre pour un con.

« Tu trouves pas que je ressemble à une limace ? » J'ai demandé hyper sérieusement en vrai.

On est arrivés dans le parc, quand on a vu des gens se monter les uns sur les autres en hurlant. Ça m'a saoulé, et j'ai soupiré. Putain, ils faisaient chier. Ils feraient mieux de nous foutre la paix. Oh. J'viens de me souvenir. Y'a une nana dans le bahut qui en a parlé. Y'a une sorte de tournage. Ça m'avait marqué, parce que j'm'étais dit que justement, fallait pas que j'aille au parc ce jour là, pour avoir la paix. Évidemment, entre temps j'ai oublié. Ça fait franchement chier hein. J'aurai dû le dire à Nowaki. J'lui aurai proposé d'aller manger des Takoyakis près du temple. J'aimais bien aller là-bas. C'était calme, et c'était plutôt cool, c'était bien.

Du coup, Nowa s'est décalé, et a prit le chemin opposé. Bon choix. Je l'ai alors suivi, toujours les mains dans les poches de mon baggy, en train de regarder le ciel. J'regardai pas vraiment où j'allais. Au final, il s'est arrêté, et j'lui ai foncé dedans. Quel con, il pourrait prévenir. Comme j'étais beaucoup plus imposant que lui, j'l'ai rattrapé pour pas qu'il tombe, par le bras.

« Désolé. » j'ai lâché, mais sincèrement.

Quand j'ai regardé devant moi, parce qu'il avait murmuré le nom de sa sœur, j'ai pu voir Juliet. Mais elle était de dos. Elle parlait avec une fille de son âge, visiblement. Oh. Sa tête me disait quelque chose. Elle était peut-être au bahut, et j'l'avais p'têtre croisée dans les couloirs de Miyusaki. Enfin, j'm'en fou sinon. Alors j'l'ai pas regardé plus longtemps, me concentrant surtout sur le petit caillou qu'il y avait à mes pieds. Histoire qu'on évite d'me parler quoi.

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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Sam 13 Déc - 18:02
Rencontre hasardeuse, rencontre heureuse ? Tout du moins, cette rencontre fortuite s'annonçait sous de bons augures. La jeune fille avait vraiment l'air très sympathique et enjouée ! Haruko les imaginaient déjà toutes les deux en train de faire une partie de cache-cache dans le parc pour essayer de s'infiltrer jusqu'à la zone de tournage. Infiltration tout à fait inutile puisque la jeune mannequin japonaise disposait d'un laisser-passer, mais juste pour le "fun" ! Parce que d'une certaine façon, la vie d'une jeune starlette était faite de strass et paillettes mais manquait cruellement de fantaisie. C'est vrai quoi, c'est ennuyeux de devoir constamment faire attention à son image et forger le moindre de ses faits et gestes pour rester fidèle au personnage médiatique qu'une autre personne a décidé que vous deviez interpréter. Ah ça, si les gens la voyaient affalée à l'envers sur son canapé, en pyjama, le poil qui recommence à repousser sur ses pattes en attendant la prochaine séance d'épilation chez l'esthéticienne dans les deux jours à venir, en train d'injurier les joueurs adversaires et d'engueuler, grâce au micro du casque qu'elle porte sur la tête qui la relie à ses coéquipiers sur Seiichi pour une boulette qu'elle vient de commettre mais que de mauvaise foi elle reporte la faute sur un autre. Ah oui, car la fratrie Kaïto possède un point de caractère commun : ils sont tous les deux mauvais perdants ! La différence réside dans le fait que son frère cadet parvient à ne pas le montrer - sauf avec elle et Seiichi, où il ne s'en cache plus - alors que Haruko elle garde très difficilement son sang-froid en cas de défaite. Son père dit qu'elle tient ce doux tempérament de sa mère...

"Bien sûr ! Tu as raison, ce sera bien plus agréable de nous tutoyer !sourit chaleureusement Haruko qui sentait monter en elle l'enthousiasme. Oh ! Et, méfie-toi de l'eau qui dort !" ajouta-telle en référence à la furie et en tirant très discrètement la langue à défaut de pouvoir lui adresser un clin d'oeil visible derrière ces lunettes de soleil.

Dès qu'elle rencontrait une personne avec qui elle sentait le feeling passer, un échange sincère et spontané non pas dictée par sa célébrité, Haruko était presque chaque fois d'un petit grain de folie. Une folle envie de s'amuser ! Et indirectement, rien que le fait de se montrer dans la zone du tournage accompagnée d'une parfaite inconnue allait faire du grabuge qui ne manquerait assurément pas de la faire sourire. Elle les imaginait déjà tous se poser des questions sur cette inconnue. Une inconnue qui plus est qui ne chercherait à tourner autour de Hiromitsu-kun ! Vraiment, la jeune mannequin allait pouvoir gouter pleinement son plaisir.

"Shakespeare ? répéta-elle amusée. Ce n'est pas un nom banal ! Et associé au prénom Juliet encore moins ! Tu dois être anglaise, alors ? Mon père aussi a des origines anglaises, et il se prénomme William, c'est amusant, non ?"

"Mince ! Poser cette simple question à le don de rendre toute joyeuse qui pourrait être amusante dénuée de toute once d'amusement..."

"Et je me prénomme Ha... Euh..., hésita-t-elle soudainement sur le nom sous lequel elle devait se présenter. Haru... HaruKo ?" prononça-t-elle soudainement presque timide.

Puis, elle enchaîna rapidement pour passer ce moment d'hésitation :

"Si c'est possible ?" répéta-t-elle avec malice.

Haruko se rapprocha vers Juliet dans une attitude de confidence, penchée vers elle, elle releva ses lunettes sur sa tête pour révéler son visage.

"Je vais te confier un secret..."

"Juliet..."

Une voix masculine vint les interrompre. Haruko remarqua alors à quelques mètres dans le dos de Juliet, un jeune homme suivit de près par un autre qui d'ailleurs lui rentra dedans avant de s'excuser brièvement et de baisser les yeux faire le sol pour se concentrer sur... un cailloux ? Quoi qu'il en soit, deux garçons tombés du ciel venait d'apparaître ! Deux beaux garçons dans les bruns ténébreux aux visages renfermés, si... Si ! Nyaaaaaaah !

Haruko s'empressa de se décaler pour se présenter à eux en s'inclinant poliment.

"Bonjour ! Je suis enchantée de faire votre connaissance !"

Quelle chance ! Rencontrée cette fille sympathique et qui en plus semble connaître d'aussi beaux garçons ! C'était son jour de chance !!!

Minute...

Ne se méfiait-elle pas de Juliet au départ la soupçonnant de pouvoir vouloir se servir d'elle pour approcher Hiromitsu-kun ? La pensée qu'elle venait d'avoir ne ressemblait-elle pas à ce qu'elle aurait reproché à d'autres ? Si... Haruko secoua légèrement la tête pour se remettre les idées en place, et soit dit en passant l'existence de Hiromitsu-kun qui impliquait immanquablement d'envisager tout flirte avec un autre garçon. Puis, l'adolescente se tourna, toujours souriante vers l'anglaise :

"Ce sont tes amis ?"

Elle se tourna à nouveau vers les deux garçons :

"Je me prénomme Haruko ! Enchantée !" répéta-t-elle, polie et enjouée.
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Lun 22 Déc - 11:43
Décidément, Juliet avait bien fait de sortir en cet après-midi hivernale ! Si au départ le temps l'avait rendu un peu morose, désormais elle rayonnait de joie à l'idée de pouvoir se rapprocher d'une jeune fille de son âge. Sa première amie en dehors de l'établissement ! Ça sonnait plutôt bien. Si elle n'avait jamais été seule depuis qu'elle était arrivée, grâce à Nowa et Mimi, elle n'avait cependant pour le moment fait aucune sortie entre filles, comme à l'époque en Angleterre. Et d'un coté, ça lui manquait horriblement. Pas qu'elle n'aime pas être seulement en présence d'hommes, au contraire, souvent ils étaient moins compliqués ! Mais avoir une amie proche était vraiment quelque chose qui lui tenait à cœur. Et celle ci semblait être ouverte, joyeuse et souriante, un petite rayon de soleil ! Elle devait se méfier de l'eau qui dort ? Amusant ! Bien qu'elle ne sache pas vraiment de quoi il pouvait bien en retourner, elle sut que ce n'était pas vraiment grave en la voyant tirer la langue. 

Apparemment, entendre son nom l'amusait grandement. Il est vrai qu'il était peu commun, et que ses parents avaient du bien s'amuser, voir se lancer un pari pour lui donner. Enfin qu'importe, s'il pouvait apporter joie et bonne humeur, la demoiselle le portait avec fierté. De toute façon, elle n'avait jamais été vraiment sensible aux critiques ou à la moquerie. Et elle ne semblait pas rire méchamment. 

"Oui, je suis anglaise ! Oh je vois, donc tu as des origines aussi ! William ?" répéta-t-elle en se mettant à rire. "Effectivement, c'est amusant. Qu'elle coïncidence !"


Alors que l'occidentale lui avait demandé son prénom, la jeune fille semblait hésiter à lui donner. Avait-elle posé une question tabou ? Pourtant, un prénom n'était jamais qu'un prénom... Et elle ne voyait pas où était le mal. A moins qu'elle ait été trop familière ? Non... Ça ne semblait pas être ça. Sa réflexion fut avortée au moment où celle ci lui donna enfin son prénom. Haruko ? Joli ! Pourquoi cacher un tel nom ? C'était assez étrange... Et maintenant elle voulait lui confier un secret ? Focalisant son attention sur son visage, elle vit petit à petit son minois aux traits familiers se dévoiler tandis que ses lunettes se relevaient sur le haut de sa tête. Familiers ? Oui, c'était l’impression qu’elle avait eu en la rencontrant ! Ainsi elle ne s'était pas trompée ? Mais dans ce cas, pourquoi n'arrivait-elle pas à mettre un nom sur ce visage ? Elle ne connaissait pourtant aucune Haruko... Une voix qu'elle connaissait bien l'appela et elle se retourna instinctivement, n'ayant pas le temps de réfléchir au problème plus longtemps. 

Son frère se tenait à quelques mètres d'elle, la fixant tandis que son cousin semblait vouloir disparaître. C'est du moins l'impression qu'il donnait en fixant intensément le sol de la sorte. Et le couple qu'ils formaient n'en était que plus drôle, si bien que la demoiselle avait du mal à se retenir de rire. Que c'était-il passé ? Elle ne le savait, mais il se pouvait que Minoru est commis une bêtise. Bah, qu'importe ? Ça ne devait pas être bien grave. Les accueillant de son éternel sourire, elle laissa sa nouvelle amie se présenter joyeusement. C'était bien la première fois qu'une fille saluait Minoru avec autant d'entrain devant elle ! Et cette petite chose suffit à la rendre heureuse, ne comprenant pas un instant ce qui se passait dans le cerveau de l'asiatique. 

"Ahah, plus que mes amis, ils font parti de ma famille ! Le grand baraqué, c'est Minoru Takeda, mon cousin et celui qui est un peu plus petit et fin avec les mains dans les poches, c'est Nowaki Shakespeare, mon frère !"


Les détaillant de nouveau, un sourire illumina son visage devant l'évidence qui s'imposait à elle.

"Maman vous a mit dehors  ?"


Riant insouciamment, elle leur fit un clin d’œil avant de se tourner de nouveau vers l'adolescente à ses cotés.

"C'est toujours ok pour le tournage ? Ces deux là peuvent venir avec nous ?"


Si Juliet comptait les entraîner avec elle sans leur demander leur avis ? Evidemment ! Après tout, elle avait toujours procédé comme ça, et ils semblaient errer comme des âmes en peine, alors, autant les emmener faire quelque chose d'intéressant. D'ailleurs, si Haruko semblait aussi confiante pour le tournage, n'était-ce pas parce qu'elle en sortait et avait été autorisé à passer ? Non, impossible... Elle se disait elle même différente des fans d'Hiromitsu Kimura ! Mais attendez... Si elle connaissait ce visage... C'est parce qu'elle était une mannequin connue dans le milieu ! La célèbre Haru KO qui sortait désormais avec la star du tournage justement ! Dans ce cas, elle avait vraiment fait une énorme boulette tout à l'heure en l'assimilant aux furies qui cherchaient à lui dérober son homme ! Enfin, le moment n'était pas aux excuses, elle aurait tout le loisir de le faire plus tard. Et puis de toute façon, star ou pas, elle n'était qu'une jeune fille comme une autre. Juliet ne changerait pas de comportement, elle avait décidé qu'elles seraient amies, et ce serait le cas ! Ce n'était pas Haru KO qu'elle appréciait ou même avait sous les yeux, mais bien une lycéenne comme elle du nom d'Haruko. Du moins, c'est comme ça qu'elle voyait les choses.
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Mer 24 Déc - 18:23
« Absolument pas. Répondit laconiquement, mais sérieusement Nowaki à son cousin. Tu me fais penser à un humain, c’est tout. »

Le jeune japonais n’avait aucune idée du genre de réponse que son cousin attendait de lui, mais n’ayant pas reçu de précision particulière quand à ses attentes, il s’était contenté de lui répondre à l’aide de la logique blasé qui accompagné son regard nuit.


C’est avec ses deux prunelles que le jeune homme détailla durant quelques secondes la jeune femme avec qui sa jumelle discutait sympathiquement. Ses traits fins sculptaient un visage agréable, sur lequel deux jolies lèvres rosés, et deux iris d’un brun sombre ressortaient parfaitement, le tout entouré d’une cascade me mèches assorti à ses yeux tombant jusqu’au milieu de son dos. Et avec ses lunettes de soleil relevé, son visage lui disait vaguement quelque chose…
Le jeune homme laissa échapper un imperceptible soupire, fatigué de sa propre incapacité à reconnaître un visage. Pas physionomiste pour deux sous, le japonais ne comptait plus le nombre de fois où des camarades de classe les avaient abordé dans la rue, et où il les avait reçu avec un distant « qui êtes vous ? » qui avait laissé planer un froid, que seul le rire de sa sœur savait briser. Ce n’est lorsque qu’il fut légèrement bousculé par son cousin qui sorti de ses pensés, chassant les excuses de Minoru d’un revers geste vague, tout en s’excusant également de s’être arrêté si brusquement.

Abandonnant ce détail concernant le visage de l’inconnu de côté, il s’inclina à son tour devant la japonaise, avant de déclarer de son sempiternel ton neutre et froid.

« Le plaisir est partagé. »

Laissant sa jumelle faire les présentation, il se tourna légèrement vers son cousin qui semblait passionné par les cailloux du sol. Le sentier dissimulerait-il quelque chose d’une valeur insoupçonnée qui pourrait étayer leur balade jusqu’à Juliet et sa nouvelle amie d’autre chose que de la foule bruyante et des rues de Tokyo ? Accordant au sol toute l’attention de ses deux prunelles d’obsidienne afin d’essayer de deviner ce qui captait autant l’attention de son presque frère.
Mais il avait beau scruter les cailloux, le jeune musicien ne parvenait pas à déterminer ce qui retenait autant l’attention de son cousin, heureusement, Juliet détourna rapidement son attention.


"Maman vous a mit dehors ?"

Devant l’évidence qu’elle énonçait, le jeune musicien ne répondit que par un hochement d’épaule fatalise et un léger frémissement des lèvres. Certains aspects des personnalités de Satomi et de Juliet se ressemblait, comme cette manie, de pousser les gens a faire ce qu’ils n’avaient pas forcément envie de faire, avec pour meilleur argument leur sourire. Simple, mais totalement imparable… Enfin, ce jour là, ni l’un, ni l’autre n’avait émis beaucoup de réticence, sachant qu’avec Satomi, comme avec Juliet, ils n’avaient aucune chance de faire face.


Il s’avança d’un pas, juste au moment où sa sœur s’adressait une nouvelle fois à la jeune femme qui s’était présenté quelques minutes auparavant sous le prénom d’Haruko, ses oreilles captant ce qu’il interpréta comme un fragment de la conversation qu’ils venaient de couper. Haussant légèrement un sourcil lorsqu’il entendit le mot « tournage », mais il abandonna rapidement l’idée de poser la moindre question, sachant que de toute façon, Minoru et lui suivraient sans doute le mouvement.
Comme si on leur avait laissé le choix…


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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Sam 27 Déc - 18:14
Comme je m'y attendais, la réponse de Nowaki fut simple, précise, et pleine de logique scientifique. A son image quoi. Pas la peine de se prendre la tête avec des explications de trois plombes alors qu'une simple réponse est bien plus efficace, et compréhensible, par la même occasion. J'ai finalement regardé le ciel, jusqu'à ce que nous arrivions aux filles.

Au final, il semblerait que mon caillou ait attiré le regard de beaucoup de monde. Il n'avait rien de spécial, juste que j'avais fini par me perdre dans mes pensées, alors que la jeune fille qui accompagnait Juliet commençait à nous parler assez rapidement. Mais j'savais que Juliet finirait par prendre la parole à notre place, pour nous éviter de parler, et peut-être même de la mettre mal à l'aise, cette nouvelle jeune fille. J'ai finalement relevé la tête quand Nowaki a parlé, et j'ai juste adressé un petit signe de la tête à cette nouvelle connaissance, ne sachant trop comment m'y prendre. J'suis pas doué pour les nouvelles rencontres, encore moins quand il s'agit de filles. C'est même pire quand elles sont jolies comme là. Ouais, même derrière mes airs de gros balourds j'aime bien les jolies filles, et alors ? Ça dérange quelqu'un ? Si personne le sait, y'a pas de soucis, alors il faut arrêter de me saouler deux secondes. J'suis pas un gros bourrin qui fonce dans le lard hein. J'drague pas, et surtout, j'approche rarement les nanas, parce qu'après on me traite de pervers, ou on veut se battre avec moi, même si c'est juste pour rendre un ipod !! J'ai lâché un soupir las, laissant les choses suivre leur cours, puis, j'ai de nouveau levé la tête pour regarder le ciel. Ah. On dirait qu'il va pleuvoir. Merde. J'ai oublié de prendre un parapluie.

Au final, Juliet nous a demandé si Satori nous avait jeté dehors. Bah, je ne serai pas venu au parc sinon... J'étais bien au chaud, et en plus, on était sûrs qu'on n'allait croiser personne au moins ! Mais bon, elle n'était pas chiante la pote de Juliet, elle parlait surtout à ma cousine, et elle nous laissait plus ou moins tranquille. C'est sympa de sa part. Parce que je ne sais pas parler aux gens. J'pense qu'elle finirait par demander à Juliet à ce que je parte parce que je fais peur. On demande souvent ça quand j'suis incrusté avec des gens. Pas que quand j'suis avec mes cousins hein, mais régulièrement. De toute façon, ma mère veut plus que je les approche, du coup, il va falloir que je trouve un moyen de m'en éloigner. C'est vrai qu'j'suis pas une bonne fréquentation, y'a qu'à regarder comment m'mattent les gens... BAAAAAH regardez moi j'suis un gros troll. Ah. J'suis con. Au final, quand elle a donné son nom, j'ai remit sa tête. C'était un mannequin célèbre au Japon. J'me rappelle l'avoir vu dans un magazine que ma mère avait acheté pour me montrer ce qu'elle voulait pour son anniversaire. C'était le chapeau que cette demoiselle portait sur la photo. Je ne lui avais jamais trouvé, et j'avais prit autre chose. Elle avait fait la gueule j'me rappelle. J'y suis pour rien. En plus, j'y avais passé mes économies dans son cadeau de merde.

Au final, Juliet a parlé de nous emmener sur le tournage. Le tournage de quoi ? Là où y'a toutes les nanas hystériques ? Mais c'qui qu'on va voir ? C'pas important, c'nul même d'aller sur un tournage. En plus, elles sont tellement folles qu'elles vont nous écraser. Qu'y'en ai aucune qui ne fasse mal à Nowaki ou à Juliet. J'la massacre sinon.

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Shakespeare Nowaki et Takeda Minoru… Mignons les deux garçons mais pas très bavards… C’est affreux comme les gens silencieux peuvent donner envie à Haruko de le faire parler ! Non, non, elle n’était pas du genre à fuir les beaux bruns ténébreux ! Au contraire, sans doute avait-elle lu un peu trop de shojo et vu un peu trop de drama, résultat elle ne pouvait s’empêcher de vouloir percer à jour la personnalité secrète des jeunes hommes mystérieux - sans même avoir conscience que l’un des plus secrets s’avérait en fait être un de ceux les plus proches d’elle : Hiromitsu-kun ! Ils ne s’en doutaient pas encore, mais elle n’était probablement pas prêtes de les lâcher avant qu’ils ne se dérident un peu, même si l’un avec ses joues de Koala tout doux et l’air avec ses airs de gros durs bougons, lui paraissaient tellement :

« KAWAIIIII ! »

Bref ! Reprenons notre calme et revenons-en à nos moutons, sans imaginer ces deux-là déguisés en mouton s’il vous plaît ! Ainsi, quand Mazeppa… Euh, non, c’est pas ça !

Ainsi donc, après ces joyeuses présentations riche d’enthousiasmes et de dialogues notamment de la part des deux nouveaux arrivants, les deux adolescentes se retournèrent l’une envers l’autre histoire ne de pas discuter uniquement dans le vide, sinon, Haruko aurait bien pu continuer à converser avec son nouvel ami l’arbre auprès duquel elle devait notamment de plates excuses, même si dans le fond, d’eux deux, sans doute - assurément - était-elle celle qui avait le plus souffert, et à l’instar de certains draps qui se souviennent d’un homme ayant rêvé si fort, dans le cas présent fut-ce son pieds qui en gardait un souvenir qui ne se dissipera pas avant plusieurs jours probablement. Bref ! Nos deux protagonistes abordaient le sujet du fameux tournage ayant lieu dans une zone balisée du parc afin d’éviter tout désagrément provoquer par les émeutes féminines qui s’agglutinaient contre les barrières de sécurités. Haruko dirigea son regard vers les deux garçons avec une petite moue pensive sur les lèvres :

« S’ils peuvent venir… » réfléchit-elle à haute voix, songeuse.



Personnellement, l’adolescente japonaise n’y voyait aucun inconvénient. Plus on est de fou, plus on rit ! Même si bon… C’est deux-là n’avaient pas l’air folichon-folichon… Cependant, à les observer, elle-même pouvait se doutait que les vigiles de l’accès principal au tournage ne la laisserait pas passer accompagnée par des individus aussi suspect. Ils la feraient rentrer elle et enverraient les trois autres paître. La jeune mannequin réfléchit donc à une autre solution et soudain, elle eut un éclair de génie !

« J’ai une idée ! s’exclama-t-elle. Suivez-moi ! »

Et elle partit aussitôt, non pas vers l’accès principal mais un autre accès de sécurité, celui-là même par lequel elle s’était éloignée un peu plus tôt du tournage et qui était surveillé par un vigile qui lui était familier.


« Tanaka-san ! » l’interpela-t-elle joyeusement tout en arrivant vers lui d’un pas rapide et enjouée, faisant de grand signe de la main.

Haruko arriva jusqu’au vigile, suivie par ses étranges compagnons du jour, un grand sourire sur les lèvres.

« Tanaka-san, pourriez-vous me laisser passer avec mes amis ? Ils n'ont encore jamais vu de plateau de tournage et sont très curieux ! »

L’homme dont les yeux s’étaient posés avec sympathie sur la jeune mannequin se reportèrent sur les trois inconnus qu’il dévisagea avec méfiance avant de revenir sur son interlocutrice principale :

« Vos amis vous dites Haru KO-chan ? » lui demanda-t-il septique et peu crédule.



« Oui ! continua-t-elle avec la même naïveté adorable et feinte. Je vais vous les présenter ! Juliet, Nowaki et Minoru ! »

Haruko avait énoncé leurs prénoms - et non pas leur nom pour marquer la familiarité - tout en les désignant en même temps un par un d’un geste de la main. Sauf que voilà, elle avait confondu Nowaki et Minoru, et que d’une finesse aussi spontanée que la sienne, Juliet la corrigea gentiment.

« Oups ! »

Haruko se tourna alors à nouveau vers le vigile en lui adressant un adorable sourire. De toute façon, c’était grillé, il ne servait plus à rien d’argumenter. Peut-être que son charme… Non ? Eh bien non… Bon, ils allaient devoir trouver une nouvelle stratégie pour y parvenir. Mais la japonaise ne se laissait pas abattre aussi facilement !

« Ce n’est pas grave ! Nous n'avons qu’à contourner la zone sécurisée ! J’en connais la délimitation, il y a une brèche si on passe au bord du pont d’eau ! C’est juste un peu plus long et il faut éviter de tomber dans l’étang ! » en rit-elle, et pourtant, s’il y en avait une qui risquait de tomber de dedans, c’était bien elle.

Cependant, ils avaient du temps avant d’atteindre le pont d’eau ! En tête du petit groupe, Haruko mena l’expédition à travers le parc. Oui, une expédition car croyez-moi, ils n’étaient pas près d’arriver à leur but. Ils tournèrent, retournèrent, l’adolescente refusant de reconnaître qu’elle s’était perdue et continuant à affirmer qu’elle connaissait le chemin. A la proche de la sortie d’un bosquet, elle s’exclama :

« C’est bon ! On y est presque ! »

L’entrée du parc animalier…

« Ah ? Vous allez rire, mais je crois qu’on est perdu ! » en sourit-elle avec embarras en passant une main derrière sa tête.

Dans cette situation, elle ne voyait plus qu’une solution, même si elle aurait préféré éviter d’en arriver là et ne s’en sentait que d’autant plus confuse. Haruko sortit son téléphone portable de son sac et envoya un message à Kimura Hiromitsu :

« Je suis partie faire un petit tour et il semblerait que je me sois quelque peu perdue…
Je suis au niveau du parc animalier, tu ne saurais comment je dois faire pour retourner sur le tournage ? ^^’ »


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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Lun 29 Déc - 16:36
Au moment de la scène du baiser, j'ai vu Haruko-chan s'éloigner. Pour l'une des rares fois, je suis complètement sorti de mon rôle, alors que je la fixai pendant qu'elle partait. Mais si notre histoire n'était qu'une comédie, comment cela se faisait-il qu'elle prenne cette scène tant à cœur comme cela ? Le mien m'a serré, comme si je venais de faire une énorme boulette. Je me suis senti extrêmement mal à l'aise, et j'étais prêt à me lancer à sa poursuite, pour obtenir quelques explications, et surtout pour m'excuser. Seulement, mon agent m'a retenu par le bras, de façon extrêmement habile.

« Kimura-sama, il y a un temps pour tout. Vous réglerez vos histoires une fois que l'on aura fini le tournage. »
« Mais.. »
« Non. Vous prendrez une pause le moment venu. » 

Tss. Vieille femme sans cœur. J'ai juste acquiescé, alors qu'au fond de moi, je dois avouer que je boudais. Mais mon image ne devait pas être altérée par cet éventuel accrochage. Je ne voulais pas être fiché dans les acteurs divas de la semaine. Onee-san ne me le pardonnerait pas. Je pense bien qu'elle me mettrait une claque derrière la tête, en me demandant ce à quoi je pensais.

« En place... Et, action ! » 

Ma main est venue se poser sur la joue de ma camarade de tournage, alors qu'elle était en larmes.

« Haruko-chan... »
« Coupez ! »
« Oh, non, je suis vraiment désolé.. »

Dans la foule des fans, on a pu entendre des « Kyaaaah » « Kawaii ». C'est vrai que nous étions un couple star, et il semblerait que mes maladresses permettent d'entretenir l'image. Mais, ce que je ressentais était bien plus que de la culpabilité. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être qu'à force de passer du temps avec elle, j'avais fini par m'attacher à elle. Pourtant, dès le départ, je l'avais considéré comme mon amie. Enfin, il fallait que je me concentre sur le tournage, j'irai la retrouver après. Je me demande bien comment tout cela finira par évoluer. Laissons faire les choses, sans se prendre la tête. Mon agent, cette vieille sans cœur m'a donné une bouteille d'eau. Elle a fait preuve d'un peu de compassion dans son regard, et m'a tapoté l'épaule.

« Allons, Kimura-sama, concentrez vous, et vous pourrez prendre votre pause plus rapidement, afin d'aller régler toutes vos histoires avec Kaïto-sama. »

« Vous avez raison Juchi-sama. Merci. »

J'ai bu la moitié de la bouteille d'eau, tant j'étais assoiffé, j'ai donné ma bouteille à mon agent, et j'ai reprit la scène, posant ma main sur le visage en larmes de ma partenaires.

« Yuki... »

Elle m'agrippe le bras, d'une petite poigne fébrile, en susurrant le nom d'Akira, qui était celui de mon personnage.

« Je suis désolé Yuki... Je t'aime... » 

Ces mots parurent sincères, car je prenais mon rôle à cœur. D'une certaine façon, ils l'étaient, puisqu'Hiromitsu n'existait plus à ce moment, il avait laissé place à Akira lui-même. Cependant, une partie de moi était réticente à prononcer cette phrase qui avait tant d'ampleur. Elle pouvait être bien plus destructrice que n'importe quelle guerre. Rapprochant lentement mon visage du sien, je gardai un regard tendre rivé dans ses yeux, avant de déposer mes lèvres sur les siennes.

« Et coupez ! » 

Je me suis redressé, rompant tout contact avec ma partenaire de tournage, et je lui ai adressé un doux sourire qui l'a fait rougir.

« Bon travail ! » lui ai-je lancé sincèrement.
« Allez, deux heures de pauses. La prochaine scène se déroulera de nuit, vous avez donc pas mal de temps. Ne vous éloignez pas trop, au cas-où l'on ait besoin de vous. » 

Mon garde du corps s'est approché, avec mon agent. Ils étaient vraiment effrayants, mais j'entretenais de bonnes relations avec mon protecteur, qui était devenu un véritable ami pour moi, pas comme cette vieille serpière... Ah, si Onee-san m'entendait penser, autant vous dire qu'elle ne ferait qu'une bouchée de moi.

« Hiro-kun, tu as reçu un message de Kaïto. » m'a annoncé le grand colosse.
« Oh. » 

je ne sais pourquoi, mais j'ai franchement été heureux de recevoir un message d'elle. Je me suis empressé de prendre mon téléphone pour le lire, et je dois avouer que j'ai beaucoup rit quand je l'ai fini. C'était du Haruko-chan tout craché ça. Ça ne m'étonnait pas vraiment d'elle.

De : Hiromitsu.
A : Haruko.

Message : Attends moi, j'arrive en voiture avec Teppei. On prend le petit quatre quatre. Attends nous dans le parc animalier, je te rejoindrai là-bas, et on rejoindra la voiture depuis l'autre sortie, pour qu'on passe un peu de temps ensemble, ok ? ☆ (^ε^) 

-----------------------------END--------------------------

Aussitôt dit, aussitôt fait. Je fis glisser mon téléphone dans la poche de mon jean, et j'ai tapoté sur l'épaule de Teppei.

« Haruko-chan s'est perdue dans le parc. Elle nous attend au parc animalier. Ce qu'on fait, c'est que tu m'y emmènes, je me change dans le quatre quatre, et tu nous rejoins de l'autre côté, pour qu'on puisse passer un peu de temps ensemble, d'accord ? »

« ça marche. » me répondit-il dubitatif. Oui, c'était l'une des rares, voir la seule personne au courant du fait que tout ceci ne soit qu'un coup monté. 

Il a prit les clés, et je suis monté derrière, pour avoir la place de me changer, ce que j'ai fait pendant que l'on roulait, prenant soin de mettre le nécessaire pour qu'on ne me reconnaisse pas, pour pouvoir passer du temps tranquillement avec Haruko, et mettre les choses à plat. J'étais loin de me douter qu'on ne serait pas que tous les deux....
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Lun 29 Déc - 22:54
Tandis qu'Haruko réfléchissait au fait que ces deux là puissent venir avec elles, Juliet doutait de plus en plus de ce projet. Certes, elle savait maintenant qu'elle avait vraiment accès au tournage puisqu'étant une star, et la petite amie de l'acteur principal qui plus est. Mais eux étaient inconnus au bataillon, et aussi convaincante soit-elle, il est vrai qu'avec les tronches que tiraient Nowaki et Minoru, il y avait souvent quiproquos sur leurs intentions ! Elle-même, avec son ardeur et son dynamisme quotidien, peut être pourrait-elle passer pour une de ces folles à l'entrées qui se seraient entre-tuées pour ne serait-ce que voir leur vedette... La jeune fille ne l’espérait pas, mais ça restait une possibilité probable. Les vigiles avaient déjà du en voir de toutes les couleurs ! Quoi que... Peu de fans auraient eu le cran de berner une star pour pouvoir entrer sur un lieu de tournage ! C'était un peu trop tordu. Enfin, quand on savait de quoi ils étaient capables... 

La nippone eut cependant ce qu'on pourrait qualifier d'un éclair de génie, et sans attendre, commença à se diriger on ne savait où. Tout ce qu'ils savaient, c'est qu'ils devaient suivre. Pas compliqué, mais pas rassurant non plus. Enfin, ils devraient pouvoir se fier à elle, elle paraissait fort sympathique et avait fait très bonne impression à Juliet. A cela, Nowaki et Minoru pourraient me rétorquer qu'il n'en fallait pas beaucoup pour lui faire bonne impression, mais ce n'est actuellement pas le sujet. Ils se retrouvèrent donc devant un vigile que la jeune star semblait bien connaitre vu comment il l'accueilli. Il ne resta par contre pas tout sourire quand il les vit ! Si la demoiselle sourit, et sembla faire une impression plutôt potable, ce ne fut pas le cas des garçons. En cet instant, si elle avait eu un rouleau de scotch, Juliet leur aurait assurément scotché un sourire aux lèvres. Malheureusement -ou heureusement-, ce n'était pas le cas, et ils passèrent d'autant moins suspect ! Leur tentative échoua donc et ils se retrouvèrent au point de départ. 

Soupirant, s'apprêtant à rentrer bredouille alors que l'un de ses rêves allait peut être enfin se réaliser aujourd'hui, l'adolescente retrouva le sourire aux mots de la jolie japonaise. Une brèche dans la surveillance ?? Vraiment ? Dans ce cas, même s'il fallait marcher une demi-heure, elle était partante ! Elle serait même prête à porter Minoru sur le reste du trajet ! Ou pas en fait... Disons la moitié ! Et pas à proximité de l'étang de préférence, parce qu'elle sentait que sinon, elle serait la première à tomber dedans, emportant sur son passage toute la petite troupe vu comment elle était douée... Ils entamèrent donc une fois de plus la marche -ou plutôt la randonnée vu le temps qu'ils marchèrent- et Juliet ne perdit en rien sa bonne humeur au fil du temps. Si elle supposa qu'il n'en était pas forcément de même pour les autres, l'occidentale fit exprès de ne pas se retourner, de peur de voir ce qu'elle pourrait y trouver comme expression. Ils arrivèrent enfin à destination et le sourire qui illumina le visage un instant de la jeune fille disparu au fond du gouffre. Pourquoi le parc animalier ? Comment ça perdu ? Ils avaient marché pour rien et étaient maintenant paumé au milieu de nulle part ?! Mais... Mais... Comment allait-elle calmer son cousin maintenant ?!

"Ahah, ce n'est pas grave... Tu as appelé quelqu'un pour venir nous chercher non ? Ce n'est pas si désespéré que ça en à l'air..."


Déglutissant, elle se retourna prête à encaissé les remarques qui pourraient filer sur son "escapade à la con" quand elle croisa le regard blasé de son jumeau et la tête de Minoru... Et explosa de rire tellement la scène était ridicule. Le stress ? Pas forcément. Mais pour une fois, ce n'était pas elle qui faisait les conneries, et pouvoir admirer leurs têtes devant les faits accomplis était juste à se tordre de rire. Reprenant son souffle tant bien que mal et se raclant la gorge comme si de rien était, l'occidentale se retourna vers Haruko.

"Si on doit venir nous chercher à l'entrée, peut être peut-on juste rentrer à l'intérieur, tout en restant à proximité de l'entrée pour qu'ils nous voient ? Ainsi, on passera un peu le temps !"


Sa bonne humeur de retour, elle n'attendit, comme à son habitude, aucune réponse, qu'elle soit positive ou négative. A vrai dire, si elle avait du à chaque fois demander leur avis aux garçons, la plupart de ses escapades auraient surement avortées, allez savoir pourquoi... Elle pénétra donc à l'intérieur de l'enceinte, et le premier animal qu'elle vit fut un koala. Qui la regarda du même air blasé que Nowaki plus tôt. A croire qu'il y avait un air de famille !
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Lun 29 Déc - 23:59
Le visage de marbre, le musicien suivait vaguement la conversation au sujet du tournage entre la dénommée Haruko et Juliet, qui venait de demander si il était possible qu’ils viennent avec elles. Dans un éclair de lucidité, Nowaki fit le lien entre la foule hystérique qu’ils avaient vu un peu plus tôt, près de l’entrée du parc et le mot « tournage ». Si c’était bien le cas, il suppliait mentalement la jeune femme de donner une réponse négative. Ni lui, ni son cousin ne s’offusquerait de devoir attendre la jeune anglaise à l’autre bout du parc pendant qu’elle allait prendre un bain de foule en compagnie de sa nouvelle amie.

Mais la bonne fortune du violoniste-qu’il devrait sans doute penser à renommer- n’en avait pas décidée ainsi, et à la réponse positive, et peu rassurante de la jeune femme, ils n’eurent d’autre choix que de suivre le mouvement, son visage affichant un air encore plus blasé que d’ordinaire si c’était possible, tandis qu’il enfonçait ses mains dans ses poches pour y retrouver son bien aimé IPod, sur lequel il recommença à pianoter la musique sur laquelle il travaillait avant que Minoru et lui soit jetés dehors.


L’étrange quatuor arriva bientôt devant un vigile, et le regard sombre du quatrième année se fit plus septique encore quand il vit la moue septique de l’homme. Scepticisme qui ne tarda pas à trouver raison, lorsque se mélangeant dans les prénoms, et presque aussitôt corriger par sa jumelle, la japonaise fini par convaincre le vigile qu’ils n’étaient effectivement pas vraiment des amie d’Haruko.


Le jeune homme espéra secrètement que cela marquerait la fin de cette courte, mais trépignante aventure, mais c’était sans compter sur l’imagination débordante de l’investigatrice de cette escapade, qui proposa presque immédiatement un plan B.

Etouffant un soupir qui en disait long sur le fait qu’il aurait préféré rester tranquille, plutôt que de partir dans cette aventure, qui ressemblait chaque seconde d’avantage à une mission d’infiltration que l’on pouvait trouver dans un jeu vidéo-jeux vidéos dont Nowaki soupçonnait la jeune femme d’abuser-. C’était surtout le passage près du pont d’eau qui l’inquiétait. Avec sa manie de marcher à reculons, Juliet était parfaitement capable de tomber d’une manière ou d’une autre dans l’étang.

Choisissant de garder sa pensée pour lui, le jeune homme prit la suite de la file, suivant docilement les deux filles jusqu’à l’entrée du parc animalier. Il haussa un sourcil, se demandant si il s’agissait d’un tournage sur les animaux, et qu’il avait simplement mal comprit, avant que la voix d’Haruko le détrompe. Ils étaient juste perdu.

Son regard blasé ne changea pas, laissant juste échapper un léger soupir, tandis que Juliet essayait vaguement de les rassurer, avant qu’elle ne se retourne pour les regarder, et n’éclate de rien. Il hausa un sourcil. Surprit que la perspective d’être perdu l’amuse, avant d’écarter la question d’un battement de cil. Juliet était positive, et trouverait toujours le moyen de voir le bon côté des choses.

Suivant finalement son conseil, il s’avança à sa suite dans le parc animalier. Maintenant qu’ils étaient ici, ils n’avaient rien à perdre à jeter un coup d’oeil, se dit il en s’approcha du premier enclos.
Des Koalas. Qui avaient l’air d’être aussi blasé que lui à voir défiler des visiteur.
Oh, comme Nowaki les comprenait…
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Jeu 1 Jan - 16:49
Quand Juliet a demandé à Kaïto-san si on pouvait venir, j'ai espéré de toutes mes forces qu'elle lui réponde que ça n'allait pas être possible. En même temps, il y aurait eu toutes les raisons du monde que ce soit impossible, avec nos têtes de tueurs en série... Il y a eu un long silence, durant lequel j'ai souhaité qu'elle réponde négativement. Et à en voir le regard de Nowaki, lui aussi. Les mains dans mes poches faisaient rouler la pierre de mon briquet machinalement, avant qu'une lueur passe dans les yeux de notre interlocutrice. Et merde. 

« J'ai une idée ! Suivez moi ! »

Non, non, non, c'est tout sauf possible là. Je ne suis pas vraiment d'accord pour le coup. Enfin, je n'ai jamais donné mon accord pour rien, et, après tout, c'était un peu comme un nouveau défi. Ouais, mais j'avais pas envie là. Ça m'va pas du tout. Juste de regarder ces furies me donnait la chaire de poule. Faut pas croire hein, les filles, c'est dangereux.. J'en ai fait l'expérience les quelques fois où l'on s'est amusé à me faire passer pour un pervers dans le bus. Il faut dire qu'avec ma gueule, j'étais parfait pour porter le chapeau, alors que s'en était un, avec une bonne bouille qui était coupable. Un jour, j'en ai vu un qui a touché une fille en face de moi. Il a commencé à me montrer du doigt, et je l'ai attrapé par le col, avant de le balancer à l'arrêt suivant. Enfin bref, j'ai oublié pourquoi je pensais à ça, et j'suis parti en retard, du coup j'ai du un peu courir pour les rattraper. Non pas que j'éprouvais l'envie irrépressible de rester avec eux, seulement, j'sais pas. J'aurai pu partir et éviter ce calvaire, mais en même temps, Juliet était contente d'être avec nous. Donc bon. On est rapidement arrivé en face du vigile, mais j'ai eu mal à la tête, du coup, j'ai prit un air encore plus mauvais que d'habitude, mes sourcils se fronçant, et mon visage se contractant. J'ai porté machinalement mes doigts sur ma tempe gauche, avant de les redescendre, comme si de rien n'était. Pas très agréable comme sensation... Haruko nous a présenté en utilisant nos prénoms. J'ai rien dit, mais je n'ai pas vraiment apprécié, même si c'était uniquement pour que l'on puisse passer, j'm'en fichais. Ça m'a surpris, du coup ça m'a plutôt paru désagréable. J'suis pas son pote. Et elle peut être star de quoi elle veut, et jolie comme tout, ça change pas qu'elle n'a pas à m'appeler par mon prénom comme ça hein. Au final, elle nous a carrément confondu, Nowaki et moi, et Juliet l'a reprit avec sa douceur habituelle. Ah, bah c'est sûr que c'est pas comme ça qu'on va rentrer hein, surtout vu comment il nous regarde c'lui là avec sa gueule de con. Au pire, j'm'en serai foutu qu'on rentre sur le tournage à ce moment, puisqu'on l'avait déjà prit son bain de foule de merde là. J'sais pas comment elles font les stars. Moi j'aurai tué les trois quarts de mes fans à leur place. Mais bon, j'suis pas une célébrité, et en fait, j'ai pas de fan, ni d'amis d'ailleurs. Mais ça m'va plutôt bien ! Bon, on s'est fait recalés en beauté, et on est sortis bredouilles. Cool, bon, j'allais pouvoir me promener un peu maintenant. Ah bah non. Kaïto a trouvé une nouvelle idée. Et bah, entre elle et Juliet, on n'est vraiment pas sortis de l'auberge avec Nowaki. Manquerait plus qu'elle aussi s'attire les ennuis, ou fasse des bourdes régulièrement. En plus faut passer près d'un point d'eau. Je sens qu'il va falloir que j'aille repêcher Juliet. Faudrait peut-être que je lui dise de faire attention. Je la prendrai sur mon dos, pour être sûr qu'elle ne tombe pas comme ça. 

En fait, je l'ai fait ma balade, même si j'ai plus eu l'impression qu'on tournait en rond. J'ai mit un écouteur dans une oreille, pour écouter One Ok Rock, pendant qu'on marchait. De toute façon personne ne me parlait. J'ai sortit une clope de l'intérieur de ma veste, et je l'ai allumé, en ralentissant bien le pas pour être sûr de ne pas les enfumer. Je comprends évidemment qu'ils n'aient pas envie de se griller les poumons en récupérant la fumée que je n'inhalais pas. J'ai levé la tête au ciel, parce que j'aimais bien le regarder. Je me serai bien arrêté quelques secondes franchement, histoire de pouvoir le détailler tranquillement. Le soleil s'était caché derrière les nuages, on pouvait donc le regarder sans trop de problèmes.

J'ai eu le temps de finir ma clope qu'on marchait toujours. Je l'ai laissé tomber à mes pieds, et je l'ai écrasé avec ma grosse ranger, alors que je ne voyais toujours pas l'ombre du point d'eau. Franchement, je le pensais plus près. Mais comme si elle avait lu dans mes pensées, Kaïto-san nous a annoncé que nous y étions presque. Ah, enfin... Quand elle a prit la nouvelle sortie, en fait, on s'est retrouvé devant le parc animalier. Euh, elle sait pas lire les panneaux ou quoi ? Pourtant, y'en a pleins dans le parc, c'est pas ça qui manque ! Elle nous annonce ensuite qu'on est perdus, avec un sourire. Teh !!! J'en étais sûr !! Elle est aussi douée que Juliet. Ah putain, il aurait fallu qu'elle me le dise qu'elle ne savait pas où on allait, j'aurai indiqué le chemin. Je le connais comme ma poche ce parc, à force d'y traîner. Ensuite, Juliet s'est tournée vers nous, alors que je ça m'saoulait, elle s'est mise à rire en nous regardant. Du coup, j'ai porté ma main à mon visage, pour voir si j'avais pas un truc, puis à mes cheveux. Bah, tout semblait normal. Alors, je me suis penché vers Nowaki. Bah lui aussi il avait la même tête que d'habitude, pourquoi elle rigole alors celle-la ? Je l'ai regardé, dubitatif, puis, elle s'est tournée vers Kaïto, et elle s'est raclé la gorge, avant de lui dire qu'on allait dans le parc animalier. J'aurai bien aimé leur dire que je connaissais le chemin, mais maintenant, c'était trop tard, donc tant pis. Peut-être que celui ou celle qui viendrait nous chercher aurait la bonne idée de prendre une voiture ? Au final, déterminée, Juliet est entrée dans le parc animalier, suivie de Nowaki. Je les ai rejoins, et la première bestiole qu'on a vu, c'était des Koalas. Oh putain !! On dirait des Nowakis. Des Nowakis partout !

« Oh. » j'ai juste lâché de façon neutre.

Au fond de moi, j'avais tellement envie de rire en voyant la tête de ces machins. On dirait vraiment des Nowakis ! Oh, je ne vais pas m'en remettre ! J'ai tourné la tête vers mon cousin, regardant sa tronche, puis celle des Koalas, comme ça au moins une dizaine de fois. Ouais, y'avait pas de doutes, c'était bien des Nowakis ! Mais... Qui dit parc animalier, dit poussins, non ? Attends, par où ils pourraient bien être ? Hein ? Au final, sans trop faire attention aux autres, je me suis baladé dans le parc, dans l'espoir de trouver ces petites bêtes.

Je les ai trouvé, avant de me rendre compte que j'avais perdu les trois autres. Tant pis, ils m'enverraient un message quand ils quitteraient le parc, je connais les entrées. Je me suis accroupit, laissant passer ma main dans les mailles de la clôture, pour pouvoir caresser la tête de ces petites bestioles. Je me suis mit à saigner du nez. Je dois avouer que sur le coup j'ai paniqué, suite à tout ce qu'il m'était arrivé ces derniers temps, alors j'ai rapidement retiré ma main, que j'ai complètement écorchée sur le dessus, dans une grimace de douleur. J'ai eu mal à la tête, mais très faiblement, ce qui m'a laissé perplexe. Je me suis redressé, cherchant un mouchoir dans ma veste. J'avais prévu le coup cette fois, et je l'ai porté à mon nez, tout en regardant ma main qui saignait. Aïeuh.

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
I made a mistake. I fell in love.
I fight against my demons. I fight to don't love anyone. I lost a fight, and with, I lost my soul. She left me, and she broke my heart. I can't make sense anymore. Now, I'm dead.by lizzou.
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Jeu 1 Jan - 18:57
Juste après avoir envoyé le message à Hiromitsu-kun, Haruko se retourna vers les trois autres qui l’avaient suivi depuis tout ce temps. Si Juliet n’avait pas l’air de prendre mal la situation, les deux garçons par contre… Haruko leur adressa un sourire embarrassé qui se voulut le plus adorable possible.

« Me tuez pas s’il vous plaît ! » pensa-t-elle.

Étrangement, elle se rappela alors qu’on lui avait toujours répéter de ne pas partir n’importe où avec des inconnus et qu’au moment où elle avait quitté la zone de tournage on lui avait demandé d’être prudente et de ne rien faire qui pourrait la mettre en danger. Cela se voyait bien que celui qui lui avait dit ça ne la connaissait pas bien …

« Pitié ! Hiromitsu-kun sors-nous de ce pétrin ! » pria-t-elle intérieurement en croisant les doigts.



Pourquoi lui avoir envoyé un message à lui et non pas à un membre du personnel chargé de la sécurité comme Tanaka-san qu’elle pouvait joindre à tout moment ? Bonne question… Et s’il pensait qu’elle n’était vraiment qu’un boulet ? Qu’elle n’avait qu’à se débrouiller toute seule ? Puisqu’elle s’était mise dans cette situation alors qu’elle s’en sorte d’elle-même ? Et s’il ne voyait pas son message ? S’il était occupé ? Avec une autre ??!

« Arrête de penser à ça ! Tu te prends la tête toute seule ! » tâcha-t-elle de se raisonner dans ses pensées.

Finalement, ce fut la sonnerie de son téléphone portable dans sa main qui mit fin à ce suspense insoutenable. Un message de Hiromitsu-kun ! Avant même de l’avoir lu, Haruko bondit sur place de bonheur alors que les battements de son coeur s’accélèrent. Le moment de vérité, la lecture de sa réponse …

« KYAAAH ! » jubila-t-elle spontanément avant de planquer sa main devant sa bouche, un peu confuse.

Ses yeux se relevèrent vers les trois qui l’accompagnaient. Haruko était soudainement devenue plus radieuse.

« C’est bon ! On va venir nous chercher ! » leur annonça-t-elle avec enthousiasme avant de faire volte-face.

Trop heureuse suite au message du garçon qu’elle aime, Haruko remua sur place en fermant les yeux et en serrant son téléphone portable sur son coeur. Dans son monde, elle n’écouta pas ce qui se passa dans son dos. Puis, comme prise d’un doute, elle rouvrit les yeux et se retourna pour regarder derrière elle…

« Bah ? Où est-ce qu’ils sont passés ? »

Son regard se dirigea alors un peu plus loin, au-delà de l’entrée du parc animalier.

« Ah ! Ils sont là ! » les aperçut-elle qui s’éloignaient.

 « Attendez-moi ! »

La mannequin accourut à leur suite tout en textotant sur son téléphone, en réponse à Hiromitsu-kun :

« Merci ! On se retrouve au bassin des bébés phoques ! »

Oui, son message était un peu bref et celui du garçon aurait mérité un peu plus de chaleur en guise de réponse, mais bon, pas facile de s’éterniser dans la rédaction d’un message quand on est en train de courir en même temps ! Haruko rejoignit finalement ses nouveaux amis devant l’enclos des koalas. L’adolescente s’approcha également pour les admirer.

 « Kawai ! »

Elle tourna la tête et ses yeux se posèrent sur Shakespeare, alors elle eut une révélation ! Instinctivement, elle eut le geste de poser ses mains sur les bras du garçon pour le faire se placer à un emplacement précis.

« Mets-toi là, s’il te plaît ! Ne bouge plus ! »

Elle se recula alors de quelques pas et dégaina son téléphone portable pour le prendre en photographie alors qu’il était juste à côté d’un koala derrière la vitre de sa cage et que tous deux faisaient exactement la même tête.

« Vous êtes trop mignons ! » s’exclama-t-elle en regardant le résultat une fois la photo capturée.

Haruko tourna l’écran vers Juliet pour qu’elle aussi puisse admirer ce duo si charmant. Et puis, c’était reparti ! En route pour le bassin point de rendez-vous, les quatre adolescents passèrent devant divers enclos : les nobles et immobiles flamands roses qui donnaient une vague envie de jouer au criquet avec un hérisson, en passant devant le tigre, Haruko s’arrêta quelques instants. Dans sa tête, elle fit la comparaison avec Takeda. Deux gros matous qui donnaient une folle envie de les câliner mais que l’instinct de survie préservait de mettre en pratique cette pulsion ! D’ailleurs à propos de Takeda… La jeune fille tourna la tête de tous les côtés et … Pourquoi n’étaient-ils que trois ? Où avait bien pu passer le quatrième ? Alors qu’elle continuait à marcher en regardant autour d’elle, ses yeux furent happés à la vue de cette si magnifique couleur… Du bleu paon ! Un superbe paon faisait la roue dans son enclos ! Cette zone était celle du parc animalier sur le thème de la ferme, de la basse cour. Les enfants pouvaient entrer dans certains enclos comme celui des chèvres par exemple. C’est un peu plus loin qu’ils purent apercevoir Minoru. Haruko se pressa alors dans sa direction.

« Takeda-san ! » l’interpella-t-elle pour signaler leur présence en approche.

Puis Haruko s’arrêta à quelques pas de lui. L’expression sur son visage trahie son étonnement à la vue du sang.

« Takeda ? Tu es blessé ?! » s’inquiéta-t-elle.

Comme Haruko précédait des quelques instants les deux cousins du garçon, elle fut la première à côté de lui. Dans une succession de gestes un peu précipité, elle sortit un paquet de mouchoir de son sac à main et en tira un mouchoir qu’elle lui tendit pour relayer le sien.

« Tiens ! Il y a une infirmerie sur le côté du bâtiment de restauration, allons-y pour soigner ta main ! »

Si les saignements de nez ne décuplaient pas, la plaie à la main nécessitait d’être désinfectée mais il n’y avait pas d'urgence non plus à se rendre à l’infirmerie qui d'ailleurs se trouvait à proximité du bassin des bébés phoques. Haruko engagea donc le petit groupe dans cette direction sans pour autant courir comme des dératés non plus. D’autant plus que Takeda n’aurait sans doute pas pu temps qu'il saignait du nez. L’adolescente continua donc d’observer les animaux tout en passant. Au parc des singes, elle s’arrêta même quelques instants et ne put résister à la tentation de nouvelles photo - Minoru ne semblait à l’agonie non plus. Alors que Shakespeare et Takeda étaient l’un à côté de l’autre, l’un sans doute préoccupé par l’état de l’autre, Haruko se ramena vers eux, joyeuse et ne doutant de rien. De ses deux index pointés qu’elle rapprocha du visage de Nowaki et avec lequel elle lui remonta les joues pour lui étirer les lèvres en sourire. Retomberons ou retomberons pas les zygomatiques ? Puis, elle pivota face à Minoru avec son mouchoir, commença à monter un doigt vers son visage, et… Quand elle croisa son regard, elle se dit qu’il serait peut-être plus judicieux de se raviser. Elle lui adressa alors un grand sourire genre  « je suis innocente » et lui fit finalement un coucou de la main. Hop ! Un instant plus tard, Haruko avait reculé de quelques mètres et les prenait une fois de plus en photo. Celle-ci capturée, elle éclata de rire en montrant le résultat à Juliet, à moitié pliée en deux. Derrière eux les deux garçons, un orang-outan se balançait sur sa branche et avait remonté ses lèvres dans un magnifique sourire pour la photo. Il y en avait au moins un pour sourire !


Finalement, le petit groupe finit par arrivé au bord du bassin des phoques dont la reconstitution de l’habitat et l’aménagement de l’enclos donnait vu sur la « berge » en surface et sur l’eau à travers la vitre. Haruko laissa les trois autres se rendre éventuellement à l’infirmerie tandis qu’elle annonçait rester là pour attendre Hiromitsu-kun au cas où il arriverait. Elle s’accroupit alors, une main posée contre la vitre pour admirer les adorables petits phoques qui après s’être trémousser en rampant sur leurs rochers avaient chu dans l’eau de leur bassin où ils nageaient à présent habilement.

« KAWAIIIIIIIII ! » s’extasiait-elle intérieurement alors que ses yeux brillaient de mille et une étoiles, amoureux de ces adorables créatures qui perdraient cruellement de charme en grandissant, mais pour le moment, ils étaient vraiment trop mignons !
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Sam 3 Jan - 21:58
Une fois que j'eus finis de me changer, je me suis habilement glissé devant, mettant un coup de pied involontaire à Teppei en passant, qui a commencé à me dire d'arrêter mes conneries, alors que je n'arrivais pas à me mettre dans le bon sens, la tête à la place des pieds.

« Oh putain j'suis coincé ! »
« Mais bouge Hiro, si les paparazzis te voient, tu vas avoir droit à une magnifique photo dans le prochain numéro du magazine people le plus renommé, et je ne suis pas sûr que tu aimerais montrer ton vrai visage. »

Teppei a commencé à zig-zaguer pour essayer d'éviter les coups, qu'il prenait quand même, et je sentais que j'étais passablement en train de l'énerver... En même temps, ce n'est pas comme si c'était de ma faute. Au bout d'un moment, tellement agacé, il m'a choppé par le tee-shirt, me faisant prendre la boîte à gant dans la tronche au passage, et il m'a assit sur le siège, alors que je posais ma main là où je m'étais cogné. Il aurait pas pu le faire plus tôt ce con ? Je n'ai pas franchement osé lui demander vu sa tête d'énervé... Assit à ma place, j'avais fini par mettre ma ceinture, avant de regarder le parc qui défilait. On n'allait pas à une allure de course, en même temps, on avait plutôt intérêt à se méfier, si on ne voulait pas percuter quelqu'un. Mon téléphone a sonné, et j'ai regardé. J'avais un message de Haruko-chan. Sa réponse était simple, et je suis resté dessus un moment, alors que mon cœur ressentait une petite pression. Je n'étais pas habitué à ce qu'elle semble aussi froide. M'en voulait-elle réellement pour cette scène ? J'ai lâché un soupir avant de laisser tomber le portable à mes pieds, enfonçant ma tête dans le siège de la voiture, et passant mes mains sur mon visage.

« Qu'est ce qu'il y a Hiro ? » 

Je me suis tourné vers lui, le dévisageant alors qu'il était concentré sur la route. Nous avions peut-être trois ans d'écart, cependant, il était vraiment mon meilleur pote. Je savais qu'il ne m'aimait pas pour la star, mais pour moi. D'ailleurs, avant qu'on n'apprenne à se connaître, il ne pouvait pas me blairer, et il était toujours froid pour raison professionnel disait-il.

« Tu en penses quoi de ma relation avec Haruko-chan ? »

Il a sourit, et a même ricané, avant de soupirer.

« Me dit pas que t'en pinces pour elle ? »
« J'en sais rien. »
« Si ta question est est-ce qu'elle m'aime, t'es vraiment le plus con. Parce que ça crève les yeux de tout le monde que c'est le cas. T'es le seul à jamais l'avoir remarqué. »

J'ai mordu ma lèvre inférieur, avant de porter ma main à mon cœur. Bordel ça fait mal. C'est quoi ?

« Tu as mal au cœur ? »
« Oui. »
« L'amour. »
« Hein ? »
« C'est l'amour, j'ai ressenti ça avec ma fiancée dans les début. J'étais comme toi, complètement perdu parce que je ne savais pas ce que c'était, mais écoute ton Senpai, je suis calé là-dedans. »
« Pfff. »
« Tu commences à te rendre compte que tu l'as blessé, c'est ça. »
« Ouais... »
« Pourtant elle n'a jamais décroché. Mais n'oublie pas qu'Haruko est un petit papillon qui aime bien butiner un peu partout, et si tu ne te décides pas rapidement, tu vas finir par la laisser filer, et la perdre. »

J'ai tiqué. Peut-être que depuis le départ de notre fausse histoire, elle avait eu d'autres types, et si ça se trouve, elle avait trouvé chaussure à son pied, puisqu'elle savait notre histoire médiatique. Même si Teppei-senpai m'assurait qu'elle m'aimait, j'avais du mal à le croire, parce que le domaine de l'amour avait toujours été un fiasco pour moi, et je manquais cruellement de confiance en ma personne de ce côté là... J'ai lâché un soupir alors qu'on arrivait devant le parc animalier. J'ai posé des fausses lunettes de vue sur mes yeux, une casquette, et une écharpe qui couvrait ma vue, avant de sortir.

« Rate pas ta chance. »
« Mh. »

Je suis parti sur ces mots, les mains dans les poches. Ça faisait un bon moment que je n'avais pas ressenti tout ce que pouvait apporter l'incertitude de l'amour. Allais-je arriver à faire quoi que ce soit... ? Plus je tournai la situation dans ma tête, plus je trouvais des issues qui n'étaient que négatives, alors que je parcourais les différents enclos d'animaux, me retrouvant rapidement face à face avec un tigre. Il est resté là, imposant. On s'est regardé dans les yeux, du moins j'en ai eu l'impression. J'aurai réellement aimé avoir la puissance et l'assurance de ce félin, pour parler avec Haruko-chan. Malheureusement, je n'étais qu'un petit matou de salon, bien tranquille, et surtout, fébrile. J'ai lâché un soupir, avant de me retourner, et de me diriger vers l'enclos de la basse cour, où j'ai vu Haruko-chan avec un type. Avec un tigre. J'ai porté la main à ma poitrine, priant de tout mon cœur pour qu'elle ne l'embrasse pas, ne lui tienne pas la main. Pour qu'ils ne soient qu'amis. Je n'ai même pas prêté attention à l'état du garçon. Puis, une fille, et un autre type les ont rejoins. Un double rencard ?! Mais pourquoi elle m'a demandé de venir ? Calme toi Hiromitsu, CALME TOI. J'ai soufflé un coup, avant d'avancer, mais j'ai senti que tous mes muscles tremblaient. Putain. Enfin, quoi qu'il en soit, elle a rejoint les phoques comme prévu, les regardant, émerveillée. Je suis resté longtemps debout derrière elle, un peu éloigné. Qu'est ce que je devais faire ? Elle était seule. J'ai avancé, incertain, et au moment où j'allais posé une mains sur son épaule, pour qu'elle se retourne, je me suis ravisé, préférant l'entourer de mes bras, au niveau du nombril, et de poser ma tête sur son épaule.

« Juste quelques instants Haru-chan. »

Je l'ai serré un peu plus contre moi, sentant sa chevelure me caresser doucement le visage, devant le bassin des phoques. J'étais presque sûr qu'elle pouvait sentir mon cœur battre contre elle. C'était un moment vrai, pas un médiatisé.
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Dim 4 Jan - 18:08
S'amusant à regarder Nowaki en présence de ses frères d'expression, Juliet attendait Haruko, qui semblait avoir prit du retard, après être parti dans un fantasme incontrôlé. Elle ne savait pas qui lui avait répondu, mais il n'était pas non plus très difficile de le deviner. Sa spontanéité à révéler ses émotions était amusante, voir attendrissante. Et si elle ne connaissait pas vraiment Haru KO comme mannequin, l'ayant juste vu à l'occasion dans un ou deux magazines, elle ne s'attendait pas non plus à la rencontrer en chair et en os, ni même à en faire son amie. Comme quoi, les personnalités médiatiques étaient pour la plupart, bien différentes de la réalité ! Et dans son cas, ce n'était pas plus mal, parce qu'elle paraissait assez ouverte et déjanté. Cette dernière, comme pour appuyer ses dires, se mit en tête de prendre Nowaki avec ses confrères, puis de lui montrer la photo qui était vraiment réussi ! Si la première le trouva mignon, la seconde éclata de rire. 

Suivant la jeune fille qui était en tête d’expédition, ils traversèrent une bonne partie du parc et passèrent devant de nombreux animaux qui ne finirent de faire briller les yeux de l'occidentale. Si petite elle avait l'habitude d'aller au zoo, elle n'en redécouvrait pas moins chaque espèce avec plaisir à chaque fois. Et aujourd'hui ne faisait pas exception. Surtout le tigre, qu'elle voyait comme une grosse peluche ! Ce qu'elle avait envie d'enfouir son visage dans ce pelage si soyeux ! Et ces flamants roses... Si gracieux ! Quant au paon qui faisait la roue un peu plus loin, que de beauté dans ces couleurs ! Quel plumage splendide ! Quel... S'arrêtant dans son euphorie, la demoiselle tourna la tête de gauche à droite, cherchant son cousin, sans succès. Mais où était-il passé ?! Il n'était pourtant pas du genre à vadrouiller, loin de là... S'était-il perdu ? Mais encore une fois, ça ne grouillait pas de monde non plus. Étrange... Continuant la balade, elle ne cessait de regarder parmi la foule si elle ne le trouvait pas. Devait-elle lui envoyer un sms ? Ah ba non, son amie venait de le trouver ! Les poussins ! Pourquoi n'y avait-elle pas pensé plus tôt ?

"Mimi, tu aurais pu prévenir !"


S'approchant de lui à la suite d'Haruko, elle lui fit cependant la reproche en souriant. Ce n'était pas bien grave, mais bon. Au moins, la prochaine fois, ils ne s’inquiéteraient pas. Puis elle remarqua que cette dernière lui tendait un mouchoir. Il saignait du nez ? Ba... Surement le froid. Ça ne devait surement pas être bien grave. En revanche, lorsque son regard descendit sur sa main éraflée, l'inquiétude pu se lire clairement dans son regard. Que lui était-il arrivé ? Il était tombé ? Avait-il une blessure à un quelconque autre endroit ? 

"Tout va bien Mimi ? Tu es blessé ?"


Alors que la jeune fille qui les accompagnait s'en allait après avoir parlé d'un poste de secourisme, Juliet resta un instant, au cas où il aurait besoin d'aide pour quoi que ce soit. Puis, voyant qu'il pouvait marcher correctement et qu'il n'avait apparemment pas d'autres blessures, ils continuèrent leur marche jusqu'au fameux poste. En route, ils passèrent au milieu des singes, et Haruko en profita pour faire quelques photos supplémentaires. Elle alla même jusqu'à essayé de faire sourire Nowaki, qui ne la regarda de façon encore plus blasée. Par contre, elle ne se risqua pas à le faire pour Minou. D'ailleurs, il valait mieux éviter ! Déjà que d'habitude, il n'était pas très souriant avec les autres, si en plus on l'embêtait pendant qu'"il allait pas bien... Elle osa cependant le prendre en photo aux cotés de son jumeau, et elle ne pu s'empêcher de rire aux éclats tellement la photo était ironique. Vidéo gag n'aurait pu faire mieux ! La demoiselle en profita alors pour demander son numéro à sa nouvelle amie, pour qu'elle puisse lui envoyer les photos. Et une nouvelle adresse mail, une ! 

Alors qu'ils arrivaient devant le bassin des phoques, Juliet remarqua le fameux poste et, après avoir prévenue la jeune fille, se dirigea avec son cousin et son frère vers celui-ci. Ils attendirent ensuite à l’extérieur pendant que monsieur se faisait soigner. C'est ainsi qu'elle pu apercevoir un beau jeune homme sortir de nulle part et venir enlacer Haruko. Son petit ami ? C'était Hiromitsu qui venait les chercher alors ? Mais dans ce cas, ils n'allaient pas les déranger ! Autant qu'ils profitent de leur sortie en amoureux loin des médias. C'est donc doucement qu'ils s'éloignèrent, après que Minoru soit sorti soigné. Elle les prévint que finalement, ils allaient rentrer et demanda à Minoru de les guider jusqu'à la sortie du parc, qu'il connaissait comme sa poche. Elle n'oublia cependant pas de prévenir la nippone de leur brusque départ.

"Nous avons du rentrer, mais ce n'est pas grave, nous aurons l'occasion de nous revoir une prochaine fois ! ^^ Tant pis pour le tournage, oublie, et profite de ton rendez-vous ! ;)
Juliet."

Une fois le sms envoyé, ils quittèrent définitivement le parc. Encore une journée bien mouvementée !
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Dim 4 Jan - 21:21
Nowaki avait l’impression d’avoir manqué un épisode. Comme si le temps s’était mit sur pause pour lui seul, et qu’il se retrouvait soudain projeté plusieurs minutes plus loin, sans avoir la moindre idée de ce qui s’était passé en cours de route.
Décidant d’ignorer cette impression, bien que la rotation répétée du visage de son cousin de lui, aux Koalas, puis des Koalas à lui ne l’aidait en rien, mis à part à afficher une expression d’autant plus blasé.

C’est à ce moment là qu’il senti les mains de la jeune fille qui les avait guidé, ou plutôt perdu, ici, le plaçant dos à la vitre et face à elle, tandis qu’elle sortait son téléphone portable pour prendre une photo, avant de la montrer à Juliet, faisant lever un sourcil vaguement interrogatif au jeune homme, avant qu’il ne laisse échapper un soupire. Prenant la suite des deux demoiselles, tandis que  le rire de sa jumelle raisonnait encore à ses oreilles.


Une brusque intuition le fit sursauter tandis qu’un paon tout près d’eux se mettait brusquement à faire la roue. Minoru avait disparut. Heureusement, Haruko le remarqua immédiatement près des poussins. Cela n’étonna pas le jeune homme, jusqu’à ce qu’il aperçoive le sang qui maculait sa main, et qu’il se précipite vers lui, cherchant un mouchoir dans ses poches, avant de voir que la japonaise l’avait prit de vitesse.
Examinant rapidement son cousin, le violoniste se rassura. mis-à part son nez dont le saignement se calmait, il n’avait qu’une simple éraflure sur la main, qu’il serait néanmoins préférable de désinfecter. Bénigne, elle s’était fait dans un endroit plein de microbes du en parti à la présence d’animaux. Ça ne prendrait que quelques secondes, et ça ne couterai pas grand chose à l’exception d’une légère démangeaison du à l’antiseptique.

Prenant l’un des multiples chemins menant au centre de secours, le quatuor retrouvé passa devant l’endroit réservé aux singes, s’accordant une petite pause devant ces animaux qui leur étaient l plus apparenté sur les arbre phylogénétiques. Ne leur accordant qu’une vague attention, Nowaki préféra se concentrer sur Minoru, espérant que les saignements aient enfin prit fin. Car bien que ce ne soit pas très grave, c’était quand même assez gênant.

C’est ainsi qu’il ne vit pas la jeune japonaise s’approcher innocemment de lui, et ne la remarqua que lorsqu’il senti ses deux doigts sur son visage, lui remontant l’extrémité des lèvres en un sourire artificiel, qui retomba aussitôt qu’elle en enlevé ses mains, laissant place à son masque d’éternel blasé, qui semblait encore plus las que d’ordinaire. Il la regarda se tourner vers le sportif, se demandant si elle allait osé, avant de la suivre des yeux tandis qu’elle se reculait prudemment afin de prendre une énième photo qu’elle s’empressa de montrer à Juliet. Et alors qu’elles partaient toutes les deux dans un fou rire-Le pianiste se disant qu’elles ne s’étaient pas appréciées pour rien- il se tourna vers l’orang-outang qu’il ignorait être le fautif de leur hilarité qui lui sourit du même air innocent que la jeune femme un peu plus tôt, auquel il répondit par son éternelle mimique blasée.


Ils s’éloignèrent finalement de cette zone pour s’approcher du bassin des phoques. Haruko resta y attendre son ami, tandis que tous trois partaient vers le centre médical pour que leur cousin puisse y faire désinfecter sa main.
Attendant tranquillement à l’extérieur, le japonais vit en même temps que sa soeur arriver l’ami, ou plutôt le petit ami au vu de sa réaction, de la fameuse Haruko.

Suivant sa soeur et son cousin, le trio s’éloigna discrètement du zoo pour reprendre la direction de chez les Shakespeare, Nowaki laissant échapper un soupir silencieux.
Au moins, ils avaient échappé au tournage.
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Mer 7 Jan - 17:11
Kaïto a prit une photo de Nowaki et de koalas, avant de le trouver « trop mignon », et Juliet se mit à rire, alors que Nowaki nous affichait une expression plus blasée que jamais. C'était une situation comique, je dois l'avouer, et plus je voyais les deux filles ensemble... Plus je me disais qu'elles s'étaient quand même bien trouvées.

Enfin, maintenant j'étais chez les poussins, une main égratignée. Je l'ai regardé, blasé, ce n'était pas très grave. Par contre, comme un con, je n'avais prit qu'un mouchoir, alors que mon nez continuait de saigner. C'était à cause du froid ça. C'est sûrement parce que j'avais dû me péter le nez en boxant. Ça fait chier ça par contre. Parce que ça voulait dire que j'allais saigner au moindre choc, qu'il soit psychologique, thermique ou physique. Ça saoule. Quoi qu'il en soit, j'ai entendu un « Takeda-san » derrière moi, alors je me suis retourné, avant de voir Kaïto qui afficha une drôle d'expression en voyant le sang. Ça m'a fait sourire de voir sa tête, mais avec le mouchoirs, ça ne s'est pas. Comme si tout mon corps avait toujours voulu montrer que je n'étais pas aimable, seules mes lèvres s'étiraient quand je souriais, et si quelque chose était placé devant, on ne pouvait le remarquer, aussi, j'ai juste fait un geste de la main pour lui dire que ce n'était rien, avant qu'elle ne me donne un nouveau mouchoir, et que j'entende derrière elle un « Mimi tu aurais pu prévenir ! » Nyanyanyanyanya. Pff. Je fais ce que je veux. Elle m'a demandé si je m'étais blessé tandis que je portais à mon nez le mouchoir offert par le mannequin. J'ai secoué la tête pour lui indiquer que tout allait bien, et qu'elle n'avait pas à s'inquiéter. Au final, Nowaki a rappliqué rapidement, comme d'habitude. Tous les deux s'inquiétaient trop vite trop facilement pour moi. Il fallait qu'ils apprennent à ne pas s'en faire, je me blessais souvent, pour quelque raison que ce soit. Souvent parce que j'étais bien trop impulsif, et que c'était vraiment chiant, mais bon, ça ne me dérangeait pas. J'avais toujours été comme ça, du coup, je vivais bien avec.

Quoi qu'il en soit Kaïto nous a dit d'aller au poste de secours. Je n'en avais pas besoin. Je pouvais très bien attendre que l'on rentre pour me soigner. D'ailleurs, mon nez a déjà arrêté de saigner, du coup, ce n'est plus que la plaie superficielle au niveau de ma main qui cause encore « problème ». Je ne sens déjà plus la douleur, donc pas besoin d'aller juste au poste. Mais bon, il est juste en face du bassin des phoques, donc ça ne nous fera pas faire de détour. Putain, j'ai mal aux pieds à force de marcher. Et j'ai envie de fumer. On est finalement arrivé près des singes, et je les ai regardé d'un air interrogateur, les contemplant. Ces bêtes me fascinent. On dirait des nous, alors je ne peux pas m'empêcher de les regarder, parce qu'ils sont aussi cons que des humains. Depuis que je suis petit, je viens dans ce parc, et j'allais m'asseoir devant les singes, cherchant Satori, Shakespeare-sama, Juliet, Nowaki et moi parmi ces petites bêtes, et je les avais toujours trouvé. Et je les avais toujours observé, en pensant que j'aurai préféré naître de ce côté de la famille plutôt que de celui d'une mère qui ne pouvait pas me voir, et un père que je n'avais jamais connu. Quand j'ai jeté un rapide coup d'oeil à  Nowaki, j'ai pu voir que Kaïto venait lui dresser un sourire avec ses indexes. Puis, elle s'est approchée de moi, a voulu tenter de le faire. J'ai levé un sourcil dubitatif, et elle a fini par reculer, par peur de ma réaction. J'ai failli sourire, mais je suis resté de marbre. Joyce n'aurait pas hésité. Kaïto nous a prit en traître, puisqu'elle nous a prit en photo, avant de la regarder, en rigolant. Quoi, elles ont quoi nos gueules ? Tout le monde ne peut pas être photogéniques hein !

On a fini par arriver au poste de secours. Je m'y suis aventuré pour faire plaisir à mes cousins, et c'est à ce moment que j'ai pensé parler au médecin, pour mes maux de tête. Quand il m'a conseillé d'aller à l'hôpital, j'ai tiqué. C'était peut-être plus grave que je ne le pensais. Il m'a désinfecté la main, avant de la panser. Quand je suis arrivé à la porte, et avant que je ne l'ouvre, il m'a conseillé de faire vite, car si j'attendais, ça risquait de devenir bien grave. J'ai acquiescé, avant de sortir, l'air fermé. Juliet nous a dit de partir, alors qu'un type enlaçait Kaïto. Sûrement Kimura. J'ai haussé les épaules. J'en profiterai pour aller à l'hôpital quand tout le monde serait rentré.

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
I made a mistake. I fell in love.
I fight against my demons. I fight to don't love anyone. I lost a fight, and with, I lost my soul. She left me, and she broke my heart. I can't make sense anymore. Now, I'm dead.by lizzou.
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Jeu 8 Jan - 11:09
Haruko admira ainsi un petit moment les créatures qui glissaient dans l’eau de leur bassin, puis, elle se redressa. Ses yeux s’arrêtèrent sur la glace de la banquise artificielle. Sa main, elle vint la déposer contre la vitre de l’enclos, pensive… Soudain, elle eut juste le temps de sentir une présence dans son dos, des bras qui l’enserrent et se nouent autour de sa taille. Un sursaut l’assaillit dans tout son corps. Un agresseur ? A une seconde près sans doute se serrait-elle vivement retournée pour assener son assaillant à coups de sac à main, mais, elle entendit cette voix. Sa voix qui parvint à ses oreilles.

« Hiromitsu-kun ? » s’étonna-t-elle dans ses pensées.



Un mélange de sentiments l’envahit alors : la stupeur, l’incompréhension et cette sensation si douce. Être dans les bras de Hiromitsu-kun, sentir sa tête reposer contre son épaule, ressentir le rythme de sa respiration qui fait gonfler sa poitrine dans son dos… Pourquoi ? Que se passait-il ? Pourquoi agissait-il ainsi ? Son coeur battait si fort. Cette étreinte la rendait si nerveuse et heureuse à la fois. La jeune fille soupira doucement. Son abdomen si contracté au contact des bras du garçon qu’elle devait presque en retenir sa respiration, se relâcha légèrement. Elle se laissa aller et s’abandonna à cette étreinte. Cependant, aussi fort voulait-elle y croire, elle se l’interdisait d’autant plus. Haruko ne savait vraiment plus à quoi s’en tenir avec Hiromitsu-kun. Elle ne savait si ses gestes, ses mots, avaient un minimum de sincérité ou si tout n’était que feint, preuves supplémentaires de son talent d’acteur et du sérieux de son professionnalisme. L’adolescente ferma les yeux pour savourer le délice de la chaleur de cette étreinte, tout raisonnant son coeur de ne pas s’enflammer. Son amour serait peut-être éternellement à sens unique, néanmoins, il ne l’empêcherait pas d’être heureuse et de ressentir cette si exaltante sensation que seul un coeur amoureux peut connaître. Celle qui vous fait sourire pour un rien, de manière irrépressible. Qui vous rend heureux tout simplement !

Un sourie épanouie sur ses lèvres, dans les bras de l’homme qu’elle aime, Haruko laissa ce dernier se reposer sur son épaule, rouvrant les yeux et les montant au ciel, bercé par l’immensité céleste empreinte de poésie. Elle aurait voulu que ce moment dure éternellement. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, n’est-ce pas ? Sans doute parce qu’elles perdraient de leur saveur avec le temps…

Ce qui vint interrompre ce moment ce fut la sonnerie du téléphone portable de la jeune mannequin. Elle se réclama timidement la gorge et :

« Hiromitsu-kun … ? hésita-t-elle. Excuse-moi, il … Il faut que je réponde… »  osait-elle à peine s’extraire de son étreinte.

La jeune fille put finalement sortir son téléphone portable pour prendre connaissance du message qu’elle venait de recevoir. Un message de la part de Shakespeare Juliet avec laquelle elle avait échangé son numéro il y a seulement quelques minutes. Ces trois-là lui revinrent alors en mémoire ! L’espace de quelques instants, ils lui étaient sortis de la tête. Instinctivement, Haruko regarda tout autour d’elle pour vérifier si elle ne les voyait pas. Personne. Elle consulta alors le contenu de son message. Ils étaient partis ? Pourquoi ? La starlette se sentit déçue de n'avoir pu leur dire au revoir. Les reverrait-elle seulement un jour ? Ce numéro de téléphone était sa lueur d’espoir. Peut-être pourrait-elle enfin avoir une véritable amie ? Puis, ses yeux s’arrêtèrent sur les derniers mots du message.

« Un rendez-vous ? … Ah ! Mais non ! Ce n’est pas un rendez-vous ! (Malheureusement…) C’est juste Hiromitsu-kun ! Ah ! Mais c’est vrai que les gens croient que nous sommes vraiment ensemble… Est-ce pour cette raison qu’il venait d’agir ainsi ? Eh ! Mais, alors, ils savent qui je suis ?! »

Trop de questions dans sa tête. Ses yeux balayaient l’écran de son téléphone portable comme si elle y trouverait un quelconque début de réponse. Cependant, tout ce qu’elle y trouva ce fut :

« Aaaaah ! s’écria-t-elle en découvrant l’heure bien plus avancée qu’elle ne l’aurait cru. Je vais encore me faire tuer par Miyahara-san ! »

La pauvre manager de la demoiselle n’avait effectivement pas un métier de tout repos avec une pouliche pareille qui avait notamment le don d’être très souvent en retard, ou d’oublier une partie de son planning journalier. Là, encore, Haruko n’avait pas vu le temps passé, et son manager ne tarderait pas à l’attendre sur la zone du tournage où elle était censée la récupérer en tapant du pied et passant ses nerfs sur Tanaka-san.
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Jeu 15 Jan - 22:25
Je n'ai pas compté le temps où nous sommes restés comme ça. Bercés l'un et l'autre par la respiration de l'être qui nous accompagnait, et partageait notre vie de façon bien dérisoire, mais qui prenait de plus en plus d'importance au fond de moi. Mais mains étaient placées sur ses bras, tandis que mes doigts serraient l'étoffe de ses vêtements encore un peu plus, mais tout en douceur. Une poigne qui lui montrait qu'elle m'appartenait. Senpai avait beau m'avoir dit de lui parler de ce que je ressentais, je n'arrivais à m'y résigner. Seulement, lorsque le courage a fini par me gagner, alors que j'allais ouvrir la bouche pour soulager mon cœur, la sonnerie du téléphone de Haruko-chan a coupé mon élan téméraire, et j'ai renoncé. N'était-ce pas le destin qui se jouait de moi à ce moment là ? Je ne saurai le dire, quoi qu'il en soit, elle n'a qu'à peine osé me demander de me décaler, ce que j'ai fait immédiatement, en lui souriant, même si je doute qu'elle ait pu voir mon sourire. Au final, j'ai croisé les bras sur mon torse, observant, penché, les bébés phoques dont je commençais à m'enticher. Ils étaient réellement adorables !

Je m'étais perdu dans leur contemplation, quand Haruko-chan s'est mise à crier. Ça m'a fait sursauté, et je l'ai regardé intrigué, et amusé à la fois, lorsqu'elle déclarait qu'elle allait se faire tuer par son agent. Décidément, c'est toutes des tyrans ! Faudrait qu'on songe à changer de boîte, pour être tranquilles niveau agent. Quoi que, je ne suis pas sûr que cela change grand chose en vérité...

Un sourire vint élargir mes lèvres, alors que je la prenais délicatement par la main, plongeant l'autre dans mon jean. J'ai avancé, sans un mot, me contentant simplement de suivre le chemin que je connaissais, et regardant de temps à autre, distraitement les animaux, et parfois même le ciel. La température était basse, et les nuages se faisaient denses. Au bout de quelques minutes seulement, quelques premiers flocons se sont mis à tomber, alors j'ai de nouveau sourit, alors qu'on atteignait finalement la sortie du parc. J'ai fait un signe discret à Teppei, pour lui dire de ne faire aucune remarque, et nous sommes montés dans le quatre quatre, tous les deux derrière. On a fini par arriver sur le tournage, qui avait finalement été déserté par les fans. Mon agent m'a déclaré que l'actrice principale avait fait un malaise suite à une crise d’hypoglycémie, et que, même si elle allait mieux, on lui avait recommandé du repos, et on avait décidé de stopper le tournage pour aujourd'hui, alors j'ai simplement acquiescé. J'ai embrassé Haruko sur la joue, et je suis monté dans la voiture de Onee-san qui venait me chercher, achevant cette journée de travail plutôt éprouvante. J'ai laissé ma tête tomber contre la fenêtre, et à regarder la route, blasé. Je n'arrivais plus à faire la distinction entre le vrai et le faux...
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare] Ven 16 Jan - 9:08
Rp terminé, j'archive.
+10 okanes chacun pour le tag.


Bon jeu !
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MessageSujet: Re: [Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare]
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[Terminé] "A la croisée du rêve et de la réalité, il suffit d'un pas pour franchir la frontière entre deux univers qui ne font que se regarder..." [Juliet Shakespeare / Haruko O. Kaïto / Hiromitsu Kimura / Minoru Takeda / Nowaki A. Shakespeare]

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