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La solitude est un jardin où l'âme se dessèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum. [Hanako & Taichi O. Tôgashi]

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MessageSujet: La solitude est un jardin où l'âme se dessèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum. [Hanako & Taichi O. Tôgashi] Mer 8 Juil - 19:28
Seule. Comme toujours. La solitude s'était emparée de moi il y a peu, et depuis, elle ne me quittait plus, me forçant à délaisser le peu de personnes que j'appréciais, c'est à dire deux si on voulait être précis. Mais qu'importe le nombre, qu'importe leur importance dans ma piètre existence, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas bénéficier de leur présence. Si je les évitais ? Oui, j'en fuyais un comme la peste, presque involontairement, mon amour propre profondément blessé ne me permettant pas de lui pardonner cet affront. Je ne voulais pas voir son visage, je ne voulais pas sentir sa présence, ni entendre sa voix. Son sourire me hantait, souvenir si doux et pourtant si amer. Mais je me refusais à le côtoyer de nouveau. Je ne le pouvais tout simplement pas. Peut être parce que je lui pardonnerais trop facilement cet abandon si imprévisible ? Ou tout simplement parce que je ne pourrais lui cacher ni mes émotions, ni les larmes que j'avais versé, aussi bien pour sa trahison que son absence. Je ne le savais. Surement un peu des deux au fond. Mais enfin, à quoi bon essayer démêler ce casse tête ? Cela ne m’avancerait de tout façon à rien. Il m'avait remplacé. Il était heureux et entouré. Et moi j'étais seule. Seule et maussade, comme si on m'avait enterrée six pieds sous terre. Ce qui était un peu le cas, si on était lucide. J'avais crié, j'avais frappé, ma rage m'avait emportée dans mes instants de solitude intense où je pouvais me dérober aux regards des autres. Mais ça n'avait rien changé. J'étais toujours la, enfouie dans les ténèbres, le visage fermé comme une huître, avec mon ombre pour seule compagne. 

Après m'être si longtemps enfermée, après avoir si longtemps séché les cours, j'avais trouvé le courage de sortir. Mais surement n'aurais-je pas du. Pourquoi mes pas m'avaient-ils menés jusqu'ici ? J'haïssais la foule. J'haïssais les enfants. J'haïssais voir tous ces regards brillants, ces lèvres fendues en un sourire, ce son qu'était le rire sortir du fond de leur gorge... La fête foraine s'était installée en ville, et inconsciemment, je m'y étais engouffrée et étais désormais portée par la foule sans possibilité de marche arrière. Sentir tous ces contacts humains auraient pu apaiser mon âme, mais au contraire, elle ne fit que la détruire un peu plus. Parce que malgré tous ces gens, j'étais toujours seule. Aucun visage n'était tourné vers moi, personne ne m'accompagnait, aucune forme de vie ne me souriait. Étais-je invisible ? Ou n'en avait-on juste rien à faire de moi ? Après tout, je n'avais pas de valeur. Mon père m'avait abandonnée enfant, avant de me reprendre pour des raisons obscures, et mon frère m'avait tourné le dos pour une petite catin de bas niveau. Y avait-il ne serait-ce qu'une personne qui se souciait de mon sort sur cette planète ? Probablement pas. De toute façon, les hommes étaient tous les mêmes. Frivoles. Dès qu'ils avaient fini de jouer avec vous, dès qu'ils s'étaient lassés, ils passaient à une autre. Mais je me refusais tout simplement d'être un objet que l'on pouvait jeter et récupérer à loisir. Même mon frère ne pouvait me traiter de la sorte. Taichi, tu n'es qu'un pauvre con. Traître. Ingrat ! 

Pourquoi mes pensées me ramenaient-elles constamment à lui ? Ne pouvait-il pas tout simplement sortir de ma tête ? Non. C'était impossible. Parce que ce n'était pas dans mes souvenirs qu'il était omniprésent, mais dans mon cœur, comme gravé si profondément qu'on ne pouvait tout simplement pas passer à coté. Il savait que je n'avais que lui, qu'il était tout pour moi. Cela lui permettait-il de me faire passer au second plan ? Croyait-il que je lui pardonnerais toutes ses folies ? Je m'y refusais. Et c'était bien pour ça que je verrouillais mon cœur et mon esprit, de sorte à l'évincer en partie. Et pourtant... Je le voyais partout. Se précipitant pour venir engloutir une crêpe, voir même plusieurs, se réjouissant de toutes les attractions, sautant partout tel un gosse, et me tirant presque pour que je m'active. Il était plein de vie, et son sourire était d'or. Et je l'avais perdu. Si bien que tout cela brillait bien trop fort parmi les ténèbres qui m'habitaient. Les montagnes russes se dressaient devant moi, et j'imaginais son air réjouit et béat à l'idée de monter dedans. Mes lèvres s'étirèrent tristement, tandis que je voyais le mirage de sa personne s'effacer devant moi, mettant fin à l'illusion. Plus jamais il ne se tiendrait à mes cotés. Au fond, je me sentais comme s'il était mort. Les cris fusaient tout autour de moi, et je me sentais défaillir, happée par un sentiment de détresse tandis que des larmes voulaient s'échapper de mes yeux humides. Mais je ne leur permettait pas de s'évader. Je les retenais prisonnière, avare de la moindre goutte d'eau. J'étais en plein air, et pourtant, j'étouffais. Où était passée la Hanako belle et fière ? Celle qui ne se gênait pas à piétiner les autres et toisait ceux qui osaient se mettre en travers de sa route ? Ce temps me paraissait bien loin. A croire que tout en moi s'était éteint.
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MessageSujet: Re: La solitude est un jardin où l'âme se dessèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum. [Hanako & Taichi O. Tôgashi] Jeu 9 Juil - 23:27
Ivresse folie qu’était la souffrance. Tant de tristes Hommes victime de ce mal, bien trop souvent ignoré, et mal apprit. Taichi faisait partie de cette population. Tristement seul depuis que son amante l’avait trahie, lui préférant probablement un homme mieux loti. Les femmes étaient ainsi, ne puisant en votre âme simplement de quoi nourrir leur poison virulent, qui vous attrape au cœur, et ne vous lâche plus. Certains appellent ça l’Amour, d’autres la Mort. Taichi se sentait mourant, alors que la négation faisait partie de son langage. Tout son monde s’effondrait, préférant à son paradis, une terre âcre et souffrante. 

Et l’amour passionnel qui ne peut être égalé, est le foyer de la souffrance inégalée. Mais en ce profond malheur, accablant, l’artiste et le poète trouvent leur rédemption. Et c’est sur cette note positive, que Taichi se rendit à la foire. Au sein de la population grouillante, il n’éprouvait de plaisir, ni même d’envie, à parcourir les stands, de friandises ou de sensations. Sur ses épaules pesait, l’armure de la solitude, traînant ses sourires, dans les donjons de l’oubli.

Mais au creux de cette fourmilière, une simple silhouette lui fit de l’œil. Une ombre filante, qu’il saurait cependant, reconnaître entre mille. Un ange parmi les mortels, seul être pouvant encore le sauver de ses maux. Mais un bonheur entraînant toujours un malheur, Taichi se souvint tristement de leur altercation. Cependant, dans un élan d’espoir, il s’élança à la poursuite de ce mirage, qui lui semblait si loin de lui. A travers les soupirs et les plaintes, Taichi avait tenté d’extraire sa souffrance, mais sans épaules pour le réconforter, il lui semblait impossible de trouver un nouveau souffle.

Sa main perdue s’empara du néant, tentant vainement d’attraper la main de sa sœur tant aimée, et dans une plainte inaudible, il souffla le prénom d’Hanako. Dans le vacarme général, sa voix ne porta malheureusement pas jusqu’à l’oreille de celle qu’il convoitait, et il la vit s’éloigner, pour finir par la perdre.

Un soupir malheureux passa la barrière des lèvres du jeune homme, qui tentait ainsi d’expier toute sa peine. Déterminé à retrouver sa jumelle, à accomplir le destin qui se tendait à eux, il se faufila à travers la masse humaine, pour tenter de trouver ce maillon détaché à sa vu, qui lui paraissait si magnifique.

Après quelques minutes d’espoirs lui semblant vains, le jeune homme fini par retrouver cette femme, qui le faisait tant rêver, devant l’attraction qui les liait à son passé. Dans la folie générale, il s’avança vers elle, et les yeux brillants de larmes, remarqua cet air abattu qui se profilait sur son visage. Comme si leur vie étaient liées, les deux enfants se renvoyer leur propre reflet, au sein de leurs sentiments.

« Hanako… » Murmura le garçon d’une voix cassée.

Il eut l’impression de voir en elle, une possible rédemption, une vie, un fil d’Ariane, qui lui permettrait de le guider, loin de ce labyrinthe infernal. Il espérait secrètement, ne pas déclencher un nouvel ouragan qu’il ne saurait calmer, sans s’effondrer à nouveau, se laissant emporter par les flots dramatiques de la vie, son futur ne ressemblant plus qu’à un verre brisé, dont on ne saurait rafistoler les morceaux éparpillés. Hanako était son dernier espoir. Elle était la seule à pouvoir lui offrir à nouveau, cette joie de vivre qui l’habitait bien plus tôt…
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MessageSujet: Re: La solitude est un jardin où l'âme se dessèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum. [Hanako & Taichi O. Tôgashi] Lun 13 Juil - 16:41
De nouveau emportée par la foule, je me laissais aller dans ce labyrinthe de merveilles pour les petits comme les grands aussi bien gustatives qu'amusantes. Pourquoi ce spectacle n'arrivait-il pas à me redonner le sourire ? Il y avait trop de bruit, trop de monde, trop de sentiments positifs. Cette scène dégoulinait d'amour, si bien que c'en était écœurant. Tout ce qui m'entourait me paraissait fade, dénué d'intérêt. Et au lieu d'admirer, je ne pouvais que critiquer ce tableau grotesque. J'avais grandi. Mais plutôt que de croire que j'avais fait un pas en avant, je me sentais comme si j'avais reculé de dix pas. Comment cela était-il possible ? Peut être que ce sentiment de culpabilité qui m’étreignait y était en partie pour quelque chose. Peut être aurais-je du accepté que Taichi s'attache à d'autres que moi. Cela pouvait paraître évident pour certain, mais moi... Je ne pouvais me résigner à laisser s'échapper la seule chose auquel je tenais vraiment. Bien qu'au lieu de la retenir, je l'avais perdu encore plus bêtement. C'était tout moi.

Mais ce qui était encore pire, c'est que j'étais incapable de mettre ma fierté de coté pour réparer les choses. Ce n'était pourtant pas si difficile que ça de recoller les morceaux ! Cependant, outre le courage, il fallait mettre sa dignité de coté. Et j'en étais tout bonnement incapable. De toute façon, je n'étais pas la seule fautive ! Oui, encore et toujours des excuses. Mais se voiler la face n'était-il pas un moyen efficace d'avancer sans trop souffrir ou regretter ? Oui. Et non. Il fallait croire que j'étais paumée. Mais je ne voulais pas me l'avouer. Ca reviendrait à dire que Taichi était mon GPS sur terre. Que je ne pouvais pas avancer sans lui. Et je ne voulais pas être dépendante. Alors je jouais à l'idiote, et continuais de faire la tronche, exagérément, me renfermant dans ma détresse et ma colère. 

Un murmure de voix familière me parvint, mais je n'y prêtais pas attention, croyant que son mirage me poursuivait toujours, comme une malédiction. Je continuais donc de me laisser porter par la foule, indifférente à tout ce qui se trouvait autour de moi. Jusqu'à ce que je le vois, devant moi, comme s'il était au bout de sa vie, mon nom s'échappant de ses lèvres comme si cela pouvait me rattraper. Le temps sembla se figer, et je restais la, les yeux écarquillés, ne sachant plus quoi faire ni penser. Rêvais-je encore ? Non, il était bien réel. Mais alors, pourquoi ce visage si triste ? Pourquoi mon cœur tombait-il en miette en le voyant, comme si le pire des fléaux s'était abattu sur lui ? Pourquoi était-il la, tout seul, perdu dans cette marée humaine ? L'envie de le serrer fort contre moi me prit, mais la vision de notre dernière discussion me revint, et je restais la, les bras ballant, inutile et effarée. 

La douloureuse réalité reprenait lentement son cours, et mon regard se durcit. J'étais sensée lui en vouloir. Non, en fait, je lui en voulais énormément. Et même s'il paraissait ne pas pouvoir en supporter d'avantage, je ne pouvais me résoudre à ne pas étaler rien qu'un instant mon venin, comme un juste retour des choses. Alors je fermais mon visage, espérant ainsi qu'aucune émotion ne fuse, et parlais d'un ton glacial. 

"Tu es tout seul ? En aurais-tu eu marre d'elle ? Ou t'aurait-elle laissé tomber ?"


Mais même si tout indiquait que je me fichais de lui, au fond, dans mon regard, une lueur d'inquiétude mangeait mes iris d'onyx.
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MessageSujet: Re: La solitude est un jardin où l'âme se dessèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum. [Hanako & Taichi O. Tôgashi] Dim 23 Aoû - 9:42
Rp datant de plus d'un mois, j'archive.

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La solitude est un jardin où l'âme se dessèche, les fleurs qui y poussent n'ont pas de parfum. [Hanako & Taichi O. Tôgashi]

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