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Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins]

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MessageSujet: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Sam 15 Nov - 8:52
Loreleï était venue se perdre sur le toit du pensionnat. Elle était accoudée à la rambarde qui la séparait du vide. Elle avait une magnifique vu sur le domaine et la ville de Tokyo qui s'offrait devant elle. Ce décor était bien différent de Londres mais elle s'y habituerait vite.



Une légère brise venait lui chatouiller le visage et jouait avec ses cheveux platines. Les feuilles des arbres tombaient les unes après les autres dans un silence angoissant. Un petit lapin passait entre deux arbres avant d'aller s'enfermer dans son trou. Les oiseaux qui avaient eu le courage de rester chantaient l'été.


La solitude soulageait ses crises d'angoisses qui avaient subsisté. Elle ne s'y attendait pas du tout. Le vent valsait avec une mèche de cheveux qu'elle remit machinalement en place. Elle plongea sa main dans sa poche pour en sortir un mouchoir qu'elle utilisa. Elle avait attrapé un petit rhume qui passerait bien vite. Elle soupira. Au final, ça faisait du bien d'être loin de chez soi.
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Sam 15 Nov - 10:25
Oh, that this too, too sullied flesh would melt,
Thaw, and resolve itself into a dew,
Or that the Everlasting had not fixed
His canon 'gainst self-slaughter! O God, God!
How weary, stale, flat, and unprofitable
Seem to me all the uses of this world!
Fie on ’t, ah fie! 'Tis an unweeded garden
That grows to seed. Things rank and gross in nature
Possess it merely.




Hamlet William Shakespeare





Le vent soufflait, emportant dans leur dernière danse, les feuilles aux teintes mordorés des arbres qui avaient été plantés il y a des années de cela dans le pensionnat, décoiffant les élèves qui sortait de ce fameux lycée, pour rentrer chez eux, ou bien pour profiter des dernières heures avant de couvre feux pour faire un tour dans Tokyo.


Mais tous ne partaient pas arpenter les rues de la mégapole, une silhouette par exemple, s’était adossée à un mur sur le toit, surplombant ainsi de toute la hauteur du bâtiment les étudiants qui marchaient vers la sortie.
Mais, les écouteurs visés dans les oreilles, le jeune homme ne prêtait aucune attention à ses confrères. Chose encore plus étonnante, lorsque l’on savait qu’il était externe, et qu’il avait fini les cours. Et, bien que ce soit un A comme le révélait son uniforme parfaitement ajusté –ce qui était plus révélateur de son caractère légèrement maniaque sur les bord, que de son appartenance à une classe- il n’était pas obligé que rester au pensionnat jusqu’à son heure de fermeture, surtout qu’il était plus qu’évident qu’entre ses écouteurs, son papier à musique, et son étui à violon, l’exemplaire de la Tragédie d’Hamlet n’était probablement pas là pour qu’il travail son anglais.
Qu’est-ce que le jeune japonais faisait-il donc ici ?


La réponse était plus simple qu’il n’y paraissait. Le musicien attendait sa jumelle bien aimée. Ils étaient dans la même classe, mais tout deux avaient choisit des options différentes : musique pour lui bien évidemment, et sa sœur théâtre. Les deux Shakespeare n’habitaient pas très loin, et la jeune fille aurait très bien pu rentrer toute seule, mais ils appréciaient néanmoins rentrer ensemble. A défaut d’être jumeau de corps, ils  étaient jumeaux d’âmes, et cela convenait bien mieux au jeune garçon.
Et de toute façon, attendre ne le dérangeait pas. Nowaki appréciait pour ne pas dire qu’il aimait la solitude, et ainsi accompagné de sa meilleure amie la musique, rien à l’exception de sa Juliet ne l’aurait fait sortir volontairement de son monde.

Son pied battait régulièrement la mesure sur le sol dallé de gris du toit, tandis que son crayon balayait les portées pré-imprimées sur le papier prenant appui sur son livre,  et appuyé sur ses genoux. S’arrêtant régulièrement pour relancer une partie de la musique que délivrait son IPod, écrivant, effaçant, corrigeant… Composant.
Le temps pouvait s’écouler…
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Dim 16 Nov - 10:12
La porte claque derrière elle, la faisant se retourner. Un jeune homme d'origine asiatique s'avança, ne lui prêtant pas attention. Il tenait un étui dans une main. La jeune Loreleï devina rapidement que c'était un musicien. Il semblait perdu dans ses pensés.

Il jeta un coup d'oeil au toit terrasse, un regard couleur encre. Loreleï le trouvait inexpressif, les traits de son visage semblaient figés dans le temps, ne fixant que sa feuille. Elle percevait le bruit du crayon qui gratte le papier. Elle soupira. Certaines personnes aimaient la solitude, comme lui, comme elle. 

Elle restait immobile, à l'observer, elle comprenait cet engouement. Elle aussi passait beaucoup de temps sur ces croquis, à dessiner et redessiner le monde plis de son vêtement et à améliorer quelques détails qui lui paraissent fait par des amateurs.
Lui faisait exactement la même chose avec sa composition, à modifier la moindre note qui sonnerait faux au milieu des autres. Les croches, les noirs, les blanches et les rondes semblaient danser sur sa feuille, composant la mélodie qui restituait les coeurs. 

Elle détourna le regard vers le lointain. Tokyo était magnifique avec ces lumières colorés qui s'echappaient des habitations. Les néons rouges, verts, bleus s'alliaient aux couleurs chaudes de l'automne. La merveilleuse mégalopole était plus colorée que sa petite ville qu'était Londres. Un murmure s'échappa de sa gorge:

- Si seulement il pouvait être ici, il adorerait!

Son cousin était la personne qui lui manquait le plus, ils étaient proches mais distants. Une relation fusionnelle, un comportement de frère et soeur mais une froideur inexpliquée dans leurs moindres gestes. Une lueur de gentillesse qui vient s'ajouter de temps à autre. Elle se demandait pourquoi ils agissaient comme ça alors qu'ils s'adoraient depuis tout petit. Elle se demandait si il n'y avait pas plus que de l'amitié fraternelle entre eux. Non, c'était impossible. Elle chassa ses idées pour reposer le pied sur terre.
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Dim 16 Nov - 12:28
Nowaki posa son crayon, et relança pour la énième fois la musique, du début cette fois. Il l’écouta défiler, ses iris ébène rivé sur la partition qu’il venait d’écrire, vérifiant que chacune des notes qu’il avait écrite corresponde avec la musique qui défilait.

L’exercice auquel se prêtait le japonais dépassait les capacités musicales de bien des personnes, mais que pouvait on attendre d’autre qu’une personne qui apprit à jouer d’un instrument dès qu’il su marcher ? La musique était son univers, et par extension, la composition aussi.
Quand au texte de Shakespeare…

C’était justement ce qu’il cherchait à mettre en musique. L’exercice était intéressant, bien qu’il ne fasse pas parti de ceux qu’il pratiquait habituellement, et avec une sœur comédienne, et leur nom de famille, qu’aurait il pu choisir d’autre que du théâtre de Shakespeare…?

Pour cela, il avait choisit les deux instruments qu’il jouait depuis le plus longtemps, le piano et le violon. Qui outre le fait qu’il puisse jouer les deux, les deux instruments se mariaient parfaitement.
Car c’était bien le thème qu’il avait composé il y a quelques temps de cela, lorsqu’il vivait encore à Londres avec le reste de sa famille. Il s’était enregistré juste avant de partir, et l’avait monté durant une bonne partie du trajet en avion qui les avaient mené de l’île où il avait grandit, à celle où il était né.


Et s’inspirant de ce thème, il composait à présent les diverses variations qui allaient s’alterner avec ce fameux thème, et il venait d’en finir un premier, sous lequel il recopia avec cette application qui le caractérisait les vers qu’il avait lu quelques minutes plus tôt, faisant attention aux rythmes, et aux divers accentuations qui faisaient autant la richesse du théâtre et de la musique.



« That it should come to this.
But two months dead—nay, not so much, not two.
So excellent a king, that was to this
Hyperion to a satyr. So loving to my mother
That he might not beteem the winds of heaven
Visit her face too roughly.—Heaven and earth,
Must I remember? Why, she would hang on him
As if increase of appetite had grown
By what it fed on, and yet, within a month—
Let me not think on ’t. *»



déclama-t-il à mi voix, de son ton éternellement neutre, qui ferait frissonner un comédien par le manque total d’interprétation, mais en faisant attention à la musicalité, aux syllabes, ses écouteurs toujours dans les oreilles, déversant en même temps la musique dans sa tête.

Il ferma les yeux, ses lèvres formant les mots sans pour autant que le moindre son ne s’échappe de sa gorge, cherchant une idée à même les phrases. Un second message caché dans le premier, pas quelque chose que l’on peut comprendre, quelque chose que l’on ressent surtout.

Une mélodie…


* Hamlet William Shakespeare
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Sam 22 Nov - 15:06
Loreleï se retourna vers le jeune homme. Il semblait tellement pris par sa passion qu'elle avait peur de le sortir de son occupation. Elle l'observa attentivement: de jolies mains fines et des traits tout aussi fins. Il n'avait rien de disgracieux avec son allure svelte et ses cheveux couleurs corbeaux.

Le crayon semblait glisser sur la portée comme si il n'était guidé que part la pensé et non par la main du garçon, formant de belles notes blanches ou noirs, rondes ou croches, sans syncopes, avec syncope. Il posa le crayon et toucha son Ipod pour remettre la musique au début. Un léger fredonnement retentit. Une voix douce qui chantait de l'anglais. Loreleï se demandit alors si ce qu'il chantonnait n'était pas une pièce de théâtre. Tout étais possible avec les musiciens. 

En se retournant une énième fois sur l'horizon, elle se demandit qu'est-ce que son cousin pouvait bien faire en ce moment même. Elle soupira avant de sortir son téléphone qu'elle avait acheté ici même et se mit en tête de rédiger un mail à Isaac. Elle avait, certes, envie de le revoir mais elle n'avait pas envie non plus de quitter cet endroit. Elle se laissa glisser contre le garde-fous et s'assit sur le sol en béton. Ce plongeant dans sa rédaction.

Elle laissa tomber son téléphone sur ses genoux. Elle n'avait décidément rien à raconter au jeune homme. Elle regarda le garçon qui composait tout en pensant que ce silence commençait à être pesant.
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Mar 25 Nov - 18:01
Aux yeux de beaucoup, le fait qu’il sache, et réussisse à composer le rendait génial. Nowaki n’était absolument pas d’accord. A ses yeux, chacun possédait un talent unique, qui lui état propre, et surtout, qui lui correspondait.
Certains savaient bouger avec une grâce naturelle, d’autre possédait une précision ou une agilité sans égale, ou bien savait insuffler à leurs mots une force particulière. D’autre savait voir le monde, et le dessiner. Le japonais savait dessiner… des notes. Il ne savait pas voir le monde, il savait l’écouter.
Cette faiblesse lui permettait d’avoir une force. Tout n’était qu’une question d’équilibre. Le fameux Ying et Yang des chinois, la balane de la justice pour les grecs et les romains, ou la pesée des âmes chez les égyptiens, tout n’était finalement qu’une question d’équilibre…
Et les différentes filières que les étudiants pouvaient choisir dans ce pensionnat nippon n’étaient pas très différentes au fond.

Le musicien posa son crayon à côté de lui et s’étira légèrement, essayant de chasser la légère douleur qui s’était insinuée dans son dos a force d’être assit sur les dalles de bétons, et celles émanant de ses muscles ankylosés par la position qu’il avait prit en arrivant. La musique, sa musique défilait toujours dans ses oreilles, tandis qu’il fermait brièvement les yeux. Comme si il cherchait  à l’intérieur même de cette mélodie qu’il avait déjà lui même écrite et jouée, une nouvelle nuance, une autre étincelle à exploiter. Un indice glissé par son subconscient, qui – si il état habité- devait le trouver bien lent.
Mais qu’importe. Car, malgré son visage d’un calme inébranlable, n’exprimant rien d’autre qu’une sorte de lassitude et d’indifférence blasée, le jeune homme s’amusait follement.


« To be, or not to be: that is the question:
Whether ’tis nobler in the mind to suffer
The slings and arrows of outrageous fortune,
Or to take arms against a sea of troubles,
And by opposing end them? To die: to sleep;
No more;… » *


Une nouvelle fois, une série de vers lui avait échappé. Et il ne les avait pas lus cette fois, mais comment un étudiant ayant passé presque tout sa vie en Angleterre, pouvait-il ignorer ces phrases ? C’était incontestablement les plus connu de la langue de Shakespeare.
A vrai dire, c’était ces quelques lignes, que la japonais avait hâte de mettre en musique. Rien qu’en les prononçant à mi-voix du ton monocorde qu’il utilisait presque sans cesse, il sentait leur musicalité, et l’indéfinissable mélodie qui s’en échappait.

Certains étaient capables de faire ressentir une émotion par leur voix, par leurs dessins, par leurs actes. Nowaki le faisait grâce à la musique. C’était à ses yeux, la plus belle chose que la vie, ou le destin avait pu lui offrir. Avec sa soeur jumelle, bien évidemment.

Ses paupières laissèrent à nouveau filtré son regard nuit, qui se dirigea immédiatement vers l’écran de son appareil, en quête de l’heure qu’il était, avant de le mettre a nouveau en veille. Il avait encore le temps, et connaissant Juliet, elle était parfaitement capable de discuter quelques minutes avec n’importe qui, si elle venait à l’attendre. Elle était son parfait opposé, lui aurait pu conserver le silence des heures durant, tandis qu’elle était capable d’adresser avec sympathie la parole au premier venu si elle le désirait.

L’ombre d’un sourire étira brièvement ses lèvres fines tandis qu’il reprenait son crayon, et relançait d’un doigt la musique, reprenant son activité après cette petite pause. Se demandant ce que les vers et le thème pouvait encore lui livrer comme secret, et comme nuance a exploiter.
Mais surtout, il espérait sincèrement que ça allait lui plaire…


* Hamlet William Shakespeare
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Dim 14 Déc - 19:00
Elle leva les yeux vers le ciel qui commençait à être constellé d'étoiles scintillantes. Elle sourit, ça venait de lui donner une idée pour de futurs croquis. La voûte stellaire était belle mais cette beauté n'était pas à son apogée. 

Elle plongea une main dans sa poche pour y chercher un mouchoir. Elle n'en avait que des usagés et ne souhaitait pas les utiliser par manque d'hygiène. Elle jeta un coin d'oeil au musicien posté sur le toit et se dit qu'il devait bien avoir des mouchoirs. Pour l'heure, il avait posé son crayon et semblait s'être plongé dans une phase d'intense reflexion après un bref étirement. Elle continua à le détailler.

Il s'arrêta pour contempler le ciel et se fut à ce moment là qu'elle se leva pour se diriger vers lui. Lorsqu'elle se posta face à lui, il avait déjà replongé dans son travail et hésitait à l'en sortir. Elle s'assit calmement, en tailleur, face à lui et attendit.
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Lun 15 Déc - 21:32
Le crayon dont la mine de carbone courait sur le papier, semblait vouloir s’échapper des doigts de son propriétaire, comme si sa main d’humain était trop lente pour écrire les idées qui passaient directement du cerveau au stylo du jeune homme.
Il essaya d’accélérer d’avantage sa course sur la partition, au point de rendre presque ses notes illisibles, prit par la fièvre que donne l’inspiration quand elle nous tient. Ecrivant sans pouvoir s’arrêter, de peur que la mélodie qu’il entendait presque à l’intérieur de sa tête ne s’en échappe, et ne se disperse comme  une légère fumée dans le vent. Plus rien n’avait d’importance, mis à part écrire les portée qui dansaient devant ses yeux.


Avant de s’arrêter brutalement. La mélodie qui chantait dans sa tête s’était évaporée aussi vite que les derniers lambeaux de nuit après le lever du soleil, et Nowaki posa doucement son crayon sur ses partitions. Serein, parfaitement calme, et pas même déçu. Ses lèvres esquissant presque un sourire sur son visage de marbre immaculé. Il avait fait de son mieux, et il savait que même si pour l’instant il peinait à retrouver les fragments qui l’avaient secoué quelques instants plus tôt, une fois au calme, avec son violon et son piano, il retrouverait sans doute ce qui lui échappait encore.
La musique était une question de rythme autant que de note.
Et les mots dansaient sur cette harmonie que les compositeurs tissaient.

« Ces mots sont des poignards qui frappent mes oreilles. * déclama-t-il en relevant la tête apercevant enfin la jeune fille assise en face de lui, la détaillant quelques secondes avant d’ouvrir la bouche de nouveau. Bonjour. »


Ses traits, et sa chevelure d’un blond platine montraient qu’elle faisait parti des quelques étudiant venu d’occident-comme lui même d’une certaine façon, bien que cela soit moins visible-. Elle semblait être de son âge, et ses iris d’un joli brun semblaient le fixer.

Le japonais hésita quelques secondes, laissant ses prunelles d’obsidienne parcourir le reste du toit avant de retourner sur le visage de l’inconnu, vérifiant qu’une ribambelle d’étudiants n’était pas arrivée entre temps, qu’il n’aurait pu ne pas entendre à cause de ses écouteurs. Si il n’aimait pas le bruit, le jeune homme était pourtant tout à fait capable de rester des heures durant dans sa bulle, avec son IPod et son papier à musique. Complètement coupé du monde.

« Je vous pries de m’excusez si je vous ai dérangée. » déclara-t-il de son habituel ton neutre, ce qui ne l’empêchait pas d’être sincèrement désolé, inclinant simplement la tête, ne voulant se mettre debout alors qu’elle était assise.

Il espérait sincèrement ne pas avoir été trop source de désagrément pour la demoiselle qui lui faisait face, car bien qu’il ait passé la majeure partie de sa vie en Angleterre, la sévérité et le strict japonais était resté dans ses actes, le faisant parfois passé au Royaume Unis pour un coincé, ou un personnage assez étrange. Mais cela ne l’avait jamais dérangé, et ça ne changerait pas aujourd’hui. Il était celui qu’il était, et c’était le plus important. A ses yeux en tout cas.

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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Ven 26 Déc - 21:40
Loreleï étudia la façon qu'il avait d'étudier. Il devait entendre clairement les notes dans sa tête pour composer sans jouer. Son crayon se hâta sur le papier, une vague de note devait affluer dans sa tête et il ne devait pas vouloir en perdre une miette. Les notes étaient moins belles dans ce passage mais on ne pouvait l'en blâmer. Brusquement, il s'arrêta et un sourire se dessina sur ses lèvres. Il déclama un vers tout en se redressant et sur son visage, elle lu un mélange de surprise et de quelque chose qu'en ne saurait décrire. C'est vrai que ça pouvait surprendre de se retrouver avec quelqu'un devant soit sans s'en être rendu compte! Elle n'avait pas voulu non plus déranger le jeune musicien. 

- Bonjour, répondit-elle.

Elle se sentit observer mais ne montra rien, elle n'aimait pas étaler ses sentiments devant autrui. Elle jeta à son tour un rapide coup d'oeil au garçon, brun, les yeux encre et le teint pâle comme beaucoup d'autres japonais. Elle sourit. Elle l'avait l'impression de l'avoir importuné dans son occupation. Ç'avait l'air d'être une personne très calme et posée.

- Non, pas du tout. A vrai dire, j'admirais votre façon de faire et, je me suis dit que vous auriez peut-être un mouchoir à me donner - même si ça n'a aucun rapport - et je ne souhaitais vous déranger dans votre activité.

Elle s'était adressée très poliment à lui, dans un japonais presque parfait. Elle sourit pour lui faire comprendre que c'était elle qui le dérangeait et non le contraire et elle espérait qu'il allait comprendre.
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Sam 27 Déc - 16:43
La voix de l’inconnue était très douce. Douce, et jolie. Elle faisait penser à Nowaki à un rose pâle, de la même couleur que les deux lèvres de la jeune fille qui lui faisait face. Le même rose que les fleur de cerisier. Comme si sa voix était composé de milles pétales de Sakura, qui s’envolait dans le crépuscule, porté par le vent qui chantait dans les hauteurs où les deux jeunes étaient venu trouver refuge. Asile de solitude au milieu du bruit du monde…

En tout cas, c’était la raison pour laquelle le jeune japonais aimait ce lieu, et qu’il l’avait choisit pour attendre sa soeur lors de ses activités de théâtre. Certes, il y faisait parfois froid, quand le vent soufflait fort, mais cela avait l’avantage de chasser les étudiants, qui préféraient alors se réfugier dans des salles de classes vides, dans les couloirs, ou dans leurs dortoirs. En bref, le toit était l’endroit idéal pour une personne telle que Nowaki, mais ce dernier n’avait pas la prétention d’en faire son seul refuge, c’est la raison pour laquelle il s’était immédiatement excusé auprès de la jeune occidentale qui lui faisait face. Ce lieu ne lui appartenait pas, il ne lui appartiendrait jamais, et à ses yeux, considérer être le propriétaire d’un lieu publique tandis que ce n’était pas le cas était extrêmement impoli. Enfin, le jeune homme savait aussi qu’il pouvait être extrêmement rigide a bien des sujets, et ceux qui le connaissaient également. Et puisque de toute façon, il gardait souvent ses pensées pour lui, ça n’avait pas grande importance.


Son expression demeura toujours aussi stoïque lorsqu’il entendit son compliment, il la remercia néanmoins d’un léger hochement de tête. Touché, bien qu’il n’en laisse rien paraitre. Il n’était pas le genre de personne à faire attention à l’avis des autres, et à ses yeux, seuls quelques uns comptaient, mais un compliment n’est jamais désagréable à entendre.
 « Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé. » avait dit Lamartine, et une nouvelle fois, toutes ces citations avaient raisons. Les mots, les intonations peuvent être les mêmes, mais la personne dont vient ces fameux mots est autant, voir plus importante que le reste.


 « Aucun problème. répondit-il de sa voix froide et monocorde, en se redressant légèrement pour fouiller dans son sac, d’où il en sorti, après quelques secondes de recherche entre ses affaires de cours et celles de musique, un paquet de mouchoir qu’il lui tendit. Gardez le. Si vous êtes malade, vous en avez d’avantage besoin que moi. » termina-t-il finalement en songeant au paquets qu’il lui restait chez eux. Car en bon anglais, habitué au mauvais temps, James possédait une réserve de mouchoir, bien que Satomi et lui l’ai averti a quel point se moucher en publique était mal vu ici. Néanmoins, les années passée dans le royaume de l’autre côté de la planète avaient fait qu’il y était a présent indifférent…
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Jeu 15 Jan - 20:47
Le garçon l'observa légèrement puis reprit son air impassible, hochant juste la tête lorsqu'elle lui adressa le compliment. Elle lui adressa un grand sourire.

Il était froid et ne semblait donner aucune joie à ses propos. Il fouilla dans son sac pour en sortir un paquet de mouchoirs qu'il lui tendit. Elle le prit et lui adressa un "Merci beaucoup" très sincère. Elle se remit à observer le garçon. Il devait avoir à peu près son âge et était plutôt mignon. Elle se releva et s'éloigna un peu afin de se moucher puis elle revient s'assoir face à lui.

- Si ce n'est pas indiscrets vous faites de la musique depuis combien de temps?

Elle n'était pas curieuse, elle voulait juste en apprendre un peu plus sur les personnes qui l'entouraient. Le vent dansait avec ses cheveux ce qui l'agaçait au plus haut point. Pourtant elle aimait bien le toit qui l'inspirait lors de ses phases de vides. Elle passa une main dans la chevelure platine en tentant de les discipliner. 

Le ciel commençait à s'obscurcir mais elle ne rentrerait qu'à l'heure du souper, être dans ce lieu inconnu entouré de personnes tout autant inconnus l'angoissaient. Elle espérait juste pour le moment que le garçon allait répondre à sa question.
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Dim 18 Jan - 16:16
Qu’est ce que c’était que d’être heureux ? Aux yeux de Nowaki, comme aux yeux des milliers d’autres personnes qui peuplait la petite planète sur laquelle la vie est née il y a des millions d’années de cela à présent, minuscule bourgeon dans l’immensité infinie de l’univers, son bonheur était composé de plusieurs choses, qu’il se savait même incapable de lister.

Mais pour tous, le bonheur est sans doute le sentiment qu’illustre le fait de se sentir bien. Le pianiste se sentait bien lorsqu’il jouait, ou composait de la musique. Lorsqu’il regardait le ciel et qu’autour de lui tout était parfaitement calme, reposant, apaisé. Lorsqu’il était lorsqu’il était avec sa jumelle, ou son cousin qu’il venait de retrouver après de long mois de séparation.


Et là, le violoniste était bien. Heureux ? C’était plus difficile à dire, mais rien ne l’empêchait de l’être en tous cas. Le toit était suffisamment en hauteur pour atténuer le bruit venant de la cours qu’occupaient encore les internes qui n’avaient pas eu envie de sortir en ville, et qui profitait des dernières soirée clémentes avant l’arrivée de la saison blanche. A moins que le vent qui soufflait depuis qu’il était arrivé, et qui ne semblait jamais arrêter de chanter son éternelle chanson de sa voix moqueuse, qui dépeçait ces cris aïgus.
Enfin peu importe. Le toit était un lieu calme, et le jeune nippon en profitait à loisir.

Hochant simplement la tête en réponse aux remerciements de l’occidentale, il ferma légèrement les paupières, se replongeant dans ce silence qu’il appréciait tant. Silence qui fut de nouveau brisé par la voix florale –c’était certes pour le moins étrange, mais c’était l’image de pétales d’un cerisier en fleur qui lui apparaissait toujours lorsqu’il entendait ses mots-de la jeune femme.

Le nippon ouvrit de nouveau les paupières, et posa son regard obsidienne sur le visage de la jeune blonde avant de répondre.

« Environ quinze ans. » Répondit-il avec son habituel ton neutre et détaché, ses paroles ne faisant pas changer le moins du monde son masque blasé qui semblait incrusté sur son visage.
Il ne lui retourna pas la question. Nowaki était un enfant sage, et ne dit on pas que la curiosité est un vilain défaut ?
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Dim 8 Fév - 18:46
Elle posa ses mains sur ses genoux et jouait avec la seule bague qu'elle portait, la faisant rouler entre ses doigts. Elle observait discrètement le garçon. Malgré qu'il soit froid et distant, il dégageait quelque chose d'intrigant. Elle qui d'habitude ne laissait transparaître que le minimum de ses émotions était un livre ouvert en ce moment même. Le garçon faisait plus que l'intriguer et il ne semblait pas avoir la discussion facile.

Elle tourna la tête vers Tokyo qui s'étendait face à eux, c'était magnifique. Comment pouvait-on manquer un paysage pareil ? Elle n'en savait malheureusement rien. Elle y était comme des milliers d'autres personnes et ça relevait du rêve pour elle. Une ville pareil, semblable à des centaines d'autres mais pourtant si différentes.

Il répondit à sa question sur un ton neutre, comme pour le reste. Elle calcula rapidement l'âge qu'il devait avoir approximativement. Comme elle l'avait pensé au début, ils ne devaient pas avoir beaucoup d'années d'écart. Elle continuait à jouer avec sa bague, curieuse.

Elle repassa une énième fois la main dans ses cheveux qui dansaient avec le léger vent. Elle souhaitait entamer une réelle discussion mais à la fois, elle avait peur que sa présence soit dérangeante. Pourquoi discuter avec certaines personnes était aussi compliqué ? Un soupir franchit la barrière de ses lèvres roses. Une idée soudaine lui traversa l'esprit.

- Selon vous, pourquoi était-il si compliqué de s'intégrer quand on a toujours vécu reclus chez soi ? Pourquoi cette peur d'être dérangeante, de dire quelque chose de travers persiste?

Elle espérait qu'il allait lui répondre. Peut-être allait-il même l'aider avec sa réponse. Si, au contraire, il avait décidé de rester silencieux, elle comprendrait aussi.

Elle remit sa bague et se redressa. Elle se dirigea vers la rambarde et s'y accouda, continuant d'observer Tokyo.
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Mer 11 Fév - 17:00
A quelques mètres de lui, la jeune blonde était accoudée à la balustrade, contemplant la nuit qui enveloppait Tokyo. Les iris du jeune homme regardaient aux aussi dans cette direction, mais juste au dessus de son épaule, lui laissant ainsi le complet loisir de contempler lui aussi le ciel nocturne, où des satellites et des avions, plus que des étoiles étaient visible depuis le toit où ils étaient perchés.

Détachant sont regard ébène de la voute céleste, il reposa ses doigts sur le crayon qu’il avait posé à côté de lui quelques minutes plus tôt, et le glissa dans sa trousse qu’il rangea dans son sac. Il ne composerait sans doute plus ce soir. Il était complètement vidé. Épuisé.
Il n’avait pourtant pas fait beaucoup d’effort, même pour lui, car son physique l’illustrait assez bien : Nowaki n’était pas un grand sportif. Il avait pratiqué quelques temps l’escrime et le tir à l’arc lorsqu’il vivait encore à Londres, mais ces deux sports nécessitaient à ses yeux plus de concentration que de puissance physique. Ce qui avait été un bon point pour lui, et lui avait permit de pratiquer une activité sportive qui l’intéressait un minimum.

Mais ce n’était pas une fatigue physique qui éreintait le jeune homme, mais bel et bien un épuisement psychologique. De ceux qui nous étreigne lorsque l’on a trop réfléchit, et que l’on a l’impression que notre cerveau s’était enfin vidés des centaines de milliers d’idées qui le parcouraient habituellement, et que pour quelques heures au moins, ce fatigue serait reposante, et calmerait la fièvre immortelle qui couvait dans notre tête.
Le musicien pouvait d’ores et déjà dire qu’il dormirait bien.


Le japonais était tellement perdu dans ses pensées qu’il fut presque surprit lorsque l’occidentale reprit la parole. Si il avait réussit à conserver son masque de marbre habituel quand elle avait prit la parole, il ne pu retenir une légère expression de surprise à ses mots.

Le jeune homme pencha légèrement la tête sur le côté tandis qu’il réfléchissait à une réponse convenable pour la demoiselle. Si il n’était pas friand de conversation, et qu’il comptait presque ses mots, il prenait néanmoins toujours la peine de répondre lorsqu’on lui posait une question. Cependant, le sujet qu’avait abordée la jeune fille était loin des connaissances du jeune homme. N’étant pas doué en psychologie, et n’ayant pas beaucoup de rapport avec les autres, il était sans doute l’une des personnes les moins à mène de lui donner une réponse adéquat. Mais il devait lui répondre.

« La sociabilité est un trait de caractère, commença-t-il, mais il est également aidé d’une dose de confiance ou d’habitude. Enfin je suppose. »

Il fit une pause, et se leva. Ses iris sombres fixant à nouveau le ciel, perdu dans sa réflexion. Doucement, il s’avança sur les dalles du toit, et s’accouda également contre la barrière à environ un mètre de l’anglaise, ses prunelles encore et toujours rivées vers le ciel d’un bleu presque aussi noir que ses yeux.

« Mais si l’on a vécu reclus, il est assez probable que l’on ait pas eu la capacité de développer cette habitude, mais sans doute aussi cette confiance. De plus, dans ce cas de figure, on a certainement que rarement du faire face à un groupe de personne important, ce qui explique d’autant plus le malaise, puisque l’on ne connaît pas les règles exactes qui régissent ces groupes. »

Si il avait commencé en s’adressant à la jeune femme, il n’aurait su dire lui même à qui s’adressait ses mots.
Il n’aurait sans doute pas du répondre.
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins] Mer 29 Avr - 7:45
L'un des protagoniste étant supprimé, j'archive le sujet dans les Rp abandonnés.

Bon jeu !
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MessageSujet: Re: Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins]
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Vu d'en haut, le monde est toujours plus beau. [Nowaki A. Shakespeare / Loreleï Atkins]

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