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[Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi]

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MessageSujet: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Ven 28 Aoû - 19:16
Après des mois de souffrance silencieuse, sans qu’aucune plainte ne s’échappe, Taichi avait enfin retrouvé la sœur qu’il avait perdue dans la tristesse d’un matin d’hiver. Si l’amour l’avait trahi pour lâchement le poignarder, Taichi avait enfin quelqu’un à qui il pouvait se rattacher. Fini la souffrance des matins solitaires, Taichi avait enfin sa sœur, son double, sa vie. Le jeune homme avait l’impression qu’à ses côtés, plus rien ne pouvait l’atteindre. Sûrement à tord, puisqu’en lui-même, le spectre de l’amour perdu sommeillait, n’attendant que ses moments de faiblesse pour lui arracher le cœur, comme il lui avait arraché l’âme.

Aujourd’hui était un jour spécial pour le jeune homme qui avait vêtu son plus beau complet. Il était accompagné de la plus belle femme à ses yeux, sa grande sœur tant chérie, Hanako. Maintenant que les deux êtres s’étaient retrouvées, Taichi ne pouvait s’empêcher de combler sa sœur de cadeaux, et cela commençait par de la bonne nourriture, ce qui était le plus important aux yeux du jeune gourmand. Pour lui, dépenser des fortunes dans un bon restaurant était le plus beau des présents à offrir à celle qu’il chérissait le plus.

Taichi était capable de rompre tous les liens qu’il avait pu avoir en dehors d’Hanako, même s’il devait oublier Sakura. Il avait été tellement touché par leur confrontation qu’il avait préféré exclure toutes les pistes qui auraient pu lui porter préjudice, de nouveau. C’est pourquoi, il ne parlait plus à personne depuis quelques temps, pour ne point risquer de perdre de nouveau celle qu’il chérissait.

Le nœud de cravate était toujours difficile à faire pour cet adolescent, et il batailla avec un long moment, sans parvenir à en faire un véritable. Son nœud était réellement approximatif, mais il renonça, et resta ainsi, il avait déjà perdu bien trop de temps, et la table réservée n’allait pas les attendre indéfiniment. 

Il passa du gel dans ses cheveux, de façon à se les gominer. Il avait prit l’habitude de s’habiller de façon classe pour répondre aux attentes de son père qu’il adulait, et c’est avec fierté qu’il constata qu’il n’avait pas perdu la main. Il remit son col de costar correctement, avant de se parfumer à l’Hugo Boss, et de sortir de sa chambre de pensionnat, dans laquelle il avait résidé, même pendant l’été, pour ne pas voir la tête de ses frères et sœurs. Il en avait décidé ainsi, bien trop chétif, il avait préféré fuir.

Mais l’heure n’étant pas à la rancœur, ni même au regret, le bel apollon chassa toutes les idées noires de son esprit, pour se consacrer au plus beau de sa vie. Taichi avait toujours été un être passionné, et ses relations avaient toujours connues le fruit de cette dernière. 

Les souliers vernis à la main, le jeune homme descendit les escaliers, pour se rendre devant l’établissement. Dans le hall, il enfila ses chaussures, avant de se diriger au portail, où une limousine attendait les deux Tôgashis. Taichi était réellement excité à l’idée de passer la soirée avec sa grande sœur, et, malgré son air sérieux et prétentieux, toute personne le connaissant, aurait su déceler dans ses yeux, cet air enfantin qu’il arborait à chaque fois qu’il devait entrer dans la cour des grands. Taichi n’était pas prêt de grandir, mais la comédie était son plus grand atout.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Lun 31 Aoû - 21:03
Aujourd'hui était un jour nouveau. Espoir et gaieté régnait tandis que le soleil atteignait son zénith, auréolant mon corps d'une nimbe chaude et dorée. Un sourire des plus frais scotché aux lèvres, je sortais de ma douche, comme neuve. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien. Cela faisait longtemps que la vie ne m'avait parue si belle. Une robe bustier pourpre et des escarpins vertigineux vernis se tenaient devant moi, et je m'en emparais en chantonnant. Non, vraiment, rien n'aurait pu entamé ne serait-ce qu'un peu ma bonne humeur en ce jour. Un collier fin par ci, une ou deux bagues raffinées par là, et le tour était joué. Il ne manquait plus qu'un maquillage légèrement prononcé et un chignon assez lâche, mais néanmoins sophistiqué pour que le tableau que me renvoyait le miroir fixé au mur me semble parfait. Mon sourire se fit plus grand encore, et j'attrapais ma pochette avant de sortir de ma chambre.

Il était rare que je prenne autant soin de mon apparence. A vrai dire, il fallait qu'il y ait un événement de ce type. Événement qui d'habitude ne m'emballait pas spécialement, souvent assimilé aux réunions de familles ou autres mondanités peu sympathiques. Mais aujourd'hui... La perspective de pouvoir passer du temps en compagnie de mon frère était une réjouissance dont je ne me serais passée pour rien au monde. Nous avions été si longtemps en froid, si longtemps séparé que mon cœur, encore meurtri, essayait tant bien que mal de réparer les morceaux. Néanmoins, je n'arrivais déjà plus à lui en vouloir. Parce que ce n'était pas de sa faute. Il avait été séduit par une fourbe au cœur noir, puis trompé et jeté comme un déchet dans la rue. Non, celle qu désormais attisait toute ma haine, c'était bien cette fichue Scarlet ! Mais ne voulant pas gâcher cette journée qui semblait se dérouler sous les meilleurs hospices, je décidais d'oublier jusqu'à son existence.


Aussi, pouvoir enfin être en sa compagnie après ces mois de vide et de silence suffisait à me combler. De plus, Taichi, par soucis de bien faire, avait décidé de m'inviter dans un grand restaurant français, réputé pour ses mets excellant et son cadre sublime. Que demander de plus ? Ce dernier était d'ailleurs déjà là, à m’attendre devant le pensionnat, une limousine flambante à notre entière disposition. Je ne pu m'empêcher de sourire devant cette attention. Décidément, lorsqu'il décidait de faire plaisir, il était vraiment chou ! Je lui embrassais alors nonchalamment la joue, veillant tout de même à ne pas lui laisser la trace de mon rouge à lèvre, et montais dans le véhicule.


Une fois à bord, je le regardais tendrement, avant de me rendre compte que le nœud de sa cravate ne semblait pas bien mit. Je ne pu m'empêcher de rigoler. S'il avait tout de l'apparence d'un gentleman et semblait bien plus adulte désormais, il restait pour moi toujours le même, incapable de nouer correctement sa cravate. Je me rapprochais donc et entrepris de régler le problème.


« Alors, monsieur s'est bataillé avec son costume ? »


Un sourire ne voulant pas quitter le coin de mes lèvres, je posais ma tête sur son épaule, heureuse de pouvoir enfin être proche de lui. Ce qu'il avait pu me manquer ! Il était ma moitié, mon âme sœur, mon oxygène. Et j'avais été si longtemps en apnée que l'euphorie que me procurait se présence faisait monter en moi une bonne dose d'adrénaline.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Lun 31 Aoû - 22:37
Elle apparue telle une reine. Perchée sur ses talons, elle semblait dominer le monde de son aura malicieuse et rebelle, que personne ne pouvait comprendre, ni même penser. Taichi observait toujours sa sœur de son regard admiratif, malgré les quelques épreuves qui les avaient séparées, il restait toujours fier d’une telle grande sœur, qui était, pour lui, la personne la plus importante sur terre. Ils avaient grandit ensemble, dans la même tristesse d’un père absent, pouvant toujours, compter l’un sur l’autre. Et si l’épreuve de la rencontre, il l’avait fait seule, car Hanako était aux Etats-Unis, il restait tout de même attaché à sa sœur, comme s’ils n’avaient jamais été séparés.

Mais aujourd’hui, un mal le tracassait, malgré la joie immense qu’il avait d’être aux côtés de sa sœur. Le raffut que cette histoire faisait dans Tokyo ne faisait que le mettre un peu plus mal à l’aise. Peut-être éprouvait-il de la culpabilité ? Mais la rancœur était bien plus grande, et le regard assombrit de Taichi était terrible. Il ne fallait jamais provoquer un Tôgashi.

Taichi savait tout cacher. Son jeu ne présentait jamais aucune faille, et il était assez bluffant. Maître dans l’art du mensonge, il avait un grand atout pour reprendre la boîte : l’art de se faire passer pour quelqu’un d’autre. Cependant, s’il pouvait laisser le grand public dans l’ignorance totale de son vrai visage, une seule personne au monde savait lire dans chacune de ses attitudes, dans chacun de ses traits, et dans son regard. Cet être si particulier était Hanako. Celle qu’il avait toujours considérée comme étant sa sœur jumelle. Elle était son ange gardien, et voilà qu’elle s’approchait de lui, avec grâce et sérénité. Un simple baiser déposé sur la joue du jeune homme, et la voilà qui entrait dans la limousine, alors que le chauffeur s’empressait de faire le tour de la voiture, afin d’aller ouvrir l’autre portière pour Taichi. Une demoiselle ne se déplaçait jamais vers le fond, et un homme ne passait jamais devant elle. Telles étaient les codes d’éducation qu’avaient reçus les deux jeunes enfants, et Taichi ne comptait pas y manquer, encore moins avec sa sœur. 

Il prit donc place dans la limousine, de l’autre côté, mais prit quand même le soin de remercier le chauffeur, qui sembla agréablement surpris de voir quelqu’un de gratifiant quant à son métier. Taichi se doutait que s’il tombait toujours sur des personnes comme Teppei, son voyage devait être long et pénible. 

Sa sœur ne tarda pas à remarquer que le jeune homme n’avait su comment mettre correctement sa cravate, et un sourire visiblement gêné se dessina sur le visage de l’adolescent, alors que sa sœur se hâtait de lui faire son nœud, pour qu’il soit présentable. Heureusement qu’elle était là…

« On dirait bien qu’il m’a donné du fil à retordre, en effet ! » répondit Taichi, amusé.

Une fois que Hanako eut finit le nœud, elle posa sa tête sur l’épaule du jeune garçon, qui en sourit. C’était agréable de ravoir enfin du contact avec sa sœur. Le temps de son chagrin lui semblait si loin, et pourtant. Il n’arrêtait pas de le hanter, alors que Taichi tentait, en vain, de l’oublier. Un frisson désagréable parcouru son échine, alors qu’il fut prit d’une crise de panique. Silencieuse.

Au fond de lui, quelque chose le hantait. Un mal rongeait ses trippes, violemment. Ses yeux grands ouverts, il surveillait ses mains tremblantes, alors qu’il sentait son quatre heures remonter le long de son œsophage. Poussant un vague soupir, il ordonna, avec gentillesse, tout de même, au chauffeur de s’arrêter, ce que fit immédiatement ce dernier.
Taichi sortit en trombe de la limousine, et se pencha au-dessus d’un bosquet pour déglutir la dizaine de friandises qu’il avait engloutit à l’heure du goûter. Tenant son ventre d’une main, tandis que l’autre tremblait désespérément dans le vide, Taichi ne savait plus vraiment ce qu’il lui arrivait.

Du moins, si. Il en était conscient. C’était comme si le chagrin des personnes à qui il avait causé du tord, se répercutait sur lui, le brisant de l’intérieur. L’amertume du regret lui donnait un goût désagréable, alors qu’il avait l’impression qu’il était sur le point de crever. Il finit par se redresser, sortit un paquet de mouchoir de sa poche, pour s’essuyer son visage pâle et dégoulinant de sueur. Les lumières de la ville l’éblouissaient, et il n’avait que la triste impression d’apercevoir des points de couleur au loin. Sa vie lui paraissait hors de sa portée.

Titubant, il rentra dans la limousine de nouveau. Il avait prié au chauffeur de rester à sa place, pour repartir plus tôt. Cette escale allait probablement les faire arriver en retard au restaurant, et Taichi détestait l’être. Il passa une main sur son visage, avant de souffler un bon coup, et de prendre une bouteille d’eau qui était dans le mini réfrigérateur de la limousine, et de l’ouvrir dans un petit bruit, avant d’en descendre d’une traite, le contenu.

« Hanako… souffla-t-il avant de s’essuyer la bouche d’un revers de la main, il faut que je t’avoue quelque chose. » 

Un silence s’installa. Ce dernier lui sembla pesant. Trop pesant. Il le savait. Il n’aurait jamais du faire une telle chose. L’entreprise Tôgashi aurait probablement du mal à s’en remettre si le syndicat Shinigami vendait la mèche. Ou, au contraire, peut-être cela permettrait d’asseoir la puissance de la firme. Mais qu’importe. Aujourd’hui, Taichi n’allait pas bien. Il se sentait coupable.

« J’ai fait assassiner le chef du clan Mercier. » susurra-t-il finalement, alors que la vitre entre eux et le chauffeur était fermée.

Taichi avait eu cette idée pour se venger de Scarlet. S’attaquer directement à elle aurait été stupide, et il aurait directement été prit comme le pauvre homme désespéré. Il avait trouvé comme moyen de s’en prendre à son cher et tendre. Et cela passait par Miyuki Mercier. 

« Je… Je ne pouvais pas rester à attendre que ça passe. Je devais agir. »

Et dans ses pensées, faiblement, il rajouta « Je t’en prie Hanako, comprend moi… »

Taichi avait du sang sur les mains. Un sang qui ne partirait jamais, et l’odeur de ce dernier le suivrait à jamais. Taichi était devenu un monstre, après tant d’années d’efforts pour refouler cette partie qui était en lui.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Mar 1 Sep - 10:33
Alors que tout se passait pour le mieux et que je savourais cet instant, quelque chose attira mon attention. D'abord ce léger soubresaut, comme un violent frisson, mais que je mis sur le compte de la route cahoteuse, puis ses mains... Qui tremblaient. Pourquoi ? Je ne le comprenais pas. Avait-il froid ? C'était impossible vu le temps radieux. Alors, une crampe ? Non, c'était ridicule. J’eus à peine le temps de relever la tête et voir ses yeux écarquillés par la peur que la limousine se stoppait, permettant à mon frère de sortir à la vitesse de l'éclair de celle-ci, pour se diriger je ne sais où. Légèrement paniquée, je me décidais à en sortir moi aussi, quand je le vis se cramponner l'estomac et vomir tout ce qu'il avait ingurgité plus tôt dans la journée. Je restais un moment interdite, ne comprenant pas ce qui lui arrivais, lui qui pouvait manger des tonnes sans ne jamais être malade. Au moment où j'allais me décider à sortir pour lui prêter main forte et l'apaiser, il s'était déjà essuyé méticuleusement la bouche et revenait vers moi pour que nous reprenions notre route. Alors je le laissais passer, impuissante.

Je le laissais vider la bouteille d'eau sans rien dire, mes prunelles incapables de quitter la silhouette de Taichi qui me semblait d'un coup si frêle. Mes mains se mirent à trembler subitement, et j'eus peur qu'il lui soit arriver quelque chose. Qu'une maladie terrifiante, ou un événement pas moins dramatique lui soit arrivé, le rendant à ce point désemparé. Alors, lorsqu'il m'annonça qu'il avait quelque chose à me dire... J'imaginais les pires scénarios possibles. Sincèrement, j'eus même envie de lui sortir que je ne voulais pas le savoir, de peur de ne pouvoir encaisser la nouvelle. Mais... Au vu de son état, au vu de son besoin de se confier, je me retins. Il était plus qu'évident qu'il avait besoin de mon soutien. Et il était tout aussi évident que je serais toujours là pour lui. Aujourd'hui comme hier, je me devais d'être là, et d'écouter sa confession. Je me parais alors d'un sourire rassurant, prenais ses mains dans les miennes pour lui donner confiance en lui, et attendais.

Un long silence, lourd et pesant, étouffant même, s'en suivi, et mon cœur se mit à battre plus fort, tant et si bien que je sentais ma poitrine exploser. Puis il le rompit. Et les mots qu'il prononça furent un choc, aussi violent qu'un coup de fouet, aussi inattendu mais puissant qu'un ouragan. Mon frère avait tué quelqu'un ? Non, c'était impossible, j'avais mal entendu... Et pourtant, je savais que c'était la vérité, je savais qu'il avait bien prononcé cela, je le savais. Je le voyais dans ses yeux, je le ressentais dans son corps, comme si de nos mains liées, il me transmettait toute sa peur, son anxiété, sa culpabilité, son stress et son dégoût de lui-même. Et moi aussi j'eus la nausée. Mes yeux s'écarquillèrent d'effrois, mes mains se mirent à trembler de plus belle et mon corps fut parcouru d'un long frisson, me glaçant le sang tandis qu'un filet de sueur perlait de mon front. Je déglutis péniblement et voulu ouvrir la fenêtre pour que l'air frais arrive jusqu'à mes poumons, avant de me raviser. Il ne fallait pas que l'on entende ce qu'il me disait.

J'inspirais puis expirais lentement, essayant en vain de me calmer, de digérer un temps soit peu. Mais je n'y arrivais pas. Seulement, lorsque je me tournais de nouveau vers lui et plongeais mon regard dans le sien, je sus qu'il avait besoin de moi. J'étais son seul pilier. Le seul en qu il avait confiance, le seul qui pouvait le soutenir. Oui, j'étais celle à qui il ne pouvait rien caché, il venait de déposer son destin à mes pieds, et il ne tenait qu'à moi de l'accepter ou de le refuser. Et il m'était inconcevable de le renier. Parce que je l'aimais, plus que moi-même. Une larme clandestine roula sur ma joue, et sans un bruit, je l'attira contre moi, sa tête contre ma poitrine, le berçant comme un nourrisson. J'avais besoin de me rassurer, je devais le rassurer. Lentement, je passais une main dans ses cheveux, caressant son crâne pour essayer d'y effacer la souffrance qui s'y imprégnait. Mais en vain. Scarlet avait causé plus de dégâts que prévus. Elle l'avait fait se perdre en chemin, elle l'avait rendu assassin. Et cela, je ne pourrais lui pardonner. Jamais.

« Je suis là, Taichi. Je suis là... »

C'était actuellement tout ce que j'étais capable d'articuler, mais au fond, c'était déjà bien assez. Parce qu'il nous suffisait d'une étreinte pour nous comprendre. Le paysage continuait de défiler par la fenêtre sans qu'on y prête vraiment attention. Le temps qui semblait figé redémarra pourtant, et je sus que l'on arrivait à destination. D'un revers de main, j'essuyais ma larme tandis que de l'autre, je sortais un paquet de mouchoirs et tamponnais le front de mon jumeau. J'inspirais une fois de plus, puis entrepris de sourire. Je devais être forte, forte pour lui, le soutenir. La portière s'ouvrit, comme prévu, et je sortais de la limousine, digne et fière. Personne ne pourrait deviner ce qu'il avait pu se passer dans cet engin. Et à vrai dire, personne ne devrait jamais en avoir vent. Mes lèvres étaient scellées, et le secret sera emporté dans la tombe. Je n'étais pas une actrice, non, mais j'étais un membre fourbe et manipulateur de la famille Tôgashi après tout. Que j'aime ce nom ou pas, il fallait croire que j'avais hérité de quelques traits de caractère de mon paternel. Une fois que Taichi fut sorti, je m'accrochais nonchalamment à son bras et le suivait dans le restaurant, sous les regards admirateurs des serveurs et autres passants ou clients. J'avais décidé de le couvrir. Mon silence serait mon péché.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Mer 2 Sep - 14:09
Le spectre amer de la culpabilité enveloppait Taichi dans une barrière invisible, et peu à peu, l’adolescent autrefois joyeux qu’il était sombrait dans la noirceur du remord. Son existence, vidée de tout sens depuis cet acte terrible semblait tâtonner dans l’obscurité de la rédemption. Le ruban de ses rêves déposé sur un sol meurtri s’était couvert d’une couleur rouge sang, qui dégoûtait violemment l’enfant que Taichi était encore, il n’y a de cela que quelques jours.

Avoir affaire avec la mafia vous pourri l’âme. L’envie de dominer, et de commander agrippant si fort l’Homme l’empêche de voir la conséquence de ses actes. Aveuglé par un pouvoir désillusoire, il répand haine et souffrance autour de lui. L’égoïsme fatal de l’homme profondément blessé le mène à sa perte, avec une virulence qu’il ne peut percevoir.

Perdu. Taichi était tout simplement perdu, dans un labyrinthe de conneries qui l’avait mené à s’égarer une fois de plus. Le chemin de la liberté ne lui serait jamais offert, et malgré tous ses efforts ces derniers mois, pour tenter d’oublier cette relation, de passer outre sa rancœur, il avait fini par commettre l’irréparable, et ses douces mains étaient souillées d’un malheur qui ne pourrait jamais s’effacer.

Mr. Mercier était un homme apprécié du monde de la nuit. Droit et sympathique, il avait toujours si s’imposer, tant et si bien que leur propre père avait fini par lier une amitié forte avec lui, alors que son père était reconnu pour son asociabilité. Mr. Mercier aimait sa fille plus que tout au monde. Et lorsqu’un tel amour est porté à la chaire de sa chaire, il ne peut être que réciproque. 

C’est aujourd’hui que Taichi prenait conscience qu’il avait du blesser Miyuki, avec violence. Qu’elle ne pourrait jamais se remettre de cette douloureuse perte. Lui qui avait grandit avec l’absence d’un père, qu’il avait toujours voulu connaître savait à quelle point le manque pouvait être virulent. Que, jamais, il n’aurait voulu perdre cet être qui lui était si cher.

Mais, plus que cela, il se rendait compte qu’il venait d’entraîner Hanako dans sa chute. Elle qui lui murmurait, quasiment avec effroi qu’elle était là, qui le berçait dans ses bras, comme pour lui promettre qu’elle ne l’abandonnerait jamais. Mais c’est avec douleur qu’il la voyait sombrer avec lui, alors qu’il tentait désespérément de la rattraper, dans ce gouffre interminable, ils chutaient tous les deux, et Taichi était effrayé à l’idée de ne jamais pouvoir la toucher de nouveau. Il ne voulait pas voir cette personne si sublime sombrer dans les abîmes de l’amertume, comme lui avait pu le faire. Il venait de porter atteinte à la personne qu’il aimait le plus.

Comme liés par un serment secret, les deux jumeaux, ne parlaient plus qu’avec les yeux. Leurs regards échangés, aussi effrayés que complices faisaient d’eux des criminels qui, sous les projecteurs de Tokyo revêtiraient leur masque manipulateur. Taichi avait goûté au côté obscur de la vie, il avait prit le parti d’un yakuza, alors que son regard se couvrait d’une teinte effroyable. Peut-être prendrait-il goût à ce nouveau rôle, et n’hésiterait plus à user de ses pouvoirs.

Hanako, grande reine de la nuit, sortie de la limousine, avec grâce et malice, alors que des regards admirateurs se posaient sur son être. Elle était sublime, sa silhouette fine dégageait une aura qui en aurait dissuadé plus d’un de venir lui faire la cour. A son bras, Taichi se tenait, fier comme un lion. L’épisode de la limousine lui paraissait loin, alors qu’il sentait son cœur se teindre d’une noirceur sans égal. 

Peu à peu, le jeune enfant qu’il était devenait plus adulte encore, que ne l’était Teppei, et dans sa splendeur, il trouvait la force de jouer son rôle de monstre. Après tout, l’on ne doit jamais défier un Tôgashi. Et Taichi était prêt. Il était prêt à devenir cet être impitoyable qui serait, un jour, capable de reprendre l’entreprise. L’enfant qu’il avait été, était mort en même temps que son âme.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Jeu 3 Sep - 12:55
A partir de maintenant, je ne regarderais plus en arrière. Je ne regretterais pas mon choix non plus. Parce qu'il n'y aurait aucune possibilité de retour. J'avais haïe mon père, j'avais haïe cette famille. Et je nous croyais différents de ces êtres vils et sans scrupules mais... L'héritage nous rattrape toujours. La vérité, c'était que son sang coulait dans mes veines. Et quoi que j'y fasse, je ne pourrais le purifier. Il continuerait de m'empoisonner. C'était la même chose pour Taichi. Notre destin avait déjà été décidé à la naissance, et malgré toutes mes crises et rebellions, je n'avais pu y échapper. Au contraire, j'avais plongé encore plus profondément. J'avais perdu mon innocence. J'avais perdu mon frère. Le dégoût et la peur rongeait désormais mon être. Et pourtant, je me sentais renaître. Plus puissante, plus noire, plus détestable encore. L’instinct de survie me poussait-il à faire ce choix ? Sûrement, oui. Et il suffisait de regarder mon frangin pour voir que la même transformation opérait peu à peu sur lui. Je trouvais Teppei répugnant. Et pourtant, ne l'égalais-je pas en ce moment ? Si j'avais su qu'il me suffisait de tomber plus bas pour le mettre échec et mat, je m'y serais prise plus tôt. Où étaient parti l'horreur et les remords de la limousine ? Loin. Très loin. Désormais ils n'avaient plus leur place. Seules les ténèbres nous enlaçaient, reines de notre Destin.

C'était risible, mais il m'avait fallu dix-neuf ans pour comprendre. Dix-neuf ans pour savoir où était ma place. Dix-neuf ans pour enfin comprendre ce que signifiait être un Tôgashi. Je ne pouvais plus fuir. J'étais pourrie jusqu'à la moelle. Et étrangement, ça me fit sourire. Après tout, à quoi bon être gentil ? A quoi bon être serviable ? Je ne l'avais jamais été, et je ne le serais jamais. Je ne voulais être une des cruches sur lesquelles ont marchait sans se priver, ces idiotes bercées d'illusions et de rêves qu'elles n'atteindraient jamais. Je n'attendais pas le prince charmant. Je n'attendais pas que l'on me tende les bras. Tout ce que j'avais, je l'avais moi même acquit, avec mes propres forces. Et je continuerais de m'élever. Parce que j'étais une Reine. Et que personne ne pourrait jamais me détrôner. Taichi ? Je ferais de lui mon Roi. Après tout, il était le seul à avoir le droit de se tenir à mes cotés. Quant à Teppei... Je verrais en temps voulu. Peut être en ferais-je mon valet s'il me baisait les mains ? Cette perspective me fit rire. Si nous organisions un coup d'état ? Pas le moins du monde. Nous reprendrions juste en temps voulu ce qui nous revenait de droit. Il n'y avait de place que pour un seul soleil et une seule lune dans le ciel. Si Taichi était le soleil, alors je serais la lune. Et tout ce qui se mettrait sur notre passage serait détruit. Y compris Sakura. J'en faisais la promesse.

Un sourire à la fois séduisant et provoquant s’étala sur mes lèvres pleines tandis que je pénétrais à l'intérieur du restaurant. J'aimais qu'on me regarde, j'aimais qu'on m'admire, j'aimais qu'on me jalouse. L'attention qu'on me portait me permettait de me sentir moins seule. Et mon subconscient se réjouissait de faire naître de tels émotions dans le cœur des hommes. Il serait si aisé de les contrôler ensuite... Nous avions réservé une pièce VIP, et nous serions donc seuls à l'intérieur. Je m'y engouffrais, toujours pendue au bras de mon jumeau, puis donnait ma pochette à un des garçons. La descente aux enfers avait commencé, et je ne comptais pas freiner la chute inévitable. Nous nous installâmes, et on nous apporta la carte, avant de nous laisser seuls. Je la regardais à peine, déjà sure de prendre le menu dégustation, c'est à dire le plus cher. Mon regard se porta sur mon compagnon de décadence et je souris.

« As-tu choisi ? J'espère que maintenant que ton estomac est vide, tu as faim. »


Je n'avais pas peur de faire allusion à ce moment de perdition. A vrai dire, il me paraissait si loin que j'avais peine à croire qu'il s'était produit quelques minutes plus tôt. Mon sourire se fit complice, et je me mettais à l'aise dans mon siège. Nous étions nés soudés, et c'était de la même façon qu'on nous enverrait dans la tombe. Je le protégerais, quoi qu'il m'en coûte.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Ven 4 Sep - 0:14
60 okanes retranchés à Taichi, bon jeu !
(Schyzofrénie powaaaaaaa.)

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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Ven 4 Sep - 14:52
Les chiens ne font pas des chats, et en tant que progéniture de Kiyomori Tôgashi, il m’était impossible, peut-être tout autant qu’à Hanako de se sortir indemne de la vie. C’était une putain. Une sorte de malédiction qui vous colle à la peau, jusqu’à ce que la mort nous sépare. Jusqu’à ce que la mort nous sépare… peut-être qu’elle sonnait comme une douce délivrance, mais en même temps, Taichi avait l’impression qu’il n’avait jamais profité de la vie, qu’il n’avait jamais vécu. Il avait l’impression qu’aujourd’hui qu’il laissait sa part sombre prendre le dessus, il vivait la plus belle des renaissances. 

Il se révélait comme le prince de l’ombre. Probablement avait-il prit la plus terrible des décisions de toutes celles que la progéniture Tôgashi n’avait jamais pu prendre. Elle était également la plus importante et la plus terrifiante. Et Taichi était maître de cela. L’excitation était telle qu’il ne pouvait s’empêcher d’être plus fier que jamais. La tête haute, la posture droite. Il prenait enfin l’allure d’un homme. Celui du plus laid des hommes. Le corrompu par le sang et la jalousie. L’égoïste et l’avare. Il était assoiffé de pouvoir, et il était prêt à s’affirmer en tant que prétendant à la reprise de la firme Tôgashi, et à asseoir sa puissance. Illuminer Teppei de sa prestance. 

Pour la première fois de sa vie, Taichi se rendait compte qu’Hanako n’était pas la seule qui attirait les regards. Mais il y en avait bien qui lui étaient accordés. Il faisait donc partie de ces gens qui ne laissaient jamais les autres indifférents, dans un bon sens comme un autre. Taichi était fier de voir qu’il pouvait rendre jaloux, ou générer l’autre péché de l’envie. S’il était la gourmandise, Hanako, elle, était la Luxure. Le plus beau couple de péchés capitaux que Taichi avait toujours pu désirer. 

Mais, le seul regard que Taichi aurait voulu voir en ce soir était celui de Scarlet. Pas un regard amoureux, pas un regard envieux. Mais un véritable regard de haine. Celui qu’elle lui cracherait, qu’elle lui lancerait pour avoir brisé sa vie. Taichi se délectait du moment où il la recroiserait, et où il lirait toute la souffrance qu’elle pouvait ressentir. Il rêvait de la détruire comme elle avait pu le détruire, il rêvait de la voir ramper, car elle n’arrive plus à se remettre sur pieds. Il rêvait de l’achever.

Le cœur a ses raisons que la raison ignore, et Taichi comprenait finalement le sens de cette phrase. Il ignorait tristement pourquoi il avait fini par faire assassiner un homme, pourquoi il ne pouvait cesser de voir rouge. Taichi avait l’impression que toute cette rancœur le pourrissait jusqu’à la moelle. Ce reflet que lui renvoyait le miroir l’écoeurait, bien qu’il ait fini par attirer les convoitises. Il n’avait qu’une envie, brisait la glace, brisait ses chaînes. Oublier son passé, et s’envoler, pour ne jamais avoir à remettre les pieds au Japon, terre de tous ses péchés.

Il savait qu’il aimait sa nouvelle vie. Il savait qu’il allait pouvoir briller maintenant qu’il n’avait plus peur de tuer. Mais il sentait qu’il était perdu. Perdu parmi ses démons, dans le temps, dans le passé, dans le présent mais aussi dans le futur. Tout lui semblait flou, et il se raccrochait péniblement à Hanako, pour être soutenu, pour ne pas perdre pied, ni même la raison. Elle lui rappelait son existence, et la douceur de sa vie. Elle était pourquoi il vivait. 

Ils prirent la direction de la salle qui leur était réservée, comme il avait l’habitude de louer. Après tout, on n’accueille pas une demoiselle au milieu de la foule. Et, face à face, ils s’installèrent. Taichi ne voulait pas marcher dans les baskets d’un autre. Il voulait marcher dans ses chaussures à lui. Il voulait se retrouver. 

Taichi sourit à Hanako, il prendrait le menu dégustation, probablement comme le ferait sa sœur. Ils étaient gourmandise et luxure après tout. Ils ne pouvaient se passer d’un tel menu. Taichi était amoureux de la bonne cuisine, et sa sœur y voyait juste. Il était affamé.

« Oh oui, je suis même affamé, je pourrai manger un lion ! » s’exclama-t-il  enthousiaste à l’idée de bien manger.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Sam 5 Sep - 10:58
Sa réponse me fit sourire. Oui, j'osais sourire. Je souriais à pleines dents même. Je riais de sa blague comme si de rien était, et le fait qu'il soit heureux, ou du moins qu'il le simule me donnait confiance en moi. Nous étions comme les deux faces d'une même pièce, les deux moitiés d'un tout. Nous nous soutenions pour le meilleur, comme pour le pire. Alors aussi longtemps qu'il serait capable de se tenir debout, je me tiendrais debout. Nous étions à tour de rôle, voir en même temps, le pilier qui soutenait l'autre. Et si quelqu'un détruisait l'un, il détruisait l'autre en même temps. Cela pouvait s'avérer dangereux d'être aussi liés, mais... Ça ne me faisait pas peur. Ressentais-je encore seulement la peur, ou n'étais-je déjà plus que désinvolture et perdition ? Je ne le savais. Et à vrai dire, je m'en foutais royalement. Plus rien n'avait d'importance en ce jour, si ce n'est lui. Lui et ce secret que nous devrions garder pour toujours.

D'un signe, j'ordonnais au serveur de venir près de nous et commandais pour nous deux. Je n'avais pas besoin de demander à Taichi pour savoir ce qu'il voulait. Je ne le connaissais que trop bien. Le menu dégustation comportant tous les plats du menu en très petite quantité, une fois la commande prise, les serveurs commencèrent à s'activer. J'aurais bien commander du vin, mais ici, nous étions trop connu pour que l'on puisse mentir sur notre âge. Bientôt, le défiler d'amuse-bouches en tout genre commença et je vis ce gros glouton de Taichi en saliver d'avance. Le silence se fit tendit que le bruit de la fourchette picorant dans l'assiette et la danse élégante des hommes en costard apportant les plats étaient la seule mélodie audible. Je n'aimais pas parler à mon frère quand je me savais épiée. Et puis, après cette lourde révélation, mes mots avaient plus de mal à sortir. Disons que... Je pesais le poids de chacun. Comme si l'un d'eux avait le pouvoir de sceller notre destin.

Des délices en tout genre vinrent ravir tour à tour mon palais, et je me régalais sans honte dans ce temple de la nourriture tandis que d'autres étaient en deuil à cause de mon frère. Si cela me gênait ? Pas le moins du monde. J'avais laissé mes regrets au pas de la porte. Ma peur, mon horreur, ma perdition... Tout cela s'en était allé, prisonnier à bord de la limousine, emmené loin sans possibilité de retour. Je n'avais plus de poids sur mon cœur ou sur mon âme. J'avais juste accepté les faits. Et peut être que le fait que ce ne soit pas moi qui est les mains souillées m'aidait à avoir la tête plus froide que lui, d'une certaine manière. Moi qui avait voulu me venger de Scarlet, je n'en avais désormais plus besoin. C'est dommage, j'aurais bien aimé la détruire petit à petit, morceau par morceau, pour voir cette lueur d'espoir au fond de ses yeux s'éteindre. Mais... C'était tout aussi bien ainsi. Mon frère l'avait fait plonger dans l’enfer dont lui même était tombé, et bien que la souffrance ne soit pas comparable, au moins, il lui avait renvoyé l'ascenseur. Rampait-elle assaillie par les remords désormais ? Pleurait-elle la perte d'un homme et le deuil de quelqu'un ? Parce qu'après tout, c'était bien de sa faute si tout cela arrivait. Un baiser volé avait engendré tout ce chaos. Quand je disais qu'il fallait m'écouter plus souvent... J'avais prédit cette catastrophe, mais ils n'en avaient fait qu'à leur tête. Et voilà la résultat ! Je savais reconnaître une garce tout de même.

Soupirant au souvenir de cet après-midi où j'avais temporairement perdu mon frère, je ne pu m'empêcher de froncer les sourcils. Si j'avais bien un regret, c'est qu'il m'ait empêché de la frapper ce jour la. Mais enfin, on ne pouvait décemment pas revenir en arrière. Au pire, peut être aurais-je cette opportunité dans un avenir proche, bien que rien que l'idée de la revoir me répugne. Elle n'était rien, et n'avait aucun droit de se tenir devant moi. Elle était bien trop sotte, elle était bien trop fière. Et pourtant, elle n'était rien. C'était bien pour ça qu'il avait été si facile de la détruire. Une fourmi à nos pieds que l'on pouvait écraser à loisir... C'était sûrement comme ça que Taichi la voyait désormais. Regrettait-elle amèrement de ne pas l'avoir choyé tant qu'elle le pouvait encore ? Je l'espérais. Mais désormais, elle ne pourrait plus jamais l'approcher. Il était mien, pour toujours, et à jamais.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Lun 7 Sep - 15:08
J’étais rentré quelques jours à la maison familiale, pour parler affaire avec mon père. Alors, comme ça, nous avions une autre sœur ? Adoptée qui plus est ? Elle était Belge, et en D. Je n’étais vraiment pas gâté avec les membres en plus de ma fratrie. J’aurai très bien pu me contenter de Sakura, d’autant plus qu’Hanako avait redoublé son année. Comment pouvait-elle oser prétendre à reprendre l’entreprise Tôgashi, si elle ne savait faire preuve d’un minimum d’intelligence ? Je me le demandais bien.

Mais bien pire encore que l’annonce d’un nouveau déchet dans la famille, mon père m’avait mit au même niveau que les autres membres de la fratrie dans la reprise de l’entreprise. Je devais, à leur image, me démener inutilement pour le forcer à me choisir. Moi, son fils qui l’avait toujours rendu fier, et qui avait toujours donné une image de fraîcheur à notre firme, voilà que je ne devenais que l’un de ses vulgaires pions.

Très remonté, j’étais rentré au pensionnat, pour entamer mon année suivante, toujours dans le cursus littérature. Je ne comprenais pas à quoi pouvait bien s’amuser mon père qui m’avait poussé à étudier dans cette université dérisoire, plutôt que de prétendre à la Sorbonne, dans le quartier latin de Paris. J’étais enchaîné à ses désirs, auxquels je m’étais toujours plié, et voilà qu’aujourd’hui, il me refusait la succession. C’était une blague à laquelle je ne trouvais rien d’amusant.

Mais pour noircir un peu plus le tableau, il m’avait été rapporté que le chef du clan Mercier, avec lequel nous nous entendions merveilleusement bien avait été assassiné dans les allées du jardin français. Je cru un instant à une farce de mauvais goût, jusqu’à avoir la visite même d’un des membres de son syndicat. A l’abri des regards, il m’avoua qu’il s’agissait d’un coup des Shinigami.

Je n’arrivai pas à comprendre les raison de cet assassinat, d’autant plus que Mercier était un chef respecté par toute la communauté, et même si Suzuke voulait prendre la tête de Tokyo, il n’aurait jamais eu idée de s’attaquer à Mercier, par peur des représailles. Sauf si la bénédiction Tôgashi se présentait…

J’eus vite fait d’informer mon père de cette terrible mascarade, pour que je sois chargé d’éclaircir cette histoire. Voulant connaître les tenants et les aboutissants de cette ronde infernale, j’acceptai. Mais mon père ne pourrait se mêler du reste. Je tenais à lui prouver que je serai parfaitement capable de reprendre l’entreprise, mais surtout lui montrer que je pouvais aussi me rebeller. 

Faisant appel au meilleur détective des Etats-Unis, je le fis arriver expressément au Japon pour le charger d’enquêter sur cette histoire de meurtres. On ne pouvait faire appel à la police locale, ni même étrangère. Cette affaire devait rester dans le flou. Et cette intuition que j’avais eu, était la bienvenue… 

Autour d’une tasse de café, il m’avait présenté des preuves irréfutables. Taichi Okimi avait fait assassiner le chef Mercier, pour une histoire d’amour. Je vis rouge à cet instant, avant de prendre ma veste, et sur les conseils de mon employé, me diriger vers le restaurant français auquel il avait été aperçu.

Grosse voiture, chauffeur personnel, costard-cravate, et me voilà parti, téléphone à l’oreille, pour finalement informer mon père des raisons de cet assassinat. Il décida de ne pas répondre cette fois-là. J’allais me charger de l’affaire, moi tout seul.
Gravissant les marches quatre à quatre, et ignorant totalement les serveurs, je me rendis dans la loge VIP dans laquelle mangeaient ces idiots qui me servaient de frère et sœur. Ne portant pas même une attention à Hanako, je me dirigeai furieusement devant Taichi, avant de lui asséner un coup de poing dans la figure. Il tomba à la renverse, hébété. Il fallait que ça sorte.

« Tu sais très bien ce que je fais là. » lui sifflai-je.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Lun 7 Sep - 15:34
Hanako avait toujours eu ce petit quelque chose qui fascinait tant Taichi, qui l’intimait de lui vouer un véritable culte, et l’obligeait à l’aimer plus que toute autre personne sur cette terre. Chaque parole que prononçait la belle femme paraissait comme sainte à Taichi.

Et pourtant. Leur relation était ce qu’il y avait de plus malsain. S’emportant à tour de rôle dans un florilège de noirceur, ils causaient leur propre perte à se fréquenter, à ne savoir vivre l’un sans l’autre, à se vouer un culte silencieux, à n’autoriser personne à approcher l’un ou l’autre. Ils étaient leur poison mutuel, et un jour, il faudrait que leur chemin se sépare, comme ils avaient déjà pu le faire une fois. Pour leur permettre d’enfin prendre leur envol, et devenir véritablement deux entités détachées.

Hanako ordonna au serveur de venir prendre leurs commandes, et elle su, avec un simple regard ce que désirait Taichi. Pouvoir goûter à chacune des spécialités du restaurant, et voyager le temps d’un repas, pour mettre les pieds en France, pays de la gastronomie, à laquelle Taichi était extrêmement attaché.

Les plats s’enchaînaient, et Taichi ne prenait même plus le temps de parler à Hanako tant il s’empiffrait, n’entendant que la douce musique qu’entraînaient leur fourchette en argent, dans leurs assiettes de porcelaines. Taichi prenait un véritable plaisir à se goinfrer ainsi, et n’attendait que la fin du repas, pour pouvoir déguster une assiette de fromage, et un dessert. Taichi avait de la place pour manger tout et n’importe quoi, même en sortant d’un repas et en étant bien repus. Il était capable de manger à s’en faire exploser le ventre. Et pourtant, il ne prenait pas un gramme. 

Alors que le repas allait bon train, que les deux enfants se régalaient, Teppei débarqua comme une furie dans la salle, venant asséner un coup de poing monstrueux dans la mâchoire de Taichi qui tomba simplement à la renverse, et, observa son frère, hébété, avant d’entendre cette phrase qui le fit pâlir. Teppei était au courant pour le père Mercier. Taichi ne pouvait rien dire, bien trop abasourdi par les événements. Alors qu’il tentait d’oublier ce qu’il avait fait, alors qu’il avait l’impression de prendre plaisir au goût du sang, et que son cœur se noircissait, sa véritable nature, celui qu’il était réellement ressurgit, et sa carapace qu’il s’efforçait de construire pour avoir l’impression d’être encore quelqu’un vola en milles éclats. 

Il n’était qu’un enfant. Qu’un pauvre fou qui n’avait réussit à être assez fort pour réussir à vivre dans la luxure, et la joie. Il avait été la victime d’une terrible histoire qui l’avait marqué d’une vieille balafre jusqu’à la fin de ses jours. Et jamais il ne parviendrait un jour à fermer les yeux sur ce qui le hantait.

« Je… je… » Répondit bêtement l’enfant désorienté.

Taichi se redressa, sans qu’aucune larme qui lui voilait les yeux ne coule sur ses joues. Mâchoire serrée, main à l’endroit même où avait été porté le coup, Taichi était maintenant prêt à faire face et à assumer les conséquences de ses actes.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Mar 8 Sep - 16:23
Tout semblait se dérouler à merveille, en dépit des événements tragiques qui s'étaient produits récemment. Taichi avait retrouvé l'appétit et le sourire, et moi je me régalais, heureuse d'avoir de nouveau mon frère à mes cotés. Aucune fausse note ne venait assombrir le tableau, et même si fausse note il y avait, on faisait comme si de rien était. A quoi cela servait-il de ressasser le passé ? Se morfondre ? Rien. Absolument rien. Je n'avais le pouvoir de ramener les morts à la vie pour alléger sa peine, alors je ne pouvais pour lui qu'accepter ses actes pour qu'il puisse se reposer un temps soit peu sur moi. Parce qu'il n'avait plus que moi. Et si cela me réjouissait, cela m'attristait aussi. J'en avais marre d'être aussi contradictoire.


Si nous mangions allègrement, le silence lui, me paraissait pesant. J'avais certes l'habitude de celui-ci lorsque je mangeais avec mon frère, ce dernier incapable de faire deux choses à la fois. Ou du moins, de faire autre chose que de se goinfrer quand cela était le cas. Qu'il est grandit et est désormais la prestance d'un Tôgashi n'y changeait rien. Il restait un petit cochon, pouvant engloutir facilement une camionnette de nourriture en quelques heures. Et cela, dans un sens, me rassérénait. Mais... Tous les non dit me pesaient. Comment l'avait-il tué ? La mafia avait-elle bien fait son boulot ? Pouvait-on l'inculper ? … Trop de choses me passaient par la tête tandis que je disséquais distraitement ma cuisse de pigeon. Soupirant, je décidais de chasser ces ondes négatives de mon cerveau et de me concentrer sur mon frère, qui après ses tremblements et vomissements reprenait du poil de la bête. C'était déjà ça.

J'allais me détendre de nouveau lorsque la porte s'ouvrit dans un claquement sonore laissant place à ce pauvre con de Teppei. Non mais sérieusement, ma journée n'avait pas été assez remplie émotionnellement, il fallait aussi que je le vois ! Lui parmi tous les autres ! J'étais vraiment maudite. Mais outre le fait qu'il fit comme si je n'existais pas, ce qui eut le don de m'énerver au plus haut point, c'est le moment où je vis Taichi valser à terre qui me fit exploser. Non mais pour qui se prenait-il ?! Il n'était même plus l'héritier légitime et il osait le frapper et le maltraiter de la sorte ?! MON frère ??? Si je l'avais toujours prit pour un arriéré ayant de la semoule en guise de cerveau, là, il baissait encore plus bas si cela était possible. Ne tenait-il donc pas à la vie ? Ne connaissait-il donc pas ce que toute personne civilisée appelait la parole ? Et n'avait-il ne serait-ce qu'une once de respect pour son cadet ? Non mais sérieusement, quel couillon celui la, je vous jure !

J'étais bien partie pour le frapper, mais lorsque je vis la réaction de Taichi, si désemparé, je ne pu m'y résoudre. Nous avions besoin de parler tous les trois. Et je devais calmer et rassurer mon frère au plus vite avant qu'il ne perde la tête. Je me levais donc le plus calmement de ma chaise et m'avançais jusqu'à Taichi, lui tendant ma main pour qu'il puisse se relever. Puis je fusillais l'intru du regard, lui intimant le silence.

« Ça suffit maintenant, Teppei. » commençais-je d'une voix cassante et sans appel. « Tu n'es pas mieux que lui, alors boucle la ! »


Et sur ces mots, je demandais au personnel d'amener une troisième chaise à table avant de nous laisser et de ne laisser personne rentrer. Si cet espèce d'enfoiré était au courant, alors il y avait des fuites. Et nous n'avions pas besoin que ce secret soit révélé au grand jour, vraiment pas. Cela, même Teppei en avait conscience.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Sam 12 Sep - 18:33
Voilà pourquoi Hanako ne pourrait définitivement jamais prétendre à devenir l’héritière de l’entreprise Tôgashi. Elle ne savait réellement faire la différence entre un acte justifié, et un acte qui ne l’était point. Si j’avais déjà était le commandant de meurtres, c’était tout simplement dans le cadre de mon nom, et non pour en profiter. Mes actes avaient toujours eus un rapport avec l’entreprise Tôgashi, et je me devais d’être le porte parole de cette dernière, bien que père m’ait remit au même rang que les autres membres de cette fratrie dérisoire. J’avais toujours agit au nom des Tôgashi, et non en le mien, comme venait de le faire Taichi.

Notre rang était en péril. S’il y avait des fuites au sein des Shinigamis, ce dont je ne doutais absolument pas, étant donné leur tempérament enfantin, c’était tout de même à se demander comment ils avaient pu se hisser sous les Merciers, m’enfin, nous risquions de perdre de nombreuses actions, et de perdre notre qualité de famille dominatrice du monde de la nuit. Les Yakuzas sont un véritable Casino. Tu gagnes tout, ou tu perds tout. Et si fuite il venait à y avoir, nous allions tout perdre, et redresser l’entreprise serait un véritable problème.

Taichi s’était perdu dans la tentation du monde de la nuit. Il n’était pas assez fort pour le supporter, et passer au-dessus de ce qu’il pouvait bien se passer. Mais aujourd’hui, face à ce visage perdu, incertain et désemparé, je ne pouvais résister à laisser mon cœur s’adoucir, alors que j’oubliais quelque peu ce qui nous séparait. Que je le veuille ou non, nous étions une famille, et aujourd’hui, il n’était pas le seul à être entré dans une spirale infernale. Il nous avait tous emporté dans sa chute fatale. J’aurai du veiller sur lui. J’étais responsable de la chute de la famille, et mon père le savait. Voilà pourquoi il avait décidé de me destituer. Je ne pouvais lui en vouloir à présent que j’étais face à mes erreurs. Mon problème était là. Je ne me rendais compte que bien trop tard de ce que mes actes pouvaient avoir comme conséquence, comme Taichi aujourd’hui. 

Un soupir passa la barrière de mes lèvres alors que je m’asseyais sur la chaise qu’Hanako avait demandé à faire apporter, pour moi. Je portais ma main à mon front, alors que mon coude reposait sur la table. Il fallait réfléchir à quelque chose après tout. Nous ne pouvions rester les bras croisés, et les voir dévorer leur repas, insouciants et inconscients m’avait remonté. Mais en un sens, je me devais d’être plus tolérant. Tout comme l’avait été Hanako en cet instant précis, me surprenant. Je devais être mature en cette situation, et arrêter de me comporter comme l’enfant que j’avais été en détestant toute cette famille, qui était la mienne.

« Bien. Nous voilà face à un problème de taille. Nous devons le régler avant qu’il ne devienne important. » 

Un soupir passa de nouveau la barrière de mes lèvres. J’étais dans l’impasse totale. Je ne savais réellement ce que je devais faire. J’avais encore tellement de chose à apprendre finalement… mon esprit était bouleversé par cette nouvelle, et il me fallait réussir à régler cette histoire pour être de nouveau crédible face à mon père.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Sam 12 Sep - 18:50
Taichi était prit dans une danse macabre. Un tourbillon de désespoir, dans lequel il flirtait avec la folie, ses lèvres frôlant les siennes. Aujourd’hui, il le savait, il n’était plus un enfant, et ses démons le rattrapaient malgré tout. Il devait faire face à ses actes, et les assumer entièrement. Il venait de mettre la famille entière en péril. Pour que Teppei et Hanako agissent ainsi, Taichi avait conscience que ce qu’il avait fait n’était pas un acte anodin, malgré la mort de toutes ces personnes dont le clan Tôgashi avait été responsable. C’était bien la première fois que Taichi se sentait dans une famille. Il avait l’impression que Teppei se sentait coupable également. Regrettait-il réellement cet acte ? Teppei se sentait-il responsable d’avoir laissé son frère sombrer dans une telle miséricorde. Taichi pensait qu’il essayait, tant bien que mal de sauver sa peau, et de se faire une nouvelle image face à leur père qui l’avait destitué. 

Mais, Hanako, qui tolérait Teppei était vraiment un tout autre regard. Taichi l’observait en silence, probablement surpris, mais également confus. Il ramassa sa chaise, comme un enfant, avant de se rassoir dessus. Il attendait, toujours de cet air enfantin, de se faire enguirlander. Cependant, Taichi n’avait pas cassé un vase… Il avait commis l’irréparable. Il avait fait tuer un homme. Un grand homme qui avait une influence non négligeable sur le monde de la nuit, ni même sur sa propre famille. Il avait tué un homme pour assouvir sa propre vengeance, il avait laissé son égoïsme prendre le dessus sur ses responsabilités. Le cœur avant la raison. Il regrettait ses actes, et voulait se débarrasser du sang âcre qui restait sans arrêt sur ses mains. Il voulait le frotter, l’éliminer, avec violence.

Taichi souhaitait mourir. Il voulait arrêter là, les mascarades, les secrets et les mensonges. Il voulait partir loin, rongé par le sentiment de culpabilité, il voulait tout simplement attendre que les cloches sonnent pour célébrer sa mort. Mais que courait-il à penser ainsi ? Que courait-il face aux Merciers ? Il n’était encore qu’un irresponsable qui ne pensait jamais avant d’agir, et, sans cesse, il se revoyait face à Suzuke-san. Il se revoyait lui demander d’assassiner Mercier, il se revoyait lui tendre cette mallette contenant des millions de Yens. Il se revoyait sourire à la réponse positive de ce chef de clan. Il se revoyait sortir, soulagé. Il se revoyait souffrir.

Scarlet l’avait détruit bien plus qu’il ne l’aurait jamais pensé. Ça n’avait pas été la même histoire avec Mayu. Il n’avait pas cette influence aussi importante à l’époque. Il n’avait jamais pu la faire souffrir, et l’avait tellement regretté. Il avait regretté de la voir s’épanouir, et être heureuse, alors qu’elle l’avait jeté six pieds sous terre.

Taichi se rendait compte qu’il n’était qu’un être abominable, qui ne méritait la rédemption. Il était assoiffé de vengeance. Il était complètement fou, et effrayant. Au fond de ses yeux, l’on pouvait lire cet enfer qui était en lui. On pouvait voir qu’il était malsain.

Il écouta son frère parler, avec attention. Oui, ils avaient un problème. Oui, il fallait trouver une solution. Mais comment effacer un meurtre ? Comment se laver les mains après avoir fait assassiner quelqu’un ? Quelle solution trouver au problème… ?
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Mer 23 Sep - 15:28
Pour la première fois de ma vie, j'étais énervée contre Taichi. Pas parce qu'il m'avait abandonné, non, ce n'était pas le cas. Mais parce qu'il avait fait quelque chose d’irrattrapable, d'irréparable même, et qu'en plus de me tirer vers le bas, il me faisait coopérer avec Teppei. Je ne savais comment il avait procéder dans ses magouilles, mais pour que le jour même de son aveux, l'autre idiot soit au courant et débarque sans prévenir... Non, là, franchement, c'était trop pour moi. Bientôt, la ville entière serait au courant, et si je me fichais de la réputation de ma famille ou de la trésorerie de celle-ci, savoir que lui et moi serions considéré comme des meurtriers... Je ne pouvais pas. Ça me mettait hors de moi. Je n'avais que trop subis ces regards de travers parce qu'enfant je n'avais pas de père. Je n'avais que trop été regardé avec dédain et dégoût par les autres parce que j'étais illégitime. On ne m'avait que trop salie. Et maintenant, on allait me prendre pour une timbrée, alors que je n'avais rien fait ?! Mais la vie avait-elle un sens ou cette chienne n'en ferait-elle toujours qu'à sa tête ???

J'avais mal au crâne. Le poids sur mes épaules semblait peser plus lourd que la Terre elle-même, et la situation avait l'air d'être sans issue. Dire que cette journée aurait du être un cadeau... Je ne me souvenais même plus de comment sourire. L'énergie que je possédais ce matin semblait si loin, soufflée d'un seul coup par l'arrivée de ce trouble fête. J'en avais ras le bol de ces hauts et ces bas constants ! La normalité était donc si difficile à atteindre ?!

Soupirant, je m'asseyais de nouveau à ma place, et ne touchais pas au dessert, ayant plus envie de renvoyer mon déjeuner qu'autre chose. Je devais rassembler mes pensées, nous sortir de ce traquenard. Mais... Je ne savais même pas exactement ce qu'il s'était passé ! Juste qu'il y avait eu un mort. Et qu'il était haut placé. Non mais sérieusement, pourquoi l'avoir tué LUI ? Taichi ne pouvait pas trouver quelqu'un de plus commun ??? Comme si ça changeait la lourdeur du crime... Second soupir. Je devais bien l'avouer, je n'avais pas d'idée. Il me fallait plus d'informations.

« Petit frère, dis nous exactement ce que tu as fait dans les moindres détails. On ne peut pas t'aider comme ça. Nous devons avoir un alibi, mais aussi quelque chose qui nous permette de faire taire ces yakuzas. Et Teppei, dis nous aussi comment tu l'as apprit, que l'on sache où sont la ou les failles. Le restaurant n'est pas vraiment un endroit pour ce genre de choses mais enfin... Maintenant qu'on y est, réfléchissons-y sérieusement. »


Je n'avais pas envie de réfléchir. Je voulais juste me laisser couler. Sombrer dans les plus profondes des eaux, enflammer ma poitrine jusqu'à ce qu'aucune trace d'oxygène ne persiste, et m’étaler sur cette couche de sable en poussant mon dernier soupir. Mais ce n'était pas envisageable. Je me devais d'être là, et je n'avais pas droit à l'erreur. Pour le bien de mon frère. Pour notre bien à tous. Alors j'activais mes neurones, restés bien trop longtemps en sommeil depuis que j'avais décidé de ne plus rien foutre et de stagner chez les D. Parce qu'en soit, j'étais loin d'être conne, j'étais même plutôt intelligente et aurait pu rester en B haut la main. Mais j'étais feignasse, incroyablement feignasse. Et rester dans la section poubelle était un moyen non négligeable d'emmerder mon père.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Dim 25 Oct - 23:08
Taichi me paraissait frêle. Il me paraissait si jeune à cet instant, que j’en éprouvais même de la sympathie. Je ne saurai pas dire pourquoi j’avais accumulé autant d’animosité envers ces deux personnes. Probablement de la haine. Une haine si intense que j’avais fini par souhaiter n’être jamais venu au monde. Je les tenais pour responsables de cette famille qui avait volé en éclat. Pour moi, ils étaient ceux qui avaient détruit mon monde, et qui m’avaient empêché de vivre la vie que j’entendais. Mais plus le voile devant mes yeux se dissipait, plus j’en voulais à mon père que j’avais toujours soutenu jusqu’à présent.

La haine qui s’était installée dans mon cœur se brisa en un simple instant, alors que les mots qu’Hanako adressait à son frère étaient d’une douceur sans égale. Hanako avait plusieurs visages, ce qui ferait d’elle une héritière incroyable, et une rivale encore plus grande. Puis, elle s’adressa à moi. Sans même changer de ton, alors que je la dévisageai en silence, droit sur ma chaise, comme j’en avais l’habitude. Comment l’avais-je apprit ? il fallait croire qu’ils n’étaient pas très futés pour penser que moi, Teppei Tôgashi, je ne pouvais obtenir ce que je désirai, et cette fois-ci, c’était leurs actions que je voulais connaître. 

Mon regard se reporta finalement sur Taichi, toujours aussi abasourdi, mais qui retrouva des couleurs, alors que des applaudissements retentissaient à l’entrée de la salle dans laquelle nous étions installés. Je me retournai furtivement, avant de découvrir la silhouette de mon père qui se dessinait devant la porte fermée. Depuis combien de temps était-il là à nous observer ? A s’amuser de cette situation ? Je sentais une certaine colère s’installer dans mon cœur, alors que mon regard défiait cet homme auquel je m’étais si longtemps soumis. De sa vieille carcasse importante, il nous surplombait, et, alors qu’il s’asseyait en face de moi, il nous adressa.

« Bien le bonsoir mes enfants. »

Il attrapa avec délicatesse la main d’Hanako pour la baiser, et adressa un sourire à Taichi et à moi, alors que je ne le lâchais pas du regard. Qu’allait-il nous annoncer à présent, pourquoi Okimi n’était point touché de voir notre père ici, alors qu’il venait de souiller le nom de Tôgashi, et avait tué l’ami le plus proche de mon père ? 

« Mes enfants, cessez de vous tracasser ainsi, je vous rassure, personne n’est mort. Taichi n’a tué personne. Suite à ma demande, il a joué le jeu. Monsieur Mercier souhaitait voir si sa fille serait capable de se débrouiller seule, le jour où il passerait l’arme à gauche, et je voulais voir lequel de vous deux, Hanako, Teppei, serait le plus apte à reprendre l’entreprise Tôgashi. Je dois avouer toujours être dans le flou, bien qu’Hanako ait eu un comportement beaucoup plus approprié et mature, elle a tout de même préféré taire cet évènement, afin de protéger son frère, quitte à perdre l’entreprise. » 

Un sourire amer se dessina sur mon visage alors que je baissais la tête, tout en serrant la mâchoire, mes doigts parcouraient nerveusement les plis de la nappe, alors que je ne savais réellement comment je devais agir. Je pense même que quelques larmes me sont montées aux yeux, alors que je tentais de lutter contre les démons qui voulaient m’envahir. 

« C’est une blague n’est-ce pas ? » sifflais-je alors que je relevai la tête, le regard plus noir que jamais.

Alors que j’apprenais à oublier ma haine, ma jalousie envers le monde entier, voilà que mon père m’enterrait encore un peu plus. Un énième coup de poignard m’était asséné par cet homme que j’avais toujours chéri, que j’avais toujours vu comme un modèle. Alors voilà à quoi doit être prêt un géniteur au nom de son entreprise ? Voilà même qu’il met ses propres enfants au défi, afin de connaître le successeur. Si jusqu’à présent j’avais apprit à le comprendre, à penser comme lui, aujourd’hui, je saturais. Toutes ses décisions, ses jeux, ses blagues, tout me paraissait amer.

Je me levais en silence, remettant droite, la veste de mon costume, et mon regard se plantant dans celui de mon père, provocateur, j’annonçais avec le sérieux et la détermination qu’on me connaissait.

« Je me retire de la course, père. Je ne veux plus entendre parler des Tôgashis. Je partirai pour la France dans la semaine. Vous n’avez plus qu’un fils. » 

Et, alors que mon plus jeune frère me demandait d’attendre, je quittais la salle de restaurant, sans même claquer la porte. Mon règne en tant que maître du Japon était terminé. J’allais prendre un nouveau chemin.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Lun 26 Oct - 11:20
Un silence lourd et pesant s'abattit sur la table alors que je venais de parler, et je ne savais s'ils étaient tous trop sonnés ou quoi, mais personne ne me répondit. C'était peut être le moment de se réveiller ?! Seulement, au moment où je voulu intervenir une seconde fois, une quatrième personne fit son entrée. Agacée, je me retournais, prête à engueuler les serveurs, auxquels j'avais bien spécifié de ne laisser entrer personne. Mais lorsque je vis qu'il s'agissait de mon père, ma voix s'éteignit d'elle même, et je restais là, abasourdie, comme un conne. Il me baisa la main, mais je ne fis rien. Je ne comprenais pas, pourquoi était-il la. Teppei, ce traître, l'avait-il appelé ? Apparemment non, il semblait tout aussi HS que moi. Je me tournais alors vers Taichi, qui lui, n'avait pas l'air surpris. Il allait falloir qu'on m'explique, et vite... Parce que mon frère qui allait beaucoup mieux, mon salaud de père qui faisait son entrée, et des applaudissements en prime... Non, franchement, ça ne présageait rien de bon. Et j'étais déjà bien trop sur les nerfs.

Ce dernier commença un discours, et comme à chaque fois qu'il prenait la parole, mon sang se glaça. Comment ça personne n'était mort ? Il n'avait pas les yeux en face des trous ou quoi ?! Non mais c'était pas possi... Jouer le jeu ? Parce que pour lui, tout cela n'était qu'un jeu ? Nos vies n'étaient-elles donc qu'une perpétuelle mascarade ? Ressemblais-je à une poupée dont il était plaisant de tirer les ficelles pour la faire avancer ou reculer ?! Mes points se resserrèrent sur mes cuisses, mes ongles venant presque en arracher la peau pour me calmer. Je ne voulais pas entendre la suite de ses explications foireuses. J'en avais rien à foutre de M. Mercier et de sa fille. Il était bien mieux mort et enterré. Ma rage bouillait, et je voulais exploser. Encore et toujours cette même compétition. Je ne voulais pas de cet héritage. Si je l'avais toujours convoité, c'était pour emmerder Teppei que je ne pouvais pas carrer. Mais je répugnais cette entreprise comme ce nom. Tôgashi. Plus je vivais, plus j'en apprenais, et plus cela me dégoûtait. Fallait-il que je me tranche les veines et laisse échapper de mon corps jusqu'à la dernière goutte de sang pour que l'on me laisse en paix ? Non, même comme ça, je n'aurais toujours pas assez payé.

J'avais envie de rire, de ce rire amer et ironique qui allait parfaitement avec la situation. J'avais envie de pleurer, laisser couler ses larmes de sels qui auraient prouvés que je n'étais pas si forte. J'avais envie de crier, laisser libre court à ma rage et tout saccager. Mais je restais là, droite, crispée, glacée en une statue dont les sentiments implosaient au point de la détruire à petit feu. Je ne voulais pas de ses compliments. Juste lui cracher à la figure. Je ne voulais plus voir sa sale gueule. Mais j'étais tout aussi incapable de regarder Taichi. Je l'avais aimé plus que ma propre vie, chéri comme mon père ne l'avait jamais fait, élevé avec ma mère... Mais je ne le connaissais pas. J'avais cru que nos âmes étaient jumelles, qu'on pouvait se comprendre par un simple regard. Mais c'était faux. Il m'avait abandonné pour Mayu, un garce qui s'était joué de lui. Il m'avait oublié pour Scarlet, cette fille qui l'avait trompé sans le moindre remord. Il m'avait sali pour mon père, cet homme qui n'en avait jamais rien eu à foutre de lui. Et moi ? Moi qui n'avait jamais eu que lui, moi qui m'était bercée de l'illusion que nous serions toujours ensemble... Je me retrouvais seule. Vide. Brisée.


Non, cette personne en face de moi n'était pas mon frère. En avais-je seulement un, cette famille n'étant qu'un fiasco perpétuel, dont les morceaux éclatés ne s’agençaient plus correctement pour former un tout ? Je n'en étais plus sure. A vrai dire, je n'étais plus sure d'en vouloir un. Alors je me levais, droite, et la tête haute et saluait mon père. « Heureuse que le divertissement vous ai plu, maintenant, si vous le voulez bien, je m'en vais. » Première fois que je le vouvoyais. Mais ce n'était pas du respect, non. Juste qu'il s'agissait d'un étranger désormais. Je n'avais plus la force de me liguer contre lui, je n'avais plus la force de brasser de l'air dans le vide. Teppei s'enfuyait ? Je ne pouvais faire de même. Mais j'avais compris une chose : me révolter contre mon père, surtout en restant en D, ne servait à rien. Parce que je vivais à ses crochets au final. Alors j'allais changer. Et quand je serais prête, je l'enverrais chier pour voler de mes propres ailes. Que m'importe si à la fin il se retrouve sans héritier ? Que m'importe si Taichi doit porter ce lourd fardeau ? Il voulait rester pour toujours avec mon père ? Je lui offrais comme cadeau, comme dernier acte fraternel. Ma dignitée avait été piétinée avec mon amour propre, mais je sortais quand même la tête haute, avec le peu de fierté qu'il me restait. Aujourd'hui, les Tôgashi m'avaient tués. Désormais, il me fallait renaître.
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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi] Lun 26 Oct - 11:53
Rp tagué et terminé, j'archive. ~


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MessageSujet: Re: [Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi]
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[Terminé] Tu es mon rayon de soleil. [Hanako, Teppei & Taichi Tôgashi]

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