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[Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.]

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MessageSujet: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Ven 28 Aoû - 22:51
La soirée était bien avancée lorsque Mayu décida qu’il était temps de rentrer chez elle. La demoiselle avait passé la journée à flâner dans les rues de Tokyo, prenant, bien évidemment le soin d’éviter les ruelles qui ne lui inspiraient pas confiance, et les quartiers qui avaient une mauvaise réputation. Depuis longtemps, Mayu n’était plus la demoiselle désinvolte et sans craintes qu’elle avait été. Aujourd’hui, elle était frêle, et timide, n’osant même plus approcher un autre homme que son frère.

La belle femme qu’elle était, libre et émancipée était aujourd’hui renfermée, dans une carapace de verre, frappant contre les parois, pour tenter de s’échapper. Mayu détestait cette situation, mais elle n’arrivait pas à l’arrêter.

C’était comme si elle avait perdu le contrôle de tout. Comme si son sablier s’était brisé, et que le sable s’écoulait lentement entre ses doigts, sans qu’elle ne puisse rattraper ne serait-ce qu’un simple grain. Un soupir passa la barrière des lèvres de la jeune fille, alors que son regard s’abandonnait dans le reflet que lui renvoyait une vitrine qui venait d’être éteinte. Ce qu’elle voyait alors était loin de l’enchanter. Elle ne prenait plus soin d’elle depuis trop longtemps, ses cheveux étaient en bataille, son regard triste, et son corps maigre, beaucoup trop maigre. Ses lèvres gercées et closes étaient déformées par l’échec d’une vie qui se terminait dans la douleur. Mayu aurait préféré y rester plutôt que de vivre l’enfer dont elle était victime.

Une pensée s’envola vers son frère, et elle serra les poings. Pour lui, et uniquement lui, elle s’accrochait. Parce qu’elle l’aimait, parce qu’il était le seul qui était là pour elle. Même si aujourd’hui sa vie était douloureuse, elle n’arrivait pas à s’imaginer dans la capacité de faire souffrir son frère par sa disparition. Il était le dernier lien qui la raccrochait à la vie. Mayu ferma les yeux, avant d’inspirer un grand coup, comme pour ravaler cette souffrance qui tentait de s’échapper. Elle fit volte-face, et sentit une main se poser sur son épaule.

Un frisson vint parcourir son échine, alors qu’elle sentait que ses poils se hérissaient. Cette poigne imposante était forcément celle d’un homme. Mais elle ne reconnaissait pas en elle, la douceur de la protection. Elle n’était que violence et destruction. Pendant un temps, Mayu aurait pu penser qu’il s’agissait de son frère, qui, inquiet serait venu la chercher, et, énervé, s’emparer ainsi de son épaule. Mais elle connaissait trop bien le parfum de son frère, sa chaleur, et ses mains. Ses doigts étaient beaucoup plus fins, il n’empestait pas l’alcool et le tabac. 

Mayu déglutit, alors qu’elle sentait son cœur s’accélérer. Ses cauchemars se matérialisaient, alors qu’elle gardait toujours les yeux fermés. Quelle idée avait-elle eu de se perdre ainsi dans Tokyo pendant des heures ? Elle le savait qu’elle aurait du rentrer avant que la nuit ne tombe, et certainement pas au point culminant de cette dernière. Mais la paresse et l’envie l’avaient conduite à cette situation qu’elle avait trop souvent imaginé.

« Soit forte Mayu. » pensa-t-elle pour se donner du courage.

Ses yeux s’ouvrirent sur un homme, sûrement âgé de la cinquantaine, qui lui souriait de façon perverse, alors que la demoiselle sentait une deuxième main se balader sur elle, l’autre la tenant toujours fermement à l’épaule, venant même à lui faire mal. 

« Alors mademoiselle, que fait-on dehors à cette heure-ci ? » 

Mayu ouvrit la bouche, pour hurler, pour appeler désespérément au secours, mais aucun son ne sorti. La jeune femme était prise au piège, dans les mains de ce monstre.
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Jannis Suoh
MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Mar 1 Sep - 20:55
Seul dans les rues de Tokyo. Par une nuit plus fraiche que les autres, il promenait sa sombre silhouette. Il rentrait de plus en plus tard, ne s'occupait plus de lui. Il passait parfois ses nuits dehors, à regarder le peu d'étoiles que le halo de lumière de Tokyo laissait apparaître. Parfois il sortait alcoolisé de ruelle, le visage en sang. Et son âme devenait de plus en plus sombre chaque jour. C'est comme si il fuyait.

Mais Jannis n'était pas quelqu'un de lâche. Fuir, quel mot étrange. Il affrontait toujours les problèmes à bras le corps. Non le problème c'est qu'on ne voulait plus de lui. Plus personne ne souhaitait sa présence, plus personne n'avait besoin de lui, plus personne ne le supportait. Plus que jamais, il était seul. Calme ombre errant dans les rues vides d'une ville fantôme. C'était fou comme Shibuya devenait vide quand le soir tombait. Et il aimait ce vide, ce silence. Il s'y retrouvait lui qui était continuellement enveloppé d'une chape de silence presque absolu. Amoureux autant des battements de sa batterie que du mutisme de son esprit. Peut-être au fond était il une coquille vide, ne s'exprimant que par la colère ou l'hypocrisie, les gens ne voyait que son charisme et sa beauté, mais derrière ses yeux il n'y avait rien de plus que de la superficialité... Pourtant il n'avait jamais cherché à l'être. Et il ne l'était pas, pour sur. Seulement à cet heure tardive il hésitait. La fatigue, l'épuisement morale et physique lui apportait des pensées noires. Qu'était il au fond ? Si il venait à disparaître, manquerait-il à quelqu'un ? Sa vie était faite de non-sens et d'impasse. Il se jetait dans des histoires qui ne le mènerait jamais nulle part. Il ne s'était jamais inquiété de son avenir, tout simplement parce qu'il ne l'avait jamais vu. La seule chose dont il était sur c'est qu'un jour il allait mourir. Qu'aurait été sa vie ? Un combat perpétuel, une vie raté par des décisions insensés. Pas d'études, pas de boulot, pas de femme ou d'homme. Juste des aventures et des conneries. Il porta une cigarette à ses lèvres mais n'eut pas le courage de l'allumer. Il ne contrôlait pas ses pieds, il avançait juste, ne regardant même pas devant lui.

Comme le jeune homme avait un fort quota de malchance ces temps-ci, l'inévitable arriva. Il se prit quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Une masse qui aurait pu paraître imposant mais par pour le grand brun. La masse imposante c'était lui. « De l'alcool... Ca pue l'alcool... » Et alors qu'il heurtait un homme d'une cinquantaine d'année, celui-ci perdant l'équilibre et par effet de domino une jeune fille frêle que Janis ne vit pas tout de suite se retrouva par terre.

« Oh crétin ! Tu peux pas regarder où tu mets les pieds ? Tu veux que je t'en foute une ? »

Le ton était agressif mais la voix devint légèrement tremblante quand le vieux pervers se rendit compte qu'il provoquait un mètre quatre-vingt-huit de muscles. Surtout que l'apparence du jeune homme n'avait pas grand-chose pour rassurer. D'accord il était beau et blablabla. En plein jour on ne pouvait être que jaloux de lui. Mais en pleine nuit, alors qu'il était entièrement habillé de noir, que son charisme et son aura de silence imposant se déchainaient et que son regard était plus vide et plus sombre que les ténèbres elle-même... Il y avait effectivement de quoi flipper. Seulement l'étudiant n'en avait rien à faire de la terreur qu'il provoquait. La seule chose qu'il voyait c'était la tige, autrefois dans sa bouche, qui avait atterri sur le sol. Il releva ses yeux bleutés vers le potentiel agresseur.

« Mec, tu me dois une clope. » 

Sa voix totalement neutre était plutôt déstabilisante. L'adulte se racla la gorge et dit d'une voix pas très posé :

« Bon, tu vois pas qu'on discutais ? Tu ne veux pas partir ailleurs ? »

Jannis le regarda d'un air incrédule. Discuter ? Mais avec qui... Il remarqua enfin la jeune femme frêle, toujours à terre et fronça les sourcils. Son regard était apeuré, terrorisé, horrifié. Surement autant par le vieux qui lui lançait des regards lourds de sens que par le grand brun. En tout cas une chose était sur, elle, elle ne voulait pas discuter. Alors que l'homme se rapprochait d'elle, essayant d'ignorer Jannis, ce dernier posa une main sur son torse et l'écarta, s'interposant entre lui et la jeune femme.

« Je ne crois pas que la demoiselle est très envie de parler. »

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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Mar 1 Sep - 22:05
Mayu s’attendait à vivre le pire instant de sa vie. Elle s’était résignée à se laisser faire par cet homme, en espérant qu’il n’y aille pas trop fort, et ne lui fasse pas trop mal. Elle se sentait déjà sale, rien qu’en ayant senti les mains de ce pervers se poser sur son corps. Elle en frissonnait. Mais, contre toute attente, un deuxième colosse, plus jeune, et imposant cette fois bouscula l’homme, qui, lui rentra dedans, et Mayu, faible et légère se retrouva propulsée en arrière, pour atterrir douloureusement sur les fesses, alors qu’en tentant d’amortir sa chute, elle sentit son poignet craquer, ce qui lui valu un nouveau frisson, et quelques larmes tant la douleur était vive. 

Elle se pinça les lèvres, alors qu’elle avait en face d’elle un véritable choc de titans. Dans son esprit, elle voulait fuir. Profiter de ce combat de dinosaures pour s’enfuir à toutes jambes, mais son corps s’y refusait. Mayu n’était plus quelqu’un de courageux, bien au contraire, et, elle était tétanisée devant une telle scène qui lui glaçait le sang. Elle cru bien que le jeune allait frapper sur la tête de l’homme qui tentait malgré tout de s’échapper discrètement, en trouvant en Mayu un échappatoire.

Mayu n’était pas quelqu’un d’empathique. Et son bien-être passait avant celui des autres. Aussi, jamais elle n’oserait dire qu’elle voulait, en effet discuter avec lui, et à la pensée qu’il allait de nouveau l’approcher la fit grimacer. Elle le trouvait réellement répugnant, et mourrait d’envie de lui mettre un bon coup dans les parties intimes. Mais, elle n’en n’avait pas le courage, et se contentait d’attendre, alors qu’elle le voyait se rapprocher. 

Elle bénit le jeune homme lorsque ce dernier se mit entre elle et lui, en le repoussant violemment. Mayu eut un mouvement de recul, alors qu’elle n’était qu’une masse informe sur le sol, toute tremblante et hésitante. Les larmes ne cessaient de couler sur ses joues mordues par le froid. Elle n’avait pas prévu que la soirée se rafraîchirait ainsi, et encore moins de traîner dans les rues de Tokyo en cette heure tardive. Elle regrettait toujours amèrement cette situation, surtout qu’il lui semblait détailler en la personne de ce jeune, de nombreux tatouages sur son corps. Elle avait fréquenté assez de mauvaise graine pour savoir qu’une personne tatouée faisait partie d’un syndicat Yakuza.

Elle fut, de nouveau, prise de panique, alors qu’elle s’imaginait les pires scénarios, comme un enlèvement, pour l’emmener dans un QG douteux, où pleins de phéromones masculines lui feraient tourner la tête, pour la dégoûter. Mayu détestait les hommes. Elle en avait peur, ils la dégoûtaient, et pourtant, elle était incapable de dire pourquoi. Sûrement à cause de toutes les mauvaises expériences qu’elle avait connues dans sa vie. Heureusement que son frère avait toujours été là pour l’aider dans ces instants gênants.

L’homme soupira, avant de tourner les talons, et de partir loin d’ici, au plus grand  soulagement de Mayu, alors qu’elle continuait de détailler, avec crainte et discrétion l’homme qui venait de lui sauver la vie. Qu’allait-il faire d’elle  à présent ? Etait-il un vrai gentil au moins ? Mayu l’ignorait, et elle était craintive de le savoir, même si elle savait que le verdict allait bientôt tomber.

Sa mère lui avait toujours apprit à ne pas se fier aux apparences, et ne pas juger à ce que l’on avait en face de soit. Après tout, peut-être était-il doux comme un agneau ? Mais il y avait fort à parier qu’elle ne devait pas trop le chercher pour garder la vie sauve. Mayu était terrorisée dans ce quartier, et n’avait aucune assurance, ni même confiance dans ce que lui réservait la suite des événements…
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Jannis Suoh
MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Ven 4 Sep - 22:35
Le jeune homme vérifia que l'agresseur était suffisamment loin. Histoire ne pas recevoir un vilain coup dans le dos. On lui avait déjà fait ce genre de petites blagues. Les yeux perduent dans l'obscurité, scrutant le moindre petit mouvement, il resta un moment en silence toujours de dos à la jeune fille qui sanglotait dans son dos. Il prit un cigarette dans son paquet et la fit jouer entre ses doigts avant de la poser sur ses lèvres. Sans l'allumer. Il se tourna vers la demoiselle en détresse, une nouvelle qu'il venait de sauver, cela devenait une habitude. Elle était tremblante, terrifié, le visage couvert de larmes. Et pour une fois il prit pitié de quelqu'un. Pour une seconde fois, il eut envie de protéger quelqu'un. Si elle n'avait pas eu autant peur de lui, il l'aurait prise dans ses bras, il l'aurait bercé en lui disant des mots doux. Il chassa ces idées de sa tête. Ce n'était pourtant pas une enfant, pourquoi avait-il eu ce désir de la consoler ? Par son physique, même dans la pénombre et malgré le fait qu'elle paraissait vouloir se cacher, se fondre avec le sol de la rue, on pouvait facilement deviner son âge. Du moins pas si facilement mais elle devait avoir aux alentours de seize ans, peut-être plus. Elle était une grande fille non ? Pourquoi était-elle autant désorientée ? Si elle se baladait seule, la nuit, dans les rues de Tokyo et devait se doutait surement du danger qu'elle encourait. Et pourtant elle était totalement effondrée, il y avait quelque chose de pathétique à la voir dans cet état par terre. Soit elle était parfaitement inconsciente, soit elle avait l'âge mental d'une gamine. Il était probable que c'était la première fois que ce genre de situations lui arrivait à elle. Pathétique ? Et pourtant. Jannis n'arrivait pas à ressentir autre chose que de l'empathie pour elle. Il avait envie de la rassurer, cette pauvre fille tremblante dans la nuit de Tokyo.

Il s'accroupit en face d'elle, n'osant pas faire un geste brusque, de peur qu'elle n'en fasse une crise cardiaque tellement elle semblait avoir peur. Le beau brun se sentit un peu désolé pour elle. D'habitude il inspirait très rarement la peur auprès de la gente féminine. Et cela le désola aussi un peu qu'elle manque de confiance en lui. Bien sur c'était prudent de sa part, mais cela le peina un peu tout de même. Il venait de la tirer d'un situation désagréable non ? Qu'est-ce qui lui faisait peur chez lui ? Il suivit son regard et tomba sur les tatouages de ses mains et ceux qu'on pouvait commencer à voir sur ses poignets et avant-bras, et bien sur, celui sur son cou. L'étudiant savait très bien que les tatouages faisaient très « yakuzas » pour son pays natal. Ceci dit, même si il appréciait que certain en ai peur parfois, ils n'avaient rien de dangereux. Les motifs n'étaient pas du tout ceux des standards japonais, ils étaient purement occidentaux. Mais surement dans la pénombre, elle avait pu confondre. Il sortit un briquet et un mouchoir de sa poche. Il lui tendit le mouchoir et alluma sa cigarette. La situation était un peu tendue et la nicotine lui apaisait le cerveau.

« Ca va aller ? » demanda t-il d'un ton sincèrement inquiet.

Elle ne répondit pas. Il tira une bouffée de fumée, l'air légèrement soucieux, sourcils froncés.

« C'est quoi ton prénom ? »

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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Sam 5 Sep - 0:05
Et voilà, un pervers de moins, mais un autre qui s’approche d’un peu trop près. Ce n’était pas la faute de Mayu si elle n’était plus capable de faire confiance à qui que ce soit. Elle était juste devenue une petite fille craintive qui ne savait plus trop où se placer dans sa vie, et qui étaient ses alliés, puisqu’après tout, elle avait toujours eu du mal avec les hommes qui l’avaient souvent malmenée.

Mais ce dont elle était certaine à ce moment, c’était qu’elle ne voulait plus paraître faible. D’un revers de la main, elle essuya les larmes qu’elle avait versées. Elle en avait laissé trop s’enfuir jusqu’à aujourd’hui, et elle était fatiguée de pleurer sans arrêt. De regretter sa vie passé, de vouloir remonter le temps pour pouvoir vivre de nouveau, et non plus survivre ! Sa vie était devenue un véritable enfer, et les traits de la dureté se dessinaient sur son visage. Tant de monde ignorait qui elle était réellement, ce qu’elle était devenue, et ce qui lui arrivait. Elle avait envie que le monde la voit comme celle qu’elle était autrefois, et non plus comme la petite fille chétive qu’elle était devenue. 

Elle se rendait compte qu’elle renvoyait cette image toute seule. Mais lorsque l’on vous prend pour une débile mentale parce que vous n’êtes plus capable d’aligner trois mots correctement, ça devient pénible, et l’égo en prend un certain coup. Surtout lorsque vous êtes né la cuillère dans la bouche, et où tous vos désirs étaient satisfaits, même ceux que vous imposiez à dame nature.

Mayu était née avec un visage d’ange qui en avait séduit plus d’un, les faisant tomber comme des mouches, faisant baver les filles de jalousie, et rager les plus laides d’entre elles. Mayu était la fille que tout le monde voulait fréquenter. Mayu avait tellement d’amies. Mayu était tellement de choses. Mayu avait tout perdu. Plus que les vestiges d’un passé vertigineux. Il ne lui restait que Kaemon.

Et voilà qu’aujourd’hui elle se retrouvait face à un homme qu’elle aurait probablement cherché à séduire autrefois. Elle qui était effrayée face à lui savait qu’elle se serait joué de lui. Elle se rendait compte, peu à peu, de la peste qu’elle avait pu être, et son égo prenait un sacré choc. La vie lui avait sourit parce qu’elle avait été ignoble, et qu’elle avait piétiné le cœur des hommes, et des femmes avec.

Cet occidental venait de lui sauver la vie, et de lui éviter un mauvais moment, et Mayu était incapable de lui faire confiance. Il devait se sentir blessé au fond de lui, et Mayu s’en voulait. Le regard de la jeune femme s’adoucit face au jeune homme, et un imperceptible sourire vint se dessiner sur le visage de la jeune femme, qui se retrouvait assez gênée. Elle ne pouvait pas répondre à ses questions, seulement, allait-il comprendre le langage des signes ? 

« Comprends-tu le langage des signes ? » lui demanda-t-elle dans cette langue.

Elle s’était promis que plus aucun son ne sortirait de sa bouche, si ce n’est avec son frère. Elle voulait que le visage d’ange qu’elle pouvait offrir soit la seule impression qu’elle puisse donner aux gens. Elle n’irait jamais bien loin dans l’échelle sociale, mais s’en fichait. Elle voulait préserver ce qui lui restait d’honneur.
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Jannis Suoh
MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Sam 5 Sep - 14:23
Jannis avait été un enfant bien élevé jusqu'à ses onze ans. Il apprenait toutes sortes de choses, qu'il jugeait aujourd'hui comme inutile. Comme la langue des signes, ceci dit ce soir là, son apprentissage se révéla d'une utilité qu'il n'avait jusqu'à lors, jamais soupçonné. Cela faisait huit ans qu'il n'avait plus utilisé ce langage, et il n'était pas sur de s'en rappeler. Il enleva la cigarette de sa bouche et se mordit la lèvre inférieur, le front plissé, en signe de réflexion. Il se concentrait pour essayer de se rappeler les gestes que la jeune fille avait fait et il décrypta son message.

« Donc elle est muette. » Il se rendit compte à quel point il l'avait sauvé. S'il n'avait pas été dans les parages, si il avait pris une rue plutôt que celle-ci, la jeune fille n'aurait probablement pas été secouru. Incapable d'appeler à l'aide. Mais le hasard, le destin, ou une toute autre connerie à laquelle Jannis ne croyait pas l'avait placé sur son chemin. Il était sa bénédiction, son miracle. « Depuis quand je suis une bénédiction moi ? D'habitude c'est plutôt l'inverse. La vie est une putain d'ironique. » L'agressé devenait l'agresseur, et l'agresseur devenait le sauveur des agressés ? C'était ça le plan ? Mais il n'allait pas se laisser faire. Il avait déjà décidé il y a longtemps de cela qu'il ne laisserait plus rien contrôler sa vie. Aucune tragédie, aucun événement heureux non plus. Il serait maitre de son existence et que le destin aille se faire voir. Il ferait ce qu'il voudrait.

Le problème c'est que le jeune homme était lunatique. Même si il pouvait faire preuve d'une extrême violence, il pouvait être aussi doux qu'un chaton. Il pouvait frapper, violenter, crier mais aussi protéger, réconforter, chuchoter. Alors oui, il était têtu et il ne démordrait pas de sa décision. Personne ne contrôlerait sa vie, si ce n'est à l'exception de sa petite soeur, mais il savait que par moment il laissait la vie décidé pour lui. Comme pour cette soirée, ou l'antihéros était devenus héros. Contre son gré.

Il n'y pensa pas sur le moment, il ne pensa pas qu'il laissait échapper le plan qu'il avait construit. Celui du type dangereux, celui du type que l'on n'approche pas. Celui du type qui ne parle pas, qui s'enveloppe dans une chape de silence. Car à ce moment là il n'était plus le plus silencieux.
A cet instant, il laissa échapper celui qu'il voulait être, cette fausse image qu'il donnait aux autre, qu'il se donnait. Il la laissa tomber pour sa vraie nature. Pour ce qu'il était réellement.

Mais à force de changements, il ne savait plus qui il était lui-même.

« Je comprends un peu... » dit il avec quelques signes un peu maladroits, et en parlant et en articulant.

« Tu es sourde-muette ou juste muette ? » demanda t-il de la même manière.

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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Dim 6 Sep - 21:12
L’ombre d’un sourire se dessina sur le visage de Mayu, qui se retrouvait illuminé. Elle s’amusait de la situation, ayant complètement oublié ce qu’il avait bien pu se passer quelques minutes auparavant. La peur qu’elle avait ressentie, l’angoisse et la terreur. Néanmoins, la demoiselle n’était pas rassurée, et il n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne prenne réellement conscience de ce qui avait pu se passer. Le choc serait rude. Mais peut-être ne serait-elle pas seule quand l’arrière goût de cette soirée viendrait lui prendre l’esprit. Damn… Elle l’espérait, même si elle ne s’y attendait pas encore. 

Lorsqu’elle se retrouvait en présence d’un homme attentionné, Mayu ne pouvait s’empêcher de rester sur le qui-vive, au besoin. Mais lorsqu’elle rencontrait une fille, c’était bien pire. Elle avait la hantise de voir de nouveau sa réputation entachée par le venin impitoyable des filles de son âge. Pire que des vipères. Et Mayu se laissait avoir, elle n’avait jamais la capacité de réagir. Elle avait peur. Peur d’échouer. Encore.

Mais ce garçon qu’elle avait en face d’elle, son regard qu’il posait sur son visage lui rappelait celui de son frère. En un sens, cela mettait Mayu en confiance. Mais elle ne l’appréciait guère. Il était imposant, fort, tatoué. Elle était petite, mince et frêle. S’il le désirait, il ne pourrait faire qu’une bouchée d’elle. Mais s’il l’avait voulu, probablement l’aurait-il fait bien avant ? Elle ne savait guère, mais elle n’arrivait pas à réussir à être tranquille. Son esprit ne le serait jamais. Elle était bien trop craintive pour cela. La vie l’avait mise en garde tant de fois, et son frère, son salvateur l’avait extirpé de situations bien plus embarrassantes les unes que les autres. Voir même délicates. Mayu avait risqué sa vie plus d’une fois avec ses mauvaises fréquentations, mais, par-dessus le lot, elle avait mit son frère en danger.

Elle allait répondre à ce mystérieux occidental, en face d’elle, lorsqu’elle sentit de nouveau la douleur qu’elle avait ressentit en tombant, la saisir au poignet. Elle serra la mâchoire, ce qui ne se remarqua qu’à peine, tant son ossature était fine, et esquissa un faux sourire, avant de lui répondre, avec bien plus de délicatesse qu’en amont.

« Je ne suis que muette, je peux entendre ce que tu dis. Je suis Kitahara Mayu, enchantée. » 

Ses mains fines avaient été égratignées dans la chute, et elles saignaient légèrement. La jeune demoiselle, tellement habituée à être fesse contre terre, ne ressentait même plus les quelques blessures qui pouvaient parsemer son corps, tellement abîmé par les incidents de quelques années plus tôt.

Mayu qui avait été une peste, une personne que l’on ne côtoyait que pour son minois, avait bien changé. Quand la mort vous frôle d’aussi prêt, tous vos pêchés vous ressortent en pleine figure. Et vous vomissent à la gueule. Et Mayu avaient vu tous ses échecs. Toutes ses erreur la hantaient amèrement, et Mayu ne savait plus comment faire face à son passé.

Elle avait prit peur, entre la vie et la mort, elle avait prit conscience du mal qu’elle avait pu causer. Les larmes qu’elle avait vu verser avaient un autre goût à présent, et la vie de Mayu n’était devenue que regrets et désolation. Elle ne voulait pas reproduire ça.

Alors, malgré la méfiance qu’elle éprouvait à l’égard de cet homme, quand elle avait vu à quel point cela l’affectait, elle avait préféré arborer un masque amical. Sans aucun sourire, mais tout de même moins effrayé et bien plus amical. Aujourd’hui, Mayu avait d’abord envie de penser aux autres.
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Jannis Suoh
MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Mer 16 Sep - 15:51
"Ca me soulage. Je peux comprendre le langage des signes mais le parler..." dit il en ayant une grimace qui se voulait amical.

Il voulait gagner la confiance de la jeune fille. Il devait tout faire pour ne pas l'effrayer. Elle était comme un petit chaton abandonné sous la pluie, que l'on doit appâter petit à petit, sans gestes brusques. Et Jannis n'était pas le type d'homme à faire dans la dentelle d'habitude. Il se sentit légèrement stressé. Il retenait presque son souffle. Malgré le visage amical qu'elle lui servait à présent, il avait peur qu'une réaction trop brutal de sa part ne fasse réapparaître un visage de terreur. Il ne voulait pas lui faire peur, et c'était plutôt compliqué parce que c'était dans sa nature, et dans son physique. Il eut presque envie de faire disparaître ses tatouages et de faire fondre ses muscles. Et pourquoi pas se rapetisser aussi. Mais dans un autre sens il voulait avoir une carrure rassurante. Que la jeune femme puisse se dire qu'elle pouvait compter sur ses muscles et son côté bagarreur pour la protéger.

Ceci-dit, il était tellement imprévisible, que parfois ça l'effrayait. Même si en ce moment il passait son temps à sauver toutes les jeunes filles en détresse qu'il croisait il avait peur. Peur de les blesser sans le vouloir, de laisser sa violence s'emparer de lui et de s'en prendre à elles. Peur de les décevoir quand elles se rendraient compte qu'il était loin d'être le héros sur qui elles pensaient compter. Dans l'histoire il était censé être le méchant. Et si il le redevenait ? Son caractère était tellement inflammable, une petite étincelle et il ne se contrôlait plus. C'était aussi sûrement la raison pour laquelle il était souvent seul et qu'il était dur de l'approcher. Il cherchait à éloigner les gens de lui, pour les protéger. Et lui qui n'avait jamais douté de ce qu'il était. Même si il ne savait pas très bien ce qu'il était. Il se demandait si il faisait les bons choix. Où tout ça le mènera ? "Là. Ca me mènera là. Et puis c'est tout. Je ne vois pas à quoi ça sert de se poser des questions. Les conséquences, c'est juste des anticipations du futur. Et le futur est plus imprévisible que moi. Alors sérieusement, pourquoi est-ce que je doute ?" Il se reprit.

Alors qu'il se concentrait pour décrypter ses gestes, et comprendre comment elle s'appelait, il remarqua que ses mains étaient égratigné. Mince, dans sa chute elle avait pu se blesser mais n'osait pas lui dire. C'était de sa faute après tout, c'est lui qui l'avait fait tomber, même involontairement. Pour la rassurer il se présenta aussi :

"Suoh Jannis, ravi de faire ta connaissance."

Il tendit légèrement sa main, mais la rétracta aussitôt dans un mouvement si rapide qu'il était à peine visible. Il avait voulu lui prendre les mains, par pour se présenter. Elle n'était pas une occidental et lui non plus, ce serait idiot. Non il avait voulu lui prendre les mains pour les examiner mais il eu peur qu'elle prenne ça comme un geste offensant. Qu'elle prenne peur, après tout c'était tout de même un contact assez important, et elle pourrait penser qu'il lui immobilisait ses mains. Et le jeune étudiant avait tellement peur de la briser, comme si elle était faite de verre et que le moindre effleurement la briserait.

"Tu t'es blessé ? Tu as mal ?" dit il avec un visage soucieux.

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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Sam 19 Sep - 15:44
Mayu acquiesça, toujours en souriant. Après tout, c’était déjà ça, comprendre le langage des signes. Ça lui permettait, au moins de pouvoir communiquer sans grand problème. La jeune fille était toujours contente de pouvoir tomber sur des gens qui étaient capables de comprendre lorsqu’elle s’exprimait ainsi. Son frère le premier. Il avait eut beaucoup de mal à apprendre ce langage, pour pouvoir suivre ce qui se passerait dans la vie de Mayu, et être le seul capable de communiquer avec elle.

Il finit par se présenter. Alors il s’appelait Suoh Jannis. Mayu ne savait pas vraiment comment cela se décrivait en langage des signes, puisqu’elle ne savait pas comment ça s’écrivait. A vrai dire, elle ne parlait pas un traître mot d’anglais, ni même d’une autre langue occidental. Elle n’avait jamais été bonne à l’école à vrai dire. Elle s’en fichait totalement en fait. Elle n’avait jamais eu un intérêt quelconque à apprendre, et même aujourd’hui n’écoute strictement rien, tant elle se fichait de ce que pouvait raconter l’adulte en face d’elle. Pour qui se prenait-il à lui enseigner des choses ? Ils se plaçaient toujours tellement au-dessus d’elle qu’elle finissait par vouer une haine sans égale à ceux qui se disaient être leurs « senseis ». Elle savait très bien qu’ils ne les prenaient que pour de la merde, et aucun n’avait jamais prit de nouvelle lorsqu’elle était à l’hôpital, suite à son accident. 

Soudain, Suoh sembla vouloir s’approcher de la jeune femme, qui, instinctivement recula, avant de se redresser, ne prenant même pas compte de la douleur à son poignet blessé. Elle prit appui dessus, sous l’adrénaline, bondit sur ses pieds, ce qu’elle regretta amèrement étant donné qu’elle sentit qu’elle tournait de l’œil. Elle s’était relevée bien trop vite. Sa mère le lui avait toujours dit. Il ne faut pas se lever trop vite, sinon, on se sentait mal. Et Mayu se dit qu’elle aurait bien fait d’y penser, avant d’aller aussi vite. C’était assez traître. Surtout aujourd’hui, alors qu’elle se sentait en danger. Elle savait qu’elle n’était pas capable de courir maintenant, surtout qu’une toute petite larme de douleur venait lui mordre la joue. Peut-être cet étranger l’avait-il vu ? Peut-être pas. Elle n’osait pas lui dire qu’en effet, elle s’était bien blessée, mais son poignet parlait de lui-même.

Sa main pendait, présentant probablement les signes d’un poignet cassé, car, même malgré tous ses efforts, elle n’arrivait toujours pas à la redresser. Elle attrapa le dos de sa main, avant de tenter de la soutenir, toujours en serrant la mâchoire. Elle souffrait réellement de cette blessure, mais ne savait pas vraiment comment l’expliquer au garçon en face d’elle. Par réflexe, elle ouvrit la bouche, peut-être pour lui demander d’appeler son frère, peut-être pour qu’il la rassure. Mais elle se rappela qu’elle était incapable de parler sans bégayer et se ravisa immédiatement, ne voulant pas passer pour une idiote. Elle préféra se taire et subir sa douleur plutôt que de se montrer incapable de quelque chose.

Mayu était une demoiselle pâle en général, mais les évènements de la soirée avaient encore plus ternis son teint, et la jeune poupée paraissait encore plus frêle que dans sa vie habituelle. Elle finit par ne plus pouvoir retenir ses larmes de douleur, et les laissa couler, alors que son regard fuyait celui de Jannis. Non, elle n’était pas effrayée, juste incertaine et désemparée. Elle souffrait.
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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Sam 19 Sep - 16:33

Jannis se recula brusquement quand la jeune fille prit peur et se releva. Il était aussi un peu effrayé de la réaction qu'il avait provoqué en tendant à peine sa main. Elle lui faisait si peu confiance que ça ? C'était tellement frustrant, c'était légitime, elle venait de se faire agressé. Mais il était son sauveur ! Comment gagner sa confiance ?

Quand il vit qu'elle ne tenait pas très bien sur ses pieds il se bondit et tendit ses mains pour les poser sur ses épaules. Il s'arrêta à la dernière seconde, ce n'était pas une bonne idée. Si il faisait un seul autre geste, il sentait qu'elle serait capable de partir en courant. Le jeune homme la fixait avec un air dépité, incompréhensif. Blessé de sa réaction. Il cherchait juste à l'aider. Il éloigna ses mains et les laissa tomber le long de son corps. Il ne savait pas quoi faire. Il ne savait pas comment lui porter secours. Mais était-ce si important au fond ? Pourquoi cherchait il à l'aider ? A la réconforter ? Il avait éloigner le danger, accompli son devoir de bon citoyen, il pouvait partir. Alors pourquoi c'était si important pour lui ? Peut-être parce qu'elle avait l'air de vraiment souffrir. Elle avait l'air si faible, si fragile. Et lui était si fort, mais cette force, il ne savait plus quoi en faire. Il aurait aimé l'employer à la protéger. Seulement si elle ne voulait pas de son aide...

Et pourtant le jeune homme sentait qu'elle avait besoin de quelqu'un. Certainement pas de lui, mais dans l'absolue il était le seul à pouvoir l'aider. Alors il le ferait, qu'elle le veuille ou non. Et si elle ne voulait vraiment pas, elle n'avait qu'a s'enfuir. Cependant dans son état, était-ce possible ? L'étudiant vit sa souffrance. Elle avait l'air d'avoir mal, il chercha la cause. Il tomba sur ce poignet qu'elle soutenait. Délicatement il tendit ses mains, sans geste brusque, ses si grandes mains, habitués à frapper, elles prirent délicatement la main de la jeune fille. Dans des gestes lents et avec beaucoup de précaution il posa le dos de la main de la jeune fille dans paume, encerclant son avant-bras. Il inspecta ses blessures. Il avait un visage calme, concentré. Avec des gestes pros il tournait délicatement la fine main de Mayu. Il la regarda, elle semblait ouvrir la bouche, comme pour parler. "Elle n'est pas totalement muette ?" Mais elle s'était ravisée. "Bizarre..." Et ce fut Jannis qui se méfia d'elle.

"Tu peux plier tes doigts ?" demanda t-il.

Il voyait bien que son poignet était amoché, il ne restait plus qu'à savoir si il était cassé ou simplement foulé. Une pointe de culpabilité aurait pu lui monter à la gorge, mais ce ne fut pas le cas. Il se sentit responsable de sa blessure et il l'assumait totalement, il n'avait pas de remords. Qui sait-ce qu'il aurait pu arriver de bien pire si il n'avait pas été là ?

Le brun se demanda si il devait l'accompagner à l'hôpital, ou chez le médecin, ou la raccompagner chez elle, ou appeler quelqu'un qui pourrait venir la chercher. Qui laissait une si jeune femme se promener seule, la nuit, dans des ruelles ? N'avait-elle personne pour veiller sur elle ? Peut-être qu'elle avait fugué... Tout un tas de questions piquaient la curiosité du jeune homme. Mais une question à la fois, il n'était pas question de l'effrayer en la harcelant. Pour l'instant il devait déjà savoir si elle allait bien.

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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Sam 19 Sep - 18:53
Mayu sentit le garçon s’approcher. Mais avec tellement de tendresse qu’elle ne bougea pas. L’attention qu’il avait, la douceur dont il faisait preuve, Mayu ne pouvait s’empêcher de penser qu’il était vraiment adorable. Mais en même temps, elle restait sur ses gardes. S’il y avait bien une chose que la vie lui avait apprit, c’est que les hommes tatoués n’étaient que très rarement dignes de confiance, et elle en avait fait les frais. Mais, ce qui attira le plus l’attention de Mayu lorsque Jannis prit sa main, pour l’inspecter, ce fut ce regard méfiant qu’il lui lança. Mayu venait de comprendre qu’il ne lui faisait pas confiance non plus. Mais pourquoi ?

Après tout, elle non plus ne lui faisait pas confiance, mais elle avait l’impression de revivre ses anciennes années. Ces années durant lesquels les gens lui parlaient sans être capable d’être certain de qui elle était, sans pouvoir ne lui faire qu’un minimum confiance. Ce regard méfiant que les gens lui lançaient. Mayu n’avait pas d’ami. Personne ne voulait lui accorder son amitié. Ils avaient trop peur qu’elle ne les trahisse. Elle avait toujours été seule, et son accident l’avant si bien témoigné. Personne n’était venu la voir. Personne. 

Tout d’un coup, la demoiselle se sentit mal. Un malaise mental, qui lui donnait cette étrange envie de pleurer. Parce qu’elle prenait conscience de qui elle avait toujours été.  Une personne infiniment seule. Elle eu un instant envie d’être outrée, de retirer sa main, et de partir, loin, pour rentrer chez elle, et s’enfermer dans sa chambre. Ne plus côtoyer personne. Elle préférait encore être seule que mal accompagnée. Mais elle se dit qu’elle était tout aussi méfiante. Et qu’elle ne lui faisait pas plus confiance. Peut-être se sentait-il aussi mal à l’aise ? Probablement. Quand quelqu’un ne vous fait pas confiance, malgré tous vos efforts, vous vous sentez nécessairement mal. Mayu fut prise d’empathie, alors que le jeune garçon manipulait avec soin son poignet, peut-être pour mieux voir ce qu’il se passait.

Lorsqu’il lui demanda si elle pouvait bouger les doigts, la demoiselle tenta de le faire, et manqua de perdre conscience. Maladroitement, elle attrapa le bras de Jannis, pour se retenir, avant de le lâcher, quasi-immédiatement. Elle se défit de l’emprise du jeune homme, pour s’incliner devant lui, pour s’excuser de cet acte familier dont elle était assez embarrassée. Elle se redressa, les joues mordues par la gêne, avant de lui adresser un petit sourire, tout aussi gêné. Mayu ne savait, à vrai dire, plus vraiment où se mettre, et finit par fuir de nouveau son regard. Elle ne pouvait plus communiquer, sa main étant blessée. 

Mayu se sentait vulnérable et inutile. Jannis se méfiait d’elle et elle ne pouvait plus communiquer. La voilà dans un sacré pétrin. Un petit soupir passa la barrière des lèvres de la jeune femme, alors qu’elle regardait son poignet douloureux.
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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Dim 20 Sep - 16:50
"Merde."

Mayu ne pouvait pas bouger son doigt. Le jeune homme qui dans un premier temps avait espérer que son poignet était juste foulé, se rendit compte que sa blessure était bien plus grave. Il ne savait pas si il devait l'emmener à l'hôpital. Mais peut-être que quelqu'un l'attendait quelque part et se faisait du soucis pour elle. Cependant, elle ne semblait plus être en mesure de communiquer avec lui. Il chercherait un moyen plus tard, le plus important pour l'instant était d'immobiliser sa main, afin qu'elle n'aggrave pas sa blessure. Il chercha autour de lui de quoi lui mettre le bras en écharpe. Et trouva une écharpe. Il jura que c'était une bénédiction de dieu, lui qui n'était pas croyant. A quelques mètres d'eux, il y avait une écharpe de laine, apparemment perdue par une jeune fille. Le jeune homme alla la ramasser, elle était noire avec quelques paillettes incrusté. Il l'épousseta et s'approcha de la jeune blessé. Il lui prit délicatement le poignet et l'entoura, il essaya d'immobiliser sa main et son avant bras avant d'entouré l'écharpe autour de son cou et de la noué.

"Tu as le poignet cassé. Comme ceci ça maintiendra, surtout ne le bouge pas. D'une tu auras mal et de deux ta blessure pourrait empiré. Tu as besoin de tes mains non ? " lui fit il sur un ton de léger reproche.

Il la regarda. Elle lui faisait un peu pitié. Même si le brun se méfiait d'elle, il était sur qu'elle n'était pas méchante dans le fond. C'était impossible qu'elle le soit, elle n'en avait aucun aspect extérieur. Pourtant on aurait pu s'y tromper. Son apparence ressemblait à s'y méprendre à celui de toutes ses filles qui se font passer pour des petits anges mais qui en réalité sont les pires. Mais dans ses yeux, il n'y avait aucune trace de cette méchanceté, de cette perfidie. Elle avait l'air sincère. Peut-être lui cachait-elle des choses, mais après tout, elle avait le droit non ? Ce n'est pas parce que Jannis était son sauveur qu'elle devait lui donner une confiance absolue et aveugle. Il suffisait qu'elle lui fasse, ne serait-ce, que minusculement, qu'un tout petit peu plus confiance. Sinon, l'étudiant ne voyait pas comment il pourrait l'aider.

Maintenant, il devait trouver un moyen de communiquer avec ele, car pour l'instant le dialogue ne se faisait que dans un sens. Soudain il eut une idée, il sortit son téléphone et le lui tendit.

"Si tu veux me parler, fait le avec ça. Tu peux aller dans les notes si tu veux me dire quelque chose, et puis si tu dois envoyer un message à quelqu'un, fait le aussi. Je ne t'ai pas encore demandé mais il y a sûrement quelqu'un que tu peux contacter non ? Avec mon portable, on pourra communiquer, tu n'as besoin que d'un seul pouce !" lui dit il dans un léger sourire, pour la mettre en confiance.

La situation le mettait plus à l'aise. Le jeune homme se détendit légèrement.

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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Dim 20 Sep - 17:35
« Merde. »

Mayu sursauta à la réflexion de Jannis, elle ne s’y attendait pas du tout. Il finit par lui lâcher le poignet, sans la prévenir, et Mayu retint ce dernier juste avant qu’il ne se retrouve de nouveau à prendre, et à lui faire un mal de chien comme il avait pu lui faire. Elle le vit s’approcher d’une écharpe, et il la passa autour d’elle. La jeune fille était dégoûtée par cette action. Elle ne savait pas à qui appartenait ce morceau de tissu, et en plus, il avait traîné par terre, après tout, elle était japonaise, et donc, très à cheval sur la propreté et l’hygiène. Et cette écharpe ne l’était pas du tout. Mais en même temps, elle ne pouvait pas faire la fine bouche, étant donné qu’elle souffrait le martyre. 

Puis, il lui déclara qu’elle avait le poignet cassé. Mince. Kaemon allait faire une drôle de tête en fait, en la voyant rentrer comme ça. Mais la demoiselle fronça les sourcils lorsqu’il lui siffla qu’elle avait besoin de ses mains, il avait vu qu’elle avait voulu parler. Mais il était actuellement en train de la juger. Et Mayu s’en retrouvait mal à l’aise, mais blessée également. Il voulait l’entendre parler ? Alors elle allait le faire.

« J…J…J…J…J… »

Elle ferma les yeux, avant de souffler. La tension, et la peur ne l’aidaient pas vraiment à réussir à parler correctement. Plus ça allait, et plus elle avait du mal. Elle inspira un grand coup.

« J-j-j-j-j-j’ai-d-d-d-d-des-pr-pr-pr-pr-pro-bl-bl-blèmes-d’é-d’é-d’éLOCUTION. » (J’ai des problèmes d’élocution.)

Mayu fronça les sourcils de nouveau, tentant de ne pas paraître totalement honteuse, alors que ses joues étaient devenues cramoisies. Elle tentait de cacher de son mieux de ce problème pour éviter d’être la risée de ses camarades. Mais après tout, ce garçon n’avait pas l’air d’être étudiant à Miyusaki, vu… Son allure. Alors, elle ne risquait pas que cette histoire se répande. Après tout, elle ne le recroiserait probablement plus jamais. 

Une brise vint chatouiller son échine, alors qu’elle sentait tous ses poils se hérisser. Elle avait vraiment froid. Elle n’avait pas prévu de veste, parce qu’elle n’avait pas prévu de rester dehors aussi tard. Qui serait assez fou pour se balader comme ça à cette heure-ci, sans être un minimum assuré de sa protection ?

Il finit par tendre son portable à Mayu. D’ailleurs, elle, elle n’avait plus le sien. Elle fouilla dans les poches de sa jupe d’uniforme, avant de soupirer. L’autre gars avait dû partir avec. Il avait mit la main dans ses poches à un moment. Prise d’un élan de panique, avant de récupérer le portable tendue, la jeune fille ouvrit son sac de cours, pour fouiller dedans de sa seule main valide, et accroupie. Pour vu qu’il ne soit pas parti avec son porte feuille… en soit, l’argent n’était pas un problème, mais les papiers, euh, l’étaient. S’il était parti avec ses papiers d’identité, elle était bien dans la merde. Renversant littéralement le contenu de son sac dans la ruelle, elle finit par mettre la main dessus, et lâcher un soupir de soulagement. Les papiers étaient là, et elle ne risquait plus rien. Elle rachèterait un téléphone portable, ce n’est pas très grave. 

Elle se mit debout, laissant toutes ses affaires par terre, avant de prendre le téléphone et d’écrire.

« Je ne suis pas complètement muette. Je sais parler. Mais j’ai des problèmes d’élocution, ce qui rend ce que je dis totalement incompréhensible. 
Je ne peux pas envoyer de messages à mon frère, j’ai oublié son numéro de téléphone, et je me suis fait voler mon portable. »

Elle lui tendit son téléphone, en souriant. Elle se pencha de nouveau, pour ranger toutes ses affaires.
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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Sam 26 Sep - 16:20
La muette essaya de dire quelque chose. Elle bégayait tellement que Jannis ne compris pas grand chose.

"C'est bon, t'épuises pas." dit il en soupirant.

Voilà donc la raison pour laquelle elle avait eu le réflexe de vouloir parler tout à l'heure. Elle n'était pas muette, elle ne savait juste pas parler convenablement. Sûrement du à de la timidité ou quelque chose dans ce genre. Même si elle n'avait pas franchement l'air timide. Réservée, facilement impressionnable, mais timide non. Le jeune homme ne chercha pas une explication. A vrai dire il s'en fichait pas mal. C'était son problème, son histoire. Il n'allait pas la prendre en pitié. Il ne faisait que l'aider, parce qu'elle en avait besoin. Encore fallait-il qu'elle veuille de son aide. Elle semblait lui accorder sa confiance et l'instant d'après se brusquer. Ces indécisions commençaient à épuiser l'étudiant. Il était tard, il devait rentrer chez lui au plus vite, mais il ne pouvait pas la laisser toute seule comme ça. Il prenait son mal en patience, essayant d'être doux, réconfortant, malgré son allure de "gangster".

Elle parut paniquer quand il lui tendit son portable. Elle commença à chercher frénétiquement dans ses affaires. Le brun observait son manège en soufflant la fumée de sa cigarette qui s'était lentement consumé. Il la laissa tomber au sol et l'écrasa avec sa chaussure. Après avoir écrit un mot à son attention Mayu lui tendit son portable. Il regarda le message et gémit doucement, pinçant le haut de son nez avec deux doigts. "On n'est pas dans la merde" Il ferma les yeux et inspira longuement. "Désespérante. Elle n'est pas capable d'être autonome."

Il la regarda avec un regard un peu désespéré :

"Tu as un endroit où aller ? Tu connais l'adresse de chez toi, ton frère ? Je peux t'y accompagner, ce n'est pas prudent que tu te balades encore toute seule."

Il resta silencieux un instant et ajouta.

"Par contre ce sera à pied, je n'ai pas de véhicule."

Au final, ce devait être rassurant pour la jeune fille. Monter avec inconnu... C'était la première chose que les parents apprenaient. C'était une des premières choses qu'il avait appris à sa petite soeur. Il rendit son portable à la muette, puisqu'on lui avait volé le sien. Cela n'étonnait pas Jannis, à vrai dire il s'en était un peu douter, ce n'était pas comme si il n'avait jamais subtilisé des objets de valeur en bousculant des gens ou ce genre de choses...

Il regarda Mayu. Elle avait tout l'air d'être une étudiante vu son âge. Il se demanda dans quel établissement elle était. "J'espère qu'elle n'est pas à Miyusaki." L'élève n'avait aucune envie de la recroiser dans les couloirs de l'établissement. Ce serait un peu gênant... Il n'était pas habitué à sauver des gens, et il ne souhaitait pas que cela s'ébruite. Sa réputation ne devait pas changer, il devait continuer à être "le gros dur", "le violent", "la brute", "le connard". Même si sa réputation ne reflétait pas totalement ce qu'il était, voir pas du tout, il y tenait. C'est ce qui lui permettait d'être ignoré, d'être craint. Elle lui apportait tranquillité et sécurité. Et pas qu'à lui. A sa petite soeur aussi, il suffisait qu'elle dise qu'elle venait de sa famille pour que les gens ne s'approchent pas d'elle, ayant peur des représailles. Ceci dit, il évitait aussi de parler d'elle. Il l'aimait plus que tout, elle était son tout, sa raison de vivre. L'amour qui lui portait était incommensurable. Elle était sa seule famille à ses yeux. Et même si il n'était pas toujours là pour elle, il était un grand frère aimant, un bon grand frère. Qu'elle l'aime, qu'elle vienne le matin pour le recoiffer avant qu'il parte en cours. Qu'elle le regarde avec ses grands yeux et ses boucles blondes. Qu'elle lui fasse "Ecoute, j'ai appris un nouveau morceau !", ou "Tu joues tellement bien ! J'ai le meilleur grand-frère du monde !" suffisait amplement à son bonheur. Il n'avait besoin de rien d'autre. Seulement quand elle n'était pas là, il se sentait mal. Isolé, détesté. Et tout ça il le faisait pour elle. Parce qu'elle était sa seule raison de vivre.

"Quelle petite soeur tu fais, ton frère doit s'inquiéter..." murmura t-il.

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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Sam 7 Nov - 10:15
Rp n'ayant pas eu de réponse depuis plus d'un mois, j'archive !


Si vous voulez le réouvrir, me contacter. ~


Bon jeu !

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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Dim 8 Nov - 23:47
Rp ré-ouvert à la demande d'un joueur.

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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Ven 13 Nov - 20:52
L’obscurité représente les fondements même de la crainte de l’homme. Tant et si bien qu’il a fini par apprivoiser la lumière, pour l’utiliser à son grès, et se protéger de ce qui l’effraie depuis si longtemps. Pour se protéger de ses propres démons. Voilà le spectacle qui s’offrait dans les lueurs artificielles, alors que deux jeunes, exemptés de toute crainte, en simple apparence, semblaient se faire face. Fidèle amitié, ou profonde haine, rien n’était encore joué pour le moment, et pourtant, tout semblait décidé. 

La dernière phrase que venait de prononcer le colosse à l’égard de la jeune demoiselle, désorientée venait de l’agacer. A un point tel qu’elle avait envie de répondre à sa provocation par un geste indécent, alors qu’il venait de lui apporter une aide dérisoire. La jeune femme, pendant ses années de convalescence, avait apprit à voir les humains d’un autre œil. Celui d’une jeune femme respectueuse, comme elle l’était. Une fois tout ce qui jonchait le sol fut ramassé, Mayu se redressa. Lorsque les choses l’énervaient, elle apprenait à prendre une posture droite, et simple. Une simple façon pour elle de montrer qu’elle n’était pas si faible. 

Elle était tétanisée, et dire le contraire aurait été mentir, mais la demoiselle était habituée à le faire. Si elle avait bien gardé quelque chose de sa vie d’avant, c’était bien cette faculté à porter un masque, qui lui permettait plus ou moins, de se protéger de l’extérieur. Elle lança son sac à main sur son épaule, avant de remettre sa jupe en place, et l’époussetant légèrement. Elle était capable d’aller à l’hôpital, seule. Elle en avait décidé ainsi, et c’était tout. 

La demoiselle au regard de glace, malgré la chaleur qu’ils pouvaient dégager de part leur couleur, écrivit simplement sur le portable de l’inconnu « Merci pour tout », avant de lui rendre, lui adressant alors un simple sourire.

Elle fit volte face sans trop se poser de questions. Par moment, son passé  de peste faisait surface, même si elle n’en était plus une. Cependant, lorsqu’elle était énervée, il en était ainsi, et pas autrement. Prenant le chemin de l’hôpital, elle ne semblait se soucier de rien, pas même du fait qu’elle n’était pas invincible. A ce moment précis, il avait la réelle impression que rien ne pourrait l’atteindre, sa colère étant bien trop violente pour la laisser lucide. Personne n’avais le droit de juger sa relation avec Kaemon, encore moins un inconnu aux allures de gangster, et, auquel elle ne prédisait pas mieux qu’un avenir de yakuza.
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MessageSujet: Re: [Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.] Ven 13 Nov - 21:25
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[Terminé]La crainte et le désespoir forment le cocktail amer de la terreur. [PV Jannis.]

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