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"Ninjaaaaaaaa GO !" [Anko Ukyo / Haruko O. Kaïto]

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MessageSujet: "Ninjaaaaaaaa GO !" [Anko Ukyo / Haruko O. Kaïto] Lun 17 Nov - 20:09
 «  Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? »

Haruko se répétait cette question adressée à elle-même dans sa tête.

« Mais qu’est-ce qui m’a pris ? Qu’est-ce qui m’a pris ? Je n’aurais pas dû ! »

Un moment auparavant, loin d’imaginer le scandale qui se préparait dans la presse et qui éclaterait à son sujet dès le lendemain matin, la jeune petite star connue sous le nom de Haru Ko se trouvait encore dans sa luxueuse chambre d’hôtel, qui lui faisait office de domicile. Fille des propriétaires du bâtiment, elle pouvait s’y comporter comme chez elle, allait et venait à l’intérieur à sa guise. A l’intérieur ! En effet, en principe, la demoiselle ne sortait jamais sans être accompagnée d’au moins un garde du corps, à distance. D’autant plus la nuit !

Or, ce soir-là, l’adolescente avait lâché ses devoirs et s’était perdu dans la contemplation de la si dynamique ville de Tokyo aux mille et une lumières étincelantes et miroitantes dans la nuit. Haru se languissait de solitude. Les événements de la journée lui avait ravivé une douce flamme de bonheur dans le coeur, mais à présent qu’elle était seule, à quel point elle pouvait s’ennuyer ! Les yeux rêveurs, l’adolescente se laissa bercer au gré de folles idées et elle les suivit.


Stratégie établie, la jeune célébrité trouva un moyen de quitter l’hôtel s’en se faire repérer. Une fois dans la rue, elle s’équipa d’une fausse paire de lunettes rectangulaires et se coiffa d’un chapeau afin d’essayer de conserver au mieux son anonymat. Haru n’avait aucun objectif particulier en tête autre que celui de simplement se promener dans la ville, admirer la vie nocturne et ses lumières, s’imprégner de l’ambiance et de la vie des gens. Toute cette foule, c’était enthousiasmant, excitant… Effrayant ! Oui, au bout d’un moment, se retrouver seule parmi tant de gens provoqua en elle en sentiment d’oppression. L’adolescente se sentit si petite, si vulnérable… Seule parmi la foule… La sensation d’être observée… Juste une impression ? Et si quelqu’un venait à la reconnaître ? Il y eut bien quelques passants qui la fixèrent, voire se retournèrent en la croisant. Sans doute leur parut-elle vaguement familière, cette quasi-certitude de l’avoir déjà vu quelque part, mais impossible de remettre un nom sur cette silhouette, ce visage en partie dissimulé, mignon.


Un endroit plus paisible. Peu rassurée, Haru décida de passer par un petit parc faisant la jonction entre deux avenues commerçantes si fréquentées, afin de respirer un peu. Cependant, les battements de son coeur ne semblait vouloir s’apaiser pour autant. Le calme. Trop calme. Au final, il n’y avait rien de rassurant de marcher à la lueur des lampadaires alors que seule la caresse d’un feuille morte sur le pavé venait rompre le silence. Et puis, un pas. L’adolescente se raidit. Plusieurs pas derrière elle. Des voix. Elle accélère le pas. Les individus derrière font de même. Alors qu’elle sent qu’ils arrivent à sa hauteur, elle ralentit pour les laisser passer devant, priant pour que telle soit bien leur intention. Qu’ils traceraient leur chemin sans se préoccuper d’elle. Peut-être…


« Hey !  lança l’un des individus qui composaient un groupe de trois garçons d’une petite vingtaine d’années. C’est pas prudent pour une demoiselle de se promener seule dans la rue à cette heure-ci ! »


Il passa son bras autour des épaules de Haru qui accéléra alors le pas pour y échapper mais un second prit le relais en se plaçant devant elle.


« Certaines personnes peuvent être mal intentionnés, surtout envers une fille aussi jolie. Tu as de la chance d’être tombée sur nous. »


Haru se retrouva face à son torse, les yeux rivés vers le sol. Elle murmura timidement un « Pardon » avant de se décaler. Le troisième l’attrapa alors par le poignet :


« Attends, t’en vas pas, ma jolie !

- Lâchez-moi, s’il vous plaît, »
répondit-elle d’une voix mal assurée.


Le premier revient l’accoster en passant son bras autour de ses épaules.


« Aller, viens donc boire un verre avec nous ! Faisons connaissance ! C’est pas souvent qu’on peut profiter de la présence d’une mignonne comme toi ! 

- Promis, on te remmènera chez toi quand on aura fini.

- Je …

- Tu vas bien t’amuser !

- Je ne veux pas…

- Fais pas ta timide !

- Je ne veux pas venir avec vous … »
s’exclama-t-elle alors avec plus de détermination.




Haru essaya de se dégager mais les trois jeunes hommes ne semblaient pas vouloir la laisser tranquille. Ils n’avaient pas l’air foncièrement méchant, mais indéniablement lourds.
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MessageSujet: Re: "Ninjaaaaaaaa GO !" [Anko Ukyo / Haruko O. Kaïto] Lun 17 Nov - 20:49
Sautant par-dessus le mur qui entourait le pensionnat, Anko s'échappa une fois de plus de son école alors que la nuit était tombée depuis une bonne heure. Depuis son arrivée, elle partait la nuit pour échapper à l'ambiance silencieuse de l'établissement. Elle aimait se promener dans les rues "secrètes" de la ville, celles où personne n'irait jamais la chercher par peur d'y mettre les pieds. De toute façon, personne ne serait jamais venu. Au pensionnat, les professeurs faisaient plus attention aux élèves des classes A, B et C, ils sont intelligents, ils ont un avenir, tout le contraire des D qui eux sont juste "des bons à rien". La lycéenne se fichait de l'avis des autres, elle n'était pas faîte pour les études et les universités de bourges, elle était née pour se battre jusqu'à son dernier souffle, quoi que disent les autres. Mais mis-à-part les autres élèves de sont niveau, personne ne la comprenait.

Soupirant, elle traversa un passage piéton, bousculant des lycéennes trop lentes qui parlaient avec animation d'un cours d'introduction à la danse et un homme d'une quarantaine d'année qui trainaît une valise rouge derrière lui. Ses mains se glissèrent dans les poches de sa veste noire où clous et chaînes se mélangeaient tandis qu'elle s'engageait dans une ruelle vide de monde. Seul le bruit de ses bottes assorties à sa veste brisait le silence ambiant. Les quelques chaînes accrochées à sa jupe d'uniforme brillaient quelque-peu à la lueur des lampadaires, leur donnant un aspect presque fantomatique, comme elle. Ce n'était pas pour rien qu'on surnommait Anko "Ténèbre", elle se camouflait dans la nuit et l'ombre avec perfection, si bien que parfois, on ne la remarquait qu'au dernier moment.

Sortant de la ruelle au bout de quelques minutes de marche, la jeune fille se retrouva face au parc qui semblait vide. Elle entra, bien déterminée à ne croiser personne de la soirée. Le vent ne soufflait pas ce soir là et les oiseaux dormaient tous, si bien qu'Anko n'entendait que sa respiration régulière et ses pas sur l'herbe. Bientôt, la brune entendit malgré elle des voix. Une de femme et, lui semblait-elle, trois d'hommes. Elle concentra son attention sur leur dialogue, se cachant dans l'ombre des arbres en avançant silencieusement.
- Tu vas bien t’amuser ! dit un des hommes.
- Je ne veux pas… répondit la fille qui semblait perdre ses moyens.
- Fais pas ta timide ! reprit un autre garçon qui fixait sa "proie" avec un regard qui ne plu pas du tout à Anko.
- Je ne veux pas venir avec vous … dit la jeune femme d'un air déterminé en essayant de se dégager de la prise du trosième gars.

La lycéenne n'attendit pas plus et s'approcha rapidement du groupe, toujours silencieuse et cachée dans les ténèbres de la nuit. Si Anko détestait bien une chose, c'était les mecs qui s'en prenait par plusieurs à une fille sans défense. Ca lui rappelait une scène qu'elle avait vue des années avant où une de ses voisines avait été battue à mort sans qu'elle puisse faire quoi que ce soit. La brune sortit de sa "cachette", ajusta sa mèche bleue nuit sur son oeil sans lentille, laissant seulement son oeil blanc visible à la lumière et s'arrêta à environs deux mètres du groupe, un sourire mauvais au coin des lèvres.
- Eh bande d'enfoirés ! Je crois qu'elle vous a dit de la lâcher alors faîtes-le ! dit-elle de sa voix forte alors qu'elle enfilait sa paire de mitaines en cuir.

"Le sang va couler à flot ce soir.." se dit Anko intérieurement.
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MessageSujet: Re: "Ninjaaaaaaaa GO !" [Anko Ukyo / Haruko O. Kaïto] Mar 18 Nov - 14:15
Le coeur de Haruko commençait à s’emballer. La jeune fille regrettait sincèrement d’avoir fait le mur ce soir-là sans prévenir. D’autant plus qu’elle était quasiment certaine de se faire prendre, puisqu’en principe, il y avait immanquablement un groom ou une femme de chambre qui passait chaque soir, un peu avant l’heure habituelle de son couché pour s’assurer que la demoiselle ne manquerait de rien. Il était fort peu probable que Haru soit rentrée à temps - elle en avait conscience et sur le moment avait accepté le risque de la punition -, l’un de ses garde du corps serait aussitôt renseigné et on se mettrait à sa cherche. A cet instant, où les trois jeunes hommes s’avéraient quelque peu trop entreprenant, sans doute ne la toucheraient-ils pas ici, peut-être pas même de la soirée, mais ils voulaient l’emmener dans les bars avec eux contre son gré, Haruko aurait payé très cher pour voir apparaitre son garde du corps qui l’extirperait alors de ce mauvais pas. Pis, pour le moment, ces gars semblaient s’adresser simplement à une jolie jeune fille qui leur plaisait bien, peut-être aurait-elle été plus disgracieuse que cela ne les aurait pas dérangé, mais dès lors qu’ils seraient sous l’éclat des éclairages des rues plus fréquentées, ils ne tarderaient probablement pas à reconnaître son visage. Qu’adviendrait-il alors ? Ils la forceraient d’autant plus, ils l’entraîneraient à boire, ils prendraient des photos avec elle, les publieraient sur internet et les rumeurs se répandraient comme une traînée de poudre… Haruko ne le savait pas encore, mais elle n’avait pas besoin de cela. Les rumeurs ne tarderaient déjà pas à se délecter sur son compte pour un tout autre sujet. Presse ou pas, de toute façon, l’adolescente était en proie à la peur et cherchait par tous les moyens de se libérer, sans oser s’imposer franchement non plus, trop effrayée.

Et dans ce moment critique, le héros qu’on attendait tous, le preux chevalier sur son destrier blanc fit son apparition :

«  Eh bande d'enfoirés ! Je crois qu'elle vous a dit de la lâcher alors faîtes-le ! »

… Pas très viril comme timbre de voix pour un homme… Peut-être parce que le héros n’en est pas un mais une ! Qui à défaut d’un cheval à un mot un oeil, blanc. Les trois jeunes hommes et l’adolescente aux prises avec eux se figèrent tous les quatre stupéfiés par cette apparition inattendue. Haruko aurait presque pu se croire dans une scène relativement cliché d’un drama où elle tiendrait le premier rôle. Tournure surprenante dans un scénario plus que prévisible, le beau garçon de l’histoire ne sera pas celui qui volera à son secours mais plutôt une parfaite inconnue aux allures de yankees dont la détermination froide du regard serait presque, assurément même plus, effrayante que les trois garçons réunis. Pendant un instant, Haru douta de savoir de qui il valait mieux être protégée, d’eux ou d’elle ? La stupeur passée, le plus grand des garçons cracha sur le sol et lança, un sourire narquois au coin des lèvres :

« Qu’est-ce qu’elle veut celle-là ? »

Il lâcha Haru mais l’un des deux autres tenait toujours son poignet entre ses doigts, avec une certaine fermeté, sans douleur pour autant. Le troisième, plus prudent, ou pleutre selon les avis, effectua un pas en arrière :

« Euh… On devrait pas s’casser ? » suggéra-t-il.

Le premier se retourna pour lui jeter un regard désapprobateur et presque moteur :

« Qu’est-ce tu branles ? C’est qu’une gonzesse ! »

Elle commença à marcher vers cette dernière.

« Vous comprenez rien aux gonz’ ! Elle est jalouse parce qu’on l’a pas invité ! Allez viens par-là, ma jolie, c’est pas parce que t’es pas mon genre que je veux pas te consoler. »

Il tendit le bras vers la jeune fille ténébreuse pour l’entourer également, et là … Et là, vous le saurez au prochain épisode ci-dessous !
Les deux autres garçons écarquillèrent les yeux. L’un était déjà prêt à décamper, l’autre fronça les sourcils. Ce dernier lâcha enfin Haru qu’il poussa en direction du troisième pour qu’il la surveille, puis remonta ses manches en se dirigeant vers l’espèce de yankee :

« Eh ! Tu crois faire quoi là, Grognasse ?! »

Ce qu’elle fait ? Vous le découvrirez également au prochain épisode. Quant au troisième, plutôt que de chercher d’avantage de noise, il laissa sa proie initiale entre les griffes de la tigresse et prit ses jambes à son cou. Haruko, elle, demeura là, immobile et stupéfaite,totalement incrédule face à cette scène à laquelle elle venait d’assister
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MessageSujet: Re: "Ninjaaaaaaaa GO !" [Anko Ukyo / Haruko O. Kaïto] Mar 18 Nov - 15:50
- Qu’est-ce tu branles ? C’est qu’une gonzesse ! Vous comprenez rien aux gonz’ ! Elle est jalouse parce qu’on l’a pas invité ! Allez viens par-là, ma jolie, c’est pas parce que t’es pas mon genre que je veux pas te consoler. dit l'un du groupe.
Anko vit un des idiots s'approcher et poser son bras sur elle. Alors, dans un mouvement aussi rapide qu'imprévisible, l'adolescente projeta son genou dans l'abdomen du garçon puis enchaîna sur un coup de poing puissant qui le fit tomber au sol. La jeune fille vit avec satisfaction qu'elle avait ouvert l'arcade sourcilière de sa victime et que celui-ci saignait presque abondamment, laissant une traînée du liquide rouge couler le long de son visage. Elle lâcha un rire sinistre qui résonna dans la nuit avant de s'asseoir à califourchon sur lui pour enchaîner d'autres coups de poings, seulement entrecoupés par ses paroles.
- Je préfèrerais me faire égorger vivante plutôt que d'être consolée par un fils de pute dans ton genre. dit-elle tandis qu'elle fixait avec une joie non dissimulée son adversaire mit K.O.
Anko se releva et essuya ses doigts ensanglantés sur son visage tandis qu'elle rigolait de nouveau de façon mauvaise. Elle regarda un autre gars s'avançer vers elle en remontant ses manches sur ses bras. Elle pencha la tête sur le côté, un sourire effrayant florissant sur son visage.
- Nee.. okotteru ?* dit-elle alors qu'elle s'avançait rapidement.
Elle n'attendit pas de réponse et exécuta une pirouette sur elle-même avant d'élancer son pied directement sur les parties génitales de l'homme. Elle vit celui-ci lâcher un grognement presque animal tandis qu'il se pliait en deux. Ayant envie de faire durer le combat, elle regarda son deuxième adversaire se redresser au bout de quelques instants et s'élancer vers elle, les mains en l'air.

Son assayant tenta de la frapper au niveau du visage et celle-ci se pencha en arrière pour éviter le coup. Le garçon ne se découragea pas et essaya de l'atteindre à la hanche mais Anko attrapa son pied avant de le tirer d'un coup sec en avant pour le déséquilibrer. Le jeune-homme fit quelques rotations de bras pour essayer de garder l'équilibre mais la lycéenne le repoussa d'un coup et il tomba dans un bruit sourd. De son seul oeil visible, la jeune fille vit le troisième laisser sa "proie" et partir en courant, visiblement peu désireux à l'idée de se battre contre elle. Malheureusement, Anko ne vit pas le poing de son attaquant et celui-ci réussit à l'atteindre au coin de la lèvre. La chanteuse sentit du sang couler et sa colère s'enflamma. Le garçon dut voir un changement dans son regard car celui-ci fit deux pas en arrière tandis qu'il écarquillait les yeux. Elle prit prise sur le t-shirt de l'homme et enchaîna coups de tête et de genoux sur différentes parties du corps. Son rire s'emplifia à mesure qu'elle entendait les cris de douleurs de l'idiot. Elle n'avait plus qu'un objectif : le mettre K.O tout comme son ami qui était actuellement toujours allongé sur le sol, presque inconscient.

Finalement, lui aussi tomba au sol, le visage presque méconaissable tant il était ouvert et tummifié. Anko regarda ses avant-bras où de nombreuses éclaboussures de sang tachaient sa peau pâle. Elle ne voyait pas son visage, mais elle aurait pariée sur le fait que là aussi, le sang était présent. Sa lèvre, seul endroit où elle avait été blessée, ne lui faisait déjà plus mal. Elle s'avança vers l'inconnue qui portait des lunettes d'un pas lent et tendit les mains devant elle pour montrer qu'elle ne lui ferait pas du mal.
- Ca va ? Ces cons t'ont rien fait ? demanda-t-elle tandis qu'elle souriait normalement à la jeune-femme.


1* : "LA" phrase d'Anko qui veut dire : "Dit.. t'es en colère ?".
(Désolée pour cette réponse un peu courte, je ferais de mon mieux la prochaine fois ^^)
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MessageSujet: Re: "Ninjaaaaaaaa GO !" [Anko Ukyo / Haruko O. Kaïto] Jeu 27 Nov - 19:36
Haruko demeura quelque peu hébétée, à la fois stupéfaite, effrayée et titillée. La scène qui venait de se dérouler devant elle, était-elle vraiment réelle ? Par réflexe, l'adolescente jeta de bref regard de part et autre tout autour d'elle afin de vérifier qu'il ne s'agissait pas là d'un canular, n'y aurait-il pas une caméra cachée dans les parages ? Un plateau de tournage sur lequel elle aurait pénétré sans s'en rendre compte ? Absence de sécurité du fait de la bassesse du budget de ce film médiocre de kung-fu ? Médiocre dans la banalité de l'intrigue, même s'il faut reconnaître que le "héros" attendu pour sauver la demoiselle en détresse ne fut pas forcément celui qu'on aurait pu croire. Ou plutôt celle... Bref, vous l'aurez compris, inutile de revenir encore et encore sur le sujet au risque de paraître misogyne. Pourquoi une femme ne pourrait pas en secourir une autre ? Pourquoi une romance ne pourrait-elle pas naitre d'un tel sauvetage au doux parfum de sang ? Pourquoi ne nous tairions-nous pas ? Mais parce qu'il nous faut remplir ses lignes et puisque les titulaires de cette rédaction semble avoir tous trop de travail pour daigner faire leur travail ici, nous voilà, valeureux ou miséreux, selon la conception de chacun, petits stagiaires livrés à nous même en pleine autonomie, une pleine fureur de notre inspiration, en pleine transe de la plume qui inscrit ces mots au gré de notre main dont les mouvements sont dictés par nos cerveaux aussi insignifiants que défaillants. N'obtiendrons-nous pas de contrat à loin terme à la fin de cette débandade de mots inutiles et inadéquats ? Qu'à cela ne tienne ! Un jour au moins, nous serons parvenu à faire entendre notre voix ! Jour ensoleillé sans lendemain, le crépuscule de notre littérature s'étend déjà au loin, bientôt, s'abattra sur nous la nuit noire de l'anonymat !

Sans transition aucune, car aucune ne nous semble envisageable pour relier ce qui ne peut être relié et comme de toute façon, ne nous sommes pas payer alors pourquoi se fouler ? Donc pour en revenir à nos moutons, les voilà qui décampent la queue entre les pattes effrayés par le loup qui se lèche les pattes imprégnées de quelques gouttes de leur sang ! ... N'y aurait-il pas là quelques confusions d'animaux ? Un méli-mélo d'allusion sans queue -c'est le cas de le dire- ni tête, c'est immiscé dans le paragraphe, parviendrez-vous à le démêler ? Ou peut-être n'y a-t-il rien ni à chercher, ni à comprendre ? Peut-être encore serait-il bon d'amener à sa fin ce désastre qui se flagelle lui même, s'empêtrant chaque ligne un peu plus dans la vase de sa contenance ?

Peut-être pourrions reprendre chacun des gestes réalisés par la mystérieuse princesse guerrière qui venait de faire son apparition sous le manteau de la nuit pour pourfendre les impies, l'infamie masculine ? Nous le pourrions en effet. Nous ne le ferons pas. Quelle en est la raison ? La langue de bois qui se veut momentanément nôtre, adepte du politiquement correcte, trop vaniteuse pour assumer ses plus sombres penchants, ce mal qui ronge notre âme connus sous le nom de flémingite aigüe qui fut révéler alors même que nous nous attachions à le taire, ô simple d'esprit que nous sommes !

Ainsi donc, Xena des temps modernes version asiatique s'approcha de la jeune égérie tandis que les jeunes hommes avaient pris la fuite après avoir pris une bonne raclée. Haruko la regarda s'avancer avec des yeux ronds, immobiles pendant plusieurs instants. Puis, soudainement, elle redevint maitresse de son corps et s'inclina prestement :

"Merci beaucoup ! Non ! Ils ne m'ont rien fait, mais je reconnait ne pas avoir été très à l'aise face à leur invitation ! Je vous en suis reconnaissante ! Cependant..."

Haru se redressa, elle sortit un mouchoir de sa poche et s'approcha de son interlocutrice pour venir essuyer avec précaution les taches de sang qu'elle avait étalé sur son visage en passant sa main dessus pendant sa lutte.

"Peut-être n'était-ce pas indispensable de faire preuve d'autant de violence... " murmura-t-elle, légèrement songeuse.

Une fois le visage de l'impressionnante jeune fille nettoyée, un sourire s'épanouit sur les lèvres de Haruko :

"Heureusement, vous n'êtes pas blessée ! En tout cas, ce fut très impressionnant ! Que puis-je faire pour vous exprimer ma reconnaissance ?"


Là-dessus, honteusement, nous tirons notre révérence sur cette réponse dont nous rougirons suffisamment longtemps pour ne plus sortir de notre grotte où nous aurons trouvé refuge après notre renvoi de l'équipe de narration, et ce jusqu'à l'arrivée du printemps...
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MessageSujet: Re: "Ninjaaaaaaaa GO !" [Anko Ukyo / Haruko O. Kaïto] Sam 13 Déc - 8:14
Anko resta sans bouger tandis que l'inconnue lui essuyait de le visage, retirant sans aucun doute les tâches de sang qui devaient masquer sa peau pâle. Elle sourit en remerciement quand la fille l'eut nettoyée et réfléchit pendant quelques instants en silence à sa constatation, essayant de trouver une raison suffisant à l'aggressivité dont elle avait usée pour défendre la jeune fille contre les chieurs qui étaient partis en courant.
- Les hommes pensent que nous sommes trop faibles, qu'on est juste des jouets, et eux ne faisaient pas défaut à ça. Il faut parfois être violente pour montrer ce qu'on vaut, c'est comme ça que j'ai toujours fait.
Elle ponctua sa phrase d'un haussement d'épaule assez gracieux qui juraient par rapport à l'aggressivité dont elle avait fait preuve quelques minutes plus tôt. Anko ne put retenir le sourire en coin qui naquit sur les lèvres et remercia l'inconnue d'un hauchement de tête, heureuse que quelqu'un l'ait trouvée impressionnante.
- Vous ne me devez rien, faîte juste en sorte de ne pas vous attirer plus de problèmes. Je ne serais pas tout le temps là pour vous secourir. dit la yankee en souriant sincèrement cette fois-ci.

L'idée de devoir accourir à chaque fois que l'inconnue avait des problèmes fit rigoler Anko intérieurement. Non pas qu'elle trouvait cette idée ridicule, au contraire, la brune aimait se battre pour le plaisir mais elle avait commencée à être l'adolescente qu'elle était aujourd'hui pour protéger quelqu'un. Elle glissa les mains dans ses poches et secoua légèrement la tête pour éviter de plonger dans des souvenirs sombres et douloureux. Elle fit signe à l'inconnue de la suivre et commença à se diriger vers la sortie du parc sans vérifier si la "réscapée" la suivait. Anko ne se dirigeait pas vers l'entrée d'où elle était arrivée, elle était à peu près certaine que l'adolescente n'aimerait pas retomber sur une bande de mecs chiants ou sur une bagarre entre deux teams. Au lieu de ça, elle se mit en route vers la sortie lumineuse qui menait au centre-ville de Tokyo.
La yankee finit tout de même par se retourner, une pensée venant de surgir dans sa tête. Elle regarda l'inconnue derrière elle et détailla son visage, persuadée de l'avoir déjà vue quelque part. Elle se demanda si elle était élève au pensionnat mais repoussa bien vite cette idée, même si elle ne faisait pas vraiment attention au reste des élèves de Miyusaki mis-à-part pour se battre, elle avait une bonne mémoire visuelle et l'inconnue n'était assurément pas là-bas.

Anko finit par abandonner et se détourna de l'adolescente, sortant du parc en tenant la grille pour laisser passer la fille. La brune laissa son regard vagabonder sur les panneaux publicitaires silencieusement, attendant que l'inconnue parle.



(Désolée pour cette réponse ultra-courte mais vu que la moitié de ta réponse est un mélange de.. tout et n'importe quoi j'ai du essayer de répondre sans faire trop d'actions /dur/ Q.Q)
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MessageSujet: Re: "Ninjaaaaaaaa GO !" [Anko Ukyo / Haruko O. Kaïto] Dim 14 Déc - 15:13
La jeune fille qui venait de la secourir dressa un portrait de la gente masculine qui semblait en dire long sur l'égard qu'elle portait de manière générale aux hommes dans son coeur. Sans doute Haruko devait-elle être encore trop naïve, ou inexpérimentée, pour accorder plus de foi en l'espèce humaine et en ses représentants masculins. Parmi les garçons qu'elle connaissait, il y avait certes des crétins - comme pour ne citer personne tous ceux qui pouvaient traîner avec son petit frère-, mais aucun ne lui apparaissait être foncièrement méchants. Elle ne concevait pas encore toute la perversité qui pouvait se tapir sournoisement dans l'esprit humain.

Quand la brune bagarreuse lui dit qu'elle ne lui devait rien, Haruko se sentit néanmoins obligée de s'incliner à nouveau pour la remercier.

"Merci encore !"

Elle se redressa ensuite et vit apparaître un sourire sincère sur les lèvres de son interlocutrice, ce qui fit fleurir le sien tel un écho, un reflet dans le miroir.

"Vraiment ? plaisanta-t-elle. Si j'avais une garde du corps telle que vous, je pourrais pourtant me sentir en sécurité partout où je vais !"

Dit celle qui a fait le mur à la tombée de la nuit en échappant à la vigilance de ses véritables gardes du corps. Les pauvres, s'ils l'entendaient sans doute s'en étoufferaient-ils. Au fond Haruko avait sans doute toujours été un peu trop couvé et sur-protégée, du fait d'être une fille, du fait d'être riche, du fait d'être célèbre, pour avoir une véritable conscience du danger que pouvait représenter la ville, et encore plus la nuit.

D'un signe silencieux, la brune sembla inviter Haruko à la suivre avant de se tourner pour marcher en direction de la sortie du parc. Cependant, la jeune mannequin demeura immobile quelques instants. Comme encore troublée par les évènements et cette rencontre. Elle se repassait la scène de l'adolescente terrassant les jeunes hommes. Impressionnant ... Haruko en restait admirative et stupéfaite. En son for intérieur, elle se disait qu'elle aimerait savoir se défendre de la sorte elle-même, et en même temps... Recourir à la violence ou ne serait-ce qu'à la force physique ne conviendrait pas à l'image qu'on avait forgé d'elle. Haru KO la célébrité était une fleur fragile dont les pétales devaient être effleurer avec délicatesse, et non une jeune femme impétueuse et battante ! N'était-ce pas ironique ? Certes la grâce, la légèreté et le sens artistique faisaient partie de ses caractéristiques prépondérantes, mais ne les avait-elle pas mis auparavant au service du sport ? Etre une patineuse de haut de niveau, être compétitive impliquée une certaine force de caractère, un tempérament de vainqueur et de la détermination ! Depuis qu'elle avait renoncé à sa carrière sportive et qu'elle s'était entièrement adonnée à sa carrière "people", à force de suivre les consignes qu'on lui donnait, l'adolescente n'en était-elle pas venue à perdre peu à peu de vue qui elle était vraiment ? Où était passée l'adolescente si jeune, combattive et victorieuse ? Avait-elle donc rangé avec ses patins, son âme guerrière dans un tiroir de son coeur ?

Relevant les yeux vers la silhouette qui s'éloignait, Haruko chassa ses pensées de son esprit et s'empressa de la rejoindre. Alors qu'elle lui emboitait le pas, la brune se retourna vers elle sembla la dévisager. Haru lui adressa un regard légèrement interrogateur, puis la brune se détourna finalement d'elle.

Une fois qu'elles eurent franchi la grille du parc et qu'elles se trouvèrent dans une rue plus vives, plus éclairées. La brune semblait fixé les panneaux publicitaires qui défilaient. Haruko l'observait en se demandant ce qu'elle devait faire. Leurs chemins devaient-ils se séparer là ? La brune n'avait peut-être pas envie d'avoir à se coltiner d'avantage une inconnue suffisamment stupide pour se promener seule la nuit dans des lieux mal éclairés. Cependant...

"Euh... Excuse-moi, mais ... Pourrais-je savoir ton nom ?" eut-elle envie de le connaître, et aussi peut-être d'engager une conversation afin que leur rencontre n'en reste pas simplement là.

Puisqu'elles étaient toutes seules dans la ville à la nuit tombée, peut-être pourraient-elles en profiter pour rester un petit moment ensemble ? Haruko ne voyait que très peu, pour ainsi aucune, personne qui n'avait de rapport avec l'hôtel, l'agence, ou son travail, alors pour une fois qu'elle avait l'occasion de rencontrer quelqu'un qui la sortait de l'ordinaire, l'adolescente ne voulait pas laisser passer cette chance.
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MessageSujet: Re: "Ninjaaaaaaaa GO !" [Anko Ukyo / Haruko O. Kaïto] Mar 30 Déc - 15:02
Rp archivé car suppression d'un des comptes joueurs.
Merci de votre compréhension.


Pocahontas.
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MessageSujet: Re: "Ninjaaaaaaaa GO !" [Anko Ukyo / Haruko O. Kaïto]
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