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[Terminé] Aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes. ♣ [Minoru Takeda /Juliet Shakespeare]

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MessageSujet: [Terminé] Aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes. ♣ [Minoru Takeda /Juliet Shakespeare] Mer 2 Sep - 17:37
Le Japon. Je n'y croyais toujours pas, je rentrais au pays ! Oui enfin, l'Angleterre était ma réelle patrie, mais... C'était à Tokyo que j'avais rencontré les deux personnes les plus importantes de ma vie : Nowaki et Minoru. C'est aussi la bas que le théâtre était devenu plus qu'une passion pour moi, la bas que j'avais été remarquée. Et c'était aussi l'endroit où il m'attendait. Alors au fond, c'était aussi chez moi. Ma vie avait peut être radicalement changé, mais cela ne changerait pas. Il ne changerait pas. J'avais attendu des lustres de pouvoir rentrer. J'aurais pu rester aux USA et continuer ma carrière la bas, j'avais d'ailleurs reçu plusieurs offres, mais... La célébrité n'était pas ma priorité. Absolument pas. J'avais juste besoin d'avoir de quoi vivre, tout en aimant ce que je faisais. Alors, lorsqu'on m'avait proposé le rôle principal dans un drama, je n'avais pas réfléchi. Je faisais déjà mes bagages ! Dire que mon cousin n'influençait pas mon choix dans l'équation serait complètement faux. A vrai dire, c'était un peu pour lui que je rentrais. Et pour moi. 

Depuis que j'étais partie, la culpabilité m'assaillait. J'avais voulu tenter ma chance, chance qui ne se serait peut être jamais représentée, mais j'étais partie. Je l'avais abandonné, alors que c'était à ce moment là qu'il avait le plus besoin de moi. Je n'avais pas su être présente à son réveil, et je m'en voulais énormément. Mais... Je savais aussi qu'il n'aurait pas voulu que je gâche cette opportunité par sa faute. Il avait déjà bien trop peur d'entacher mon image avec sa réputation, ce dont je ne m'étais jamais souciée. Il était ma famille, et c'était tout. Alors je m'étais fait la promesse de rentrer au plus tôt. Et lorsque j'avais apprit qu'il était réveillé, et presque hors de danger, j'avais coupé mes cheveux. Oui, mes beaux cheveux longs dont j'étais si fière. Je n'ai pas pleuré, je n'ai pas été triste. J'avais au contraire l'impression de renaître. Comme si rien de mauvais ne pouvait plus lui arriver. J'en avais fait la prière.

Si cet épreuve, et ce voyage vers l'inconnu m'avaient légèrement changé, ce pays, lui, était resté le même. Et j'éprouvais un léger sentiment de nostalgie. Minoru était-il lui aussi resté le même ? C'était assez difficile. Sa mère l'avait abandonné, et bien que ce ne soit pas une nouveauté, cette fois-ci, cela avait été définitif. Et puis... Le grand jeune homme autrefois baraqué ne devait plus qu'être l'ombre de lui-même. Enfin, au moins serait-il toujours plus grand que moi ! Ce que je déplorais par contre, c'était le fait qu'il ne pourrait sûrement plus jamais refaire de boxe. Ce sport était une partie de lui, ce qui pour moi, était le théâtre. Et devoir s'en séparer devant le tuer de l'intérieur. Surtout que c'était aussi ce qui lui permettait de rester debout lors de ses moments les plus sombres. Son oxygène, son défouloir... Suffoquait-il en ce moment, seul, dans un endroit sombre, rongeant ses poumons avec des centaines de clopes ? Très certainement. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Alors je ne pouvais qu'espérer pouvoir combler, par quelque moyen que ce soit, ce vide immense qui avait ravager son cœur. 

Le train s'arrêta, et, pour la première fois depuis longtemps, je foulais le sol de Tokyo. Après tous ces transports longs et sans fin, je revivais enfin. Je me mis à sautiller sur place pour dégourdir mes jambes, avant de prendre mes valises et sortir du train, de cette allure dansante qui m'était propre, faisant penser à un lutin. Une masse de gens se tenaient sur le quais, et je cherchais désespérément du regard mon cousin. Je savais qu'il était la, je savais qu'il viendrait. Mon cœur s'accéléra, et quand je le vis, je ne pu m'empêcher de courir vers lui. Il était maigre, il avait des cernes, il était cadavérique. Mais il se tenait debout, difficilement, au milieu de cette foule qu'il détestait tant, pour moi. Des larmes de joie s'échappèrent de mes yeux vert-ambrés et je lui sautais doucement au cou après avoir abandonné mes bagages un mètre plus loin. 

« MIMIII !!! »

J'avais fait sursauté certains, et d'autres me prenaient peut être pour une folle, mais j'en m'en fichais totalement. La foule n'existait plus, tous avaient disparus, il ne restait plus que lui. Je commençais à sourire, de ce sourire si chaud et brillant avant de me mettre à rire, les larmes coulant toujours, heureuse. Oui, j'étais heureuse. Heureuse qu'il soit en vie. Bien que je sache qu'il n'aimait pas spécialement les contacts, je ne m'écartais pas pour autant de lui et allait même jusqu'à lui embrasser la joue. Après tout, il ne m'avait jamais repoussé, il n'était juste pas habitué. Minoru pouvait être un grand timide quand il le voulait, il ne fallait pas croire ! Je me reculais enfin pour l'admirer, et si son corps malade me fit mal au cœur, je n'en laissais rien voir. Son sourire qu'il avait l'habitude de cacher derrière sa main me manquait, son rire qui ressemblait plus à une toux qu'autre chose, aussi.

« J'espère que tu as bien profiter de ton court répit, parce que maintenant, c'est fini ! Je ne te lâcherais plus, plus jamais ! »

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MessageSujet: Re: [Terminé] Aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes. ♣ [Minoru Takeda /Juliet Shakespeare] Mer 2 Sep - 21:01
Non. Ce n’était pas un rêve. Pas un de ces rêves si lointain qui me laissait dubitatif à mon réveil. Je n’étais plus à pleurer leur disparition. Elle m’avait bien appelé. Elle m’avait bien dit qu’elle revenait. Si je n’avais pas pu le réaliser avant ce moment, je me rendais compte, en ce jour, que les heures avaient tourné sans que je n’arrive à savoir qu’elle allait se tenir de nouveau devant moi. Juliet, ma cousine, ma vie, mon souffle allait remettre les pieds au Japon, après des mois interminables d’absence.

Je l’aimais. J’en étais certain. Plus que n’importe qui au monde, j’étais fou de ma cousine. Je voulais la garder près de mon cœur, toujours un peu plus longtemps, ne plus jamais avoir à la quitter. Je sentais mon cœur s’emballer à l’idée de la revoir. Elle qui avait été absente si longtemps. J’avais l’impression que des années avaient passées. J’avais l’impression que tant de choses avaient changées. Je m’étais retrouvé si seul lorsque Nowaki était parti, si triste. La solitude avait été ma seule amie si longtemps.

Si Chloé m’avait accompagné ces derniers mois, soulageant alors ma peine, je savais pertinemment que la seule qui saurait combler ces vides ne serait autre que Juliet que j’attendais depuis si longtemps, que je voyais s’effacer dans mes rêves les plus agités. Juliet me manquait. Elle laissait un vide au profond de moi-même, que je n’arrivai jamais à combler, ni même à oublier, malgré tous les efforts que j’avais pu faire pour que ce soit le cas. Elle me hantait jours et nuits, ne me laissant de répit. Son spectrale souvenir s’immisçait dans ma vie m’accompagnant toujours. Je voyais son sourire, j’entendais son rire. Son absence me rendait complètement fou. Et je n’arrivai pas à me sortir la tête de l’eau.

Je ne pouvais pas tenir. Il fallait que j’aille la chercher. Qu’importait s’il fallait que je me mêle à une foule dense, s’il fallait que je m’arrache les muscles afin de pouvoir me déplacer jusqu’à la gare. Je n’avais qu’une seule envie. La voir. Mon esprit ne cessait de ressasser encore et toujours le moment où elle me passait ce coup de fil, le moment où elle m’annonçait qu’elle rentrait. Je ne pouvais plus tenir. Il me fallait absolument la voir. J’étais en train de mourir intérieurement. D’impatience, et de haine.

Lorsque dans le hall, son train fut annoncé, je senti un sanglot me nouer la gorge. Mais quand je la vit apparaître sous mes yeux, les cheveux courts, je resserrai avec force ma canne anglaise, jusqu’à ce que Juliet arrive dans mes bras.

Et ne pouvant plus le supporter, ne pouvant plus attendre, je laissais tomber ce qui me soutenait pour serrer Juliet dans mes bras, avec douceur, et le spectre d’une force qui m’avait autrefois caractérisé. Je nichai ma tête dans son cou, alors que les larmes, plus fortes que moi s’échappèrent de mes yeux. Je ne pouvais m’empêcher de pleurer, mon visage déformé par la joie de revoir enfin celle qui m’avait tant manqué.

Elle finit par se décaler, pour me regarder dans les yeux, et, gêné, je tentais d’essuyer mes larmes, alors que d’autres prenaient leur place. Je ne pouvais pas m’arrêter. Mais lorsqu’elle me dit qu’elle ne me laisserait plus jamais, je ne pus m’empêcher de l’attraper de nouveau dans mes bras, pour la serrer encore contre moi. Je ne voulais plus la lâcher, son contact m’avait tellement manqué. Je ne voulais plus la laisser s’échapper.

« Bon retour. » murmurai-je entre deux sanglots.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes. ♣ [Minoru Takeda /Juliet Shakespeare] Jeu 3 Sep - 20:55
Je sentais les bras de Minoru me serrer avec force. Je sentais son visage enfoui dans mon cou, ses cheveux me chatouillant la nuque, et ses larmes ruisselant sur ma peau. Et j'étais heureuse. Foncièrement heureuse. A vrai dire, je ne m'étais pas sentie aussi bien depuis longtemps. Même jouer un rôle assez important dans un film ne m'avait pas donné autant de plaisir. Je retrouvais la sensation de plénitude que j'avais perdu après l'accident avec joie, et sentais que j'étais enfin entière. Oui, c'était ça vivre. Être au près de ceux qu'on aime. Je fermais les yeux un instant, et profitais pleinement de ce moment de bonheur que l'on m'avait octroyé. Décidément, j'avais bien fait de rentrer. Jamais je n'aurais imaginé même en rêve voir Minoru pleurer pour moi. Jamais je n'aurais pensé qu'il m'aurait lui même serré dans ses bras. Et pourtant, il suffisait que je me pince pour savoir qu'il s'agissait bel et bien de la réalité. Simple, mais efficace.

Ses mots étaient doux, sincères. Comme d'habitude, il ne parlait pas beaucoup. Mais ce qu'il disait me suffisait amplement. C'était ce que je voulais entendre. Et ses yeux ainsi que son corps me faisaient passer milles mots qu'il n'osait prononcer. Je ne savais depuis quand je le comprenais aussi bien. Depuis quand je savais décrypter ses pensées ou ses mouvements. Depuis quand nous étions si proche. Mais à vrai dire, je m'en fichais. Que ce soit depuis un jour ou une éternité, qu'importe ? Nous étions une famille, soudée et aimante. Pour lui je serais sa mère, sa sœur, et sa cousine. Je comblerais tous les vides, je ferais tous les sacrifices. Mon sourire était le sien, et je lui communiquerais ma joie. Parce qu'il n'avait pas mérité cette vie là. Et que je voulais plus que quiconque qu'il soit enfin heureux.

Je me détachais enfin de cette étreinte des plus douces, et venais essuyer délicatement les larmes qui perlaient de ses yeux avec mes pouces. Mon sourire se fit plus radieux encore, et, après avoir essuyé mes propres yeux d'un revers de manche, je me penchais pour ramasser sa canne et la lui tendre. J'avais ressenti à quel point il était maigre comparé à autrefois. Sans doute mon cousin, à force de rester dans un lit d'hôpital, ne devait plus avoir de muscles. C'était triste, mais c'était mieux que mourir. Après tout, avec le temps et de la volonté, il pourrait en récupérer une partie. Je l'y aiderais de mon mieux.

« Tu m'as manqué Mimi. » commençais-je d'une voix douce. « Néanmoins, je ne me rappelais pas que tu étais si maigre, tu fais un régime pour plaire à une fille ou quoi ? »

Je savais pertinemment que ça n'avait rien à voir, mais je ne voulais pas me lamenter sur son état. Alors, je plaisantais. Pour que le fardeau sur ses épaules s'allège. Pour qu'il sourit de nouveau. Je vérifiais qu'il se tenait bien en appuie sur sa canne, avant de m'éloigner un peu et de récupérer mes bagages. Puis, je lui prenais son bras libre, autant pour le soutenir, que pour marcher à ses cotés, et je l’entraînais lentement vers l’extérieur.

« Allons là où il y aura moins de monde, je sais que tu n'aimes pas la foule. »


Si cela était vrai, mon petit solitaire n'étant pas en si peu de temps devenu ultra sociable, ce n'était pas la seule raison. Je voulais trouver un banc, pour qu'il puisse s'asseoir et se reposer un instant. Je n'étais pas très très au courant de sa santé actuelle, et je ne voulais donc pas qu'il force pour moi et finisse par fatiguer plus qu'il ne le devait, son corps.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes. ♣ [Minoru Takeda /Juliet Shakespeare] Ven 4 Sep - 16:30
Son sourire, sa bonne humeur, sa faculté à plaisanter de tout et de rien, à tout dédramatiser. Tout cela m’avait manqué. Elle m’avait manqué. J’avais tant de fois cherché sa main tendue à toutes ces heures qui me semblaient perdues. Dans mes rêves j’avais voulu la serrer si fort contre moi, mais lorsque j’arrivai à la tenir enfin, elle se brisait en milles morceaux, ne laissant derrière elle qu’une amère poussière d’étoile. Elle n’était pas loin, elle allait revenir, j’en étais intimement convaincu. Mais sans elle, j’étais perdu. J’empruntai un chemin qui m’était interdit, et que je ne pouvais supporter. 

Je n’étais pas capable d’avouer à Juliet qu’elle lui avait tant manquée. J’aurai   pourtant aimé pouvoir lui avouer que sans elle j’étais totalement perdu. Tout comme j’aurai  aimé dire à Chloé que j’étais peut-être amoureux d’elle.  

Alors que ma route n’avait été qu’ombre et solitude, aujourd’hui je retrouvai ma lumière, mon rayon de soleil. Elle était celle qui éclairait mon univers, et depuis que je l’avais perdu j’avais vécu dans une sombre nuit, où même la lune était absente, me laissant alors seul sur ce chemin dont je ne connaissais l’issu. 

Mais aujourd’hui, Juliet était là, et mon sentier s’éclaircissait. Il m’ouvrait une nouvelle possibilité de vie. J’étais loin d’être une bonne personne. J’apprenais de chacune de mes erreurs, qui me paraissaient toujours plus importantes chaque jour. Elles avaient toutes eues un impact définitif sur ma vie, et j’avais l’amère impression que personne n’avait jamais voulu me laisser une seconde chance. La possibilité de m’échapper du piège qui s’était refermé sur moi, chaque fois un peu plus. Mais cette fois, Juliet assurait ma rédemption. Elle me permettait de me relever, de redevenir quelqu’un. Elle me donnait le courage. Le courage nécessaire pour faire confiance, et pour aimer. Elle me donnait la possibilité d’aimer Chloé. 

Il fallait que je lui dise. Il fallait que je dise à Juliet qu’elle me manquait. Je devais lui dire que je ne voulais plus jamais la lâcher, que je voulais toujours être à ses côtés. Jusqu’à ce que je meurs, je voulais rester auprès d’elle, et si elle venait à mourir avant moi, dans la tombe je la suivrai, parce que je ne pouvais pas vivre sans elle.

Je voulais lui avouer que j’étais incertain de ce qui pouvait bien m’attendre. Que j’avais peur de vivre parce que j’avais peur de tomber encore une fois. Que j’avais peur de ne pas réussir à me relever la fois suivante. Je ne voulais plus perdre, et pourtant j’étais certain qu’il s’agissait de quelque chose d’inévitable. Perdre mon combat, perdre Juliet. Perdre Chloé. 

Juliet se défit de mon étreinte avec douceur, pour aller chercher ses bagages. Je la regardai faire, la détaillant. Ses cheveux longs me manquaient. Elle était si belle avec. Mais les cheveux courts la vieillissaient, et la rendaient sûre d’elle. Elle était rayonnante, son habituel sourire sur les lèvres, alors qu’elle venait à peine d’essuyer mes larmes et les siennes. J’étais touché de la voir pleurer. De voir qu’elle tenait à moi. De voir que je lui avais manqué.

Elle me saisit la main en me disant qu’on allait plutôt aller dans un coin un peu plus discret. Où il y avait moins de monde. Comme elle me connaissait bien. Elle n’avait pas oublié que je haïssais la foule. On fit volte-face, et, continuant de m’appuyer sur ma canne, je marchais. D’une allure qui me semblait plus légère. Je serrai la main de Juliet dans la mienne, pour ne pas la perdre. Pour la première fois depuis dix-neuf, j’apprenais la signification du bonheur.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes. ♣ [Minoru Takeda /Juliet Shakespeare] Sam 5 Sep - 14:47
Ces derniers temps, je n'avais fait que rêver du passer. La nostalgie m’étreignait un peu plus chaque jour, et parfois, il m'arrivait de me sentir seule, parmi la foule. La douce mélodie de la langue japonaise, les cerisiers en fleurs que je n'avais eu l'occasion de voir, les bâtiments du pensionnat... Tout me paraissait plus beau que lorsque je l'avais vécu. Tout me disait de revenir. Mais ce qui comptait le plus, c'était Nowaki et Minoru au centre. Eux qui étaient à la fois similaires et différents. Leurs regards blasés, quelques fois allumés par une étincelle de joie me suivaient où que j'aille. Je me souvenais de leurs douces étreintes, de leurs parfums, de la force de leurs bras, du sourire si rare sur leurs lèvres. J'avais envie de pouvoir les toucher, de pouvoir leur parler, leur dire que l'on serait toujours ensemble. Mais au fond, cela sonnait si faux... Nous nous étions tous éparpillés au quatre coins du pays, suivant nos rêves. Moi aus USA pour le théâtre, mon frère à Vienne dans un célèbre orchestre... Seul Minoru semblait rester enchaîner au Japon, à son passé, à une terre qui ne lui avait jamais rien apporter de bon. Alors pour le voir enfin heureux, il n'y avait qu'une solution : briser ses chaînes. Et comme j'étais la seule à en être capable, j'étais bien déterminée à le faire.

Quand on m'avait annoncé que j'avais une offre pour retourner au pays du soleil levant, je n'avais pu que sauter de joie. Comme si la nouvelle qui allait changer ma vie venait d'arriver. Je me sentais entière. Et pourtant, comparé à aujourd'hui, cette journée me paraissait terne tant mon cœur brillait de milles éclats. J'explosais de joie, oui, c'était le mot. J'étais tellement heureuse que je n'arrivais plus à contenir ce sentiment, le diffusant dans l'air, le rependant de mon sourire. Je voulais partager mon bonheur, mais surtout, je voulais le voir sourire. Alors, quand ce fut chose faite, il ne fit sans aucun doute que j'étais pleinement comblée. Maintenant je n'avais plus qu'une mission, faire en sorte qu'il le garde.

Ce soir, je savais que je ne rêverais plus de la même chose. Parce que j'étais revenue, parce que je l'avais revu. Mon rêve était devenu réalité, et de ma main je touchais celui qui m'avait tant manqué. La boucle était bouclée. Si je voyais bien qu'il n'était pas sous son meilleur jour, j'étais quand même heureuse de le voir ainsi. Il était en vie, il pouvait voir, sentir, ressentir, marcher, parler -bien que cette fonction ne soit pas celle qu'il utilise le plus-... Et ça me suffisait. Je n'avais rien à demander de plus. Mon vœu avait été exaucé.

Nous marchâmes assez longtemps, la cadence étant plutôt lente vu que Minoru devait s'aider de sa canne pour avancer. Mais cela m'importait peu. Désormais, j'avais tout mon temps. Je notais juste que je devrais me réserver pas mal de temps pour sa rééducation, de façon à optimiser sa démarche et faire en sorte qu'il n'est plus besoin de cette canne. Nous finirent par trouver un banc vide à l'écart, et nous nous y assîmes un moment. Je me mis à lui raconter mes six mois d'absence joyeusement. Je lui parlais des États Unis, des gens la bas, de mon métier, du film que j'avais tourner... Je ne cessais de raconter ma vie sans lui laisser raconter la sienne. Mais c'était voulu. Parce qu'il n'avait rien à raconter, parce qu'il ne voudrait sûrement rien raconter, et parce qu'il n'aimait pas parler. Je savais qu'il pensait que je parlais trop. En temps normal peut être aurait-il ri de moi. Mais qu'importe ? Je voulais qu'il sache tout pour qu'ainsi on semble plus proche. Comme s'il avait été avec moi tout ce temps, comme si on ne s'était jamais séparé. Parce que je ne voulais plus jamais dire adieu.


Nous finirent par nous lever et rentrer en direction de ma maison, où m'attendaient avec joie mes parents. J'invitais Minoru à dîner, et la journée se finit aussi vite qu'elle avait commencer. En me couchant le soir, une seule pensée effleura mon esprit : recommencer une telle journée.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Aucune épreuve n’a jamais été surmontée en versant des larmes. ♣ [Minoru Takeda /Juliet Shakespeare] Sam 5 Sep - 15:03
Rp terminé, j'archive.


Les joueurs l'ayant tagué, 10 okanes leur sont rajouté.


Bon jeu !

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