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"Are you fucking kidding me ?" [Anko Ukyo / Minoru Takeda]

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MessageSujet: "Are you fucking kidding me ?" [Anko Ukyo / Minoru Takeda] Mer 19 Nov - 20:57
Anko s'était levée de bonne humeur ce matin-là. Elle s'était endormie rapidement la veille à cause de la fatigue et avait pu profiter du week-end qui débutait pour faire la grasse-matinée. Elle était sortie du pensionnat et avait déjeuner dans un restaurant en solitaire. Elle était rentrée ensuite dans l'envie de visiter plus en profondeur le pensionnat dont elle n'avait pas découvert tous les endroits. A présent, l'adolescente marchait d'un pas lent dans les couloirs, sans but, regardant de son oeil blanc chaque recoins et chaque élèves qu'elle croisait. L'envie de se défouler sur quelqu'un la démengeait mais elle gardait fermement ses poings enfoncés dans ses poches, bien décidée à ne pas foutre la merde ce jour là. Les couloirs du niveau D étaient bondés et bruillants, comme d'habitude. Etudier était un mot qui n'existait pas à cet endroit là. Seul se battre et être craint comptait. Anko voyait parfois les regards dégoûtés que prenaient les autres élèves des niveaux supérieurs, ils voyaient les D comme des bêtes sanguinaires. Ils n'avaient pas vraiment tord d'une certaine manière. La brune savait qu'elle n'avait aucun véritable avenir, elle pourrait peut-être devenir chanteuse ou combattre de façon officielle sur des rings ou dans des endroits secrets pour se faire de l'argent. Elle espérait vainement qu'elle pourrait vivre d'une de ses passions. Dans le cas contraire, elle savait que sa vie serait complètement merdique. 

En soupirant, Anko évita un ballon de foot qui volait vers sa tête et elle se faufila dans le couloirs des salles. Ici, de nombreux tags hornaient les murs, des tables brisées lors de combats étaient empilées contre les murs et des morceaux de verre brisés décoraient le sol. L'adolescente croisa un groupe de filles habillées de vestes rouges qui chuchotèrent sur son passage. Elle n'y fit pas attention et se glissa dans la salle commune, vide et silencieuse. Anko se laissa choir sur "son" fauteuil en cuir, celui où elle s'asseyait depuis son arrivée dès qu'elle avait envie de calme et de calmer ses ardeurs après ou avant un combat. Personne ne venait presque jamais, parfois, des gens se battaient ici grâce à l'espace mais ça s'arrêtait là. La poussière s'entassait, des livres de cours abandonnés depuis le début de l'année étaient éparpillés sur le sol, les couvertures arrachées et les pages pleines de dessins ou déchirées. Dans un coin, il y avait même un vélo qui reposait contre le mur, personne ne savait d'où il venait et tout le monde s'en fichait. Des cris dans le couloir la sortirent de la contemplation de la salle et elle ferma les yeux quelques instants. Elle glissa la main dans sa poche, à la recherche de son iPod et de ses écouteurs, mais ne trouva qu'une pièce de monnaie qu'elle jeta à travers la pièce en poussant un nouveau soupir. Elle avait sûrement oubliée son appareil dans sa chambre ce matin. Anko attrapa un livre sur le sol et en regarda les pages avec une moue dégoûtée.
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MessageSujet: Re: "Are you fucking kidding me ?" [Anko Ukyo / Minoru Takeda] Ven 21 Nov - 19:17
Dix heures du mat'. Voilà que la journée commence. Étonnamment, je me suis levé du bon pied, et je ne fais pas la gueule. Peut-être grâce à toutes les rencontres que j'ai pu faire ces derniers temps. Enfin, qualifions plutôt ça de retrouvailles, mais au pire, on s'en fou. Je suis descendu, les mains dans les poches de mon jean. J'aimais bien les weekends, j'pouvais dormir comme ça, et c'était cool. Parce que j'étais fatigué en fait. En plus, il fallait vraiment que je me mette à chercher du boulot. Pour pouvoir alléger ma mère de mon poids quoi. Mais à dix-huit ans, on peut pas faire grand chose, si ce n'est la vaisselle, et j'ai pas trop envie. Mais en même temps, vivre aux crochets de ma vieille ne me branche pas non plus. Enfin bref, jusqu'ici, ma vie, c'est d'la merde. J'ai soupiré, et j'ai finalement atteint la porte de sortie des dortoirs, où je me suis figée devant, en serrant les dents. J'pouvais sentir le froid se faufiler aux travers de cette dernière barrière. Putain c'que j'avais pas envie de sortir, mais en même temps, j'crevais la dalle.

J'ai serré ma veste en cuir d'une main, et de l'autre, j'ai poussé la porte, pour affronter la Sibérie qui s'offrait à moi. Mais au final, c'était moins pire que ce j'aurai pu penser. J'ai avancé, en cherchant distraitement mon paquet de clope, et mon briquet. J'avais plus d'indus, je me retrouvai alors obligé de rouler. J'détestai ça quand il faisait froid, j'devais garder les mains dehors vachement longtemps. Et j'appréciai pas ça. Du tout même, et ça m'foutait en rogne. J'ai soupiré, j'ai sorti mon paquet de tabac, sur le devant duquel j'avais mit mes feuilles pour ne pas avoir à les chercher toujours pendant cinquante ans, et j'ai prit un filtre entre mes lèvres. La musique dans les oreilles, grâce à mon mp3 limite devenu une antiquité tant il semblait vieux, j'ai marché en roulant, et en appréciant le morceau ricain que j'écoutai. Un peu de 30 seconds to mars, pour bader.

Une fois arrivé au portail, j'ai grillé ma clope tranquillement, sans demander mon reste. Il n'y avait pas grand monde, et c'était mieux. J'me suis dit que j'allais aller en ville, pour grailler quelque chose, et m'acheter un paquet d'indus, pour passer l'hiver, quand j'oublie de rouler quand j'suis à l'intérieur. Alors, j'ai marché jusqu'au centre même de Tokyo, qui n'était pas très loin, et j'ai jeté mon mégot sur le trottoir, avant de tracer ma route jusqu'à un magasin de takoyakis. Putain, c'que je pouvais aimer ça. C'était toute ma vie en fait. J'les ai rapidement engloutis, et j'ai marché jusqu'au tabac le plus proche, où j'me suis prit quelques paquets de Malboro, mais les rouges. Je les ai rangé dans mes poches, j'en avais pas énormément, donc j'avais large la place. Puis, j'suis retourné au bahut, comme ça, tranquille, en fumant une clope. Et j'suis rentré pour monter dans ma chambre, et me réchauffer un peu, avant d'aller graille au self. Là, j'me suis prit une bonne douche, et j'ai bien prit mon temps, avant de sortir, la serviette autour de mes hanches, de me rhabiller, et de filer manger. J'ai été à la cantine avec Enzo, et on a discuté un peu, avant de se séparer, pour aller faire c'qu'on devait. Même si on venait de se retrouver, on n'avait pas besoin d'être collés l'un à l'autre. J'suis pas comme ça. Et lui non plus. Il a quand même son indépendance quoi.

Au final, j'ai décidé de me rendre dans le coin des D, voir ce qu'il y avait à faire, et surtout pour m'entraîner un peu, vu que j'étais en section sport, j'avais accès à la salle faite pour. J'suis donc remonté dans ma chambre, encore une fois, pour aller me changer, pour me mettre en jogging, et prendre mon sac de sport dans lequel j'avais mes gants, de l'eau, une barre de céréales, une serviette et des affaires de toilette. J'ai jeté ledit sac sur mon épaule, et j'suis descendu, en prenant le soin de fermer la porte de ma chambre à clé, et de me diriger vers la section D.

Devant moi, y'avait une fille qui avait l'air un peu rebelle dans ses airs. Et j'ai suivi le même chemin qu'elle, sans le vouloir, c'juste qu'elle allait au même endroit que moi en fait. Elle a laissé tomber une espèce de mp3 sophistiqué par terre, et j'savais qu'il coûtait la peau du cul. J'savais pas m'en servir, et j'le trouvai pas forcément beau, alors j'l'ai juste ramassé, mais j'avais décidé de lui rendre plutôt que de lui voler, et puis le mien fonctionnait très bien, d'ailleurs, j'étais en train d'écouter un morceau de My Chemical Romance. Ah lala, l'influence de ces ricains franchement. J'allais le dire à Enzo qu'ils me faisaient chier à faire partie de mon quotidien, mais juste pour le taquiner en fait. Rien de bien méchant hein. J'étais pas comme ça, et encore moins avec lui. Quoi que, des fois, j'y allais pas doucement, et je me contrôlai pas, avant de tout balancer à celui qui m'avait fait chier. Et à chaque fois, ça les choquait, parce qu'ils ne s'y attendaient pas. Faut dire que d'habitude j'suis plutôt passif, même si j'ai une réputation de mec à « qui il ne faut pas chercher la merde, de risque de se retrouver à l'hosto ». On racontait même sur moi que j'avais « tué un mec il y a trois ans », et que j'avais été « acquitté parce que ma mère s'était mise à genoux devant le procureur, et qu'elle avait fait les jours de prison à ma place vu que j'suis mineur. » En vrai, ça m'a fait rire d'entendre ça. Premièrement parce que j'ai tué personne, et j'ai envoyé personne à l'hosto, puis, parce que ma mère n'aurait jamais fait ça pour moi. Mais bon, les gens pouvaient pas le savoir. Au moins, j'avais la paix, parce qu'ils osaient pas venir me parler. 

J'ai passé le dos de mon doigt sous mon nez, avant de mettre le bidule que je venais de ramasser dans ma poche, pour ne pas l'abîmer, même si je m'en foutais. J'avais été prit d'un élan de gentillesse. Teh, j'suis fou moi des fois. Les couloirs des D étaient bondés de monde. Beaucoup jouaient au ballon, d'autres rigolaient en regardant des vidéos. Certains s'mattaient des magazines pornos. J'crois avoir vu un couple sur le point de baiser, et un crépage de chignon entre pu-putes. Mais j'm'en foutais pas mal. J'ai arrêté in extremis un ballon qui volait trop haut, pour ne pas qu'il s'échappe, et on m'a remercié, en me demandant de venir jouer avec eux. J'ai refusé en secouant simplement la tête. On m'a insulté, et j'ai entendu un « chuuuuuuuuut. » Mais j'ai pas relevé.

J'suis passé devant la salle d'études. Enfin, si on peut appeler ça comme ça maintenant. C'est surtout devenu un foutoir. Et j'ai vu la fille qui avait perdu son truc. Elle semblait le chercher, et s'est résignée à regarder un livre avec dégoût. J'ai haussé les épaules, et j'suis rentré, alors qu'elle continuait de contempler sa trouvaille. Elle était dos à moi, alors j'ai posé ma main sur son épaule. Une main imposante quoi, mais pas forcément méchante.

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MessageSujet: Re: "Are you fucking kidding me ?" [Anko Ukyo / Minoru Takeda] Ven 21 Nov - 20:08
Anko grimaça en lisant la couverture (plutôt ce qui en restait) du livre qu'elle avait attrapé. Des mathématiques. L'horreur de n'importe quel adolescent normalement constitué. Même avant de devenir ce qu'elle était, la brune avait en horreur les calculs et les probabilités. Elle n'avait jamais vue l'utilité de cette matière et ce n'était pas de la mauvaise foi. Elle avait déjà comme plan de vie de devenir chanteuse alors pour elle, les maths n'étaient pas la chose la plus utile qu'elle devait apprendre. Anko avait bien tentée d'expliquer ça à ses parents à chaque fois qu'elle ramenait des mauvaises notes mais ils faisaient la sourde oreille, comme tous les géniteurs du monde. L'adolescente commença tout de même à tourner les pages avec toujours une grimace de dégoût mais avec de la curiosité en plus. Voilà presque trois ans qu'elle n'avait pas ouvert un livre mis-à-part pour dessiner dedans et elle retrouva rapidement la migraine familière qui lui venait dès qu'elle regardait une équation. Soupirant, elle arracha la page, en fit une boule et la lança dans la pièce. 

Elle lut le titre de la leçon suivante et celle-ci rejoignit la page des équations dans un coin sombre de la pièce. Anko rêvait d'écouter de la musique à fond dans les oreilles jusqu'à se péter les tympans. Elle aurait peut-être même pu chanter vu que la salle était vide mais sa bêtise naturelle lui avait fait oublier son objet fétiche et la jeune fille en fut désarçonnée intérieurement. Elle ne l'oubliait presque jamais. Dans sa tête, la yankee tenta de se remémorer tout ce qu'elle avait ce matin avec difficulté. Elle était persuadée d'avoir glissé son iPod dans la poche de sa veste avant de sortir de sa chambre, et pourtant il n'était pas là. Anko songea avec désaroi qu'elle avait peut-être perdu l'objet en ville ou ailleurs. Si elle l'avait réellement perdu, elle pourrait s'en racheter un, ce n'était pas l'argent qui manquait. Mais la brune était déjà saoulée à l'idée de devoir ressortir en ville pour s'en racheter un. De plus, bon nombe de ses propres compositions étaient enregistrées dedans et elle ne voulait pas que quelqu'un les entende. Non pas qu'elle ne chantait pas bien, au contraire, elle pouvait affirmer sans modestie qu'elle avait du talent, mais elle n'était pas encore prête à partager une de ses passions avec qui que ce soit. Personne n'avait jamais entendu ses créations et pour l'instant, ça ne changerai pas.

Alors qu'Anko s'apprêtait à arracher une nouvelle page du bouquin de mathématiques, elle sentit une main se poser sur son épaule. Puissante mais pas violante, large et ferme, elle n'eut pas besoin de se retourner pour savoir que la main appartenait à un garçon, ou alors à une fille très très musclée, mais elle penchait plus pour la première théorie. Ses réflèxes agissant comme par magie, elle lâcha le bouquin qui s'écrasa au sol tandis qu'elle se relevait rapidement en attrapant le poignet de l'inconnu pour retirer sa prise sur son épaule. La yankee n'était pas vraiment paranoiaque, mais en ce moment, beaucoup de personnes voulaient un combat avec elle, parfois jusqu'à la mort, et il lui était arrivé d'être attaquée par derrière quand elle écoutait de la musique ou qu'elle chantait. Elle avait d'ailleurs encore la cicatrice d'un coup de poing particulièrement vicieux au-dessus du sourcil gauche. Anko fixa le garçon face à elle, son poignet toujours dans sa main. 

C'était indéniablement un D puisque les élèves des autres niveaux ne venaient jamais ici, son visage lui était familier, elle avait du le croiser dans le couloir ou quelque chose du genre. Il était plus grand qu'elle, sûrement dans les un mètre quatre-vingt cinq, quatre-vingt dix, ses cheveux étaient noirs comme tout bon japonais sans métissage, ses yeux semblaient noirs mais elle ne pouvait pas vraiment en juger à cause de la luminosité de la salle commune et son visage était taillé, très masculin. Elle apperçut l'éclat d'un piercing sur son oreille gauche qui ressortait sur le noir ébène de ses cheveux. Anko attendit qu'il parle en premier, elle ne remit même pas en place sa mèche de cheveux qui cachait normalement son oeil sans lentille. Quand on voyait ses deux yeux, le résultat était assez effrayant en soit. Un oeil noir et un oeil gris très clair, presque blanc qui faisait encore plus ressortir ses cheveux noir corbeaux parsemés de mèches bleues nuit. L'adolescente aimait son apparence, elle faisait partie d'elle-même.
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MessageSujet: Re: "Are you fucking kidding me ?" [Anko Ukyo / Minoru Takeda] Sam 22 Nov - 12:54
J'ai regardé la demoiselle déchirer les pages de ce livre avec rage. J'ai levé un sourcil, elle avait tant de haine en elle. Au pire, j'en avais rien à foutre. Je ne la connaissais pas, et puis, je n'émettais aucun jugement. Elle faisait ce qu'elle voulait. Au final, j'étais peut-être pareil, mais bien plus passivement. J'allais pas inutilement m'acharner sur un livre. J'faisais passer ma colère dans la boxe, moi. Les gens devaient me voir comme un rageux. Mais j'm'en fou, ils ont pas si tord au final, hein ? 

Quand j'ai posé ma main sur son épaule, elle s'est retournée violemment, et m'a attrapé le poignet, avant de me regarder d'un regard noir. J'ai vu rouge à ce moment-là. Je détestais réellement me faire agresser pour rien, et il semblerait que je sois loin d'être doux comme un agneau. J'ai rapidement inversé les rôles, sans trop de mal, et je l'ai plaqué contre un mur, une main au cou. Elle se faisait menaçante, mais elle ne la blessait pas. Juste un avertissement quoi. J'étais bien plus grand et fort qu'elle. Y'avait aussi la boxe qui m'avait bien taillé, du coup, j'avais l'avantage rapidement. Si c'était une fille qui se prenait pour une connasse de Yankee, j'lui ferai bouffer ses dents. C'pas comme si j'avais reçu une bonne éducation en fait. J'avais rien contre cette catégorie de personnes, moi-même j'étais considéré comme tel, et je pense que j'en étais un. Seulement, je détestais ceux comme elle. Qui démarrent au quart de tour, pour frapper tout et n'importe quoi juste par simple envie. En plus, j'étais pas venu pour l'agresser, donc ça me saoulait drôlement.

J'me battais rarement pour rien. Et même malgré toutes les menaces que je proliférai à son égard dans ma tête, je ne l'aurai pas touché pour si peu. J'mettais juste une distance pour ne pas qu'elle m'emmerde en fait. Ma main ne la touchait même pas. Elle pouvait simplement en sentir la chaleur contre son corps. J'me battais juste pour des choses qui en valaient le coup. Par exemple pour protéger ceux que j'aime, ou bien juste pour éviter de crever quoi. Sinon, j'me contentais d'éviter les coups, sans riposter. Ça faisait souvent déboulonner mes adversaires, cette passivité. Quand ils s'étaient bien amusés, généralement, je leur collais un avertissement, comme j'avais pu faire là avec cette file qui m'avait saoulé. Vous dire que je ne m'énerve pas serait largement mentir. J'prends vachement sur moi pour pas foutre un poing à celui qui me saoule trop. Généralement, j'aime bien jouer avec les mots. C'est fou, mais il n'y a que lorsque je suis vraiment énervé que je fais des phrases construites. Et généralement, je sais où frapper pour faire mal. Mais là, à ce moment précis, j'ne voyais pas l'intérêt de la provoquer.

J'ai sorti son mp3 de ma poche, et je lui violemment collé contre le corps, au niveau du milieu des omoplates avant. J'pense que je lui ai fait mal, mais j'en ai rien à foutre. Une fois qu'elle l'a attrapé, j'l'ai lâché, et j'me suis décalé d'elle, en soupirant.

« C'est bon ? T'as piqué ta crise, t'es contente ? » J'lui ai simplement lâché sur un ton plutôt froid et blasé.

Derrière nous, j'ai entendu des pas, puis un « Oh putain, elle va s'faire niquer par Takeda ». Les élèves de notre section semblaient adorer regarder les bagarres. C'est sûr que c'est drôle de voir quelqu'un se faire défoncer la gueule, hein ? Puis, y'a eu quelques poufiasses qui ont rigolé. J'supportais pas les filles de D. C'était des espèces de meufs dégueulasses qui cherchaient à s'faire violer pour ensuite aller chialer. J'les aime pas ces pots de peinture.

J'me suis retourné pour voir cette population qui s'agglutinait, et sans laisser le temps à la fille de répondre à ma phrase, j'ai récupéré mon sac par les anse, j'l'ai jeté sur mon épaule, en le tenant par le bout des doigts, j'ai remis mes écouteurs qui étaient tombé dans la violence de nos échanges, et j'suis partit, la tête haute, alors que tout le monde se décalait pour me laisser passer. Effrayés. J'me demandais vraiment si cette nana allait me suivre pour régler ses comptes, ou me remercier, ou bien, si elle allait préférer en rester là, c'qui serait mieux pour moi.

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~


   
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MessageSujet: Re: "Are you fucking kidding me ?" [Anko Ukyo / Minoru Takeda] Sam 29 Nov - 21:14
Anko ne savait pas ce qu'elle ressentait à ce moment précis alors qu'elle était presque plaquée contre un mur, une main autour du cou. De la colère ? Peut-être un peu, elle détestait être mise en position de la faible dans n'importe qu'elle situation. De l'amusement ? Oui, elle était contente que quelqu'un ose enfin répondre à ses geste plutôt que de partir en courant comme un lâche. De la honte ? Beaucoup. Quelques curieux étaient vite arrivés et pensaient déjà qu'elle allait se faire massacrer par ce mec, Takeda si elle avait bien entendue. Dans quelques minutes seulement ou au maximum une heure, sa "défaite" serait un évènement au sein du niveau D et tout le monde se moquerait d'elle, oubliant vite fait la réputation qu'elle s'était formée depuis son arrivée au pensionnat Miyusaki. Mais ce qu'elle ressentait surtout, c'était un brin de gêne tandis que "Takeda" lui plaquait son iPod contre elle. 

Elle l'attrapa et écouta silencieusement les paroles du garçon. Elle en était presque à regretter de s'être tout de suite sentie menacée alors qu'il voulait simplement lui rendre son bien. Elle voulut répondre, elle ne savait pas quoi, mais elle ne voulait pas se démonter devant cet inconnu. Mais ses mots moururent dans sa bouche alors qu'il la lâchait et partait après avoir remis son sac sur ses épaules, les écouteurs aux oreilles. Anko l'observa traverser la pièce alors que les élèves devant lui s'écartaient comme des cafards, sans doute effrayés par lui. Alors qu'ils disparut enfin, quelques personnes se retournèrent enfin vers elle, des sourires narquois florissant sur leurs visages.

- Alors Ukyo, on s'fait ratatiner par un gars ?! 
Anko écouta ses "camarades" se ficher d'elle, disant à quel point elle était nulle alors qu'elle ne s'était même pas battue avec lui. Mais au fond d'elle, elle savait que de toute manière, elle n'aurait sûrement pas gagné le combat. Elle était habituée à des adversaires masculins beaucoup plus fins, ou petits, parfois grands mais leur débilité et leur faiblesse aidant grandement à la faire gagner. Alors que ce Takeda semblait fort, très fort, assez fort pour faire flipper tous les élèves. La brune l'envia presque, elle était crainte par un bon nombre de personnes mais pas autant que lui, et bientôt, elle deviendrait la risée des D. 

Anko finit par remettre son iPod à sa place, dans la poche de sa veste, et sortit de la salle en bousculant tous ceux qui étaient sur son passage. Il fallait qu'elle retrouve ce gars.
Elle le vit quelques mètres plus loin, son sac sur l'épaule. Elle trotta jusqu'à sa rencontre et se plaça devant lui pour lui barrer le chemin, croisant ses bras sur sa poitrine dans une posture défensive. Elle parla d'une voix neutre malgré le noued qui lui tordait le ventre.
- Je te remercie pour mon iPod, mais je ne peux vraiment pas perdre le peu de pouvoir que j'ai ici.
Elle soupira et décroisa ses bras, les laissant tomber le long de son corps tandis qu'elle fixait l'adolescent.
- Battons-nous.
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MessageSujet: Re: "Are you fucking kidding me ?" [Anko Ukyo / Minoru Takeda] Ven 5 Déc - 23:25

feat Anko.





Si on prenait ma vie, on se résumait à peu près à ce qui était en train de se passer actuellement. Moi, marchant, seul, coursé par une espèce de furie qui désirait se battre. Puis, au fond, je savais que j'allais gagner si j'acceptais le duel, c'était pas comme si c'était la première fois hein. Elle était là, juste devant moi. Ses paroles ont failli me faire rire en fait. C'est pas comme si elle paraissait fragile hein.

En fait, cette situation a tourné de toutes les façons possibles dans ma tête, et j'ai exploré toutes les possibilités qui m'auraient permis de ne pas me retrouver dans un cas aussi dérisoire. J'venais à regretter d'avoir ramasser le mp3 que j'avais trouvé, j'aurai mieux fait de le laisser par terre en fait. C'était pas plus mal quelque part j'pense. J'aurai pas parlé avec elle, j'aurai toujours ignoré son existence, et à ce moment précis, j'serai en train de cogner sur un sac de sable, plutôt que d'entamer un dialogue de sourd avec une fille qui paraissait plus conne que moi. C'était pas terrible comme situation, et j'aurai été capable de tout pour l'éviter, parce que ça m'ennuyait. J'aime pas, moi, avoir à faire aux gens. Plus ils sont loin, mieux j'me porte. Parce qu'au final, je suis quelqu'un de solitaire. Et j'les aime pas ces types là. Je n'éprouve aucun intérêt à leur adresser ne serait-ce qu'une seule fois la parole. Et pourtant, je l'avais fait avec cette putain de Yankee là, qui préférait laisser sa vie plutôt que de perdre sa dignité. En même temps, j'avais pas vraiment mon mot à dire moi.

Si on cherche un peu dans les méandres de cette connerie d'histoire que je traîne derrière moi, on voit bien le collégien que j'étais rentrer à la maison en titubant presque tous les soirs, parce que je tenais pas debout, tellement j'm'étais fait tabasser. J'crois que je me rappellerai toute ma vie du contact violent de la barre en faire contre mon visage. J'en ai de belles, des cicatrices quand même. Mais ça a forgé mon caractère en fait. A force de me faire taper dessus, j'suis devenu moins con. Mouais. Pas sûr que ce soit ça qui m'ait calmé. P'têtre que j'avais grandi plus vite que les autres dans ma tête. J'me considère pas comme faisant partie de l'élite, la preuve, j'suis juste en D. J'dis seulement que j'suis p'têtre moins cons que certains, et que, j'me battais pas juste pour une histoire de dignité. Pour moi, un combat, ça a trop de valeur. C'est présenté de l'intérêt à quelqu'un au final, parce qu'il vous fait perdre votre temps, et vous faites de même avec le sien. Ce sont des minutes qui ne seront jamais récupérées. Vaut mieux les perdre à s'entraîner en fait.

J'étais un peu comme elle quand j'étais plus jeune. Mais je doute fortement qu'elle soit moins vieille que moi, elle. J'sais pas en fait, j'peux pas deviner l'âge des gens à vue d'oeil, et j'm'en fou. Puis au pire, je ne vois pas pourquoi je m'éternise sur son sujet, elle m'agace, et ne mérite pas que j'y accorde l'esprit. J'aimerai qu'elle en fasse preuve, elle, d'esprit tiens. Ça m'éviterai d'avoir à me justifier sur le refus que je lui présenterai, et qu'elle s'efforcera de contester, j'suis sûr.  Elle osait même me parler de « pouvoir » J'ai failli lui sortir qu'elle était conne quand elle m'a dit ça. Du pouvoir, dans un bahut aussi pourri que Miyusaki ? Ça va, on n'est pas en taule non plus. Ni dans une maison de redressement, donc y'a pas de pouvoir à avoir en fait. J'sais pas c'qu'elle fou là. Mais vous m'direz, j'sais pas ce que je fais ici non plus en fait. Comme tous les élèves de D. J'crois qu'on n'a pas le choix. On n'est pas encore majeurs, on dépend encore de nos parents. J'me demande ce que je ferai quand j'aurai vingt et un ans. Au pire, j'ai encore le temps avant que cela n'arrive. Mes doigts se sont un peu plus crispés sur la lanière de mon sac. C'était un spasme en fait, parce que j'étais immobile depuis trop longtemps.

« Ecrase. » j'ai sortit, blasé à la fille 

Je l'ai regardé, de haut en bas, alors que je soupirai. Elle m'avait trop saoulé, du coup, j'avais envie de sortir fumer. Mais si je le faisais, je ne serai pas en condition optimale pour m'entraîner, et en même temps, j'avais quand même un peu envie de passer pro. C'était pas en me « bousillant la santé avec ces saloperies » comme dirait ma mère, avec ses mains sur les hanches, que j'arriverai à réaliser mon rêve. Enfin, qualifier cela comme quelque chose d'onirique était largement exagéré quand même. On m'avait juste dit qu'il fallait que j'trouve quelque chose à faire de ma vie, parce que j'allais un jour y être confronté. Au pire, j'verrai quand il arrivera, pas la peine de faire des projets dix milles ans à l'avance. On sait même pas si j'serai encore vivant d'ici à ce que ça arrive. J'pourrais m'écrouler là, et crever la bouche ouverte. J'serai con si ça m'arrivait et que j'étais en A, ces têtes d'ampoule qui passent leur vie à étudier, ils ne savent même pas profiter de leur vie, du coup, si ils meurent maintenant, ils sont un peu dans la merde, ils savent pas ce que c'est que d'être vivant au final. J'aime pas ce bahut. Y'a trop de péteux, et de rageux.

J'ai évité la fille, mais j'lui ai quand même mit un coup d'épaule, pas trop puissant, mais quand même assez pour la faire reculer de quelques centimètres, et manquer de la faire tomber.

« Fait gaffe à qui tu provoques en duel. » j'ai lâché, en traçant ma route.

J'entendais les chuchotements des gens qui étaient sortis dans le couloir. Ça me saoulait ça aussi. J'les aimais pas ceux qui faisaient n'importe quoi comme ça. J'aimerai qu'ils voient un homme crever, ça les calmerait ces langues de pute.


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MessageSujet: Re: "Are you fucking kidding me ?" [Anko Ukyo / Minoru Takeda] Mar 30 Déc - 14:59
Rp archivé car suppression d'un des comptes joueurs.

Merci de votre compréhension.


Pocahontas.
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MessageSujet: Re: "Are you fucking kidding me ?" [Anko Ukyo / Minoru Takeda]
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"Are you fucking kidding me ?" [Anko Ukyo / Minoru Takeda]

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