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Fais attention à ne pas te brûler les ailes [E. Suzuke & A. Mitchell]

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MessageSujet: Fais attention à ne pas te brûler les ailes [E. Suzuke & A. Mitchell] Dim 20 Sep - 0:04
Ashley marchait depuis plus d'une demi-heure dans les rues de Tokyo qui ne désemplissaient pas. Après ses cours, elle était montée dans sa chambre et s'était aperçue qu'elle n'était pas seule. Ses colocataires ne l'effrayaient pas, elle ne les détestait pas non plus mais elle avait besoin de calme, de solitude après cette journée où elle avait cotoyé bien trop de monde. Elle avait hésité à se rendre à la piscine mais elle s'était souvenue de sa rencontre avec Jannis alors elle préféra éviter ce lieu, ne voulant vraiment rencontrer personne alors elle était partie en ville, histoire de se trouver un petit coin tranquille. Mauvaise idée, surtout quand on n'a pas de forfait internet et donc pas de GPS, pas de carte et que l'on est nouvelle, dans un pays où l'on ne sait lire que toilette dans la langue courante. Enfin, toujours est-il qu'en début de soirée, les rues étaient remplies de monde et qu'elle avait du mal à voir cinq mètres devant elle. Elle était grande pourtant et si elle arrivait à dépasser de quelques centimètres les Japonaises, elle n'arrivait pas à se repérer dans cette ville géante.

Sans savoir où cela la mènerait, elle tourna à gauche, encore une fois à gauche. Elle ne savait où elle allait mais elle y allait, bien plus vite qu'elle ne l'aurait voulu. A croire qu'elle devenait agoraphobe tellement elle voulait s'échapper de cette foule gigantesque qui la maintenait prisonnière. Pourquoi avait-elle choisit d'aller en ville pour trouver un endroit calme aux heures de pointe alors qu'elle savait que les Japonais favorisaient les transports en commun et donc, qu'elle croiserait beaucoup de monde. Débile. Elle se désespérait toute seule. Au carrefour d'après, elle tourna à nouveau à droite. A gauche, à droite, elle n'essayait même pas de se souvenir de la direction qu'elle prenait, elle était déjà trop perdue pour faire cela.

Le Soleil commençait à tomber doucement dans le ciel, une brise légère se levait timidement et venait caresser les bras nus de la jeune fille. Elle se reprochait maintenant de ne pas avoir pris une veste, ou au moins un gilet. Elle ne portait donc qu'un jean et un tee-shirt oversize qui dévoilait la peau dorée de ses bras. Elle tourna à nouveau à droite et elle se retrouva face au vent. Ses cheveux se soulevèrent légèrement avec le vent et quand ce dernier caressa la peau délicate de son cou, elle eut froid. Il fallait vraiment qu'elle songe à retrouver son chemin et à rentrer.

Elle tourna une nouvelle fois à gauche et elle s'aperçut que la rue qu'elle avait emprunté était un peu plus vide. Comme si son esprit s'était libéré en même temps que l'espace qui lui était laissé pour avancer, elle eut une idée : pourquoi n'appellerait-elle pas Scarlet ? Elle n'avait qu'à lui dire exactement où elle se trouvait et elle pourrait lui indiquer quelle direction prendre afin de regagner le pensionnat. Elle sortit son téléphone et elle composa le numéro de Scarlet mais visiblement, le cellulaire en avait décidé autrement. Un message s'afficha Réseau Indisponible. A cet instant, elle détesta le Ciel, la Terre, son téléphone, ses parents, le Japon, Tokyo, elle-même, tout et rien. Comment allait-elle faire ?
Elle avança quelques mètres encore et elle chopa une barre. Peut-être assez pour envoyer un message mais pas pour appeler. Comme une invitation pour appeler, une ruelle apparut à sa droite. Sans regarder si quelqu'un s'y trouvait, si elle semblait accueillante ou si c'était une rue sombre qui ne donnait pas du tout confiance. Et elle se retrouva au summum du ridicule, les bras en l'air comme si il y avait plus de réseau en haut qu'en bas, à s'avancer plus profondément dans cette ruelle de ce quartier qui lui était entièrement inconnu. Elle avait froid, elle avait mal aux pieds et elle commençait à avoir faim. Il fallait qu'elle rentre.  

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~

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MessageSujet: Re: Fais attention à ne pas te brûler les ailes [E. Suzuke & A. Mitchell] Dim 20 Sep - 12:07
La soirée avait plutôt bien commencée. Et je dois avouer que je m’étais déjà prit une sacrée murge. Je m’étais enfilé une bouteille de vodka avec un de mes subordonnés, à déconner comme des gros cons, et voilà que je me baladais dans les rues. Pas totalement bourré, mais quand même assez pour voir la vie en rose, plus que je ne la voyais déjà. J’étais complètement chéper. Tant et si bien que je me baladais dans les rues de Kabukicho en chantant très haut et très fort une comptine pour enfant. 

« Kobuta Kobuta
Tanuki Tanuki
Kitsune Kitsune
Neko Neko »
(Ekichi qui chante : Clique ici !)

Je ne savais pas vraiment comment j’allais finir la soirée, surtout que j’avais bien prévu d’aller en boîte pour me faire une des petites minettes qui pouvait y danser, après avoir été faire un tour dans mes clubs d’hôtes pour savoir si tout se passait comme il fallait, et si les filles ne rencontraient pas de problèmes avec des clients un peu trop entreprenants. Bon, ils avaient de la chance. L’alcool me rendait plutôt bon et sympathique. En fait, je devenais tout simplement normal quand j’avais bu. Enfin, dans la limite du possible avec moi je dois avouer. 

Je m’approchai d’une petite vieille qui me dévisageait avec un regard étonné. Mais qu’est ce qu’elle fou à Kabukicho celle là ? Je la regardai dans le blanc des yeux, avant de sourire, et de lui hurler en chantant :

« You don’t know shit, you don’t know shit about me !!!! » 

Je cru bien qu’elle allait faire une crise cardiaque, ce qui me fit bien rire, je dois avouer, avant que je ne parte, toujours en dansant, et chantant ma comptine pour enfant. Je me sentais vraiment bien, et j’avais rarement autant aimé mes jours de tranquillité. Bon, il y avait bien une ombre au tableau. Il manquait Makoto. Mais je ne l’avais pas trouvé. Alors je m’étais rabattu sur Toya, pour prendre une peu de bon temps sans me faire trop chier quoi. C’était pas le plus chiant de mes gars. Après Makoto c’était celui que je préférai. Mais Makoto c’est pas vraiment pareil en fait. C’est pas un de mes gars.

Alors que je continuai de danser dans les rues de Kabukicho. Que ma vie était chouette. J’arrivai même à entendre de la musique dans ma propre tête, alors que je me pensais à un concert de hard rock. 

« Welcome to the nightmare in my head ! Say hello to something scarying. »

Puis, une ombre perdue attira mon attention. Je levai un sourcil, tout en suivant cette demoiselle. Il ne me semblait pas l’avoir vu dans les ruelles de ce quartier. Je n’aurai pas pu l’oublier. Je retiens toujours le visage des occidentales, surtout quand il s’agit de jolies filles. Je passai une main dans mes cheveux, avant de sentir mon haleine qui puait un peu l’alcool. J’avalai un chewing-gum, avant de me diriger vers elle.

Peut-être mon connaissait-elle ? Peut-être avait-elle entendu parler de moi ? Je dois avouer que je n’en serai pas peu fier si c’était le cas. Après tout c’était un peu moi le boss de Tokyo ces derniers temps. Quoi que, je ne crois pas qu’il y ait eu de bavure sur mon acte, ce qui était tout de même un peu dommage. 

« Je peux vous aider ? » lui lançai-je.
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MessageSujet: Re: Fais attention à ne pas te brûler les ailes [E. Suzuke & A. Mitchell] Dim 20 Sep - 16:15
Les yeux rivés sur son téléphone, elle sursauta quand elle entendit des pas. Elle regarda à sa gauche et à sa droite mais bien évidemment il n'y avait que des murs. Vu l'étroitesse de la ruelle, ce n'était pas étonnant. Qu'est-ce qu'elle était bête quand elle s'y mettait ! Une voix s'éleva dans la ruelle. Elle était rauque, c'était donc un homme. Lentement, elle tourna son visage afin de voir devant elle qui lui parlait. Un homme se tenait devant elle. Elle le trouva aussitôt étrange. Elle ne discernait pas bien les traits de son visage avec ses cheveux qui mi-longs mais elle pensait qu'il avait entre vingt et trente ans. Il lui demanda si elle avait besoin d'aide. Devait-elle dire oui ? Après tout, il lui indiquerait peut-être où se trouvait le pensionnat mais en même temps, elle était inquiète. Que faisait-il seul dans cette ruelle ? Peut-être qu'il était perdu, comme elle, mais cela semblait assez difficile sinon il ne lui aurait pas proposé son aide. Les yeux bruns de la jeune retombèrent sur l'écran de son téléphone qui indiquait qu'il n'y avait toujours pas de réseau. Elle hésita encore un instant.

''Vous pouvez me dire comment regagner le pensionnat Gakuen s'il vous plait ?''


C'était la seule chose qu'elle pouvait faire. Elle faisait quand même attention à ce qu'il ne s'approche pas trop d'elle sinon elle partirait en courant. Seule chose qu'elle avait de bien ce matin c'est qu'elle n'avait pas mis de chaussures à talon ce jour-là, elle n'aurait pas été très loin sinon. Bon, elle se faisait peut-être des films. Tous les hommes de cette planète n'était pas des psychopathes qui cédaient à leur pulsion meurtrière ou qui s'amusaient à effrayer des jeunes filles. Peut-être qu'il voulait vraiment l'aider. Sans aucun intérêt ? C'est curieux tout de même. Elle l'avait peut-être dérangé ou allait le déranger si elle restait là. Elle allait se poser d'autres questions mais valait mieux qu'elle ne réfléchisse pas.


Fidèle à elle-même, elle ne s'empêcha quand même pas de se reprocher d'être parti aussi loin dans Tokyo alors qu'elle ne connaissait quasi rien de cette ville. Il ne fallait pas être douée pour partir à la découverte d'une si grande ville aux heures de pointe, sans carte, sans guide, sans rien que son petit cerveau pas très rempli. C'était quoi qu'elle avait là-haut, de la compote ? Elle se trouvait pathétique à demander sa route à un inconnu dans une petite ruelle. Non mais sérieusement, pourquoi avait-elle tourné dans une ruelle aussi éloignée, aussi reculée de la ville. Si elle se faisait agresser, elle aurait beau hurler de tout son corps, personne ne l'entendrait et si par miracle une âme passait par là, Ashley était presque sûre qu'elle ne regarderait même pas d'où venait les cris afin de ne pas aider la jeune fille.



Sa jambe droite se mit à trembler. Elle était angoissée. Quelle personne normalement constitué aurait, en plus de s'être perdu, cherché du réseau dans une ruelle et adressé la parole à un inconnu ? Ca tombe c'était un alcoolique complètement éméché et incontrôlable ou un dealer qui cherchait à revendre à n'importe qui. Mais dans quoi c'était fourrée cette fois. De toute façon, elle n'avait plus qu'à attendre une réaction de la part de l'homme, il pourrait peut-être l'aider. 

~#~#~#~#~#~#~#~#~Pensionnat Miyusaki~#~#~#~#~#~#~#~#~

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MessageSujet: Re: Fais attention à ne pas te brûler les ailes [E. Suzuke & A. Mitchell] Lun 26 Oct - 19:47
Une vie de débauche complète. C’était la mienne. J’étais le baron de la nuit, et j’aimais ça. Les boîtes, l’ambiance d’excès, les effusions d’alcool, la sueur des corps sur la piste de danse, la musique battant dans mes tempes, le sang impur. J’aimais le monde de la nuit, c’était certain. Mais il ne s’résumait pas simplement aux soirées. Il était bien plus que ça. C’était bien plus dangereux, bien plus excitant. J’aimais tous les aspects de la nuit. J’aimais le sang sur mes mains, les pleurs dans ma vision. J’aimais être cette ordure que l’on tentait d’éviter du mieux que l’on pouvait.

Et voilà qu’cette nana là, telle un agneau, elle était perdue dans l’mauvais quartier de la ville. Visiblement, elle n’était pas d’ici, que ce soit par son physique, ou sa façon d’parler. Elle est au-courant que Gakuen ça v’dire école ? J’crois pas. Mais elle m’fait marrer c’te gosse. Surtout c’te peur que j’vois dans ses yeux. Elle s’demande c’qu’elle fait là, c’qu’elle fait en face d’un gars comme moi, et surtout, c’qui va advenir de sa vie. J’sais pas, ce soir j’suis trop torché pour tirer droit. Quelle chance, ça va lui sauver la vie. C’est en silence que je l’ai observé, détaillant tous ses traits un à un. j’étais plutôt habitué à faire ça face aux donzelles. J’sais pas, parfois j’pouvais éventuellement en tirer profit dans un de mes clubs d’hôte par exemple. Les occidentales valent plus cher que les asiat, c’qui est beaucoup plus rentable, sachant que leur salaire n’est pas plus élevé, et qu’elles s’plaignent pas, puisque leur salaire est déjà outrageusement élevé, et que t’façon, elles sont hors-la-loi.

« Gakuen ça v’dire école. » lâchai-je finalement, avec un sourire sur le coin des lèvres.

Elle avait peur, mais j’pense pas franchement qu’elle savait qui j’étais en fait. Sinon, elle s’rait morte de trouille. Elle était trop jeune pour savoir à quoi j’pouvais bien ressembler. Et p’têtre même qu’elle savait pas qu’j’existai. Après tout, les nanas comme ça, ça évite de côtoyer les gars comme moi. J’vais pas m’en plaindre en fait. Ça m’fait pas pleurer, au contraire. Moi j’préfère celles qui écartent les cuisses facilement, mais pas trop non plus, histoire d’pas choper la dernière MST qui traîne à Kabukicho. C’pas comme si c’était un nid à merde ici en fait. 

J’regardai cette ruelle un peu sombre. Un cul d’sac. A tous les coups c’était l’coin d’une prostitué ou de junkies. Et j’voulais pas qu’il arrive quelque chose à c’te beauté. Après tout, si j’lui sauvais la vie, elle m’serait peut-être redevable, et pour payer sa dette si énorme, elle devrait travailler dans mon club, pour le plus grand plaisir des clients, et le mien également…


« S’tu veux pas avoir de problèmes, j’te conseille de sortir d’ici, et d’rester avec moi. »

C’était vrai. A partir du moment où elle était avec moi, elle risquait rien. Personne s’risquait à vouloir porter atteinte à ma vie, ou à celle des gens qui m’accompagnaient. J’étais l’baron d’la nuit en fait. Celui qui reignait avec une poigne de fer sur Tokyo, celui qui tirait les ficelles dans l’ombre, alors que les habitants dormaient tranquillement sur leurs deux oreilles. Mais elle était en danger avec moi, la donzelle. Sait-on jamais, j’étais pas à l’abri de péter un lourd câble, et d’attenter à sa vie, ou p’têtre d’autres choses, genre la faire chanter, c’genre de trucs en fait. Fin, jouer au bâtard quoi. Histoire peut-être de juste la traumatiser un peu. J’sais pas, si j’avais envie d’jouer un peu aux gros cons, pour m’divertir un peu. J’avais pas trop d’sympathie ou de gentillesse pour les gens en fait. Ça m’intéressait pas d’être le gentil gars aux côtés d’une fausse blonde, ou d’une meuf refaite de partout. J’aimais être celui qui les faisais pleurer. J’aimais voir la tristesse sur leur visage, mais aussi leur peur. Peut-être tout autant qu’on avait pu m’l’infliger à moi. J’étais une boule de haine, un véritable connard qui ne voulait que profiter de la faiblesse des femmes. Mais j’le vivais vraiment bien.

Les mains dans les poches, le regard rivé sur la rue principale de Kabukicho, je tournai le dos à cette frêle biche qui m’avait d’mandé où s’trouvait son lycée. Visiblement, elle était bien jeune pour traîner ici. Ou même pour travailler pour moi. Mais on peut dire que j’étais pas vraiment le gars qui était tout conforme aux lois, et alourdir un peu ma peine, c’était pas la fin du monde. T’façon, si j’me faisais arrêter, soit j’prendrais perpet, soit j’me ferai descendre. Ils seraient mon bourreau comme j’avais pu être le leur. Alors qu’ils me suppliaient de ne pas les tuer, moi j’accepterai ma sentence la tête haute. J’préférai crever en toute dignité que de vivre honteux. C’est difficile d’avoir un égo surdimensionné il faut croire. Mais pas trop en fait. J’le vivais plutôt bien. 

« On va aller à l’arrêt d’bus. »
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MessageSujet: Re: Fais attention à ne pas te brûler les ailes [E. Suzuke & A. Mitchell] Dim 15 Nov - 19:59
L'angoisse quittait rarement Ashley, toujours à se méfier et à craindre ce que les autres pensent, mais ici, dans cette ruelle, devant cet homme dont elle voyait à peine le visage mais qui lui était aussi inconnu qu'effrayant, elle ne s'était jamais aussi mal à l'aise. Ce n'était pas sa place habituelle, elle avait l'impression d'être une souris entre les pattes d'un chat aux griffes acérées et qui savait qu'elle finirait dévorer. Elle triturait ses pouces comme elle en avait l'habitude, elle ne les regardait pas mais elle savait que si elle ne s'arrêtait pas, elle finirait par saigner or elle ne pouvait pas s'en empêcher, c'était le seul moyen qu'elle avait trouvé pour décompresser, ou plutôt garder, un minimum, ses esprits. Elle n'avait plus faim, plus froid et la douleur à ses pieds s'étaient évanouis en même temps que son assurance, en revanche son envie de rentrer le plus rapidement possible au pensionnat n'avait cessé de croître et elle désespérait de ne plus en voir la couleur. Elle savait que ça ne dépendait que de l'homme et de ce qu'il pourrait faire. Seule, elle n'irait pas loin et c'était seulement pour savoir si il allait l'aider ou non qu'elle ne partait pas en courant.

Elle ne fut pas au bout de ses peines. Effectivement l'homme semblait satisfait de la torturer un petit peu puisqu'il releva une faute. Bien plus qu'honteuse, elle se sentait terriblement conne d'avoir fait une faute comme celle-ci. C'était la première fois qu'elle en faisait une aussi grosse et elle se demandait si c'était à cause du stress que cette rencontre avait occasionné ou si c'était juste parce qu'elle ne maîtrisait pas le japonais. Dans tous les cas, elle venait de se tirer une balle dans le pied parce que maintenant l'inconnu savait qu'elle n'était pas ici, sans parler il avait pu le deviner, mais depuis peu de temps ce qui devait certainement l'amuser et l'intéresser si il avait prévu de ne pas l'aider. Décidément, c'était une journée pourrie et elle aspirait tellement à en voir la fin. Roulée en boule sous sa couette, à repenser à cette journée de fou grâce à laquelle elle s'interdirait pendant toute sa scolarité à retourner dans ce quartier seule à une heure pareille. Peut-être qu'elle n'y retournerait pas, dans son lit. Ou alors pas ce soir, pas maintenant. Qu'allait-il advenir d'elle ? Si elle se désespérait vraiment de se mettre toujours dans des situations dont elle avait du mal à se tirer, elle n'y faisait pas vraiment attention, concentrant toute son énergie à la peur croissante qui dévorait peu à peu ce qui restait de son esprit.

Plus bavard qu'elle, l'étranger lui conseilla de rester près de lui. Ashley ne savait pas pourquoi et elle ne savait pas si c'était une bonne idée puisque, c'était le seul type qu'elle avait croisé, il disait peut-être cela pour l'attirer plus près de lui. Il n'était peut-être pas assez tard pour que les autres sortent mais quand ils les rejoindraient, elle s'apercevrait qu'il n'était pas si mal finalement ou alors il était armé, les autres le savaient et s'en méfiait. Dans tous les cas, elle n'avait pas vraiment envie de se coller à lui, même de s'en approcher d'un peu trop près. Si il cherchait à la rassurer en lui disant cela, il se trompait car cela ne faisait que l'inquiéter davantage. Jamais elle n'aurait tourné dans cette rue si elle avait imaginé qu'elle aurait fini comme cela, complètement déboussolée. Ses yeux s'humidifièrent un peu, elle était perdue dans ses rues et elle avait peur de s'être perdue en même temps. C'était très certainement exagéré mais elle ne pouvait s'empêcher de s'imaginer de ne plus revenir, ou plus dans le même état et elle ne savait pas ce qui l'inquiétait le plus. Jamais elle n'avait connu une peur de cette ampleur et elle priait de toutes ses forces pour ne plus jamais en ressentir une comme cela. Même ce fameux jour de mai n'avait pas été aussi terrible, et sa crainte n'avait pas été aussi énorme. Elle n'avait pas prévu qu'une telle chose pourrait lui arriver, pour une fois qu'elle avait été un peu insouciante, elle s'en mordait bien les doigts et regrettait amèrement cet écart.

Se doutant bien que l'homme ne réagirait pas du tout s'il la voyait pleurer, elle tenta de les empêcher de couler sachant que son regard resterait toujours humide, elle n'y pouvait rien, elle tremblait littéralement de peur. Il se retourna et elle eut peur qu'il la laisse se démerder dans ce dédale de rues qu'elle ne reconnaissait pas et dont elle pressentait ne pas en sentir vivante seule et dans un tel état de panique. Son père lui avait bien apprit que c'était plus simple de s'en prendre à une personne faible et personne ne pourrait nier qu'elle semblait bien faible ce jour-là, ses pouces presque à sang, ses yeux humides et son air complètement perdu et dépassé. Il avança de quelques pas avant de lui dire qu'il allait à l'arrêt de bus. Elle ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance ou non mais avait-elle le droit de refuser ? De toute manière, elle ne risquait rien de plus en le suivant qu'en restant seule dans une petite ruelle comme celle-ci. Qu'il l'emmène ou non à l'arrêt de bus, elle n'avait pas d'autres choix, pas d'autres options.

''D'accord, merci.''

Il s'en fichait sûrement qu'elle le remercie mais si elle se montrait polie et respectueuse il aurait peut-être plus envie de l'amener là où elle le désirait. C'était débile, il devait bien se foutre du respect et encore plus de la politesse, il se sentirait peut-être même un peu offensé, il verrait peut-être ce ''merci'' comme une forme de prétention mais c'était avant tout une habitude pour Ashley. Les Canadiens s'excusaient et remerciaient de manière automatique et elle avait eu la vague impression que c'était aussi comme cela au Japon, mais à voir ce quartier, elle doutait que ce soit vraiment comme ça ici. De toute manière, elle l'avait dit, elle n'avait plus qu'à voir si il l'emmenait bien là où il l'avait annoncé et si ce n'était pas le cas, elle aviserait le moment venu.


Voilà où elle en était. Adviendra ce qu'il adviendra, elle savait que son sort dépendait de l'homme, peu importe ce qu'elle dirait ou ferait. Même si elle s'était mise à courir maintenant et qu'il décidait de la suivre, elle ne donnait pas plus cher de sa peau qu'à cet instant précis. Elle ne connaissait pas ce quartier, sa réputation et tout ça mais elle connaissait la nature violente de l'homme et cela suffisait à Ashley pour imaginer qu'on n'y comptait plus les morts. 

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Fais attention à ne pas te brûler les ailes [E. Suzuke & A. Mitchell]

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