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" Japanese Girl " [ Iseul & Tammin ]

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Tammin Mizusaki
MessageSujet: " Japanese Girl " [ Iseul & Tammin ] Mer 30 Sep - 13:38
Deux heures de libre.

Mon emploi du temps en main, je regarde ce qui m'attend pour le reste de la journée. Il me restait encore un cours à subir mais avant de vivre ce calvaire, j'avais deux bonnes heures de libre devant moi. Pour ne rien changer à mes habitudes, je mets donc mon casque et lance ma playlist. Je décide de faire un petit tour et de visiter les pièces dont je n'ai encore jamais vu la couleur depuis mon arrivée. Une salle m'attirait bien plus que les autres : le foyer.

Je voulais voir s'il ressemblait à celui de mon ancienne école. Je passais mon temps là-haut dans mon ancienne vie. C'est d'ailleurs dans cette pièce que Nolan m'a demandé de sortir avec lui. Autant dire que j'y possède mes plus beaux souvenirs. Je séchais parfois les cours pour y retrouver toute ma bande d'amis et on passait notre temps à balancer des rumeurs et à déconner sur un peu tous les sujets. C'était aussi notre lieu de rendez-vous quotidien à Nolan et moi. Sans vraiment vouloir m'en persuadé, bien que je m'en doutais un minimum, j'espérais secrètement revivre tout cela, ici même.

Avoir une bande de copains qui m'attend et avec qui je pourrais faire les pires bêtises. Parler de tout et de rien. Y retrouver mon petit copain et me foutre littéralement qu'on puisse nous regarder et nous juger. Le foyer était pour moi, le cœur même de l'établissement. C'est pour cela que je possédais une si grande hâte à le découvrir.

Je marchais donc en direction de l'aile Est. La partie du pensionnat qui me répugnait le plus. Trop de monde. Beaucoup de bruits. Pas assez d'intimité. Une foule de contacts. Tout ce qui me donne envie de fuir, en courant. Mais aujourd'hui, c'était différent. J'avais cette envie, cette attraction qui me prenait autrefois. Ce besoin de me mêler aux autres et d'y trouver mon siège, ma place. Je m'avance donc, d'un pas sur, jusqu'au foyer et y pénétra sans sourciller. Je fus assez surprise de ce qui venait d'apparaître devant moi. Le foyer était assez peuplé mais pas le moins du monde bondé, comme je m'y attendais quelques secondes auparavant. Je trouvais cela étrange et même anormal. Je prenais ce lieu pour le cœur du pensionnat, l'endroit où tout le monde se rejoint et où se profusent rires et bagarres à volonté.

Je m'attarde un petit instant sur la décoration et l'âme de cette pièce. Rien à voir avec celui que j'ai connu. Décidément tout me dérange et m'étonne dans ce pays. Ils ne font rien comme tout le monde. Ce qui donne un certain charme au Japon, je dois bien l'admettre.
Les murs étaient de couleur neutre et l'ensemble respirait la sérénité. L'inverse aurait été préférable. Tags sur les murs, couleurs flashy et arcs-en-ciel, le foyer devrait être le lieu de perdition de Miyusaki où tout est permis. Ma vision des choses diffère une fois de plus avec leur façon de vivre et je me sentis encore moins à ma place.

Je me retourne, dans l'espoir mais surtout l'envie soudaine de partir, n'ayant plus aucune attraction pour lui. Et qu'elle ne fut pas ma surprise lorsque je me retrouvais, ainsi, contre le torse de quelqu'un. En levant les yeux, je compris que je venais de 'percuter', bien que le mot était légèrement exagéré, un élève et donc par définition l'un de mes camarades. On me l'a assez fait remarqué durant mon premier jour d'adaptation. Tout élève de Miyusaki, quel que soit son âge est et restera à jamais mon camarade de promo. Je trouve ce contexte ridicule et totalement improbable mais qu'importe, si cela peut leur faire plaisir et leur donner meilleure conscience de se dire que tous les élèves s'apprécient et se respectent.. Soit.

Le garçon me sourit et me demanda s'il pouvait passer. Je me mis donc sur le côté, légèrement gênée et le regarda entrer. La curiosité me donna envie de lui emboîter le pas. De retour au sein du foyer, je suis partie m'asseoir en prenant les plus grandes précautions qu'il puisse exister et en entrant dans aucun 'territoire' d'une bande déjà présente. Je me risquais ensuite de repérer le jeune inconnu que je venais tout juste de rencontrer.
Ce ne fut pas très difficile.
Grand et même plutôt beau, il avait rejoint la plus grande troupe qui était présente en ce lieu. Je me mis à l'observer et à observer ses amis, par pure et simple curiosité. N'étant pas la fille la plus discrète au monde, l'un de ses copains me montra du doigt. Je croisais donc à nouveau le regard de mon précédent interlocuteur et baissa vite le mien sur mon téléphone. Quelle cloche !
Je tape nerveusement sur mon écran et essaie de trouver une musique assez puissante et renversante pour me sortir le brouhaha qui envahissait mes oreilles et me faire oublier mon comportement de petite 'stalkeuse' en herbe.

Je sentis un frôlement et une présence se poser juste à côté de moi. Surprise, je leva ma tête instantanément et eus comme un léger soubresaut en le voyant, aussi près de moi. Je baisse mon casque et le laisse tomber autour de mon cou. J'attendais qu'il ouvre la bouche et qu'il entame la conversation. Fini de parler aussi ouvertement aux garçons que je rencontre. J'ai déjà donné et je ne veux pas avoir le même retour.
Jannis..
Me voilà de nouveau en train de penser à lui. Pourquoi me venait-il en tête ? Le garçon qui se tenait à côté de moi semblait charmant et tout aussi mystérieux. De plus, il semblait plus entrain à faire connaissance et n'avait pas l'air de vouloir m'abandonner, lui.. Pourtant, ce n'était pas pareil. Cette rencontre n'équivalait pas la précédente. Il ne valait pas aussi bien que Jannis. Je me demande même si un garçon pourrait le surpasser. J'en doutais sérieusement, à l'instant présent.

Il me tendait sa main et avant même que je puisse lui présenter la mienne ou qu'il puisse se présenter, je sentis une violente force me pousser et me retrouva par terre. Ne comprenant pas ce qui avait bien pu arriver, je commençais à me relever mais un pied me rabaissa de nouveau au sol et je sentis que je venais de provoquer la couleur de quelqu'un. Mais de qui ?
C'est en levant la tête que j'eus la réponse à ma question. Une bande de filles m'encerclait et l'une d'entre elles avait son pied sur ma cuisse. Toutes, me regardaient avec un regard noir et des yeux remplis de colère. Avais-je pris leur place ? Qu'avais-je pu faire pour m'attirer des ennemis aussi rapidement ? Moi qui avait changé et qui n'aimait pas s'attirer les foudres de quelqu'un..

Je vis le garçon se lever et tenter d'entrer dans le cercle. Je l'entendais beugler et sa voix me faisait comprendre qu'il était plutôt en colère. La fille qui semblait être la chef de cette petite troupe appuya son pied et commença à écraser ma cuisse. Je la regardais, avec incompréhension et dégoût. Je ne lui montrais aucune émotion ni prononçait aucun mot. Certes, elle me faisait mal, mais je n'allais pas pleurnicher devant elle et la supplier d'arrêter.

« Qu'est-ce que tu me veux ? » lui lançais-je, pour essayer de comprendre.

Je l'entendis m'expliquer, non me balancer la raison de sa colère. Elle me crachait presque sa colère en pleine figure et je déglutis. Je n'en revenais pas. Une raison aussi stupide. Cette fille était donc si puérile ? Et ses copines suivaient ses ordres sans lui faire comprendre qu'elle agissait comme une petite fille qui ingérait la pitié ? Je les pleins. Plus je les découvre et plus certains japonais me dégoûtent. Leur façon de vouloir posséder ce qui ne leur appartient pas est révoltante et écœurante. Ce genre de personnes, on en trouve partout, mais depuis mon arrivée, j'en ai croisé la pelle. Que ce soit dans la rue, à Miyusaki ou dans le bar où je travaille. Je n'avais jamais rencontré ce genre d'énergumènes à Sidney. Il devait forcément y en avoir, mais je n'en ai jamais croisé et j'en suis bien heureuse.

Car la raison de cette altercation n'est autre que liée à ce gentil garçon qui voulait se présenter à moi quelques minutes plus tôt. Quel chanceux. Il avait une petite amie qui était pour moi la reine des pestes et qui était entourées de brebis galeuses perdues sans la moindre directive. En quoi, une simple présentation et un échange de poignets de mains pouvaient ainsi justifier sa réaction ?
Je n'ai pas sauté au cou de ce garçon, je ne l'ai pas embrassé ni même dragué. Son petit copain a beau l'air sympathique et agréable à regarder, il n'était rien pour moi. Rien d'autre qu'un inconnu qui de toutes manières, n'aurait jamais pu dépasser celui dont j'étais tombée amoureuse. Alors elle n'avait aucune crainte à se faire et j'avais beau le lui expliquer, elle n'en avait strictement rien à faire. Elle avait décidé de s'attaquer à moi et même si je lui disais que j'étais attiré par les filles ou par les animaux, elle continuerait de m'accuser pour ne pas perdre la face devant l'ensemble des élèves qui nous regardaient. Elle me menaçait et semblait être prête à me faire regretter mon existence. Et rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Pas même son copain qui ne pouvait venir jusqu'à moi et qui la menaçait de rompre si elle n'arrêtait pas tout de suite ses gamineries. Enfin quelqu'un d'intelligent. Nous sommes d'accord, bel inconnu. Ta petite copine n'est rien d'autre qu'une gamine.

Elle veut se défouler ? Très bien. Elle veut que ses copines s'en mêlent ? Très bien. Lorsque l'une d'entre elles me touchera, je ne me priverais pas pour leur faire comprendre que je ne me laisse pas faire. Pour le moment je ne fais rien. Je la regarde avec l'expression la plus neutre possible. Je voulais lui faire comprendre qu'elle ne me faisait pas peur et que je n'en avais rien à faire de ses remarques ni même de ses menaces. Elle ne m'atteignait pas. Rien ne m'atteignait en ce moment. Rien qui ne venait pas de Lui, du moins.

Alors que je vis qu'elles se préparaient à me coller une bonne correction, mes pensées allèrent jusqu'à mon père. J'étais censé le voir, ce soir, avant d'aller au travail. Que penserait-il s'il me voyait rouée de coups ? Je serais bien obligée de lui expliquer la situation. Que me dirait-il si je lui avouais m'être battue pour me défendre ? Il me clamerait très certainement que ce n'était pas la bonne solution. Que les mots peuvent éviter les gestes et que j'ai mal agi.

Je ferme donc les yeux, avec l'idée de ne pas riposter.

Elles n'en valent très certainement pas la peine.

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MessageSujet: Re: " Japanese Girl " [ Iseul & Tammin ] Mer 30 Sep - 18:18
À peine le cours terminé, Yamamoto-chan m’était tombée dessus, flanquée de ses deux meilleures amies.

« Kim-chan ! Tu viens avec nous au foyer ? »


Remarquant le regard presque suppliant de ma camarade de classe, je réprimai un rire moqueur.  Non, sérieusement… Depuis quand avait-elle besoin de me faire les yeux doux pour qu’on passe une heure ensemble ? Rien que pour ça, il me prenait l’envie de l’embêter en me faisant prier un peu.

« Ah, c’est bête, je comptais aller m’entraîner… »


Résultat immédiat : les deux filles qui l’accompagnaient se précipitèrent autour de la table en se plaignant :

« Oh naaaan… S’te plaît, t’es toujours au gymnase ! Tu veux pas nous accompagner, pour une fois ? »
« Très bien, va pour faire semblant d’avoir une vie sociale. »


Cette fois-ci, un gloussement m’avait échappé. C’était trop facile. Fourrant mes affaires dans mon sac de cours, je quittai la salle de classe, les trois filles sur les talons. Je n’avais jamais eu trop de mal à me faire des amis, mais depuis mon arrivée à Miyusaki tout avait été bien trop simple ; à partir du moment où je m’étais fait remarquer en cours de danse, ma popularité avait grimpé en flèche, et comme j’avais vite compris l’intérêt qu’il y aurait à me fondre dans cette masse de gamines toutes plus hypocrites les unes que les autres, je m’étais créé tout un tas de liens qui se révélaient fort utiles, avec le temps. J’avais la paix.

En arrivant dans l’aile Est du pensionnat, je ne fus pas étonnée d’entendre des cris,comme l’écho d’une bagarre entre deux gamines. Un bizutage, peut-être. Le foyer n’était pas le genre d’endroit où traîner si on ne voulait pas faire de mauvaises rencontres, et ça je m’en étais aperçue rapidement.

Sans trop me préoccuper du vacarme, je pénétrai dans la grande salle et balançai mon sac sur un fauteuil à l’écart du groupe de filles qui piaillaient avec un ridicule excessivement prononcé. Concrètement, leurs disputes m’indifféraient totalement, du moins ce fut le cas jusqu’à ce qu’une de mes copines ne s’étonne :

« Tiens ? C’est pas la nouvelle de ton groupe ? »


La nouvelle ? Quelle nouvelle ?… Perplexe, je me tournai vers le groupe de filles dont l’une surtout paraissait en furie, et remarquai une fille étalée de tout son long sur le sol, probablement maintenue par terre par l’autre lycéenne. En me penchant sur le côté, je réussis malgré tout ceux qui se bousculaient devant moi à croiser le regard de Mizusaki. Qu’est-ce qui lui arrivait ?

« Elle est dans la merde avec celle-là, fit remarquer Yamamoto-chan qui revenait vers notre table après s’être mêlée au groupe qui encerclait Mizusaki. C’est Osama Hanabi, une vraie folle. À tous les coups, la tête de la nouvelle lui revient pas. Les autres filles disent qu’elle a failli toucher son mec. »


« Rien que ça… grommelai-je en observant la scène, un sourcil haussé et les bras croisés sur ma poitrine. Alors, devrais-je intervenir ? »


À vrai dire, ma question était purement réthorique, je savais bien que je n’allais pas rester là les bras croisés à regarder cette pauvre fille se prendre une raclée certainement pas méritée. Je ne lui devais rien, on n’était ni amie ni rien de ce genre, mais je sentais bien que j’aurais eu quelques remords à la laisser dans ce pétrin pour si peu. Admettons qu’elle ait voulu flirter avec ce mec - qui devait être celui qui s’agitait furieusement sans réussir à raisonner Osama. Est-ce que ça justifierait qu’on se mette à plusieurs contre elle comme ça ? Du peu que je connaissais de la nouvelle, elle ne semblait pas du genre à s’essayer à la drague sur un mec déjà en couple.

Deux choix s’offraient à moi : faire passer Mizusaki pour ma petite amie, auquel cas on lui collerait une affiche de lesbienne qui pourrait fortement lui déplaire, mais qui règlerait le conflit, ou alors… Oh ouais… Ça au moins, ça ne pouvait qu’ajouter du piment à cette engueulade à la con.

Mon choix fut vite fait, et je ne tardai pas à me diriger vers le copain de ladite Osama pour l’attraper par le bras.

« Excuse-moi, j’ai pas envie qu’on m’abîme une de mes danseuses. » lui glissai-je alors qu’il ne protestait même pas, trop occupé à s'énerver contre sa copine.


Me tournant vers l’attroupement, je m’exclamai bien fort pour couvrir le boucan que faisaient les lycéennes :

« Eh, Osama ! Quand tu défends ton territoire, t’en éloigne pas trop ! »


On y était… J’avais réussi à attirer l’attention de cette idiote. Il n’y avait plus qu’à espérer que Mizusaki ait l’intelligence de déguerpir en vitesse. Sans perdre plus de temps, je me mis sur la pointe des pieds et déposai un baiser à la commissure des lèvres du garçon, qui fut trop surpris pour me repousser. Je me séparai de lui rapidement, et lui soufflai un « gomen » avant de le relâcher pour faire face à sa petite amie, un sourire carnassier aux lèvres.

« Maintenant, tu a une vraie raison de gueuler. »


Oh gosh, que j’aimais faire ce genre de conneries…
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Tammin Mizusaki
MessageSujet: Re: " Japanese Girl " [ Iseul & Tammin ] Mer 30 Sep - 19:44
J'étais devenue l'attraction du moment.

Bon nombre d'élèves regardaient. Je le savais. Je le sentais. Mais pour autant que je sache, aucun ne comptait venir à mon aide. J'étais donc face à un gros poisson que les autres élèves ne voulaient contredire. C'est bien ma veine. Je suis donc tombée sur mon reflet du passé. Rien ne pouvait me faire la détester plus que cette certitude. Sale peste. Un jour, je te ferais payer ce cinéma.

Je gardais les yeux fermés. Je ne voulais plus croiser leurs regards. Je voulais garder ma vue intact sans déchets visuels. De plus, mon regard a tendance à me trahir, très souvent. Or, je refuse de leur montrer quelconque signe de faiblesse. Je me refuse d'exprimer de la peur, de la souffrance devant des bourreaux aussi minables. Pour en venir à de telles extrémités, j'aurais du sauter au cou de son copain. Au moins, j'en aurais un minimum profité. Mais là.. je n'ai rien pu avoir de consolant.

Alors je me mis à danser. Virtuellement. Par mes pensées. Je travaillais chacun des pas de ma chorégraphie et m’entraînait ainsi pour le concours qui s'approchait jour après jour. Si je devais bien ressentir de la peur pour un quelconque événement, c'est pour celui-ci et non celui qui est en train de se produire. Je me perdais dans mes pas et mes figures, mes enchaînements prenaient place dans ma tête à une vitesse folle et j'avais du mal à garder la cadence. Qu'importe. J'étais loin de tout ceci, en tout cas. Jusqu'à ce que je l'entende.

Cette voix féminine qui me parvenait aux oreilles et qui semblait s'élever pour me venir en aide.

« Eh, Osama ! Quand tu défends ton territoire, t'en éloigne pas trop ! »

J'eus le temps de me prendre un coup de pied dirigé contre ma hanche avant de ne sentir plus le moindre contact. Je pris l'assurance d'ouvrir les yeux et vis les brebis galeuses estomaquées, la bouche grande ouverte et les yeux arrondis, totalement muettes de surprise. Quant à la reine des pestes, Osama si j'ai bien suivi, elle fixait une fille un peu plus loin qui était assez proche de son petit ami. Que s'était-il passé ?

« Maintenant, tu as une vraie raison de gueuler. »

« Vous avez vu ?? Elle l'a embrassé ! »

Quoi ? Que disent-elles ? Ma sauveuse aurait embrassé le petit ami d'Osama ? Je me mis sur les coudes et me relève lentement pour apercevoir le visage de celle dont je serais éternellement redevable. Iseul. Iseul Kim. Mais que fait-elle, ici ? Est-ce réellement, elle qui venait de me tirer de ce mauvais pas ? Pourquoi était-elle intervenue ?

Toutes ces questions se bousculèrent en moi et je me relève en me tenant la hanche. J'ai affreusement mal. J'aurais très certainement une magnifique marque bleutée qui me rappellera pendant un bon nombre de jours ce qui m'est arrivé au foyer de ce très cher pensionnat.

Le visage de la peste de service se transforma et je vis monter une plus grande rage en elle.
Iseul serait-elle, en danger ?
Je recule délicatement et m'éloigne de cette bande de filles totalement dégénérées. Aucun ne m'a retenue, bien trop occupées à fixer ma libératrice. Va-t-elle, s'en sortir ?
Je voulais m'enfuir en courant et ne pas demander mon reste mais je commençais à réellement m'inquiéter de ce qui allait lui arriver. Aussi, je resta dans un coin pour surveiller la suite des événements et s'il le faut, intervenir à mon tour et l'aider comme elle a pu le faire.

Mon inquiétude chassa même ma douleur.

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MessageSujet: Re: " Japanese Girl " [ Iseul & Tammin ] Jeu 1 Oct - 9:08
Je ne savais pas trop ce qui m’avait pris. J’avais juste eu, un moment, une irrépressible envie de faire la connerie qui m’était passée par la tête. Ni une, ni deux, il avait fallu que je me foute à mon tour dans un joli merdier. Mais mon cas demeurait bien différent de celui de Mizusaki, car quelle que soit la situation dans laquelle je sois, il y aurait toujours une pelleté de filles à se ranger à mes côtés - d’où l’avantage d’être un minimum populaire, ne soit-ce qu’auprès de ma classe ou des sportives du pensionnat. J’avais mon assurance-vie, en quelque sorte. Ce qui n’était pas le cas des petits nouveaux.

Cela dit, le regard haineux que m’adressait Osama remettait en question l’efficacité de cette assurance-vie. Mâchoire serrée, elle s’avança vers moi, tandis que Mizusaki se relevait lentement pour se mettre à l’écart. Elle aurait dû partir, tout simplement, au lieu de s’attarder au foyer. Tsss… Fallait tout lui apprendre à celle-là… J’aurais voulu lui faire signe de déguerpir en vitesse, mais un poing m’arriva si vite dans la gueule que j’eus tout juste le temps d’esquiver, accompagnant le poignet de la furie du plat de ma main. Malheureux réflexe d’aïkido, je bloquai son bras et la fis basculer sur le côté, jusqu’à ce qu’elle se casse la gueule. Des sifflements et des exclamations fusèrent depuis la masse d’élèves, probablement tous aussi choqués qu’Osama. Championne.

En bons moutons, aucune des copines de cette garce n’osa se manifester pour prendre sa défense, craignant sans doute de subir le même traitement. En tout sincérité, je n’avais même pas pensé que ça tournerait comme ça. À vrai dire je n’avais rien prévu du tout, et c’était bien là la manifestation de mon éternel problème d’impulsivité. J’agissais sur de simples coups de têtes, quitte à m’embourber dans les ennuis jusqu’au cou. Et voilà que je me retrouvais à me battre contre une pauvre fille dont j’avais approximativement embrassé le copain, chose des plus offensantes aux bonnes mœurs de la société nipponne. Aux yeux de bien des japonais, je passais donc pour une dépravée. Joie.

« Espèce de folle ! T’es malade ou quoi ? »


Tiens, Osama se réveillait… M’accroupissant pour me mettre à son niveau, je lui souris d’un air faussement innocent.

« La prochaine fois, tâche de t’en prendre à des adversaires de ta taille, la provoquai-je. Et fous la paix à cette fille, elle a rien fait de mal. Si tu fais si peu confiance à ton chéri, peut-être serait-il temps d’envisager un break. »


Son visage tourna au cramoisi, et elle se redressa pour se mettre à hurler des insultes à la pelle. Par précaution, je m’étais mise en position de garde, les pieds bien ancrés dans le sol, les genoux légèrement pliés, les poings brandis. Idéal pour imposer une distance de sécurité entre elle et moi, au cas où l’envie lui prenne de porter à nouveau la main sur moi. Mais elle semblait avoir retenu la leçon, car elle se tourna vers son petit ami pour l’invectiver à son tour.

« Et toi, pourquoi tu dis rien !? T’es même pas foutu de prendre ma défense ! »
« T’es en tort, dans l’histoire, fit-il remarquer d’un ton parfaitement neutre. Alors arrête ton cinéma, tu me fais honte. »


Décidément, ce brave gars était un type bien. Une chance que je ne sois pas tombée sur un abruti qui ne réfléchirait que par ses poings. Il n’avait même pas l’air de me tenir rigueur de ce simili-baiser que je lui avais volé. Résistant à une terrible envie de la provoquer encore un peu, je fendis l’attroupement d’élèves et rejoignis Mizusaki. Ça ne servait à rien de pourrir dans le coin. Sans un mot, je lui attrapai le poignet et l’entraînai à ma suite. Nous détalâmes dans le couloir, descendîmes les escaliers principaux au pas de courses, et courûmes nous réfugier dans les toilettes, où je me laissai glisser par terre pour éclater de rire.


« Oh putain, c’était excellent ! » m’exclamai-je entre deux fous rires.
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Tammin Mizusaki
MessageSujet: Re: " Japanese Girl " [ Iseul & Tammin ] Jeu 1 Oct - 19:48
J'imite un semblant de mouvement.

Lorsque je vis Osama tenter de frapper Iseul, j'eus le réflexe d'entamer un mouvement pour aller vers elles mais me ravisa aussitôt lorsque je découvris la suite des événements. J'étais littéralement subjuguée par la réaction de ma camarade danseuse. Quelle rapidité. Quelle force. On ne pouvait lui faire face. Jamais ne me viendra l'idée de l'énerver, en tout cas.
Alors que se dessina un faible sourire sur mon visage, je me mis à regarder les autres élèves qui étaient comme moi, témoins de cette scène plutôt inattendue. Ils avaient l'air tous enjoués et excités de la prouesse d'Iseul. Peut-être qu'elle venait d'élargir son fan club. Je suis sure qu'il en existe un.

J'entendis ensuite la peste du jour esclaffer sa colère et la déverser à torrents assidus. Absolument toutes les insultes existantes sur cette terre, traversèrent sa bouche et arrivèrent à nos oreilles. J'en fis une mine de dégoût. Je trouve qu'une fille grossière est la plus laide des personnes qui soit. Autrement dit, cette fille était dorénavant au niveau du plus petit échelon de mon estime et ce, jusqu'à la fin de nos vies. Bien qu'elle s'en foutait royalement, il m'était important d'émettre un tel opinion sur elle. Elle devrait être la dernière personne de ce pensionnat à pouvoir goûter au bonheur de l'amour. Comment un garçon peut apprécier ce genre de filles ?

Je tourne donc mon regard instantanément vers l'heureux élu. Comment fait-il pour la supporter et accepter l'idée d'être vu en public avec elle ? À sa place, j'aurais tellement honte. Une fille aussi dépravée, qui frappe les autres et qui distribue des insultes à volonté, manque cruellement d'éducation et que l'on soit au Japon ou ailleurs, ce genre de fille ne mérite aucunement reconnaissance et respect. Simplement de la pitié et de l'ignorance.
Comme s'il lisait dans mes pensées ou qu'il partageait à 100% mon point de vue, je l'entendis répondre à sa copine. Et sa réponse me satisfait au plus haut point. Un franc sourire apparaît donc sur mon visage et j'en avais presque envie de rire. Finalement, elle était devenue l'attraction du moment et venait de se faire ridiculiser et rabaisser en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

Je le vis ensuite se tourner vers ma direction et me détailler du regard. Je continuais à me maintenir la hanche et crus apercevoir sa mine renfrognée. Fronce-t-il les sourcils ? Impossible qu'il puisse s'inquiéter de mon état.. nous ne nous connaissons pas. Je continuais également à le détailler du regard et le vis commencer à avancer vers moi. Je crus même le voir ouvrir la bouche, comme s'il était sur le point de m'adresser la parole. Peut-être pour qu'on puisse enfin se présenter l'un à l'autre ? Je tente un timide sourire mais n'ai le temps de ne rien faire d'autre ni même de ne rien voir d'autre.. Iseul venait de m'emmener avec elle, hors du foyer.

Je la suivais, malgré moi et en me mordant la lèvre. Ma douleur était intenable lorsque je courais mais je ne pouvais ou voulais pas interrompre cette course folle qui se termina aux toilettes. Je pus ainsi souffler et me tordre légèrement en pressant ma main sur ma hanche. La douleur montait en grade et devenait presque insoutenable. Je soufflais pour essayer de la faire diminuer, en vain. Iseul se mit à rire et la voir si joyeuse m'occupa l'esprit et chassa un court instant ma douleur.
Mes pensées se ré-emboîtèrent et je m'inclina légèrement devant elle.

« Merci ! »

Je me devais de la remercier. C'était la moindre des choses.

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MessageSujet: Re: " Japanese Girl " [ Iseul & Tammin ] Jeu 1 Oct - 20:47
Entendant Mizusaki me remercier, je retrouvai mon calme et levai les yeux dans sa direction. Elle s’inclinait poliment, et je voulus lui faire remarquer qu’elle n’avait pas besoin d’an faire autant, mais la façon dont elle se tenait la hanche me surprit. Elle n’avait pas l’air d’aller si bien que ça.

« Qu’est-ce que tu as ? Elle t’a fait mal ? » m’étonnai-je en perdant bien vite mon sourire.


Décidément, je n’avais pas été assez réactive, si j’avais laissé le temps à Osama de porter la main sur elle. Fronçant les sourcils, je me remis debout et posai ma main sur celle qu’elle tenait appuyée contre sa hanche.

« Laisse-moi voir. »


Doucement, je dégageai sa main et soulevai légèrement sa chemise d’uniforme. Une trace bleu pâle apparaissait déjà sur son flanc, d’une largeur assez impressionnante. Bientôt, elle tournerait à un violacé immonde, puis au jaune, avant de disparaître plus ou moins. C’était quoi ? un coup de pied ? Elle n’y était pas allée en douceur, la salope ! Ce comportement me dégoûtait, et pourtant ce n’était pas la première fois que je voyais ce genre de pitoyables spectacles au sein même de Miyusaki. C’était désolant, affligeant, mais au fond personne ne pouvait rien y faire. Il suffisait d’un élève pour que ce soit l’anarchie, et c’était une règle d’or que tous les lycées du mondes semblaient partager. Gosh, que les gens sont cons !

Délicatement, je parcourus la marque de mon pouce, et je sentis la jeune fille tressaillir. Ça devait lui faire mal, la pauvre. Elle n’était pas spécialement bien accueillie, et je doutais fort qu’elle ait fait quoi que ce soit pour mériter d’être traitée de la sorte.

« Tu vas avoir du mal à danser avec ça, soupirai-je. Tu veux passer à l’infirmerie ? L’hématome sera moins impressionnant si tu appliques une poche de glace tout de suite. »



Putain, cette idiote venait de foutre en l’air les prochains entraînements de Mizusaki. Une aubaine. Elle ne devait même pas réaliser à quel point ça pouvait être handicapant d’être dans l’incapacité de danser pendant plusieurs jours. En plus, certains coups rendaient le corps plus sensible, et Mizusaki risquait de se blesser le côté au moindre cognement. Malin, très malin. Les gens pouvaient se révéler être de sacrés couillons, parfois.
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Tammin Mizusaki
MessageSujet: Re: " Japanese Girl " [ Iseul & Tammin ] Jeu 1 Oct - 21:26
Je la sens toucher ma main.


Ce contact me fit un drôle d'effet. C'est si étrange. Qu'était-ce que cette sensation ? Je souffle et tente de ne plus trop y penser lorsqu'elle me demanda de voir ma hanche. Je comptais riposter et lui dire que ce n'était rien. Rien de bien grave. Rien qui ne mérite qu'elle s'inquiète. Mais je n'ai pas eu la moindre seconde de répit pour sortir ne serait-ce qu'une syllabe. Elle ne me laissa pas parler et poussa ma main. Avec douceur. Ce nouveau contact me donna comme une certaine chair de poule.

Elle souleva mon habit et j'en profitai pour regarder l'état de ma hanche. Le résultat me fit grimacer et j'en vins à détourner le regard. Mon corps venait de devenir à la limite repoussant avec une telle marque. Je sentis son pouce frôler ma blessure et tressaillis, sans même pouvoir me contrôler. La douleur était véritablement présente et ne semblait pas pouvoir ni même vouloir s'apaiser.

« Certainement pas. Rien dans ce monde ne me fera arrêter la danse ou m'empêchera de conserver mon niveau. Je sais combattre la douleur et passer outre. Je ferais comme à mon habitude. »

Je lui répondis du tac au tac. Plus, pour elle, ma répartie m'était surtout destinée, à moi. Je voulais me convaincre. Me certifier et m'assurer que je pourrais continuer à m'entraîner. Il le fallait. Je devais continuer mes entraînements en vu du concours de Tokyo. Et si cette blessure m'empêchait de travailler correctement, je diminuerais mes heures mais les répartirais plus. Deux fois plus d'entraînements mais deux fois moins longs. Voici donc mon projet. Personne ne m'empêchera de danser. Si je ne peux plus pratiquer, alors je perds toutes les racines qui me maintiennent encore debout. J'en perdrais ma raison de vivre. Ma seule raison de vivre, à ce jour.

« Non, non. Merci. Je préfère garder mon hématome, tel quel. J'en tirerais une leçon, comme ça. Et puis, je suis sure que ça ira. Ce n'est pas mon premier bleu. Bien que celui-ci soit le plus gros et le plus impressionnant de ma petite vie. »

Je tente un nouveau regard vers mon flanc et soupire. Elle ne m'a pas raté. Décidément, j'ai un don pour m'attirer encore et toujours des ennuis. J'ai pourtant changé et évite précautionneusement tout contact physique avec des inconnus pour éviter ce genre de cas de figure. Mais rien y fait. La vie s'acharne sur moi. Elle aime m'imposer des obstacles. Ça tombe bien, j'aime relever des défis.
Et je jure de participer au concours, même si pour cela, je dois souffrir à chaque seconde de ma chorégraphie. Ce sera un mal pour un bien.

« Je dois pouvoir surmonter cela.. » murmurais-je, d'une voix étouffée, plus pour moi que pour ma camarade.

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MessageSujet: Re: " Japanese Girl " [ Iseul & Tammin ] Jeu 1 Oct - 22:07
À la déclaration de la jeune fille, je ne pus réprimer un sifflement d’admiration. Eh bien… C’est qu’elle avait l’air vraiment motivée… Elle semblait réellement ne pas vouloir perdre une seconde de l’entraînement. La grande majorité des danseuses a beau danser par passion, peu d’entre elles poursuivraient les cours dans une situation pareille. Et j’étais bien placée pour le savoir, car le taekwondo était avant tout un sport de combat. Un sport de contact. Et j’en avais chié, à de nombreuses reprises.

Je n’étais pas tout à fait sûre que Mizusaki réalise ce qu’elle s’apprêtait à s’imposer, mais je la trouvais bien téméraire. Était-elle de la même trempe que moi, de celles qui travaillent avec acharnement pour atteindre la perfection ? J’avais plutôt l’impression, pour l’avoir observée à maintes reprises en cours, qu’elle évoluait dans un univers parallèle. Quand elle dansait, j’avais l’impression qu’elle se coupait du monde, comme pour trouver un refuge dans chacun de ses mouvements. C’était des émotions bien différentes des miennes qui émanaient de ses gestes. Peut-être était-ce ce qui nous caractérisait réellement, nous autres danseuses, cette façon bien particulière que nous avions chacune de nous exprimer en exerçant nos talents. Mais Mizusaki me paraissait encore trop différente, trop lin de tout ça. Elle avait son monde à elle, qui m’était complètement inconnu. Elle semblait danser pour s’évader, tandis que je dansais pour exceller.

« Comme tu préfères, déclarai-je en haussant les épaules. De toute façon tu m’as l’air trop bornée pour changer d’avis. Mais ne viens pas te plaindre si la douleur empire. »


Ah, zut. Mon sac. Je venais de m’apercevoir que je l’avais laissé au foyer. Comme par automatisme, je plongeai la main dans la poche de ma jupe et en sortis mon portable pour envoyer un message à Futaba-chan. Juste histoire de m’assurer qu’elle récupère bien mes affaires.

Je me tournai à nouveau vers ma camarade de danse et lui adressai un sourire.

« Alors, dis-moi. Il paraît que tu flirtes avec des garçons, en couple qui plus est ? »



On aurait dû me décerner une médaille. La médaille de la fille la plus relou du monde. Rien à foutre, ça me faisait marrer de tester Mizusaki sous toutes les coutures. Cette fille m’intriguait, irrémédiablement. J’avais l’impression qu’elle cachait des secrets, un passé plus lourd que d’autres. C’était comme si le minois timide qu’elle affichait trahissait de lui-même tout ce qu’elle taisait. Oui, cette fille-là était une énigme, et je comptais bien en découvrir le fond.
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Tammin Mizusaki
MessageSujet: Re: " Japanese Girl " [ Iseul & Tammin ] Ven 2 Oct - 12:48
Bornée ? Oui, je l'étais. Mais je préférais le terme 'ambitieuse'.

J'ai toujours aimé la danse. Quand j'étais petite, ma mère m'a inscrite au meilleur cours de la ville. J'y allais avec un grand plaisir et j'étais très fière de montrer à mes proches ce que j'avais appris. Le plaisir que me procure cette activité est unique et irremplaçable. Telle une adepte, je ne peux plus me passer de cette vie rythmée et endiablée. J'en ai tiré une morale.
J'ai compris que suivre ses envies et entrer dans la passion qui nous obsède, étaient d'une vitalité pure pour notre bonheur. On reçoit ainsi une aide pour développer nos talents et gagner de la confiance en soi. La passion nous donne autant d'énergie qu'elle nous en draine. Elle nous apporte également de l'enthousiasme, de la motivation et le plaisir de progresser dans un domaine que l'on aime. Et lors de notre dernier jour, nous ne regretterons pas de ne pas avoir fait ce qu'on souhaitait, espérait et rêvait.

Le monde que je m'étais créé était impénétrable pour ceux qui m'entouraient. J'en avais conscience. Mais je refusais d'en ouvrir les portes. Il fallait le mériter. Me mériter. Et avoir assez de force, pour deux au minimum, afin de supporter mon passé. Lorsque j'aurais tourné la page, mon talent se décuplera et je serais totalement métamorphosée. Je ne serais plus la timide Tammin qui danse secrètement pour s'évader et exprimer sa douleur. Je deviendrais la grande Tammin qui danse devant les projecteurs et qui est digne des plus Grands.
J'en ais le potentiel. On me l'a toujours dit, alors j'ai fini par y croire et espérer.

« Je ne suis pas du genre à me plaindre aux autres, ne t'en fais pas pour cela. »

Je la vois attraper son téléphone et pianoter dessus. Curieuse mais loin d'être intrusive dans la vie privée, je détourne le regard, pensant que ce qu'elle faisait ne me regardait certainement pas.
Sa question me figea le temps d'un quart de secondes. J'aperçus son sourire et me détendis légèrement. Voulait-elle me tester et comprendre quelle genre de fille, j'étais ?

« Nous étions simplement en train de faire connaissance. Je ne m'intéresse jamais aux garçons qui sont déjà en couple. »

Sa question venait de me piquer à un endroit plutôt sensible. Me prenait-elle pour une fille capable de draguer, sans état d'âme, quelqu'un qui était déjà pris et de n'en éprouver aucun remords ? Avais-je l'air aussi perfide ? Il y a encore peu, je pouvais peut-être prétendre à un tel trait de caractère, mais plus maintenant. Je ne suis pas comme ça. Je ne l'avais jamais été, en fin de compte. Mais il m'aurait été possible de le faire, pour chercher quelqu'un que je n'appréciais pas et que j'aimais énerver. Un peu comme le baiser qu'elle a offert à ce garçon.

Plus j'y réfléchissais et plus je me demandais pourquoi, elle tenait à me poser une telle question. Qu'elle veuille me tester me paraît plutôt compréhensible mais quel était son véritable but ? On ne teste une personne que si nous attendons autre chose derrière cette façade. Autrement dit, elle souhaiterait découvrir quelque chose à mon sujet. Mais quoi ?

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MessageSujet: Re: " Japanese Girl " [ Iseul & Tammin ] Sam 7 Nov - 10:01
Rp archivé, n'ayant pas eu de réponse depuis plus d'un mois.


Si vous voulez le rouvrir, me contacter. ~


Bon jeu !

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" Japanese Girl " [ Iseul & Tammin ]

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