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[Terminé]"Au fumet on reconnait la bonne cuisine qui attire les gourmands à elle, à son charme on remarque la voix qui séduit les curieux..." [Clo Iris / Igarashi Jae-Hwa]

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MessageSujet: [Terminé]"Au fumet on reconnait la bonne cuisine qui attire les gourmands à elle, à son charme on remarque la voix qui séduit les curieux..." [Clo Iris / Igarashi Jae-Hwa] Mar 3 Nov - 12:07
Des heures et des heures de cours en japonais… Le cerveau de Jae-Hwa fumait à force d’essayer de tout comprendre. Il ne voulait pas ni traitement de faveur par pitié de sa médiocrité de compréhension, ni même que les professeurs ou camarades voisins perdent leur temps à lui traduire les consignes en anglais. Alors il se trompait, il confondait, s’emmêlait les pinceaux, mais il refusait de jeter l’éponge ! Certes, cette inscription au sein de l’établissement scolaire était surtout un filet de sécurité tendu par sa mère afin que le jeune homme puisse se raccrocher à un minimum de cadre, faciliter son intégration et son apprentissage du japonais. Ô combien il avait dû batailler pour obtenir son approbation, mais sachant pertinemment qu’avec ou sans leur soutien moral et financier, Jae-Hwa aurait quand pris l’avion pour le Japon, sa mère avait préféré cédé et s’assurer de ses conditions de vie. Néanmoins, le garçon comptait bien mettre à profit toutes les clés de réussite mise entre ses mains. Il ignorait combien de temps, il resterait au Japon, mais refusait de partir sans maitriser toutes les ficelles de sa langue paternelle. Un jour, il appellerait son père et ensemble, ils auront une conversation entièrement en japonais ! Jae-Hwa était certain que son père en serait heureux. Et peut-être qu’une fois qu’il saurait manier le japonais et qu’il aurait retrouvé sa soeur ainée, Jae-Hwa pourrait avec l’aide de cette dernière essayer d’obtenir le transfert de leur père de la prison chinoise à une prison japonaise. Au bout de quatre ans, l’affaire n’était pas encore pleinement jugée. La durée de sa condamnation restait en suspend. Bien que peu enviables, les conditions d’incarcération seraient tout de même préférables au Japon qu’en Chine. Quant à l’ampleur de la peine encouru ? Jae-Hwa ignorait encore l’ampleur des méfaits que son père avait pu commettre dans les désespoirs de ressortir la tête hors de l’eau.

En entendant, tout ce que le jeune homme pouvait faire pour le moment était d’apprendre le japonais et pousser la chansonnette. Son père avait toujours aimé sa voix et bien que dénué d’ambition, le garçon ne serait pas peu fier s’il pouvait lui faire écouter un jour une chanson qu’il aurait enregistré. Jae-Hwa avait déjà fait des progrès fulgurants en japonais. Il faut dire que son cerveau était assez bien entraîné à l’exercice de l’apprentissage de nouvelles langues. De plus, grâce à sa maitrise sans faille du chinois mandarin, l’assimilation des caractères japonais étaient relativement simplifiés. L’influence historique de l’Empire du milieu se retrouvait aussi bien dans l’étude du japonais que du coréen.  À présent, en cette fin d’après-midi alors que l’enfer des cours s’était achevé pour la journée, le coréo-canadien n’avait plus qu’à mettre ce temps libre à profit pour décompresser !

Seul à son arrivé dans la salle de musique déserte, le garçon avait commencé par entonner  a capella une petite chanson populaire chinoise qu’il interprétait souvent le soir dans le bar-musical où il travailla dans sa pré-adolescence, au coeur des sulfureuses nuits de Shanghai, la ville ensorcelante. Puis, porté par la félicité que lui procurait le fait de chanter, Jae-Hwa entama une nouvelle chanson plus entraînante tout en branchant son ipod à l’enceinte prévue à cet effet afin de mettre un fond musical. En hommage à ses soeurs qui toutes trois avaient au moins pour point commun d’aimer ce chanteur, Jae-Hwa interpréta quelques titres de leur précieux « Oppa Hyunnie », tel que Heat, puis quitte à continuer dans sa progression japonaise la version nippone de Lucky Guy dont il connaissait également la chorégraphie. Une expérience qu’il devait à sa cadette lui ayant infligé un entrainement intensif afin qu’il fasse le show devant ses amies à l’occasion de l’une de ses fêtes d’anniversaires. D’un naturel docile et peu contrariant, Jae-Hwa avait commencé par se plier à l’exercice sans réticence ni enthousiasme. Puis comme chaque fois qu’il entreprenait quelque chose, le garçon s’était lui-même mis au défi d’y parvenir.

La musique s’achevant, après cette énergique chorégraphie, Jae-Hwa demeura immobile, reprenant sa respiration. L’envie de chanter ne le quittait pas pour autant. Ses yeux se posèrent alors sur cet imposant instrument auquel le jeune homme se surprit ne pas avoir d’avantage accorder d’avantage d’attention auparavant. Une question pointa dans son esprit. Le piano était-il comme le vélo ? Est-ce que les bons vieux réflexes ne se perdaient jamais ? Curieux, Jae-Hwa vint s’asseoir face à l’instrument, soulevant le capot dévoilant les touches du clavier. Saurait-il renouer avec ce vieux compagnon de sa tendre enfance canadienne ? Son doigt se posa sur une première touche. Une note s’éleva dans les airs. Puis, une seconde. Il tenta quelques accords, effectua de fausses notes. À la recherche d’un morceau à jouer, Jae-Hwa ouvrit l’un livret de partitions posé devant lui. Il en feuilleta les pages et arrêta son choix sur un morceau qui lui était familier. De manière séparée, le jeune homme s’entraîna à jouer quelques enchaînement de notes parmi ceux qui lui paraissaient les plus complexes. Enfin, bien qu’encore peu, habile, Jae-Hwa se mit à essayer de jouer le morceau dans son intégralité, tout en chantant sur le titre coréen This is the person de Dick Punks.

L’exercice du piano se révélant plus complexe que prévu, Jae-Hwa l’abandonna rapidement – mais seulement temporairement – pour s’adonner au plaisir d’interpréter la chanson jusqu’au bout a capella, celle-ci lui rappelant par la même occasion un k-drama qu’il avait apprécié et visionné avec ses trois soeurs.

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Clo Iris
MessageSujet: Re: [Terminé]"Au fumet on reconnait la bonne cuisine qui attire les gourmands à elle, à son charme on remarque la voix qui séduit les curieux..." [Clo Iris / Igarashi Jae-Hwa] Mar 3 Nov - 19:50
La sonnerie retentit mais ça n’arrêtait pas le professeur qui continuait encore son cours. Je vais le tuer s’il ne s’arrête pas tout de suite ! Clo avait beau être en A, elle appréciait comme tout le monde quand elle avait une pause et contrairement aux stéréotypes qui couraient sur son rang, elle ne pensait pas qu’à étudier. D’ailleurs un soupir d’agacement franchit la barrière de ses lèvres quand elle se rendit compte de la masse de devoirs qui l’attendait. Encore une nuit à bosser, super ! Depuis peu, elle était devenue insomniaque donc travailler la nuit ne la dérangeait pas plus que ça mais elle évitait au maximum pensant à ses colocataires.
 
Plongée dans ses réflexions, la brune ne faisait pas attention où elle allait et c’est donc elle releva les yeux, elle ne reconnut aucun couloir. Ne me dîtes pas que je me suis perdue sérieux ! A cet instant précis, elle haïssait de tout son être sa mère qui lui avait donné son don de l’orientation fantastique pour se perdre dans n’importe quel lieu. C’est donc dans l’espoir de retrouver un décor familier qu’elle errait telle une âme en peine dans les couloirs.
 
Une mélodie jouée au piano accompagnée d’une voix particulière piqua sa curiosité, elle se laissa guider par ce morceau. Enfin elle pénétra dans une salle, qu’elle devina celle de musique, où un jeune asiatique était assis au piano. Ne voulant pas l’interrompre, elle resta dans l’ombre de l’encadrement de la porte. La voix du jeune homme était envoûtante, elle la prenait aux tripes comme les français disaient. Clo aurait voulu qu’il ne s’arrête jamais de chanter. C’est donc avec déception que la dernière parole résonna dans l’air. Jugeant impoli de rester dans l’ombre, elle avança pour que la lumière du soleil touche sa peau blanche.
 
La brune n’avait jamais compris, les personnes qui aimaient bronzer. Elle ne voyait pas où était le plaisir de se faire cramer par les rayons du soleil. Mais son jugement était sûrement faussé par le fait qu’elle ne supportait pas la chaleur. La saison de la jeune fille était donc l’hiver sans grande surprise.
 
Se rendant compte qu’aucun mot ne s’était échappé de sa bouche, elle crut qu’elle allait se gifler. Idiote, t’es vraiment qu’une impolie. Elle s’empressa alors de rectifier le tir.
 
« Excuse moi, je ne voulais pas te déranger. C’est juste que quand je t’ai entendu chanter, la curiosité a pris le dessus. »
 
Elle jouait avec une mèche de ses cheveux l’enroulant entre ses doigts et tapait un rythme connu d’elle seule avec son pied, signes montrant sa gêne. Clo n’était pas habituée à surprendre quelqu’un pendant qu’il faisait sa passion. Elle espérait que le jeune asiatique était en spécialisation chant. Ca serait du gâchis avec une telle voix !

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MessageSujet: Re: [Terminé]"Au fumet on reconnait la bonne cuisine qui attire les gourmands à elle, à son charme on remarque la voix qui séduit les curieux..." [Clo Iris / Igarashi Jae-Hwa] Mar 3 Nov - 23:00
La chanson poursuivie jusqu’au bout bien que ses doigts se soient perdus sur le clavier au point de renoncer à raccrocher les wagons, Jae-Hwa reposa ensuite les yeux sur la partition. Cette fois-ci, il comptait bien se concentrer d’avantage sur la mélodie et refusait d’abandonner avant d’avoir réussi à renouer avec ses vieux réflexes afin de jouer le morceau dans son intégralité au moins une fois avec un minimum de fluidité. Borné certes, le garçon n’en conservait pas moins un peu de bon sens. De toute évidence, il ne parviendrait à maitriser cette mélodie en une seule fois. Il répéterait jour après jour afin d’obtenir pleine satisfaction. En tant que chanteur, Jae-Hwa jugeait que la maitrise d’un instrument était primordial. Au-delà de l’interprétation de chansons données, le jeune homme avait envie de s’essayer à la composition. Pour se faire, il devait commencer par savoir jouer du piano. La guitare l’attirait également mais cet apprentissage serait une étape ultérieure. Une seule chose à la fois.

Le charmant asiatique s’apprêtait donc à déposer derechef son doigt sur la touche de la première note lorsqu’une voix parvint à ses oreilles. Légèrement surpris, son regard se leva vers l’intervenante. Dans sa concentration, le garçon n’avait même pas remarqué sa présence.

« Tu ne m’as pas dérangé, » lui répondit-il d’un ton plat.

En effet, si elle s’était permise de l’interrompre pendant qu’il chantait, sans doute Jae-Hwa d’une nature très tolérante l’aurait considéré comme nuisible, mais puisque qu’elle avait eu la politesse de garder le silence jusqu’à ce qu’il termine, nulle raison de l’accabler. Peut-être se jugeait-elle intrusive ? En un sens, elle n’avait pas tort. Cependant, s’il avait souhaiter s’isoler complètement, Jae-Hwa n’aurait eu qu’à fermer la porte derrière lui. Chanter devant un public ne lui provoquait aucun complexe. Quand bien même le garçon n’eut jamais été d’une nature à vouloir attirer l’attention, être sous le feu des projecteurs sur la scène ne l’embarrassait pas. Il avait l’habitude. Et même dès ses premières prestations, sa force résidait dans le peu d’intérêt qu’il portait aux regards des autres. Étrangement, même sa voix, Jae-Hwa n’en avait que faire qu’elle soit appréciée ou non. Les critiques ne l’atteignaient guère. Cette imperméabilité risquait-elle d’incarner un jour un frein à sa progression ? Peut-être. Le jour venu, sans doute se remettrait-il alors enfin en question.

« Je n’ai aucune opposition à ce qu’on m’écoute chanter, ajouta-t-il. Mais puis-je savoir quelle était la nature de ta curiosité ? »

Le jeune homme ne s’investissait guère en aucune circonstance. L’un des rares sujets susceptibles de le faire se sentir concerner était la musique, plus particulièrement le chant. Son entourage et les gens d’une manière générale semblaient apprécier sincèrement sa voix. Par conséquent, le garçon commençait à penser que peut-être la voie de son avenir pourrait prendre cette direction. Lui qui n’avait pas d’ambition, pas de véritable projet d’avenir et se contenter de suivre le chemin qu’on déciderait pour lui. Sa cadette en tout cas le poussait ouvertement à faire carrière dans la chanson. Jae-Hwa n’entrevoyait pas non plus jusque là. Néanmoins, il éprouvait un réel plaisir à chanter, seul ou sur scène.

Suite à sa réponse, le jeune homme pensa la conversation achevée. Il s’apprêtait à se replonger dans l’exercice de la musique lorsqu’il constata que la demoiselle restait là. Reportant à nouveau son attention sur elle, il lui demanda :

« Tu veux quelque chose ? »

Peut-être n’avait-il pas compris qu’elle souhaitait disposer de la salle. À moins qu’elle ne cherche un renseignement ? Jae-Hwa avait parfaitement conscience d’être sourd aux sous-entendus et aveugles aux signes corporels. Il lui venait rarement à l’idée spontanément de réfléchir au-delà des paroles d’une personne.

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MessageSujet: Re: [Terminé]"Au fumet on reconnait la bonne cuisine qui attire les gourmands à elle, à son charme on remarque la voix qui séduit les curieux..." [Clo Iris / Igarashi Jae-Hwa] Mer 4 Nov - 18:59
Le fait que l’asiatique lui dise que Clo ne l’avait pas dérangé ne la convainquit pas pleinement. Peut-être était ce à cause de son ton plat ? Elle secoua la tête de gauche à droite comme pour s’enlever toutes les hypothèses qui lui venaient à l’esprit. T’es vraiment parano ma pauvre ! Au pire si il ne pense pas ce qu’il a dit, il peut s’en prendre qu’à lui ! La brune avait en horreur les personnes qui faisaient tellement de politesses qu’elles se forçaient à dire des choses fausses. Ce qui était assez ironique vu qu’elle avait fait parti de ses gens-là et c’était seulement cette année qu’elle essayait d’être elle-même.
 
Elle remarqua seulement qu’il s’apprêtait à jouer une mélodie au piano. Cet instrument la ramenait dans ses souvenirs alors qu’elle habitait en France. Son oncle, un artiste il dessinait aussi bien qu’il faisait de la musique, lui avait transmis ses passions et à son grand bonheur, il avait vu sa nièce devenir un jeune prodige dans le quatrième art. La jeune fille se rappellait les soirées avec le frère de sa mère et ses fils à composer des morceaux, chacun avait son instrument préféré. Ils formaient un groupe assez spécial, une violoniste, un pianiste, un guitariste et un bassiste. Souvent elle chantait aussi étant une soprano et que les membres de sa famille étaient des altos, ils faisaient souvent des duos.
 
Elle était donc en train de parcourir la salle de musique cherchant du regard un violon, son instrument favori quand le jeune homme lui demanda la nature de sa curiosité. Elle ne savait pas comment formuler sa réponse pour ne pas vexer son interlocuteur.
 
« Je voulais voir à qui appartenait cette voix si particulière que j’entendais dans le couloir. C’est à prendre comme un compliment, s’empressa-t-elle d’ajouter. »
 
Elle pensait que sa réponse achèverait la conversation mais non apparemment le jeune asiatique n’en avait pas envie puisqu’il lui reposa une deuxième question. Elle réfléchit à celle-ci, elle savait déjà ce qu’elle avait envie de répondre mais était ce raisonnable. Au pire n’avais je décidé de vivre ma vie pour moi ? Si, mes devoirs peuvent attendre encore quelques heures.
 
« Je peux voir la partition ? »
 
La curiosité dévorait Clo, elle mourrait d’envie de replonger dans cet art, que ses doigts s’activent glissant sur les touches, pinçant les cordes et de chanter jusqu’à que ses cordes vocales se brisent. Elle voulait faire qu’un avec l’instrument qu’elle manierait, qu’elle le ressente au plus profond de son être d’ailleurs est ce que le jeune homme le ressentait. C’est donc vers le piano qu’elle avança, arrivée à ses côtés. Elle le lui demandait.
 
« Tu le ressens ? »
 
Puis elle ajouta histoire de connaître le nom du chanteur.
 
« Moi c’est Clo et toi ? »
 
Elle lui tendit sa main par pur réflexe. Cette poignée de main signifiait en gros, je suis enchanté de te rencontrer, en tout cas dans son village en France. Mais peut-être que les asiatiques avaient une manière différente, elle espérait néanmoins qu’il ne lui mettrait pas un vent.

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MessageSujet: Re: [Terminé]"Au fumet on reconnait la bonne cuisine qui attire les gourmands à elle, à son charme on remarque la voix qui séduit les curieux..." [Clo Iris / Igarashi Jae-Hwa] Ven 6 Nov - 13:14
De son regard impassible, Jae-Hwa fixa son interlocutrice. Les termes de « voix particulière » ne le heurtèrent pas avant même que la jeune fille ne précise qu’il s’agissait là d’un compliment. En vérité, le garçon n’avait jamais guère reçu de reproches sur sa voix qui ne viennent pas de la bouche d’un professeur, autrefois de son maître en arts martiaux – oui, aussi étrange que cela puisse paraître – et de la part de Seika-Sensei, professeur de chant de cet établissement. Jae-Hwa avait un don. Ce présent du ciel était à la fois naturel et sublimé par son exceptionnel cocktail culturel. À peine âgé de dix-huit ans, il avait appris à manier différentes langues, parfois même avec leurs différentes intonations, et ce, non pas par un apprentissage scolaire mais par immersion. Il n’avait pas appris l’anglais, le coréen, le chinois et à présent le japonais le nez dans les bouquins, assis sur une chaise face à un tableau noir et suivant les consignes d’un professeur. Jae-Hwa avait déjà vécu plusieurs vies, dans plusieurs pays, s’imprégnant non pas seulement de leur langue mais de toute la culture dont elle était empreinte. Lorsqu’il regardait en arrière, il lui était parfois difficile de croire que tout ceci avait réellement été sa vie. Les souvenirs de son enfance au Canada s’éloignait et ressemblaient de plus en plus à un rêve lointain qu’il aurait imaginé. Son expérience à Shanghai en comparaison à son existence singapourienne paraissait surréaliste. N’avait-il pas tout simplement rêvé toutes ses vies ? Pourtant, non. Et désormais, Jae-Hwa jouait les étudiants japonais au pays du Soleil Levant en poussant la chansonnette jusque soir dans son vaste appartement d’un quartier résidentiel huppé. Pour la première fois de sa vie, le jeune homme était vraiment seul. Il prenait alors conscience de toutes les épreuves que sa soeur aînée avait dû surmonter depuis plus de huit ans pour survivre seule et sans filet de sécurité dans la capitale japonaise. Si seulement il parvenait à la retrouver pour la convaincre d’emménager avec lui…

Après une légère inclinaison de tête pour la remercier de ce compliment, l’inconnue lui demanda si elle pouvait jeter un oeil sur la partition. Le visage peu expressif, Jae-Hwa accepta d’un hochement de tête et la lui tendit alors que la fille se rapprochait. Sa question le dérouta alors.

« Tu le ressens ? »[/ï]

Que devait-il ressentir ? L’infime lueur dans ses yeux trahissaient sa perplexité. Jae-Hwa n’était pas certain de comprendre. [i]Ressentir…
Son regard se reporta sur l’imposant instrument devant lui. Oui, la musique était sensations et sentiments. Mais il ne parvenait à se souvenir s’il n’avait jamais mis son coeur dans la musique lorsqu’il jouait encore du piano dans son enfance. Avait-il toujours été aussi insensible ? Non, il lui arrivait parfois de pleurer quand il était enfant. Pourtant, depuis plusieurs année, les émotions ne semblaient plus guère atteindre son coeur. Là était le principal reproche que lui avait formulé Seika-sensei dès la toute première fois où elle l’avait entendu chanter. Sa voix était superbe mais son coeur n’y était pas. Son Maître lui avait également fait la même remarque. Le vieil homme l’avait entendu chanter sur scène dans le bar-musical où Jae-Hwa travaillait à Shanghai. Le Maître lui avait alors dit le lendemain que le chant était comme le kung-fu : jamais le garçon ne parviendrait à effleurer la perfection et la véritable performance temps qu’il n’aurait pas retrouvé son âme. Mais où l’avait-il perdu ?

Les amateurs étaient touchés par sa voix. Ils se forgeaient eux-même les émotions ressentis quand ils l’écoutaient, mais les véritables professionnels n’entendaient que le mélodieux murmure d’une coquille vide. Son enseignante lui avait néanmoins fait savoir qu’elle souhaitait le voir sur scène. Seika-sensei lui avait donc proposé de chanter à l’occasion de la fête d’anniversaire de la fille célébrant ses douze ans d’un bon ami à elle. Un homme suffisamment riche pour offrit à sa ville une fête digne d’une princesse. Jae-Hwa imaginait aisément à quoi ressemblerait cet anniversaire : ceux de sa soeur cadette auxquels il avait déjà l’habitude de chanter pour faire plaisir à ses demoiselles. Cependant, le garçon n’avait pas encore donné sa réponse.

« Pour le moment, j’essaye déjà de me rappeler, répondit-il alors. Mais, je t’en prie, assis-toi. »

Jae-Hwa se leva pour céder sa place au clavier à la fille qui semblait brûler de désir de jouer de l’instrument, du moins crut-il en déduire à la voir le fixer de la sorte. L’inconnue se présenta alors en lui tendant la main. S’il est vrai que Jae-Hwa tiqua un instant sur ce geste, il ne s’y attarda pas plus que cela. Son interlocutrice était occidentale et il savait que chaque pays avait ses propres coutumes. Il accepta donc sa poignée de main tout en se présentant en retour, ne pouvant néanmoins s’empêcher de hocher légèrement la tête instinctivement :

« Enchanté. Je me nomme Igarashi Jae-Hwa. »

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MessageSujet: Re: [Terminé]"Au fumet on reconnait la bonne cuisine qui attire les gourmands à elle, à son charme on remarque la voix qui séduit les curieux..." [Clo Iris / Igarashi Jae-Hwa] Ven 6 Nov - 19:44
Clo était bien contente que le jeune homme ne se vexe pas sur son compliment. A vrai dire elle se demandait si il le méritait réellement ? Sa voix avait beau être envoûtante elle n’avait ressenti aucune émotion qui s’en dégageait et ça chiffonnait la brune. La musique était quelque chose qui se vivait, ce n’était pas qu’avoir une belle voix ou bien jouer d’un instrument, non la personne devait nous transporter dans son monde. Autrement ça sonnait vide, creux et surtout faux. Elle prit la partition qu’il lui tendait lui soufflant un merci au passage. Elle ne la reconnut pas ce qui l’étonna, son oncle lui avait fait apprendre tellement de mélodies au piano qu’elle ne pensait pas qu’il y en avait d’autres qu’elle ne connaissait pas en plus de ça. L’air ne lui semblait pas familier peut-être parce que qu’elle s’était intéressée aux grands génies qui avaient vécu en Europe ? Elle n’en savait rien mais détestait être dans l’ignorance. Elle voulait l’apprendre, la ressentir et ne pas être dans le flou total.
 
« J’imagine donc ta réponse est non. Tu ne la sens pas là ? Au fait qui a composé ce morceau ?»
 
Elle posa sa main sur le torse du jeune homme qui était en face d’elle et espérait bien qu'il lui répondrait. Puis voyant qu’il lui cédait son siège, elle se mit à se rayonner, ses yeux étincelaient de bonheur et un large sourire étirait ses lèvres. Elle hésita à lui sauter au cou mais elle se dit qu’il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin.
 
« Merci ! »
 
Le cuir sous ses fesses, elle respira et ferma les yeux s’apprêtant à rentrer dans l’univers de la musique. Ça faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas posé un doigt sur un instrument ou même chanter pour elle-même. Elle craignait de ne pas être à la hauteur. Elle posa la partition sur le piano mais loin de ses yeux de peur de confondre avec le morceau qu'elle voulait jouer.  Ses doigts glissaient sur les touches blanches et noires, d’abord avec hésitation puis avec plus d’assurance. Au bout de quelques secondes, elle était déjà sa bulle et elle vivait la mélodie. Elle chanta la chanson qui allait avec le morceau qu'elle interprétait, " La groupie du pianiste " de Michel Berger. Sa voix soprano n’était que sensations et émotions et tout le monde pouvait le ressentir dans chaque mot qui s’échappait de la bouche de la brune. Une fois que la chanson se termina, sa voix s’éteignit et elle réalisa avec effroi ce qu’elle avait fait devant un inconnu. Serais je devenue complètement folle ? Aurais je perdu la tête ? Chanter et jouer du piano devant quelqu’un que je ne connais pas. Puis la vérité la frappa, elle n’était pas atteinte de folie elle découvrait juste le plaisir d’être elle-même et plus elle y pensait, plus elle s’en fichait. Elle ne connaissait pas cet inconnu enfin jusqu’à ce que son nom lui dise quelque chose. Ca y est elle se souvenait parfaitement, il était le fils ou le beau fils d’un gros homme d’affaire en Asie. Pourtant il n’avait pas l’air snob, ce qui changeait grandement de tous ses fils et filles pourris gâtés que la télévision montrait. Et vas y que je te montre à quel point je nage dans le luxe, que ma vie est parfaite et que la tienne est totalement pourrie. La brune avait envie de les baffer tellement ils lui couraient sur le haricot. Réalisant qu’elle était encore assise sur le siège en cuir, elle se leva.
 
« Désolé, tu veux peut-être rejouer du piano ? »
 
Sa question était idiote, elle en avait conscience mais elle lui avait échappé. En attendant, elle s’était décalée pour qu’il puisse accéder à l’instrument.

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MessageSujet: Re: [Terminé]"Au fumet on reconnait la bonne cuisine qui attire les gourmands à elle, à son charme on remarque la voix qui séduit les curieux..." [Clo Iris / Igarashi Jae-Hwa] Mer 11 Nov - 20:34
Lorsque l’Occidentale lui demanda le nom du compositeur, Jae Hwa offrit la bouche pour lui répondre lorsque le geste de cette dernière le surprit et l’interrompit. La sensation de sa main posée sur son torse à l’emplacement du coeur le décontenança et le mit quelque peu mal à l’aise. En vérité, sa toute première pensée avait été la crainte ! Celle de voir l’une de ses soeurs débarquer et éloigner l’intrigante, poliment s’il agissait de Liwei ou de manière plus virulente dans le cas de Eun-Sun et de leur cadette. Ces deux-là auraient probablement été capable de l’étriper sur place pour l’avoir touché. Même s’il s’agissait d’une attitude dont il avait du mal à saisir le sens, Jae Hwa avait bien remarqué au cours de ses années de lycées à Singapour que les filles ne s’approchaient guère jamais de lui quand ses soeurs étaient dans les parages. Et lui non plus, il ne s’intéressait pas vraiment à la gente féminine pour le moment. Aucune des filles de son ancien lycée ne le connaissaient véritablement, elles étaient seulement amoureuses d’un visage, une image et une voix.

S’entend presque à entendre celle de l’une de ses soeurs briser la quiétude du moment, Jae Hwa ressentit brusquement le vide de leur absence. Aucune de ses quatre soeurs n’étaient plus près de lui à présent. C’était comme un retour à Shanghai. Par la force des choses, il s’était fait à l’idée de vivre seul avec son père par le passé. Puis, le garçon avait redécouvert une vie de famille sous le toit du Président Zhang, son beau-père. Lorsqu’il était parti pour Tokyo, Jae Hwa n’avait pas penser que cette ambiance puisse autant lui manquer. Bruyantes et parfois épuisantes, ses soeurs lui manquaient. Toutes les quatre. Il en avait quitté trois pour en retrouver une. Avait-il fait le bon choix ? De toute façon, il n’aurait pu vivre plus longtemps dans l’insouciance de la vie de millionnaires à Singapour sans savoir comment son aînée s’en sortait à Tokyo.

Baissant les yeux sur la main de l’Occidentale posée sur sa poitrine, Jae Hwa déglutit puis recula d’un pas en relevant la tête.

« Non, je ne l’ai pas ressenti, » reconnut-il d’un ton neutre.

Il détourna aussitôt la conversation en désignant la partition pour répondre à son autre question :

« Ce morceau est une composition qui date de seulement quelques années par deux compositeurs coréens Kim Hyeon Wu et Kong Doo Hyung. C’est ce qu’on peut appeler de la musique populaire coréenne, du K-rock. »

Le garçon céda donc ensuite la place à Clo au piano. La jeune fille se mit à jouer timidement, puis elle sembla se laisser emporter. Ce morceau était totalement inconnu à Jae Hwa. Il ne comprenait pas les paroles, dont il crut reconnaître la langue, le français, mais elle lui parut entrainante. En silence, il observa la jeune fille. Elle était douée au piano et chantait plutôt bien. Ses yeux posés sur elle avec attention, Jae Hwa comprit à quel point elle s’adonnait dans sa musique. Elle la ressentait pleinement. Elle était agréable et jolie à regarder. Cependant, les sentiments ne semblaient pas pouvoir atteindre le coeur imperméable de Jae Hwa. Néanmoins, le jeune homme crut comprendre quelque chose.

Quand elle eut fini, il applaudit deux fois dans ses mains et la complimenta :

« Tu es douée. Tu es en section musicale ? »

L’occidentale lui demanda alors s’il souhaitait reprendre le piano. Jae Hwa réfléchit un instant, puis il acquiesça.

« Je crois que j’ai une idée pour le « ressentir » comme tu dis… »

Le jeune homme s’assit face à l’instrument. Il ferma les yeux. Dans sa tête, Jae Hwa se remémora une mélodie. Il prit le temps de se rappeler chaque parole, chaque note de musique. Autrefois, il la connaissait par coeur. Avec Sunny, combien de fois l’avaient-ils chanté à leurs parents ? Il se la remémora une seconde fois, laissant ses doigts se promener au-dessus des touches du piano sans les toucher. La chanson préféré de ses parents. Celle que son père chantait à sa mère, à ses filles. Cette chanson américaine qui avait bercé son enfance. Aujourd’hui la connaissait-il encore du bout des doigts ? Ses doigts se posèrent sur les touches du piano. Dès l’introduction, les souvenirs rejaillirent. Plus de dix années en arrière. Une enfance des plus heureuses. Le vent frais, vigoureux mais si vivifiant des grandes plaines du Canada. L’immensité. Le sentiment ultime de liberté dans un paysage sauvage parmi les plus beaux du monde.

Ce passé enfermé dans son coeur et sa mémoire, Jae Hwa en ressentit toute la profondeur des sentiments et sa voix qui s’éleva sur ses paroles fut le beau témoin de ces émotions. Le bonheur et la nostalgie, la joie et la tristesse, la chaleur d’une famille et le froid de la solitude, le timbre de sa voix les peignait tous sur le toile des notes de musique s’élevant vers le ciel. L’infini.
Everything I do, I do it for you de Bryan Adams

Look into my eyes
You will see, what you mean to me
Search your heart, search your soul
And when you find me there, you'll search no more
Don't tell me it's not worth trying for

You can't tell me it's not worth dying for
You know it's true, everything I do, I do it for you

Look into your heart, you will find
There's nothing there to hide
Take me as I am, take my life
I would give it all, I would sacrifice

Don't tell me it's not worth fighting for
I can't help it, there's nothing I want more
You know it's true, everything I do, I do it for you

There's no love, like your love
And no other, could give more love
There's nowhere, unless you're there
All the time, all the way

Look your heart, babe

Oh, you can't tell me it's not worth trying for
I can't help it, there's nothing I want more
Yea, I'd fight for you, I'd lie for you
Walk the wire for you, yeah I'd die for you

You know it's true
Everything I do
Ooooh
I do it for you

Everything I do, darlin'
Yeah, we will see it through
We will see it through, oh yeah
Look into your heart, tell me something
You can't tell me it ain't worth dyin' for
Oh yeah, I'll be there, I want you back
Oh yeah, what's that
I'm goin' all the way, all the way

La dernière note s’éleva et se perdit dans l’immensité du silence. Jae Hwa sourit. Il était heureux. Sincèrement heureux d’avoir permis à tous ces sentiments de se réveiller en lui.  Et comme si sa voix s’était transformée en messagère, le jeune homme se sentait doucement soulagé. L’émotion ne le subjuguait pas. Seule une allégresse sereine le berçait tels les flots d’une mer apaisée. Son coeur avait lancé un appel afin d’aider son âme égarée à retrouver son chemin.

Du bruit provenant de la porte d’entrée interrompit alors ce moment. Les yeux de Jae Hwa se reportèrent dans cette direction où il vit tout un groupe d’élèves agglutinés à l’entrée de la salle. Sortant de cours et passant dans le couloir, à l’instar de l’occidentale, les curieux avaient été attirés par le son de la voix de Jae Hwa. N’ayant pas encore remarqué que leur présence avait été repérée, certaines filles échangèrent des messes basses.

« C’est le garçon qui est arrivé il y a peu de Singapour ! Tu as entendu sa voix ? Et en plus, il est trop mignon ! jubila une première.
– Et c’est qui celle-là ? Elle n’est pas des nôtres en section musicale ! siffla sa camarade.
– Ces occidentaux se croient vraiment tout permis ! Je crois l’avoir déjà vu en A en plus !
– Elle n’a rien à faire là ! Venez on va lui montrer où se trouve la sortie ! »


Le groupe de filles commença à entrer dans la salle. Elles se figèrent lorsqu’elles remarquèrent le regard interrogateur de Jae Hwa sur elle. Le garçon n’avait pas compris leur conversation. Au même moment, s’éleva alors une voix féminine plus forte mais mélodieuse que les autres :

« Qu’est-ce qui se passe ici ? »

Le professeur de chant Seika apparut alors dans la salle à son tour. Son regard se posa tout d’abord sur le groupe d’élèves de la section musicale puis se tourna vers Clo et Jae Hwa sur lequel il s’arrêta alors.

« Ah ! Igarashi, je te cherchais justement !  s’adressa-t-elle à lui en prenant soin de lui parler en anglais, avant de se retourner à nouveau vers ses élèves. Eh bien, mesdemoiselles, que se passent-ils ? »

Les étudiantes hésitèrent, balbutièrent puis finalement désignèrent Clo du doigt.

« C’est… C’est elle, Sensei ! Elle n’est pas une élève de la section musicale mais elle utilise notre salle et nos instruments !
– Rien ne l’interdit dans le règlement,
rétorqua calmement l’enseignante. Du moment que les élèves de la section musicale conserve la priorité et puisse en disposer quand ils en ont besoin.
– Eh-eh…Eh bien, justement ! Nous voulions nous entrainer mais elle nous en empêche ! »


Jae Hwa essayait de suivre la conversation. Ses yeux allaient des uns aux autres suivant qui prenait la parole. Il se demanda pourquoi l’étudiante qui répondait au professeur Seika pointait ainsi Clo du doigt.

« Il y a un problème ? » demanda-t-il doucement, en japonais, en se levant de son siège.

Les étudiantes en Musique rougirent. Certaines baissèrent les yeux, celle qui échangeait avec le professeur cessa de pointer l’occidentale du doigt en cachant sa main derrière son dos, comme si elle se sentait honteuse. Elle ouvrit la bouche cherchant ses mots mais l’enseignant la devança.

« Il n’y a plus aucun problème à présent. Mesdemoiselles, demandez poliment à votre camarade que vous souhaiteriez utiliser la salle de musique même si elle n’est pas en droit de refuser. Mademoiselle, s’adressa-t-elle à Clo. Ayez l’amabilité de laisser les musiciens travailler. J’imagine que vous aussi, vous avez des cours à réviser. Igarashi, suis-moi, j’ai des choses à te dire dans mon bureau. »

Sur ces mots, l’élégante enseignante quitta la salle. Docile, afin de prendre congé poliment, Jae Hwa s’inclina légèrement une première fois à l’intention de toutes les élèves présentes dans la salle, puis une seconde fois à l’intention plus particulière de Clo, s’excusant de devoir partir. Puis, le garçon suivit son professeur dans le couloir.

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MessageSujet: Re: [Terminé]"Au fumet on reconnait la bonne cuisine qui attire les gourmands à elle, à son charme on remarque la voix qui séduit les curieux..." [Clo Iris / Igarashi Jae-Hwa] Dim 15 Nov - 14:36
Rp tagué et terminé, j'archive !


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[Terminé]"Au fumet on reconnait la bonne cuisine qui attire les gourmands à elle, à son charme on remarque la voix qui séduit les curieux..." [Clo Iris / Igarashi Jae-Hwa]

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