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[TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ]

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Dewei Ouyang
MessageSujet: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Mar 3 Nov - 17:23
« Hey' ! Hey' ! Hey' ! Hey' ! »

« Woh ! Wooooh ! »

« Dougie Dance ! »

Entre les rires et la musique, profusaient mes pas de danse et mes mouvements rythmés. Cette journée se finissait de la plus belle des manières. Entouré de ma bande de potes, je ne pouvais pas rêver meilleure place en ce bas monde. Et comme à chaque fois que l'on se retrouve, ils ont le droit à une démonstration de cet art qui paraît ridicule pour bon nombre d'ignorants. Pourtant, cette danse hip-hop est loin d'être hilarante, bien au contraire.

Les clients étaient tous partis ainsi que mes employés et mon frère qui les avait suivis de près. On avait donc mon salon pour notre usage personnel et on comptait bien en profiter. Alors que je me déchaînais et laissais mon corps s'embraser de mille et une sensations, j'entendais les miens taper dans leurs mains, chanter ou siffler pour m'accompagner. Ma seconde famille. Celle pour qui je pourrais crever, si nécessaire. Les seuls qui me connaissent réellement et qui partageront ma vie jusqu'à la fin. Loin de moi l'idée de les discréditer bien que j'aime être sur le devant de la scène.

Bien trop occupé à montrer le meilleur de moi-même, je n'entendis même pas la porte de mon salon s'ouvrir et se refermer dans son bruit anormalement sourd. Constituée de manière à être entendue, elle était assez pratique pour nous faire parvenir la venue d'un client lorsque nous étions à l'arrière du salon. Continuant de me déhancher, il me fallut quelques minutes avant de capter le regard qu'ils me lançaient et le message qu'ils tentaient de me faire passer, de manière assez désespérée. Je fis un tour sur moi-même et me retrouva face à celle qui me faisait sourire depuis quelques semaines, déjà.

Je l'avais rencontré par le plus grand des hasards, dans un bar où on m'avait traîné pour décompresser. Elle y était la serveuse et vu que le courant était plutôt bien passé, j'y étais retourné jusqu'à ce qu'elle accepte qu'on échange nos numéros. Je sentais bien que je lui plaisais et cela était totalement réciproque. Même si mon frère me répétait que je me faisais des idées, je savais bien que non et la voir ici, ce soir, était la preuve irréfutable de mon avis sur la question. Je lui affiche le plus beau sourire qu'il m'est possible de montrer et me penche pour la saluer, respectueusement, comme mes parents me l'ont appris lorsque je vivais encore en Chine.

« Jian Dao Nin Hen Gao Xing »

Aucune autre phrase ne pouvait mieux résumer ce que je ressentais en la voyant. J'étais réellement content de la voir et je savais qu'elle comprenait la signification de chinois prononcé. Alors que je me redressais pour lui faire face et engager une conversation, je vis qu'elle n'était plus là. Je me mis à cligner des yeux et à fixer la porte de mon salon. Je me sentais incroyablement seul tout à coup. C'est comme si un vent glacial venait de s'engouffrer sous la porte d'entrée et venait de me percuter de plein fouet. Je me retourne lentement et la vis parler avec l'un de mes 'frères'. J'en étais béas et totalement secoué. Mes lèvres légèrement écartées et mes yeux perdus dans un vide sans fond montraient à quel point son ignorance venait de me déstabiliser.

Je vis et surtout entendis mes potes rire et me dire de me reprendre, que ce n'était pas grave. Je me redresse, donc, et fis comme si de rien n'était. Comme si rien ne m'atteignait mais ils pouvaient très certainement voir que c'était tout le contraire. Aussi, ils décidèrent de nous laisser et je les remerciais aussi bien que je les maudissais intérieurement. Elle se tourna finalement vers moi et me salua. S'en suivit une courte discussion où nous prenions des nouvelles de l'autre. Un silence pesant s'installa par la suite et j'en suis venu à soupirer. Voyant qu'elle perdait patience et qu'elle commençait à s'en aller, je pris les devants et l'invita à manger. À ma grande surprise, elle paraissait intéressée et accepta de sortir en ma compagnie. Je souriais et pris commande d'un taxi avant de sortir à sa suite et de fermer mon salon. Je crois bien que cette soirée va, effectivement, être l'une des meilleures de ma vie. Je m'en frottais les mains.

Nous attendions l'arrivée du taxi et l'ambiance s'apaisa d'elle-même. Nous discutions de tout et de rien à la fois, dans une simplicité pure et relaxante. La fraîcheur se présentant, je lui passa ma veste sur ses épaules et nous continuons à échanger comme deux jeunes civils que nous étions. Le taxi ne mit pas très longtemps à arriver. Le quartier dans lequel je travaille doit y faire pour beaucoup.
Le trafic y est presque toujours dense. Le moins que l'on puisse dire, c'est que je me suis installé au bon endroit. Je m'en rendais compte, ce soir.

J'ouvris la portière du taxi et l'invita à y prendre place. Je souriais amicalement et étais prêt à refermer sa portière avant de monter de l'autre côté, lorsque j'entendis un cri. Il provenait d'une femme, j'en avais la certitude. Aussi, je ne me mis pas vraiment à réfléchir et murmura à ma compagne du soir que je reviendrais très vite. La laissant seule, dans le taxi, je me mis à faire demi-tour et me dirigea, avec hâte, à l'endroit d'où provenait le cri. Je ne tarda pas à trouver l'endroit concerné ni même la femme qui se faisait ennuyer par une bande de voyous du dimanche. Je déteste les hommes comme eux. Ceux qui se font passer pour des grosses brutes et qui se croient tous permis. Ils n'allaient pas s'en tirer à si bon compte. De plus, ils venaient de retarder mon agréable soirée et ça, j'avais du mal à l'avaler.

Mais avant même que je puisse intervenir, quelqu'un prit les devants.

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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Mar 3 Nov - 21:42
L’hiver approchait. En conséquence, la tombée de la nuit se faisait de plus en plus précoce sur les terres du pays du Soleil Levant pourtant bien pressé d’aller se coucher dès lors qu’il entrait en lutte avec la fraîcheur hivernale. Enfin, il ne fallait pas non plus nous prendre pour des lapins de trois jours, quand on a les orteils qui gèlent dans les chaussures même avec trois paires de chaussettes, l’astre incandescent n’allait pas nous faire croire qu’il faisait vraiment un effort pour essayer de nous réchauffer. Après le zèle de l’été, Monsieur rentrait dans une douce hibernation tandis que les habitants de la Terre se gelaient les miches !

Relativisons néanmoins, ce mois de novembre se révélait pour le moment bien doux. Prémices du réchauffement climatique ou préparation d’un coup en traître du soleil qui posera ses RTTP soudainement sans crier garde ? Quoi qu’il en soit, la nuit, elle demeurait fidèle au poste, prête à taper l’incruste dès l’instant où son rival commençait à lever le pied ! Et son meilleur ami le froid rodait, tapi dans l’ombre, prêt à sévir.

Tandis que la pénombre s’immisçait lentement dans les rues de Tokyo, Igarashi Jae-Hwa, le coréo-japonais canado-singapourien parce qu’il y a pas plus simple comme désignation, s’aventurait dans le quartier de Shibuya. Encore une nouvelle expérience d’exploration, cependant, sa maitrise de la langue japonaise s’améliorait de jour en jour. À force de tourner en rond dans tous les arrondissement centraux de la capitale, le jeune homme allait finir par connaître la ville sur le bout des doigts. Dans quelques années probablement… Néanmoins ! Il fallait reconnaître une nette progression en matière d’orientation et d’interprétation des panneaux de sa part. Le garçon avait d’ailleurs atteint Shibuya sans encombre et sans prendre le taxi.

Ces récents progrès en japonais lui avaient permis d’entreprendre les recherches sur sa soeur aînée. Ils continuaient de communiquer à de très rares occasions par mail. Sa soeur refusait de lui transmettre son numéro de téléphone sous prétexte qu’il s’agissait uniquement d’un appareil à usage professionnel. D’une certaine façon, Jae-Hwa n’insista pas d’avantage sur son obtention puisqu’ainsi, il pouvait également dissimuler à sa soeur qu’il se trouvait actuellement au Japon. Le garçon ne souhaitait pas lui mentir, mais comme il avait déceler une certaine distance imposée par son aînée devenue de moins en moins bavarde sur sa vie, Jae-Hwa avait craint qu’elle ne le fuit encore d’avantage à cette nouvelle. Pour le moment, son frère se contentait de masquer ses questions afin d’obtenir des informations sur sa localisation.

Grâce à l’aide d’une photo vieille de deux ans, Jae-Hwa avait pu commencer à remonter sa trace. Le barman d’un établissement où elle aurait travaillé quelques années par le passé avait été en mesure de lui indiquer qu’il y avait de fortes chances de la trouver dans le secteur ce soir-là. Le coeur vaillant et plein d’espoir, le jeune coréo-japonais canado-singapourien bravait donc le danger des ruelles sombres, en route vers cette soeur promise dont il se languissait tant !

Dès à présent, le service de narration titulaire décline toute responsabilité quant aux tergiversions de l’équipe intérimaire, car en effet, bientôt, la brume s’épaissit autour de notre héros prêt à défier les ténèbres à l’instar des maîtres du kung-fu dont les prestations cinématographiques pourraient qualifiés de spectaculairement grotesques, au grand damn de la dignité de cet art ancestral !

Le héros dans sa grande classe mystique et envoutante perçait l’obscurité de sa silhouette noble et fière, le regard droit et inébranlable. Une scène digne d’un chef d’oeuvre du septième art si le crépuscule n’était pas agrémenté des clignotements incessants des enseignes publicitaires, que le silence n’était pas criblé du son des klaxons et moteurs où s’entremêlaient les voix des piétons, que la fumée n’était pas due aux poteau d’échappement et que Jae-Hwa n’avait pas manqué de percuter quelqu’un en relevant le nez de son morceau de papier sur lequel était indiqué l’adresse potentielle où il pourrait trouvé sa soeur.

Près s’excuser, le jeune apprenti se trouva face au visage furieux du dragon. Observant autour de lui, l’élu au coeur pur se rendit compte qu’il n’avait pas à faire un seul véritable dragon à mes trois serpents d’eaux douce se prenant pour des rois des mers qui importunaient une pauvre sirène en détresse.
La jeune femme le jeta alors un regard, l’air horrifié, comme un appel à l’aide que l’esprit aiguisé du jeune padawan ne fut pas certain d’interpréter correctement.

« Il y a un problème ? » demanda-t-il d’un ton peu concerné, en anglais.

La réponse à laquelle il eut le droit fut un brusque mouvement destiné à le pousser agrémenter d’un chaleureux « Dégage ! ». Petit papillon aux ailes fragiles mais acérées fut pris par surprise et dans toute la grâce du lamantin se retrouva le désirable postérieur par terre. Les hyènes ricanèrent, avant de s’en retourner vers leur proie tentant de lui arracher son sac à main. Le héros dans l’âme, ou pas, puisqu’il se retrouva dans cette situation malgré lui se redressa en manifestant sa désapprobation dans un convaincant :

« Eh ! »

Rictus déformant son visage disgracieux – car les méchants sont toujours laids, c’est bien connu –, le chef des musaraignes s’avança pour se débarrasser une nouvelle fois de lui, mais… Surprise ! Surprise ! Maître apprenti Panda para et d’un moulinet agile, tel le serpent fondant sur sa proie, il frappa son adversaire au thorax de la paume de sa main lui coupant ainsi la respiration. À coup de pied retourné et prise du tigre, nous pourrions voir les perfides cafards projetés jusqu’à s’écraser sur le murs, choir sur des poubelles qui se trouveraient comme par hasard juste en dessous et dont un chat noir jaillirait en poussant un gémissement strident de complaintes, mais aussi surprenant que cela puisse paraître alors que nous cherchons rigoureusement à coller à la réalité, il n’en fut rien. Jae-Hwa se défendit efficacement jusqu’à ce qu’immanquablement, il glisse tout seul sur une flaque d’eau et se rétame sur le sol. Les deux vautours encore en état de sévir se firent un plaisir à l’idée de l’assaillir, profitant de sa position de faiblesse.

Se recroquevillant sur lui-même prêt à recevoir les coups, Jae-Hwa eut pour réflexe de protéger son visage en clamant :

« Pas le nez ! Pas le nez ! »

Son corps était vraiment mis à l’épreuve depuis qu’il vivait au Japon. Et son nez semblait être une des parties les plus régulièrement touchées. Cependant, outre l’aspect peu séduisant pour son faciès que celui d’un nez boursoufflé et bleu, l’encombrement de celui-ci altérait également sa voix ce qui lui posait un problème plus conséquent !
Bien entendu, s’exprimant de manière instinctive, le garçon formula sa demande en chinois. Les rapaces le prirent alors d’autant plus pour un touriste et virent une belle occasion de le dépouiller…

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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Jeu 5 Nov - 11:45
Je regardais ce jeune et veillais la moindre de ses réactions. Compte-t-il réellement intervenir ou va-t-il simplement rester planter là ?

Je fis un pas vers eux, dans l'optique d'aller prêter main forte à cette demoiselle, lorsque j'entendis son jeune héros prononcer quelques mots en anglais. Cette langue me figea et je me mis à le fixer, en clignant des yeux. Alors que je m'attendais à n'importe quelle réaction, même la plus grotesque, je ne pensais pas entendre des mots anglais sortir de sa bouche. Langue que je maîtrisais pour le moins correctement, et à la limite de la perfection, je vouais une admiration à toute la population anglophone et ce 'petit' venait de gagner un bon point.

Je vis l'une des grosses brutes se retourner vers lui et le pousser de manière assez sauvage. Une grimace se fit apercevoir sur mon visage et je fus estomaqué en voyant la suite des événements. Le postérieur au sol, il n'avait plus rien d'un héros volant au secours de la faible demoiselle et le voir ainsi me désespéra. D'une frappe sur mon front, je me remis à marcher vers eux afin d'en finir rapidement. D'un pas décidé et sûr de moi, je me mis à fixer les terreurs, bien décidé à ne pas...

« EH ! »

D'un sursaut légèrement exagéré, je me figeais et le fixais, de nouveau. Qu'est-ce qu'il lui prenait de crier ainsi, tout à coup ? Simplement surpris, il ne m'avait bien entendu pas effrayé. Alors que mes yeux se mettaient en cercle et sortaient légèrement prendre l'air hors de leurs orbites, je le vis se lancer à l'attaque et sa démonstration me scotcha. Jamais je n'aurais pensé qu'un petit corps comme le sien pouvait agir et se défendre de la sorte. Il semble si frêle comparé à mon grand frère et pourtant se débrouille plutôt bien en arts martiaux d'après ce qu'il est en train de me montrer. Cela lui ajoutait un deuxième bon point et je me surpris à sourire. Ce petit me plaît bien.

Je le vis enchaîner ses coups et ses prises, dans un silence religieux et extrêmement respectueux. Je ne laissais aucune miette du spectacle qui s'offrait à moi et en étais même très amusé. Croisant les bras, je prenais plaisir à voir ces grosses brutes se prendre une dérouillée par un seul petit homme et cela me rappela mon enfance. Il a du cran et ce n'était pas pour me déplaire. Finalement, il faut toujours se méfier des apparences. Celui-là, il ne faut pas l'énerver ou se mettre en travers de son chemin. Persuadé qu'il va gérer jusqu'à la fin et qu'il n'a pas besoin de ma participation, je commençais à faire demi-tour, dans l'espoir de vite retrouver la mienne de demoiselle.

Alors que je comptais tourner dans la rue qui me conduirait à mon taxi, j'entendis une réplique pour le moins surprenante.

« Pas le nez ! Pas le nez ! »

D'abord perplexe et totalement perdu, je continuais à avancer sans même regarder où je mettais les pieds, bien trop occupé à me répéter cela dans ma tête. C'est ainsi que je venais de percuter de plein fouet le mur, ne l'ayant pas longé mais m'étant dirigé en plein dessus. La douleur fut si grande que les larmes me montèrent aux yeux, à la seconde même. Ne voulant pas paraître pour un idiot devant tant de monde, je fis volte-face et levais la tête, fièrement. Non, je n'ai pas percuté de mur. Non, je n'ai pas mal. Tout ceci n'est que cinéma pour perturber l'ennemi.

Analysant la situation, je me mis à comprendre le retournement de situation. Mais avant même de me signaler que ce petit homme avait parlé en chinois, l'idée de lui venir en aide me traversa l'esprit automatiquement. Marchant vers eux, avec la certitude que cette fois rien ne m'arrêterait, j'eus le temps d'arriver in extremis. L'une des grosses brutes s'apprêtait à attaquer le petit prodige et je pus retenir fermement son poignet avant qu'il ne pose la moindre parcelle de sa peau sur ses cheveux.

« Vous voulez que je vous apprenne ce que c'est que d'être agressé ? »

Pour être compris, je me suis bien entendu exprimé en japonais. Ces colosses paraissaient bien trop stupides pour comprendre toute autre langue, de toute manière. Je ne voulais pas perdre mon temps, ma salive ni même mes connaissances pour des personnes qui ne valent rien. L'une des choses que je déteste le plus au monde, c'est bien cette naïveté et cette obsession qu'ont les grosses brutes de leur espèce. Il était temps que quelqu'un les réveille.

Celui dont je tenais toujours le poignet me cracha à la figure tandis que l'autre se mettait à rire, de manière très désagréable. Mon sang ne fit qu'un tour et je me promettais de leur faire regretter cet affront. Ne leur montrer aucune réaction émotive. Mes parents et mon grand frère me l'ont sans cesse répété. Même devant l'adversité, « ne montre jamais tes réels sentiments, n'impose jamais ce que tu ressens. C'est une marque de respect, Dewei. Quoi qu'il puisse arriver, n'oublie pas d'être respectueux envers les autres. »

Fixant celui qui me faisait face, dans les yeux, je finis par lui rendre son poignet. Il en profita pour tendre son poing vers moi, dans l'espoir de me toucher avec rapidité. Dommage pour lui, son coup était totalement prévisible. Je stoppe sa tentative en plaquant ma main gauche sur son poing. Je contre ensuite, sa veine attaque, par un direct droit au visage. Désorientation. J'attaque ses oreilles en refermant mes mains dessus, de manière assez violente. Étourdi, je le vois tenter un crochet. Je le bloque avec mon coude avant de lui donner un coup au corps. S'abaissant, il tente de nouveau la même attaque mais en changeant de main. Pas très futé, au combat corporel, celui-là. Je bloque donc de nouveau son attaque et vais fragiliser sa mâchoire avec mon coude. Je me retenais de lui infliger plus de dégâts corporels qu'il n'avait déjà et le finis par un coup de talon au diaphragme.

Je le vis s'envoler et percuter son double. Je les vis tomber lourdement au sol. Celui dont je m'étais occupé se tenait les côtes et demandait à recevoir de l'aide. Tandis que l'autre, à moitié coincé sous le corps du plaignant semblait perplexe. Je me suis donc approché d'eux et ais fixé le 'survivant'.
Ma technique était certes moins spectaculaire que celle du jeune héros mais au moins je m'étais évité toute ridiculisation possible.

« Tu en veux également ou tu pars en traînant ce déchet avec toi ? »

Je reste respectueux en n'importe quelle circonstance. Mais il faudrait déjà mériter mon respect. Mon père et mon frère approuveraient ce que je venais de faire et de dire. S'attaquer à une femme en étant plusieurs puis à un plus jeune alors qu'il est au sol, est pathétique. De plus, je ne respecterais jamais ceux qui me crachent à la figure. Autant dire qu'ils n'avaient pas intérêt de revenir près de mon salon, ceux-là.

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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Ven 6 Nov - 14:12
La vie de Jae-Hwa se résumait donc inexorablement par une série d’échec. Celui-ci fut sans doute parmi les plus pitoyables. Mais outre, la douleur potentielle et la fragilité momentanée de son nez, le garçon ne pouvait vraiment pas se permettre que son visage soit abimé. Il avait accepté un engagement très important dans le lendemain. S’il arrivait balafré à la fête d’anniversaire de la fille de l’ami de son enseignante en chant où il devait chanter, Seika-sensei serait discréditer et certainement humilier de l’avoir recommandé à son ami pour le jour le plus important de l’année de sa petite princesse.

Proscrit sur le sol tel un lamentable bâtard errant que des gamins cruels trouveraient bons de battre juste pour le plaisir de l’entendre couiner et de se sentir touts puissants, Jae-Hwa donnait donc priorité à la protection de son visage, laissant à découvert son abdomen que l’une des brutes se délecta d’asséner d’un vigoureux coup de pieds. Les yeux fermés, se rappelant les vils bagarres de rues entre véritables gamins affamées des ruelles pauvres et sales des quartiers pauvres de la périphérie de Shanghai, Jae-Hwa sentit une ombre se pencher au-dessus de lui. Souvenirs de ses nombreuses défaites… Afin de forger son esprit et lui apprendre la justesse de l’art qu’il lui enseignait, son Maître ne tolérait qu’il puisse faire usage du kung-fu dans les rues. Aujourd’hui, sans réfléchir, le jeune homme avait déroger à la règle. Sa punition allait bientôt s’abattre sur lui…

Pourtant, l’ombre sembla s’être arrêtée. Une voix se fit entendre. Jae-Hwa ouvrit les yeux pour jeter un coup d’oeil et découvrit l’apparition d’un autre héros venu porter secours à la demoiselle en détresse qu’il incarnait à présent. Et quel héros ! Jae-Hwa ne put que reconnaître que sa technique était impressionnante. Lui aussi maitrisait donc quelques arts martiaux ? À présent, c’était à son tour de s’asseoir – une fois de plus sur le sol, à croire que telle était sa place de prédilection ces derniers temps, non pas qu’il se soit déjà retrouver à s’asseoir sur le lino d’une allée du grand centre commercial de Shinjuku, le carrelage au pied des escaliers du dortoir des filles de l’école, et maintenant les rues de Shibuya, où atterrira-t-il la prochaine fois ? Les fesses dans le bassin des phoques du zoo du parc Ueno ? – et de regarder la scène d’action chef d’oeuvre du cinéma chinois absolument pas friand de l’exagération des cascades. Quoi que, rions, mais le cinéma américain n’en est pas moins risible parfois. Lorsque Bruce Willis fait une chute de plus de quatre étages, passe à travers une verrière, et atterrit à plat sur le dos pour se relever presque aussitôt avec juste quelques égratignures – parce que oui, il faut comme rester réaliste, le verre ça coupe –, les chinois doivent eux-aussi les encenser pour la crédibilité des cascades !

Bref, pour en revenir à nos moutons, le « survivant » s’extrayant de sous le poids de son camarade terrassé par Po, car nous l’appellerons ainsi dans l’ignorance de son identité véritable, lui jetant un regard noir. Ses jambes tremblaient. Le rictus sur son visage semblait trahir un sentiment de frustration mêlé à la rage de rabattre le caquet à ce panda et la crainte qu’il lui inspirait. Loin de se douter de l’effet d’une ombre ténébreuse qu’il pouvait incarner, Jae-Hwa finit par se redresser. Il ne prit pas la peine d’épousseter ses vêtements et surtout, il prit sur lui pour essayer de faire abstraction de toute la saleté qui pouvait le recouvrir. Non, il ne sentait pas mauvais. Non, ce n’était qu’une impression. L’odeur ne venait pas de lui mais uniquement de son imagination. Du moins essayait-il de s’en persuader, alors qu’effectivement, ce parfum indélicat ne se manifestait presque qu’exclusivement dans sa tête.

À la perspective d’un deux contre un, le dernier bandit pris ses jambes à son coup laissant derrière lui ses deux comparses qui ne tardèrent pas à limiter en clopinant avec difficulté. Jae-Hwa remarqua alors un objet tombé sur le sol, se pencha pour le ramasser et essaya de rappeler les bandits :

« Eh ! Vous avez perdu quelque chose ! »

L’objet en question s’avérait être un porte-feuille. Trop affolé pour se retourner, les trois couards poursuivirent leurs courses. Jae-Hwa eut l’intention de courir à leur suite pour les rattraper mais son abdomen lui fit vivement comprendre qu’il ne l’entendait pas de cette oreille dès la deuxième foulée. Il ouvrit alors le porte-feuille et découvrit la photo d’identité d’un homme qui ne semblait correspondre à aucun des trois. Que faire ? Il n’arrivait pas à lire toutes les inscriptions qui figuraient sur les cartes contenus dans le porte-feuille. Jae-Hwa se tourna alors faire le héros Po. Il lui devait une fière chandelle. Il s’avança alors vers lui et s’inclina en lui exprimant sa reconnaissance en s’appliquant sur sa prononciation japonaise :

« Merci beaucoup ! Je…vous…suis…très…reconnaissant…pour…votre…aide ! Je…vous…en…dois…une ! »

Jae-Hwa n’était pas certain d’avoir employé exactement les mots adéquats. Il espéra que ces paroles ne furent pas trop éloignées de sa pensée. La femme accourue alors à côté de lui et s’aligna pour s’incliner face à Po. Elle lui exprima à son tour ses chaleureux remerciements. Jae-Hwa n’en fut pas sûr, mais il crut comprendre que la femme invitait Po à diner en guise de sa gratitude. En vérité, elle les invitait tous les deux, ne serait-ce que pour boire un verre. Quelle insouciance déconcertante d’inviter de parfaits inconnus juste après s’être faite agressée par trois autres.

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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Ven 6 Nov - 18:27
Je surveillais la moindre réaction du cafard restant. Mis à part son semblant de regard tueur, il ne fut pas très agressif et j'eus presque l'impression d'avoir affaire à un petit caniche sans poils. Je le narguais presque avec mon sourire et l'invitais donc à me mettre une rouste, s'il s'en sentait capable. J'aimais rabaisser ce genre de personnes et me sentir plus puissant face à leur faiblesse d'esprit. Pauvre petit moustique qui se ferait écraser d'un coup de doigts, il ne bougea point. Lorsque je sentis le 'petit' se relever, je vis que les trois mousquetons prirent la fuite et j'en soufflais, exaspéré. Décidément, ils sont le comble du respectueux et respirent le pathétique.

Alors que je pensais avoir conclu, comme il se devait, cette vile histoire, je vis le 'petit' se baisser et ramasser un porte-feuille. Il prit les devants avec l'intention d'aller le leur rendre. Cet acte me secoua et je le regardais, surpris de cette convenance. Malgré l'altercation, il restait bon et honnête. Décidément, il me paraissait enfant d'une digne famille et dont il en sortait, bien plus que correctement. Ses parents devaient très certainement en être fier. Le contraire me paraît assez inenvisageable. J'étais plutôt content de voir que la jeunesse asiatique savait rester polie.

« Si j'étais toi, je ferais parvenir ce porte-feuille à un responsable civique tel qu'un policier. »

À peine eus-je fini cette simple phrase que je le vis se tourner vers moi. Le voir s'incliner devant moi me gêna presque. Je m'attendais, certes, à des remerciements, mais très certainement pas à une telle posture. Très respectueux, il semblait comprendre et vivre selon les anciennes coutumes. Il se savait, peut-être, plus jeune et cette salutation prouvait son respect pour son aîné ou plutôt pour celui qui venait de lui prêter main forte. Cela ne fit que lui donner bon nombre de points. J'appréciais, déjà, ce 'petit' avant même de connaître son identité et son véritable caractère. Je l'entendis m'adresser des mots japonais et il semblait peu sur de lui. La langue de ce pays ne devait pas le mettre à l'aise et cela m'amusa. Il pouvait très bien me parler en une autre langue, j'en connaissais suffisamment pour comprendre chaque habitant d'Asie, il me semble.

Aussi, me rappelant d'un bref détail, je pris la peine de lui répondre en chinois.

« Il était normal pour moi de venir t'aider. Et ne me remercie pas autant, tu as été le premier à intervenir. C'est plutôt toi qui devrait recevoir un salve de remerciements. »

Je commençais à lui sourire lorsque je vis la jeune demoiselle s'aligner à lui pour me remercier, à son tour. Bien que la situation me plaisait et me confortait dans l'idée que je venais d'assurer, me sentir ainsi placé en haut des projecteurs me déplaisait quelque peu. Bien que j'aimais être sur le devant de la scène, je ne pouvais passer outre le fait que le 'petit' méritait amplement le rôle principal. Avant même que je puisse ouvrir la bouche et sortir quelques mots, la jeune demoiselle prit les devants et nous invita à aller boire un verre. Cette proposition me plut aussitôt mais me rappela surtout mon rendez-vous qui devait m'attendre impatiemment dans le taxi.

Aussi, je me permis de décliner, poliment, l'invitation avant d'ajouter au 'petit' qui se tenait devant moi, toujours dans la langue de mes origines :

« Elle semble vouloir te remercier, que dirais-tu d'aller boire un verre avec elle ? »

Lui adressant un clin d’œil fraternel, je me mis à courir pour retrouver celle qui m'attendait. Je souriais, sincèrement. Tel un enfant qui semblait juste heureux de vivre. Je savais qu'une merveilleuse soirée m'attendait et cela me donnait cette même joie de vivre. Aussi, je laisse quiconque imaginer ma déception et mon désarroi lorsque je fus arrivé au bord du trottoir et qu'il ne restait pas la moindre trace du taxi ni de ma belle compagne. Je me mis sur la route, à la même place où se trouvait le véhicule un temps plus tôt. Je me murmurais des mots à moi-même.

« Impossible. C'est impossible. Pas si près du but.. Non ! C'est une blague ! »

Moi, qui pensais lui raconter ce qui venait de m'arriver. Moi, qui pensais lui plaire davantage en lui contant cette aventure rocambolesque. Moi, qui pensais la faire fondre avec mon esprit chevaleresque. Je venais de tout faire capoter. Tout. Je ne suis véritablement qu'un raté. J'entendis klaxonner derrière moi et je sentis mon corps se retourner vivement. En totale correspondance avec mon cerveau, il semblait désirer une chose. Une seule petite chose. Que le klaxon provienne du taxi qui était de retour. Que la belle jeune femme qui avait trouvé place, ouvre la portière et s'excuse.

Au lieu de ça ? Ce qui s'est passé, d'opposé à mes espérances ? Le klaxon provenait bel et bien d'un taxi, ça oui ! Je mérite même le titre de devin professionnel pour une telle prophétie. Par contre, ce que je ne semble pas avoir vu dans ma boule de cristal imaginaire, c'est le fait que le taxi en question passe tout près de moi, à folle allure. Qu'il roule sur une flaque et qu'il ait la bonté de me faire prendre une douche, de manière entièrement gratuite et bienveillante. Aucun arrêt. Il poursuivit sa route et fort heureusement pour lui car je mourais d'envie de lui hurler que j'avais déjà pris une douche et qu'en plus elle datait de ce matin même et que je ne pensais pas puer assez, pour mériter un tel sacrement de sa part. Chauffard ! Je sais, grande insulte.

Le regard dans le vide, je laisse mon corps s'abaisser et me laisse tomber sur le bord du trottoir, désemparé. Regardant en face de moi, je sentis ma déglutition devenir difficile. Je me mis à tourner la tête pour veiller la popularité de cette rue. D'abord à gauche. Personne. Lentement, prochaine vue à droite. Personne non plus. Je regarde donc de nouveau en face de moi. Moi, Dewei Ouyang, alors que je venais de me faire passer pour un héros, je venais de retomber de mon piédestal, au rang de zéro international. C'est alors que j'entendis un bruit, derrière moi. Je me retourne et c'est à ce moment-là que je vis un enfant me regarder, de grandes loupes à la place des yeux.
Venait-il de tout voir ?

Me redressant fièrement, je pris sur moi et fis comme si rien ne m'atteignait. Je dois lui montrer que cette scène ne venait certainement pas de m'abattre et que je passais au-dessus d'une telle hilarité. Comme un homme. Je dois lui montrer quel homme je suis et lui inspirer confiance et respect. Montrer l'exemple. Toujours. Même si, actuellement, j'avais surtout envie de pleurer. Pas très glorieux de la part de celui qui se prétendait homme à exemples.

Revenant sur mes précédents pas, je fus surpris de voir que le 'petit' n'avait toujours pas bougé.

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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Dim 8 Nov - 20:41
L’héroïque inconnu lui avait conseillé de rapporter ce porte-feuille à un policier. Jae Hwa se rappelait qu’on trouvait également de nombreux petits postes de police dans les quartiers de Tokyo. Il ignorait cependant où se trouvait le plus proche et si celui-ci était encore ouvert à cette heure-ci. Le jeune homme eut l’intention de se renseigner auprès de son interlocuteur après l’avoir remercier lorsqu’il entendit ce dernier lui répondre en chinois.

Redressant la tête, un temps de réflexion avant de prendre conscience de la raison de sa compréhension si aisée des paroles de son interlocuteur, Jae Hwa écarquilla spontanément les yeux. Ses oreilles venaient-elles de lui jouer un tour ou son aîné en face de lui avait-il bel et bien parlé en chinois ? Son esprit y était tellement accoutumé qu’il faillit ne pas remarquer de suite l’emploi de cette langue. Quel son agréable ! Jae Hwa sentit son coeur se réchauffer. Lui qui avait le sentiment d’appartenir à la culture chinoise presque plus qu’à toute autre, il ne put que se réjouir de rencontrer une personne qui en maitrisait les subtilités de la langue. Etait-il un native de l’Empire du Milieu ? À moins qu’il ne soit originaire d’une ancienne province désormais indépendante comme lui ? Ou tout simplement, peut-être avait-il juste appris cette langue en cours ? Qu’importe ! La seule perspective de communiquer un peu en chinois lui procurait un grand sentiment de plaisir.

Cependant, Jae Hwa n’eut le temps de prononcer le moindre mot supplémentaire avant que la jeune femme ne vienne les remercier. Dans son incompréhension, le garçon reporta instinctivement son regard vers Po, espérant que celui-ci pourrait l’aider à comprendre et ainsi, lui éviter potentiellement une réponse maladroite totalement en décalée avec les propos de la jeune femme. Et comme attendu, le héros remplit sa fonction de traducteur après s’être lui-même adressé à la femme qui bien que jeune devait avoir entre vingt et vingt-cinq ans. L’espace d’un instant, l’inconnue lui fit penser à sa soeur ainée.

« Aller boire un verre avec elle ? » s’étonna-t-il légèrement avec sa faible expressivité habituelle.

Mais son interprète s’en était déjà allé après un clin d’oeil dont Jae Hwa ne fut pas certain de la signification. Lui conseillait-il de le faire ? Le coréo-canadien ne savait qu’en penser. Il n’en ressentait pas particulièrement l’envie, cependant, il n’était plutôt de nature à obtempérer. Lorsqu’il disait non, en principe, insister une seconde fois suffisait à le faire céder afin d’éviter tous conflits. Il se fichait que les gens l’apprécient ou non. Jae Hwa préférait simplement ne pas perdre son énergie dans des confrontations inutiles. Cependant, si son refus s’avérait déterminé par une raison particulière, son fléchissement relevait alors presque de l’impossible.

Or dans le cas présent, le garçon avait deux bonnes raisons de proposer. D’une part, il soupçonnait que la jeune femme entende à travers sa proposition l’emmener dans un établissement servant de l’alcool. Sauf qu’à quelques jours près, Jae-Hwa n’avait pas encore célébrer son dix-huitième anniversaire, quand même, il n’était pas certain que cela puisse être suffisant pour la consommation d’alcool certes, mais aussi, la fréquentation de ces établissements. La législation japonaise n’était pas encore parfaitement limpide dans son esprit. D’autre part, le garçon avait une affaire plus importante à régler, la raison de sa présence dans cette rue : retrouver sa soeur.

Il se tourna donc vers la jeune femme commençant par s’incliner légèrement, puis il se redressa et chercha ses mots. Jae Hwa fit une première tentative en anglais mais son interlocutrice ne sembla pas très réceptive dès les trois premiers mots. Au contraire, elle le prit pour un touriste et s’enthousiasma encore plus à l’idée de faire sa connaissance. Le plus âgé était parti, c’était certes dommage mais sa hâte à se défiler avait de toute façon vexée la jeune femme préférant alors jeter son dévolu sur le petit jeune mignon à quel d’ange que ses difficultés à parler japonais rendait encore plus adorable à ses yeux. Elle lui fit signe de la suivre et s’apprêta à tourner les talons lorsque Jae Hwa trouva l’aplomb d’essayer de décliner l’invitation en japonais.

Malheureusement, son choix des mots ne fut pas des plus judicieux. Alors qu’il avait dans l’intention de refuser sous prétexte qu’il avait une chose très importante à faire et qu’il était trop jeune pour boire de l’alcool, le résultat ressembla plutôt à ça :

« Je suis désolé, mais j’ai mieux à faire que d’aller boire un verre avec une vieille femme. »

Le plus offensant pour la femme, au-delà des propos, fut sans doute le calme et l’application avec laquelle Jae Hwa prononça ses paroles. Il pensait être poli. Il fut grossier. Et en guise de réponse, il reçut une violente gifle sur joue droite sans en comprendre la raison. La femme siffla quelques mots qu’il devina à son ton et à la contrariété sur son visage être des insultes. Puis, elle tourna les talons et disparue.

Stupéfait, décontenancé, Jae Hwa demeura immobile au milieu de la rue. Il posa la paume de sa main sur sa joue qui se souvenait encore de l’impact, l’empreinte rouge des doigts de la jeune femme marqué sur sa peau. Une sensation de picotement l’interpela. Il ôta ses doigts de son visage sur lesquels il découvrit quelques gouttes de sang. Rien de bien méchant, mais vraisemblablement, la femme portait une bague qui avait légèrement coupée la chair de sa joue. C’était bien sa veine ! Lui qui avait voulu protéger son visage des coups des primates, voilà que ce fut la demoiselle en détresse qui lui porta atteinte… Quelle ironie.

Le garçon chercha néanmoins la silhouette de l’inconnue en se demandant ce qu’il avait bien pu dire pour qu’elle se vexe de la sorte. Ou était-ce elle qui était particulièrement susceptible et n’avait pas supporter que les deux jeunes hommes déclinent son invitation ? Il s’en fichait un peu, mais il aurait aimé comprendre quelle erreur il avait pu commettre afin d’améliorer son japonais.

À présent, il ne savait plus où aller. Cherchant la direction à prendre, Jae Hwa vit alors Po revenir vers lui, dans un triste état. Le coréo-canadien s’avança alors instinctivement vers lui et s’inquiéta en chinois bien sûr :

« Est-ce que ça va ? »

Les vêtements de son interlocuteur étaient en partie trempés et sales. Jae Hwa lui aurait volontiers apporté son aide mais il ne savait guère comment.

« Je peux faire quelque chose pour vous aider ? »

Il ôta alors sa veste pour la lui proposer.

« Vous ne devriez pas garder des vêtements mouillés trop longtemps, prenez au moins ça ! »

Jae Hwa s’investissait rarement mais il savait veiller sur les gens. Après tout, il était le seul garçon d’une fratrie de cinq enfants. Son père et son beau-père lui avait confié leurs filles, lui accordant leur confiance. La seule des quatre sur laquelle il s’était reposé dans son enfance était son aîné, mais Jae Hwa espérait bien pouvoir bientôt lui rendre la pareille.

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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Lun 9 Nov - 15:57
Le 'petit' était toujours présent. Mais à la différence du moment où je l'ai quitté, il est seul. Instinctivement, mon regard se porta aux alentours mais aucune trace de la jeune femme secourue. Une conclusion fut déduite automatiquement. Il devait, très certainement, avoir refusé l'invitation et elle était donc partie, le laissant ainsi en solitaire. Autrement dit, on se rejoignait dans nos malheurs. Pas que j'avais la prétention de dire qu'il souffrait de la disparition de cette demoiselle, mais nous étions tous deux passés à côté d'une belle soirée en perspective.

Alors que mon regard se reposa sur ce petit Jackie Chan, je le vis s'avancer dans ma direction et reconnut instantanément la langue qu'il venait d'employer pour m'adresser ses quelques mots. Un sourire s'afficha lentement sur mon visage et mes yeux se fermèrent. Je l'écoutais et buvais chacun de ses mots avec une délectation languissante. Le chinois. Ma langue maternelle. Celle qui berça mon enfance et qui berce, toujours actuellement, ma vie. J'aime l'étudier, la lire, l'écrire, la parler mais encore plus l'écouter. Savoir qu'il m'était possible d'échanger, ne serait-ce qu'un court dialogue, en employant cette langue qui m'est si chère me remplissait d'un bonheur sans nom. Il est si difficile de trouver quelqu'un dans ce pays qui parle et comprenne véritablement les mots de ce pays qu'est l'Empire du Milieu. Et j'étais extrêmement fier d'en être natif.

Ainsi, je le laissais débiter sans l'interrompre. Ce moment était bien trop précieux pour que je puisse commettre un tel crime. Lorsqu'il eut fini, j'eus l'impression de vivre un calvaire, je voulais continuer à entendre le son de sa voix. Pas qu'il m'hypnotise et que je semble en devenir amoureux mais revenir au pays de mes racines, de cette manière, me faisait le plus grand bien après la déception que je venais d'avoir. Alors pour parer à ce manque, je me répétais ses mots en tête et au fur et à mesure que l'exercice avançait, je prenais surtout conscience de la signification de ses mots. C'est alors que j'ouvris les yeux pour lui faire face, de manière respectueuse. Lui adressant un sourire, je pris sa veste et la passa sur mes épaules. Il est vrai que j'étais trempé et que ce simple habit m'aidait à, légèrement, me réchauffer.

« Je te remercie. »

Ajustant la veste comme il fallait, pour qu'elle me couvre, ne serait-ce qu'un minimum, je perdis le contact visuel avec mon interlocuteur. C'est à alors que ses anciennes répliques me revinrent en mémoire et je me permis de le regarder, de nouveau.

« Tu disais m'en devoir une, c'est chose faite, désormais ! »

Mon sourire se fit plus grand mais aussi plus franc. J'appréciais réellement ce 'petit'. Tout en lui m'inspirait confiance et apaisement. Et puis ce point commun, immense point commun qui nous unissait.. Notre rencontre ne pouvait pas mieux tomber.

« Je te remercie de t'inquiéter, mais tu en as déjà assez fait. Un simple petit incident qui m'est survenu mais pas de crainte à avoir, je vais bien. »

J'eus l'impression de m'adresser à mon grand frère. Sensation ultra perturbante et flippante car j'étais persuadé d'être le plus âgé de nous deux. Cependant son inquiétude et sa façon d'être, le plaçaient comme plus haut que moi, le temps d'un instant. Le rôle de grand frère respirait en lui. Celui d'un homme responsable, qui a du prendre sous son aile des petits frères ou des sœurs, très certainement.

« Ça me fait plaisir de voir que tu comprends ma langue qu'est le chinois. » dis-je, avant de marquer une légère pause. « Tu es encore étudiant ? J'aimerais connaître le nom de ton établissement et ton nom, par la même occasion. Mes recherches en seront simplifiées lorsque je souhaiterais te rendre ta veste. Je compte bien entendu la laver, avant. C'est la moindre des choses. »

Comme si tout paraissait d'une logique implacable et d'une fluidité inconcevable, j'eus l'envie de revoir ce 'petit' et de veiller à ce qu'il deviendrait. Inverser les rôles et prendre celui de grand frère protecteur. Il n'en avait certainement pas besoin et je ne lui imposerais jamais ce sentiment, cependant, je voulais m'assurer qu'il ne lui arrive rien de fâcheux suite aux événements de cette soirée. Je ne pense pas que les trois zigotos de tout à l'heure soient capable d'une quelconque vengeance mais je préférais prendre quelques précautions. Et quoi de mieux pour se rassurer que de le revoir, un autre jour, sous un autre contexte et ainsi vérifier son état physique et mental ?

Est-ce le fait qu'il parle chinois, qui me pousse à agir de la sorte ?

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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Jeu 12 Nov - 9:34
Docile et ne cherchant guère jamais au-delà des mots, Jae Hwa écouta silencieusement son interlocuteur. Lorsque celui-ci lui dit de ne pas s’inquiéter qu’il allait bien, le sino-coréen choisit de le croire naturellement. N’ayant jamais compris l’intérêt du mensonge, Jae Hwa se contentait d’entendre les réponses des autres par principe. Il s’inclina seulement très légèrement d’un hochement de tête en guise de « De rien » et « excusez-moi si je vous ai importuné avec mes questions ». D’apparence très laxiste et peu concerné, le jeune homme n’en demeurait pas moins inconscient marqué par l’excellente éducation que ses parents lui avaient inculqué. Sa mère était à la fois très stricte et exubérante, elle aimait montrer ses richesses et entendait de ses enfants qu’ils représentent aussi dignement qu’avec éclat leur statut social. Son père lui avait toujours été d’une nature plus modeste. Il laissait sa femme diriger la maison mais avait néanmoins appris à son fils l’humilité. La nature et la vie avaient oeuvré ensuite à forger le caractère actuel de Jae Hwa.

« Tout le plaisir est pour moi ! lui répondit-il finalement avec sincérité, un léger sourire frais sur les lèvres. Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer un interlocuteur chinois depuis mon arrivée à Tokyo. D’où venez-vous si cela n’est pas indiscret ? »

Puis Jae-Hwa qui avait été quelque peu étonné par la suite des questions de son interlocuteur, hésita un instant. Il est vrai que la logique impliquait que l’inconnu lui rende sa veste ultérieurement. Le jeune homme n’y avait pas penser et lui aurait bien accordé de la garder. Cependant, il ne le fit pas de peur de paraître mal poli, condescendant. Bien qu’il n’ait guère de fierté Jae Hwa ne savait que trop bien ce que la pitié pouvait engendrer comme sentiment. Son interlocuteur n’avait nul besoin qu’on lui fasse la charité quand bien même telle n’aurait pas été son intention première. Cette solution aurait seulement été la plus simple. Jae Hwa aimait la simplicité et ne pas se prendre la tête. La vie de riche avait au moins l’avantage de libérer l’esprit des préoccupations matérielles. S’il le souhaitait, le garçon pouvait acheter tout ce qu’il désirait quand il le voudrait. Néanmoins, Jae Hwa devait reconnaître que l’éventuelle possibilité de rencontrer derechef cet interlocuteur chinois n’était pas pour lui déplaire. Sans doute auraient-ils beaucoup de choses à se dire, évoquer leurs expériences sur les terres de l’Empire du Milieu. Jae Hwa n’était pas d’une nature extrême bavarde mais il n’avait nul mal à se laissait emporter par l’enthousiasme dès lors qu’il abordait des sujets qui lui tenait à coeur. Aussi misérable que son existence est pu être là-bas, Shanghai la sulfureuse avait su le séduire. Au fond de son coeur, Jae Hwa se sentait fier d’avoir arpenté ses rues, du quartiers des affaires aux ruelles obscures. Si Beijing était l’épouse légitime de la Chine, Shanghai incarnait son irrésistible maîtresse. Malgré la fumée qui encombrait ses poumons, son charme continuait d’envouter quiconque posait son regard sur elle.

« Oui, je suis étudiant dans le supérieur à l’établissement Miyusaki. J’ignore si vous savez où il se situe, mais vous ne souhaitez pas vous déranger, je vais vous donner mon adresse pour que vous puissiez me la faire renvoyer directement. »

Jae Hwa commença à sortir son téléphone. Donner son adresse à un inconnu ne l’inquiétait nullement. Quand bien même le garçon se tromperait sur l’honnêteté de celui-ci qui en ferait mauvais usage, l’accès à la résidence dans laquelle se situait son appartement était extrêmement restreint. L’entrée du bâtiment nécessitait un code de sécurité et un badge magnétique au portail et à la porte. La sécurité était particulièrement bien assurée. Une des raisons pour laquelle sa mère avait choisi d’acheter ce vaste appartement-ci.

« Ah ! se rappela soudainement. Ne vous inquiétez pas pour le lavage, je l’emmènerai au pressing ! Cette veste ne se met pas en machine. »

Le jeune homme était parfaitement capable de faire ses lessives, voire de repasser son linge, mais la plupart des vêtements acheter par ses soeurs pour lui s’avérait extrêmement onéreux, des tissus ou des formes fragiles qui nécessitait de grandes précautions au lavage. Cette veste était l’une des préférées de sa cadette. Si elle venait à être abimer, Jae Hwa préférait ne pas imaginer la crise que sa soeur lui ferait en l’apprenant. Ni ce qu’elle lui demanderait en contre-partie pour se racheter de sa négligence…

« Si vous acceptez de me transmettre votre numéro de téléphone, je pourrai vous envoyer mon adresse par message. Je me nomme Igarashi Jae Hwa, et vous ? » lui demanda-t-il, smartphone en main prêt à s’exécuter.

Une fois fait, leur chemin semblait devoir se séparer. Le coréo-canadien se rappela alors la raison de sa présence dans le quartier à cette heure tardive. Sa soeur. Mais par où chercher ? La rue était longue et remplie de différentes enseignes dans laquelle son aînée serait susceptible de se trouver. Allait-il devoir toquer à chaque porte une par une ? S’il le fallait, il le ferait. Néanmoins, s’il pouvait obtenir ne serait-ce qu’un léger indice, Jae Hwa ne serait pas contre non plus.

« Excusez-moi, même si vous ne me devez plus rien, puis-je vous poser une question ? Je cherche une personne, Hondo Rina, la connaitriez-vous par hasard ? »

Jae Hwa savait que sa soeur avait choisi d’utiliser le nom de sa mère et non plus celui de son père adoptif il y a quelques années. Pour plus de précision, le jeune homme chercha dans ses poches. Les tâtonnant les une après les autres, il se rendit alors malheureusement compte que la photo de sa soeur n’était plus en sa possession. L’avait-il oublié sur le comptoir du barman qui lui avait indiqué que sa soeur devrait être dans les parages ? Ou l’avait-il perdu ? Le résultat était le même.

« Arf, j’ai dû perdre sa photo, mais peut-être avez-vous déjà entendu ce nom ? Je vous serais infiniment reconnaissant si vous pouviez m’aider. »

La lueur d’espoir dans son regard trahissait sa sincérité. Jae Hwa pouvait entendre les battements de son coeur raisonner dans sa poitrine. La probabilité pour que son interlocuteur soit en mesure de lui répondre positivement était infime, quasi inexistante, cependant, le garçon ne pouvait s’empêcher d’espérer. En huit années, il ne s’était jamais senti aussi proche de revoir sa soeur aînée.

« Rina, où tu caches-tu ? »

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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Sam 14 Nov - 14:18
Igarashi Jae-Hwa.

Aucune résonance chinoise. Il lui était tout de même possible d'en parler la langue et cela m'intriguait d'autant plus. L'avait-il simplement appris durant ses études ou avait-il vécu dans ce pays dont j'étais intimement fier ? Je me devais d'éclaircir cette question.

« Aucune partie de ma vie n'est indiscrète et c'est bien pour cela que j'accepte de parler d'absolument tout. Je viens de Hong Kong. »

Je sentis un sourire franc naître sur mon visage. Parler de mes origines me mettaient toujours dans une incroyable et incontrôlée bonne humeur. Surnommée le ''port aux parfums'', ma ville n'est autre que la plus grande et la plus peuplée des deux régions administratives spéciales de la République populaire de Chine. Hong Kong est située sur la rive orientale de la Rivière des Perles, sur la côte sud de la Chine et elle est baignée par la mer de Chine méridionale.
Les Occidents s'imaginent Hong Kong telle une hybride réussie d'Orient et d'Occident, comme si l'Asie et l'Occident étaient monolithiques. Je ne crois pas que l'Orient et l'Occident doivent être monolithiques. Même lorsque le terme d'hybridité est évoqué, il en existe de nombreux genres. Différentes sortes de rencontres culturelles. La généralisation n'est pas ce qui me plaît le plus. Hong Kong est tout sauf romantique mais il nous est possible de se payer le luxe d'être romantique. Mais les films de Wong Kar-wai le sont parfois, et je les aime assez. Ce que j'apprécie chez lui est sa faculté à présenter ma ville sous un jour nouveau. '' 2046 '' a un air futuriste, mais c'est également un regard romantique porté sur Hong Kong des années 1960. Peu de gens la considèrent sous cet angle. Même lorsqu'il utilise les clichés du gangster, du kung fu, du dandy, des triades ou de la romance, Wong Kar-wai a toujours été capable dans ses films de renouveler ces clichés.

Je suis guère porté vers la nostalgie, je suis davantage intéressé par les rencontres de l'ancien et du nouveau et par la variété des conditions psychologiques qui naissent de ces rencontres. Cependant, je dois bien me l'avouer.. Faire référence à Hong Kong réveillait en moi beaucoup d'émotions et de souvenirs précieux. Il m'était possible d'en faire un dialogue et d'entraîner ce 'petit' dans le fil de la discussion. Mais il nous faudrait des heures pour débattre et analyser le ''port parfumé'' de ses milles et unes merveilles et de ses innombrables secrets. Aussi, je convenais qu'il était tard pour débuter un tel sujet et j'eus le cran de me résigner.

« Au pensionnat Miyusaki ? Quel bel hasard. Je le situe, sans le moindre problèmes. C'est là-bas que tu as appris la langue chinoise ou dans l'une de tes anciennes écoles ? »

Je pus me retenir d'ajouter que la raison correspondait au fait que j'y exerçais un rôle d'intervenant. La dernière chose dont j'avais besoin ce soir, c'était de voir cet élève me tourner le dos car il me placerait dans le même panier que ses très chers professeurs.

Sa remarque concernant sa veste et le pressing ne m'étonna même pas. Ce que je pensais de lui se révélait juste au fur et à mesure qu'il prenait la parole pour me révéler des bribes de sa vie privée. Bien élevé, respectueux, il était très certainement issu d'une famille bien placée et qui ne possédait nul problème financier. À mon simple avis. Cela ne me dérangeait pas. Je ne portais aucun jugement sur la richesse des personnes que je venais à côtoyer. Il m'en faut peu pour apprécier une personne et l'argent n'entrait jamais en compte.

« Ouyang. Ouyang Dewei, mais appelle-moi simplement Dewei. Tu ne vois aucun inconvénient au fait que je te nomme Jae ? »

Je préférais m'en assurer avant de le nommer amicalement, et prendre le risque que cela lui déplaise. Tel n'était pas mon but. Bien au contraire. Le voyant, téléphone en main, je décidai donc de lui indiquer de vive voix les chiffres qui composaient mon numéro afin qu'il puisse m'enregistrer.

« Hondo Rina... »

Répéter ainsi le nom de cette femme m'aidait simplement à mieux réfléchir. Le nom ' Hondo ' ne me disait strictement rien. Je ne pouvais en dire pareil pour le prénom ' Rina ', cependant. Car cela aurait été mentir. Ce qui me perturbait, c'était l'état actuel de la situation. J'avais rendez-vous avec une femme que j'avais croisé par hasard lors de l'un de ses services et elle se nommait Rina. Telle était la seule information que je possédais sur cette mystérieuse jeune femme qui m'intriguait autant que je la respectais. L'ironie était la présence de Jae devant moi. Il cherchait une femme qui tenait exactement le même prénom et cette circonstance me rendait plus ou moins perplexe. Il y avait une chance sur je ne sais combien, que la femme en question était la même alors je ne voyais pas l'utilité de lui parler de cette étrange coïncidence.

Cependant, à la vue de son regard, je compris que les recherches qu'il entreprenait, lui tenaient drôlement à cœur. Et c'est alors que mon avis changea aussitôt..

« Je ne sais pas si cela a un lien quelconque mais.. la femme avait qui je devais sortir ce soir, se nomme Rina. Cependant, je ne connais pas son nom de famille et sans photos, je ne peux pas t'assurer qu'elle est la personne que tu recherches. »

J'aimerais pouvoir l'aider davantage. J'avais la sensation que cela était important.

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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Sam 14 Nov - 23:47
 Hong-Kong . Vraisemblablement l’évocation de sa ville originelle inspirait au moins autant de pensée positive à son interlocuteur qu’à Jae Hwa lorsque son esprit se rappelait les charmes de Shanghai. Certes, son expérience n’était sans doute nullement comparable avec celle de son interlocuteur. Jae Hwa n’était pas un natif de la terre de Chine. Il ne possédait aucun lien du sang avec ce pays, néanmoins, le jeune si était attaché. Rêvait-il de la Perle de l’Orient car elle représentait désormais une cité inaccessible ? Ses pas l’ont conduit au Japon, mais Jae Hwa sait qu’il ne s’y installera jamais définitivement. Le pays du Soleil Levant était peut-être celui de son père et de Rina, mais pas le sien. Resterait-il à Singapour ? Partirait-il en Corée du Sud, découvrir son héritage maternel ? Après tout, le Président Choi n’avait que Jae Hwa pour descendant masculin. Ou bien renouerait-il avec sa terre natale ? Le jeune homme avait de multiples possibilités d’avenir. Il ne s’en préoccupait pas particulièrement pour le moment. Néanmoins, il avait conscience que Shanghai appartenait au passé. Sa toute première maîtresse qui l’avait initié aux sens et aux travers de la vie. Cette parenthèse surréaliste dans sa jeunesse, elle s’était refermée. Certes, le garçon ne devrait s’en sentir que soulager, mais pouvait-il vraiment se satisfaire de la situation ? Il menait à présent un vie parfaite, alors que son père et Rina en étaient sortis…

Jae Hwa s’étonna quelque peu lorsque son interlocuteur semble si bien connaître son établissement scolaire.

« J’ignorai que Miyusaki puisse être si connu, mais il est vrai qu’il n’existe probablement pas beaucoup d’établissement international de cette envergure. »

La question suivante le déroba un nouveau sourire léger :

« Ah non, j’ai déjà bien assez de mal à apprendre le japonais en me concentrant uniquement sur cette langue. J’ai appris à parler chinois sur le tas, un peu comme je le fais actuellement pour le japonais sauf que je ne disposais pas d’aussi bons professeurs. Bien que je pense que la rue soit la meilleure des enseignantes. »

Il se rendit compte que sa réponse s’avérait quelque peu obscure et expliqua alors :

« Je suis né au Canada mais j’ai dû emménager en Chine avec mon père quand j’étais enfant. Je dois avouer que je n’ai pas connu beaucoup de villes, je ne suis jamais allé à Hong-Kong, ajouta-t-il presque sur un ton d’excuse, comme si son interlocuteur risquait d’être déçu. J’ai vécu quatre ans à Shanghai et aussi étrange que cela puisse paraître, j’aime cette ville ! Ça ne doit pas vous paraître bien long si vous êtes né en Chine, mais j’ai ensuite vécu à Singapour, d’où je viens, alors, j’ai continué à parler couramment chinois. »

Se jugeant un peu trop bavard, le jeune homme s’excusa de la complexité de ses explications. Cependant, Jae Hwa n’avait encore jamais trouvé la solution pour faire une explication synthétique et simple de sa vie qui ne l’était guère. S’il n’avait aucune honte à parler des différentes phases de sa vie, Jae Hwa considérait que ces détails ne devaient guère intéresser ses interlocuteurs.

Après avoir enregistré le nom de son interlocuteur dans son répertoire, n’attendant plus que le numéro qui ne tarda pas à suivre, le garçon esquissa un léger rictus. Il regarda son interlocuteur prénommé Dewei pour s’adresser à lui, presque gêné :

« Je vous prie de m’excuser, je n’ai rien contre le fait que vous m’appeliez par mon prénom, mais je ne me sentirais peu à l’aise que vous utilisiez un diminutif. Sans vouloir vous êtes désagréable, je préférerai que vous m’appeliez Jae-Hwa. »

Les mélanges d’influences culturelles avaient parfois du mal à s’entrelacer. Si Jae Hwa acceptait assez aisément de se faire appeler par son prénom, habitué notamment dans son enfance au Canada, son attachement coréen l’empêchait de tolérer que celui-ci soit égorgé, encore moins par une personne qu’il venait de rencontrer, tout aussi sympathique que Dewei puisse lui être. Instinctivement, Jae Hwa n’aurait jamais eu l’idée d’appeler ce dernier simplement par son prénom, cependant, il ne souhaitait pas se montrer d’avantage impoli en refusant.

Une fois le numéro sauvegardé dans ses contacts, Jae Hwa envoya directement son adresse dans un message, rappelant par la même occasion l’orthographe exact de son appellation dans le contenu. Il en informa son interlocuteur et lui précisa qu’il pouvait le joindre quand il le souhaitait. Quand bien même, Jae Hwa ne pourrait répondre sur le moment, il suffirait à Dewei de laisser un message pour qu’il le rappelle dès que possible.

Vint ensuite le sujet « Rina ». Son frère s’efforça à ne pas se donner trop d’espoir tandis que son interlocuteur semblait réfléchir à la question. Cette réflexion ne dura que quelques secondes, mais l’attente lui paru interminable. Après des années de séparation, plus il se rapprochait et plus le temps lui semblait s’écouler lentement. Puis, vint la réponse… Qu’en penser ? Devait-il se raccrocher à cet infime espoir qui venait d’apparaître devant lui ? Ou se raisonner ? Le prénom Rina n’était pas rare. Parmi les trente-sept millions d’habitants de Tokyo, combien de femmes portaient-elles ce nom ? Néanmoins, la question méritait d’être creusé.

« Vraiment ? Est-ce que vous sauriez si elle vient du Canada par hasard ? Ou si elle parle coréen ? Si oui, il est possible que ce soit elle ! Ah… »

Jae Hwa s’interrompit. Ces questions avaient-elles un sens alors que Dewei venait de lui dire qu’il ne connaissait pas le nom de famille de cette Rina ? Il ne devait guère la connaître. Il s’apprêtait seulement à sortir avec… Sortir avec une femme dont on ne connait même pas le nom ? Jae Hwa en fut quelque peu surpris. Certes, il n’avait guère d’expérience dans le domaine sentimental et amoureux, néanmoins, il n’aurait jamais pensé fréquenter un jour une personne dont il ne connaîtrait même pas le nom. Cependant, il semblerait que le coeur des êtres humains agissent parfois de manière bien étrange dès lors qu’il se trouvait en présence d’une personne capable de le faire battre.

Les deux jeunes gens discutaient dans la rue tandis que les passants défilaient autour d’eux. Deux femmes, deux amies se tenant par le bras arrivèrent dans le dos de Jae Hwa. L’une d’elle ne fut pas insensible à la vue du visage de Dewei. Elle en fit part à son amie et décidèrent ensemble de s’approcher pour tâter le terrain. Jae Hwa entendit leurs voix lorsqu’elles se rétractèrent finalement à la vue du triste état dans lequel se trouvait leur cible. Alors que ses yeux s’étaient posés sur les vêtements trempés et tachés de son interlocuteur, Jae Hwa releva la tête :

« Vous deviez sortir ? Et vous êtes en retard et dans cet état par ma faute ? »

Instinctivement, il s’inclina :

« Je suis vraiment désolé de vous avoir causé des ennuis. »

Il se redressa :

« Je ne puis le faire ce soir, mais permettez-moi de vous inviter à boire ou à manger quelque chose, ou quoi qu’il vous convienne pour me faire pardonner la prochaine fois que nous nous rencontrerons ! »

Jae Hwa se tut, réfléchit un instant puis ajouta :

« Ah, et ne parlez pas de moi à votre amie Rina, s’il vous plaît. S’il s’agit bien de celle que je cherche, je ne suis pas certain de sa réaction, mais je crains qu’elle ne fuit encore d’avantage. »

Le garçon ignorait pourquoi mais vraisemblablement, son aînée qu’il avait tant aimée et admirée dans son enfance cherchait désormais à mettre le plus de distance possible entre eux.

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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Dim 15 Nov - 18:38
Il enchaîna les répliques et les réponses avec tellement de rapidité que je ne pus en placer une. Autrement dit, je devais simplement me la fermer et l'écouter. J'avais cette sensation désagréable mais d'autant plus amusante, qu'il me faisait la morale et que je me devais de rester silencieux et bien retenir ce qu'il tentait de m'inculquer. Le temps d'un instant je me mis à la place de l'élève et cela ironisa encore plus ma soirée peu commune.

J'aimais son franc parler et ses détails lorsqu'il m'adressait la parole. C'était très agréable et très respectueux. Je suis un homme des plus bancales et s'il y a bien une chose que je ne supporte pas, c'est l'irrespect envers les aînés. En l’occurrence, j'étais le sien et pas une seule fois, il ne m'a manqué de respect. Pas une. Ce qui me faisait l'apprécier encore plus. Lorsqu'il s'étonna du fait que Miyusaki puisse être si connu, un sourire des plus perturbants s'afficha sur mon visage et je dus vraiment me retenir pour lui expliquer exactement de quoi il en retournait. Comment réagirait-il lorsqu'il apprendra que je suis intervenant dans le pensionnat même où il étudie ? Je ne commettais aucun crime, bien sur, mais j'avais cette petite étincelle qui naissait en moi. Si mes amis étaient là, ils m'auraient sans doute dévisagés afin de me faire comprendre de me calmer instantanément mais ils n'étaient pas là. Aussi, j'eus l'envie de le croiser dans les couloirs avec le seul désir de croiser son regard et de détailler son air facial lorsqu'il me reconnaîtra. Pour sur que cela m'aurait amusé.

Il avait appris le chinois ' sur le tas '. Autant dire que cette expression m'inquiète autant qu'elle m'intéresse. La rue est, en effet, du moins selon mon avis, la meilleure des enseignantes. Mais de là à n'apprendre une langue que par notre propre initiative sans le moindre soutien d'un enseignant, était quelque peu risqué. Nous n'étions pas en Chine donc il ne m'était pas étonnant qu'il me révèle ne pas avoir croisé de compatriotes chinois dans les rues de Tokyo. Cependant si nous étions à Hong Kong ou n'importe quelle autre ville, comme Shanghai par exemple, parler sans être sur à 100% de ce que l'on raconte était plutôt mal vu. Un mot mal prononcé pouvait avoir une autre signification que celle désirée au départ et cela pouvait très vite attirer des problèmes. Je sais très bien de quoi je parle. Lorsque j'ai commencé à apprendre le japonais, j'ai eu un semblant de très ''mauvaise expérience''. Je ne le lui souhaite d'ailleurs, en aucun cas.

Canada. Chine. Singapour.
J'aimais l'idée qu'il avait voyagé. Je me passionne pour les voyages depuis ma plus tendre enfance alors ceux qui ont eu l'occasion d'en réaliser me fascinent plus ou moins gaiement. Décidément, il me semblait un peu trop parfait pour que notre rencontre ne soit qu'une simple coïncidence. Il correspond en tout point à ce que je recherche chez un bon pote. Voir même un très bon pote. Cela en était perturbant mais aussi plutôt relaxant. On me dit sans cesse que je suis compliqué mais finalement, je ne l'étais pas. Pour preuve, il correspondait aux critères que j'imposais aux autres. Comme quoi, de telles personnes méritantes existaient. Ce 'petit' deviendra un homme comme je les aime. Attention, pas d'amalgames. Je suis hétérosexuel et aucun doute ne pourra, un jour, être mis dessus. J'en suis certain et même si mon comportement peut parfois prêter à confusion, lorsque je suis en présence de certains mecs qui m'entourent, je ne laisserais jamais personne douter sur mon orientation sexuelle. Je n'ai absolument rien contre les homosexuels mais je déteste lorsque quelqu'un se méprend sur mon identité. Elle est sacrée.

Alors que je débattais intérieurement sur la perfection de Jae, il rabattit mon caquet tout en gardant son respect désarmant. Comme pour me donner une bonne gifle et me rappeler à l'ordre, il m'expliqua dignement qu'il ne souhaitait pas être nommé par ce diminutif. J'en venais presque à retirer mes précédentes pensées. Première déception et non des moindre. ''Je vous prie de m'excuser...'' , ''Sans vouloir vous être désagréable... '' . Non, décidément quelque chose clochait chez lui. Et c'est ce qui me donna envie de rire. Impossible de me retenir, la situation m'était hilarante en tout point.

« Le message est passé. Je n'évoquerais plus ce diminutif mais je t'en prie, détends-toi. Même en me remettant à ma place, tu gardes cet aspect et ce ton un peu trop respectueux. Certes, le respect est important. C'est d'ailleurs une valeur que j'inculque aux plus jeunes ainsi qu'à ceux qui ont oublié qu'elle existait. Mais de là à parler ainsi.. Je ne compte pas te trancher la gorge ou te faire une prise de karaté simplement parce que tu souhaites être appelé par ton nom complet.. C'est une chose louable que je respecte totalement ! »

Je jette un coup d’œil au message qu'il venait de me faire parvenir.

« Jae-Hwa ! »

Sur ce, je me mis à pianoter sur mon téléphone afin d'enregistrer le numéro de ce petit clown. Mes pensées pouvaient parfois se révéler sarcastiques et mesquines mais tel n'était pas le cas, ce soir. Ce qui me décevait chez lui, c'est sa manière de se crisper comme s'il devait me craindre. Il n'a pas à s'excuser sans cesse ou à penser à mon ressenti à chaque mot qu'il prononce. Il a sa vision des choses. Très bien, j'adore ça ! Qu'il me parle et qu'il me fasse comprendre ses différents points de vue sans avoir peur de me vexer. Je ne suis pas aussi gamin ni même référentiel. Il pouvait se permettre des réflexions sans que cela m'énerve. À force d'accentuer le respect, on le devient abondement et cela devient très vite étouffant voir même vexant, alors il doit apprendre à se détendre même devant des inconnus. Et, peut-être que, ce que je pense est totalement faussé et que j'aime tellement me la péter et rabâcher l'idée que je comprends tout, mieux que tout le monde et que je suis au centre de tout, que je ne suis même plus capable d'analyser le comportement de quelqu'un qui me fait face. C'est aussi une possibilité. La plus plausible même.

« Je ne sais pas d'où elle vient. Mais oui, elle parle coréen. La plupart de nos conversations se font dans cette langue mais elle comprend aussi le cantonnais, car il m'arrive de lui en adresser quelques mots. Donc, peut-être que Rina est celle que tu recherches. Mais d'ailleurs.. pourquoi es-tu à sa recherche ? En partant du principe, qu'elle est une même et unique personne. »

À peine avais-je fini de parler que mon regard se porta sur les deux femmes qui me détaillaient des pieds à la tête. Je les vis, très vite, faire demi-tour et je sentis l'un de mes sourcils se hausser. Pimbêches. L'habit ne fait pas le moine. Dans quelle société vivons-nous ? Cela me fit soupirer et j'eus, tout à coup, un véritable soulagement. Heureusement que Nagisa n'était pas dans les parages. J'étais beau pour une photo souvenir et un affichage complet sur mon profil internet. C'était bien son genre. Me pousser dans mes retranchements et m'afficher tel que je refusais de me voir. Mais avant même de pouvoir continuer à débattre sur ce sujet et à exprimer tout l'amour que je pouvais porter à ce frère, j'entendis Jae-Hwa débiter de nouveau.

« Ouah.. calme toi ! Oui, en effet, je devais sortir. Devais. Rina m'a posé un lapin et est partie pendant que je suis venu t'aider à sauver la demoiselle. Alors mon retard n'équivaut à rien et je ne suis certainement pas dans cet état par ta faute. Que je sache, tu n'es pas le chauffard qui a roulé dans une flaque d'eau juste devant moi, à vive allure comme pour bien me ridiculiser et finaliser ma soirée en grandes pompes. Alors ne t'excuse pas. »

À vrai dire, cela me gênait qu'il prenne toute cette histoire autant à cœur.

« Tu n'as pas à te faire pardonner. De quoi que ce soit. Mais j'accepte tout de même ton invitation. Rien ne me fera plus plaisir que d'aller casser la croûte en ta compagnie. Mais attention, ce qui m'est arrivé est dérisoire et ne comptera en aucun cas dans ce repas. L'ambiance n'en sera que plus joyeuse et conviviale. Et ce sera ainsi bien mieux. »

Je souriais, sincère, lorsque je l'entendis ajouter une toute dernière chose. Depuis le début de nos échanges, c'est très certainement ce moment-là qui me rendit, le plus, perplexe.

« Qu'elle ne fuit davantage ? Qui es-tu pour elle ? »

La question qui me brûlait les lèvres, depuis un moment, venait enfin de sortir.
Qui était-il pour Rina ?

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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Mar 17 Nov - 22:41
La demande de Dewei quant au fait qu’il devrait se détendre et ses remarques, stupéfièrent Jae Hwa. Non pas qu’il se sentit agressé, ou honteux, ou n’importe quelle autre interprétation sans doute trop affectée. Non, il fut juste tout simplement étonné. Tant que sur le moment, il ne put répondre mot. Lui reprocher sa politesse était une chose inhabituelle. Et ce n’était certainement pas au pays si protocolaire et courtois du Soleil Levant qu’il s’attendait à entendre une telle remarque.

À force de veiller à se racheter une image pour ne plus faire honteux à la famille Zhang et à la famille Choi – nom de jeune fille de sa mère – avait-il fini par exagéré sa politesse ? Etait-ce l’influence japonaise, si connue pour s’excuser à tout bout de champs, qui se répercutait déjà sur son comportement ? Une façon de s’intégrer le plus efficacement possible ? L’excès de courtoisie n’était pas dans ses habitudes. Certes aimable, Jae Hwa était plus accoutumé à s’entendre reprocher son manque de tact et de diplomatie. Fâcheuse nature à dire tout ce qui lui traversait l’esprit. D’ailleurs, il ne s’était pas caché non plus ne pas avoir envie d’être appelé par un diminutif, seulement, pour une fois, le garçon avait veillé à y être les formes. Un peu trop vraisemblablement. Décidément la sociabilité n’était pas son meilleur atout. Être poli, mais pas trop. Savoir s’adapter aux situations et circonstances, quelle besogne bien fatigante. Finalement, n’était-il pas plus tranquille lorsqu’il demeurait le plus silencieux possible ? Cependant, aussi calme et discret que le jeune homme pouvait être, il n’en avait pas moins la langue dans sa poche et ne pouvait empêcher sa franchise de s’exprimer.

Jae Hwa se contenta donc d’encaisser la première série de remarques de la part de son interlocuteur. Il ouvrit la bouche pour lui répondre au sujet de la raison pour laquelle il cherchait cette fameuse Rina, lorsque son temps d’hésitation fut interrompue par l’interlude des deux femmes s’apprêtant à venir aborder Dewei avant de changer d’avis. L’esprit de Jae-Hwa lui changea de pensées. Et alors, il se rendit compte qu’il avait à nouveau été bien trop prévenant – conséquence de l’habitude de composer avec les caprices féminins qui rythmaient le quotidien au sein de sa famille, essentiel à la survie d’un homme seul dans ce milieu aussi tendre que truffé de piège ? – Dewei mit les choses au clair une bonne fois pour toute.

Cette fois-ci, Jae Hwa ne put s’empêcher de rire légèrement. Il commença à parler avec l’intention de s’excuser avant d’en prendre conscience et d’en rire de plus bel.

« Très bien, alors je ne m’excuserais pas d’avoir été trop poli !  plaisanta-t-il. Ni que vous ressembliez à présent un enfant ayant sauté trop fort dans une flaque d’eau pour éclabousser et contre qui la farce se serait retournée. »

Il montra ensuite son téléphone portable en ajoutant :

« Parfait ! Dans ce cas, tenons-nous au courant pour décider d’un moment où nous pourrons partager un repas. Je maintiens néanmoins, que j’invite ! sous-entendit-il que Dewei n’aurait pas à payer. Ah, et je n’ai également qu’à peine dix-huit ans donc, nous ne pourrons pas nous rendre dans un établissement à alcool. » préféra-t-il préciser d’emblée.

Dewei connaissait certainement bien plus de bars et restaurants que lui à Tokyo. Il serait sans doute le plus à même dans choisir un, alors autant qu’il soit au courant dès le départ avant que tous les deux se retrouvent dans une situation désobligeante. Ce n’était pas comme si Jae-Hwa avait l’habitude t’attirer les ennuis mais un peu quand même…

Puis, son interlocuteur posa la question que le garçon redoutait en un sens le plus. Qui était-il pour Rina ? En principe son frère. À moins qu’elle n’ait décidé de rompre ce lien familial ? Quoi qu’il en soit, techniquement la réponse n’était pas complexe, mais elle pourrait engendre encore plus de questions et de curiosité. Par respect pour sa soeur aînée, Jae Hwa ne souhaitait exposé sa vie passée. C’était à Rina de la confier à qui elle le désirait. Être abandonnée par sa mère dans l’enfance, être adoptée par l’homme que celle-ci fréquentait qui se trouvait désormais derrière les barreaux et avoir été livrée à elle-même depuis l’âge de seize ans… Son parcours forçait l’admiration et le respect, mais s’il y avait bien une chose que Jae Hwa savait sur sa soeur aînée, c’était qu’elle ne supportait pas de susciter ni pitié, ni compassion.

« Je ne peux vous en dire plus car notre contexte familial est un peu complexe et que je juge que ce n’est pas à moi mais à Rina de vous le raconter si elle souhaite que vous le sachiez, mais la Hondo Rina que je cherche est ma soeur aînée. Nous avons été séparé, il y a plus de huit ans, lorsque je suis parti à Shanghai avec notre père. C’est pour retrouver ma soeur que j’ai quitté Singapour et suis venu à Tokyo. »

Certes, Jae-Hwa ressentit une certaine émotion en évoquant ces faits, cependant, sa voix et son visage demeuraient paisibles. Un léger sourire serein s’esquissa même sur ses lèvres. Sa tendresse était porteuse de toute sa volonté, sa détermination et son assurance quant à ses retrouvailles avec Rina.

« Je pensais la retrouver dans les parages, mais s’il s’agit bel et bien de la même Rina, alors elle semble nous avoir échappé à tous les deux soirs. Finalement, je suis presque content que votre rendez-vous ait capoté, cela nous a permis de nous rencontrer. Et vous m’avez donner un espoir de la revoir assez prochainement. »


Jae-Hwa était suffisamment raisonnable pour ne pas se bercer d’illusions non plus, mais il ne pouvait nier toutes les coïncidences qui rapprochait la Rina de son interlocuteur et sa soeur. Peut-être que pour une fois le hasard si malicieux avec lui le mettait sur la bonne voie.

Son téléphone portable vibra dans sa main. Il jeta un regard pour lire qu’il venait de recevoir un nouveau message de sa mère. Certainement rien d’important, il prendrait le temps de le lire un peu plus tard. Jae-Hwa s’apprêta donc à le ranger dans l’une de ses poches lorsqu’il se rappela que celle-ci était déjà encombrée. Le porte-feuille ! Le garçon l’en sortit alors et s’adressa derechef à Dewei :

« Je crois que je ferais mieux de le rapporter avant d’oublier. Vous pourriez me dire où se trouve le poste de police le plus proche ? »


(PS : Sorry, j’avoue que maintenant que j’ai commencé à réfléchir à ce qu’on pourrait faire par la suite dans un nouveau rp, j’ai plus trop d’inspiration pour étoffer celui-ci, et ne parlons pas de mon style, hein, quand j’aurais retrouvé toutes mes facultés, je ferais plus d’efforts xD)

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Dewei Ouyang
MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Sam 21 Nov - 13:37
Il venait de comprendre mon point de vue. Le voir se détendre, du moins j'en avais cette impression, me rassurait quant à l'intonation que j'ai pu utiliser. Je ne voulais pas paraître agressif dans mes paroles, simplement lui signaler qu'il pouvait se permettre d'être relâché et plus souple en ma compagnie. J'aime que l'on me soit respectueux mais je déteste que l'on en abuse. J'aime tout autant ceux qui savent mélanger respect et déconnage. Ce sont les meilleurs compagnies dont je puisse rêver. Et le voir rire rendait notre échange, un peu plus agréable.

« Tu as tout compris, ne t'excuse pas. » commençais-je à répondre, en souriant, amusé par la situation actuelle. « Bien joué ! »

Cette dernière remarque s'acheva sur l'un de mes rires les plus percutants. Il venait véritablement de m'amuser et sa réplique n'avait plus rien à voir avec les précédentes. J'aimais ça. Cette façon de lâcher prise et de sortir ce qui nous traverse l'esprit sans vraiment y réfléchir. J'aimais cette pureté et cette franchise soudaine. Certes, je ressemble à un enfant qui a sauté trop fort dans une flaque d'eau pour éclabousser et contre qui la force s'est retournée. Il avait raison. Et c'est certainement pour cela que les deux femmes, de tout à l'heure, sont très vite parties. Je m'en fichais. Royalement. Et sa façon de me balancer ça, de manière naturelle et innocente, me plaisait. Je me répète depuis quelques minutes mais j'aime réellement le changement qui est en train de s'opérer entre lui et moi. Tout ceci ne ressemblait pas à une manque de respect. Bien au contraire. Et j'espérais qu'il s'en rendrait compte afin de pouvoir s'en rappeler à l'avenir.

« Oui, nous garderons contact et.. Tu sembles décider à insister. Très bien, je te laisserais m'inviter mais je compte bien t'en remercier comme il se doit. »

Lorsque je l'entendis souligner son âge, je n'eus qu'à hocher la tête pour lui faire comprendre que je retenais l'information donnée. Il y a plein d'autres endroits agréables pour casser la croûte et nous pourrons, sans aucun problème, passer un bon moment sans commettre une infraction. Alors que je commençais déjà à réfléchir aux établissements les plus renommés de la ville, je l'entendis aborder le sujet qui m'intéressait le plus. Rina. Sa relation avec Rina. Beaucoup de mystères entouraient cette jeune femme mais je ne m'en étais jamais vraiment occupé. Le passé ne m'intéresse pas. En fait, rien ne m'intéresse vraiment chez les autres. Leur passé, leur présent, leur futur.. je m'en contrefous. Je ne juge rien ni personne. Seul le caractère et l'entente comptent. Le reste n'est que dérisoire. Et tant pis, si je paraissais inintéressé.

Mais là, les choses évoluaient. Elles prenaient une toute autre tournure qui m'intriguait au plus haut degré. Je devais découvrir pourquoi Jae-Hwa cherchait à entrer en contact avec elle. En partant du principe que la Rina que je connais est la Rina qu'il recherche, bien entendu. Respectueux et très attentif, je l'écoutais me répondre et retenait chaque bribe d'informations qu'il pouvait me révéler. Pour le cas, j'étais très intéressé. Même un peu trop. Mais qu'importe. Rina n'était pas là et ce qu'elle ignorait ne pouvait pas l'agacer. Autrement dit, je ne risquais rien à en chercher davantage. Mais le fait qu'il souligne vouloir laisser le choix à sa sœur aînée de se confier par elle-même me touchait. Je respectais énormément cette vision des choses et je ne pus qu'en sourire. Je ne poserais pas plus de questions que j'ai pu déjà le faire. Il avait, sans nul doute possible, raison. C'était à Rina de répondre aux innombrables interrogations qui naissaient en moi.

« J'espère que tes recherches porteront leur fruit. »

Je n'étais pas certain d'avoir prononcé la bonne formule mais j'étais, cependant, confiant quant à l'idée qu'il comprendrait l'idée principale. Après tout, c'était tout ce que je pouvais lui souhaiter. Qu'il arrive à ses fins et qu'il retrouve enfin sa sœur après huit longues années de séparation. N'importe qui lui aurait souhaité la même chose. Enfin, quelqu'un de censé et de correct.

C'est alors que je le vis prendre son téléphone en main. Un appel ? Il semblait bien que non. Je parierais plutôt pour un message. Au vu de sa réaction et de ses gestes, cela ne semblait pas l'affoler, donc rien de très important à l'horizon. Alors que je pensais que notre discussion allait continuer, bien que j'ignorais totalement le sujet sur lequel nous pouvions communiquer, je le vis sortir le porte-feuille. Celui même qu'il a ramassé tout à l'heure après le départ précipité des brutes ridiculisées. Cette histoire m'était déjà sortie de la tête.

« Il est vrai que j'avais déjà oublié, moi... » dis-je, en regardant le porte-feuille. « Oui, il n'est pas très loin, à peine à quelques rues de celle où nous nous trouvons. »

Ainsi, je me mis à lui expliquer le chemin menant au poste de police, le plus proche. Pour être bien sur qu'il retiendrait le chemin, je lui ai même envoyé mes indications par message. Suite à des ' bonne soirée ' et des ' on garde contact ', je le vis partir de son côté, tandis que je partis du mien.

Une fois que je serais rentré chez moi, j'appellerais Nagisa. Il m'aidera très certainement à trouver le nom de famille de Rina. Je pourrais ensuite savoir si elle est bien la sœur de Jae-Hwa.

( PS : Ne t'en fais pas, je comprends totalement. Pour preuve, j'ai moi-même du mal à écrire sur ce rp', vu que je suis déjà projetée sur le prochain ^^' J'espère quand même que mon post te plaira. Tiens moi au courant, si tu comptes répondre une toute dernière fois ou si je ferme notre rp' dès maintenant ;3 )

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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ] Sam 21 Nov - 15:25
Rp tagué et terminé, j'archive !


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MessageSujet: Re: [TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ]
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[TERMINE]" Face à la détresse, il aurait été un héros volant au secours de la demoiselle qui aurait pu briller. Il fut deux zéros qui se sentant pousser des ailes se sont écrasés !" [ Jae-Hwa & Dewei ]

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