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"De zéros en héros... Illico !"[Ouyang Dewei / Igarashi Jae-Hwa]

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Travail : Chanteur dans des fêtes privées.
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MessageSujet: "De zéros en héros... Illico !"[Ouyang Dewei / Igarashi Jae-Hwa] Sam 21 Nov - 17:52
C’était une paisible journée qui s’annonçait… Paisible ? Ce mot était désormais à bannir du quotidien du jeune Igarashi Jae-Hwa. Un ouragan avait récemment déferlé dans sa vie, ravageant son appartement. Ou plutôt, le redécorant entièrement ! Happy Birthday Oppa ! Le jour de son dix-huitième anniversaire Jae-Hwa avait reçu un cadeau des plus surprenants : une visite surprise de sa mère et des soeurs ! Là ne s’arrêtait pas la grande nouvelle ! Ses deux soeurs restaient et emménageait avec lui dans le vaste loft acheté par son beau-père. Il est vrai que le garçon s’y sentait seul et s’y ennuyait. Ces sentiments appartiendraient désormais au passé car l’avenir s’annonçait bien agité. Pour le meilleur et pour le pire.

Alors que ses deux soeurs et sa mère s’occupaient de réaménager à leurs goûts et besoins le loft, Jae-Hwa était sorti avec la cadette de la famille qui contrariée de devoir repartir prochainement avec leur mère, avait exigé de pouvoir passer un moment avec son grand frère rien que pour elle. Jae-Hwa et Hera…

Peut-être était-il nécessaire de rappeler brièvement à votre mémoire la composition quelque peu complexe de cette famille qui en concentre plusieurs ? Vous commencez désormais à connaître un minimum notre protagoniste : Igarashi Jae-Hwa. Ce garçon est le seul d’une fratrie de cinq enfants. Mais enfants d’évoquer ses soeurs, présentons sans trop nous y attarder les parents. Ce jeune homme est le fils de Igarashi Aoki et Na-Young, Choi de son nom de jeune fille, Igarashi au cours de son premier mariage et désormais Zhang suite à son second mariage avec le Président du même nom et dont notre mémoire a momentanément omis le prénom que nous avons manifestement la flemme d’aller retrouver. Oui, la narration fait déjà des siennes mais sachez bien que l’équipe de nuit est particulièrement incontrôlable et imprévisible. Ainsi donc vous l’aurez compris, le beau-père de notre irrésistible personnage principale porte le nom de Zhang. Passons à présent aux soeurs ! La première n’est autre que la fameuse Hondo ou Igarashi Rina, fille adoptive de Igarashi Aoki. Ensuite, la seconde s’avère être Igarashi Eun-Sun dite Sunny, jumelle de Jae-Hwa. Puis, vint la troisième, Zhang Liwei, la fille d’un précédent mariage du beau-père avec laquelle notre protagoniste ne partage pas le moindre lien du sang – comme Rina. Enfin, la princesse de la famille : Zhang Hera, fille du Président Zhang et sa seconde épouse Na-Young. Vous avez compris ? Non ? Tant pis ! Vous n’avez qu’à relire !

De retour à nos moutons, en ce jour probablement aussi agité que la foule au sein du centre commerciale gigantesque était dense, Jae-Hwa accompagnait sa soeur Hera au gré des envies et caprices de celle-ci. Car, la jolie Hera savait en faire des caprices ! Une véritable princesse qui ne conçoit pas qu’on puisse le refuser quoi que ce soit ! Qui plus est, son grand-frère adoré ne s’opposait guère jamais à elle. Il n’était pas un rival contrairement à ses soeurs, il incarnait plutôt un objet de convoitise, et Hera n’était pas peu satisfaite de le détenir actuellement à son entière et unique disposition. Oh, elle ne le traitait pas avec mépris ou supériorité. Elle ne le faisait plus. Hera savait que le charme et le talent de son frère pouvaient servir à sa propre notoriété. S’entendre avec lui ne pouvait être que profitable ! De surcroît, Hera le jugeait elle-même particulièrement mignon. Elle tirait une certaine fierté de ce lien de fraternité. Jae-Hwa était le seul garçon de la famille et Hera comptait bien obtenir la place de « soeur préférée » un jour. Cependant, la concurrence était rude ! Comme si Sunny et Liwei ne suffisaient pas, son frère courrait après un fantôme du passé, cette fameuse Rina ! Sans doute la rivale la plus redoutable !

Enfin, pour l’heure, la jolie Hera jouissait pleinement de son plaisir en traînant son frère aux quatre coins du centre commercial sans rien trouver qui ne soit suffisamment convenable à son goût. Exigeante, la petite fille l’était également. Petite ? Elle ne l’était pas tant par contre ! Hera se rapprochait peu à peu de sa onzième année mais sa croissance corporelle précoce laissait aisément paraître une fille de deux ans de plus que son âge véritable. Sans être particulièrement grande, son corps commençait déjà à ressembler à celui d’une pré-adolescente, proche des portes de la puberté. Et quelle était jolie ! Un adorable visage de poupée flirtant avec la perfection ! Une petite merveille de la création. Et ça, Hera en avait parfaitement conscience !

Il pleuvait sur Tokyo. Les tokyoïstes et touristes affluaient dans les magasins. Un parfum de fin d’années se faisait déjà sentir. Les décorations commençaient à agrémenter de ci, de là les allées et vitrines du centre commercial. Bientôt, un grand sapin serait érigé au coeur de son hall central et principal surplombé d’une grande coupole en verrière plusieurs étages plus haut. Les escalators principaux d’accès aux différents étages du centre commercial convergeaient tous à ce point stratégique. Avant que l’esprit de Noël ne prenne tous ses droits en ce lieu, une estrade dressait encore sur la place principale du centre commercial. Diverses animations s’y déroulaient au cours de l’année. De petits concerts, des présentations-tests de produits ou des jeux promotionnels y étaient organisés tout au long de l’année. Cependant, cette scène n’eut pas encore attiré l’attention de nos deux protagonistes pour le moment.

Satisfaite d’accaparer son unique grand frère pour elle seule, Hera entreprit de flâner et vagabonder à droite à gauche dans tout le centre commercial. Elle ne cherchait rien et tout à la fois.

Ils se rendirent dans une parfumerie qui redoublait d’affiches publicitaires et d’offres promotionnelles pour appâter les clients. Sans nulle doute, le personnel redoutait la concurrence de la nouvelle boutique de la chaine de parfumerie coréenne H.Y. dont l’ouverture était annoncée pour le premier jour ouvrable de décembre et ce à un excellent emplacement stratégique. Hera avait bien évidemment l’habitude de fréquenter des boutiques plus huppées que celle-ci, mais la jolie collégienne de première année semblait aimé l’idée de se mettre dans la peau des « gens ordinaires ». Jae-Hwa la suivit jusqu’au présentoir d’un parfum particulièrement connu pour l’égérie qui le représentait, une jeune mannequin japonaise, ancienne athlète de l’équipe junior nippone de patinage artistique. Hera s’en aspergea quelques gouttes sur le poignet afin d’humer le parfum à même la peau, lorsque l’attention de Jae-Hwa fut quelque peu interpelée par les trois jeunes personnes qui se tenaient non loin d’eux. Il faut dire que deux d’entre eux s’avéraient être des occidentaux dont une jeune fille à l’abondante chevelure blonde. Elle ne passait pas inaperçue. Même Hera lui jeta brièvement un regard. Pourquoi les occidentales plaisaient-elles autant ? C’était injuste. Les deux étrangers discutaient en anglais avec leur interlocuteur japonais, mais la conversation semblait quelque peu agitée. L’asiatique râlait qu’il en avait plus qu’assez d’entendre leurs histoires de parfums et que s’il continuait et les aspergeraient tous les deux de désodorisants pour toilettes ainsi le débat serait clos. Hera ne put s’empêcher de ricaner, satisfaite à la perspective que cette trop jolie blonde puisse être rabaissée. Les deux occidentaux et le japonais tournèrent alors la tête dans sa direction. Jae-Hwa saisit la main de sa petite soeur pour l’éloigner. Avec Hera, il valait mieux s’éloigner au plus vite des potentiels ennuis. La jolie brunette adorait semer la zizanie, d’autant plus qu’elle se pensait intouchable !

Aimant se montrer cultivée, Hera choisit ensuite de se rendre dans une librairie. Déambulant sereinement dans les rayonnages, la fillette perdit brièvement son frère en chemin. Celui-ci s’était arrêté pour feuilleter quelques ouvrages conseillés par certains de ses professeurs dont le titre en gros sur la couverture avait attiré son regard. Quelques instants plus tard, il remarqua que Hera ne se trouvait plus dans son champs de vision. Momentanément un soupçon inquiet, le jeune homme reposa le livre qu’il tenait entre ses mains pour partir à sa recherche. Sa soeur était peut-être très sûre d’elle, Hera n’en demeurait pas moins trop jeune pour se promener seule dans un si grand centre commercial, dans un pays qu’elle ne connaissait pas qui plus était ! Légère montée d’adrénaline, Jae-Hwa finit par retrouver sa soeur en train de questionner en anglais un jeune homme japonais vraisemblablement âgé d’un peu plus d’une vingtaine d’années. Les yeux de Hera semblait le dévorer avec une admiration immense, totalement envoûtée. Lorsque Jae-Hwa se rapprocha, il comprit pourquoi. Lui-même fut frappé par l’incroyable beauté de cet homme au teint de lys et à la chevelure de jais bordant un visage aux traits si délicats et raffinés que plus d’une femme devait lui envier. Le portrait de cet homme à la beauté digne d’une oeuvre d’art classique révélait, telle une touche finale, un profond regard avec des yeux d’un noir aussi intense que sa chevelure. Il répondit aimablement d’un ton mystérieusement aussi froid qu’envoûtant aux oreilles de Hera, puis salua poliment Jae-Hwa d’une inclinaison de tête à sa vue. Le garçon le lui rendit, quelque peu impressionné. Il s’excusa ensuite du dérangement causé par sa soeur, s’efforçant à s’exprimer en japonais, avant d’emmener cette dernière avec lui. Celle-ci était à la fois aux anges et contrariée. Pourquoi n’avait-elle pas pu discuter plus longtemps avec ce dieu de la beauté terrestre ?

À la sortie de la libraire, Jae-Hwa et Hera marquèrent un tas d’arrêt au constat de la fréquentation des allées du centre commercial de plus en plus dense. Le garçon prit instinctivement la main de sa cadette au creux de la sienne afin de s’assurer qu’ils ne seraient pas séparés, qu’elle ne se perdrait pas. Mais à peine eurent-ils le temps de parcourir quelques mètres le long de l’allée que Jae-Hwa se fit brutalement bousculé par un véritable colosse ! Ayant aperçu son visage très brièvement avant l’impact, Jae-Hwa ne l’aurait guère jugé plus âgé que lui, mais l’individu mesurait facilement plus d’un mètre quatre-vingt-dix. Et ce n’était pas un occidental mais bel et bien un asiatique ! Accusant le choc, son épaule emporté dans la bousculade, Jae-Hwa se retourna pour jeter un regard vers cette immense silhouette qui continuait son chemin sans un mot d’excuse.

« Matsuda ! Tu vas pas t’y remettre ! T’es vraiment chiant quand tu fais ça ! » pesta la petite et gracile silhouette mignonne qui l’accompagnait.

Cette brunette de petite taille paraissait encore plus chétive à côté de ce grand molosse. Jae-Hwa prit alors soudainement conscience qu’il ne sentait plus la main de Hera entre ses doigts. Il vit vivement volte-face et chercha sa soeur du regard de toute part. Moment de panique. Il crut l’apercevoir entrant dans une boutique de décorations et gadgets en tout genre. Le garçon se précipita à l’intérieur à sa suite. Avançant dans les rayons à la hâte, à l’encablure entre deux, Jae-Hwa manqua de percuter à nouveau quelqu’un. Il freina des quatre fers mais la personne arrivant en face ne fut pas aussi rapide et l’instant d’après, Jae-Hwa se retrouva réceptionnant  dans ses bras une jeune fille au corps de mannequin, coiffée d’une gavroche et le visage dissimulé derrière de grandes lunettes sombres. Surprenant accoutrement !

 « Haru-chan ! Est-ce ça va ? »

Un jeune homme apparu à sa suite s’enquérant de savoir s’il n’y avait pas eu de mal, lui aussi équipé de même façon, chapeau et lunettes de soleil mouche ! Quel style étrange et déconcertant en ce jour de novembre pluvieux ! A l’intérieur d’un bâtiment qui plus était ! Néanmoins, Jae-Hwa ne put ignorer l’amabilité et le sourire si frais qui émanait du jeune homme nouvellement apparu. Celui-ci lui demanda également si tout allait bien pour lui. Jae-Hwa acquiesça d’un hochement de tête quelque peu décontenancé. La jeune fille commença à s’excuser mais s’interrompit lorsqu’elle redressa la tête et aperçu le visage si proche du charmant inconnu qu’elle venait de percuter. La demoiselle demeura bouche bée, les joues se pâmant de rouge lorsqu’elle reçut soudainement une légère claque à l’arrière du crâne de la part de celui qui l’accompagnait. Ce dernier sourit à Jae-Hwa s’apprêtant à prendre congé lorsqu’une troisième fois masculine râleuse se fit entendre et un troisième énergumène en mode incognito les rejoignit :

« C’est quoi cette peste qui vient de me snober là ! » pesta ce nouvel arrivant.

Hera ! Jae-Hwa ouvrit la bouche pour lui demander dans quelle direction au sein du magasin se trouvait-il mais dans sa hâte, le jeune homme avait instinctivement parlé en chinois. Il en prit conscience, s’apprêta à se corriger en cherchant ses mots. Sa maitrise de la langue japonaise avait fait des progrès fulgurants, cependant, il hésitait encore régulièrement. Sa réflexion fut alors interrompu par l’apparition ou plutôt le passage expresse dès une bourrasque de vent d’un quatrième incognito affublé des mêmes « accessoires de camouflage ».

« Mais pourquoi est-ce qu’elle est là celle-la !!! » s’écria-t-il passant à côté d’eux à la vitesse de l’éclair, poursuivi par une pétillante autre jeune fille qui donnait l’impression de le harceler.

Abasourdi, Jae-Hwa les regarda passer, reportant instinctivement ses yeux sur les trois autres. Le deuxième garçon soupira visiblement désabusé. Le premier conserva un resplendissant sourire amusé. Quant à la jeune fille qui lui était rentrée dedans… Elle était toujours en train de le regarder là, non ?

« KYAH ! »

Hera ! Le jeune homme reconnut la voix de sa soeur venant de pousser ce gémissement. Il accouru alors jusqu’à elle, guidé par son instinct. Il trouva sa cadette en présence d’un quatrième garçon arborant casquettes et lunettes sombres. Hera pointait ce dernier du doigt en l’accusant d’être un fou sorti de nulle part comme s’il venait de sauter d’un des rayonnages en hauteur. Dans sa colérique réaction née de la peur, la jolie brunette l’enguirlandait en chinois et le pauvre – ? – ne semblait comprendre un traitre mot. Jae-Hwa vint attraper sa soeur en mettant une main devant sa bouche afin qu’elle n’en jette plus et l’emmena une fois de plus hors du magasin. Un magasin remplit d’individus étranges dont il était probablement préférable de s’éloigner ! D’ailleurs, Jae-Hwa ne put s’empêcher de pousser un soupir de soulagement dès qu’ils en eurent franchi le seuil.

« Oh ! » s’exclama soudainement Hera avec enthousiasme.

Pas de répit pour les braves ! L’escapade continue ! Et voilà la jolie Hera s’envolant quelques boutiques plus loin pour admirant une vitrine exposant des instruments de musique.

« Oppa ! Tu ne veux pas une nouvelle guitare ? » se retourna-t-elle vers lui, presque aussi heureuse à la perspective d’acheter quelque chose pour son frère que pour elle.

Le garçon n’eut guère le temps de lui répondre qu’il venait d’en acquérir une très récemment, de très bonne qualité et ne voyait par conséquent pas l’utilité, que sa cadette s’aventurait déjà à l’intérieur du magasin. Une fois de plus, son frère se résigna à la suivre. À l’intérieur, le calme et la sérénité ambiante contrastait brutalement avec l’effervescence générale du centre commercial. Même Hera sembla respecter cette atmosphère. Elle vint chercher la main de son frère pour l’entrainer tranquillement à sa suite, longeant les rayonnages d’instruments qu’elle prenait le temps d’observer. Jae-Hwa ne put s’empêcher non plus d’en admirer certain non sans une certaine envie de les acquérir. Une guitare notamment lui fit de l’oeil. Il n’en aurait pas l’utilité mais s’arrêta néanmoins devant elle. Hera l’imita. Le vendeur ne tarda pas à apparaître dans l’allée, accompagnant deux autres clients. L’homme avait vraisemblablement réservé un instrument qu’il venait chercher à quant à la femme…

« Oh ? Igarashi-kun ? s’étonna-t-elle à la vue du garçon avant de lui sourire.
— Seika-sensei ? » fut-il également surpris par cette rencontre avec son ancienne professeur de chant à laquelle il devait déjà beaucoup, dont le petit boulot qu’il avait décroché récemment.

Le garçon salua respectueusement l’enseignante qui avait été récemment remplacée par une nouvelle d’origine occidentale et avec laquelle il continuait néanmoins de prendre des cours en-dehors du son établissement scolaire, puis incita sa cadette à en faire de même avant de l’introduire en tant que telle.

 « Les enfants de votre famille sont donc tous aussi beaux les uns que les autres, les complimenta la séduisante Seika-Sensei. Tsuchiya-sensei, s’adressa-t-elle ensuite à l’homme qui l’accompagnait. Permettez-moi de vous présenter, l’un de mes élèves, le jeune Igarashi Jae-Hwa.
– Oh ! N’était-ce pas le fameux chanteur si prometteur dont vous m’avez parlé ?
s’exclama chaleureusement l’homme. Enchanté ! Je suis le professeur Tsuchiya, un ami de Seika-sensei. Je suis loin d’être aussi compétent qu’elle mais je m’occupe du club de musique de l’établissement dans lequel j’enseigne. »

Il salua ensuite Hera, flattant la beauté de cette si jeune fille.

« À présent, vous ne serez plus le seul à pouvoir vous vantez de votre élève prodigue, rétorqua Seika-sensei à son ami avec une pointe d’humour avant de s’adresser à nouveau à son élève. Je compte sur toi pour surpasser le petit génie de Tsuchiya-sensei, Igarashi-kun ! »

Elle adressa un clin d’oeil complice à ce dernier. Un geste qui n’échappa pas à l’attention de Hera n’appréciant pas du tout. La jolie fillette fronça les sourcils. Le professeur Tsuchiya lui s’esclaffa joyeusement évoquant son élève prodige comme un peu trop rebelle pour représenter un réel rival face à un élève de Seika-sensei. Las de cette conversation, Hera manifesta son impatience à son frère et, une fois n’est pas coutume, ce fut-elle qui le tira vers la sortie.

Restons un peu dans le registre musical en pénétrant dans une enseigne consacrée au multimédia. La fratrie arpenta les rayons de disques musicaux. Hera s’étonnait toujours que ces antiquités n’aient pas encore disparu. Néanmoins, la jolie fillette elle-même aimait détenir entre ses mains les CD de ses idoles, feuilletée la pochette et admirer à quel point ces apollons pouvaient être beaux et sexy. Hera voulait, par exemple, posséder tout ce qui portait la griffe KHJ, son dieu ultime sur cette terre. Mais elle ne trouva guère de nouveauté à son sujet dans le magasin. Par contre, impossible de ne pas remarquer les affichages publicitaires pour la prochaine sortie du nouvel album des T-Twins. En attendant le « grand jour », leur dernier disque deux titres était en vente. Si Hera n’avait pas l’intention de l’acquérir, elle prit néanmoins le temps d’écouter leur chanson grâce au casque mis à disposition pour cet usage. Jae-Hwa appréciait aussi ce groupe japonais populaire formé de deux frères jumeaux, mais il avait déjà entendu maintes et maintes fois ce titre. Curieux, il posa un autre casque d’écoute sur ses oreilles afin de découvrir le nouveau morceau de l’album de Hayato sortis dans les bacs quelques semaines auparavant. Le frère et la soeur prirent donc quelques minutes pour apprécier la musique avant de quitter le magasin les mains vides une fois de plus.

D’une certaine façon, Jae-Hwa s’en sentait soulagé. Lorsqu’il avait accompagné Hera jusqu’ici, il s’attendait à devoir porter des dizaines et des dizaines de sacs de vêtements et chaussures. D’ailleurs, ils n’avaient pas encore flâner dans la moindre boutique de vêtements. Criait-il victoire trop vite ? Peut-être…

En effet, la tentation ultime avait fini par apparaître devant les yeux de Hera la princesse dépensière ! Une boutique vestimentaire à la vitrine des plus alléchantes ! Relativement huppée sans être complètement inabordable non plus à la classe moyenne aisée. Hera flâna bien quelques minutes dans les rayons femmes mais son intérêt se porta bien d’avantage vers l’espace masculin. Puisqu’elle était là, elle avait bien l’intention de laisser l’empreinte de sa patte sur son frère. De toute façon, n’était pas celle des trois soeurs qui avait les meilleurs goûts ? Bien sûr que si ! La jolie brunette fouina, dénicha, jugea en posant chemises, t-shirt et vestes contre le corps de son frère. Peu à peu, ils se rapprochèrent du fond de la boutique où se trouvaient les cabines d’essayages. Hera avait les yeux rivés sur une rangée de chemise lorsqu’elle redressa la tête et vit alors un très séduisant jeune homme adossé contre un mur, patientant à l’entrée des cabines. Les yeux de la fillette pétillèrent à la vue de tant de charisme et ce petit air à la KHJ qui se dégageait de lui. Il avait vraiment la classe. Hera jeta alors prestement un regard en direction de son frère encore plus déterminée à le relooker ! Elle l’envoya en cabine et tandis qu’il se changeait, la brunette ne pouvait s’empêcher d’admirer discrètement l’irrésistible inconnu. Le rideau d’une cabine s’ouvrit. Ce ne fut pas celle de Jae-Hwa mais celle d’une jeune fille à longue chevelure noire devant la plastique de laquelle, Hera ne put que pâlir de jalousie. Une silhouette parfaite dotée des formes harmonieuses peu communes chez les asiatiques et une aisance qui émanait de tout son être. Le bel inconnu se redressa alors pour jeter un coup d’oeil, donnant son avis à celle qu’il accompagnait vraisemblablement. Instinctivement, Hera baissa les yeux sur son propre corps. Peut-être était-elle précoce mais elle doutait de pouvoir concurrencer un jour les formes séduisantes de cette grande brune. Tandis que le rideau se referma sur cette dernière, un autre s’ouvrit, cette fois de l’autre côté de celle de Jae-Hwa. Une seconde grande brune apparue derrière ce rideau. Cependant, celle-ci s’avérait bien plus filiforme et nettement moins à l’aise dans sa peau. C’était à peine si elle osait relever la tête, son visage à demi-dissimulé par une franche de cheveux noirs tombant sur son front. Hera remarqua alors un autre jeune homme, certainement d’une vingtaine d’année, à peine, la chevelure châtain ébouriffée et un large sourire chaleureux illuminant son visage embelli par cet éclat. Il complimenta la grande asperge coincée et l’invita à venir s’admirer dans le miroir en-dehors de la cabine. La brune filiforme s’exécuta timidement.

« Le garçon qui te plaît ne pourra que craquer en te voyant dans cette tenue ! » l’encouragea amicalement le châtain aux cheveux en bataille.

La jeune fille rassembla son courage pour redresser la tête et observer son reflet. Elle commençait presque à se trouver jolie lorsqu’elle remarqua le reflet du charismatique garçon aux airs de KHJ dans son dos. Son corps tout entier se raidit. Le visage rouge comme une pivoine, elle disparut aussitôt derechef dans sa cabine. Peu après, ce fut enfin au tour de Jae-Hwa de réapparaître…

Finalement, Hera ne trouva rien susceptible de répondre à ses exigences pour son frère. Une pause dans leur escapade s’imposa. Un peu plus tard, nous retrouvions ainsi Jae-Hwa et sa cadette attablée en « terrasse » d’un des coffe-shop les plus populaires du centre commercial, situé en bordure de la place principale où se dressait l’estrade. L’agitation commençait lentement à se concentrer autour de celle-ci mais le jeune homme et sa soeur n’y prêtèrent pas encore attention. Ils venaient de prendre place après avoir fait la queue pour commander leur boisson, un mokaccino pour Jae-Hwa et un frappuccino allégé, décaféiné, sans sucre pour Hera. Cette dernière jeta un regard désapprobateur en direction des trois jeunes femmes de la table voisine. Âgées vraisemblablement entre vingt et vingt-cinq ans, Hera les jugea bien bruyantes. Aucun raffinement, aucune distinction. Elle les toisa, l’une avec ses lunettes, l’autre avec ses kilos en trop et la troisième avec sa coupe de cheveux courts presque à la garçonne. Comble du ridicule, l’oreille entraînée à la langue japonaise de la petite singapourienne crut reconnaitre l’accent du kansai ! Dire qu’à les entendre et selon ce qu’elle crut comprendre de leurs propos l’une était professeur d’anglais… Pathétique !

Irritée, l’agacement de la princesse atteint son paroxysme lorsqu’elle goûta son frappuccino que sa distinction lui empêcha de recracher mais ce ne fut pas l’envie qui lui en manqua. Son frère lui demanda ce qui n’allait pas. Il commença à se lever de sa chaise pour signaler éventuellement une erreur de la commande en caisse, mais Hera lui fit signe de la main de ne pas se déranger pour elle. Sourire tendre adressé à son cher grand frère, la fillette se leva sereinement. Puis, dès qu’elle eut le dos tourné, son visage s’assombrit. Si Jae-Hwa s’était déplacé, il serait resté aimable et conciliant, alors qu’elle, elle ne ferait pas de cadeau à cette gourde qui lui avait servi un frappuccinno classique, non-allégé, caféiné et pas suffisamment frais à son goût de surcroit ! Ça allait être un massacre !

Telle la princesse qu’elle considérait être Hera se pointa à la caisse, doublant toutes les personnes qui faisaient la queue, passant juste devant un jeune homme d’une petite vingtaine d’année accompagné par un groupe d’ami. Concentrée sur sa cible, Hera ne le remarqua même pas. De toute façon, elle était prioritaire, un point c’était tout ! La tête haute, elle commença à interpeler la serveuse avec une amabilité cinglante. La femme en face d’elle se sentit tout d’abord embarrassée vis-à-vis des autres clients que la petite fille venait de doubler. Elle eut l’intention de le lui faire gentiment remarqué après lui avoir demandé ce qu’elle pouvait pour elle, mais Hera ne lui laissa pas le temps de poursuivre après sa première question. La fillette se fit un plaisir de la laminer :

« Vous appelez ça un frappuccino allégé et décaféiné ? Non mais vous avez vu la quantité de sucre et de crème qu’il y a là-dedans ? Votre surpoids vous complexe peut-être pas mais ne soyez pas frustrée que d’autres soient jolies et aient la ligne ! Vous croyez vraiment qu’on puisse vouloir vous ressembler toute empâtée que vous êtes ? Et la caféine ! Vous n’avez pas honte de servir de la caféine à une fille de mon âge ? À moins que ce ne soit trop compliqué pour vous de réfléchir à ce genre de détail ?! Ne parlons pas non plus du principe qu’un frappuccino, comme son nom l’indique est censé être particulièrement frais ! Vous trouvez ça frais ? »

Hera lui tendit alors la boisson afin que la vendeuse constate ce qu’il en était par elle-même. Cette dernière la fixait de ses yeux grands ouverts, complètement perdue. Un sourire narquois et victorieux se peignit sur les lèvres de la petite singapourienne. Ce fut avec un certain plaisir qu’elle avait délibéré débité sa tirade en chinois. Non pas qu’elle puisse ressentir une quelconque timidité à exprimer explicitement le fond de sa pensée, loin de là ! Mais, le délice n’en était que d’autant plus subtile de pouvoir ainsi prendre les ignorants de haut. Hera soupira avant de reprendre en japonais cette fois-ci :

« Bien sûr, je ne devais pas m’attendre à une quelconque culture intellectuelle de la part d’une serveuse incapable de préparer la boisson qu’on lui a commandé. C’est infecte ! déclara-t-elle en désignant l’objet du litige qu’elle maintenait toujours tendu en direction de la pauvre serveuse. Faites m’en un autre ! Et qu’il soit vraiment frais, décaféiné parce que je suis une enfant au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, et allégé parce que je ne souhaite pas vous ressembler ! »

La pauvre vendeuse n’en crut pas ses oreilles. Le visage de cette fillette était si joli et adorable que la virulence de ses mots n’en était que plus percutante. La femme fut tellement abasourdie qu’elle ne trouva rien à redire et s’exécuta le plus prestement possible. Durant les quelques instants d’attente, Hera garda la tête haute et fière. Que les gens la dévisagent, elle n’en avait que faire. Elle les dominait tous. Quant au jeune homme qu’elle avait doublé juste devant la caisse, elle tourna brièvement la tête pour le toiser avant de l’ignorer derechef. Qu’il se taise ou lui fasse la moindre remarque, elle ne l’écouterait pas. Ses mots ne pourraient l’atteindre tant elle se considérait supérieure et les autres insignifiants.

Lorsque la serveuse lui rapporta une nouvelle boisson, Hera poussa le vice jusqu’à lui sourire adorablement et la remercier d’une voix douce et mielleuse. Satisfaite, elle tourna les talons avec fierté et s’en alla rejoindre son frère. Jae-Hwa était installé à une table bien trop loin des comptoirs de caisse, sur une terrasse bien trop bondée pour avoir pu apercevoir la scène occasionnée par sa petite soeur. Celle-ci lui revint toute adorable et mignonne, répondant par la positive lorsqu’il lui demanda si elle avait pu obtenir ce qu’elle voulait sans problème. Le garçon n’était pas naïf concernant le tempérament de peste de sa cadette, cependant, il ne se doutait pas toujours non plus jusqu’à quel niveau d’arrogance et de mépris Hera pouvait aller. La jolie singapourienne veillait bien à ne pas montrer un visage trop noir aux yeux de son frère. Inutile de prendre le risque d’être désapprouvée par cet aîné si tolérant.

Tous deux prirent donc le temps de siroter tranquillement leur boisson avant de quitter la terrasse. Ils traversèrent la place principale du grand hall. Grand mal leur a pris ! Sur la scène, un animateur chauffait l’ambiance pour annoncer le début proche de l’animation du jour : un grand jeu organisé par une célèbre chaine de magasin de multimédia en guise de promotion à l’occasion de l’anniversaire de l’ouverture de la boutique. Jae-Hwa n’y prêta pas attention, mais les yeux de Hera eux furent appâter par l’un des lots à gagner dans le package des vainqueurs : un poster exclusif grandeur nature de KHJ signé de la main de la célébrité !

« OPPA ! JE LE VEUX ! » s’exclama-t-elle aussi soudainement.

Jae-Hwa tourna la tête et accorda alors un minimum d’attention à ce qui se passait sur cette estrade. Puis, il reporta son regard vers sa soeur :

« Je suis désolé Hera mais il n’est pas à vendre. Il faut le gagner à un jeu concours. Mais je suis sûr que si tu demandes à ton père, il t’en trouvera un autre exemplaire. »

La jolie fillette se braqua.

« Non ! Ils disent qu’il est unique ! »

Jae-Hwa soupira et la prit par la main pour la tirer à sa suite.

« N’hésite pas Hera, je t’ai dit que je ne pouvais pas te l’acheter. Tu sais très bien que je le ferais si je le pouvais… »

Sa petite soeur se laissa entrainer sur quelques mètres le temps de réfléchir à une stratégie, ne renonçant jamais avant de parvenir à ses fins. Finalement, elle s’arrêta derechef.
« Oppa ! Je dois aller aux toilettes, va me chercher une fleur en m’attendant, j’ai envie d’un gardénia en fleur coupée. » exigea-t-elle en pointant du doigt le fleuriste qui venait d’apparaître dans son champ de vision, non loin des WC publics ce qui lui assurerait que son frère se sente assez rassuré pour la laisser brièvement s’éloigner.

Bien sûr, Hera n’avait nulle intention de mettre un seul pied dans des toilettes publics ! Certes, peut-être étaient-ils très propres au Japon, mais tout de même ! De toute façon, la jolie princesse avait beaucoup mieux à faire. Dès que son frère eut le dos tourné, Hera en profiter pour retourner vers l’estrade. Elle se saisit d’un coupon d’inscription au jeu qu’elle remplit. Lorsqu’elle voulut le mettre dans l’urne, la femme qui surveillait celle-ci lui fit remarquer qu’elle était trop jeune pour participer et que le jeu n’était ouvert qu’aux plus de seize ans. La fillette afficha alors son plus adorable minois et essaya de  s’exprimer le mieux possible en japonais toute en révélant délibérément quelques difficultés.

« Oh ! Je sais, Madame. Mais, je fais qu’inscrire mon grand frère de sa part. Regardez, c’est son nom qui est écrit. »

Hera montra les inscriptions sur le morceau de papier. La femme lui sourit alors et l’autorisa à introduire le formulaire dans l’urne.

 « Bonne chance à ton frère alors pour qu’il soit tiré au sort ! » l’encouragea-t-elle attendrie par cette adorable enfant.

La sélection des participants se faisaient effectivement par tirage au sort après dépôt de candidature. L’heure approchait d’ailleurs. Le hasard semblait détenir entre ses doigts les chances de participation de Jae-Hwa, mais Hera avait plus d’un tour dans son sac. Alors qu’elle s’apprêtait à introduire le coupon dans l’urne, la fillette arrêta son geste et dit à la dame d’une petite voix des plus irrésistible :

« J’espère vraiment qu’il sera tiré au sort ! C’est pour me faire plaisir qu’il fait ça. Il veut monter sur scène pour me changer les idées et peut-être me gagner quelques lots qui pourront m’aider à passer le temps dans ma chambre d’hôpital dans laquelle je dois retourner ce soir. Mon frère est si gentil… Je dois me faire opérer… J’ai un peu peur… »

Comment la femme aurait-elle pu demeurer insensible face à une telle sincérité si fragile et touchante ? Le regard plein de tendresse, elle prit le coupon d’inscription des doigts de Hera, se pencha vers pour lui confier à voix basse :

 « Je ne peux rien te promettre, mais mon petit doigt me dit que ton frère à de très grandes chances d’être tiré au sort. »

La femme lui adressa un clin d’oeil. Hera jubila discrètement en la remerciant avant de tourner les talons. Pas de temps à perdre ! À présent, elle devait filer dans les toilettes pour faire mine d’en ressortir juste avant que Jae-Hwa ne se pointe pour venir la chercher à l’entrée. Elle se faufila prestement jusqu’au son objectif, entra et ressortir deux secondes plus tard. Tournant la tête en direction de la boutique d’une fleuriste, Hera vit Jae-Hwa en sortir, une fleur blanche à la main. Timing parfait !

La fillette fit mine d’arriver à sa rencontre l’air de rien. Elle prit la fleur qui lui tendit et en huma le parfum. Désormais, Hera n’avait plus qu’à trouver des prétextes pour garder son frère dans les parages de la scène d’animation jusqu’à l’annonce des candidats tirés au sort.

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MessageSujet: Re: "De zéros en héros... Illico !"[Ouyang Dewei / Igarashi Jae-Hwa] Dim 22 Nov - 15:49
J'étais là, à attendre l'annonce des participants au grand jeu d'animation du centre commercial, parmi une foule immense remplie d'inconnus.

Comment en étais-je arrivé là ? Je vais vous le dire.
Tout a commencé chez moi. J'étais pénard, en train de regarder la télé, seul et bien accompagné à la fois, lorsque j'eus une visite surprise. Au départ, j'étais plutôt enthousiasmé à l'idée d'avoir de la compagnie, surtout lorsque je vis les visages de ma bande, mais je pus très vite déchanter lorsqu'ils m'ont proposé de sortir au centre commercial. Pourtant, j'adore cet endroit. Je connaissais pas mal d'enseignes et de gérant de boutiques, pour en être habitué, et me savoir connu dans un centre aussi grand et populaire me plaisait fortement. De plus, y traîner avec mes 'frères' attirait toujours un public des plus agréables. La gente féminine qui s'amusait, parfois, à nous suivre et à épier nos moindres faits et gestes. Cette popularité avait beau énerver certains, moi elle m'amusait.

Alors, pourquoi je n'appréciais pas l'idée de m'y rendre avec eux ? J'y viens de suite.
À chaque fois, sans la moindre exagération, ils me donnent un coup dans le dos. De manière vile et perfide. Ils se retournent toujours contre moi. À l'unanimité. Ils me font toujours un numéro ou n'importe quoi d'autre pour me mettre la honte ou me projeter sur le devant de la scène. Pas que cela me déplaît, vu que cela me permet d'être remarqué, mais par moment, ils abusent. Je sais qu'ils font tout cela par bon cœur, pour s'amuser et parce qu'ils m'apprécient. Je vais éviter de dire qu'ils m'aiment sinon ce sera compris dans un sens incorrect. Mais quand même. Est-ce que moi, je leur fais des coups pareils ? Est-ce qu'il m'arrive de balancer des rumeurs, fausses, à leur sujet pour amuser les passants ? Est-ce que je les inscris à des jeux concours, sans leur permission, afin de les ridiculiser et de passer un très bon moment ? Est-ce que j'achète des fleurs pour leur faire de fausse déclaration d'amour, en plein milieu d'une allée, la plupart du temps, bondée ?
Quelles questions. C'est absurde. Bien sur que.. oui !

Mais je possédais comme un droit d'agir. Et j'aurais tant aimé être le seul à le posséder. Sauf que ce n'était, bien entendu, pas le cas et que je sentais que cette sortie allait mal finir. Pour moi. Ou pour l'un d'eux, car j'ai plus d'un tour en tête. Attention, ça va faire mal !

Pourquoi est-ce que je me retrouve seul ? J'y viens, j'y viens ! Laissez-moi réfléchir à mon plan d'attaque et permettez-moi de jubiler un peu, s'il vous plaît. Merci.
À peine arrivés au centre commercial, nous nous sommes rendus dans toutes les boutiques que l'on connaissait et appréciait. On a ainsi pu se faire plaisir et réaliser quelques emplettes rondement bien menées. Rassuré de voir que cette sortie se déroulait sans encombre, je me pris au jeu et accepta d'aller boire un verre dans l'un des coffee-shop préféré de la bande. À cette heure, l'intérieur aussi bien que la terrasse était plus ou moins remplie et la queue s'allongeait de minutes en minutes. Autant dire que celle qui tenait la caisse devait enchaîner sans trop tarder, sous risques de clients mécontents. Les 'miens' et moi-même, nous étions tranquillement en train de patienter lorsque ce fut notre tour. Étrangement, ils me laissèrent passer commande en premier. Leur souriant, je pris donc la première place et alors que je m'apprêtais à parler à la serveuse, je vis une petite fille me doubler et incendier la femme qui se trouvait derrière la caisse.

Le fait qu'elle me double sans même s'excuser ne me plus, mais alors pas du tout. Mais j'étais loin de me douter de quoi cette peste était capable. Je l'écoutais débiner ses remarques cinglantes et je ne pus m'empêcher de la regarder avec dégoût. Qu'elle soit une jolie enfant ne changeait rien, je m'en contrefoutais de sa beauté et de ses manières de princesse, cette fille aurait été ma sœur, elle s'en serait pris une devant tout le monde. C'est inadmissible. J'en restais sans voix. Et qu'importe qu'elle parle le chinois. Je ne pouvais pas l'apprécier ni même consentir à son comportement. Quel manque de respect totale. La femme qui l'a servi s'est, sans nul doute, trompée dans sa commande. Certes, c'est agaçant mais elle n'en reste pas moins son aînée et elle lui doit le respect. Où diable a-t-elle été élevé ? Ses parents devraient se remettre en question. C'est une honte. Je n'aimerais pas fréquenter sa famille, ça c'est clair et net. Voir même précis. Mais je n'étais pas au bout de mes surprises. Alors qu'elle venait de finir sa critique, elle se permis de me toiser du regard. S'en était trop. Alors que je m'apprêtais à lui faire comprendre les valeurs de ce pays mais aussi celles de la Chine, car elle devait très probablement connaître ce pays, je sentis une main me retenir l'avant-bras. Sans cette intervention, j'aurais très certainement perdu mon sang-froid.

Alors que je vis ce monstre s'en aller, je me permis de regarder la serveuse et de la rassurer. Je lui assurais qu'elle n'avait pas à se remettre en question ni même à faire attention aux paroles d'une petite chipie de son espèce. Qu'elle valait cent fois mieux qu'elle. Cela la fit sourire et j'espérais sincèrement lui avoir remonté un peu le moral. On put ensuite passer commande et aller nous asseoir. Ce drôle d'incident disparu très vite de ma mémoire lorsqu'en quittant notre table, nous nous sommes aperçus de l'existence d'un jeu organisé à l'occasion de l'anniversaire de l'ouverture d'une boutique de multimédia. Ce genre d'animation était synonyme de piège pour moi alors je dus attirer la totalité de mes 'frères' vers une boutique de vêtements que j'aimais tout particulièrement.

Pourquoi je suis seul ? Mais deux minutes, laissez-moi le temps d'expliquer un minimum mes aventures. Dis donc, la patience, ce n'est pas votre fort.
En fait, la raison de ma solitude actuelle, est très simple. Je les ai perdu de vue, alors que je regardais la vitrine. Les fringues qui y étaient, m'intéressaient plutôt grandement et alors que je me retournais pour leur en parler, il n'y avait plus personne. Bien sur, je me doutais bien du traquenard qui se préparait. C'est aussi pour cela, que je suis en train de regarder chaque personne qui m'entoure, afin de m'assurer qu'ils ne vont pas surgir par surprise pour me lancer une bombe à eau ou toute autre connerie de la sorte. Lorsque nous sommes tous réunis, nous nous éclatons parfois pour un rien. Comme des enfants. Et c'est l'un des plus grands bonheurs de ma vie.

Alors que je marchais lentement mais sûrement, pour ne rater aucune information sur les passants qui me croisaient ou me doublaient, j'entendis une voix d'homme m'interpeller. Comment je peux le savoir ? Pour la simple et bonne raison, qu'il me fait face et qu'il m'agite une feuille sous le nez. Presque. Je me demande bien pourquoi il souhaite que je lui accorde un moment. C'est alors, qu'en regardant de plus près la fiche qu'il me montrait, je compris qu'il était au centre commercial pour une enquête. Les enquêtes dites 'de rue' ou 'sociales' ne sont pas forcément bien appréciées et les personnes qui les réalisent, encore moins. Pour autant, j'ai toujours trouvé ça délirant de leur répondre. C'est sûrement pour cela que j'ai accepté de lui répondre.

Une fois son enquête terminée, nos chemins se séparèrent et c'est alors que j'aperçus mes amis près de la scène d'animation. Trouvant cela suspect, je les rejoignis pour leur demander ce qu'ils fabriquaient. Bien entendu, ils se sont amusés à tout nier en bloc mais je sentais que quelque chose se préparait. Ils me demandèrent si cela ne me dérangeait pas d'attendre l'annonce des participants au concours. Ils avaient envie de voir leurs têtes et de regarder quelques épreuves pour se divertir. Aveugle comme je suis, j'ai bien entendu accepté. Oui, je vous le confirme, je me suis fait avoir.

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MessageSujet: Re: "De zéros en héros... Illico !"[Ouyang Dewei / Igarashi Jae-Hwa] Dim 22 Nov - 22:15
Zhang Hera continua donc de duper son frère bien trop gentil avec elle, en le faisant tourner dans les parages du grand hall où se déroulerait prochainement le fameux jeu. Jae-Hwa n’était déjà pas d’une nature très autoritaire, et même plutôt docile, mais sans doute osait-il d’autant moins s’opposer à sa cadette en raison du fait qu’il était apparu dans la vie de celle-ci quatre ans plutôt, telle une vermine extrait de la misère, un squelette sorti du placard de leur mère. Sous le toit des Zhang, Jae-Hwa s’était longtemps senti comme un « invité » auquel la famille ferait la charité. Puis, les relations avaient évolué, mais Jae-Hwa restait ce « mauvais » grand frère qui n’avait été auprès de sa petite soeur durant les premières années de sa vie. Puis, à son apparition, il avait commencé par lui faire honte. Si dorénavant, Hera était très fière de son grand frère qu’elle adorait exhiber presque autant que sa propre personne, ce fut loin d’être le cas où au cours des premiers mois de vie commune. Peut-être ne lui rendait-il pas service à ne la sermonnant pas suffisamment, mais le garçon était loin d’imaginer jusqu’où sa cadette était déjà capable d’aller pour parvenir à ses fins malgré son jeune âge.

L’heure du top départ du jeu semblait approcher. Hera afficha alors un visage d’enfant en émettant le souhait de rester un peu pour y assister. Prétextant sa petite taille, elle se fraya même un chemin jusqu’au pied de l’estrade, tirant son frère par la main. Sur la scène, l’animateur-présentateur faisait chauffer la salle et cherchait à attirer l’attention grâce à l’usage de son micro et ses talents d’élocutions :

« Approchez ! Approchez ! Notre grand jeu du jour va bientôt commencer ! Il est encore temps pour des inscriptions de dernière minute ! La charmante Saizaki-chan sera ravie d’accepter votre formulaire d’inscription ! désigna-t-il sa collègue en charge de l’urne qui sourit au public. C’est votre dernière chance avant le tirage au sort des participants à notre grand jeu concours ! Cette animation vous est offerte par le magasin R.B.P ! »

L’homme tourna la tête en sur le côté, pointant du doigt en direction des esclators d’une main, tout en gardant son micro près de la bouche de l’autre :

« Retrouvez le magasin R.B.P au premier étage de notre centre commercial ! Vous trouverez Les meilleurs produits électroniques et multimédia pour un excellent rapport-qualité prix ! A l’occasion de l’anniversaire du magasin, R.B.P. vous offre ce moment divertissement ainsi que de nombreuses offres exceptionnelles en boutique ! Ne passez pas à côté ! »

L’animateur jeta un regard vers sa collègue.

« Encore quelques amateurs ? constata-t-il à la vue de derniers candidats inscrivants leurs noms sur les coupons de papiers. Mesdames et messieurs ! En attendant, la clôture des inscriptions, je vous rappelle l’ensemble des lots à remporter par nos heureux vainqueurs : un ordinateur portable de marque X ! L’album Japonism du groupe ARASHI ! Le single du groupe sud-coréen EXO Love Me Right actuellement en tête des ventes ! Le DVD du concert live du groupe Hey! Say! JUMP ! Le coffret de la première saison du dernier drama de Kimura Hiromitsu ! Et enfin, un poster exclusif grandeur nature du chanteur sud-coréen Kim Hyun Joong signé de sa main et tiré exclusivement par votre magasin R.B.P. rien que pour vous l’offrir aujourd’hui ! Et oui, Mesdames et messieurs ! Tout ceci rien que pour nos deux grands vainqueurs du jeu organisé par votre magasin R.B.P. ! »

Il fit signe à un assistant de venir sur scène avec un chariot sur lequel étaient disposé encore d’autres nombreux lots à gagner. L’animateur les montra comme les gains à remporter pour les autres participants.

« Personne ne repartira bredouille ! Alors, n’attendez plus ! Inscrivez-vous ! »

Sur cette exclamation, le présentateur se recula un peu du devant de la scène. Le volume de la musique en fond sonore fut augmentée afin de faire monter un peu l’ambiance pendant les dernières minutes avant clôture des inscriptions.

Au milieu de la foule de spectateurs et candidats potentiels, Jae-Hwa se demandait vraiment pourquoi Hera tenait tant à rester pour regarder le déroulement du jeu. À tel point, qu’ils se trouvaient vraiment juste au pied de l’estrade. Peut-être avait-elle toujours une part d’enfant en elle malgré tout ? Puisque cela semblait lui faire plaisir, alors soit ! Tenant la main de sa petite soeur dans la sienne, le garçon balaya vaguement du regard la foule autour d’eux. Il tiqua. Ne serait-ce pas l’étrange groupe d’individus rencontré plutôt dans le magasin de décorations qui était juste à côté de lui sur sa gauche ? Il tourna la tête pour ne pas avoir l’air de les dévisager. Ses yeux s’arrêtèrent alors sur une grande silhouette plus loin sur la droite. N’était-ce pas le colosse qui l’avait bousculé précédemment dans l’allée ? La petite brune et géant semblait avoir été rejoint par un autre couple que Jae-Hwa ignorait être le charismatique garçon et la splendide brune d’un magasin de vêtements. L’apollon s’amusa à décoiffer la plus petite des deux filles avant de prendre congé et s’éloigner avec la plus grande. Se révéla alors encore un peu plus loin, la chevelure blonde d’une fille qui semblait être celle de la parfumerie. Tout le centre commercial semblait être réuni sur cette place à l’occasion de ce moment d’animation.

Le volume de la musique diminua derechef. Le présentateur reprit son micro et annonça le moment venu du tirage au sort. La dénommée Saizaki-chan apporta l’urne afin de procéder au tirage.

Les yeux de Jae-Hwa glissèrent vers Hera dont il crut sentir une vague d’excitation l’envahir à travers le contact de ses doigts se crispant légèrement sur sa main. Le regard de la fillette ne semblait plus se détacher de la scène. Était-elle si contrariée de ne pouvoir obtenir ce poster qu’elle désirait tant ? S’il lui avait offert une rose, sans doute sa cadette se serait-elle enfoncée les épines dans la chair de sa paume tant elle paraissait tendue. L’animateur rappela que le jeu opposerait une vingtaine de joueurs regroupé en binôme avec élimination des moins performants à chaque épreuve. Les fameuses épreuves, elles, demeuraient encore un mystère. L’homme demanda alors la participation d’une main innocente pour effectuer le tirage au sort. Peu attentif, Jae-Hwa fut surpris lorsque l’animateur s’avança jusqu’à eux pour tendre la main à Hera afin de l’inviter à monter sur scène. En effet, sa collègue avait attiré l’attention du présentateur sur cette adorable jolie fillette au premier rang.

Evinçant sa surprise, Jae-Hwa accompagna Hera en longeant la scène jusqu’aux quelques marches d’accès. L’animateur prit le relais en prenant la main de la fillette pour la conduire jusqu’au milieu de la scène. Quelque chose clochait. Hera se montrait étrangement coopérative. Si elle aimait se mettre en avant, sa cadette n’était guère adepte de ce genre de démonstration populaire. Le jeune homme se contenta néanmoins de l’attendre au pied des marches quelques peu septique.

Les noms fusèrent alors dans le micro du présentateur au fur et à mesure que leur coupon d’inscription étaient extraits de l’urne par la main prétendue innocente de Hera :

« Hasegawa Fuuka, Tanaka Kenzou, Kazeyama Yamato, Matsumoto Erika, Ouyang Dewei, Komatsu Seiichi, Takaya Sekime, Sakamoto Daisuke, Kazama Chiyuri, Sawada Eiichiro, Fujiwara Yumi, Kanzaki Ai, Murakami Yuzuru, Ichinose Keiko, Matsunaga Midori, Henderson Evan, Uehara Misaki, Akimoto Yusuke, Nishimura Yuki…chi, » hésita-t-il sur le déchiffrage de l’écrire du nom de l’avant-dernier inscrit.

Et non, personne n’aurait délibérément osé laisser planer un doute quant à l’identité de cet inconnu qui aurait pu ne pas l’être tant, l’imagination de certains lecteurs leur aura sans doute jouer un tour…

Bien sûr, l’énonciation de ces noms furent accompagnés de nombreuses et diverses réactions. Des exclamations de joies « YOUPI ! Shuchi est dans la place ! », de l’étonnement plus ou moins agréables « C’est quoi ce délire ? », « C’est une blague, j’espère ? », voire des proliférations de menaces : « Takahashi ! Je suis sûre que c’est toi ! Tu vas me le payer ! », l’étonnement de partager ce moment avec des connaissances, parfois raillant : « Tiens ! On dirait ton nom ! Rions à deux maintenant ! », « Iiiiiiiiirk ! Pas elle ! ». Et bien d’autres encore…

Dans cette effervescence, les nommés commençaient à se rapprocher de l’accès à la scène, plus ou moins volontairement.

« Et le nom de l’ultime participant à notre grand jeu concours organisé par votre magasin R.B.P : Igarashi Jae-Hwa ! »

Le jeune homme n’en crut pas ses oreilles. Il demeura figé l’espace d’un instant. Puis, ses yeux se reportèrent immédiatement sur sa soeur au milieu. Celle-ci ne pouvait réprimer le sourire triomphant qui étirait ses lèvres. Son frère fronça les sourcils, mais fut néanmoins obligé de monter sur l’estrade. En première ligne, juste à côté des marches, il fut le premier des participants à se présenter sur scène. Le garçon eut à peine le temps de jeter un regard désapprobateur à sa cadette que celle-ci se jeta à son bras dans le rôle de l’adorable fillette séduisant tout le public qu’il n’oserait jamais sermonner devant tant de monde conquis par son apparente innocence.

Les autres heureux, ou pas, candidats ne tardèrent pas à les rejoindre sur la scène. Jae-Hwa crut à nouveau reconnaitre au moins deux des étranges énergumènes ayant ôtés leur chapeau et lunettes sombres. L’une des filles n’était-elle pas celle qui poursuivait justement l’un d’eux ? Et celle-ci, la jolie petite brune qui accompagnait le colosse ? Par contre, concernant l’occidental, aucun doute, il s’agissait assurément de celui de la parfumerie ! Le monde était donc si petit ? Et Jae-Hwa n’était pas au bout de ses surprises, car parmi tous ses visages dont certains ne lui était pas inconnu, l’un s’avéra tout particulièrement familier. Ce fut avec les yeux grands ouverts, incrédule face à ce hasard improbable que Jae-Hwa fit apparaître sur scène le jeune homme qu’il avait rencontré un soir dans les rues de Shibuya, celui qui venait de Hong-Kong et auprès duquel il n’avait encore eu l’occasion de tenir sa promesse de l’inviter à cause du débarquement imprévue de l’invasion féminine familiale dans son appartement : Ouyang Dewei !

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MessageSujet: Re: "De zéros en héros... Illico !"[Ouyang Dewei / Igarashi Jae-Hwa] Jeu 26 Nov - 23:45

Il nous fallait attendre. La patience. Maître Horiyoshi aimait entreprendre ce terme lors de discussions poussées et constructives. Il avait tendance à me réprimander et à me faire comprendre que je manquais cruellement de patience. Je m'étais bien entendu rebiffé. Que pouvait-il bien savoir ni même comprendre sur ma prétendue patience ? Certes, j'avais du mal à rester en place lorsque quelque chose m'excitait ou m'ennuyait mais je savais me montrer patient lorsque la situation me demandait de l'être. Il en doutait. Très fortement. Bon nombre de fois, il me l'a clairement fait comprendre. Avec des ''Les meilleures choses ont besoin de patience'' ou des ''La patience est une vertu qui s'acquiert avec de la patience'', il pensait très certainement m'adoucir et me faire devenir comme lui. Raté. Malencontreusement ou dirais-je plutôt bien heureusement. Je le respecte et le respecterais à jamais. Mais je ne voulais en aucun cas lui ressembler comme un fils aimerait ressembler à son père. Je possédais le mien et mon maître en était différent. Il s'en doutait et respectait cette vision des choses.
Maître Horiyoshi savait se montrer patient. En toutes circonstances.

Mais même si je faisais preuve de volonté et de bonne foi, attendre une élection de candidats qui ne m'intéressait pas me faisait bien chier. Sans mâcher mes mots ni même sans vouloir paraître poli. Je ne tirais, pour ma part, aucun plaisir à attendre comme un piquet de bois, parmi des citoyens que je ne connaissais pas. De plus, leur attraction commerciale ne m'intéressait pas non plus. Bien que le présentateur semblait y mettre du cœur à l'ouvrage et avait, comme dirait-on, un don pour intriguer la population, moi il ne m'intriguait pas. Même la présence de cette demoiselle, Saizaki-chan comme venait-il de l'appeler, ne m'aidait pas à patienter. Et pourtant, elle était bien placée pour. Je m'apprêtais à alerter ceux pour qui je me retrouvais ici, lorsque j'entendis l'animateur parler du magasin concerné. Le magasin R.B.P. Cette situation était loin de m’appâter mais elle m'amusait, dans le fond. Je n'avais jamais mis les pieds dans ce magasin. J'y avais déjà vu quelques membres de ma fratrie s'y rendre mais la curiosité ne m'avait jamais touchée au point que je les y suive.

La situation me paraissait d'autant plus claire, désormais. Nous n'avions rien à faire devant cette scène ni même dans ce centre commercial. Ce sentiment si pessimiste qui grandissait en moi, me surprenait un temps soit peu. Il était rare que je ressente ainsi de telles choses mais pourtant tel en était le cas, aujourd'hui. Disons que je sentais comme une ombre planer au-dessus de moi. Une épée de Damoclès prête à me foudroyer si jamais je persiste à rester dans les parages. Et ce malaise venait du sourire, que je qualifierais presque de pervers, de mes proches.

Je n'eus même pas le temps d'ouvrir la bouche que l'homme au micro reprit. Le moins que l'on puisse dire est qu'il en avait à dire et qu'il savait vendre ses produits. Cependant, je ne fus pas très alerté par les lots que les participants tenteraient d'obtenir. Rien qui ne m'intéressait vraiment. Si ce n'est... l'ordinateur portable de marque X. En voilà un joli lot. Un bien joli cadeau pour des fêtes qui se rapprochaient à grand pas. Rien que pour cet ordinateur, l'envie de participer me prenait à petit feu. Cependant, une bien meilleure idée m'était venue et je partis l'exécuter sans tarder. Discret comme jamais, je pus m'éclipser sans alerter qui que soit et aller mener à bien ma mission. Ni vu, ni connu, je pus ensuite revenir auprès de mes amis, sourire aux lèvres. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette fois-ci, les choses étaient totalement différentes. Attendre les résultats m'intéressait d'autant plus que je venais d'inscrire le nom de chacun de mes 'frères' dans l'espoir que l'un d'eux participe. Je ne doutais pas une seule seconde de mon petit numéro de charme sur la demoiselle et sur la probabilité que l'un des miens soit tiré au sort, vu le nombre que l'on est et le nombre de participants qu'il doit y avoir. L'un d'eux choisi, il m'était presque assuré de pouvoir en tirer profit et d'obtenir l'ordinateur portable sans même lever le petit doigt et risquer quelconque humiliation.
Après tout, on ne connaissait pas plus précisément les épreuves qui allaient être données.

Cet à ce moment-là que les choses sont devenues d'autant plus excitantes. J'entendis le volume de la musique augmenter et je ne pus que sourire en reconnaissant de quel son il s'agissait.

''Super Hero'' de VIXX.

Entraîné par cette musique que j'apprécie tout particulièrement, non ! C'est plutôt le groupe que j'apprécie tout particulièrement, en fait. Autant révéler les choses comme elles sont. Entraîné par leur musique, je me mis à danser avec quelques uns de mes meilleurs amis. Le regard que l'on pouvait nous porter ne me dérangeait guère ni même les chuchotements. De toute manière, que pouvaient-ils bien dire ? Que l'on dansait monstrueusement bien, en rythme et en réplique parfaite de la chorégraphie officielle ? Aucune autre remarque ne pouvait franchir leurs lèvres de désireux.

Ajjirajjil Fantastic

Wonhaneun sesangeuro naraga

Nan modeun geol da jul su issjanha mwol wonhae

Neon nal mideo Oh naega neol jikyeo Girl

Ajjirajjil Fantastic

Wonhaneun sesang modu nikkeoya

Nan modeun geol da hal su issjanha mwol wonhae

Neon nal mideo Oh naega neol jikyeo Girl

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, je vis l'animateur reprendre le micro et la musique baissa, de suite. Très bien. Le jeu allait opposer une vingtaine de joueurs regroupés en binômes avec élimination des moins performants à chaque épreuve. Finalement, cela allait être une animation des plus intéressantes. De quoi terminer cette journée en beauté. Alors que la curiosité gagnait la totalité des personnes qui m'entouraient, le présentateur demanda la participation d'une main innocente pour le tirage au sort. Alors que je m'attendais à voir apparaître un jeune enfant mignon et adorablement bien portant, je vis la peste de tout à l'heure monter sur la scène. La surprise fut telle que je ne fis même pas attention à qui l'avait mené jusqu'aux marches. Finalement, j'eus l'intelligence de passer au dessus. Libre à eux, voir même à quiconque, de la croire innocente. La musique que je venais d'écouter parcourait encore mon esprit et me mettait de bien bonne humeur pour que je n'y fasse plus guère attention.

Le tirage au sort commençait. J'écoutais donc attentivement chaque nom appelé, dans l'espoir d'entendre l'un de ceux que j'avais inscris. Mais l'impensable se produisit. C'est le mien, de nom, que j'entendis. Le choc fut si grand que je me sentis me figer sur place. Je n'arrivais pas à y croire. Je venais de me faire avoir à mon propre piège, et en toute beauté. Je me permis, alors, de fixer la bande qui me tenait compagnie et de leur gueuler une franche et sincère :

« CONSPIRATION ! »

Et sur ce mot bien épelé, je partis sans demander mon reste. Vous l'aurez donc compris, je me casse. J'entendis les membres de ma fratrie exploser de rire et courir à moi pour m'entourer. Deux d'entre eux me prirent chacun un bras et ils m'entraînèrent vers la scène. Les autres nous suivirent, en riant. Je n'arrivais pas bien à comprendre pourquoi ils étaient si amusés par la situation, car je ne partageais pas réellement leur euphorie. Regardant devant moi, je vis que l'on s'approchait dangereusement de la scène alors je me montre de l'index et regarde à tour de rôle chacun de mes 'frères'. Je pris l'air le plus surpris que je pouvais.

« Moi ?? Vous êtes surs que j'ai été appelé ? »

Au même moment, je les sentis me pousser vers la scène et j'eus juste le temps de me retenir à eux.
J'en vins à les agripper, même, très fort. Vraiment très fort.

« Quoi ??? Je ne veux paaaaaaaas ! »

Poussant une plainte, j'en vins à grimacer.

« Je suis obligé de le faire ? On peut dire que s'en est un autre ? Non ? »

Je les entendis rire de plus belle et en vis, même, quelques uns se plier. Mais qu'est-ce qui pouvait bien les amuser, à ce point ? Mes paroles ou mes mimiques ? Ou.. les deux ?
L'un d'eux vint me prendre par les épaules, alors je me suis tourné face à lui.

« Sérieux, les gars !! Qui c'est qui a eu l'idée ?? »

Un plus grand choc me frappa. Ils levèrent tous la main.

« Ooooosh ! »

Choqué, yeux gros, bouche grande ouverte, je secouais ma tête négativement. Je pris celui qui se trouvait face à moi dans mes bras. Le câlinant, je le suppliais de m'aider et tout ce qu'il trouva à dire ou plutôt à faire, est d'exploser de rire. Je tentais de le calmer et de lui faire comprendre la gravité des choses. Mais plus je continuais de débiter mes supplications et plus il riait. Je me sentais perdu. Fini. Et pendant ce temps, alors que je lui étais toujours dos tourné, un tiers prit de l'élan afin de me coller une fessée mémorable. Je l'entendis me dire, par la même occasion :

« Arrête de faire ton bébé ! »

Dans un sursaut, je me suis retourné, de nouveau.

« Oooh ! Wooooooooh ! »

Tremblant telle une feuille, je mis une main sur ma bouche. Totalement apeuré, tel un enfant traumatisé par un excès de violence soudaine, je restais béas et fort heureusement, celui que je câlinais, un temps plus tôt, me tenait fermement. Les autres, quant à eux, sont pliés en deux, morts de rire. Littéralement.

« J'ai eu trop peur !!! Allez, on s'arrête là ! »

N'en pouvant plus, du moins c'est ce que j'en pense, je les entendis rire bien plus fort. Certains tapent même dans leur main. Autant dire qu'on attirait pas mal de regards avec notre mise en scène. Et pourtant, elle est totalement improvisée. Mais authentique, également. Voyant leur réaction, je fis une moue assez révélatrice. Ils comprendraient donc que j'étais sur le point de pleurer, ou plutôt que je le prétendais. Me tenant les fesses, je finis par me les frotter tout en exclamant des 'oh'. Mes pleurs ont d'ailleurs pu en être étouffés. Je les fixe.

« J'ai mal et vous riez, bande de faux-frères ! »

L'un de mes meilleurs amis vint me prendre sous le bras pour m'emmener sur la scène. Je pus en profiter pour m’agripper à lui comme un bébé koala le ferait avec sa maman. Passant mes jambes autour de son bassin, je ne pus rester qu'un quart de secondes dans cette position avant de reposer pieds à terre. Cette énième tentative les fit pleurer de rire, limite. C'est alors, qu'unis, ils vinrent, tous, prendre une petite partie de mon corps et me transportèrent tel un carton de marchandise. Je me mis à tenter le tout pour le tout.

« Je ne veux paaaas ! Reposeeeeeeeez-moi ! » hurlais-je.

L'un d'eux mit ma casquette devant ma bouche pour que je puisse me la fermer. C'est si prévenant de sa part. Déterminé, et refusant le moindre abandon, je me mis à secouer les jambes afin de me dégager de leur emprise. C'est alors que je sentis quelqu'un me pincer les fesses.

« D'accooooooord ! J'y vais, j'y vais !!!! »

Ils me lâchèrent enfin et explosèrent de rire, pour ne pas changer. Je ne pus que sourire en les voyant ainsi. Je pris donc sur moi afin de monter sur la scène. Tellement préoccupé par cette trahison et le cinéma que je venais de faire avec ma bande, que je n'entendis pas les derniers noms appelés. Sans la moindre surprise, je pus remarquer que j'étais le dernier à gagner le centre même de l'animation. Et c'est à cet instant précis, qu'un participant me marqua plus que les autres. Jae. Ah non, c'est vrai. Jae-Hwa. Igarashi Jae-Hwa.

« C'est surprenant de se retrouver dans de telles circonstances. Bien que cela ne me déplaît pas ! » lui lançais-je, en souriant amicalement.

Mes yeux se baissèrent sur le visage de la 'princesse' du coffee-shop. Agrippant le bras de Jae-Hwa, nul doute ne m'était permis quant à leur lien. Ils devaient très certainement être de la même famille. Une sœur ? Une cousine ? Une nièce ? Tant de cas de figure possibles. Pour autant, aucun ne me plaisait. Haussant un sourcil, je pris les devants et je pus aller m'aligner aux autres participants sans rien ajouter d'autre. Il en était préférable. Un léger doute me conquit. M'étais-je trompé sur le compte de ce garçon ? Je ne l'espérais pour rien au monde, mais la présence de cette petite à ses côtés ne me présageait rien de bon. Aussi, je préférais garder mes distances.

Alors que je venais tout juste de prendre place, parmi les dix-neuf autres candidats, j'entendis ma fratrie m'envoyer des encouragements, accompagnés de signes de main et de rire. Ils arrivèrent, d'ailleurs, à me faire sourire. J'étais à la fois amusé mais aussi agacé par leur comportement.

« Oh mais qu'ais-je vu à l'instant ? Vous vous connaissez n'est-ce pas ? » déclara l'animateur en s'approchant de moi, tout en regardant par moment Jae-Hwa. « Votre court échange n'est pas passé inaperçu. Voici donc notre premier binôme. Igarashi Jae-Hwa fera équipe avec Ouyang Dewei. On les encourage bien fort ! »

Réplique inutile, vu que les miens applaudissaient déjà. Il avait l’œil ce présentateur. Bon, après tout, je préfère participer aux côtés du petit Jackie Chan plutôt qu'aux côtés d'un ou d'une inconnue qui pourrait me faire perdre l'ordinateur portable. J'étais en quelque sorte gagnant avec ce duo.
S'armant de son micro, l'animateur poursuivit l'annonce des différents binômes.

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MessageSujet: Re: "De zéros en héros... Illico !"[Ouyang Dewei / Igarashi Jae-Hwa]
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"De zéros en héros... Illico !"[Ouyang Dewei / Igarashi Jae-Hwa]

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