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"Si l'obscurité tend à l'angoisse, le silence tend au désespoir." [Miki Yamada/Nora Baracker]

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MessageSujet: "Si l'obscurité tend à l'angoisse, le silence tend au désespoir." [Miki Yamada/Nora Baracker] Sam 29 Nov - 21:49
Le matin s'était levé tardivement comme n'importe quel jour du mois de Novembre. Le soleil était tardif, ses jolies couleurs orangées et roses s'étaient oubliées une fois l'été passé. Il n'y avait plus que ce ciel gris, menaçant l'averse. L'humidité se collait aux fenêtres où quelques malins s'amusaient à écrire des messages parfois vulgaire sur la buée présente. Voilà comment se présentait les couloirs du premier jour de notre protagoniste. C'est sous la naissance du jour, d'une heure matinale qu'elle était sur le point de vivre ses premières aventures ici.

Nora marchait doucement, très certainement perdue dans ses pensées. Cela ne rompait pas son habitude de se laisser ainsi aller. Elle avait toujours été ainsi et ça ne risquait pas de changer. Elle aimait se perdre au fond d'elle-même, elle trouvait du réconfort, de l'amusement et surtout, elle ne mentait à personne.  Nora n'avait pas à mordre sa langue pour s'empêcher de débiter des mensonges qui brûlaient le bout de sa langue. C'était bien mieux ainsi, la chose était incontestable. 

Son immense violoncelle sur les épaules, elle marchait lentement. Le poids de son instrument ne la dérangeait guère. Elle le transportait partout avec elle tout comme un enfant prendrait son nounours avec lui. Cet instrument qu'elle adorait tant, s'il était avec lui, rien ne pourrait lui arriver. Et surtout, si elle venait à avoir envie de jouer sur un coup de tête, elle ne pourrait réprimer son envie. Depuis ses huit ans elle en jouait, la sensation des cordes vibrantes contre ses doigts cornés par l'habitude était devenu quelque chose d'indispensable pour elle. Si elle ne jouait pas, elle avait l'impression de devenir folle. Le son grave de l'instrument s'était gravé en elle, un point c'est tout.

Elle arpentait  les couloirs vides des D, comme si un de ces élèves dont elle avait tant entendu parler se pointerait à une telle heure. Il n'était pas si mal de les voir vide, peut-être serait-ce la seule fois de sa vie qu'elle les verrait si calme. Cela devait le moment de paix de ces murs. Elle respectait se silence et se faufila dans le couloir des C, le sien. Lui était bien moins bruyant que le précédant, mais il devait être rempli de tête en l'air. Le B était bien plus calme, quelques fous se trouvaient dans les parages, des livres en mains. Quand Nora arriva à celui des A, elle les trouva trop silencieux et elle trouva amusant d'entendre ses pas et sa respiration animer un peu cet endroit. Quel étrange établissement...

Elle finit par faire demi tour avant de réellement se perdre. Elle s'arrêta rapidement, ne sachant plus dans quelle direction tourner. Qu'allait-elle faire maintenant ? Elle n'en avait absolument aucune idée. Elle avait pensé à jouer, mais elle se doutait qu'il n'était pas vraiment permis de sortir son violoncelle ainsi. Non, cela ne l'était pas, en son grand dépit. Elle soupira alors, avant de s'engager dans un passage un peu plus sombre et étroit que les autres et elle s'oublia encore.

Néanmoins, ou malheureusement, elle remarqua la présence d'une autre personne dans laquelle elle avait manqué de percuter de peu. Une chute de sa part aurait été fatale pour l'instrument qu'elle portait dans son dos. La jeune fille releva son petit nez vers le troubleur du calme présent. Elle n'ouvrit néanmoins pas la bouche pour s'adresser à lui et se contenta de le toiser calmement de ses yeux verts qu'elle levait presque timidement sur lui. Elle attendait qu'il parle en premier ou qu'il passe le chemin...
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Miki Yamada
MessageSujet: Re: "Si l'obscurité tend à l'angoisse, le silence tend au désespoir." [Miki Yamada/Nora Baracker] Sam 6 Déc - 14:10

feat Nora.





Douceur effroyable d'une obscurité partielle. Dans les chimères oniriques de son esprit, Miki était assit au pied d'un mur, les jambes allongées dans la largeur du couloir. La tête posée sur le plâtre, alors qu'il observait le plafond qu'il ne pouvait qu'à peine voir vu le peu de luminosité, il était seul. Si le jeune homme était d'une nature joviale, et souriante, aujourd'hui son visage était fermé, et pas une once de joie n'habitait ses traits fins.
Pourtant, il n'était triste, et son esprit était à la pensée plutôt qu'au désespoir. En vérité, le jeune avait tant tourné dans les couloirs de cet immense bâtisse, qu'à présent il lui paraissait impossible de trouver la sortie, qui était source de liberté. Sentant son corps se fatiguer, l'une des nombreuses séquelles de sa maladie antérieure, il avait alors décidé de s'asseoir, pour se reposer. Il était à présent en train de se repasser dans sa tête le chemin qu'il avait bien pu faire, afin peut-être de retrouver l'endroit clé de la liberté.

Malheureusement pour lui, il avait beau tout regarder en long, en large et en travers, il n'arrivait absolument pas à retrouver là où ça clochait... Il a lâché un petit soupir, puis s'est relevé en prenant appui sur sa main droite. Lorsqu'il fut debout, il s'est étiré, et a remis en place la capuche de son sweat blanc. Il a rapidement jeté un coup d'oeil à la simple ampoule grésillante qui n'arrêtait pas de sauter, et qui semblait vouloir coûte que coûte tenir, pour effectuer son boulot d'éclairer un tel endroit, qui sans elle aurait été porteur de malheur. Cette petite lumière était en réalité la lueur d'espoir qui pouvait animer les cœurs en dépression. Miki a trouvé que c'était extrêmement mignon, alors il a sourit. Son visage s'est illuminé peut-être autant que lui a paru ce couloir à cet instant précis. Il a passé ses mains dans la poche du milieu de son pull, et déterminé, il a commencé à avancer, ne savant cependant pas où est-ce qu'il pouvait bien aller ainsi. Le temps passait, mais Miki n'avait nullement l'impression de le perdre, bien qu'il soit le premier à profiter à fond de chaque minute de son existence. L'expérience de la mort semblait vouloir changer un monde. Et il avait eu la chance de survivre à cela. C'était déterminé qu'il avait reprit sa vie en main, particulièrement lors de l'apparition de sa petite sœur qui lui semblait aussi adorable qu'un chiot, et qu'il chérissait bien plus que tout être humain, -enfin, tout autant que son père-.

Miki explorait patiemment les couloirs, en détaillant chaque endroit dans lequel il se trouvait. Ce n'était pas forcément très bien décoré, ni même appréciable au niveau de la chaleur réconfortante que cela pouvait apporter (Entendons par là que ces lieux en sont totalement démunis), Miki trouvait tout de même ces endroits intéressants. Il ne savait pas comment un lieu avec une telle âme pouvait ainsi être démuni de toute douceur qui réconforte en une mauvaise journée, un étudiant un peu bougon. Ce qui n'arrivait jamais à notre protagoniste, évidemment. Il était la joie incarné, et il était, sûrement le nom que l'on trouvait à côté de la définition dans le dictionnaire.

Il trouvait tout de même cet endroit un peu morose dû au silence qui l'habitait, et par moment, ça lui fichait un peu la chaire de poule quand même. Notre Miki n'est pas un homme bien courageux, et il le porte sur lui. Il n'est pas celui qui emmènerait sa petite amie dans une maison hantée, dans l'idée de se faire peur un soir d'hiver. Imaginez, après, rentrer seul dans la nuit noire. Très peu pour lui, et juste d'y penser lui fit parcourir un frisson le long de son échine.

Il a fini par entendre des pas, et bien malgré toute la bonne volonté du monde qu'il avait à tenter de garder un esprit rationnel, et se dire qu'en pleine journée, particulièrement, rien ne pouvait lui arriver, il a senti que ses jambes étaient prêtes à démarrer un sprint plus rapide que jamais. Il sentait une poussée d'adrénaline l'envahir, quand, enfin, le « fantôme » sorti de son ombre, avançant tel une furie sur lui. Miki a retenu son souffle, ainsi qu'un cri très peu viril, puis, il a fermé les yeux.

L'objet de sa crainte se trouvait juste là, devant lui, un petit bout de femme avec un instrument plus gros qu'elle. Et elle paraissait surtout mignonne et adorable, plutôt que dangereuse et fantomatique. Un grand rictus a étiré les lèvres du jeune homme, qui lui a fait un petit signe de la main, en élargissant son sourire, et dévoilant toutes ses dents.
 
« Salut ! » lui a-t-il presque murmuré, de peur de briser la douceur qui émanait de cette rencontre.

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MessageSujet: Re: "Si l'obscurité tend à l'angoisse, le silence tend au désespoir." [Miki Yamada/Nora Baracker] Sam 6 Déc - 20:33
C'est avec un certain mal qu'elle avait eu le courage de poser ses yeux sur le jeune homme qu'elle avait en face d'elle. Elle avait beau ne pas être si timide que cela, elle n'avait pas pu s'empêcher de se laisser impressionner par... La suffocation qu'il avait eu ? Le beau garçon en face d'elle avait réellement été surpris par sa présence ?. Nora le regardait timidement, il reprenait "ses aises" en souriant de toutes ses dents. Aucune expression n'apparut sur le visage de la jeune fille mais elle relâcha ses épaules, d'un air plus décontracté que précédemment. Le garçon parla en premier, d'une certaine façon elle avait redouté cette possibilité. Elle ne pouvait s'empêcher de mentir dans certaines situations mais elle n'était pas assez malpolie pour ne pas répondre avec courtoisie aux personnes qui l'abordaient. 

"Salut..", lui répondit-elle d'une petite voix mal assurée.

Que lui voulait-il, elle se le demandait franchement. Sa curiosité habituelle l'obligea à se questionner sur l'attitude qu'il avait eu en la voyant. Etait-elle si effrayante ? Etait-il poursuivit ? Ces deux hypothèses étaient sottes. Nora est une sote.

"Que veux-tu ?", lui demanda-t-elle d'un ton bas.

Sur ces mots, elle resserra l'étreinte de ses mains contre les lanières de son violoncelle dans son dos afin qu'il ne glisse d'avantage et ne pèse d'avantage. Bien qu'elle était habituée à porter le lourd instrument, elle n'avait cependant pas l'habitude de se retrouver devant une personne aussi enthousiaste que ce bel inconnu et elle appréhendait fortement ce qu'elle pourrait bien lui dire, alors de son attitude ressortait une sorte  d'insolence dans ses yeux pressés d'en finir. Nora détestait ce genre de situation qui lui donnait chaud et faisait rougie ses oreilles de honte. La honte d'elle-même. 
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Miki Yamada
MessageSujet: Re: "Si l'obscurité tend à l'angoisse, le silence tend au désespoir." [Miki Yamada/Nora Baracker] Ven 26 Déc - 23:30
Cette jeune fille était peut-être bien la source de ma liberté, mais elle semblait effrayée, et chétive. Je me suis senti mal à l'aise pour elle, surtout lorsqu'elle m'a demandé ce que je lui voulais. J'ai beau savoir que les gens ne sont pas forcément courtois, particulièrement les occidentaux, je ne m'attendais pas à autant de froideur ! Mais tant pis, je ne perdrai pas mon sourire pour autant hein ! Il faut rester sympathique, en plus, peut-être qu'elle sait où se trouve la sortie. La pauvre, son instrument paraît bien lourd. Je vais lui demander si elle a besoin d'aide.

« Je suis Yamada Miki, enchanté ! Par contre, je suis perdu, tu ne connaîtrais pas le chemin à suivre pour sortir d'ici ? Ce n'est pas que je n'aime pas cette pièce, c'est juste que je commence à avoir faim. Tu veux de l'aide avec ton instrument ? Il me semble bien lourd. Je ne suis peut-être pas très fort, mais je pense être capable de te soulager. » 

Je sais que j'avais dit pleins de trucs inutiles, et qui devaient sûrement la saouler, surtout qu'elle semblait peu encline à la conversation, mais elle tracera son chemin si jamais, sauf si elle est trop polie. J'espère qu'elle ne se forcera pas à rester avec moi quelque part.. Ah, je crois qu'elle rougit ! A moins que ce soit la lueur de la pièce qui fasse cela ? Se sentirait-elle mal à l'aise ? Est-ce que je peux lui ébouriffer les cheveux ? Les occidentaux apprécient les contacts physiques, mais ce serait un peu impertinent, non ? Du coup, je suis juste resté planté en face d'elle, sur le qui-vive pour la rattraper si jamais elle succombait au poids de sa contrebasse.

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MessageSujet: Re: "Si l'obscurité tend à l'angoisse, le silence tend au désespoir." [Miki Yamada/Nora Baracker] Mar 13 Jan - 13:47
Rp archivé car l'un des personnages a été supprimé.


Merci de votre compréhension.


Pocahontas.
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MessageSujet: Re: "Si l'obscurité tend à l'angoisse, le silence tend au désespoir." [Miki Yamada/Nora Baracker]
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"Si l'obscurité tend à l'angoisse, le silence tend au désespoir." [Miki Yamada/Nora Baracker]

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