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[TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare]

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MessageSujet: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Sam 29 Nov - 22:32
Les lumières de la ville de Tokyo illuminaient la nuit comme l’aurait fait les étoiles d’un ciel d’été. Mais cette lumière était plus forte, plus violente. Plus humaine.
Une preuve supplémentaire que l’influence des hommes s’étendait non plus seulement sur la terre, et sur les océans, mais également dans le ciel. Et seule la Lune, perle d’argent sur son écrin de velours bleu sombre dominait encore le monde nocturne, rivant sur la terre ses rayons pâles et froids.

Si quelques années plus tôt, obéissant aux lois naturelles qui avaient régies le monde des décennies durant, presque tous les habitants de la mégapole seraient rentrés chez eux, tandis que d’autre profitaient de l’obscurité tombante pour se livrer à des commences moins légaux, et la ville serait finalement plus ou moins tombé dans le sommeil, ou tout du moins dans le repos. Mais la mondialisation avait fait son œuvre, et la capitale du pays du Soleil levant était également devenue l’une de ces villes qui ne dort jamais.

Et comme pour accentuer cette impression, sur le haut de l’un des innombrables bâtiments qui formait le bloc imposant que l’on avait nommé « Tokyo » était dressé un jeune homme. La faible luminosité permettait à peine de percevoir les traits orientaux qui dessinaient un visage fin encadré de mèches sombre, que le vent ébouriffait encore plus qu’elles ne l’étaient habituellement. Et, derrières ses paupières abaissées deux océans d’encre.


Une pile de partitions griffonnées et annotées, étaient maintenues a terre par un vieil exemplaire d’Hamlet, inutile à cause de l’obscurité ambiante. Et de toute façon, le jeune japonais avait les yeux fermés, son esprit complètement accaparé par  son violon sur lequel il s’apprêtait à jouer un morceau, l’archet levé.


Pourquoi était-il là à cette heure de la nuit, alors qu’il n’était même pas interne ? A vrai dire, si quelqu’un s’était aventuré sur le toit, par ce froid de novembre que le vent qui jouait dans les hauteurs ne faisait qu’accroitre, pour lui demander, il n’aurait pas su répondre.
Habituellement, le toit était le lieu où il allait lorsqu’il devait attendre sa jumelle, Juliet, mais à neuf heure passé, tous les cours étaient terminés, et le personnel chargé de la restauration s’occupait de nettoyer les dernières tables du dîner des internes avant d’enfin pouvoir rentrer chez eux. Et très honnêtement, Nowaki ignorait si il avait simplement le droit d’être ici.

Mais il n’avait aucune envie de descendre demander à un surveillant les détails du règlement intérieur, et de se faire jeter dehors en prime. Il avait simplement envi d’un peu de tranquillité, et de jouer du violon, ce qu’il allait faire.


Les crins de l’archet enduits de colophane caressèrent les cordes du violon, d’abord doucement, puis plus fort. La mélodie tout d’abord douce et lente, accéléra et se modula, se transformant de brise printanière, à une tempête  semblable à celles qui règnes sur le pacifique lors des mois glacés.

Pourquoi s’attarder sur ce qui l’entourait, alors qu’il pouvait ajouter son morceau de musique à la symphonie du monde. Tout n’est que musique. Et, comme disait Shakespeare :
« Le reste est silence. »*


*Halmet, Shakespeare
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Miki Yamada
MessageSujet: Re: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Sam 6 Déc - 21:24

feat Nowaki.





Douce tempête de lumière qui s'abattait sur le ciel. Si l'homme a maîtrisé la terre, aujourd'hui il s'attaque à faire de son plus vieil ennemi, son allié. Dans l'obscurité, l'animal qu'il est devient aussi vulnérable qu'un agneau s'étant un peu trop éloigné du troupeau. Et dans la peur d'un danger imminent, l'homme perd alors toutes ses traces de dominant. Il ne devient qu'une proie pour lui-même, éprise de ses doutes chimériques, attendant que l'heure tourne pour l'aider à retrouver toute sa puissance. Alors, l'homme dort, tel l'ours qui hiberne. Il se pense en sécurité dans les méandres de son inconscient tortueux. Il n'est plus que la victime de son propre esprit, de son savoir. Il craint ce qu'il crée. L'homme n'est fait que pour détruire ce qu'il construit, et construire ce qu'il détruit. Il tient la Terre à la gorge, d'une main menaçante et violente. Il veut l'étrangler, l'assassiner, pour mieux la dominer.

La nuit sur Tokyo devenait donc bien un jour artificiel. Du haut du toit de Miyusaki, cependant, les étoiles étaient visibles, mais au loin, la pollution qui émanait de la ville était bien visible. C'était le cœur dévastait, que Miki, adorateur de la nature considérait le triste désastre de l'empire humain. Un empire visant à écraser les plus faibles pour mettre en avant les meilleurs. Conquérir, massacrer, haïr. L'homme n'était plus devenu qu'une simple machine à tuer, une bête assoiffée de sang, et de mort. L'homme se nourrit du malheur des autres.
Dans la froideur de la vie, une douce musique est venue réconforter l'esprit martyrisé d'un adolescent qui a parfois bien trop conscience des choses. Si la vie n'est qu'un jeu pour certains, pour lui, c'est le combat constant contre le passé qui vous rattrape. On ne peut jamais faire taire l'histoire qui ne représente au final, plus qu'un éternel recommencement. Il a fermé les yeux, en écoutant cette mélodie qui venait délicatement flatter son esprit, qui appréciait être ainsi envoûté. Qui pouvait bien être l'auteur de ce doux présent ?
Le jeune homme, en quête de son flatteur s'est alors détaché de la barrière à laquelle il était appuyé, afin de conquérir le toit, pour trouver celui, ou celle qui lui permettait alors un peu plus de sérénité, face à l'amertume du quotidien dans une ville telle que Tokyo. Ce fut à son opposé même que Miki aperçu, à la lueur d'un clair de lune argenté, une silhouette qui semblait toute droite tombée du ciel. Dans l'adversité constante, une homme faisait de la hargne, un doux paysage. Et ce fut ce tableau onirique que notre protagoniste observa en silence. Un homme avec en ses mains, l'instrument de tous les fantasmes de l'esprit, le violon.
Douce mélancolie qui flottait dans l'air, alors que Miki fermait les yeux, pour un peu plus apprécier l'air qu'il entendait. Son cœur battait au rythme langoureux du violon, tandis que son esprit se perdait à la rêverie d'un matin plus doux.
A ce moment précis, le terre aurait pu s'arrêter de tourner, que rien n'aurai pu sortir Miki de son inconscient.


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MessageSujet: Re: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Mar 9 Déc - 19:06
Dans son esprit emporté par la musique que ses doigts et son bras jouaient, le jeune japonais avait l’impression que le parfum même de l’air avait changé. Qu’il était plus pur, plus doux, plus lumineux. Pas de cette lumière éblouissante qui régnait sur la ville, et qui cherchait à détrôner la lune de son rang de reine de la nuit, en transformant même ce temps de ténèbres en jour, mais d’une lumière douce, comme celle que renvoi l’eau sous les rayons argentés de Dame Séléné.

Nowaki était bien. En parfait équilibre avec lui même, sur le fil indistinct qui sépare rêve et réalité. A l’endroit précis, où l’on ne sait plus si l’on dort, où si l’on est réveillé, car cet instant est tellement paisible qu’il ne peut appartenir à notre monde qui semble tomber de seconde en seconde dans une déchéance plus sombre, que les éclairages artificiels ne parviendraient un jour plus à percer.
Et pourtant, le violoniste se sentait plus vivant que jamais. Le froid hivernal lui mordait les joues, son manteau ne le protégeant pas complètement de l’air nocturne de cette fin novembre, les doigts de sa main droite sentaient les cordes sur lesquelles ils faisaient pression au fil de la mélodie qui s’émanait de lui, tandis que sa main gauche appréciait le contact avec le bois lisse de l’archet. Ressentait-on des choses en plein rêve ? Avec une telle intensité ? Les choses pouvaient elles avoir a la fois cette netteté vertigineuse, et cette ivresse alarmante ?


Nowaki ne voulait pas le savoir, l’incertitude qu’apportait cette question ne faisait qu’ajouter à la dimension magique de ce moment, au point qu’il en oublia presque qu’il se trouvait sur le toit du Lycée qu’il fréquentait depuis quelques semaines seulement avec sa sœur jumelle, et que jouer du violon a cette heure de la soirée n’était certainement la meilleure façon de rester discret. Mais peut importait, à cet instant le jeune homme se sentait littéralement plein de musique, comme si les notes dansaient dans ses veines a la place de l’hémoglobine et des leucocytes, et que faire glisser son archet sur les cordes de l’instrument était le seul moyen de les faire vivre.

L’ombre d’un sourire éclaira ses lèvres fines, tandis que ses paupières s’ouvraient, révélant deux iris d’ébène, une nouvelle citation de son paronyme lui revenant en mémoire. « L'homme qui n'a pas de musique en soi et que n'émeut pas un concert de doux accords est capable de trahisons, de complots et de rapines. »
Une bonne partie de lui espérait qu’il était quelqu’un de fidèle, mais il est toujours difficile de juger ses propres qualités, et d’ailleurs, on ne pouvait pas vraiment dire que le jeune japonais soit un exemple en terme de liens amicaux. Des connaissances qu’il avait laissé en Angleterre, il n’était pas vraiment certains d’en considérer plus de cinq comme des amis. On lui avait souvent dit qu’il en attendait trop, et qu’il ne faisait pas assez confiance. Restant toujours sur la réserve, refusant de se dévoiler complètement. Habitude ou moyen de défense ? Il l’ignorait, mais…


Le jeune homme s’arrêta brusquement de jouer, écartant son archet, et baisant son violon, tandis que son visage se relevait. Tous les sens aux aguets, tout en restant parfaitement immobile, comme si il essayait de se fondre dans le manteau de la nuit. Ce n’était pas un bruit, mais quelque chose avait changé depuis qu’il avait commencé à jouer. Il le sentait, mais il aurait été parfaitement incapable de dire quoi…
Il se retourna, ses prunelles d’encre cherchant parmi les ombres ce qui aurait pu être la cause de cette impression, s’arrêtant finalement sur une silhouette. Il n’arrivait pas à percevoir nettement les traits de la personne, la lune ayant décidé de se dissimuler timidement derrière un rideau de nuage.

Le jeune homme s’inclina, conscient qu’il n’avait pas à être là.

« Je vous prie de m’excusez pour le dérangement. déclara-t-il, avant de se redresser, toujours aussi droit, fixant le visage de l’inconnu avec dans le regard, une légère touche de curiosité. »
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MessageSujet: Re: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Ven 26 Déc - 19:04
Je restais à être emporté par la douce musique du violon, gardant toujours les yeux fermés, tandis que mes mains s'étaient reportées au niveau de mon cœur, l'une dans l'autre. J'appréciai la douce mélodie qui s'opposait à la violence du monde dans lequel nous vivions tous aujourd'hui, ne l'aidant point à se sortir de sa maladie qui lui empoisonnait chaque jour un peu plus les veines. Nous étions tous le bourreau de ce monde qui suffoquait chaque jour un peu plus. Aveuglés comme les êtres sans cœur que nous étions, nous ne cherchions jamais à soulager mère nature de ses mots, la faisant simplement souffrir toujours plus.

Mais, ce laps de temps si doux a semblé vouloir l'alléger de ses maux, et ce fut comme si les mots que le violon lui adressait y étaient parvenus. « Respire » lui murmurait-il, comme un secret éternel.  Le vent lui répondait en une légère brise, qui sublimait la silhouette majestueuse de l'homme qui se tenait en face de moi. J'admirai cette personne. Son aura était froide et envoûtante comme la lumière que nous procurait la lune. Quand j'ai ouvert les yeux, je ne sais pas ce que j'ai réellement admiré. Etait-ce réellement la mélodie qui m'attirait à présent, ou plutôt cet homme si majestueux. Dans un autre moment, je pense que je me serai agenouillé pour lui demander d'être mon Senpai, je voulais vraiment devenir un homme, pour qu'on arrête par moment de me considérer comme le gamin que je n'étais plus.

Puis, tout d'un coup, tout s'est arrêté, brusquement, comme lorsque l'on ouvre des yeux, s'extirpant d'un rêve, aussi bon ou mauvais soit-il, la chute est toujours la même. Il s'est arrêté, et n'a plus bougé. Je me suis demandé si ses membres n'avaient pas finis par être vaincus par le froid, même si ça me paraissait très peu possible, parce que, malgré le fait que je sois un cas particulièrement irrécupérable en sciences, je me doutais tout de même que l'activité du muscle fabriquait la chaleur du corps. Dans toute sa grâce, il s'est tourné vers moi, pour planter son regard de jais dans le mien. Pour le coup, j'ai déglutit, et je lui ai adressé un grand sourire, en passant nerveusement ma main dans ma nuque. Qu'il me paraissait imposant, cet allié de la lune qui le surplombait, veillant comme une mère. Ça m'aurait paru parfaitement normal de le voir sauter par-dessus la barrière, et tel un ange, s'envoler dans toute sa splendeur, dévoilant deux grandes ailes aussi blanches que la pureté elle-même. Non, je ne m'étais pas droguée au Miyasaki pendant toute mon enfance...

« Ah, euh, non, c'est moi qui suis désolé ! » ai-je répondu instantanément.

Pour m'excuser un peu plus, je me suis incliné, brutalement, avant de me redresser, et de lui sourire de nouveau.

« Ce fut un véritable plaisir pour moi d'entendre une telle mélodie. Je suis Yamada Miki, enchanté ! » ai-je rajouté spontanément.

Si il y avait bien une qualité qu'on me donnait, c'était le fait d'être avenant. Pourtant, cette fois-ci, je ne sais pourquoi, mais je me suis senti mal à l'aise face à lui, sans pour autant, que rien n'apparaisse sur mon visage, ou mes gestes. Mon malaise n'était pas forcément quelque chose de négatif. En effet, je me sentais surtout timide car je le trouvai incroyable. Mon admiration me poussait à la réserve.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Sam 27 Déc - 12:44
Nowaki aimait la nuit. Il aimait ce voile de soie ténébreuse, brodé de fleurs d’or et d’un croissant d’argent qui se posait sur le monde après chaque journée, pour reposer les yeux et les âmes des mortel, épuisé par l’éclat trop vif du char d’Apollon, Il aimait cette quiétude silencieuse qui accompagnait cette paix sombre qui envahissait l’univers, qui donnait l’impression que l’on était enfin libre de reprendre sa respiration, à l’abris du regard doré du Soleil. Enfin seul avec soi-même, le calme et le silence.

Il aimait les couleurs dont la nuit teintait le monde. Douces, apaisantes, calmes. Noir, blanc et argenté. Comme les touches d’un piano, comme une partition de musique. Comme lui, qui dans les vêtements toujours incolore qu’il portait, passait bien souvent pour une image en noir et blanc. étrange point commun quand on savait que la Musique était sa plus fidèle amante, et que la danse de quelques minutes qu’il avait joué avec son violon n’en était que le pâle reflet. Il aurait pu jouer des heures entières, plongé dans cette transe, à mi-chemin entre le rêve et la réalité, dans un endroit qui n’appartenait à aucun des deux mondes, sans pour autant en être détaché. Il aurait pu passer des heures, tenant dans sa main gauche son archet, et dans sa main droite son violon, avec pour seuls mouvement celui de son archet et de ses doigts qui caressaient les cordes une a une, au rythme de la partition qui défilait dans son esprit au fil de ses pensées, avec pour métronome, les battements infinis, et réguliers de son coeur, et de sa respiration…

Mais surtout, la nuit était son élément. Le jour était à Juliet, car il était comme elle: brillant, brulant, attirant, coloré, majestueux… Tant de mot pour ce moment régit par le plus puissant des astres aux yeux de Hommes, celui duquel dépendait tant de chose pour eux, l’astre qui symbolisait à lui seul la vie. Ils étaient les deux face d’une même pièce, elle pile, lui face, un côté doré, un côté argenté, elle le jour, lui la nuit. L’ombre, le calme, le silence et la mesure… mais ce n’était pas un problème pour le jeune homme. « La lune est une voleuse effrontée : elle soustrait sa pâle lumière au soleil. » avait dit son paronyme, et il avait une nouvelle fois raison. Aux yeux de Nowaki, la lumière qu’il pouvait produire n’avait pour autre source que celle de sa jumelle. Il était Lune, l’astre qui renvoie sur la terre la lumière du Soleil.


Poussé par le vent, les nuages qui dissimulaient la lune s’éloignèrent légèrement, faisant apparaitre dans un jeu d’ombre et lumière le sympathique sourire du jeune homme qui venait de se relever pour s’excuser à son tour. La trop faible luminosité ne permettait au jeune musicien de clairement voir les traits de son interlocuteur, mais il pouvait néanmoins deviner les traits japonais qui encadraient ce fameux sourire, ainsi que les mèches étrangement claires qui encadrait ce fameux visage.

Prenant son archet dans sa main droite, il s’inclina une nouvelle fois avant de se présenter.

 «  De même, je suis Shakespeare Aoki Nowaki. » déclara-t-il sur ce sempiternel ton neutre, froid et détaché qu’il utilisait en permanence, avant de se redresser, toujours aussi droit et raide qu’à son habitude.

Le ton qu’utilisait le jeune homme rappelait au jeune nippon la voix de sa soeur, qui semblait contenir à elle seule une mélodie, aussi chaude que l’été de Vivaldi, et accompagné du sourire de l’inconnu, on avait presque l’impression qu’un autre vent que le vent glacial soufflait sur le toit . Une brise plus chaude, plus légère… presque printanière.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Dim 28 Déc - 23:44
La lune qui avait été couverte par les nuages lorsque le violon avait cessé de chanter sa mélancolie, est de nouveau apparue, éclatante et radieuse d'une douce lumière argentée. Elle a ainsi illuminé le toit, d'une beauté à couper le souffle, accentuant le contraste que je pouvais discerner sur l'inconnu qui se tenait devant moi.

Je ne savais pas trop comment interpréter ses façons de parler qui me paraissaient tout de même extrêmement froides. S'était-il alors présenté à moi uniquement dans le but de ne pas être impoli ? C'était louable de sa part, mais il ferait mieux de me dire que je le dérange ? Après, je ne pense pas que ce soit le genre de personnes à se retenir de dire ce qu'elles pensent. Quoi que. Mon père m'a toujours dit de ne pas juger à l'apparence, parce que moi, je n'aimais pas qu'on le fasse. Quand il m'a dit qui il était j'ai tiqué.

« Ah ! Mais notre Sensei de chant nous a parlé de toi ! Il paraîtrait que tu es un vrai prodige du violon. Je t'ai toujours admiré, et j'avais vraiment envie de t'entendre jouer, voir même de faire un duo, toi et moi. Mais je n'oserai jamais te le deman... » Oh !

Parfois, je me fais de la peine, à trop dire ce que je pense, je me suis totalement ridiculisé là. J'allais faire un énorme contre-sens... J'ai passé ma main dans ma nuque en rigolant. Je me sentais bête, mais cette situation m'amusait quelque part. C'était régulier que ce genre de choses m'arrive en même temps. Si il avait fallu que je pleure à chaque fois que je me ridiculise, je serai mort de déshydratation...

« Mmh. Je suis désolé. » Ai-je ajouté, sur un ton jovial.

Une douce brise, vraiment fraîche est venu caresser nos visages, et j'ai frissonné, avant de mettre mes mains dans mes poches, visiblement déterminé à les protéger. J'ai aussi enfoncé mon visage dans mon écharpe, pour y trouver un peu plus de chaleur, et me réchauffer à l'aide de mes vêtements. Il ne m'était même pas venu à l'esprit que nous n'avions pas le droit d'être sur le toit, et encore moins moi puisque je n'étais pas interne. Je crois que j'avais prévenu mon père que je serai en retard. Tout ça pour réviser mon cours de chant, parce que je suis trop timide pour chanter devant ma classe, sans m'entraîner des heures avant...

« En attendant, tu joues d'une façon merveilleuse. Tu as réchauffé la nuit, c'était vraiment agréable ! » 

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MessageSujet: Re: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Lun 29 Déc - 12:18
C’était étrange que d’être ici, sur le toit du Pensionnat, à cette heure de la nuit. D’autant plus qu’étant externe, le jeune violoniste n’avait sans doute pas le droit de se trouver ici à une heure pareille. Mais il n’y pensait pas. L’étrangeté de la scène, accentuée encore d’avantage par la lumière pâle et froide de la lune, découpant les deux corps debout sur le toit en une étrange alternance d’ombre et de lumière. Dissimulant une partie du visage dans la nuit, tout en éclairant l’autre de son éclat blafard, ne faisant que rendre la peau aussi blanche que le marbre du musicien, plus blanche encore.

Le vent nocturne soufflait en bourrasque, parfois si faible qu’on le sentait à peine, parfois si forte qu’elle entrainait sur le toit les dernières feuilles mortes qu’il n’avait pas encore emporté, ébouriffant leurs cheveux au passage, et portant aux oreilles du musicien les paroles de Yamada-san.


Celles-ci firent naitre l’ombre d’un sourire sur les lèvres fines du jeune japonais, qui disparut rapidement, laissant à nouveau place à son masque de neutralité. Le jeune homme qui lui faisait face lui faisait encore d’avantage penser à sa soeur avec son éternelle bonne humeur à toute épreuve. Si il avait à associer sa voix à une couleur, ça aurait été à un jaune doré tirant sur l’ocre. chaud, et brillant à la fois.


 « Merci. » répondit-il, touché par le compliment, bien que son ton soit toujours aussi neutre et froid, et qu’il soit conscient que son interlocuteur exagère sans doute ses capacités.

Le japonais hésita quelques seconde, les doigts libres de sa main pianotant sur le dos de son instrument, seul signe de son hésitation. Enfin, il riva ses prunelles onyx dans celles du jeune homme, soulignés par les rayons de la Dame de la nuit, et prit la parole.


 « Puis-je te proposer un duo ? Demanda-t-il, tournant la question de manière à en faire une demande venant de lui, il serait dommage d’achever cette soirée maintenant. »

Il se tourna légèrement, ne faisant ainsi face non pas à Miki, mais au paysage de la ville, dont les milles et une lumières éclairait la nuit plus fort que les étoiles, reprenant son archet dans sa main gauche, se préparant à placer son violon sur son épaule. Tournant légèrement la tête vers le jeune homme.

 « Une idée de morceau en particulier ? » le questionna-t-il, n’ayant plus qu’une envie: celle de recommencer à jouer, profitant de la nuit, de son silence, de sa lumière. Curieux dans son silence d’entendre la voix de son compagnons.
 «  La musique commence là où s’arrête le pouvoir des mots. » avait dit Richard Wagner.
Nowaki était déjà à cours de mots, il ne lui restait plus qu’à jouer.
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MessageSujet: Re: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Lun 29 Déc - 17:56
Ah ! Non. Si ! Il a sourit, ah ! Ah ! J'étais vraiment surpris, mais en même temps heureux de le voir sourire. Attends... Avec l'obscurité et le contraste de la lune, je ne sais pas si c'est moi qui ait rêvé... Hein ? Ah, non, je ne sais pas en fait. Ah. Tant pis, j'ai qu'à me dire qu'il a vraiment sourit, comme ça, j'ai moins l'impression de l'embêter. J'ai commencé à avoir mal aux pieds, du coup, je me suis assit sur un des endroits un peu plus surélevé du toit, qui faisait un peu comme un banc. En fait, j'avais envie de rester avec lui, qu'on fasse un peu connaissance, je suis sûr qu'au fond, c'est quelqu'un d'un peu moins blasé qu'il l'est là. Sinon, je lui donnerai goût à la vie. Pourra-t-il rester impassible quand un petit chiot lui quémandera des caresses ? Je ne pense pas. Oh ! Voilà encore que je pars dans mes délires. Pourquoi je m'imagine directement que nous sommes amis ? Je ne vais pas bien par moments... Heureusement qu'il ne peut pas lire dans mes pensées, sinon, je serai plutôt mal. Ça m'a fait sourire. Il m'aurait prit comme un grand fou, -si ce n'est déjà fait-, si il en avait la capacité !

J'ai levé la tête, en espérant apercevoir un minimum les étoiles. On ne pouvait qu'à peine les voir. J'étais un peu déçu, mais c'est le topo de vivre en ville. Moi qui ai peur du noir, au moins... Mais ça ne m'empêchait pas de trouver cette lumière constante agaçante... Surtout que j'aimais bien les étoiles... Et voir la lune maîtresse des cieux étaient aussi un moment de joie pour moi. Enfin, un rien m’extasiai, mais c'était mieux que de ne pas prendre son pied dans la vie, n'est-ce pas ? Enfin, prendre son pied, quelle drôle d'expression... Mais bon, c'est pas l'heure pour des raisonnements sur la langue. Ah ! Shaekespeare-kun me propose un duo ! J'ai bondit sur mes pieds, les yeux pétillants. Non, j'étais en train de rêver, c'était pas possible, hein ? Un immense sourire, bien que ce fut difficile de faire plus que d'habitude est venu se loger sur mon visage.

« Ah, vraiment ?! » Lui ai-je demandé, avec une joie immense.

Il était tourné vers le paysage qu'il observait, se mettant en place pour commencer à jouer. En plus, il a dit qu'il n'avait pas envie d'achever cette soirée. Ah, ça veut peut-être dire qu'il veut qu'on soit amis ?! Ah, ce serait vraiment trop bien, et on pourrait aller voir les chiots, pour que je vois sa réaction. Ah, non Miki, arrête de penser des trucs débiles, sinon, tu vas le faire fuir. Faut faire des trucs plus virils, soit plus virils, moins filles. Ouais, bah, ça attendra demain ma virilité hein ! 

Il m'a ensuite demandé si j'avais une idée de morceau. A vrai dire, oui, j'en avais pleins. Mais je ne savais pas lequel lui proposer, et surtout, je ne voulais pas lui imposer quelque chose en particulier.

« Je peux t'en proposer deux, Radioactive ou DragonBorn. Mais ce ne sont que des suggestions, si tu as d'autres idées de morceaux, si je les connais, je veux bien le chanter hein ! »

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MessageSujet: Re: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Lun 29 Déc - 22:08
Un ourse en peluche.
La pensée aussi improbable qu’hors contexte qui s’invita soudainement dans l’esprit du musicien pourtant régit par une logique parfois trop raide, surprit le jeune homme lui même, qui fronça imperceptible les sourcils à l’adresse de la nuit, avant de jeter un regard interrogatif vers la Lune, comme si il la rendait responsable de cette idée soudaine.
Car qui aurait pu en être la cause ? Devant ses yeux ne s’étendait rien d’autre que la ville de Tokyo, aussi illuminée que les sapins de noël que l’on pouvait apercevoir de la rue chez certains de leur voisins, qui auraient suffit à eux seuls à illuminer la rue entière. Toutes ces lumières rendaient la nuit trop lumineuse au goût du jeune homme, mais pas assez à la fois pour lui permettre d’apercevoir l’objet qu’il avait énoncé plus tôt. Et de toute façon, ils étaient trop haut pour pouvoir apercevoir quoique ce soit de nette en contrebas.

Son regard onyx se leva vers le ciel, dans lequel brillaient plus de satellites que d’étoiles à présent, leur éclats trop proche dissimulant celui plus modeste de leurs ainées en cet océan céleste. Seules les étoiles les plus éclatante de l’éther étaient perceptible. Et la grande ourse, ce qui était la solution la plus évidente quand à la source de cette pensée n’était pas visible.


En pleine réflexion sur l’origine de cet « ourse en peluche » qui s’était glissé dans sa tête, Nowaki baissa son archet qu’il avait levé quelques secondes auparavant. Par réflexe, son regard se posa sur la silhouette de Yamada-san, et un éclair de compréhension traversa son regard. Le voilà son fameux ourson !

Décidé à garder cette pensées dans sa propre tête, le musicien tourna une nouvelle fois son visage neige vers le paysage qui s’offrait à eux, une étincelle vaguement amusée remplaçant la lassitude qui habitait bien trop souvent son être.


« Je peux t'en proposer deux, Radioactive ou DragonBorn. Mais ce ne sont que des suggestions, si tu as d'autres idées de morceaux, si je les connais, je veux bien le chanter hein ! »

Les mots du fameux ours en peluche le fire revenir à la réalité, et il hésita quelques secondes, laissant les doigts de sa main droite pianoter sur les cordes de son instruments avant de répondre.

 « Je préfère Dragonborn. Déclara-t-il en se tournant à demi vers lui, avant de lever son archet. Prêt ? »

Nowaki prit ensuite une profonde inspiration, et se lança. Note après note, la mélodie qu’il avait souvent entendu résonnant dans sa tête, puis dans son tous son corps, avant de vibrer avec les cordes de son violon.
Il n’était plus vraiment sur le toit, il était dans sa musique, accompagné par la voix du chanteur qu’il découvrait à travers les mesures. Plongé à l’intérieur de lui même.
 « À quoi la musique fait appel en nous, il est difficile de le savoir ; ce qui est certain, c'est qu'elle touche une zone si profonde que la folie elle-même n'y saurait pénétrer. » avait dit Emil Michel Cioran, et il avait raison. Rien n’aurait pu entrer dans cette zone, dissimuler au fond de son esprit, au fond de son coeur, au fond de son âme. C’était impossible, puisque la musique même en était la clé.
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Miki Yamada
MessageSujet: Re: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Mer 14 Jan - 17:08
Le silence c'était installé entre nous, et Shakespeare-kun venait de baisser son archet, observant la ville qui s'offrait en contre-bas. J'ai regardé sa silhouette, alors que je passais de nouveau ma main dans ma nuque. Il a finit par tourner la tête vers moi, alors je me suis raidit, toujours debout sur mes deux pieds, comme si un général venait de tourner la tête vers moi, je regardais moi aussi Nowaki, en lui adressant un sourire un peu gêné. Ce que je pouvais détester les silences comme ça. Surtout que je n'osais pas vraiment parler de peur d'être un peu trop gonflant. On m'a toujours dit que je parlais trop. En même temps, c'est que j'avais toujours quelque chose à dire, ce n'est pas de ma faute... Enfin si, quand même puisque c'est moi qui ait toujours des choses à dire. Roh lala, comme c'est compliqué. Mais ce n'est pas si mal d'avoir un dialogue avec soi-même n'est-ce pas ? Est-ce que cela fait de moi un fou ? Je me le demande bien.

Ce qui m'a tiré de mes réflexions philosophiques, ce fut la voix de Shakespeare-kun qui s'évapora dans mon esprit tel une présence onirique. Je l'ai regardé finalement, cessant de contempler le vide. Il préférait « dragonborn ». Quelque part, ça ne m'étonnait pas vraiment, et, je me demandais réellement, si mon timbre de voix correspondrait à la mélodie qu'il engendrerait. Je dois avouer que j'ai bien stressé mais j'ai prit une grande bouffée, alors qu'il commençait à jouer. Perdu dans la contemplation de son art, j'ai failli louper le départ, mais j'étais bien trop concentré pour le faire. La première note s'échappa d'entre mes lèvres, bien plus puissante que je ne m'en serai jamais cru capable. Un sentiment de fierté m'a envahit tandis que je continuais sur ma lancé, gardant cette tonalité bien basse, à laquelle je n'étais pas habituée, mais qui me réussissait mieux que je ne l'aurai pensé. J'étais bien plus qu'heureux de pouvoir chanter aux côtés de ce grand violoniste que j'admirai énormément.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Jeu 15 Jan - 17:53
Le sens que l’humain utilise le plus est sa vue. Et d’après ce seul sens, il essaye de décrire ce qu’ils ressentent avec les autres. Une image pour un parfum ou une mélodie. Quelque chose que tout le monde à vu au moins une fois, et auquel il est aisé de se référer.

Nowaki adorait les sons. Tous différents, et pourtant tous accordés, comme un millier d’instrument obéissant à la baguette d’un unique chef d’orchestre divin. Un don naturel pour les entendre, accompagné d’une habitude venue du travail lui permettait de reconnaître chaque note qu’il entendait. Si le jeune japonais était parfaitement incapable de décrire un tableau une seconde après l’avoir quitté des yeux, chaque bruit restait éternellement dans sa mémoire.

Le lendemain, les semaines ou les mois suivants, il recroiserait surement Yamada-kun. Sans le reconnaître, il pourrait le parier. Mais si il ouvrait la bouche, le musicien saurait que la personne qui parlait était le jeune homme qu’il aurait rencontré sur le toit à une heure indécente d’une soirée hivernale.


Parmi les centaines de voix qui avaient leur place dans la mémoire du violoniste, celle de Miki-san s’y gravait d’une façon particulière. Riche, puissante, nuancée. Une vraie voix de chanteur.
Les instruments comme le violon, le piano, la harpe et bien d’autres encore, nécessitaient un travail, et un entrainement quotidien. Il était plus facile de sortir un son avec certains instruments qu’avec d’autre, mais ce n’est jamais facile. Et ceux qui pensent que le chant est une évidence puisqu’il nous est donné à la naissance ont tord. La voix n’est qu’un outil de plus dont la nature nous a doté. Un outil que nous avons su transformer en art à force d’entrainement.
L’homme à un violon à deux corde dans la gorge. Rien de plus.



Et tandis que son partenaire de musique laissait son chant s’envoler dans la nuit, les doigts de Nowaki continuant de danser sur les cordes de son instrument au rythme rapide de la musique auquel son archet manié de la main droite s’adaptait parfaitement.

« La partition est une chose, le chant en est une autre. Ce qu'il faut, c'est avoir la musique en tête et la chanter avec le corps. »
C’est exactement ce que les deux jeunes japonais faisaient : ils ne produisaient pas du son uniquement avec leur instruments. Ils le faisaient avec leur corps entier.
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Miki Yamada
MessageSujet: Re: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Sam 17 Jan - 18:06
J'ai chéris ce moment, d'une force que personne n'aurait pu soupçonner. En quelques minutes à peine, Shakespeare était devenu une personne extrêmement importante à mes yeux. Partager un morceau de musique était tellement fabuleux. Et à chaque note que nous prononcions en même temps, un sentiment encore plus fort m'envahissait, toujours plus, alors que je sentais que j'étais foncièrement heureux. Je ne regardai plus rien, laissant simplement les paupières abaissées sur mes iris chocolat. Un frisson parcourait mon échine quand l'archet venait à produire une nouvelle note. 

Quand nous avons terminé, je me suis senti complet, j'ai lentement ouvert les yeux, et je me suis assit, essoufflé. Bien que les années passaient, mon souffle n'était pas toujours revenu entièrement, et j'avais du mal à le récupérer une fois que j'avais terminé de chanter par exemple. J'avais l'impression d'avoir couru un marathon. J'ai regardé Shakespeare, en lui adressant un grand sourire, puis, je me suis incliné pour le remercier. Dans mon dos, j'ai pu entendre des pas, et une lampe s'est posée sur nous. Rapidement, j'ai attrapé Shakespeare par le poignet, pour aller se planquer dans un coin du toit, espérant que le gardien ne nous avait pas vu. Ce serait dommage de se retrouver collés pour avoir chanter sur le toit du bahut. Mon père rigolerait, par contre, c'est ma réputation au sein des profs qui en pâtirait, et quand on est en B, si on veut avoir un jour l'espoir d'atteindre la section A, on a plutôt pas intérêt à se tenir à carreaux, donc se faire coller n'était pas la meilleure idée.

Cependant, coincé à côté de Nowaki entre de mur, je me retenais de rire. Surtout quand j'ai vu sa tête. Je lui ai adressé un grand sourire, alors que des « khh khhhhhhh khhhhhhhh » m'échappaient car malgré tout, je n'arrivais pas à me retenir de rire. J'ai rapidement enlevé l'écharpe de mon cou, pour enfouir mon visage dedans. Ne rigole pas Miki ! Reste calme, ne perd pas ton sang froid. Au final, la porte d'en haut s'est de nouveau refermé. Je priais pour qu'il n'y ait pas mit un coup de clé, nous coinçant sur le toit du lycée. Ce serait bête, surtout qu'il fait froid ce soir.

Je suis sorti de la cachette, avant d'exploser de rire, les larmes me montant aux yeux tant je trouvais cette situation dérisoire.

« Ah, on l'a échappé belle Shakésupiré-kun ! Me suis-je exclamé, n'arrivant pas à prononcer son prénom correctement. » 

Je ne l'ai pas remarqué que je l'avais mal dit, ça ne m'a pas sauté aux oreilles, mais bon. J'ai décroché le petit bijou que j'avais à mon sac, une petite clé de sol, et j'ai sorti un papier sur lequel j'ai noté mon mail et mon numéro. Je lui ai donné les deux.

« Pour te remercier ! J'espère qu'on se croisera de nouveau ! » j'ai fait un grand sourire.

J'ai ouvert la porte, et j'ai dévalé les escaliers, pour rentrer chez moi. Mon père s'impatientait.

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MessageSujet: Re: [TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare] Dim 18 Jan - 16:43
Rep archivé. +10 Okanes pour la balise.

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[TERMINE] « Le jour a des yeux, la nuit a des oreilles. » [Miki Yamada/Nowaki A. Shakespeare]

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